Albine PineaudEst-ce qu'on t'a déjà dit que tu avais la vie parfaite ? Le job, le salaire, la maison, le titre LinkedIn qui claque. Et pourtant, t'as la boule au ventre le matin. Tu t'ennuies, tu t'éteins, tu fais semblant. Cette vie parfaite, tu y tiens mais elle t'étouffe. Bienvenue dans Fucking Cage Dorée, le podcast où on arrête enfin de faire semblant d'aller bien. Burn out ! bore Out , faux-semblants et quêtes de sens. Ici, on se donne le droit d'en parler sans culpabiliser. Je suis Albine Pineaud, psychologue industrielle et organisationnelle de formation et consultante spécialisée en gestion de projets et conduite du changement de profession. Ayant moi-même été une cadre supérieure en souffrance, j'ai pour mission d'aider les esprits brillants à transformer leur réussite qui sonne creux en une vie riche, vivante et épanouissante. Alors respire, parce qu'à partir d'aujourd'hui, tu arrêtes de suivre. et tu commences à choisir. Hello et bienvenue dans ce nouvel épisode de Fucking Cache Dorée. Aujourd'hui, on va parler d'un truc que je croise partout, dans vos messages, dans mon entourage, chez des cadres brillants, des gens qui ont tout, mais qui ne comprennent pas pourquoi ils se sentent vides, cramés ou perdus. Et souvent, la phrase qui sort dans ces moments-là, c'est « C'est sûrement juste une mauvaise période, ça va passer » . J'ai envie de dire stop à ça. Si ça dure, si ça s'installe, si ça plombe ton quotidien, ce n'est pas juste une mauvaise période. C'est un signal. Et tu mérites mieux qu'un « ça ira mieux demain » . Aujourd'hui, je vais t'aider à mettre des mots précis sur ce que tu vis. Burn out, bore out, brown out. On va différencier, déculpabiliser et surtout voir quoi faire maintenant. Je te le fais en image parce que c'est comme ça que tu vas t'en souvenir le mieux, je pense. Le burn-out, c'est le feu. Tu t'es donné, en fait tu t'es même trop donné pendant trop longtemps. Tu t'es surinvesti, tu as tenu et tu as encaissé. Plus on t'en demande, plus tu en fais. Tu ne sais plus dire non quand on te propose une nouvelle tâche ou une nouvelle mission car tu te sens attendu. À un moment donné, ton corps te dit j'ai plus de carburant, je suis cramé. Tu ne récupères pas. plus que ce soit après une nuit, un week-end ou même après des vacances. Tout pèse une tonne. Même les choses les plus anodines comme par exemple envoyer un mail ou passer un appel, ça vient te percuter et te demander une énergie de dingue. Le bore out, à l'inverse, c'est le vide. Ton travail n'est pas juste un peu chiant, il est vide, plat, voire il est inutile. Tu fais semblant d'être occupé, tu regardes ta montre toute la journée. Tu pourrais disparaître trois semaines que t'as l'impression que personne s'en rendrait compte en termes de contenu de travail. Et tu te sens coupable parce que tu veux faire plus, parce que tu peux faire plus et que tu en as envie. Le problème c'est que moins on en fait, moins on a envie d'en faire. Alors tout devient pesant et tu te vides de ton énergie, de ton enthousiasme et de ton ambition. Le brown-out, c'est le brouillard. On n'en parle tellement pas de celui-ci et pourtant tu fais les choses mais tu ne sais plus pourquoi. Tu avances sans GPS, sans boussole, sans sens, ça te fatigue, pas parce que tu bosses trop mais parce que tout te paraît absurde. Tu fais des tâches de façon complètement mécanique, sans grand intérêt et tu ne cherches absolument pas à faire de la qualité. a montré en 2025 que 55% des salariés étaient atteints de brown-out et que c'était un état qui touche particulièrement les cadens. Le brown-out est très difficile à déceler car il est insidieux. En fait, ça peut être même vu comme un manque d'ambition, voire d'implication ou de compétence par les gens qui entourent la personne qui est dans un état de brown-out. Alors qu'en réalité, tu ne trouves entre guillemets juste plus de sens dans ton travail. Feu, vide, brouillard, déjà là si tu es en train de te dire ok je me sens plutôt dans tel ou tel état, c'est parfait si je peux dire parce que nommer qu'on ressent, l'identifier, c'est le premier pas pour arrêter de le nier. Je te donne les signaux les plus fréquents et tu vas voir où tu te situes. Le burn-out, c'est donc le feu. Tu ne récupères plus, tu es très stressé, ton corps parle, t'as des douleurs, des palpitations, des insomnies, des problèmes de digestion. Ton cerveau rame à se concentrer. Tu es irrité, irritable. T'as l'impression que tu vas craquer pour rien. Tu ressens une inégalité entre les efforts que tu produis et le niveau de reconnaissance que tu reçois. Et malheureusement, ça a un impact direct sur ton estime de toi. Tu as l'impression d'être en survie, voire tu es déjà atteint à l'étape dramatique de la dépression. Car bien souvent, le burn-out mène à la dépression. Le burn-out lui, donc le vide, tu n'as pas assez de travail. Le matin quand tu te lèves, tu ne sais même pas ce que tu vas faire dans ta journée. Tu t'ennuies à mourir, tu fais semblant, tu brasses de l'air. tu te sens inutile. En fait, tu as même cette sensation que ton potentiel est gâché. Je trouve que le bore-out, il est hyper dangereux parce qu'il a l'air chouette vu de l'extérieur. Quand on parle, on a tendance à te dire « Tu es payé à ne rien faire. » Qui ne rêve pas de ça ? C'est trop bien, t'as le temps de faire plein de trucs pour toi. Mais toi, tu t'éteins lentement et tu culpabilises en plus d'être heureux ou heureuse de cette situation. Là aussi, dans les cas extrêmes, le bore-out peut mener à une dépression, voire pire. Le burn-out, donc le brouillard, tu fais les choses, mais ça ne te touche plus. Tu ne trouves aucun sens à ce que tu fais. Tu te demandes à quoi ça sert. Tu n'as plus de motivation. Tu te sens complètement déconnecté et tu as un truc constant, c'est que t'es fatigué, absolument jamais. Tu as un sentiment d'absurdité ou vraiment d'inutilité dans ton travail et en fait, ça te pousse à remettre ta vie professionnelle ou personnelle en question et tu peux même être tenté de te replier sur toi. Et là encore, je l'appellerais presque ça un niveau 2, c'est-à-dire que tu multiplies les arrêts de travail parce que ça n'a tellement plus de sens, tu ne sais tellement plus comment t'en sortir. que tu finis par te dire, la solution c'est les arrêts de travail et tout devient le bon prétexte pour un arrêt de travail. Le vrai danger, ce n'est pas de vivre tes trois états, le vrai danger c'est de les minimiser. Parce que quand tu attends, tu creuses, tu creuses ton corps, tu creuses ton moral, tu creuses ta confiance. Et plus tu attends, plus tu finis par croire que tu es le problème. Alors que non, le problème c'est que ton système... t'envoie une alarme et tu le snooze tous les matins. Je vais être très claire, peu importe ce dont tu souffles, tu n'es pas faible, tu n'es pas ingrat. Tu es humain, tu es humaine et ton système te dit top. Premier truc, arrête de te juger. Tu as le droit d'être à bout, tu as le droit de t'ennuyer, tu as le droit de ne plus avoir de sens dans ce que tu fais. Deuxième truc, un geste concret. Fais un geste concret, juste un. C'est toujours et c'est toujours ce que je préconiserais. Avance, fais un tout petit truc. Rien que ça, c'est un premier pas en avant. C'est toujours le pas que pour l'instant tu n'as pas fait. Je te donne quatre options et tu choisis pour cette semaine celle qui te parle le plus à faire. Déjà la première option, ce serait d'alléger. Même un tout petit peu. Je ne sais pas, genre pose une journée, une demi-journée, refuse une tâche, enlève une réunion qui tu sais ne sert à rien. On en a déjà parlé. priorités. Le but, en fait, là, c'est de récupérer 5% d'air dans ta semaine. La deuxième solution, la deuxième possibilité, la deuxième micro-action, c'est de sortir de l'isolement. Parle-en à quelqu'un, à un proche, à un collègue où tu te sens safe, à un pro. Pas pour trouver une solution, là, ce n'est pas l'idée, on n'est pas du tout à l'étape de trouver une solution, on est juste là, à une étape de se dire, j'ai besoin d'arrêter de porter ça seul. La troisième possibilité, la troisième chose que je te propose de faire, c'est de revenir à ton corps. Tu dors, tu manges, tu arrêtes de te shooter au café pour tenir, tu vas marcher, tu vas faire du sport, tu fais un truc qui te permet de te ramener à ton corps. Parce que tu ne peux pas prendre une bonne décision de vie en mode système nerveux en PLS. Et la quatrième chose que je te préconise, c'est de prendre une feuille et d'écrire. Qu'est-ce qui m'épuise ? Qu'est-ce qui me vide ? Qu'est-ce qui me met dans le brouillard ? Ça a l'air hyper basique comme ça et je sais que ceux qui ont déjà vécu des coachings se disent « Ah ben voilà, encore une coach qui me dit qu'il faut que j'écrive des choses » . Oui, mais en fait, ça paraît hyper basique, mais ça met fin au flou. Le fait d'écrire, ça permet de vraiment identifier déjà que ça ne va pas, qu'il y a des choses qui ne nous correspondent plus. Et dans le meilleur des cas, ça nous permet également d'identifier ce qui ne va pas. Mais déjà, pose-toi la question. Là, ces derniers temps, je me sens plutôt comment ? Plutôt le feu, le vide, le brouillard, plutôt dans un état de burn-out, plutôt dans un état de bore-out ou de brown-out. Essaye également d'identifier ce qui pour toi est ton signal numéro 1, celui que tu n'as plus le droit d'ignorer. Moi, par exemple, je le disais la semaine dernière, le mien, c'est vraiment de me lever le matin et de me dire « j'ai pas envie d'aller bosser » . poids sur les épaules et de me dire j'ai pas envie d'aller bosser. Ça, chez moi c'est le plus gros signal. Et cette semaine, pose-toi la question qu'est-ce que je peux faire comme micro gestes, comme micro actions ? Un seul geste ! Tu n'as pas besoin de tout résoudre en fait même tu ne pourras pas tout résoudre tu as juste besoin d'arrêter de faire semblant. Burn out, bore out brown out, ce ne sont pas tes étiquettes pour faire peur ce sont des alarmes. Et si tu m'écoutes, c'est probablement que tu sens déjà que quelque chose ne va pas. Donc je te le redis, tu n'es pas seul, tu n'es pas fragile, tu n'es pas ingrat, tu as le droit de t'écouter. Et aujourd'hui, s'il te plaît, tu arrêtes de subir et tu commences à choisir. Merci d'avoir écouté cet épisode. Je te dis à la semaine prochaine. Prends soin de toi. Ciao ! Merci d'avoir écouté cet épisode de Freaking Cage Dorée. Si ce podcast te parle, pense à lui mettre 5 étoiles et à t'abonner sur ta plateforme préférée. C'est ce qui m'aide le plus à le faire découvrir à d'autres esprits brillants comme toi. Et si tu veux aller plus loin sur le sujet, inscris-toi à ma newsletter Bienvenue au Club. Chaque semaine, j'y partage des clés sur la manière dont tu peux sortir de ta cache dorée et comment se passe ma vie d'oiseau libre. Merci encore d'avoir été là. Prends soin de toi et n'oublie pas... Aujourd'hui, tu arrêtes de subir et tu commences à choisir.