Speaker #0Hello et bienvenue dans ce tout nouvel épisode de fucking Cache Dorée ! On est au vingtième épisode ! Pour toi ça veut pas dire grand chose, pour moi ça veut dire beaucoup ! Ça veut dire que ça y est, je fais partie des 1% podcasters ! Parce que je suis arrivée au 20e épisode. Alors comme ça, le chiffre paraît à la fois faible et fou, mais ça me pose une question, comment ça se fait qu'autant de personnes ne terminent pas ce qu'elles commencent ? Qu'est-ce qui se passe ? C'est vraiment la question qu'on va creuser aujourd'hui. Pourquoi les gens lâchent avant la fin de ce qu'ils entreprennent ? Et ce que ça veut dire de ceux qui tiennent ? Puis après, bien sûr, évidemment, on le verra un peu plus sous l'angle de cache dorée, si je peux dire ça comme ça. Aujourd'hui, le constat, il est un peu fou, 44% des podcasts ne dépassent pas les 3 épisodes. Et il y a seulement 8% des podcasts qui dépassent l'épisode 10. Donc ça fait que atteindre 20, 20+, épisode 20 et dépasser les 20 épisodes, c'est vraiment une réalisation en soi. Et en fait, ça place le podcasteur. en l'occurrence moi ici, dans le top 1% des podcasteurs. C'est des chiffres que j'ai trouvés sur différents sites liés aux podcasts. Alors peut-être qu'ils sont à prendre un petit peu avec des pincettes, mais on ne doit pas être loin de la vérité. Vraiment, le fait que 95% des podcasts s'arrêtent avant le 20e épisode, c'est un chiffre qui tourne beaucoup dans le milieu du podcast. Donc maintenant, la vraie question à se poser, c'est... comment ça se fait qu'il y ait autant de podcasts qui s'arrêtent avant la fin et en fait on va vraiment réfléchir à ce que ça peut engendrer même dans tous les projets que tu pourras entreprendre dans ta vie. Comment ça se fait que tu as malheureusement autant de chances ou de malchances de les terminer avant la fin ? Est-ce que c'est par manque de... talent ? Est-ce que c'est par manque de tolérance à l'inconfort face à plein de circonstances ? Et en l'occurrence, quand on parle de podcast, face à l'invisibilité que ça procure, c'est-à-dire que là, je parle à un micro, toi, tu as l'impression que je viens directement dans tes oreilles, mais en réalité, j'ai un écran devant moi, un micro et un café. Et c'est vrai que ça peut donner cette sensations parfois de solitude. Est-ce que c'est une des raisons pour lesquelles il y a si peu de personnes qui continuent après un certain nombre d'épisodes ? Est-ce que c'est parce que ça génère beaucoup de travail et donc de frustration de se dire « j'ai passé autant de travail pour si peu de retour » ? Ou est-ce que c'est le fait d'avoir l'impression de publier dans le vide, de ne pas avoir de validation et de ne pas avoir la preuve que finalement ce que l'on fait sert à quelqu'un ? Le problème pour moi, c'est pas une question de motivation. La motivation, on l'a. En fait, à partir du moment où tu te lances à faire un podcast, c'est forcément que t'as une motivation. Mais la motivation, comme dans tous les projets, n'est pas suffisante. Elle est géniale au lancement parce qu'en fait, au début, t'as besoin d'être driveé par quelque chose. Mais si tu te bases que sur ta motivation, autant te dire que tu vas avoir des difficultés à être récurrent parce que lancer un podcast, lancer une entreprise, devenir entrepreneur, quitter sa cage dorée, demande de la motivation, de la récurrence, de l'envie et une mission tellement plus grande que cette simple motivation de départ. Donc, pourquoi les gens lâchent ? Je pense qu'il y a vraiment quatre raisons. Déjà, il y a un écart de compétences. Tu as envie, quand tu lances un podcast, quand tu lances un projet, quand tu lances une entreprise, tu as envie de réussir. Et tu t'imagines vraiment dans le succès. Sinon, tu ne commencerais pas, si tu étais déjà en train de te dire que tu allais tout foirer, tu ne commencerais même pas le projet. Donc, tu t'imagines dans le succès, tu t'imagines poster ce premier épisode et te dire « Waouh, je vais avoir plein de retours, I'm gonna be famous » . Et en fait, ton premier épisode, c'est de la merde. Mon premier épisode, vraiment, il a été très difficile à enregistrer. Pour tout te dire, je l'ai recommencé, franchement, j'ai dû le recommencer 4, 5 fois peut-être. Et puis j'ai mis 2 jours à le monter. Enfin vraiment, aujourd'hui, ça me paraît complètement énorme. Mais en fait, c'est vrai que ton premier épisode, ton deuxième épisode, ils ne sont pas ouf. Et puis, au bout d'un moment, tu finis par te dire, au troisième, tu te dis, Bon, OK, en fait, là, l'écart entre ce que je produis... Et ce que je veux vraiment donner aux autres, l'écart est trop grand et donc ça peut devenir vraiment insupportable pour la plupart des gens. Et c'est la même chose encore une fois quand tu te lances dans l'entrepreneuriat, c'est pareil. Une des raisons qui fait que tu arrêtes l'entrepreneuriat, c'est qu'il y a un écart entre ce que tu avais projeté et ce que tu produis. Cet écart-là, si tu n'es pas constant, tu t'arrêtes à ça et tu arrêtes. Et donc, du coup, tu ne combles jamais l'écart et tu n'apprends jamais au fur et à mesure de l'autre et ainsi de suite. La deuxième chose, c'est l'absence de retour immédiat. Mais pareil avec l'entrepreneuriat, l'absence de retour immédiat fait vraiment que ton cerveau, en fait, il n'a pas sa récompense. Le retour immédiat fait que tu as une récompense rapide qui est tellement importante pour le cerveau humain. Et le problème, c'est qu'un projet long terme, donc de podcast ou de business, si tu as zéro dopamine sur des petits moments de vie de ton projet, je vais appeler ça plus globalement, et bien en fait, tu as juste envie d'arrêter. Et la chance que j'ai eue avec ce podcast, c'est que j'ai eu des retours immédiats. Comment est-ce que j'ai réussi à avoir des retours immédiats ? J'ai teasé mon podcast, j'ai pitché mon podcast sur les réseaux sociaux, et ça a... super bien marché. Mon meilleur, et d'ailleurs c'est assez rare de ce que j'ai cru comprendre vraiment, mon meilleur lancement d'épisode a été mon tout premier épisode. Et même encore aujourd'hui, c'est le meilleur épisode que j'ai fait alors qu'en vrai, la qualité de ce que je produisais était pourrie. En tout cas, à mon sens. Ce que je veux dire par là, c'est qu'en fait, j'ai réussi à créer et à donner de la dopamine à mon cerveau très régulièrement sur le podcast. Ce qui fait que ça m'a donné envie de continuer. Et dans les moments où j'ai eu moins de retours sur mon podcast, j'avais déjà connecté avec cette dopamine. Donc en fait, je savais que je pouvais la récupérer. Aujourd'hui, j'ai aussi moins de visibilité sur le podcast parce que je ne sais pas si tu auras remarqué, je n'en parle quasiment plus sur les réseaux sociaux. La troisième chose qui fait que la plupart des gens lâchent leur projet, c'est la peur du jugement. Au début, t'es l'outsider. Tu commences ton projet, t'as vraiment cette motivation qui c'est elle qui te donne de la dopamine au début. T'as peur de rien, tu t'en fous parce que t'as rien à prouver au début. C'est comme un grand sportif. Dans ses premières compétitions, il n'a rien à prouver. Il arrive en mode outsider et paf ! il rafle toutes les médailles et là on se dit wow putain mais cette personne elle est vraiment géniale et donc maintenant il est attendu. Et bah c'est un peu la même chose avec le podcast et qu'en fait plus tu avances sur le podcast, plus tu dois trouver des sujets pour intéresser ton audience, évidemment plus tu te mets de pression et plus tu te mets de pression plus tu te dis mais c'est pas possible, les gens ils vont commencer à me juger, moi je vois bien que ma qualité elle est pas aussi dingue que ce que je faisais. Typiquement, moi, ça m'est arrivé aux alentours du 13, 14e épisode. J'ai vraiment passé jusqu'au 18e. Le 19e a changé, donc celui de la semaine dernière. Mais j'ai eu un moment de creux où je me suis dit « Ok, je crois que j'ai fait le tour de mon sujet. » Et ça a d'ailleurs été une des raisons pour laquelle j'ai décidé de switcher mon business parce que j'avais la sensation qu'au travers du podcast, j'avais déjà fait le tour de mon sujet. Attention parce que la... peur du jugement peut effectivement grandir et te pousser à abandonner parce qu'on commence à avoir une identité à protéger, on commence à avoir quelque chose à défendre et petit à petit, ça peut donner envie de retourner, de se cacher dans un petit trou de souris et de discrètement arrêter plutôt que de risquer de se décevoir à soi-même ou de décevoir les autres. Et la quatrième raison, c'est que très rapidement, on peut avoir ce truc qui te remet dans le raisonnable. Est-ce que c'est raisonnable vraiment d'avoir un podcast ? La vie raisonnable reprend ses droits, l'entourage, le confort, les obligations. Au final, ce n'est pas une opposition frontale, c'est juste une érosion de plein de choses qui font que petit à petit, tu reviens dans un confort. Et c'est là que la cage dorée, il faut y faire attention parce qu'elle peut vite te ramener à tes habitudes passées. il faut vraiment tous les projets que tu engageras, que tu travailles ton mindset parce que tu peux avoir cette sensation que tu es en train de te mettre en danger et avoir peur et d'avoir envie en fait de revenir dans un truc plus raisonnable. Je ne t'explique pas le nombre de fois, et d'ailleurs, j'en ai parlé ici déjà, deux, trois fois je crois, j'ai dit, ouais, j'ai déjà réfléchi à arrêter le podcast et tout, parce que j'étais rentrée dans une phase dans laquelle, un, j'avais peur du jugement des autres, ce dont je te parlais tout à l'heure, Et deux, vraiment, je me disais, mais ce n'est pas raisonnable. En fait, je ne gagne pas d'argent sur ce podcast. Donc, pourquoi est-ce que j'y passe autant de temps ? Je te le dis maintenant, parce que j'adore. Il me donne une voix. Il donne une voix à des personnes qui viennent m'écrire. Mais alors, du coup, qu'est-ce que ça veut dire quand on tient un projet ? Quand on tient un projet de podcast, quand on tient un projet entrepreneurial, c'est quoi ? le secret de ces personnes-là ? Est-ce que c'est parce qu'elles sont plus talentueuses ? Est-ce que c'est parce qu'elles sont plus motivées ? Est-ce que c'est parce qu'elles ont développé une relation un peu différente avec le monde ? Eh bien, je vais t'y répondre tout de suite. Je ne me sens pas plus talentueuse qu'une autre personne, loin de là. Vraiment. Il y a des podcasteurs de malades sur la place du podcast qui sont... incroyables et je n'arrive pas à leur cheville. Est-ce qu'un jour j'y arriverai ? J'en sais rien. Est-ce que je suis plus motivée que quelqu'un d'autre ? Non. J'ai eu des gros moments de démotivation pendant toute cette période de création de podcast. Ce n'est pas la motivation qui m'a tenue. Mais par contre, effectivement, je pense que j'ai une autre vision du monde. Déjà, j'ai un rapport à l'inconfort particulier. C'est très bizarre parce que j'avais cette... conversation avec mon conjoint pas plus tard qu'il y a trois jours où il me disait tu es capable de rester dans des situations d'inconfort et t'es à l'aise avec ça alors que moi je lui disais je me sens tellement pas à l'aise à sortir de ma zone de confort et il me dit mais t'es une grande malade, c'est pas vrai ce que tu dis et en fait ça m'a fait prendre conscience d'un truc, c'est que je me mets dans des situations tellement inconfortables mais de tous les côtés, c'est à dire que Merci. Ma vie depuis six mois est instabilité. Pas instabilité dans le sens où je suis une meuf instable, c'est pas du tout ça. C'est qu'en fait, je commence plein de projets. Je suis en train de dire oui à plein d'opportunités. Je lance plein de choses. Notre maison est également en travaux. Et en fait, c'est vrai. Je n'avais pas pris conscience du fait que j'ai une capacité à vivre dans l'inconfort. plus grandes que la moyenne. Mais attention, je l'ai créée, cette capacité. Elle n'est pas venue toute seule. Et aujourd'hui, j'arrive à vivre dans des situations ultra inconfortables, tout en ayant quand même toujours l'impression de devoir sortir de ma zone de confort. Donc tu vois, c'est que même dans l'inconfort, on y trouve quand même une forme de confort. En tout cas, voilà, j'ai vraiment créé cette capacité à gérer l'inconfort. Et ça me donne la possibilité d'aller plus loin dans mes réflexions professionnelles et notamment dans le podcast. C'est pas grave, je connais mon objectif et donc j'y vais et point quoi. La deuxième chose, c'est que j'avoue, depuis plusieurs mois et beaucoup grâce au podcast, je n'ai plus besoin de la validation des autres. Mon objectif, c'est pas que tout le monde aime mon podcast, c'est que ça serve à certaines personnes. Ça ne veut pas dire que je ne suis pas à l'écoute des suggestions d'autres personnes. Ça veut juste dire que je n'ai pas besoin de la validation pour continuer un projet. Et ce n'est pas en tout cas cette validation-là qui me fera, ou cette non-validation qui me fera arrêter mon projet. Dans le meilleur des cas, ou dans le pire des cas, tu le vois un peu comme tu veux, ça me fera prendre une direction qui ne serait peut-être pas celle que j'aurais prise au début. Mais ça, c'est parce que j'aurais reçu un feedback. Ce n'est pas une question de validation. La troisième chose qui fait que certaines personnes tiennent plus que d'autres, c'est l'identité. J'ai jamais vu ça comme quelque chose de petit. Je me suis toujours... identifiée comme une podcasteuse. Et ça change absolument tout aux perspectives. Mais dans mon projet de business, c'est la même chose. Je suis podcasteuse, je suis entrepreneuse. Quoi qu'il arrive, en fait, ça fait partie de moi aujourd'hui. Alors, si on prend sous l'angle de fucking cage dorée, qu'est-ce que ça veut dire ? Ça veut dire qu'il est souvent nécessaire de prendre des décisions un peu inconfortables. L'idée, c'est de sortir de son confort. Si les personnes te jugent, tant pis pour elles, c'est vraiment leur problème. Malheureusement, désolée, c'est qu'elles ont sûrement quelque chose à gérer par rapport à elles-mêmes. L'idée aussi, c'est que si tu décides de rester dans ton confort, tu vas aussi te cacher dans ce que tu fais, ne jamais te montrer, que ce soit sur les réseaux sociaux ou en podcast, ou même, peu importe, dans ta vie professionnelle. Donc attention, attention à la manière dont tu te regardes, attention à la manière dont tu gères tes propres situations. Attention ! à ta manière de prioriser tes projets et travaille ton mindset parce que c'est hyper important. Il faut être cohérent dans tout ce que l'on fait dans la vie. Et voilà comment on arrive dans les 1%. Sur ce, je te laisse. Si tu veux faire partie des 1%, tu sais où me trouver. Et moi, je ne parle pas des 1% financiers, je parle des 1% de peu importe ce que tu entreprendras dans la vie. Toutes les personnes qui se donnent à fond et qui ne lâchent pas... pas au bout de quelques heures, quelques jours. Faut en partie des 1%. C'est valable dans le sport, c'est valable dans les finances, c'est valable dans le business, c'est valable dans quasiment tout. Donc n'abandonne jamais. Si t'as besoin d'aide, fais-toi accompagner. Si t'as besoin de parler, va parler à quelqu'un. Entoure-toi des bonnes personnes. Je ne le dirai jamais assez. Et d'ici là, moi je te dis à la semaine prochaine. Ciao ! Merci d'avoir écouté cet épisode de Fucking Cache Dorée. Si ce podcast te parle, pense à lui mettre 5 étoiles et à t'abonner sur ta plateforme préférée. C'est ce qui m'aide le plus à le faire découvrir à d'autres esprits brillants comme toi. Et si tu veux aller plus loin sur le sujet, inscris-toi à ma newsletter. 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