Speaker #0Comment rester lucide et solide dans un monde qui devient toujours plus fou ? Bonjour et bienvenue dans notre 16e épisode de Gardons le Cap, le podcast qui permet aux entrepreneurs de tendre vers le succès. Nous fêtons notre premier anniversaire du lancement du podcast et nous en sommes ravis. Le message d'aujourd'hui est d'actualité. Je ne sais pas si vous l'avez remarqué, mais sûrement, évidemment, que nous vivons une période assez particulière. Une période où tout semble bouger en même temps, ou parfois ne pas bouger du tout d'ailleurs, entre les crises politiques, notamment chez nous, en France, les tensions géopolitiques, l'inflation qui va et qui vient, le changement de comportement des... marchés, les comportements attentistes de vos clients, les changements de repères parce que certains ont l'impression que nous sommes toujours avant 2020 voire avant 2010. Je peux vous dire depuis le Covid et depuis 2020, beaucoup de choses ont changé dans l'entrepreneuriat, dans la manière de piloter son entreprise et des changements sont nécessaires. Alors difficile aujourd'hui au milieu de tout ça, de continuer à piloter ton entreprise, de payer tes charges, de décider, d'avancer. Et c'est vrai que les décisions aujourd'hui doivent se faire avec minutie, avec le maximum de données pour pouvoir finalement prendre les bonnes décisions. Alors le problème c'est quoi ? Vous le savez, le problème c'est que les règles du jeu changent sans prévenir. Si nous regardons en France, ça fait maintenant bientôt 16 à 17 mois que nous n'avons pas de gouvernement stable quand nous en avons un. Et quand on a un premier ministre, comme c'est le cas aujourd'hui, il a parfois du mal à constituer même un gouvernement. Et c'est vrai que l'entrepreneur a quand même besoin de connaître les règles du jeu, les conditions fiscales de son exercice. Est-ce que je dois céder mon entreprise ? Est-ce que j'aurai beaucoup de plus-value ou pas ? Quelle stratégie mettre en œuvre ? Alors bien sûr, ce n'est pas l'environnement qui va créer la stratégie de l'entreprise, mais la stratégie de l'entreprise doit s'adapter à des conditions externes pour prendre les meilleures décisions, les meilleures orientations. Et là, pour les entrepreneurs, c'est compliqué. Évidemment, il n'y a pas que les aspects politiques, les aspects économiques, les aspects sectoriels, les aspects... sur des régions, sur des villes en particulier, quand on a certaines activités avec des zones de chandises précises. Bref, c'est vraiment compliqué et pour le prouver, nous sommes cette année sur une tendance à 69 000 à 70 000 entrepreneurs, entreprises qui vont être en défaillance en 2025. C'est vraiment deux mois et demi quasiment de la fin de l'année, la tendance sur laquelle nous sommes. et cette année 2025 bien évidemment succède à l'année 2024 où il y avait déjà 66 milles entreprises en défaillance soit presque 140 milles en deux ans c'est énorme et en 2026 je vois pas comment nous pourrions améliorer durablement la situation en tout cas je pense que nous serons probablement dans les mêmes eaux autour de 60 en tout cas alors dans cet épisode nous allons parler de pilotage en temps jusqu'à certain. C'est un sujet que nous avons déjà abordé dans le podcast, mais l'actualité m'impose de partager certains fondamentaux dont je ne vous ai peut-être pas parlé, mais de fondamentaux vraiment qui, pour moi, permettent d'amener de la robustesse dans votre entreprise parce qu'une entreprise, c'est comme un véhicule. Pour résister aux tempêtes, il faut que ce véhicule soit robuste. Donc, c'est ce que nous allons voir dans ce podcast, c'est notre thématique, et surtout aussi comment garder la tête froide quand tout semble vaciller. Finalement, comme un skipper qui fait le Vendée Globe, cette compétition que personnellement j'admire, parce que ce sont des skippers qui partent en bateau tout seuls, avec une équipe bien sûr en amont et pendant la course, mais véritablement, c'est le skipper qui est face au courant, aux grandes vagues, aux tempêtes et parfois d'ailleurs quand il n'a pas de vent aussi c'est aussi compliqué donc entrepreneurs skipper pour moi c'est le même combat et justement comment fait-on alors pour démarrer quand même avant de parler des fondamentaux ben j'ai envie de vous dire que le monde change les repères bougent je me rappelle d'une époque on pouvait se projeter assez facilement à 3 5 ans sans trop trembler Alors c'est vrai qu'on m'a toujours dit avoir ce projeté dans cinq ans c'est compliqué mais la vision que l'on peut avoir pour les années futures c'est quand même bien de l'avoir parce que ça permet de donner du sens, ça permet de donner un cap et ça permet aussi d'actionner un chemin, une stratégie pour piloter l'entreprise sans quoi nous ne savons pas trop quelle direction prendre et c'est encore plus dangereux. Alors aujourd'hui c'est vrai que nous proposons toujours d'avoir une vision à 5 ans une vision dans les grandes lignes, mais aussi de planifier à 6 mois, 1 an, parce que c'est important quand même d'avoir un plan d'action à court terme, parce que vous savez, dans la tempête, il faut avancer pas à pas, toujours avec un cap qui est au loin, mais justement, pouvoir prendre le vent favorable qui bouge souvent, et donc ça permet peut-être en faisant des zigzags, de pouvoir arriver à bon port celui que nous avons choisi la vitesse du changement a explosé politique économique technologique juridique climatique humain évidemment écologique la nouvelle donne en géopolitique aussi qu'il ya des conséquences évidemment sur nos business à nous parce que de toute façon nous vivons dans une globalisation économique et donc petit battement de papillons qui a quelques milliers de kilomètres peut nous impacter. Ce n'est pas juste une crise ponctuelle, c'est important de le comprendre. Moi j'ai parfois des gens qui me disent « ouais mais ça va s'améliorer etc. » Ça s'améliorera probablement à un moment donné en termes de croissance. Par contre, le fonctionnement et les repères que nous avions eus par le passé sont en train de se modifier complètement. Et même, je dirais, certains business qui marchaient dans les années 2018-2022, on ne parle pas. par exemple d'infopreneuriat, aujourd'hui on a vraiment des personnes qui galèrent alors qu'elles avaient du succès dans les années 2018, 2021, 2022, 2023. Et aujourd'hui ça se resserre. Et dans ce nouveau cycle, parce que nous sommes dans un changement de cycle, dans ce nouveau cycle, l'entrepreneur n'est plus un simple gestionnaire. Il faut arrêter avec le côté vision entrepreneur, c'est un gestionnaire ou c'est un émoi client. Bref, vous savez, il y a l'entrepreneur commercial, l'entrepreneur gestionnaire, l'entrepreneur aussi ingénieux, l'ingénieur qui crée sa boîte. Aujourd'hui, c'est vraiment important, et je le disais d'ailleurs dans la sortie de mon livre « Comment piloter une TPE » , c'est justement le dirigeant d'entreprise, que vous soyez auto-entrepreneur, que vous soyez président d'une SAS, et de l'université de l'Union Européenne. déploie beaucoup de chiffres d'affaires, peu importe, le dirigeant d'entreprise est un pilote et un capitaine même dans la tempête. Et pour piloter, il faut savoir lire l'environnement et comprendre les tendances économiques, les tendances de vos marchés, d'anticiper les vents contraires, de repérer les signaux faibles, mais aussi les entrepreneurs. Et là, je vois quand même, parce que je vois beaucoup d'entrepreneurs qui subissent aujourd'hui, Simplement. parce qu'ils ne le regardent pas assez loin. Alors, ils subissent aussi la contagion des énergies négatives. On va se parler clair, on a beaucoup d'énergies négatives quand on écoute la télé, la radio. Franchement, quelles sont les bonnes nouvelles ? Et pourtant, il y a quand même des gens qui réussissent, malgré tout. Il y a des gens qui ont relevé des défis incroyables, qui ont été en difficulté, qui se relèvent. Bref. la fatalité, ce n'est pas d'aller dans les 65-70 000 entreprises qui défaillent. Et c'est vrai que, je reviens sur ça, c'est qu'il y avait parfois des entreprises en excellente santé. Un an avant, j'ai connu un entrepreneur qui avait hésité à être accompagné en 2023 parce qu'il avait de très bons bilans. Il est venu me voir en urgence courant 2024, et c'était la cata parce qu'il avait eu des impayés. Donc avec des clients qui étaient en difficulté, qui avaient réduit les commandes et se retrouvaient tout simplement en difficulté parce qu'ils n'avaient pas anticipé. Et l'anticipation, c'est la meilleure des stratégies et c'est celle qu'on préconise et justement au quotidien, nous aidons les entrepreneurs à anticiper. Parler du passé, c'est trop tard. Par contre, prévoir le coup d'après, c'est comme aux échecs, c'est là. où on gagne, en tout cas, on évite parfois des tendances négatives, où on gomme les cycles négatifs. Donc, ça veut dire que parfois, je vois des entrepreneurs... qui ont une sensation d'aller plus mal que la réalité. J'en ai par exemple deux, trois récemment, où un entrepreneur en panique me dit que l'entreprise est en grande difficulté, parce qu'il a un aléa sur son entreprise, mais on a fait un point il y a une quinzaine de jours, et franchement il y a quinze jours tout allait bien. Et ce n'est pas son aléa qui va mettre en jeu sa fin d'année, c'est juste sa manière de voir les choses. Sa manière d'interpréter, c'est aussi là où on aide les entrepreneurs pour prendre du recul. Et donc, parfois, on est gagné par l'émotion, par la panique, et on a tendance à noircir le tableau pour se reconnaître inconsciemment dans une situation difficile et être finalement comme les autres. C'est vrai, je parle d'inconscient, mais ça arrive, ou d'un entrepreneur qui s'imagine avoir beaucoup de dettes, mais finalement, comme il n'est pas à jour, et quand je regarde son chiffre d'affaires et puis sa trésorerie, Je trouve bizarre que... Il m'annonce ces dettes là et finalement il les a grossi de 450 000 euros. Donc vous voyez c'est pas neutre. Donc à un moment donné on peut croire que nous sommes plus en difficulté que la réalité. Après il y a évidemment des entrepreneurs qui sont en difficulté, d'autres qui gèrent à très court terme, qui tiennent des feux, mais ils ne pilotent plus parce que nous sommes dans la panique. Donc moi j'aime bien aussi parler des pertes de repères. Et il y a vraiment par rapport à ça aujourd'hui un piège à éviter. Alors dans les pertes de repères, c'est vrai que je vois aussi des entrepreneurs qui ont du mal à financer des investissements, qui ont du mal à booster leurs équipes, qui ont du mal à convaincre leurs clients ou à faire travailler leurs partenaires, etc. C'est normal, tout bouge. Donc les attentes de... Tous les individus sont en train de bouger et j'ai envie de dire qu'aujourd'hui, les gens ont besoin de savoir où vous voulez aller, de les sécuriser sur votre business et de les embarquer avec vous. Donc ce sont des choses qu'on développe bien évidemment. Et quand l'environnement devient stable, malheureusement, la première action, c'est la peur. La peur, c'est quelque chose qui va nous prendre aux tripes, au cœur justement. Et la peur, ça pousse à l'action. mais pas toujours à la bonne action, ou bien à la paralysie. Alors, qu'est-ce qui se passe ? On a peur, on coupe les dépenses, on change de stratégie, on veut tout simplifier, sans vision, tu fais juste du moins, mais au final, qu'est-ce qui se passe ? Et pourtant, il y a une autre manière de penser, et c'est souvent celle que l'on inculque, c'est notre philosophie, comment se projeter sûr quand il y a des modifications changer de trajectoire momentanément ou changer de stratégie pour arriver au cap que l'on souhaite à la vision que l'on révise alors justement ce travail de vision il doit être fait régulièrement en fonction de la conjoncture en fonction des aléas et puis nos envies peuvent changer également donc derrière sans vision en prenant des actions vraiment impulsives, on peut saboter sa boîte. Et une partie des entrepreneurs qui sont en défaillance, ce sont des gens qui, à un moment donné, ont pris de mauvaises décisions. Je vais vous dire, je suis comme tout le monde, même si mon métier, c'est d'accompagner les entrepreneurs, j'ai pu parfois avoir des biais cognitifs qui m'ont fait perdre du temps, qui m'ont fait prendre de mauvaises décisions. Donc ce que je vous dis, c'est quelqu'un qui l'a déjà expérimenté, et je le dis avec toute humilité. Bien sûr, je ne suis pas un donneur de leçons en vous disant « il y a K, il faut quoi, etc. » Je suis un entrepreneur comme tout le monde. C'est important que je fasse cette parenthèse. Et on a une quinzaine de décisions importantes à prendre par jour au minimum, et des décisions, on en prend toute la journée. Parfois une cinquantaine, on ne s'en rend pas compte. Donc c'est vrai que parfois on peut se tromper. Donc ce que j'ai envie de dire, c'est que euh... Je ferme cette parenthèse me concernant pour bien mettre les choses en place. C'est que réagir à l'actualité, aux rumeurs, à la peur ambiante, au lieu de rester concentré sur les fondamentaux, ça amène parfois des mauvaises décisions, des orientations qui ne sont pas opportunes, et finalement, on perd le contrôle. Et là, c'est là où je vais vous parler après des fondamentaux solides. qui permet de mettre des piliers en place pour finalement maîtriser ton pilotage, quelle que soit la situation. Parce que tu vois, piloter, ce n'est pas savoir tout prévoir, parce qu'on ne peut pas tout prévoir. Par contre, nous pouvons anticiper certaines tendances ou désorientations. Mais piloter, c'est aussi savoir ce qui dépend de toi et ce qui n'en dépend pas. Je ne suis pas responsable si nous n'avons pas de budget 2026, encore en tout cas des orientations. Je ne suis pas responsable si le budget 2025, nous l'avons eu en février. Donc ça veut dire que parfois, on pilote, parfois un peu en aveugle. Je ne suis pas responsable s'il y a des changements climatiques. je ne suis pas responsable si il y a des vins... des avancées technologiques, beaucoup parlent de l'IA, mais l'IA ça peut faire gagner un temps énorme, par contre il faut se former, l'utiliser, je ne suis pas responsable, il y a tout un tas de modifications dans l'environnement. Par contre, ce qui dépend de moi, c'est de m'y adapter, d'anticiper, de mettre une équipe en ordre de marche, motivée, qui travaille avec efficacité, avec du sens, ce qui dépend de moi, c'est de mettre des indicateurs de performance. pour savoir si je suis sur la bonne route. Donc, construire ton entreprise autour de ce que tu maîtrises vraiment, c'est ça la clé. Et c'est là où je reviens aux fondamentaux du business. Les fondamentaux du business, il y en a au minimum sept. Je vais vous partager ce qui me semble être important aujourd'hui. Grand 1, importance de connaître son environnement. Je ne vois pas un randonneur... Euh... Partir sur un terrain accidenté sans se renseigner sur son environnement. Je vous parlais d'un skipper qui part à l'aventure faire une course autour du monde. Je ne le vois pas partir sans consulter sa météo, sans être aguerri justement sur l'interprétation de ce qui se passe autour de lui pour mettre au point la meilleure stratégie possible. Donc connaître son environnement c'est d'abord savoir qu'est-ce qui se passe dans notre économie. Quelles sont les tendances politiques, économiques, sociétales, technologiques ? Qu'est-ce qui se passe au niveau climatique aussi pour certaines activités ? Et puis les tendances, l'adaptation aux nouvelles lois qui jalonnent le parcours de l'entrepreneur, les normes par rapport à son métier. C'est une obligation. Être en veille, c'est une obligation. D'accord ? Et puis évidemment, travailler sur sa zone de chalandise. et comprendre ce qui se passe chez vos clients. Vous avez une cible de clientèle, en tout cas, j'espère, et sur cette cible de clientèle, que veulent les clients au fil de l'eau et en fonction des événements qui jalonnent leur vie finalement. Donc, c'est ce qu'on appelle la veille et un dirigeant sans veille, c'est un pilote sans radar. Deuxième point, avant de prendre la route, avant de faire une compétition sportive, avant, je reviens sur le skipper, quel est son état de santé ? où nous en sommes vraiment. Pas d'à peu près, pas de je crois, pas d'improvisation. Je crois que maintenant, les entrepreneurs que j'accompagne et qui me connaissent savent que, je dis souvent, ça devient chirurgical et l'erreur se pécache. Ça veut dire que si tu as des gens avec toi qui t'accompagnent et qui ne sont pas capables d'avoir de la précision, qui te conseillent sur des croyances, etc., aujourd'hui, vous avez... les entrepreneurs ont vraiment besoin d'écoute et par rapport à cette écoute et à la compréhension de ce qui se passe dans leur entreprise de savoir où vous en êtes pas que sur les chiffres bien sûr il faut connaître tes chiffres, ta marge, ta trésorerie, ton BFR, ton EBE mais surtout où en sont les points forts de l'entreprise l'aspect marketing, commercial, financier, qualité des équipes, est-ce qu'on est sur des points forts, des points faibles Est-ce que la gouvernance est cohérente ? Bref, je ne vais pas ici tout vous déployer. Mais aussi, évidemment, connaître les menaces de l'environnement et les opportunités pour saisir les opportunités. Quand nous sommes en crise, c'est aussi important de voir les menaces. Mais n'occultons pas les opportunités. Il y a de multiples opportunités. Donc ça, c'est vraiment important. Ensuite, connaître ta valeur. La valeur est ta contribution. C'est quoi tes produits ? Qu'est-ce qu'ils font gagner à tes clients ? arrêtons de dire je coûte cher je suis pas adapté à mon marché etc si tu amènes des produits de qualité tu deviens une référence pour tes clients qui te prescriront tu pourras aussi aller sur les réseaux sociaux en te faisant connaître tu pourras faire de la publicité bref peu importe tu pourras travailler ta visibilité qu'est ce que tu apportes de singulier avec ton entreprise pourquoi tout Tout simplement, elle existe. Réfléchissez à tout cela. et à la valeur de votre entreprise. Et à partir de là, nous pouvons tout simplement mettre en place des stratégies pour pouvoir te faire connaître, vendre mieux et avec plus de marge. Vendre mieux avec plus de marge. Et puis, ça ne suffit pas. Derrière, si tu ne sais pas piloter, ça ne sert à rien. Donc, ça veut dire qu'il est important d'avoir des tableaux de bord. Donc, ça, c'est le quatrième point. Financier, mais pas que. Le plan de trésorerie, des indicateurs simples, des indicateurs de qualité par rapport au retour client, par rapport à la qualité des produits, services, par rapport également... à la qualité de tes ressources humaines, sur l'ambiance, est-ce que tu les formes suffisamment, et le turnover. Bref, tout ce qui tourne autour de ce qui fait fonctionner l'équipe. Financier, marketing, commercial, productivité, qualité. Je vais appeler ça le bien-être de tes salariés. Ça ne veut pas dire que tu vas les masser tous les jours. Ça veut dire qu'ils sont heureux de bosser avec toi parce que tu amènes du sens. Et j'en viens d'ailleurs à un autre point qui est justement bâtir une équipe solide. Une entreprise robuste, c'est avant tout une équipe alignée. Les crises révèlent les équipes, elles ne les construisent pas. Quand l'équipe ne tient pas le coup, quand tu as une crise, elle dégage. Et les gens parlent d'eux-mêmes ou en tout cas, il y a des tensions. Par contre, quand tu es clair avec tes équipes sur le cap, la stratégie, la formation, la transparence, ben en fait, tu vas avoir des gens qui vont être... motivé pour avancer avec toi. Donc là aussi, ça dépend de toi. Et puis bien sûr, connaître les stratégies de croissance. Sixième point, pas faire plus de chiffres, mais comment croître intelligemment. Alors, travailler sa rentabilité, sa gestion du temps, sa stratégie prix, savoir se différencier, savoir au contraire se recentrer, faire de la croissance externe, c'est-à-dire acheter d'autres entreprises, scaler son business, dupliquer. Travaille à la fois sur le digital et sur le présentiel. Tout autant de stratégies qu'on peut mettre en place et sur mesure par rapport à ta société. Et enfin, le septième point, c'est le mindset que tu peux dégager. Travailler ton mindset, ça veut dire ton état d'esprit. Être en état d'esprit de croissance finalement. Parce que la qualité dépend de la qualité du pilote. Et si le pilote est lucide... c'est à appréhender la tempête, c'est rassurer ses équipes et c'est aussi sécuriser ses partenaires, tu vas dégager de la confiance. Et la confiance, c'est ce qu'il y a de plus précieux dans le business. Plus les gens ont confiance en toi, plus tu vas inspirer confiance et plus tu auras un business parce que toutes les négociations, les discussions seront accélérées. Et du coup, tu vas te simplifier la vie. Donc ça veut dire qu'en tant qu'entrepreneur, tu dois prendre soin de toi, tu dois prendre du recul, te former, échanger et surtout t'entourer. Le pire mal, c'est l'isolement. Et si ton mental s'effondre à la première vague, ton navire coule. Donc, si je répète, c'est un savoir connaître son environnement, le savoir où tu en es vraiment, connaître ta valeur et ta contribution, savoir piloter, bâtir une équipe solide, connaître des stratégies de croissance et travailler ton mindset. Le dirigeant... c'est celui qui garde la tête froide quand tout le monde panique. Et ça, ce n'est pas inné. Le dirigeant, c'est celui qui garde la tête froide quand tout le monde panique. Et ça, croyez moi, c'est pas inné. C'est un entraînement. Prendre du recul, observer les faits, se poser les bonnes questions. En fait, ça va amener finalement à une qualité de pilotage qui va permettre une qualité, une meilleure qualité sur ta trajectoire entrepreneuriale. Ça ne veut pas dire que tu élimines les difficultés. Ça veut dire que tu les maîtrises. et que tu sais comment contourner l'obstacle et où tu sais comment passer au-dessus de l'obstacle. Donc réfléchir finalement à qu'est-ce que je peux contrôler, qu'est-ce qui m'échappe, qu'est-ce qui est important à long terme. Ce n'est pas fuir la réalité, j'insiste, c'est reprendre la maîtrise de soi. Et dans les périodes de chaos, les entrepreneurs les plus solides ne sont pas les plus gros ni les plus riches, ce sont les plus lucides. Ceux qui gardent le cap même quand la mer est agitée. Et c'est souvent... du chaos que sort la créativité et le changement dans l'entreprise. Je vais vous laisser sur cette méditation. Donc en fait, comment apprivoiser l'incertitude ? Ce qui est sûr, c'est qu'elle ne disparaîtra pas. Elle va même s'accélérer. Elle va devenir la norme. Comprenons-le. La vraie question, ce n'est pas comment faire pour qu'elle s'arrête, mais plutôt comment devenir solide à l'intérieur d'elle. Et cette solidité, elle se construit par la clarté, par la structure. et par le mindset. Et c'est exactement ce qu'on fait dans notre programme. Évolution pour les entrepreneurs qui ont envie... d'avancer, où vous apprenez à piloter, à comprendre et à anticiper le monde de l'entreprise et le parcours de votre entreprise. Bref, à ne pas dépendre du contexte, mais à redevenir acteur du changement. Alors, si tu veux renforcer ton pilotage, je t'invite à écouter les autres épisodes de cette série. Et puis, pourquoi pas, tu peux nous contacter en mode privé pour jeter un oeil au programme Évolution et voir si c'est pour toi. En tout cas, ce qui est sûr, c'est qu'aujourd'hui... qui fait partie des entrepreneurs qui ont vraiment envie de bouger leur business et de sécuriser leur business, on a divers moyens pour t'aider à le consolider. Parce que plus le monde est incertain, plus on a besoin de dirigeants clairs, alignés et lucides. Et nous sommes là pour vous. Je vous remercie d'avoir écouté cet épisode et surtout, gardez le cap. Allez, ciao ciao les amis !