Speaker #0Pourquoi certains athlètes, malgré tous les encouragements qu'ils reçoivent, continuent à rencontrer exactement les mêmes difficultés ? Parce que je pense qu'il y a encore pas mal de confusion autour de ce qu'on appelle la préparation mentale. Savoir ce qu'on devrait faire et être capable de le faire au moment où ça compte, ce n'est pas exactement la même chose. Bienvenue dans Glisse Intérieur, le podcast qui explore l'autre phase des sports de glisse, celle qui se joue dans la tête. Je suis Sébastien Dalet-Letra, préparateur mental spécialisé dans les sports de glisse. Et à chaque épisode, on plonge ensemble dans des mécanismes invisibles qui forgent confiance, fluidité et performance. Ici, on parle de mindset, d'équilibre, de flow. Et ces instants suspendus, le coup devient simple, évident et naturel. Alors respire, relâche, on part à l'intérieur. Salut à tous ! Alors aujourd'hui j'aimerais commencer avec quelques phrases que vous avez probablement déjà entendues. Celles qui disent « Allez, aie confiance en toi ! » « Arrête de te poser des questions ! » « Pense positif ! » « Visualise ta réussite ! » Ou encore « Si tu veux vraiment y arriver, il faut d'abord que tu y crois ! » Bon, je pense qu'on a tous entendu ça au moins une fois. Et d'ailleurs peut-être qu'on l'a tous dit aussi à quelqu'un, à un enfant, à un sportif, à un ami. Et... Attention, je ne suis pas en train de dire que ces phrases sont mauvaises, parce que derrière, il y a généralement une bonne intention. On essaie d'encourager, de rassurer, de redonner confiance. Et parfois, ça aide. Mais il y a quand même quelque chose qui m'interroge. Parce que si dire à quelqu'un d'avoir confiance suffisait à lui donner confiance, pourquoi est-ce qu'on rencontre encore autant de sportifs qui doutent ? Pourquoi un pilote de BMX qui sait parfaitement passer un saut peut rester bloqué devant ? Pourquoi un skieur capable de faire des choses incroyables à l'entraînement peut complètement changer sa manière de skier en compétition ? Et pourquoi certains athlètes, malgré tous les encouragements qu'ils reçoivent, continuent à rencontrer exactement les mêmes difficultés ? Alors évidemment, la réponse n'est pas simplement qu'ils ne pensent pas assez positivement. Et c'est justement de ça que j'aimerais vous parler aujourd'hui. Parce que je pense qu'il y a encore pas mal de confusion autour de ce qu'on appelle la préparation mentale. Et surtout autour de ce qu'on peut réellement en attendre. Le problème, ce n'est pas forcément le conseil. Prenons un exemple. Un jeune pilote de BMX, il connaît sa piste. Il a déjà passé une double plusieurs fois à l'entraînement. Techniquement, il sait faire. Son coach le sait, ses parents le savent. Et lui aussi, au fond, il sait qu'il en est capable. Mais voilà, il arrive devant cette double et il hésite. Peut-être qu'il freine légèrement, peut-être qu'il se redresse, peut-être qu'il décide finalement de ne pas sauter. Alors, qu'est-ce qu'on va lui dire ? On va lui dire naturellement, allez, tu sais faire, fais-toi confiance, arrête de réfléchir, débranche ton cerveau. Et franchement, ces conseils sont plutôt logiques, parce que oui, il sait le faire. Et oui, il aurait probablement intérêt à moins hésiter. Mais est-ce qu'on lui a réellement apporté quelque chose qui va lui permettre de modifier son comportement ? Eh bien, pas forcément. Parce que ce qu'on vient de faire, finalement, c'est de lui apporter quelque chose qu'il sait déjà. Et ça, c'est une distinction que je trouve vraiment importante. Savoir ce qu'on devrait faire et être capable de le faire au moment où ça compte, ce n'est pas exactement la même chose. D'ailleurs, si vous pratiquez un sport de glisse, je pense que vous voyez très bien de quoi je parle. Vous pouvez savoir qu'il faut engager davantage dans une pente, savoir qu'il faut rester relâché dans les conditions difficiles, savoir qu'il faut arrêter de penser aux résultats, et pourtant, au moment de passer à l'action, vous n'y arrivez pas toujours. Alors pourquoi ? Eh bien parce que notre cerveau ne fonctionne pas uniquement avec ce qu'on se raconte. Et c'est là que les neurosciences nous apportent quelque chose de très intéressant. Parce qu'il faut comprendre que notre comportement ne dépend pas uniquement de nos intentions conscientes. Notre cerveau apprend aussi à travers nos expériences. Il construit des associations. Il anticipe ce qui pourrait se produire. Et il utilise ce qu'on a déjà vécu pour préparer ses réactions. C'est notamment ce qui lui permet de réagir rapidement, sans avoir besoin de tout analyser consciemment. Et dans les sports de glisse, heureusement que ça fonctionne comme ça. Parce que imaginez si vous deviez réfléchir à chaque mouvement de votre corps lorsque vous descendez une piste de ski ou lorsque vous enchaînez des obstacles sur une piste de BMX. Ça serait compliqué. Mais ce fonctionnement peut aussi expliquer pourquoi certaines réactions sont difficiles à modifier. Reprenons notre pilote de BMX. Imaginons qu'il ait fait une grosse chute sur sa double quelques semaines auparavant. Aujourd'hui, il sait que sa technique lui permet de la passer. Il a même peut-être réussi à la repasser depuis. Mais lorsqu'il arrive devant le saut, son cerveau peut encore anticiper un danger. Et cette anticipation peut influencer son attention, ses sensations et sa manière d'agir. Son corps se tend, il surveille davantage ce qu'il fait et finalement il hésite. Alors attention là, je simplifie volontairement. Mais il y a quand même une chose importante à comprendre. Une expérience qui nous a appris à anticiper un danger ne disparaît pas nécessairement parce qu'on a décidé consciemment que ce danger était maîtrisable. Et c'est là qu'on peut faire le lien avec les mécanismes d'apprentissage. Parce que notre cerveau peut aussi apprendre de nouvelles réponses à travers de nouvelles expériences, à travers la répétition, à travers des situations dans lesquelles le sportif retrouve progressivement des repères et une capacité d'action adaptée. On ne cherche donc pas simplement à lui faire penser différemment, on cherche aussi à lui permettre d'apprendre à réagir autrement. Et attention, ça ne signifie pas qu'on cherche à supprimer la peur, parce que la peur elle est utile, on l'a déjà vu. Elle nous renseigne sur un danger potentiel, et dans nos disciplines elle participe... aussi à notre sécurité. Mais en revanche, lorsqu'une réaction devient disproportionnée par rapport à la situation et aux capacités réelles du sportif, on peut travailler pour la faire évoluer. Et ça, c'est déjà une approche très différente de celle qui consisterait simplement à lui répéter qu'il doit avoir confiance. Mais voilà, le souci, c'est que tous les sportifs ne fonctionnent pas de la même manière. Et je pense que c'est probablement là qu'on arrive au point le plus important de cet épisode. Parce que imaginez maintenant deux jeunes skieurs. Tous les deux rencontrent exactement les mêmes difficultés. À l'entraînement, ils skient très bien, ils sont engagés, ils prennent de bonnes décisions, ils ont de la vitesse, mais dès qu'ils arrivent en compétition, ils se crispent. Ils skient en dessous de leur niveau. Et ils ont du mal à retrouver leur engagement. Donc si on regarde simplement ce qui se passe de l'extérieur, on pourrait se dire qu'ils manquent tous les deux de confiance. Et on pourrait leur proposer exactement la même chose. Un exercice de respiration. Un peu de visualisation, quelques phrases positives, et pourquoi pas ? Sauf que maintenant, imaginons qu'on prenne le temps de discuter avec eux. Et là, on découvre quelque chose. Le premier skieur, lui, il a peur de tomber. Il a peut-être vécu une mauvaise chute, une mauvaise expérience. Et lorsqu'il arrive au départ, il anticipe certains passages difficiles. Son attention se focalise sur les risques, et il commence à vouloir contrôler davantage. Et le deuxième, lui, il n'a pas particulièrement peur de tomber. Ce qui le préoccupe, c'est le résultat. Lui, il a plus peur de décevoir. De décevoir son entraîneur, ses parents. Ou simplement de ne pas être à la hauteur de ce qu'il attend de lui-même. Alors il surbaît son chrono, il pense au classement, il commence à se demander ce que les autres vont penser s'il rate sa manche. Et finalement, il se crispe aussi. Et donc on a deux athlètes, avec un comportement qui, vu de l'extérieur, se ressemble énormément. Mais derrière, quand on creuse, on découvre qu'ils n'ont... pas nécessairement le même problème. Et c'est là que j'aimerais vous poser une question. Si les mécanismes qui entretiennent leurs difficultés ne sont pas les mêmes, pourquoi est-ce qu'on leur proposerait automatiquement le même travail ? Vous voyez où je veux en venir ? Le problème n'est pas que la respiration soit inutile, ou que la visualisation ne fonctionne pas. Ces outils peuvent être très intéressants, et ils ont toute leur place dans certains accompagnements. Mais encore, il faut savoir pourquoi on les utilise. Qu'est-ce qu'on cherche à développer ? Qu'est-ce qu'on cherche à modifier ? Et comment est-ce qu'on va savoir si ça fonctionne ? Parce qu'un exercice n'est pas une solution simplement parce qu'il porte le nom d'une technique de préparation mentale. Il devient pertinent lorsqu'il répond à un besoin identifié. Et ça change beaucoup de choses. Alors, qu'est-ce qui fait réellement progresser ? Et là, je vais faire un parallèle très rapide avec la préparation physique. Imaginez que vous rencontriez un préparateur physique. Vous lui expliquez que vous voulez devenir plus performant sur vos skis. Et lui, sans vous poser beaucoup plus de questions, il vous donne trois exercices. Des squats, du gainage et quelques sauts. Bon ben ce sont probablement des très bons exercices. Mais est-ce que ça constitue pour autant une préparation physique ? Et bien évidemment que non. Parce qu'il va d'abord falloir comprendre votre niveau, vos objectifs, vos besoins, pour construire une progression, organiser le travail et l'adapter au fur et à mesure. Et ça, personne ne trouve ça particulièrement surprenant. Mais pour le mental, on raisonne encore parfois comme si ces trois exercices pouvaient suffire à régler une difficulté installée depuis plusieurs saisons. Alors qu'en réalité, la logique est assez proche. Avant de travailler, il faut comprendre. Comprendre ce que l'athlète cherche à atteindre, mais aussi comment il fonctionne aujourd'hui, ce qui l'aide, ce qui le freine, les situations dans lesquelles ces difficultés apparaissent, et celles dans lesquelles au contraire il fonctionne très bien. Et ensuite, on peut identifier des compétences à développer. Peut-être qu'il va falloir travailler sur la manière dont il oriente son attention, peut-être sur sa relation à l'erreur, soit la manière d'anticiper une situation. sur sa capacité à rester engagé malgré certaines sensations, ou encore sur la façon dont il interprète les attentes de son entourage. Et une fois qu'on a identifié ça, il faut construire le travail. Parce que comprendre quelque chose ne signifie pas qu'on a déjà appris à le faire. Comprendre, ce n'est pas encore apprendre. Je vais reprendre un exemple assez simple. Vous pouvez expliquer à un athlète qu'il doit arrêter de surveiller constamment son résultat pendant une compétition. Et il va probablement comprendre. Il va même peut-être vous répondre, « Oui, je sais, il faut que je reste concentré sur ce que j'ai à faire. » Très bien, mais trois jours plus tard, il se retrouve au départ d'une course importante. Et qu'est-ce qui se passe ? Il recommence à penser au classement, à ce qu'il pourrait gagner, à ce qu'il pourrait perdre. Et à ce moment-là, il ne suffit pas forcément de lui rappeler ce qu'on lui a expliqué trois jours auparavant. Parce que ce qu'on cherche à développer, ce n'est pas seulement une connaissance, c'est une capacité à agir différemment dans une situation précise. Et pour ça, notre cerveau a besoin d'apprendre. Il a besoin d'expérience, de répétition, de retour d'informations, et parfois de mise en situation progressivement plus exigeante, et c'est notamment comme ça que les apprentissages peuvent se consolider. Et c'est là qu'un accompagnement structuré prend tout son sens. On part d'une situation, on cherche à comprendre les mécanismes qui entrent en jeu, on définit ce qu'on veut faire évoluer, on choisit une manière de travailler, puis on l'expérimente. On observe ce qui se passe, on débriefe et on ajuste. Parce que le débrief, ce n'est pas simplement demander aux sportifs « alors ça s'est bien passé ? » C'est essayer de comprendre ce qu'il a réellement réussi à mettre en place, dans quelles conditions, ce qui a changé, ce qui reste difficile, et comment on va utiliser ces informations pour organiser la suite du travail. Alors prenons un athlète qui travaille sur son attention. On peut commencer par lui apprendre à identifier ce qui détourne son attention, puis à choisir des repères utiles. Ensuite, il va s'entraîner à les utiliser dans des situations relativement simples, puis dans des situations où il y a davantage d'incertitudes, davantage de pression. Et progressivement, cette compétence devient plus disponible lorsqu'il en a besoin. Et ce qui est intéressant, c'est qu'on peut observer cette évolution. Est-ce qu'il retrouve plus facilement son attention ? Est-ce qu'il parvient à se réengager après une erreur ? Est-ce qu'il prend des décisions plus adaptées ? Est-ce qu'il arrive à utiliser ce qu'il a travaillé lorsque l'enjeu augmente ? Ce sont des choses concrètes et c'est aussi ce qui permet de faire évoluer le programme. Parce qu'un accompagnement, ce n'est pas une succession d'exercices indépendants les uns des autres. C'est un travail qui se construit, qui évolue et qui s'adapte à mesure que le sportif progresse. Avec un objectif qui me paraît essentiel, qu'à terme l'athlète soit capable d'utiliser ce qu'il a appris sans avoir besoin de son préparateur mental à côté de lui. Parce que finalement, c'est aussi ça ce qu'on cherche à développer, de l'autonomie. Et d'ailleurs, c'est aussi pour ça que je donne relativement peu d'exercices dans ce podcast. Vous l'avez peut-être remarqué si vous écoutez régulièrement Glisse Intérieur. Je passe beaucoup de temps à vous expliquer des mécanismes, à vous proposer des situations, à vous emmener à réfléchir sur votre manière de fonctionner. Mais je donne finalement, c'est vrai, assez peu d'exercices tout fait. Et ce n'est pas parce que je cherche à garder des secrets. Ou parce qu'il faudrait absolument passer par un préparateur mental pour travailler sur soi. D'ailleurs, heureusement, on peut déjà apprendre énormément de choses par soi-même. Mais il y a une raison à ça. C'est que je ne vous connais pas individuellement, je ne connais pas votre histoire, je ne connais pas votre niveau, je ne sais pas exactement ce qui se passe dans vos têtes lorsque vous arrivez devant une difficulté. Et surtout, je ne sais pas non plus ce que vous avez déjà essayé. Alors c'est vrai, je pourrais vous proposer chaque semaine un nouvel exercice de respiration, de visualisation, de dialogue interne. Et certains pourraient probablement vous aider. Mais je préfère vous apporter autre chose. Une compréhension de ce qui peut influencer votre fonctionnement. Des pistes pour observer ce qui se passe chez vous. Et peut-être une manière différente de regarder certaines difficultés que vous rencontrez dans votre sport. Parce que pour moi, c'est aussi à ça que doit servir ce podcast. À vous permettre de mieux comprendre. Et parfois simplement à vous poser les bonnes questions. Et ensuite, lorsqu'on veut aller plus loin, lorsqu'on veut réellement travailler sur un mécanisme précis, Et bien c'est là que l'individualisation prend tout son sens. Parce qu'on ne part plus simplement d'une idée générale, là on part de vous, de votre discipline, de vos objectifs, de votre fonctionnement, et on construit le travail à partir de là. Alors finalement, qu'est-ce que j'aimerais que vous reteniez ? Peut-être simplement ceci. La prochaine fois que vous entendez quelqu'un dire à un sportif « Allez, confiance en toi ! » ne considérez pas forcément que c'est un mauvais conseil. Parce que parfois, c'est exactement ce qu'il a besoin d'entendre. Mais posez-vous peut-être une autre question. Si cet athlète manque réellement de confiance, Qu'est-ce qui fait qu'il manque de confiance ? Dans quelle situation ? Depuis quand ? Et qu'est-ce qu'il aurait besoin d'apprendre pour fonctionner différemment ? Parce qu'à partir du moment où vous commencez à poser ces questions, vous ne cherchez plus simplement à rassurer quelqu'un, vous commencez à réfléchir à la manière dont vous pourriez l'aider à progresser. Et je crois que c'est vraiment une différence fondamentale. La préparation mentale ne consiste pas à vous convaincre que vous êtes capable de tout réussir. Elle ne consiste pas non plus à supprimer le doute, la peur ou la pression. Elle consiste notamment à développer des compétences qui vont vous permettre de mieux fonctionner avec tout ça. Et ces compétences, c'est comme les compétences techniques ou physiques. Elles peuvent s'apprendre, elles peuvent s'entraîner et elles peuvent devenir de véritables ressources dans votre pratique. Alors non, la préparation mentale ne remplace ni le travail technique, ni la prépa physique, ni l'expérience. Mais lorsqu'elle s'intègre dans un projet cohérent, Avec des objectifs clairs et un travail adapté, elle peut réellement faire évoluer la manière dont un sportif ou un athlète fonctionne et lui permettre de franchir les étapes qu'il avait jusque-là du mal à dépasser. Et finalement, c'est peut-être ça la distinction que j'avais envie de faire aujourd'hui. Un bon conseil peut vous aider à un moment donné, un bon outil peut vous aider à travailler une compétence, mais un accompagnement construit permet d'identifier les compétences à développer, de les entraîner et de les rendre progressivement disponibles dans votre sport. Et ce n'est pas tout à fait la même chose. Alors, si cet épisode vous amène à vous interroger sur votre propre fonctionnement mental, ou sur celui de votre enfant, j'ai préparé un très court questionnaire pour vous aider à faire le point et peut-être à identifier certaines pistes de réflexion. Vous trouverez, si vous en avez envie, le lien directement dans la description de cet épisode. Et puis, si vous connaissez un sportif, un athlète, un parent, ou même un entraîneur qui pense encore que la préparation mentale consiste essentiellement à apprendre à penser positif, et ben... N'hésitez pas à lui partager cet épisode. Mais pas pour lui dire qu'il a tort, mais peut-être pour lui permettre de regarder les choses un peu différemment. A très vite. Merci d'avoir écouté Glisse Intérieur. Si cet épisode t'a aidé ou inspiré, n'hésite pas à le partager, à t'abonner et à laisser une note. On se retrouve très vite pour continuer à explorer la puissance du mental dans les sports de glisse. D'ici là, transforme ton esprit et garde le chaud.