Speaker #0Hello, hello les amis, j'espère que vous allez bien. Je vous retrouve sur ce nouvel épisode de Glowlistica. Ça fait un moment que je ne suis pas venue. Oh là là, ça me fait trop drôle de revenir. En plus, j'ai changé d'ordi, j'ai plus mon logiciel et tout d'enregistrement. Donc là, je fais ça à la va-vite sur mon téléphone et tout, en mode je débarque comme ça, comme une débutante. Mais bon, c'est pas grave, on va faire avec. En tout cas, je suis ravie de vous retrouver. Vraiment, merci d'être là, merci de m'écouter. J'ai fait une pause parce qu'entre temps j'ai eu mon petit bébé, donc je me suis arrêtée quelques temps pour bien profiter de la fin de ma grossesse. Et ensuite j'ai eu mon postpartum, donc il m'a pris énormément de temps, j'ai voulu passer un moment du temps avec lui. J'en ai bien profité et là je suis ravie de reprendre le podcast avec vous. D'ailleurs aujourd'hui je vais vous parler un petit peu de ça. Je vais vous parler de l'accouchement et du rôle des hormones dans l'accouchement. Qu'est-ce qui m'a donné envie de faire cet épisode ? C'est que j'ai vu une vidéo qui est passée sur les réseaux qui m'a un petit peu choquée. Je vais vous expliquer pourquoi. Alors c'est une femme qui est connue, une entrepreneur connue, qui fait des produits capillaires. J'ai vu cette interview chez Léna Situation. Et en fait elle parlait de son accouchement. Elle disait, tu sais avec de l'oseille on peut tout avoir. Moi j'ai décidé de programmer ma césarienne. Et donc j'ai accouché, j'avais un écran au-dessus de moi, on m'a ouvert le ventre, on m'a posé le bébé. J'ai rien senti et je souhaite ça à toutes les femmes. En fait, c'est cette phrase qui m'a choquée. C'est « je souhaite ça à toutes les femmes » . Alors autant, voilà, c'est son choix, elle fait ce qu'elle veut, ça ne me pose pas de problème. Mais quand tu as un exemple comme ça pour les femmes, tu es une entrepreneur, tu as réussi, tu es médiatisée, puis il y a des femmes qui ne savent pas, qui ne connaissent pas, qui n'ont pas eu d'enfants, il n'y a pas beaucoup d'informations. Tu ne peux pas te permettre de dire ça et de souhaiter ça à toutes les femmes parce que tu estimes que ta césarienne programmée, tu n'as pas souffert. Parce que déjà, il y a des femmes qui subissent leur césarienne et qui en souffrent, parce qu'il faut quand même une récupération, on t'ouvre le ventre après une césarienne, mais surtout parce que là en fait, les femmes qui ne sont pas expérimentées et qui ont peur, passent à côté de l'expérience de leur vie, si elles veulent faire comme toi. Et c'est ça qui me dérange. Et pourquoi ça m'a heurtée aussi, je vais vous expliquer ça, je vais vous le confier. Moi, avant d'avoir mon premier enfant, je pensais comme elle. C'est-à-dire que j'avais une peur bleue, pas d'être enceinte, mais vraiment de l'accouchement, de la sortie du bébé. Moi je voyais ça vraiment comme une boucherie, je voyais des films, je voyais les femmes qui hurlaient, alors ne me parlez pas de Baby Boom, j'ai jamais regardé ce truc-là. Parce que rien que le fait de les voir hurler dans tous les sens, souffrir le martyr et tout, ça ne me donnait pas du tout envie. Moi, je suis arrivée chez le gynéco, il m'a fait mon échographie et tout, il m'a dit que j'étais enceinte. Je dis ok, d'accord, mais moi, je ne veux pas accoucher par voix basse en fait. Vous me faites une césarienne. Il m'a dit mais non, en fait, il n'y a pas de raison de faire de césarienne, donc je ne vous ferai pas une césarienne. Et là, j'ai commencé à paniquer. Mon cerveau, il s'est dit non, non, ce n'est pas possible, je vais accoucher, non. Et en vrai, quand je me suis renseignée sur le sujet, j'ai trouvé, quand j'ai fait la préparation à la naissance... parce qu'on a le choix, là je parle pour les femmes qui n'ont jamais eu d'enfant. Donc vous avez le choix de faire des cours de préparation à la naissance à partir du septième mois de grossesse, il me semble, et vous pouvez choisir entre plusieurs spécialités. Par exemple, ça va être des points d'acupuncture pour soulager les douleurs, ça peut être des cours en piscine, d'autres des cours simples, on va vous expliquer comment on fonctionne en accouchement. Moi, j'ai choisi l'haptonomie. Qu'est-ce que c'est que l'haptonomie ? L'haptonomie, c'est une façon de communiquer avec son bébé par le toucher. Donc j'ai trouvé un médecin autonomiste à côté de chez moi, et c'était une femme formidable, parce que cette femme, elle a réussi à me rassurer. Elle a réussi à me rassurer en m'expliquant le fonctionnement du corps. Ce qui fait que lorsque j'ai eu ma fille, le jour de l'accouchement, je n'ai absolument pas souffert. Et je vais vous expliquer comment est-ce que ça s'est passé. Alors je n'avais pas percé la poche des os. Lorsque les contractions sont arrivées, j'ai senti cette vague de douleur, mais j'ai senti cette pause après. Alors je ne sais pas si certaines d'entre vous ont eu... ou pas des règles douloureuses dans leur vie ou dans leur jeunesse, dans leur adolescence. Mais moi, j'étais une adolescente qui a énormément souffert durant mes règles. Et pour moi, la douleur de règles, c'est une douleur en continu. Et la douleur que j'ai ressentie lors de mon accouchement, pendant les contractions, effectivement, au départ, c'était une douleur un peu moins intense. Et après, la douleur s'est un petit peu intensifiée. Mais j'avais des pauses où je pouvais respirer entre chaque douleur. Ce qui fait que je l'ai super bien vécue et je me suis dit, ah, mais en fait, Mais si c'est ça l'accouchement, mais ça va être easy pour moi. ça va, je peux supporter, c'est supportable. Pour vous dire, le jour de mon accouchement, je faisais des snaps en même temps. Donc, pour vous dire, je l'ai super bien vécu. Bon, la chose quand même qu'elle m'avait dit, effectivement, que j'ai gardée en tête, parce que c'est vrai que je suis quelqu'un qui a de gros problèmes de sommeil, de lâcher prise, je suis une grosse insomniaque. Et je ne dormais pas du tout. En fait, avant mon accouchement, je devais dormir... peut-être 4 heures par nuit entrecoupées, et ce depuis un certain temps. Elle m'a dit par contre, essaye de dormir, de te reposer avant ton accouchement, sinon tu risques d'avoir du mal à pousser. Donc je l'ai écoutée, c'est-à-dire que j'ai supporté la douleur jusqu'au max où je pouvais la supporter par rapport à ma fatigue. J'ai la chance aussi, là où j'habite, d'avoir l'hôpital où j'ai accouché, d'avoir une chambre nature. C'est-à-dire que vous avez des lits d'hôpitaux classiques... Vous met sur une table avec le monitoring et tout. Et vous avez à côté des salles nature dans lesquelles vous pouvez entamer le travail d'accouchement pour essayer en fait avec le mouvement de vous soulager et au mieux de faire passer le bébé. Et moi justement j'avais cette salle dans mon hôpital. Donc quand je suis arrivée on m'a dit qu'est-ce que vous voulez ? Est-ce que vous voulez aller dans la salle nature ou est-ce que vous voulez marcher ? Moi j'avais trop chaud, c'était en plein mois de février mais les hormones... J'avais trop trop chaud. Dans l'hôpital, j'avais l'impression qu'il faisait au moins 40 degrés dans la maternité. Je dis « Non, non, non, laissez-moi, je vais aller marcher dehors, là je suffoque, j'ai trop chaud. » Donc j'ai marché pendant plusieurs heures. Je suis revenue. Elle m'a dit « Bon, ben là, vous êtes dilatée à 4, qu'est-ce que vous voulez ? Est-ce qu'on vous met l'apéritif dural ? Est-ce que vous pouvez encore supporter ? Est-ce que vous voulez marcher ? Est-ce que vous voulez aller dans la salle nature ? » Elle me dit dans la salle nature, vous pouvez prendre un bain. Je dis, oh bah tiens, allez, je vais prendre un bain. Je peux supporter encore. Pourquoi je vous dis que je peux supporter encore et pourquoi j'ai supporté ? Parce que le médecin autonomiste m'a bien expliqué qu'à partir du moment où tu vas mettre la péridurale, tu vas produire beaucoup moins d'hormones et ton corps va mettre plus longtemps à accoucher. C'est-à-dire que tu vas doubler ton temps d'accouchement parce que tu auras beaucoup moins de contractions. L'anesthésie va calmer les contractions, donc ton accouchement durera beaucoup plus longtemps. Donc je me suis dit, si je prends la péridurale, je la prendrai vraiment au dernier moment, comme ça mon accouchement sera rapide. Donc, j'ai décidé de prendre ce bain. À la fin de ce bain, alors déjà, le bain, franchement, nickel. Il m'a soulagée. Le truc, c'était comme un jacuzzi, c'était une piscine et tout, parce que moi, je prenais des bains à la maison. Mais la baignoire n'étant pas assez grande, je n'avais pas l'eau qui m'allait jusqu'au cou. Donc, je ne ressentais pas ce soulagement. Vraiment, quand j'étais dans le bain, j'étais dilate à 4. normalement à 4 effectivement on a des douleurs d'après ce que j'entends par rapport aux autres femmes qui sont quand même assez intenses. Mais en tout cas, le bain m'a énormément soulagée. C'était vraiment comme une piscine. En plus, c'était chaud. On m'a mis des huiles essentielles et tout. Non, non, c'était top. Donc, je ne sais pas, j'ai dû rester une heure, deux heures dans ce bain. Et à la fin, je me suis dit, bon, quand même, allez, ça fait au moins peut-être 48 heures que je ne dors pas. Il faudrait peut-être que je dorme, parce que peut-être que sinon, après, je vais avoir du mal à coucher, je vais avoir du mal à pousser. Donc, effectivement, là, j'ai demandé la péridurale pour pouvoir dormir. Ok, on m'a posé la péridurale je ne sentais plus rien d'ailleurs. J'ai demandé à l'anesthésiste, parce que la péridurale, en fait, on vous la met dans le dos et vous avez un petit bouton à côté. Et c'est à vous, en fait, de doser, de remettre de l'anesthésion ou pas. Et donc l'anesthésiste, je lui demande, je lui dis, mais est-ce que je dois appuyer tout de suite ? Est-ce que c'est un effet immédiat pour la douleur ? Ou est-ce que je dois attendre que l'effet arrive ? Et il me dit, tant que vous avez mal, vous appuyez. OK, d'accord. Donc moi, j'appuie, je vous assure, je ne pouvais plus bouger mes jambes. Je ne sentais plus du tout le bas de mon corps. Alors, ça a été quand même problématique, parce qu'après, par la suite, je vais vous expliquer que dans un accouchement, on est censé bouger quand même, parce que ça permet au bébé de mieux descendre. Et on n'est certainement pas... La position allongée n'est absolument pas logique pour la descente d'un bébé. Donc, je ne pouvais pas bouger, j'étais sur le lit. Effectivement, j'ai pu dormir. Donc, j'ai dormi. J'ai dormi, ça s'est très bien passé, jusqu'à un moment où les sages-femmes sont arrivées. elles m'ont dit ça va, tout se passe bien J'ai dit, oui, oui, ça va, mais j'ai l'impression qu'il y a quelque chose qui sort là. Et puis, elle me regarde. Elle me dit, ah oui, en effet, on voit ses cheveux. Je dis, ah bon, si on voit ses cheveux, c'est qu'elle va sortir dans le plus grand des calmes. Je rigole avec la sage-femme. Elle me dit, ah non, non, non, non, arrêtez de pousser, arrêtez de rigoler, arrêtez de rigoler. Et puis là, elle prend ma fille et la pose sur mon ventre. Et là, je me suis dit, ah ouais, c'est ça l'accouchement. Ça va, c'est easy. Et là, je vois ma fille. Mais je ne réalise pas, en fait. On me pose un bébé sur moi, mais le bébé, je sais que c'est ma fille, mais en fait, c'est un bébé que je ne connais pas. Je ne l'ai pas senti passer, en fait. Et après, je repars avec, et je repars avec un enfant, et je me dis, mais mince, mais qu'est-ce qui s'est passé ? C'est passé trop vite. Qu'est-ce qui s'est passé ? On m'a posé un bébé sur moi. Je l'ai vu, là, on me l'a posé sur mon ventre. Elle a marché jusqu'à ma poitrine. C'est mon bébé, oui, OK, mais je ne l'ai pas vu, je ne l'ai pas senti. Donc j'avais quand même ce décalage de me dire, on m'a mis un bébé sur moi. Je ne me suis pas dit, j'ai accouché mon bébé. Je me suis dit, on m'a mis un bébé sur moi. Vous voyez la nuance ? Et là, en fait, où ça peut être vraiment difficile pour une femme qui subit une césarienne, c'est que, effectivement, si elle n'est pas forcément bien accompagnée durant son postpartum, elle peut se dire la même chose et elle peut avoir du mal à créer un lien avec son bébé. Après, par la suite, quand je suis tombée enceinte de mon deuxième enfant, là, je me suis dit, bon, allez, vraiment, je sais que ma fille, j'ai réussi à gérer la douleur. Je vais essayer de me renseigner sur d'autres façons d'accoucher. Peut-être que je peux accoucher sans péridurale. Avant, ça ne me serait jamais venu à l'esprit de me dire « je vais accoucher sans anesthésie » . Pour moi, les gens qui faisaient ça, c'était des fous. Ils me disaient « mais attends, tu as le choix, tu entres souffrir et pas souffrir, pourquoi tu vas choisir de souffrir ? » Pour moi, c'était impensable, c'était ridicule. Mais en vrai, je me suis dit « bon, allez, vas-y, je vais quand même me renseigner » . J'ai la chance de m'être incarnée en tant que femme et quelle est la plus belle expérience que je puisse vivre en tant que femme ? c'est quand même d'accoucher et de sentir mon bébé passer. Donc je me suis renseignée sur l'accouchement naturel et effectivement, comme dans l'hôpital où j'ai accouché, il y avait cette salle nature, il y a une filière qui s'est créée pour accompagner les femmes qui souhaitaient accoucher de façon naturelle, donc sans anesthésie. Et c'est là en fait que je vais vous expliquer comment les hormones rentrent en jeu. Alors il faut savoir que l'hormone clé de votre accouchement, c'est l'ocytocine. L'ocytocine, c'est l'hormone de l'attachement, l'hormone du bien-être, c'est l'hormone de l'amour. donc c'est pour ça qu'une femme enceinte Elle est beaucoup plus vulnérable, elle est beaucoup plus sensible. Il faut en prendre soin parce que plus on va sécréter chez elle de l'ocytocine, elle va au mieux mettre son bébé au monde. Après, il y a des cas, des conditions particulières lors de l'accouchement qui vont aider à la production d'ocytocine. Déjà, il faut vraiment être dans un cocon, c'est-à-dire entourer des personnes de confiance, se sentir en sécurité, se sentir aimée, ça c'est important. Être vraiment dans le monde des bisounours. Et au niveau de l'espace autour, il faut être plutôt dans la pénombre et être également dans la chaleur. Donc ça, ce sont les conditions adéquates qui vont faire que votre accouchement va bien se passer. L'ocytocine, elle va permettre de déclencher les contractions. Et une fois que les contractions seront déclenchées, vous allez produire de l'endorphine. Et cette endorphine, elle va anesthésier progressivement vos contractions, vous permettant de les supporter au mieux. Et c'est pour ça que... accouchement n'est pas forcément synonyme de douleur. Tout à l'heure, je vais revenir sur la sortie de ma fille, je vous expliquais que ma fille, quand j'étais en train de dormir, en fait, ses cheveux étaient déjà sortis alors que je dormais, donc je n'ai pas poussé. Ce qui vous montre bien que, dans un accouchement, si tout se passe bien, vous n'êtes pas obligés de pousser comme une malade pendant des heures. En fait, les contractions vont permettre à votre bébé de sortir naturellement. Quand vous allez pousser, c'est lorsque vous allez accompagner un petit peu la contraction. Et si vous n'êtes pas anesthésié, ça va être une sensation de pousser pour se soulager. Un peu comme quand vous allez à la salle. Pas tout à fait pareil, mais c'est un peu le même principe. Même si c'est moins glamour. Donc ça, c'est très important de le savoir. Parce qu'on vous dit qu'il faut pousser, il faut pousser, il faut pousser. Ok, d'accord. Mais déjà, si vous êtes allongé sur un lit, la position n'est absolument pas physiologique. Parce que l'enfant n'est pas... A contre-sens de la gravité. On est d'accord. La position allongée, ce n'est pas la meilleure. Ensuite, il faut savoir que votre bébé, à l'intérieur de votre corps, il va essayer de trouver le col avec sa tête pour pouvoir sortir. Donc, il va bouger. Une fois qu'il va trouver le col, il va faire une certaine rotation sur lui-même qui va lui permettre de descendre au niveau du bassin et de s'engager vers la sortie. Et ce qui va au mieux accompagner le bébé, ça va être le mouvement du bassin. Donc si vous restez statique, effectivement, vous allez souffrir. Tandis que si vous bougez, vous accompagnez ces mouvements, vous allez ressentir un soulagement. Parce qu'il faut savoir que votre bébé, quand vous allez avoir des contractions, vous allez le sentir dans votre corps. Moi, lors de mon second accouchement, je sentais mon fils qui se coinçait dans mon bassin. Je le sentais dans mes hanches. Je sentais qu'il laissait trouver la sortie. Bon là, je vais vous raconter comment ça s'est passé. Ça s'est pas du tout passé comme prévu. je le sentais, je sentais qu'il était coincé et que comme j'étais allongée, il ne pouvait pas s'engager vers la sortie alors effectivement je vous ai dit que ça ne s'était pas passé comme prévu c'est vrai puisque allez peut-être une semaine avant mon renforcement j'ai perdu deux personnes de ma famille dont la personne qui m'a élevée toute mon enfance donc ma production d'ocytocine c'était même pas la peine j'en avais quasiment pas d'ocytocine, plus le stress de me dire ça se trouve je vais accoucher je pourrais même pas aller à l'entarement Plus les personnes qui nous appellent pour les organisations, est-ce que ça va, est-ce que machin, est-ce que truc, quel enterrement, machin, les trucs. Voilà, bref, c'était le stress total. Même à l'hôpital, on m'appelait, pour vous dire. J'arrive donc à l'hôpital pour un rendez-vous de contrôle. On me dit, ah, mais on dirait que t'as percé la poche des os. Je dis, ah bon, pourtant, j'ai rien senti. Enfin, y a rien, quoi. Donc, on me dit, vu que t'as percé la poche des os, on va faire un test. Si le test, il s'avère positif, on te met des antibios. Mais en fait, moi, quand j'ai fait mon projet de naissance, la première chose que j'ai dit, c'est que je ne voulais pas de perfusion, je ne voulais pas d'antibiotes. Et là, on vient, on veut mettre des antibiotes. Donc déjà, j'étais énervée. Surtout qu'en plus, je n'étais même pas sûre qu'on m'ait percé la poche des autres. Elle me dit, oui, il y a des marges d'erreur, mais bon, je préfère, c'est comme ça. C'est pour ça que là, je me dis dans ma tête, je dis, oh, vas-y, j'aurais trop dû accoucher à la maison. On ne m'aurait pas soumis, j'aurais fait ce que je voulais. Là je suis à l'hôpital, maintenant on vient me casser la tête. Bref. Donc on me met le truc dans le bras là qui me fait 100 fois plus mal que les contractions. On me dit, écoute, maintenant, il va falloir que tu accouches. Parce que si tu n'accouches pas dans tant d'heures, on sera obligé de te déclencher. Et moi, je sais très bien que quand on donne des cachets de déclenchement, ça fait super mal. Ce n'est pas l'accouchement de rêve que j'ai vécu pour ma première fille. Vous imaginez le stress, le stress que ça peut être. C'est quoi l'ennemi de l'ocytocine ? C'est le cortisol, c'est l'hormone du stress. Et là, je vais accoucher, donc déjà que j'ai la tristesse du décès, les gens qui m'appellent, qui font les histoires et tout pour l'enterrement. Plus on me dit, dépêche-toi d'accoucher, parce que sinon on va te donner des cachets, tu vas souffrir. Et en plus, on me dit, on va te faire un monitoring, tu ne pourras pas bouger. Super, tout ce qui est contradictoire à une naissance physiologique. Super, mon projet de naissance qui tombe à l'autre. Bien sûr, évidemment, j'essaye. Je prends de l'homéopathie. Je me dis peut-être que dans la nuit, ça va fonctionner. Les contractions naturelles commencent à arriver. Je sens que ça arrive et tout. Mais j'avoue que je suis quand même un peu fatiguée. J'ai envie de dormir. Donc là, je m'endors. Et le lendemain arrive. Et on me dit, les contractions, elles ne sont pas arrivées. Donc, on va vous déclencher. Donc là, je prends les cachets. Je me dis, vas-y, c'est foutu pour moi. Foutu pour foutu, allez. donc on me donne les cachets, tout ce que je veux pas On m'allonge sur un lit pendant deux heures. On me dit « bon, c'est un monitoring de deux heures, vous vous allongez là. Surtout, vous ne bougez pas, parce que sinon, on ne peut pas suivre les mouvements de votre bébé. Et peut-être après, vous pourrez aller marcher un peu. » « Ok, super. » Donc, on me donne les cachets. Au début, ça fait mal vite fait. Après, la douleur s'intensifie et s'intensifie. Et là, je dis « what the fuck, c'est quoi ce truc-là ? » Je vais mourir là. enlevez-moi ce truc, j'ai besoin de bouger. Donc elle vient me voir, elle me dit « Ah ouais, je vais regarder, est-ce que vous êtes dilatée à combien ? » La dilatation, elle ne se fait pas du tout, never. Il n'y a rien qui s'ouvre, tout est fermé. Donc je souffre, mais en plus pour rien. Donc vous imaginez le stress. Donc après, je vais marcher, ça me soulage un petit peu, je bouge, machin. Mais la douleur, elle est encore plus intense. On me dit « Bon, on va vous remettre deux heures de monitoring. » Je dis « Mais attends, mais ils ne sont pas sérieux. Mais je ne vais pas tenir là deux heures sans bouger sur un lit avec un truc sur mon ventre. Ça, ce n'est pas plus lumière de l'hôpital, lumière à fond. Ce qui n'est absolument pas naturel ni physiologique pour le corps. Donc on me met ce monitoring. Et là, je peux vous dire que j'ai supplié pour qu'on m'anesthésie, qu'on me mette l'apéridural. Et on ne voulait même pas me mettre l'apéridural. Parce que je n'étais pas dilatée et que l'apéridural allait ralentir le travail. Mais je vous garantis que les douleurs du médicament, là, ce n'était pas du tout naturel. Ce n'était pas les mêmes douleurs qu'il y a eu pour ma première fille. Alors que je n'étais pas du tout dilatée. Mais voilà, on me l'a mis quand même. parce qu'à la fin, j'en pouvais plus. Vraiment, j'en pouvais plus. J'étais toujours pas dilatée. À la fin, on me dit, bon, puisque ce médicament-là, il marche pas, on va vous mettre de l'ocytocine, vu que maintenant, vous êtes sous péridurale. Et là, on me met l'ocytocine, même si elle est de synthèse. Mais je peux vous garantir qu'en l'espace de 10 minutes, je suis passée d'une ouverture de 2 à 10. Donc c'était vraiment un problème d'ocytocine, de stress. Et par contre, j'ai eu énormément de chance, parce que dans mon malheur de péridurale, de souffrance, d'accouchement chimique, j'ai eu un très très bon dosage de la péridurale Ce qui fait que là, j'ai senti mon bébé passer et je l'ai vu. Et là, je l'ai vu et on me l'a donné. Et là, je lui ai fait sa tétée d'accueil. Et je peux vous garantir que l'allaitement, il ne s'est pas du tout passé comme la première fois. Et en fait, je trouve que d'un côté, j'ai eu de la chance dans mon malheur. Mais de l'autre, je me dis franchement quand même, j'en ferai bien un troisième. Juste pour pouvoir accoucher naturellement. Donc voilà. c'était pour vous expliquer, pour vous raconter mes histoires d'accouchement, les hormones et pour vous dire, franchement, vous n'avez pas encore eu d'enfant, ne stressez pas en fait n'écoutez pas les gens, ne regardez pas la télé écoutez votre corps, écoutez vos envies, renseignez-vous sur votre physiologie, devenez responsable et acteur de votre santé avant de confier votre santé à des gens que vous ne connaissez pas vous seul pouvez savoir ce qui vous arrive et voilà, sur ce, je vous souhaite de passer une excellente fin de journée excellente fin de semaine Je vais avoir un enregistrement prévu normalement dans quelques jours avec une énergéticienne qui est top. J'ai hâte de vous la présenter. J'ai hâte que vous entendiez parler d'elle parce qu'elle est vraiment extra. Et sur ce, je vous souhaite de passer une excellente fin de journée et à bientôt pour un nouvel épisode.