- Speaker #0
Bienvenue sur Glolistica, le podcast qui éclaire votre chemin vers une santé optimale et un bien-être profond. Je suis Gaëlle, naturopathe spécialisée en santé hormonale féminine et en écoute du corps. Chaque semaine, je vous partage mes découvertes, mes réflexions, et je vous emmène à la rencontre de professionnels inspirants qui vous dévoileront leurs secrets rayonnés de l'intérieur. Bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans Glolistica, votre rendez-vous bien-être où nous explorons ensemble les liens entre le corps et l'esprit. Je suis Gaëlle, naturopathe spécialisée en somatisation du corps et en santé hormonale féminine, et je suis ravie de vous proposer un nouvel épisode qui, je l'espère, vous apportera des clés pour mieux comprendre votre corps et ses messages. Aujourd'hui, nous allons parler d'un sujet qui nous touche toutes et tous à un moment donné, la somatisation. Ce moment... où notre corps exprime ce que nos émotions et notre esprit ne parviennent pas toujours à dire à haute voix. Ces tensions, ces douleurs, ces mots que l'on ressent dans notre chair, mais qui trouvent souvent leur origine dans nos émotions refoulées. Pour m'accompagner dans cet épisode, j'ai le plaisir d'accueillir Roxane Aveuzard, sophrologue. Ensemble, nous allons explorer comment la sophrologie peut nous aider à décrypter ces fameux signaux du corps, à les comprendre, et surtout à les apaiser. Bienvenue à toi Roxane et merci d'avoir accepté mon invitation.
- Speaker #1
Merci à toi Gaëlle de me donner l'occasion de pouvoir discuter avec toi.
- Speaker #0
Mais je t'en prie. Avant de rentrer dans le vif du sujet, j'aimerais qu'on prenne un instant pour poser les bases. La sophrologie, pour ceux qui ne la connaissent pas encore, c'est une méthode douce, un vrai voyage intérieur. Je suis convaincue que beaucoup de nos auditeurs seront surpris par les possibilités qu'elle offre pour mieux comprendre. la somatisation mais je vais te laisser nous en dire un petit peu plus est ce que pour démarrer ce que tu pourrais te présenter un petit peu et puis nous expliquer avec tes mots ce qu'est la sophrologie et comment elle peut aider à comprendre et à traiter la somatisation du corps ok
- Speaker #1
alors bah écoute comme tu l'as dit je suis roxane je suis sophrologue mais je me définis plus en tant que sophro thérapeute c'est à dire que je J'ai une vision d'ensemble, une boîte à outils avec plein d'outils dedans. Et mon principal outil, c'est donc la sophrologie. J'exerce maintenant depuis plus de cinq ans au cabinet et puis je fais aussi des séances de groupe. La sophrologie, qu'est-ce que c'est ? Déjà, qu'est-ce que ça veut dire ? C'est l'étude de l'harmonisation de la conscience. En gros, ça veut dire quoi ? Ça veut dire que par le biais de la conscience, on va tenter d'harmoniser le corps et l'esprit. La sophrologie c'est une méthode psychocorporelle, donc les deux, on retrouve le corps et l'esprit. Et donc on utilise les deux, le corps et l'esprit, et on va pour ce faire utiliser des exercices de type respiration. On va passer aussi par des méthodes de contraction et décontraction musculaire, qu'elles soient induites par l'esprit ou par réellement des mouvements physiques, et aussi beaucoup de visualisation mentale. dans le but de rechercher à trouver le bien-être et libérer surtout son potentiel dans un but thérapeutique. Mais même, je vais aller un petit peu plus loin dans un but un peu presque de philosophie de vie. C'est quelque chose qu'on peut s'appliquer et pérenniser dans le temps et dans sa vie pour vraiment se mettre à l'écoute de son corps pour pouvoir s'entendre. Parce que pour moi, c'est ça la base de la sophrologie, s'écouter et s'entendre par le biais de son corps, entre autres.
- Speaker #0
D'accord, donc en fait la sophrologie, on peut la faire soi-même à la maison et toi tu es là pour nous l'apprendre, c'est ça ?
- Speaker #1
Exactement, en fait le sophrologue est là pour déjà proposer et offrir un cadre, un cadre sécurisant et accueillant où la personne qui vient peut se permettre et s'autoriser d'être qui elle est. Et en plus, après au fur et à mesure des séances, donner des outils, des exercices et l'objectif, en tout cas mon objectif à moi, c'est de donner tous les outils et les moyens pour que la personne qui vienne me voir soit complètement autonome dans la prise en charge de son bien-être. C'est vraiment ça mon objectif.
- Speaker #0
D'accord. Est-ce que tu pourrais nous expliquer un petit peu comment se passe une séance de sophrologie ?
- Speaker #1
Bien sûr. Alors, encore une fois, je vais souvent dire pour moi, parce que dans ma vision des choses, il y a autant de manières de pratiquer la sophrologie qu'il y a de sophrologues. On est tous différents. Donc, toute notre histoire vient, qu'on le veuille ou non. introduire dans notre pratique. Mais en gros, les séances se déroulent souvent de la même manière, c'est-à-dire que le premier rendez-vous est toujours un peu plus long, ce qui donne l'occasion de faire ce qu'on appelle l'anamnèse, la découverte de la personne qui vient nous consulter. et en même temps la personne qui nous consulte à cette occasion aussi de nous découvrir nous dans notre manière de fonctionner. Est-ce que ça lui convient ? Comment je propose les choses est en adéquation avec ce dont cette personne a besoin ? Donc il y a un temps d'échange où je vais poser plein de questions à cette personne, lui faire dérouler que ce soit sa vie, que ce soit ses symptômes. Parfois elle a des idées très précises de ce qu'elle vient exprimer, ce qu'elle a envie de mettre en avant pendant la séance. et parfois ça parle dans tous les sens, mais c'est aussi ça qui est riche, c'est pour me donner une vision d'ensemble. Et après, à partir de ça, quand la problématique est définie, on va mettre en place des exercices pour pouvoir mettre en place un protocole pour essayer de venir, alors péter, moi je n'aime pas ce terme parce qu'on n'est pas médecin, mais en tout cas pour venir donner les clés et les outils, comme je l'ai dit, avec le biais d'exercices et de protocoles pour que la personne se prenne en charge dans son bien-être. Voilà. Et ensuite, il y a toujours, à la fin de la séance, un petit échange sur le retour. On appelle la somatisation, la sophronisation, l'étude du corps de ce qui s'est passé. Est-ce que la personne a envie de verbaliser quelque chose ou non ? Toutes les personnes sont différentes. C'est pour ça que je fais du sur-mesure. Voilà.
- Speaker #0
D'accord. Donc, au niveau des techniques, tu vas avoir plusieurs techniques pour travailler avec les personnes.
- Speaker #1
Et tu t'adaptes.
- Speaker #0
Comment est-ce que ça se passe un petit peu pour les personnes qui... qui ne connaissent pas, qui n'auraient jamais pris rendez-vous, en fait, chez un sophrologue, qui ne savent pas comment une séance se déroule, mais qui seraient intéressés, mais qui auraient envie d'en savoir un petit peu plus sur les techniques proposées.
- Speaker #1
Alors, il y a plusieurs techniques. Par contre, ce qu'on va retrouver systématiquement dans les techniques, et ça, ce n'est pas qu'en sophrologie, mais c'est vraiment dans beaucoup d'aspects. On va le retrouver aussi dans le yoga, dans l'hypnose. Je sors un peu de la question, excuse-moi. Mais c'est vraiment la respiration. La respiration, c'est le point d'entrée. Parce que c'est le moment où tu vas temporiser et connecter avec ton corps. Donc déjà, la première chose qu'on va faire quand on est dans une première séance, c'est déjà apprendre à connaître sa respiration. Il faut savoir qu'on est dans un monde où on vit à 3000 à l'heure et que du coup, 80%, 90% des adultes, même des gens d'une manière plus générale, ne savent pas respirer. Donc déjà, la base, c'est de revoir la respiration. c'est quoi une respiration et comment elle fonctionne. Et ensuite, par le biais de mouvements, où on va parfois induire des mouvements physiques, on ne parle pas de sport, mais c'est certaines contractions musculaires, certains mouvements qu'on va combiner avec la respiration, par le biais d'inspiration, rétention, je garde l'air, expiration, j'expire mon air, certains mouvements et on va y introduire des visualisations. On va pouvoir faire ce genre de protocole, ou alors des protocoles beaucoup plus passifs. où là on va faire ce qu'on appelle la sophronisation de base, c'est-à-dire le scan du corps pour induire une détente, que ce soit juste dans la visualisation ou par le biais de contractions et décontractions musculaires, pour permettre, une fois que la détente est installée, de mettre des protocoles en place pour venir travailler sur un tas de choses. Un exemple, un protocole pour le sommeil, pour la gestion de la douleur, ou même simplement pour une meilleure gestion du stress. C'est quelques exemples.
- Speaker #0
D'accord. Et lorsque tu perçois qu'il y a un problème au niveau de la somatisation, comment est-ce que tu fais pour pouvoir le traiter ?
- Speaker #1
Alors déjà, ce qui est important dans la somatisation, c'est la prise de conscience. Si tu me permets, je vais essayer de définir en quelques mots ce que c'est pour moi la somatisation. Bien sûr. C'est un processus inconscient qui va permettre de transformer... les difficultés ou les problématiques qu'on peut rencontrer, peu importe la nature relationnelle, familiale, financière, ce que tu veux. Et en fait, peu importe leur nature, mais elle va se transformer en troubles fonctionnels physiques. Ça veut dire quoi ? C'est-à-dire, elle va se transformer en mots, M-A-U-X, des douleurs, des gènes, des symptômes. On va pouvoir retrouver plein de choses, un trouble de la peau, du désordre du système digestif, des troubles du sommeil, comme j'ai dit. tout à l'heure. Et parfois même, quand on est poussé et que ça dure dans le temps, ça peut donner lieu à des maladies psychosomatiques, où là, vraiment, il y a une incidence physiologique. En fait, la somatisation, c'est quoi pour faire synthétique ? C'est le moyen qu'a le corps pour exprimer le fait que dans notre vie, quelque chose se passe et avec lequel on n'est pas forcément aligné, on n'est pas forcément en adéquation. Et ça passe systématiquement de manière consciente.
- Speaker #0
D'accord, donc la prise de conscience, c'est déjà un pas vers la guérison.
- Speaker #1
Clairement, à partir du moment où je prends conscience de ce qui se passe à l'intérieur de mon corps, de ce qui se passe, c'est déjà une première étape. Parce que c'est quoi ? C'est le mécanisme. Ok, je ralentis. Qu'est-ce qui se passe à l'intérieur de mon corps ? Qu'est-ce qui se passe ? Pourquoi j'ai tel ou tel symptôme ? J'ai une accumulation de symptômes. Peut-être, ok, c'est le stress parce que c'est quelque chose qui revient, mais qu'est-ce qui se cache derrière ? Et si je prenais un temps pour me mettre à l'écoute de mon corps ?
- Speaker #0
Est-ce que tu rencontres des personnes qui ont tendance à beaucoup plus somatiser que d'autres ?
- Speaker #1
Alors, oui, il y a énormément de personnes qui somatisent plus. Déjà, toutes les personnes... qui par nature ont un terrain anxieux. Ce sont des personnes qui vont plus facilement avoir des symptômes. Et ça peut peut-être aussi paraître assez surprenant, mais il y a beaucoup de sportifs. On pourrait penser qu'un sportif connaît et est très à l'écoute de son corps, mais le sportif est très à l'écoute de son corps physiquement, sportivement, j'ai envie de dire. Il va connaître son corps douleur et il va connaître son corps dans une réussite physique, une prouesse technique, un dépassement de soi. Mais du coup, il ne connaît pas son corps dans ce que son corps veut lui dire. Il y a beaucoup de personnes qu'on appelle des personnes des têtes sans corps, c'est-à-dire qui sont beaucoup ancrées dans le mental. C'est ce qu'on retrouve beaucoup, des personnes consciences, qui vont être constamment dans leur tête. dans leurs pensées, leurs ruminations, beaucoup de scénarios catastrophes. Et du coup, ils sont coupés de leur corps. Ils ne sont plus que dans leur mental. Et du coup, le corps, lui, il existe. Il a envie de dire, je suis là, écoute-moi, j'ai des choses à te dire. Et du coup, pour se faire entendre, c'est sa manière un peu de nous envoyer un SMS. Et bien voilà, il va déclencher des mots et des symptômes pour qu'on se mette... à l'écoute. Et par contre, après, c'est qu'est-ce qu'on en fait.
- Speaker #0
Et toi, tu es là pour en faire quelque chose.
- Speaker #1
C'est ça. Alors, déjà, la première chose, c'est d'essayer de faire prendre conscience à ces personnes, qu'elles ne sont pas qu'une tête ou qu'elles ne font pas que la problématique qui les amène, et déjà d'en prendre conscience. Ok, je ralentis. Là, quand je suis au cabinet, quand je suis dans mon rendez-vous, c'est moi avec moi-même et je me coupe. Je ne suis là que pour moi. Je me mets à l'écoute de mon corps. Qu'est-ce qui se passe dans mon corps ? Pourquoi c'est si compliqué pour moi de me détendre et de me relâcher ? Les injonctions de il faut lâcher prise il faut bien être ok, ok. Mais si c'était si simple, on n'en serait pas là. Si c'était si accessible facilement, on n'en serait pas là. Et ensuite, ok, je me mets à l'écoute de mon corps, de mes symptômes. Et qu'est-ce qui m'apprenne mes symptômes ? Par exemple, mon ventre est ballonné. Ok. Mais là, je fais un peu quelque chose de synthétique, mais c'est peut-être pour éclairer un point de vue un peu plus…
- Speaker #0
Très intéressant.
- Speaker #1
Exactement, un peu plus accessible. Par exemple, je suis très ballonné. Dans ma vie, qu'est-ce qui me gonfle ? Ok. Et quelle est l'incidence que ce symptôme va pouvoir m'expliquer, me mettre en lumière ? Par exemple, ça c'est quelque chose qui m'est arrivé, j'avais une compétition. Je me préparais depuis un moment, mais je sentais que j'avais une petite crainte, mais j'étais sûre de moi et puis j'avais envie de trouver. Et comme par hasard, deux jours avant la compétition, bêtement, je me fais une entorse. Mais une entorse, alors tu vas dire oui, mais c'est quelque chose de physique. Ok, mais sur un mouvement aussi anodin soit-il. Ok, qu'est-ce que cette entorse m'a empêchée de faire ? Elle m'a empêchée d'avancer, elle m'a empêchée d'aller de l'avant et elle m'a empêchée de réaliser ça. Tout ça pour dire que parfois les symptômes nous donnent des messages, mais on ne nous a pas appris à les lire, à les traduire. Et je ne dis pas forcément toujours aussi, c'est pour donner un éclaircissement.
- Speaker #0
Et une petite question, quelqu'un qui aurait des problèmes d'immunité, qui ne se sent pas forcément bien dans son milieu, dans son ambiance de travail, et qui tombe tout le temps malade. Est-ce que toi, tu aurais la clé de comment le décrypter par rapport à ce que tu viens de nous dire précédemment ?
- Speaker #1
Alors, c'est un super exemple sur l'immunité. Au début, je pensais que tu allais justement me parler des maladies auto-immunes. Donc là, c'est encore autre chose. Mais il y a une clé de l'immunité dans la vie de tous les jours. Alors, j'ouvre le champ, il n'y a pas une clé. Et je pense que là, en tant que naturopathe, tu vas être d'accord avec moi, il y a plusieurs clés. En effet, ça, tu connais encore mieux. donc moi, l'alimentation, le rythme de vie. Mais déjà, encore une fois, clairement, c'est la prise de conscience. J'observe. En fait, c'est comme si, je ne sais pas, tu devais raconter la scène à quelqu'un ou, je ne sais pas, à la police parce qu'il s'est passé quelque chose. Si tu n'as pas observé ce qui s'est passé autour de toi, tu ne peux pas dire j'ai entendu dire qu'il s'est passé quelque chose, mais je suis incapable de le raconter Eh bien, là, c'est la même chose. Je me mets à l'écoute de moi. Je tombe régulièrement malade, je suis tout le temps fatiguée. Donc, ça, c'est le constat que je fais. Ok, si j'ouvre mon constat, qu'est-ce qui se passe dans ma vie en ce moment ? Est-ce que j'ai un rythme de vie effréné ? Est-ce que je me repose assez ? Est-ce que dans ma vie professionnelle, je suis satisfaite ? Non. Pourquoi je ne suis pas satisfaite ? Parce qu'on met trop de pression ? Parce que je ne me sens pas à la hauteur ? Parce que mon métier ne me convient pas ? Ok, une fois que j'ai cette information, qu'est-ce que j'en fais ? Par exemple, mon métier me convient, mais j'ai trop de pression. Alors, est-ce que... c'est l'endroit dans lequel j'exerce qui ne me convient pas ou ne me convient plus ? Est-ce que c'est la manière de faire qui ne me convient pas ? Ou alors, c'est que je n'ai pas de balance équilibrée ? C'est-à-dire que dans la vie, pour reprendre l'exemple du travail, il faut un équilibre. Donc, je peux me donner à 100% dans mon travail, voire à 200%, et m'épuiser si je n'ai rien pour recharger. C'est comme un téléphone, si je l'utilise en permanence et que je ne mets pas… chargé, du coup je n'ai pas de batterie. Pour un être humain, pour une personne comme nous, le chargeur et la batterie, elle va venir se nourrir par l'alimentation, par le repos, mais aussi par qu'est-ce qui m'anime, qu'est-ce qui me rend heureux. Par exemple, je ne sais pas, ça peut être quelque chose de créatif, ça peut être sortir, me retrouver dans la nature. Est-ce que ces choses qui m'alimentaient et qui me rendaient heureuse, je les fais toujours ? Oui, non. Pourquoi ? Parce que j'ai plus le temps, parce que j'ai trop de travail et que je suis fatiguée. Ok, mais c'est un cercle visuel. Je ne peux pas remplir une tasse qui est déjà pleine. Et je ne peux pas la remplir de positif ou de négatif. Donc, il y a un trop-plein.
- Speaker #0
C'est vraiment pas sûr.
- Speaker #1
Dans le stress, parce que je reprends le stress, parce que c'est quelque chose qu'on connaît de plus en plus, il y a trois étapes. Les trois étapes qu'on va pouvoir retrouver, elles vont venir se présenter de cette façon-là. La première étape, c'est la phase d'alarme. Je sens que dans mon corps, il se passe quelque chose pour me donner une indication que quelque chose dans ma vie ne me convient pas forcément. Mais voilà, je l'entends. C'est un peu comme je toque gentiment à la porte, tout doucement comme ça. Et ensuite, il y a la deuxième phase qui rentre, c'est la phase d'adaptation, la phase de résistance. où je sais qu'il y a quelque chose, j'ai des symptômes, mais je vais continuer à lutter. Par exemple, je me rends compte que je suis toujours malade, mais ce n'est pas grave, c'est comme ça, ça va passer. Qu'est-ce que je peux y faire ? Et à un moment donné, il y a la dernière phase. Cette phase, c'est quoi ? C'est la phase d'épuisement. Mon corps ne peut plus me permettre, mon corps n'est plus en capacité de s'adapter, et donc du coup, me donne des symptômes, voire des maladies psychosomatiques, pour me dire Ok, tu n'as pas su entendre les signaux. je vais faire en sorte que tu ne sois plus en capacité de faire autrement que de les entendre. Dans le développement personnel, on parle de la technique de la plume, de la pierre et du camion. En gros, c'est les trois niveaux d'intensité que ton corps t'envoie pour te dire Oh, je suis là, il y a quelque chose qui ne va pas, tu ne m'écoutes pas. Ok, je vais te faire en sorte que tu m'entendes, que tu n'aies pas d'autre choix.
- Speaker #0
Ah ouais, je ne connaissais pas du tout.
- Speaker #1
Et il y a même deux psychiatres, je crois que c'est des psychiatres américains, je ne suis pas sûre, Thomas Holmes et Richard Raé, je ne sais pas comment ils se prononcent, pardon, qui ont établi une échelle subjective d'évaluation d'événements qui génèrent du stress dans la vie. Et de mémoire, je crois que les deux premiers, les plus forts, c'est la perte de ton conjoint et le divorce. Ah ouais. Comme quoi, ça peut être très aléatoire, mais il y a plein de choses. Et qu'un changement de travail ou juste un déménagement, des choses plutôt anodines, on va dire, qui sont importantes, mais qui ne sont pas anodines, on ne peut pas, sur le même équilibre, la faire de ton conjoint. Mais c'est autant d'éléments qui vont venir générer du stress, et c'est l'accumulation. Tu charges, tu charges, tu charges, et à un moment donné, ton corps, il n'a plus de... Il n'a plus de réponse.
- Speaker #0
Tout à fait. Qu'est-ce que tu pourrais nous dire ? Qu'est-ce qu'on peut risquer si on reste dans cette phase où on est malade, mais on ne change pas cette situation, on décide d'ignorer cette phase ?
- Speaker #1
Alors, il y a plusieurs choses. Il y a des personnes qui vont pouvoir rester comme ça toute leur vie et qui vont être dans l'adaptation au long cours et qui vont, de temps en temps... malade ou pas faire attention et il y a des gens qui vont réussir à passer entre guillemets entre les mailles du filet et s'adapter. Il y a ce genre de personnes et il y a parfois d'autres personnes pour qui là ça va être plus compliqué parce que malgré les OVL et le fait de dire qu'il n'en est pas à l'écoute, le corps lui va décider de comme je te l'ai dit de faire autrement et de te dire il n'y a pas le choix et ça peut induire des maladies donc on a parlé de maladies psychosomatiques mais ça peut même induire des maladies beaucoup plus importantes et avec des conséquences beaucoup plus fortes. Aujourd'hui, il y a des études, les médecins, la médecine, qui s'ouvrent et je suis extrêmement contente qui permettent vraiment de mettre en avant que il y a certains cancers, certains ulcères ou ce genre de choses, des parties du corps qui se nécrosent ou au niveau des intestins parce que voilà, c'est pas facile. forcément le sujet d'aujourd'hui, mais il y a un grand lien entre les intestins et le cerveau. C'est le deuxième cerveau, voire que peut-être... Il y a des études qui montrent qu'on retrouve des cellules communes entre le cerveau et les intestins. C'est-à-dire que si, à un moment donné, il y a vraiment quelque chose qui nous pousse à nous mettre à l'écoute de notre corps et qu'on ne le fait pas, il y a une possibilité, ce n'est pas quelque chose d'avéré, mais il y a une possibilité que ça induise certaines maladies et même certains cancers. Alors attention... pas en train de dire qu'une personne qui a un cancer, c'est de sa faute, elle ne s'est pas mis à son écoute. Ce n'est pas ça. Mais ça peut favoriser.
- Speaker #0
Je pense à un exemple de personnes qui, par exemple, n'auraient pas forcément digéré une situation et qui auraient développé un cancer du foie et des organes visicules biliaires.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
Le fait de ne pas digérer des situations.
- Speaker #1
C'est exactement ça. C'est exactement ce que je disais tout à l'heure. Là, c'est vraiment l'étape d'après. C'est les troubles du système digestif. Qu'est-ce qui me gonfle ? Qu'est-ce que je n'ai pas digéré ? Qu'est-ce que j'ai peur de lâcher ? De quelle partie de moi j'ai peur de me séparer, même si elle ne me convient pas aujourd'hui ? Encore une fois, tout ça, c'est à prendre avec recul et avec des pinces. Mais c'est ces pistes qui permettent de se dire C'est une lecture qui s'offre à moi, qui peut me donner des pistes pour adapter. Parce que le stress, ça veut dire quoi ? Ça veut dire tendre, stressé. Ça veut dire serré, c'est ce qui se passe dans le corps. Et le stress, il naît d'une demande d'adaptabilité. C'est une réponse à il se passe quelque chose, donc du coup mon corps se met en adaptation à quelque chose Et du coup, ça crée des mécanismes, des fonctionnements. pas rentrer dans les façons de réagir des différents stress, mais des agents stresseurs. Mais c'est ça, le stress, c'est parce que mon corps doit s'adapter, ça me demande une réaction.
- Speaker #0
Et selon toi, pourquoi est-ce que la somatisation, c'est devenu un phénomène aussi courant dans nos vies modernes ? Parce que c'est vrai qu'avec le travail et lorsque l'on habite en ville, est-ce que tu vois des facteurs ? comme le stress, les émotions refoulées ou même les traumas, jouer un rôle central ?
- Speaker #1
Ah mais clairement, évidemment, plus qu'évidence. Il y a deux choses. La première, c'est la société dans laquelle on vit, le rythme effréné dans lequel on vit, la consommation, toujours plus. Pareil, les réseaux sociaux. Mais au-delà des réseaux sociaux, c'est la... mais en même temps, c'est aussi efficace positivement. Mais on se sert aujourd'hui d'Internet pour accéder à n'importe quelle information en deux secondes. Et donc, du coup, on est sur sollicité, tout est accessible, on a 12 000 infos à la seconde. On est dans un tourbillon permanent d'informations, qu'elles soient positives ou négatives. Et quand je parle d'informations, je ne parle pas forcément que des informations. Du type, ça relève ce qui se passe dans le monde ou dans la ville d'à côté. C'est vraiment sur tout, on entend tout et n'importe quoi. Et sur les sollicitations de tout ce qui se passe dans la vie. Plus il se passe réellement dans notre propre vie, il n'y a pas de moment de temps de pause. Notre corps n'est jamais au repos, ni au repos 100% physique, mais même notre esprit toujours dans la sur-sollicitation. Ça, c'est la première chose où il n'y a pas de temps de pause. Et on en revient à ce que je disais tout à l'heure sur le portable qu'on ne charge pas. Ou alors, à défaut, qu'on charge trop, qu'on laisse toujours sur le chargeur. Et à un moment donné, il se passe quoi ? Si je laisse toujours mon téléphone chargé, la batterie ne tient plus. C'est le même phénomène dans l'autre sens.
- Speaker #0
Le secret, c'est de revenir à l'instant présent.
- Speaker #1
En fait, c'est exactement ça. C'est une notion d'équilibre. Ce n'est pas parfait. On ne pourra jamais… Il n'y a qu'un seul Bouddha. On ne pourra jamais être tout le temps dans le moment présent, dans l'accueil. Il y a des moments où on n'est pas en capacité de le faire. Et on a beau être le meilleur sophrologue ou le meilleur bouddhiste ou la personne la plus zen du monde, c'est pas possible, donc il y a toujours des moments où ça va revenir et c'est pas ça qui est important l'important c'est l'équilibre un funambule qui marche sur son fil, il n'est pas comme un piquet il a des moments où il vacille et le fait de revenir au moment présent et si tu me permets, t'as abordé autre chose t'as parlé des émotions notamment du soufflé et des traumas une émotion c'est quoi ? c'est une réponse à un stimuli extérieur c'est quelque chose qui est en réponse à l'extérieur... qui est en action à l'extérieur, qui va venir générer une émotion chez moi et qui va venir me donner, elle aussi, une information. Par exemple, la colère, c'est une émotion qu'on n'aime pas, mais qui est pourtant saine, au même titre que toutes les autres, quand elle est équilibrée. Cette colère, elle va venir me donner une information, par exemple, que mes limites que j'ai posées ont été dépassées ou franchies, que je ne me sens pas respectée. Bien souvent... je pense que derrière la colère, il y a de la peur. La peur, elle, elle va me dire, la situation dans laquelle tu es te fait ressentir du danger, mets-toi en protection. Que le danger soit réel ou non, je parle vraiment de ce qu'on ressent à ce moment-là. Et toutes ces émotions vont venir nous donner une information. Si je ne les écoute pas, elles n'ont pas le lieu de s'exprimer. C'est comme un enfant. Un enfant qui a besoin d'attention et d'être entendu. Ça doit te parler, l'image de dire, l'enfant qui dit hé, hé tu ne le regardes pas tu ne l'entends pas il continue lui il est capable de faire ça jusqu'à ce que tu lui donnes l'attention tu le regardes oui qu'est-ce qu'il se passe ? ah oui il est beau ton caillou et lui il t'a montré ton caillou et il est content et il repart jouer avec autre chose mais sans besoin d'être entendu à un moment donné pour que son caillou il est merveilleux il a été entendu l'émotion c'est la même chose ça ne veut pas dire que si tu écoutes toutes tes émotions tout ira bien dans ta vie non mais par contre ça permettra de les réguler Et si tu les étouffes, si tu ne les écoutes jamais, au bout d'un moment, ça gronde, ça gronde, ça prend de la place. Et du coup, tu es complètement coupé. Parfois même, je revois des personnes qui sont incapables de reconnaître telles ou telles émotions dans leur corps.
- Speaker #0
D'accord. Du coup, toi, tu ferais partie de quelle école ? Est-ce que tu... fais partie de l'école qui dit, bon, laissons parler nos émotions. Si on a besoin de pleurer, on pleure. Si on a besoin de rigoler, on rigole. Si on a besoin de se mettre en colère, on se met en colère. Ou est-ce que tu fais partie de cette école de personnes qui dit, observe ton émotion et ensuite, tu réagis si besoin ?
- Speaker #1
Je dirais que je suis les deux écoles. J'ai une nuance, ce n'est pas une réponse de Suisse. Mais c'est plus que, pour moi, ça dépend du cas et ça dépend de ton... besoin, encore une fois, c'est de te mettre à l'écoute. Est-ce que tu sens qu'à ce moment-là, ton seul besoin, c'est de laisser passer l'émotion parce que tu sens qu'elle a besoin de s'exprimer ? Tu peux aussi l'expérimenter parce que la meilleure manière pour moi de savoir qu'est-ce qui te correspond, c'est de l'expérimenter. Est-ce que j'ai besoin à ce moment-là de laisser passer mon émotion, qu'elle s'exprime, pleurer, crier, l'évacuer dans la situation dans laquelle je vis ? Déjà de la reconnaître.
- Speaker #0
Ok. Du coup, si je la reconnais, elle me donne quoi comme information ? Si je ressens de la peur, est-ce que j'arrive à identifier de quoi je pourrais avoir peur ? Quel scénario est en train de se jouer à l'intérieur de moi pour que j'ai peur ? Je ne pense pas, mais c'est encore une fois selon moi, je ne parle qu'en mon nom, je ne pense pas qu'il y ait une seule manière de dire les choses. Je pense que ça dépend. Je pense qu'il y a des émotions qui ont besoin d'être... extérioriser juste pour vider, comme je parlais de vider la tasse, comme quand je vais faire du sport, je décharge physiquement ma tension, là, ça s'exprime, que ce soit par des pleurs, mais comme la loi, parce qu'on parle d'émotions. En fait, les émotions, elles sont vécues de manière positive ou négative, mais en soi, elles sont toutes... C'est l'implication émotionnelle qu'on y met, si elle est positive ou négative, au même titre qu'un événement.
- Speaker #1
Après, c'est vrai que je trouve que c'est... plus difficile de faire un choix par rapport à ça parce qu'il y a des émotions qu'on peut laisser sortir en fonction de notre environnement. Tu vois, par exemple, au travail, tu vas avoir plus facilement du mal à te mettre en colère, ce sera beaucoup moins confortable. Donc peut-être que tu vas essayer plutôt de l'observer alors que si tu es dans ta famille, tu auras plus de facilité à te mettre en colère.
- Speaker #0
Oui, c'est vrai aussi, c'est un angle. que je n'avais pas évoqué, mais c'est vrai que je suis d'accord avec toi. Et aussi, au-delà de qu'est-ce que je m'autorise et qu'est-ce qui est autorisé que je fasse, on est d'accord que si je suis au travail, que je sens que mon émotion, qu'il faut qu'elle sorte, que je me la crie, je ne suis pas sûre qu'en réunion, ce soit forcément possible de le faire. Et ça s'entend et ça se comprend. Mais c'est de se dire, le moyen, si je ne peux pas l'exprimer, comme tu l'as dit, je l'observe. Je l'observe et je la note. Mais je ne la bafoue pas, je ne l'éteins pas. Je la mets de côté, je l'observe parce qu'elle me donne une information et je peux y revenir plus tard. Est-ce que je sens que j'ai besoin de l'extérioriser ? Mais ça peut être, tu sais, quand tu appelles ton pote ou ta pote et que tu verbalises parce que tu as le besoin de laisser sortir ou est-ce que tu as besoin d'aller faire ton footing ou de taper dans un sac de frappe pour la laisser s'exprimer. Ou est-ce qu'au contraire, tu as besoin de te prendre un moment où tu vas te détendre et te calmer pour t'apaiser, parce que merci le cortisol quand tu es énervé et stressé, et pour le laisser s'évacuer parce que tu sens que là, tu as juste besoin de ne pas forcément conscientiser, mais de la libérer. Selon moi, il n'y a pas encore une fois une bonne ou une mauvaise manière de faire, mais il y a un contexte de moment et de ce qui répond. de ce qui répond à ce moment-là. Et aussi des canaux qu'on nous a, je bifurque un peu, mais des canaux aussi qu'on nous a appris à exprimer. Si je suis dans une famille où la colère, elle n'a pas sa place, et personne ne se méjane en colère, tout le monde parle toujours gentiment. Je parle dans l'extrême, je ne parle pas de... Du coup, on va couper un canot d'expression, d'émotion. Donc la famille sera calme, soit. Mais du coup, cette émotion, elle ne s'exprime plus. Mais il faut bien qu'elle sorte à un moment donné. Et je ne peux pas systématiquement transformer ma colère en joie. Il y a des fois où c'est OK d'exprimer sa colère, toute proportion gardée.
- Speaker #1
Et est-ce que tu aurais des techniques comme ça ? Ou par exemple, une situation qui fait qu'on ne peut pas pleurer en public au travail ? et plus tard se remettre dedans sur cette émotion et la laisser sortir. Comment est-ce qu'on peut faire ?
- Speaker #0
Alors déjà, la première chose, c'est de se mettre dans un endroit ou dans un cadre sécurisé. Un cadre où je me permets de me dire, ok, là je suis safe, je suis en sécurité pour m'autoriser à revivre cette émotion, en tout cas pour reconnecter à l'émotion. Parce que si je reconnecte à l'émotion, dans mon corps il va se passer des choses, je peux avoir les points qui se tairent, je peux avoir des sanglots. Je peux avoir de la chaleur, des tensions dans le corps. Ok. Je me remets en condition. Donc, ça peut être… Je ferme les yeux, je respire. Et là, je prends le temps de me reconnecter à mon corps. Ok. Là, maintenant, tout de suite, dans le moment où je suis, que ce soit encore une fois, n'importe où, je peux même être en préambule d'une séance de sport sale ou n'importe où, je me reconnecte à mon corps avant. Je ferme les yeux, je temporise. Qu'est-ce qui se passe à l'intérieur de moi ? Ok. Et là, je reconnecte, je laisse revivre la situation qui s'est passée et je me reconnecte. Je n'ai pas peur à ce moment-là de reconnecter avec les symptômes que ça m'a induit. Est-ce que ça m'a serré la gorge ? Est-ce que ça m'a serré le ventre ? Est-ce que j'ai eu chaud ? Je les laisse venir à moi, mais je ne me laisse pas emporter par les symptômes. Je suis dans une phase d'écoute et d'observation, mais je ne me laisse pas embarquer par le flot. Mais je n'en ai pas peur, je l'accueille. Je reste juste, en fait, juste j'accueille. Je ne pose pas de jugement. Est-ce que c'est bien ? Est-ce que c'est mal ? Juste j'accueille quand c'est possible de le faire. Et ensuite, je peux… Il y a des protocoles où on va parler d'expiration du négatif. Donc, on expire physiquement. Le négatif, on le laisse partir et ensuite, on va inspirer du positif. Ou alors, il y a un exercice que j'aime bien pour dénouer les tensions physiques. C'est un petit exercice qui est simple à faire. Je me mets à l'écoute de mon corps. Je suis debout, je suis en position. Et je vais inspirer. Et en même temps que j'inspire, je vais contracter mes bras, depuis mes épaules jusqu'à mes poings. Vraiment, mes bras, c'est des bâtons. Je garde l'air. Je suis en rétention, je garde l'air dans mes poumons. Et je vais monter et descendre mes épaules, que mes épaules. Je les monte et je les descends le plus rapidement possible jusqu'à ce que je n'en puisse plus. Et à ce moment-là, je relâche mes mains, mes bras en expirant mon air. Toutes les tensions physiques qui sont venues se loger dans ma nuque, dans mes trapèzes, etc., plus le poids qu'on ressent. physiquement laisse partir. Ça c'est un petit tips, il y en a plein mais il y a aussi d'autres moyens. Mettre sur papier tout ce qui m'embête, mais ça peut être par des mots, ça peut être par des scènes, on retrouve souvent chez les enfants, dans les exercices qu'on voit avec les enfants, mais très honnêtement pas que. Les adultes aussi c'est quelque chose de très efficace et je m'en débarrasse. Encore une fois c'est le retour de la conscience. Je conscientise qu'il se passe quelque chose. Ok, je l'ai observé, je l'ai entendu. Ça ne m'intéresse pas de le garder. J'ai pris ce que j'avais appris à prendre comme information et je le laisse sortir, que ce soit par un retour au calme, par une expiration, par des mouvements physiques, par du sport, par du dessin. Peu importe, mais je le laisse consciemment. Je me dis, ok, je le laisse consciemment sortir.
- Speaker #1
D'accord. À quel moment, selon toi, une personne devrait envisager de consulter un ou une sophrologue pour des symptômes liés à la somatisation ? Parce que parfois, c'est vrai qu'on ne se sent pas forcément connecté à son corps. C'est-à-dire qu'on sait qu'on va mal, mais on sait qu'on est stressé. Qu'est-ce qui peut nous faire tilt dans notre tête et nous dire, tiens, il va falloir que j'aille voir un professionnel pour m'aider à me libérer ?
- Speaker #0
Oui. En fait, c'est un peu comme ce qu'on se disait, c'est à partir du moment où je sens que je ne suis plus forcément connectée à ce qui se passe et j'ai une accumulation de symptômes qui viennent s'acclutiner les uns aux autres et que je n'arrive pas à prendre du recul. C'est OK, je rends compte que dans ma vie, il se passe des choses, que je ne suis pas forcément en ligne, que je n'arrive pas forcément à les gérer. J'ai du mal à gérer mes émotions, il se passe un petit truc, je me mets dans des états pas possibles alors que ce n'est pas particulièrement mon tempérament et ma nature, ça prend une première indication. Et puis aussi, dans un autre cas de figure, je n'arrête pas d'accumuler des symptômes. Comme tu le disais tout à l'heure, je suis tout le temps malade, ou j'arrête pas d'avoir des troubles du sommeil, j'arrive plus à avoir le recul nécessaire, j'ai plus les idées claires. En fait, c'est l'accumulation de toutes ces choses.
- Speaker #1
Est-ce que les troubles du sommeil, ça peut être quelque chose, un marqueur vraiment pour venir consulter ? Parce que c'est vrai que souvent, les gens qui sont très fatigués, qui sont très stressés, moi j'en vois beaucoup à la pharmacie, ils viennent, ils achètent du magnésium, ils achètent des plantes ou ils prennent des calmants par leur psychologue, mais ils ne pensent pas forcément à aller voir un professionnel du bien-être, un sophrologue par exemple.
- Speaker #0
Qu'est-ce que ça veut dire ?
- Speaker #1
Vous pouvez être le marqueur vraiment pour qu'ils puissent prendre rendez-vous ?
- Speaker #0
Alors, je pense que c'est les gènes physiques qui sont récurrentes et le trouble du sommeil. Un des premiers indicateurs de comment est mon état émotionnel en ce moment, c'est mon sommeil. Mais dans le sommeil, dans les troubles du sommeil, il y a ceux qui ne vont pas arriver à dormir, c'est une chose, mais il y a des gens qui vont très bien dormir et pour autant qui ne seront jamais. reposer. Il y a des gens qui vont dormir et qui vont se réveiller plusieurs fois dans la nuit et qui du coup ça va créer... Ok ça veut bien dire qu'à un moment donné il y a un... Il y a quelque chose qui se passe dans la vie de cette personne. Et le sommeil, qui est quand même le moment où physiologiquement le corps se met au repos, nettoie tout ce qu'il a nettoyé, fait reset, se recharge. Là, ce moment, il doit être qualitatif. C'est-à-dire, et dans la durée, mais surtout dans la qualité du sommeil. Et si ce n'est pas le cas, du coup, la fatigue est présente. Et si je suis fatiguée, c'est encore plus compliqué pour moi de supporter ce que j'ai à supporter. et de supporter les symptômes qui viennent se présenter. Et on le voit, quand on est fatigué, on est beaucoup plus sur les nerfs, on supporte moins facilement les choses. Et du coup, dès qu'on se repose, le nombre de personnes qu'on a pu entendre dire je me sens mieux, j'ai une bonne nuit récupératrice, j'ai réussi à dormir, ça va mieux ok, c'est… C'est normal. D'ailleurs, c'était une torture utilisée. Ça fait des années, le manque du sommeil, ou en tout cas la qualité de sommeil, je pense que ça, c'est un très bon indicateur. Et prendre du magnésium ou des plantes, ce n'est pas négatif, bien au contraire. Mais si ce n'est pas suffisant, ou si on se rend bien compte que ça va au-delà de ça, c'est peut-être qu'il y a quelque chose à conscientiser, que ce soit par le corps. Donc, juste je le libère par le corps, j'en prends conscience. Par la verbalisation. qui veulent verbaliser, il y en a d'autres qui ne souhaitent pas verbaliser. Et pour autant, je me rends compte qu'il y a des personnes qui ne sont pas particulièrement, au début, friands de verbaliser, donc d'exprimer par des mots, M-O-T, cette fois S, par la parole, certaines choses. Et au cours des séances, on se rend compte qu'ils ont beaucoup à dire et qu'ils ont besoin de passer par cette méthode. Donc voilà. Et juste me permettre de rajouter quelque chose, c'est aussi important. les professionnels du bien-être, de l'accompagnement dans ce sens, ne sont en rien des médecins, ne se substituent en rien des médecins. Pourtant, c'est quand il y a des pathologies ou quand il y a des symptômes vraiment poussés, ça ne veut pas dire qu'il y a une cause physiologique grave, mais c'est de se dire, OK, vous venez pour telle et telle cause, mais est-ce que, par exemple, pour un système digestif avancé plus, ou je ne sais pas, des malaises récurrents, ou voilà. Est-ce que des examens ont été faits ? Il faut dire, le substitut, oui, oui, calmez-vous, respirez-vous. Non, il y a des cas de figure. C'est quand même important d'avoir une réponse de la médecine plus traditionnelle, où on fait des examens. Je trouvais que c'était juste important de le préciser quand même.
- Speaker #1
Tout à fait, tu as bien fait. Est-ce que tu pourrais nous donner un exemple, si tu as envie de partager une histoire qui t'a marquée, où une personne a réussi à surmonter des problèmes de somatisation grâce à ton accompagnement en sophrologie ?
- Speaker #0
Alors, oui, j'ai quelque chose qui me vient en tête. J'ai une jeune femme qui était venue me voir parce qu'elle sentait qu'elle était fatiguée, stressée dans son travail, dans sa vie. Mais dans l'ensemble, elle me disait que tout allait... plutôt bien, qu'elle était un peu surprise de cet état. Et dans le même temps, elle était avec son compagnon et elle cherchait à tomber enceinte, mais elle n'y arrivait pas. Donc là, pour le coup, justement, on parlait de vérification, elle avait fait des examens. Bon, il y avait quelques petits marqueurs, mais rien qui démontrait que c'était impossible pour elle et que c'était vraiment quelque chose de lourd qui nécessitait un accompagnement. Mais en tout cas, quoi qu'il en soit, ça ne se... Elle ne se passait pas, elle n'arrivait pas à concrétiser son désir. Et au fur et à mesure des séances, on n'a pas forcément abordé au début son désir de grossesse qui ne se mettait pas en place, mais la prise de conscience de ce qui se passait dans sa vie, dans son corps, de venir, on n'est pas forcément systématiquement obligé de repasser par ce qui se passe par l'enfance, mais malheureusement, il y a quand même beaucoup de choses. On a évoqué les traumas, peut-être qu'on aura l'occasion d'y revenir. c'est quelque chose d'important. Mais il y a des choses qui sont venues construire son identité. Et en fait, elle s'est rendue compte qu'elle avait une crainte. Donc, en passant par le corps et en conscientisant certaines choses psychologiquement, elle s'est rendue compte qu'en fait, son mari était très occupé par son travail. Donc, il était présent et en fait, elle avait une crainte de voir son histoire se rejouer. parce qu'elle avait vu son père qui était très peu présent dans sa vie de famille, très occupé par son travail, et sa mère qui avait eu des enfants puisqu'elle était là, mais malheureuse et qui ne se sentait pas bien. pas épanouie. Et à partir du moment où elle a commencé à conscientiser certaines de ses peurs, de libérer un peu sa parole aussi auprès de sa mère et de sa famille, elle s'est autorisée à exprimer sa crainte à son conjoint qui a d'ailleurs pour le coup été bien accueilli et entendu. Il a adapté un peu son rythme de vie sans forcément... Ils avaient même mis un peu de côté le projet bébé et elle est tombée enceinte comme ça.
- Speaker #1
Incroyable !
- Speaker #0
Donc comme quoi, comme ça, alors là c'est un exemple, mais voilà, parfois il y a des choses qui ne sont pas aussi significatives, et on se dit ouais, mais il n'y a pas forcément de lien et des fois ça débloque des situations.
- Speaker #1
Oui, c'est sûr que mettre un mot en fait sur nos problématiques, et fouiller aussi un petit peu dans sa tête, dans ses émotions, dans son corps, c'est toujours profitable.
- Speaker #0
C'est ça.
- Speaker #1
Pour terminer, quels conseils pourrais-tu donner à nos auditeurs qui souhaitent commencer à prendre conscience de leur somatisation, qui souhaiteraient y remédier ? Et puis, est-ce que tu as autre chose à rajouter sur le sujet que nous n'aurions pas encore abordé ?
- Speaker #0
Il y en aurait tellement à dire, mais du coup... Non, déjà, je pense que la première chose, vraiment, c'est... C'est un peu redondant avec ce que je t'ai dit, mais c'est, ok, je ralentis le rythme et je me mets en phase d'observation. Qu'est-ce qui se passe dans ma vie en ce moment ? Est-ce que mon rythme me convient ? Est-ce que je fais assez de choses qui me nourrissent ? Est-ce que je suis assez épanouie ? Ok, dans mon corps, qu'est-ce qui se passe ? Est-ce que j'ai des douleurs ? Est-ce qu'elles sont récurrentes ? Comment elle est ma respiration ? Est-ce qu'elle se bloque ? Est-ce qu'elle… Est-ce que je sens que j'ai des nœuds ? C'est ces choses qui vont venir me donner des petites billes, des petites indications pour me dire Ok, là, il y a peut-être une indication que j'ai besoin de me reconnecter à mon corps. Et comment je peux faire pour me reconnecter à mon corps ? Je me mets à son écoute. Mais se mettre à son écoute... Par exemple, la pleine conscience. La pleine conscience, c'est quoi ? C'est simplement être dans l'observation. Par exemple, j'ai soif, je vais prendre mon verre. Quel muscle je mobilise dans mon corps pour prendre mon verre, serrer mes doigts, prendre mon verre, quel muscle je mobilise toujours pour mettre mon verre à ma bouche. Et quand j'ai l'eau dans ma bouche, j'ai des sensations de lait, ma langue, et puis j'essaye de ressentir le chemin de l'eau qui est en train de parcourir dans mon corps jusqu'où j'arrive à le ressentir. Ce que j'aime bien faire aussi, c'est de se dire, quand on se voit dans le miroir, on a le reflet de l'enveloppe. Donc ça, de manière un peu tangible, on peut l'apercevoir. Mais tout ce qui se passe à l'intérieur de notre corps, on n'a pas forcément le recul nécessaire. Et pourtant, tous les jours dont on se lève, notre corps nous permet de respirer tout seul, notre corps bat tout seul. nos reins, ils filtrent, notre système digestif, il fait un travail merveilleux, mais ça, on ne le voit pas, donc on n'en a pas conscience. Il y a un exercice que j'aime bien faire, c'est aller dans le stéthoscope, permettre aux gens d'écouter ce qui se passe à l'intérieur de leur corps, juste pour qu'ils prennent conscience qu'il y a une activité à l'intérieur d'eux, et que du coup, déjà, quand ils prennent conscience d'eux, Ok, ah oui, il se passe déjà tout ça dans mon corps, et je n'en ai pas conscience, ok, si j'arrive à me reconnecter... Un petit exercice qu'ils peuvent faire tout simplement, par exemple c'est s'asseoir sur un fauteuil, sur leur lit, peu importe. Je commence par faire une respiration calmante. Une respiration calmante c'est quoi ? C'est je prends une inspiration profonde et je vais souffler le plus doucement, le plus lentement possible par la bouche. Mais vraiment le plus doucement et le plus lentement possible. La première chose c'est ça va revenir au moment présent, comme on le disait. calmer, temporiser et physiologiquement je vais réduire mon rythme cardiaque, envoyer de l'oxygène dans mon corps et apaiser. Donc ça c'est la première étape. Je peux le faire trois fois. Déjà rien que ça, ça permet de descendre dans son corps. Et ensuite une fois que je suis déjà détendu un peu, calmé, je me mets à l'écoute. Donc je suis assis sur mon fauteuil ou je suis allongé sur mon lit. Qu'est ce que je ressens ? Qu'est ce que j'arrive à ressentir ? Est-ce que j'arrive à ressentir les cheveux ? Sur mon cuir chevelu ou autour de mon visage ? Ok. Est-ce que j'ai des bijoux ? Est-ce que j'ai des lunettes ? Est-ce que j'arrive à ressentir les points de contact ? Est-ce que j'arrive à percevoir la différence des tissus ? J'ai des tissus différents sur ma peau ? Est-ce que, je ne sais pas, si je suis sur un fauteuil, j'arrive à sentir le bois qui sue sous mes doigts ? Est-ce que j'arrive même à sentir mes chaussettes ou mes pieds l'air si je suis sur mon lit ? Si je suis assise avec des chaussures, est-ce que j'arrive à sentir le point de contact de mes chaussures, de ma semelle ou du sol ? Et puis, une fois que je suis bien connectée à l'intérieur de moi, est-ce que j'arrive à prendre conscience ? de ma position dans la pièce, la courbure de mon corps. Mais du coup, ensuite, j'ouvre un peu plus grand. Qu'est-ce qui se passe dans la pièce ? Est-ce que j'entends des bruits ? Est-ce que je perçois, par exemple, la lumière à travers mes paupières ? Est-ce que j'entends des bruits à l'extérieur ? Juste ça, c'est temporisé et ça remet dans le moment et je me remets à l'écoute de mon corps. Ça, c'est une première étape.
- Speaker #1
Oui, ça aide vraiment. J'espère que les auditeurs vont pouvoir comprendre et vont avoir envie de se réintérioriser et d'écouter leurs émotions, d'écouter leurs ressentis et de tenter un rendez-vous avec toi. D'ailleurs, si nos auditeurs souhaitent aller plus loin et prendre rendez-vous avec toi, comment est-ce qu'ils peuvent te retrouver ?
- Speaker #0
Alors, déjà avant toute chose, j'espère que j'aurai su exprimer au mieux et en pouvoir traverser. cette occasion que tu m'as donnée. Encore une fois, je te remercie pour pouvoir essayer de les éclairer, trouver les mots. Merci à toi. Et ensuite, pour me retrouver, j'ai un site internet sur lequel ils peuvent me retrouver au corps de soi et une application pour une prise de rendez-vous qui s'appelle Thérapise. Et je suis également, j'ai des pages sur Instagram, Facebook et YouTube.
- Speaker #1
Je noterai toutes ces informations dans la description du podcast. Nous arrivons déjà à la fin de cet épisode. Un grand merci à toi, Roxane. J'ai été vraiment ravie de te recevoir sur cet épisode.
- Speaker #0
Merci à toi de m'avoir donné l'occasion. Et là, je parle en mon nom, mais comme je sais qu'il y a plusieurs, de donner l'occasion à toutes ces personnes de pouvoir s'exprimer et à tes auditeurs de pouvoir peut-être trouver des pistes ou en tout cas... des informations qui peuvent les aider, les aiguiller. Donc, merci à toi pour eux et pour nous.
- Speaker #1
Nous avons eu vraiment un échange passionnant. Et puis, merci aussi pour avoir pris le temps de nous partager ton expertise, ta bienveillance. C'est vraiment enrichissant d'entendre ton point de vue sur la somatisation et de découvrir comment la sophrologie peut nous aider à mieux écouter notre corps et à en prendre soin. Et merci à vous aussi, chers auditeurs. Un grand merci d'avoir été avec nous aujourd'hui. J'espère que... Cet épisode vous a permis de mieux comprendre comment vos émotions et vos tensions peuvent se manifester dans votre corps et surtout que vous repartez avec des pistes concrètes pour vous sentir mieux, pour vous reconnecter à vous-même. Si cet épisode vous a plu, n'hésitez pas à le partager autour de vous, à laisser un commentaire 5 étoiles sur la plateforme où vous nous écoutez. Cela m'aide énormément et permet aussi à d'autres personnes de découvrir le podcast. Vous pouvez également me retrouver sur Glolistica, Instagram, Facebook. et TikTok pour continuer à explorer ensemble les liens entre corps et esprit et découvrir encore plus de conseils pour prendre soin de votre santé de manière naturelle et holistique. Je vous dis à très bientôt pour un prochain épisode de Glolistica. En attendant, prenez bien soin de vous, écoutez votre corps et soyez bienveillants avec vous-même. À bientôt Roxane !
- Speaker #0
À très bientôt !