Speaker #0Bienvenue sur Good Karma, le podcast qui te donne des bonnes vibes pour transformer ta vie. Chaque épisode est comme une graine de bien-être que tu vas semer dans ton jardin intérieur. Ici, on va nourrir ton esprit et ton cœur afin de faire rayonner ton harmonie dans tout ton écosystème. En transformant ton monde intérieur, c'est tout ton univers qui changera. Le positif attire le positif, c'est tout simplement la loi du karma. Moi, c'est Diane Lesser, je suis coach certifié et j'accompagne depuis plus de 20 ans celles et ceux qui veulent s'épanouir, se réinventer et retrouver leur élan vital. Mes graines de sagesse, je les ai cueillies dans les traditions d'Asie, dans mes formations, mais aussi dans ma connexion profonde à la nature entre lacs, forêts et montagnes au cœur des Alpes et du Jura. Maintenant, respire, ouvre grand tes oreilles et ton esprit, laisse ton énergie résonner comme un écho, il est grand temps d'attirer ce que tu vibres. Épisode 8. L'audace au féminin, business is business. C'est une thématique qui me tient à cœur car ça fait partie de mon ADN, ça fait des années que j'essaye de me battre justement contre les stéréotypes pour que la femme, elle évolue aussi dans notre société. C'est un épisode un peu féministe, oui, mais pour être... Aussi reconnu être l'égal des hommes, tant au niveau de l'argent, de la prise de parole, de la sensation de légitimité dans le monde du travail. Cet épisode, j'aurais pu l'appeler « Oser sa place en tant que femme » . Oser, c'est-à-dire passer à l'action sans se poser mille et une questions avant de se lancer. C'est aussi arrêter de se demander si on est suffisamment prête. Est-ce qu'on est légitime ? Est-ce qu'on est suffisamment bagagé au niveau de nos compétences, nos connaissances, pour pouvoir abonder dans une conversation, proposer ses idées, demander une augmentation de salaire, savoir si ce poste qui est un peu plus haut dans la hiérarchie peut nous convenir ? C'est vraiment se mettre dans l'action et y aller franco. Parce que oser, ce n'est pas qu'une question de personnalité. Ce n'est pas... en faire des caisses, se sentir un peu extraverti, rassembler tout son courage ou avoir une certaine force, physique ou psychique d'ailleurs. Oser, c'est souvent désapprendre à se retenir, à rester sur le banc de touche. Car c'est souvent ce qui nous arrive, nous, en tant que femmes, c'est qu'on se retient de dire ou de faire certaines choses parce qu'il y a plusieurs freins à cela. ça peut être l'éducation, ça peut être... des réflexes comportementaux, des schémas sociétaux. Et en fait, c'est d'en avoir déjà conscience pour pouvoir s'en affranchir. Au fil de mes accompagnements, j'ai suivi beaucoup de femmes qui étaient particulièrement brillantes. Elles occupaient des postes parfois très différents dans une entreprise. Elles avaient des parcours et des compétences, une expertise qui était très variée. et cependant certaines d'entre elles Eh bien, restait un peu introvertie et elle savait, elle comprenait bien les enjeux de leur société, elles anticipaient beaucoup de choses également dans leur travail, mais elle n'osait pas toujours. Elle n'osait pas quoi ? Elle n'osait pas demander, par exemple, demander une augmentation, demander un changement de poste, demander un projet, une mission, demander une équipe également. Elle n'osait pas tout le temps prendre la parole. Ou parfois, même quand elle l'avait, elle se faisait interrompre, bien souvent par des collègues masculins. Elle n'osait pas parler argent, elle n'osait pas demander une prime, elle n'osait pas négocier aussi, que ce soit en amont d'un recrutement ou alors au fil de leur carrière. Et parfois, elle s'excusait presque d'affirmer certaines de leurs idées. Comme je le disais, c'est pas qu'elle manquait de compétences, mais c'est qu'elle n'osait pas parce que bien souvent ça cachait une certaine crainte de légitimité. Cette attitude cache bien souvent bon nombre de peurs, comme la peur de ne pas être reconnue, la peur d'être jugée, la peur de n'être pas assez parfaite pour pouvoir répondre aux éventuelles questions. la peur de ne pas savoir argumenter, etc. Si tu te reconnais sous certains aspects, alors pour ouvrir cet épisode, J'aimerais te poser une question introspective qui te permettra de mieux rentrer dans le vif du sujet. À quel endroit de ta vie professionnelle est-ce que tu te sens experte ou que tu connais vraiment ton sujet mais que tu n'oses pas faire certaines choses ? On va étudier... le sujet de prendre sa place en observant plusieurs facettes. Tout d'abord, on va parler argent. Ensuite, on va parler d'affirmation de soi, puis de la prise de parole et enfin du sentiment de légitimité. Le premier point qui nous est souvent tabou ou difficile en tant que femme, c'est le rapport à l'argent. Que ce soit dans le cadre de la gestion de son budget, de la recherche d'une certaine forme de richesse, de succès, ou dans la négociation. Quand je pense à ce rapport à l'argent, ça me rappelle un extrait de télévision où il y a la chanteuse et artiste Cher. Et elle raconte qu'un jour, sa mère lui a dit « Tu sais, ma chérie, Tu devrais te poser et épouser un homme riche. Et qu'est-ce que lui a répondu Cher ? Elle lui a répondu Maman, je suis un homme riche. Et c'est tout à fait ça que je veux illustrer dans cet angle-là. C'est notre rapport à l'argent, à quelque chose qui vient de l'éducation. On ne nous a pas appris, comme on a pu apprendre aux hommes, à comment... Gérer son argent, comment aller chercher des fonds, comment aller faire fructifier de l'argent, comment aller oser demander parfois plus pour obtenir même un petit peu moins et comment être assez fière de sa réussite financière sans forcément trouver des arguments pour justifier qu'on a le droit de bien gagner notre vie et de façon indépendante. Je ne referai pas une rétrospective de l'émancipation des femmes au cours de ce dernier siècle. Cependant, même si nous arrivons à avoir une certaine forme d'indépendance, à avoir notre compte bancaire, à gagner notre argent, à devenir des chefs d'entreprise, à occuper des postes haut élevés, eh bien, malgré cela, les chiffres sont là, les statistiques le disent, à poste égal, les femmes sont toujours moins bien payées. Peut-être que dans notre éducation, depuis qu'on est toute jeune, demander c'est quelque part... déranger. Et aussi que vouloir plus, c'est être exigeante. Ou bien que négocier, c'est risquer de perdre un contrat, un compromis, une relation. Et ce sont tous ces conditionnements qui font qu'on n'ose pas. On n'ose pas parce qu'on est bridé par nos peurs, comme la peur d'être jugé, comme une femme peut-être un peu orgueilleuse pour demander un tel niveau de salaire, ou... qu'on est trop dans la demande ou bien qu'on a trop d'ambition. Bref, on est souvent trop ou pas assez et on a une certaine peur du rejet également. On va devoir aussi briser ce schéma éducationnel que nous a inculqué la famille ou peut-être briser un peu les codes sociaux. Oser négocier, ce n'est donc pas seulement une simple compétence. En fait, c'est comme si on allait transgresser doucement nos modèles éducatifs et sociaux, où avant on avait la sensation que notre sécurité passait par l'adaptation, alors que là notre ambition va forcément passer par une certaine dose d'audace. À ce stade-là, oser parler d'argent, ça s'apprend, même si c'est compliqué. Parce que les hommes l'ont bien compris, l'argent ça touche à la valeur. la valeur que les autres nous portent, mais aussi notre propre estime de nous, à la reconnaissance de notre travail, de nos actions, de nos paroles, mais aussi au mérite, à tous les efforts que l'on met dans ce qu'on fait. Et ça, il faut essayer de déconstruire nos schémas pour pouvoir vraiment se réapproprier ces valeurs-là et les mettre en avant afin de pouvoir avoir un peu plus de succès. et de visibilité dans ce qu'on fait. Ici, quelques questions que tu peux te poser pour mieux entrevoir ton rapport à l'argent. Déjà, tu peux te demander à qui ou à quoi est-ce que tu restes fidèle quand tu ne négocies pas. Ensuite, tu peux te demander qu'est-ce que tu risques réellement si tu demandais plus. Enfin, dans ton travail, pose-toi la question sur quel type de tâche tu aimerais obtenir plus de. reconnaissance et de visibilité. Un autre angle par lequel on peut prendre sa place, c'est oser s'affirmer. Oser s'affirmer, c'est pas seulement dire ce que l'on a envie d'entendre. C'est oser dire ce qui est juste, ce qui nous paraît cohérent avec nous-mêmes. C'est exprimer le fond de sa pensée. C'est savoir dire quand on est en désaccord, savoir dire non. Alors qu'on serait tenté de dire oui. Ce serait être dans le vrai avec ce que l'on pense au fond de soi. S'affirmer, pour beaucoup de femmes, ça peut être encore associé à l'émergence d'un conflit. Parce qu'on nous a appris à être gentille, à arrondir les angles, à être conciliante. Et donc, quand on s'oppose à une situation ou quand on crée un débat, et bien c'est quelque chose qu'on n'a pas forcément appris. S'affirmer, ça peut être aussi perçu comme renvoyer une image d'une femme un peu rigide, un peu dure, parce qu'on peut dire nos quatre vérités, on exprime vraiment ce que l'on pense et ça peut donc aussi avoir cet effet qu'on peut imaginer, c'est-à-dire perdre sa bonne image, perdre sa douceur, sa rondeur. que les gens étaient habitués à avoir de nous. Là aussi, il s'agit de déconstruire ce que l'éducation ou la société nous a longtemps appris à nous les femmes, c'est-à-dire lisser, arrondir, faire passer les autres avant nous-mêmes, etc. C'est alors qu'on va confondre la gentillesse avec un certain effacement ou on peut confondre également Le fait de s'adapter ou de se suradapter et notre propre alignement intérieur. Mais oser affirmer, c'est avant tout ne pas devenir agressive. C'est toujours faire preuve de diplomatie, mais c'est aussi cesser de se trahir soi-même. Parce qu'on a l'habitude, parce qu'on a des réflexes, parce qu'on nous l'a toujours appris. Il s'agit donc de déconstruire ce schéma afin de le remplacer. Pas une expression plus libre, plus juste, plus fidèle à ce que nous sommes. Je te renvoie à certaines questions introspectives qui peuvent t'aider à y voir plus clair dans ta façon de t'exprimer. Par exemple, dans quelle situation est-ce que tu n'oses pas dire non ? Qu'est-ce que tu protèges quand tu ne t'exprimes pas ou que tu passes tout sous silence ? Et enfin, si tu t'autorisais à être clair plutôt que gentil, qu'est-ce qui changerait vraiment ? Le pendant d'oser s'affirmer, la suite logique c'est oser prendre la parole. Une étude avait été faite dans un contexte de conférence où hommes et femmes devaient prendre la parole sur un sujet, sur une thématique et se positionner en experts pour apporter différents éléments en fonction de leur expérience et de leur savoir. Ce qui a été montré, c'est que les hommes avaient un peu plus de crédibilité aux yeux du public que les femmes. Et si on rajoute à cela un costume, par exemple, eh bien les femmes sont moins considérées que les hommes. Cet exemple, il illustre bien que les femmes ont encore du mal à s'imposer, à imposer leur voix, à imposer leurs idées. Et même dans le cadre, par exemple, de réunions en entreprise, il arrive assez fréquemment que les femmes se fassent couper la parole ou que des hommes autour de la table viennent s'approprier leurs idées. Il existe bien sûr tout un tas de techniques pour se les réapproprier et faire comprendre que l'idée plutôt vient de nous. Et aussi reprendre la parole. Oh yes ! Oser prendre la parole, c'est d'abord oser occuper l'espace. Et ceci sans se justifier. Prendre la parole, ce n'est pas seulement parler. C'est oser être vu. Ce n'est pas que de l'oral, c'est aussi une posture. C'est oser être entendu et c'est oser exister dans l'espace collectif. Là aussi, l'éducation des femmes et les comportements que nous a dictés la société, c'est de tout d'abord nous auto-censurer parce que bien souvent, on ne se sent pas tout à fait légitime ou pas assez bagagé en tout cas pour pouvoir amener un avis, une opinion, des idées, etc. Quelque part aussi, il y a l'attente d'une validation qui pourrait être implicite. Ou alors, c'est aussi la peur d'être discrédité qui peut nous freiner. Oser prendre sa place en prenant la parole, c'est oser parler, même quand on ne se sent pas prête ou parfaite, même quand on a les mains qui tremblent ou du trémolo dans la voix. Oser prendre la parole, c'est aussi faire valoir ses idées qui peuvent enrichir un débat, qui peuvent enrichir un projet et qui peuvent faire avancer les choses. Ici, pour savoir où tu en es, tu peux te poser quelques questions. Par exemple, dans quelle situation, dans quelle réunion, tu t'es faite la plus petite possible pour éviter de t'exprimer. Aussi, tu peux te demander qu'est-ce que tu attends inconsciemment. Quand tu t'exprimes, est-ce que tu attends de la reconnaissance, de la validation ou autre ? Et puis aussi, tu peux te demander que qu'est-ce que tu dirais si tu n'avais plus besoin de permission pour t'exprimer ou si tu étais sans filtre ? Enfin, le dernier point qui pour moi est le plus central et celui que je croise souvent parmi toutes les personnes. que j'accompagne, c'est est-ce que je me sens légitime ? Est-ce que je me sens légitime pour prendre ma place, pour oser publier un poste, pour oser parler devant toute une assemblée ? Est-ce que je me sens légitime pour parler de ce sujet ? Est-ce que je suis suffisamment experte ? Tout ça, ce sont des questions que bon nombre de femmes se posent assez régulièrement au quotidien. et qui sont peut-être moins présentes dans l'esprit des hommes. Alors, on peut déconstruire avec tous les points que je viens d'aborder, mais je pense qu'il faut aussi surtout être dans la pratique, passer à l'action. Ça commence par arrêter de tourner en boucle avant de se lancer. C'est oser faire ce que l'on a envie de faire, oser dire vraiment le fond de notre pensée. C'est... Oser s'exprimer, oser soi-même reprendre la parole quand on nous l'a coupée, c'est lever la voix pour se faire entendre. La légitimité c'est vraiment quelque chose qui se pratique, qui s'ancre avec les habitudes. C'est une conséquence de l'action, ce n'est pas un prérequis. Nos comportements récurrents, surtout en tant que femme, c'est d'attendre d'être... Prête à 150% avant de se lancer. C'est aussi de douter, bien qu'on ait les connaissances et les compétences, voire même l'expertise. Et c'est souvent aussi garder nos idées, les internaliser. Parce qu'on pense qu'il nous en faudrait un peu plus pour être considéré et vu à notre juste valeur. Or, se sentir légitime, c'est arrêter de douter. c'est de refuser de laisser le doute décider à notre place. C'est se jeter à l'eau. Et pour partir à la conquête de ta place et pour oser, je te laisse quelques questions pour te préparer. Quels sont les moments où tu as senti que tu pouvais prendre ta place, prendre la parole, oser t'affirmer ? Qu'est-ce qui t'en a empê Ensuite, tu peux te demander sur quels critères est-ce que tu mesures ta légitimité et sur quoi tu as profondément envie d'avancer, même si tu ne te dis pas suffisamment prête. Oser prendre sa place, ce n'est pas mener une grande révolution ou faire un grand saut spectaculaire. Bien souvent, ça commence par un changement. à l'intérieur de soi. C'est prendre conscience des schémas qui nous ont construites, de ce formatage aussi. Et ça peut commencer par des petites habitudes nouvelles comme, ben voilà, oser déjà dire ce que l'on ressent. Et de façon juste et très honnête avec ce que l'on ressent à l'intérieur. C'est oser formuler nos idées face à un public. en face d'une personne, c'est oser demander. Oser demander des fois plus, encore une fois, pour avoir peut-être un petit peu moins. C'est oser parler argent. L'argent n'est pas quelque chose de sale ou de honteux. C'est une valeur que l'on va attribuer à son travail, à ses réalisations. Et c'est tout le temps et l'énergie qu'on y passe, qu'on fournit. et ça doit être... reconnu. Oser prendre sa place, c'est aussi ne pas laisser les silences s'imposer quand on a envie de dire quelque chose, d'exprimer quelque chose. C'est aussi ne pas se laisser interrompre et s'étaler au bout de son raisonnement, au bout de ses idées. Ça peut être aussi s'exprimer sur un post, sur les réseaux sociaux. En osant t'exprimer, tu vas aussi peut-être générer des désaccords ou des personnes qui vont te critiquer. Et ça, c'est tout à fait normal. Le plus important, c'est de rester aligné avec toi-même, avec ce que tu ressens, avec ce que tu penses, avec tes valeurs. Et on ne peut pas plaire à tout le monde, ça c'est quelque chose qu'on m'a toujours enseigné. Donc forcément, tu vas plaire à certaines personnes et d'autres pas. Mais tant que tu es en harmonie à l'intérieur de toi, c'est l'essentiel. Et c'est ça qui va aussi construire... ton estime de toi et la consolider. C'est aussi en osant, en osant être toi-même, en osant faire partie de ce grand monde et j'aime bien l'expression de ma grand-mère qui disait, il faut tout pour faire un monde. Et tu fais partie de ce monde, tu as ta place au même titre que d'autres personnes et ce qui est essentiel, c'est que tu sois bien ancré à l'intérieur de toi et bien aligné. Et pour clôturer cet épisode, je te laisse avec... cette question qui te permettra d'avancer. Quel est l'endroit précis où, cette semaine, demain, quand tu peux, tu pourras oser un peu plus que d'habitude et sur quoi tu as envie d'oser. J'espère que cet épisode t'aura aidé à mieux voir comment est-ce que tu peux vraiment occuper ta place dans ta famille, dans ton entreprise, dans la société en général et à être beaucoup plus aligné entre ce que tu dis, ce que tu fais et la valeur que toi tu te reconnais. J'espère que cet épisode t'aura donné envie de casser le plafond de verre, oser t'exprimer, oser montrer ta valeur et assumer enfin ton audace. Je te souhaite un bon cheminement professionnel et surtout n'oublie pas on attire ce que l'on livre. Envie de démarrer un coaching pour opérer un changement ou un bilan de compétences ? Retrouve toutes les infos sur mon site web Good Karma Coaching, sur ma page Insta ou ma page Facebook. À bientôt !