Speaker #0Bienvenue sur Good Karma, le podcast qui te donne des bonnes vibes pour transformer ta vie. Chaque épisode est comme une graine de bien-être que tu vas semer dans ton jardin intérieur. Ici, on va nourrir ton esprit et ton cœur afin de faire rayonner ton harmonie dans tout ton écosystème. En transformant ton monde intérieur, c'est tout ton univers qui changera. Le positif attire le positif, c'est tout simplement la loi du karma. Moi, c'est Diane Lesser, je suis coach certifié et j'accompagne depuis plus de 20 ans celles et ceux qui veulent s'épanouir, se réinventer et retrouver leur élan vital. Mes graines de sagesse, je les ai cueillies dans les traditions d'Asie, dans mes formations, mais aussi dans ma connexion profonde à la nature entre lacs, forêts et montagnes au cœur des Alpes et du Jura. Maintenant, respire, ouvre grand tes oreilles et ton esprit, laisse ton énergie résonner comme un écho, il est grand temps d'attirer ce que tu vibres. Épisode 9, lâcher prise. Oui mais comment ? Cet été, j'ai craqué. Pas un petit surmenage, non, un grand. Celui qui te plonge dans la fatigue, physique et psychique, dans les profondeurs de ton âme. Là où tu perds ta bonne humeur, ton optimisme, là où tu perds même ta motivation à faire des choses qui d'ordinaire te mettent en joie. Une série de facteurs était venue s'empiler les uns sur les autres, au-dessus de ma tête, comme un fardeau que je portais. Au travail, d'un côté, les chiffres étaient mauvais, l'ambiance était tendue, ma meilleure collègue avec qui je travaillais depuis plusieurs années avait démissionné, le moral des troupes ne donnait vraiment pas envie de se lever le matin et d'y mettre toute sa meilleure volonté. À côté de ça, je devais gérer mon entreprise. Et puis aussi vérifier les travaux des gîtes au jour le jour, orchestrer les artisans, gérer les plannings, les factures et toutes les petites tâches qui s'y rapportent. Toujours sur cette même période, ma petite mamie, qui était en fin de vie à la maison de retraite, eh bien, il fallait aussi penser à vider son appartement. J'étais fille unique avec mes petits bras, la douleur de la... perte de ma grand-mère qui me mettait vraiment du plomb dans l'aile. Bref, le deuil dans toutes ses dimensions. J'avais la sensation d'être le pilier de mon petit monde avec la charge mentale qui allait avec. Et parmi toutes ces conditions, eh bien je restais accrochée à un perfectionnisme qui est bien ancré dans mon mode de fonctionnement. Tout devait être sous contrôle, parfaitement exécuté. Tout devait être accompli dans les temps, avec le plus grand soin et la plus grande qualité. Je ne voulais décevoir absolument personne, à commencer par moi-même. Il me fallait tout réussir, même sous fortes contraintes. Et qu'est-ce qui se passait ? Ce fonctionnement faisait grimper en flèche mon stress. Et sont apparues, insinueusement, des petites crises d'angoisse. Et enfin, l'anxiété, elle était en train de me dévorer petit bout par petit bout. Sans temps que je commençais à perdre pied, j'ai appelé ma psy. On a eu un entretien et le verdict est tombé. Elle m'a dit « continuez comme ça et c'est le burn-out assuré » . Et en effet, à trop s'agripper à tout, à être sous tension tout le temps, partout, à outrepasser mes propres limites, pour montrer que je tiens le podium dans tous les domaines, eh bien, je me suis poussée à l'épuisement. Autrement dit, le burn-out. Burn-out, un mot trop populaire. Ça me renvoie presque à une poésie, celle d'Icare, qui a trop vouloir s'approcher du soleil, va se brûler les ailes. Parce que c'est ça, le burn-out, c'est se brûler. Sauf que dans la réalité, c'est plutôt une dépression. Celles plus ou moins graves qui nous clouent au canapé, amorphes, incapables de réaliser quoi que ce soit. Non seulement on s'est brûlé les ailes, mais en plus on a complètement éteint la flamme à l'intérieur de nous. Cette petite flamme qui nous met en joie, qui nous illumine, qui rend de nous des personnes vivantes, qui aimons partager notre lumière autour de nous, c'est vraiment un épuisement total, comme une jauge de batterie. qui était complètement vide. Et qu'est-ce qui se passe si la spirale continue à tourner dans ce sens ? Si je m'obstine à m'agripper à toutes ces choses, je continue à être dans le mental, à tenir bon, à me couper même de mes émotions, de mes ressentis dans mon corps, mon corps si noué, mon corps si tendu, mon corps fatigué. Comme je suis quelqu'un de très cartésien, eh bien, j'étais dans ma tête. Je ne me reliais plus à mon corps. Il fallait que ça change. Il fallait que j'arrive à tourner la roue dans l'autre sens. La séance avec la psy fut un électrochoc. Je devais impérativement lâcher prise. C'est facile à entendre, mais je me disais oui, ok. Mais comment ? Ça voulait dire quoi au fond ? Lâcher prise. Je m'accroche. à quoi ? À quoi j'ai les points serrés, agrippés, beaucoup trop, crispés même. Et physiquement, je sais que je repars dans des sessions de bruxisme la nuit, je le sais. Le bruxisme, c'est ce mécanisme involontaire et inconscient qui fait que l'on serre les dents. Selon le dictionnaire des mots et des maladies, le bruxisme, quel que soit mon âge, manifeste une très grande tension intérieure. Je vis une très grande dualité entre ma tête et mon cœur, entre ma raison et ma passion, et le résultat étant de la passivité. En fait, j'étais en perte de vitesse et s'il ne se passait rien, eh bien, je ne faisais plus rien. Complètement démotivée, complètement à plat. Alors oui, c'est un peu paradoxal. Mais il fallait que je relâche, que je lâche prise. Et si je lâche prise, je desserre les poings, je ne m'agrippe plus. Et je perds quoi en fait ? Je laisse tomber quoi ? Est-ce que je lâche et cela m'entraînera dans une chute, moi aussi ? Est-ce que je tomberai tout entière ? Ce sont les premières questions que je me suis posées. Car oui, c'était comme si j'arrivais sur un chantier pharaonique et que je ne savais pas par quoi commencer. Il fallait alors identifier le ou les problèmes. Mais quand on a trop la tête dans le guidon, on n'a pas de hauteur. On est dans cette spirale où il n'est pas possible de tout démêler. Heureusement, ma psy m'a aidé à détricoter cette grosse pelote. Et on a élaboré... Le début d'un plan. Numéro 1, il fallait que je quitte le navire. Tout à fait. Il fallait que je largue les amarres, il fallait que je hisse la voile et que je laisse la tempête se calmer pour entrevoir de nouveaux horizons. Je suis donc partie seule, d'abord quelques jours dans une retraite spirituelle dans un centre dans les montagnes. J'ai enchaîné avec plusieurs jours de randonnée et un soir, ma meilleure amie m'a aussi rejoint. Et on a passé un bon moment à refaire le monde, à prendre l'apéro avec une raclette et on est reparti en randonnée le lendemain. Tout mon entourage a été prévenu. J'ai coupé le téléphone, j'ai pris un carnet pour écrire et je suis allée me reconquérir à la recherche de mes racines. Je suis partie en quête de moi-même. Je suis partie rechercher la source de ma vitalité. Numéro 2, il me fallait me donner un nouveau cap pour ne plus me laisser dériver jusqu'au point de non-retour. Ce plan représentait déjà 10% des premières solutions à mettre en place. Et comme le dit une des citations de Mike Horn, pour se mettre en route, il faut 10% de réponse. Les 90% restants viendront le long du chemin. Et c'est ce qui s'est passé. Au fil de cette aventure, Je suis allée fouiller dans ma boîte à outils de coach pro pour trouver la suite de mon self-coaching. Le lâcher prise s'est fait en plusieurs étapes, comme une série de leçons dans une suite logique de guérison. Étape numéro 1, c'est l'étape de l'acceptation. J'accepte que je n'ai pas à l'intérieur de moi une source intarissable d'énergie qui est illimitée, infinie. Et quand on veut, on ne peut pas toujours. En effet, il y a des choses qui dépendent de moi, mais il y a aussi des choses qui dépendent des autres. D'un côté, je n'ai pas le pouvoir sur tout, uniquement sur ce qui m'appartient. Et d'un autre côté, les autres aussi doivent prendre leur part de responsabilité. Je ne suis pas responsable de tout le fardeau de mon entourage. Enfin, dans une troisième dimension, il y a des choses sur lesquelles personne n'a d'emprise, qui sont complètement extérieures. Et il faut arrêter de se battre contre ça. Il faut arrêter de me battre contre ce qui ne peut être changé. Étape numéro 2, c'est l'étape de la prise de recul. Cet été, on m'a mis un arrêt de travail et je l'ai pris sans aucune culpabilité. J'en avais juste besoin. Ce n'était pas des vacances. Mais heureusement, les vacances suivaient pour moi. et ça tombait vraiment à pic. Ça a été une vraie coupure. Il fallait quelque chose qui coupe bien net et bien profond. C'est aussi passé par un stand-by des réseaux sociaux, du téléphone, des notifications, des mails et toutes ces injonctions ou toutes ces comparaisons qu'on se fait tout le temps à travers les autres, à travers les différentes sollicitations. C'était vraiment à la fois une prise de hauteur et un repli sur soi. Et justement, étape numéro 3, c'était prendre soin de soi. C'est une étape qui est non négociable. Il fallait un aménagement sur mesure, il fallait une réorganisation. Le monde peut se passer de vous pendant au moins une semaine. Il ne va pas s'arrêter de tourner. Étape numéro 4, il s'agit de trouver ce qui vous fait du bien. et ce qui vous reconnecte à vous-même. Pour ma part, mes outils, c'était la déconnexion totale, déconnexion numérique, déconnexion des gens, déconnexion du monde urbain, du bruit, de la pollution, de toutes ces choses-là. Et retrouver un environnement, un environnement où règne le calme et le silence. Je me suis aussi... réorganiser des temps de méditation, de yoga. Il me fallait reconnecter mon corps, mon cœur, mon esprit. J'ai pris un carnet pour écrire mes gratitudes, pour écrire aussi mes pensées, pour me vider. Les gratitudes, ça a été prouvé, c'est quelque chose qui nous remonte le moral, qui nous donne la sensation que chaque jour... rapporte quelque chose de positif. Il fallait vraiment aussi que je me retrouve les deux pieds bien sur terre, bien ancrés, avec de la respiration, de la marche. Et effectivement, un petit yoga matinal, ça me permettait vraiment de faire recirculer toute mon énergie et de reprendre conscience de mes sensations, de mes émotions, de tout ce qui me traverse au quotidien. Ne plus uniquement vivre que dans ma tête, mais vivre aussi dans mon corps et mon corps en relation avec mon environnement. Et enfin, des amis, des amis de qualité, vraiment, des amis avec lesquels je peux me confier. Je peux tout dire, je peux rire de tout, avec qui je sais que je vais passer des bons moments. Et ça, la connexion sociale, c'est aussi un bon antidépresseur. Et c'est ce qui nous permet de nous relier aussi au monde dans de bonnes conditions. Toutes ces premières étapes, c'était un protocole d'urgence. C'était pour éteindre le feu, pour essayer de régénérer en urgence et en priorité toute cette énergie que j'avais perdue. Et ça m'a fait le plus grand bien. Toutes les étapes suivantes, elles continuent toujours plusieurs semaines, voire plusieurs mois après. C'est un process beaucoup plus long. et introspectif. C'est un peu comme quand vous vous fracturez un os, un membre, et que ça nécessite plusieurs semaines de rééducation, plusieurs séances pour retrouver les bons gestes, réintégrer de nouvelles habitudes et retrouver pleinement toutes vos habiletés et tous vos sens. Il s'agit vraiment de se reparamétrer. Et ce reparamétrage passe par... Plusieurs mindsets. Dans mindset, je pense plutôt à un reparamétrage de l'esprit. Redisposé. les différentes routines, les différentes habitudes qu'on se donne au quotidien ou toutes les semaines. Le lâcher prise, c'est comme un grand mécanisme avec plusieurs rouages et chaque rouage est un mindset. On va les passer en revue. Le premier mindset à paramétrer à l'intérieur de soi, c'est d'oublier le. perfectionnisme. Parce que c'est souvent ça qui nous pousse à aller trop loin et à même devenir contre-productif. C'est-à-dire qu'on va atteindre des buts qui nous sont irréalistes et qui même vont essayer de toucher une perfection qui, on le sait, n'existe pas puisque la perfection est très subjective d'une personne à une autre. Et donc on va pousser trop loin la productivité et la performance. Derrière cette notion de perfectionnisme, il y a je pense la question de réussir sa vie. Quel sens ça a de réussir sa vie ? Et pour moi, ça allait beaucoup trop loin. Je me perdais dans des détails. Je me faisais des suppositions sur ce qu'on pouvait attendre de moi et ce à quoi je devais répondre pour être à la hauteur des attentes des autres, des attentes de la société, des attentes de mon travail, des attentes qu'on se faisait d'une maman qui doit aussi gérer. Son entreprise, son enfant et tout son quotidien de façon optimale, brillante, sans aucun temps de répit ou juste je me foutais la paix. En fait, ce premier mindset, c'était vraiment l'apprentissage de l'abandon, l'abandon de cette notion de perfection. Et c'était aussi abandonner mes... supposition sur ce qu'on attendait de moi. C'était me recentrer et me dire qu'est-ce que moi j'ai besoin pour me sentir bien avant tout sans avoir toujours cette sensation du regard des autres et de devoir performer et que la nature humaine c'est aussi des moments de répit, des moments certes de performance mais aussi des moments de repos, de relâchement. Et ça, il fallait le réapprendre, le réintégrer et vivre bien avec. Deuxième mindset à paramétrer, c'était justement accepter ma vulnérabilité. Non, je ne suis pas une Wonder Woman. Et je m'en excuse, je suis humainement faillible. C'est ça aussi, savoir relâcher. Savoir aussi accepter qu'on peut se reposer et que c'est ok. Troisième mindset, c'était me libérer des attentes, des suppositions, des autres, qu'ils soient réels ou présumés. Parce qu'encore une fois, c'est ce que je disais un peu auparavant, c'est qu'on est responsable de soi, déjà, avant tout, mais on n'est pas responsable de tout ce que les autres attendent de nous, et que les autres doivent aussi prendre sur eux leur propre responsabilité. et se mettre en action. Bien sûr, on peut être présent, aider, prêter main forte, mais on ne peut pas être partout et partout tout le temps, dans les meilleures conditions. Il faut savoir aussi poser des limites, parce que ces temps de repos et de répit, c'est ce qui fait qu'on peut aussi repartir et donner de l'énergie. C'est des variations qui sont... vitales pour être bien avec soi-même, être bien avec les autres. Il faut savoir respecter ces temps où on va souffler et ces temps où on va repartir et se donner de l'énergie. Et ceci pour nous-mêmes, mais aussi pour les autres. Le quatrième mindset, ça renvoie justement à l'idée de quelles sont nos réelles obligations. Et qu'est-ce qui se passe si on ne les remplit pas ? Est-ce que c'est vraiment catastrophique ? Et comment est-ce qu'on peut s'en libérer ? Par exemple, est-ce si grave si je rends un dossier ou que je renvoie un document avec une signature, avec du retard ? Et est-ce que c'est si grave si j'oublie une course dans ma liste ? Est-ce si grave si je ne réponds pas tout de suite à un message ? On est humainement faillible, encore une fois, et ça... Il fallait que je le réapprenne. Et donc j'ai appris aussi à m'excuser. Ou alors quand je sentais que je ne pouvais pas être disponible ou rendre un dossier à temps, j'envoyais juste deux mots de message pour m'excuser et reprogrammer. Ou dire effectivement qu'en ce moment ce n'était pas possible et que plus tard ça le serait. Et que je reviendrais vers la personne. Et en fait, tout ça c'est plutôt pardonnable. Et c'est plutôt possible à partir du moment où on prévient bien et on arrive quand même à expliquer de façon très diplomate pourquoi est-ce qu'on ne peut pas honorer toutes les attentes et toutes les sollicitations. Et encore une fois, j'en ai fait presque un mantra, je me dis que le monde ne va pas s'arrêter de tourner. Ce qui nous renvoie au cinquième mindset à paramétrer, c'est le mindset des priorités. Comment les recalibrer ? Comment les réagencer ? Pour cela, j'ai utilisé la matrice d'Eisenhower, qui est assez simple, qui se compose de deux colonnes et de deux lignes. Une des cases, c'est qu'est-ce qui est important et urgent. À ce moment-là, je le garde, je mets dans cette case toutes mes tâches et je vais quand même avancer à mon rythme, mais en... en avançant un peu tous les jours, si je ne peux pas tout faire en une seule fois. Mais chaque petite progression est une victoire. Ensuite, qu'est-ce qui est futile, voire inutile ? À ce moment-là, si c'est à la fois futile et inutile, eh bien, je le mets à la poubelle. Je m'exite complètement disparu de mon quotidien et de ma to-do list. J'ai ajouté une dimension, c'est qu'est-ce qui dépend de moi. Ce qui dépend de moi, je le prends. Je le prends et je l'assume avec des échéances qui sont raisonnables, qui sont dans ma jauge d'énergie, qui ne me mettent pas complètement à plat en une seule fois. Et qu'est-ce qui dépend des autres ? Ce qui dépend des autres, leurs demandes, leurs attentes, leurs sollicitations, est-ce que je suis obligée d'y répondre ? Est-ce que je suis obligée de répondre à tout ? Et est-ce que je le fais de bon cœur aussi ? Si oui, eh bien je le prends avec des échéances et des efforts qui sont encore une fois raisonnables, sans dépasser mes limites, en expliquant clairement mes ressources en temps, en moyens, en énergie. Et au-delà de ça, je décline. Je décline avec respect, avec diplomatie. Et j'apprends à dire non, à poser mes limites. Quand je suis face à beaucoup de demandes, d'injonctions, d'attentes, je prends aussi un moment de respiration et je me demande est-ce que les autres, ils peuvent se passer de moi dans cette situation ? Et si c'est le cas, est-ce qu'ils peuvent aussi prendre leur responsabilité et se mettre en action ? Et le fait de me poser cette question, ça me permet aussi de faire la part des choses et, pourquoi pas, de leur renvoyer aussi des suggestions pour qu'ils puissent avancer sans moi. Le sixième mindset, qui est un peu sous-jacent, c'est accepter l'imperfection, les retards, et ne pas toujours devoir me sentir prête dans ce que j'entreprends pour passer à l'action. En effet, dans tout ce qu'on fait, dans tout ce qu'on engage, on le fait avec ce dont on dispose, avec les ressources qu'on a à l'intérieur de nous, à l'instant T. avec notre cadre de référence, le contexte dans lequel nous sommes au moment présent. Et bien sûr, quand on avance sur notre chemin de vie et qu'on se retourne en arrière, on se dit toujours après coup que tout pouvait être perfectible. Et c'est ça le piège, c'est-à-dire qu'on a besoin de l'action pour se perfectionner et on n'a pas besoin d'être parfait pour se lancer dans l'action. Et c'est exactement ça qui m'a fait réfléchir le plus. C'est de se dire qu'en fait, c'est avec tout ce que j'entreprends, avec tout ce que je mets en œuvre, et c'est ça qui me fait évoluer sur mon chemin de vie, et qui me fait devenir de plus en plus douée dans certains domaines, et que... Bien sûr, plus tard, quand je me retournerai, je me dirai que je suis partie de là, mais je pourrais me regarder avec bienveillance et me dire que si j'en suis à ce stade-là plus tard, c'est grâce à la personne que j'étais à ce moment-là. Donc c'est aussi regarder son passé avec beaucoup d'indulgence, beaucoup de douceur et se dire qu'on a fait du mieux qu'on pouvait avec ce dont on disposait à ce moment-là. Et donc la perfection, elle peut toujours être perfectible quelque part. Enfin, le dernier mindset que j'ai paramétré, c'est que quand je sens que je perds pied, que l'anxiété monte, que le stress arrive massivement, j'envisage un scénario catastrophe. Je me dis, et si j'échoue ? Qu'est-ce qui se passe ? Et c'est ainsi que j'ai appris à dompter l'échec. L'échec n'est pas là. Fin du monde. En conclusion, pour apprendre à lâcher prise, j'ai dû me soigner du perfectionnisme et apprendre à me foutre la paix. Et ça, c'est la référence d'un livre de Fabrice Midal que je vous conseille. Donc j'ai appris à me foutre de plusieurs points, notamment de mes échecs. Parce que mes échecs, je les ai redéfinis. En fait, ce sont plutôt des tentatives qui m'amènent vers le succès. vers des victoires et qui me donne de nouvelles ressources. J'ai appris à m'en foutre de tout ce qui est ni prioritaire, ni urgent. J'oublie même ses tâches, ses injonctions. Je les mets complètement de côté. Je les fais disparaître. Et ça, ça m'allège vraiment la tête, la charge mentale et aussi le quotidien. J'apprends à m'en foutre de tout ce qui ne dépend pas entièrement de moi. et de ce qui peut aussi dépendre des autres, et je leur remets leur responsabilité également. Ça me décharge encore une fois de la charge mentale, et de tâches qui pourraient très bien être assumées par d'autres personnes. J'apprends à mon foutre des attentes surdimensionnées des autres, du « qu'en dira-t-on si jamais je n'y réponds pas ? » parce que je ne suis pas forcément une gentille fille qui dit oui à tout. pour faire plaisir et ne décevoir personne, et tout ça en fermant les yeux sur mes propres limites. Et aussi, j'apprends à me reconnecter à mon corps, qui lui va me donner des indices sur mes limites. J'apprends à ressentir l'inconfort, les sensations, mon cœur qui se resserre quand il y a trop de stress, trop... d'angoisse. J'apprends à ressentir ces petites tensions dans mon dos ou dans mes jambes ou dans mon cou qui me disent que là je porte trop de choses sur mes épaules. J'apprends à ressentir cette jauge intérieure d'énergie, un peu comme la jauge d'une batterie, savoir si elle est encore bien fonctionnelle ou si elle est presque à plat. Et dans ce cas-là... Je prends du temps pour me reposer et je n'ai pas de culpabilité à prendre ce temps-là. Bref, lâcher prise, c'était un peu tout ça. Et ce n'est pas en une seule fois, c'est un petit peu tous les jours. C'est être complètement consciente de tout ce que je vis au quotidien et de savoir aussi me reposer, d'alterner ces moments d'action et ces moments de relâchement. Comme le jour succède à la nuit, je... Je suis vraiment dans le yin et le yang, c'est-à-dire trouver ces moments peut-être de solitude, d'introversion, de retrait, pour pouvoir me recharger, me ressourcer, me reposer dans ce que j'aime faire aussi, ou juste être, prendre ces temps de respiration, de méditation, de sommeil, et ensuite pouvoir être pleinement disponible pour retourner dans le tourbillon de la vie, pour être dans l'action. pour être avec les autres, pour donner aux autres un peu d'énergie, celle dont je suis capable, et pas plus. C'est tout ça, lâcher prise. C'est vraiment un travail du quotidien. Et j'espère que tous ces outils, vous allez pouvoir en piocher quelques-uns, peut-être vous les approprier. Peut-être aussi réfléchir à un temps, peut-être un week-end, une semaine de vacances, où vous allez pouvoir réaliser vraiment ce qui vous met en joie. de façon totalement autonome, sans forcément demander de validation, et de pouvoir vous retrouver vous, de pouvoir vous reconnecter à votre... Moi intérieur le plus profond. Et c'est ces moments-là où vous allez vraiment pouvoir vous retrouver, être en joie et pouvoir, comme une flamme qu'on va rallumer, comme une bougie qu'on va illuminer. Et cette bougie-là, vous allez pouvoir allumer d'autres flammes, d'autres bougies autour de vous. Et ainsi distribuer votre belle lumière sans vous épuiser. Merci pour votre écoute. Et n'oubliez pas, on attire. Ce qu'on vit. Envie de démarrer un coaching pour opérer un changement ou un bilan de compétences ? Retrouve toutes les infos sur mon site web Good Karma Coaching, sur ma page Insta ou ma page Facebook. A bientôt !