- Speaker #0
Bienvenue sur Good Visa, le podcast voyage. Aujourd'hui, deuxième partie de l'épisode avec Laura. Après avoir abordé dans une première partie les 13 pays qu'ils ont découvert sur 13 mois, l'heure du bilan est arrivée. Laura va vous partager à quel point ce voyage les a transformés. On abordera le sujet de leurs enfants, grandes sources d'inspiration, qui ont eux aussi énormément évolué dans cette aventure. Cet épisode est une invitation à revenir à l'essentiel. Je m'appelle Camille et je vous souhaite une bonne écoute, ou plutôt un bon voyage. Et tu disais tout à l'heure qu'on vous posait la question sur les pays que vous avez préférés, donc je ne peux m'empêcher de te poser la question aussi sur votre top 3, mais peut-être que Elon, est-ce qu'il a justement 2-3 pays dont il vous reparle plus que d'autres ?
- Speaker #1
Non, Elon il nous... nous parle de tous les pays. Et en fait, on réalisait que peu importe le pays où il était, il était heureux et il disait « je veux vivre ici » . Voilà, donc à chaque fois, c'était « je veux vivre ici » . Et on s'est dit, mais en fait, Elon, ce n'est pas lui qui va nous dire où il veut vivre, il nous suivra parce qu'en fait, il est heureux quand il est avec nous et quand il vit plein de choses comme ça. Et on a vu que c'était plus nous, en fait, qui étions très attachés à certaines choses. Et donc dans… Dans les pays qu'on a préférés, je pense que Mamadou serait d'accord, parce que quand même, on en a parlé plus d'une fois, mais on va dire que les trois, il y a Hawaï, la Polynésie française et la Chine. Et Mamadou ne sera peut-être pas d'accord avec moi sur l'un d'entre eux, parce que je sais qu'il a eu un coup de cœur pour le Brésil et que lui m'a tanné pour aller vivre là-bas, mais qu'on n'était pas d'accord, parce que moi, il y avait cet aspect, vraiment, barrière de la langue, qui est très importante pour moi, parce que j'ai vraiment envie de... de pouvoir communiquer avec les gens dans le pays dans lequel je vais m'installer. Mais je comprends son engouement et je comprends parce qu'il y avait une vibe là-bas qui n'est pas trop explicable comme ça avec des mots. Tu parlais tout à l'heure d'énergie, mais c'est très cliché. Mais avec Mamadou, on fonctionne beaucoup comme ça. Et en fait, dès qu'on mettait les pieds dans un pays, on savait de suite si ça allait le faire ou pas. On avait ces énergies-là. Et en fait, on les a eues à Hawaï et en Polynésie. Dès qu'on est arrivé, on s'est senti bien. Et la Chine, c'est plus dans le sens où on ne s'attendait même pas à ça. Il a grimpé direct dans le top 3 sans même qu'on s'en rende compte.
- Speaker #0
C'est trop bien. Merci de nous avoir partagé ce déroulé de tous ces pays. Et maintenant, si c'est OK pour toi de nous parler un petit peu de... Voilà. Ce retour, cet après-voyage, et c'est vrai qu'on a fait se dérouler un petit peu comme si on déroulait le film, votre album photo, mais si maintenant on vient creuser un petit peu plus, par exemple l'éducation de vos enfants. Donc comment vous vous étiez organisée en fait pour, enfin de vos enfants ? Thiam était trop petit à ce moment-là, mais pour Elon, est-ce que tu veux bien nous expliquer ?
- Speaker #1
Alors Elon, honnêtement, on a été laxistes. peut-être, je ne sais pas, mais en fait on parlait beaucoup de l'école de la vie et c'est un terme qui est revenu beaucoup sur nos réseaux sociaux, c'est qu'en fait on réalisait qu'à chaque fois qu'on essayait de lui imposer un cadre pendant cette année-là, où on disait, ben voilà là on va faire un peu d'école parce qu'il faut qu'on voit ton niveau, alors ton niveau par rapport à quoi ? Ben sûrement des standards qu'on avait gardés de la France et qu'on nous avait imposés mais en fait de partager ces inquiétudes, etc. sur les réseaux sociaux, ça m'a permis donc d'avoir des critiques mais aussi de... de rencontrer des gens qui étaient du milieu et qui m'ont beaucoup rassurée sur plein d'aspects. On voyait qu'en fait, on se mettait beaucoup trop de pression parfois. Et en fait, on réalisait que dès qu'on sortait et qu'on faisait une activité banale sur la plage ou qu'on roulait sur les routes et qu'on regardait des panneaux, on essayait de lire. En fait, il apprenait hyper vite sur ces choses-là. Et on se disait, mais en fait, le cadre scolaire, il n'est pas forcément bon pour notre fils. Ce n'est pas ce qui fonctionne avec lui. Donc, il faut qu'on arrive à lâcher prise. Et c'est très dur en tant que parent parce qu'il y a ce sentiment de culpabilité. On lui fait, entre guillemets, louper une année d'école. Est-ce qu'il va être en retard pour la grande section de maternelle ? Il y avait beaucoup de doutes qui revenaient tout le temps. Des gens qui nous faisaient des réflexions invraisemblables sur les réseaux sociaux. Alors, j'avoue, ça nous glissait un peu dessus. Mais il y a toujours des moments où on se remet un petit peu en question. et donc pendant un an, finalement, on a essayé. de lui faire garder certaines choses que sa maîtresse de petite section m'avait données en disant bon ben voilà, le but c'est qu'à la fin de l'année il sache à peu près faire ça mais sans pression elle a été super pour ça vraiment elle me disait ne mettez pas la pression à Elon parce que c'est un petit garçon qui est comme sa maman, qui est hyper sensible et qui a ses petites particularités et du coup c'était trop compliqué de l'enfermer dans cette case là Et en fait, on s'est rendu compte que lui, tout ce qu'il devait faire pour dans un an, il savait déjà le faire. Et on s'est dit finalement, il n'y a aucun retard parce que les gens, ils aimaient bien dire ça, mais il va être en retard, il va être en retard. Mais il va être en retard par rapport à quoi ? Parce que si c'est par rapport au modèle français, de toute manière, là, pour le moment, on n'en dépend plus. Donc, on s'est dit, mais arrêtons de nous mettre cette pression. Et finalement, il faut juste que Elon, ce soit un petit garçon qui soit ouvert aux gens. qui n'est pas peur de discuter avec les gens, qui a envie d'apprendre d'autres langues, parce que pour moi, ça, c'est hyper important, et on s'en est rendu compte, c'est qu'en une semaine à la crèche, il revenait à la maison, il parlait déjà un peu espagnol, en tout cas mieux que moi. Et en fait, voilà, c'était plus sur cet aspect-là. École de la vie, oui, mais il a appris tellement... Il sait plein de choses. Il sait déjà où se situent les pays sur une carte, et puis il peut dire qu'il y est allé. Il peut raconter plein d'anecdotes sur ces pays-là. Donc il a appris des choses, certes, qui sont différentes de la moyenne section qu'il a...
- Speaker #0
qu'il a loupé et franchement j'ai pas l'impression qu'il en souffre énormément oui et puis c'est important pour vous aussi qui découvrent qu'il y a plusieurs façons de vivre dans le monde que tout le monde n'est pas forcément comme lui et
- Speaker #1
qui gagne en fait cette ouverture d'esprit là ah oui c'est certain franchement on va pas se dire qu'on est des parents parfaits Il y a ce côté-là d'ouverture sur le monde qu'on voulait que nos enfants aient aussi, avec cet aspect de tolérance qui est hyper important pour nous. Et en fait, là, on a vu qu'Elon était beaucoup plus tolérant, beaucoup plus respectueux. Voilà, des qualités souvent qu'on apprend plus en famille qu'à l'école. Et j'ai l'impression que durant ce voyage, ça a été décuplé pour lui.
- Speaker #0
Et même par rapport à Thiam qui est donc quand même encore un tout petit qui a eu récemment deux ans, il y a des gens qui vous reprochent oui mais il ne se souviendra de rien. Et est-ce que tu peux nous expliquer, tu me faisais référence à ça au début, que là peut-être qu'il ne se souviendra pas de tout mais vous avez été là pour toutes ces premières fois.
- Speaker #1
Voilà. C'est ça, c'est ce que je disais toutes les premières fois qu'on a finalement loupé avec Elon. Et il y avait un petit peu cet aspect revanchard qu'on avait de se dire non, non, mais ça ne se passera pas comme ça pour le deuxième. Et effectivement, là, on n'a rien loupé. On a été là tout le temps. Et ça, je pense que c'est un des plus beaux cadeaux qu'on puisse se faire et lui faire peut-être à lui aussi. Parce qu'on a créé une espèce de relation, tous les quatre, qui est hyper fusionnelle. Et j'avais beau me plaindre et me dire oui, je suis fatiguée parce que je les ai 24h sur 24, maintenant quand ils s'en vont plus d'une heure, je suis en manque total. Parce qu'on était tout le temps ensemble, à tout découvrir ensemble, à avoir des fourris ensemble, des peurs. Et Etiam, c'est certain qu'il ne s'en rappellera pas. Il y a des données scientifiques qui le prouvent, donc on le sait. Mais à côté de ça, je pense que ça a beaucoup modifié certains aspects de sa personnalité. Et c'est un petit garçon qui, malgré qu'il ait un tempérament de feu, il est d'une... je ne sais pas comment dire, mais il a un amour pour l'autre, énormément d'empathie. Et je me dis que ça, il n'aurait, je ne pense pas, eu en étant soit à la crèche. Et il a aussi un langage qui s'est développé hyper rapidement. Et ça, il nous scotche avec ça, c'est qu'il a parlé très vite, avec beaucoup de mots et même sur la compréhension d'autres langues. pendant une semaine au Vietnam où il a été dans la crèche qui ne parlait qu'anglais. Il nous répondait par yes or no le soir sur des questions. On se disait mais c'est pas possible, comment c'est possible en une semaine ? C'est des éponges les enfants. Et là on a senti qu'il avait tout pris de tout l'amour qu'il a reçu comme ça de plein de gens. Notamment c'est vrai sur son continent asiatique là où les gens... énormément à donner et qu'on a beaucoup, beaucoup reçu d'amour et surtout les enfants. Et là, on sent qu'il aime les autres, qu'il est vraiment très ouvert, qu'il est profondément gentil. Et nous, on a ses souvenirs, on a ses vidéos, on a ses photos et on a tout ce qu'on a dans la tête aussi. Ça n'a pas de prix.
- Speaker #0
Aussi, je voulais te demander par rapport à Elone, comment ça se fait, à ton avis, qu'il se soit autant surpasser, parce que tu nous mentionnais aux Philippines, quand vous avez plongé dans l'eau avec les requins-baleines, où il a dit, non, j'ai pas peur, j'y vais, et qu'en fait, avant de partir, il avait extrêmement peur des animaux, et c'est d'ailleurs un point qui vous faisait peur pour tout ce que vous aviez prévu.
- Speaker #1
Ouais, Elon, il avait des très très fortes angoisses. Oui, il faisait même des crises de panique. Et ça a été très très dur pour nous, franchement, avant le départ du Tour du Monde. Et je me disais, ça va être une catastrophe. Parce qu'on entendait que dans plein de pays où on allait aller, il y avait des chiens errants. Et lui, il avait une peur bleue des chiens. Et on se disait, enfin, on était déjà allés en Albanie ensemble. Il nous avait fait une crise de panique. Mais vraiment, on avait dû quitter le restaurant où on était. Parce qu'il a hurlé pour un bébé chat. Un petit chat qui était minuscule. Pourtant, on en avait un à la maison. C'était quelque chose qui ne se contrôlait pas. On se disait que ça allait être horrible pendant cette année. Comment on va vivre ça ? Je ne sais pas. C'est ce côté-là où au Pérou, il a commencé à vouloir dépasser certaines peurs. Il y a vraiment eu un déclic qui est venu de lui. Nous, on n'y a mis aucune pression. On lui disait juste « Aie confiance en toi » . Il a arrêté de se poser trop de questions, je pense aussi, parce qu'il s'en pose. énormément des fois, trop. Et en fait, il l'a arrêté. Il a commencé à vivre les choses pleinement. Peut-être parce que nous aussi, on lui montrait, tu vois, la luge, on va sauter dessus, on va le faire. Parce qu'on est fou, on va sauter dans l'eau, on va aller nager avec les requins. Et en Polynésie française notamment, il y avait des animaux tout le temps, partout. On se baignait avec des requins à longueur de journée. Et en fait, il allait, il caressait les requins. Et je me disais, attendez, mon petit garçon, qui avait peur d'un chaton, il est en train de caresser un requin dormeur. Je me disais, c'est fou, en fait, je le filmais. Et franchement, j'étais hyper émue. Je me disais, non, il a changé, c'est plus le même. En Indonésie, il prenait les petits Ausha dans ses bras. Il me disait, regarde, maman, je les caresse. Et je ne sais pas, je lui disais, mais Hélène, j'espère qu'une chose, c'est que quand on va rentrer, que tout ça sera terminé, tu vas garder tout ça et que tu ne vas pas oublier. Il me disait, non, promis, maman, maintenant, je n'ai plus peur, je n'ai plus peur. Et c'est vrai qu'on est rentrés. Et qu'il a gardé ça. Et ça me fait du bien de voir que vraiment, ça a été riche pour lui aussi. Parce que sur cet aspect-là, ça a été très, très dur moralement pour toute la famille. Et donc, je ne sais pas, on est très fiers. Très, très fiers.
- Speaker #0
Et vous avez raison d'être fiers. Et tu as aussi pas mal partagé. Et on avait parlé toutes les deux aussi de tout ce qu'ils t'ont transmis, justement, de tes enfants. Tu parlais de résilience, de patience, de persévérance, de capacité à s'adapter, de légèreté, le fait qu'il y ait vraiment les choses. Et si tu me permets, je vais te citer sur une de tes publications où tu disais « Là où je voyais une journée difficile, ils ont vu une aventure. Là où je voyais une différence, ils ont vu quelque chose à découvrir. Là où je ne trouvais pas ma place, ils avaient déjà trouvé un terrain de jeu. » Je pensais que mon rôle était de leur montrer le monde, mais peut-être qu'ils étaient simplement là pour m'apprendre à leur regarder.
- Speaker #1
Ouais, je suis un petit peu poétesse à mes heures perdues, j'ai l'impression que je n'avais même pas réalisé que j'avais écrit ça comme ça, tu vois. Ouais, j'ai écrit ça parce que je m'en suis rendue compte pendant le voyage et je m'en suis encore plus rendue compte là, parce qu'on est reparti en réalité dans le pays d'origine de Mamadou. Donc là, actuellement, on est en Guinée, Conakry. Et c'était un voyage un peu différent de d'habitude parce qu'il était vraiment axé autour de la famille, de retrouvailles et peut-être même d'adieux. C'est un pays qui est très difficile, qui est pour le coup pas du tout touristique et pas du tout adapté au tourisme. Et je n'ai pas bien vécu les premières semaines. Et en fait, j'ai réalisé que vraiment tous ces problèmes-là, depuis le début, ils venaient que de moi et de ma façon de voir les choses, du prisme que je me mettais en place là. parce que eux... comme je le disais, ils étaient heureux partout, peu importe le pays. Et ils trouvaient toujours des choses à faire. Et quand moi, je me lamentais un peu sur mon sort, je les voyais, eux, heureux. Et je me disais, mais ce n'est pas possible, ce n'est pas cet exemple-là que j'ai envie de leur donner. Et c'est eux qui m'apprennent la vie et pas le contraire. C'est fou. Et voilà, il y a eu plein de galères. Il y a eu des coupures d'électricité qui étaient sans fin. Et eux, ils me disent, c'est trop bien, on va jouer à cache-cache. Quand il n'y a pas d'eau, on se baigne dans des bassines à l'ancienne, comme je faisais quand j'avais 5 ans chez mes grands-parents dans les années 90. Donc, je ne sais pas, ils ont cette vision des choses qui est simple, finalement, et qui me fait dire que des fois, on se complique trop les choses et il faudrait qu'on les vive de manière plus différente, plus dans la peau d'un enfant de 5 ans. Ce serait tellement plus facile au quotidien.
- Speaker #0
Tellement. Et en plus vous avez eu cette prise de conscience que vous aviez envie de passer du temps avec eux, que c'était indispensable dans votre équilibre et vous n'aviez plus envie de repartir dans ce cercle d'avant. Alors je ne dis pas que tout le monde devrait faire ça, il y a des moments où malheureusement il y a plein de familles qui n'ont pas le choix, mais en tout cas là vu que vous, vous aviez le choix, vous vous êtes dit non on va essayer de faire différemment.
- Speaker #1
Oui, mais ce n'était pas un choix qui était évident parce que c'est vrai que les gens nous envient un peu sur les réseaux en disant « oui, mais ce n'est pas donné à tout le monde, ils pensent qu'on a gagné au loto ou je ne sais quoi » , alors que non, finalement, on n'a gagné rien du tout. On a juste travaillé comme des acharnés pendant 7 ans et ça, je le souligne beaucoup, mais parce que c'est la réalité, on s'est complètement oublié, on a oublié notre santé physique, mentale, tout, et on a oublié de passer les premiers mois de sa vie d'Elon avec lui. Et ça a été des sacrifices qu'on a faits. pour pouvoir s'offrir cette pause-là. Donc, c'est une pause finalement que d'un an dans une vie en moyenne de 80 ans, j'ai envie de dire, ce n'est pas grand-chose. Et on n'a pas vécu dans le luxe, comme j'ai pu le dire. On a baissé finalement tous nos critères. Donc oui, on a dormi avec des cafards. Oui, on a des fois dormi avec 40 degrés parce que la clim, ça n'existait pas en été et les ventilos ne marchaient pas. On a connu des coupures d'électricité. On se douchait avec des bassines. Mais on était avec eux, on vivait tous ces moments-là avec eux. Et vraiment, je ne veux pas que ça fasse cliché tout ce que je dis, mais pour moi, ça, c'est vraiment la plus grande des richesses que je pouvais avoir parce que j'avais trop de regrets et j'avais trop de choses à rattraper. Et le temps à rattraper, c'est vraiment trop dur. Donc cette année-là, elle nous a permis de vivre les choses pleinement. Et c'est en dehors de tous les pays qu'on a pu voir et faire qu'il y avait des moments où c'était un peu plus dur pour X raisons. Mais on était tous les quatre et ça, voilà, c'était le but de tout.
- Speaker #0
Et c'est bien aussi que tu soulignes les gens qui vous enviaient parce qu'il y a toutes ces choses que vous loupez, en fait, aussi, parce que vous êtes loin des proches pendant une année, vous allez louper des événements, vous n'allez pas être présent pour des choses qui comptent beaucoup pour vous. Donc, c'est aussi accepter de perdre tout ça, en fait.
- Speaker #1
Oui, c'est sûr, on a perdu déjà notre confort. On avait une petite maison en banlieue qui était franchement agréable, avec une jolie voiture. Tout ça, les gens ne se disent pas. Si, on a tiré un trait dessus. Et on a tiré un trait sur les événements. Alors moi, j'adore fêter Noël. Notamment, c'est une fête que j'ai toujours beaucoup aimée. Et là, c'était la première fois de ma vie, à 35 ans, que je ratais finalement un Noël avec ma famille. En plus, avec des enfants en bas âge pour qui, souvent, ça compte quand même beaucoup. Et là, on était au milieu de la Polynésie française. Alors, très, très loin du Noël classique avec la neige et les sapins de Noël. Mais voilà, j'ai retrouvé mon ami. On a mangé des pokeballs le soir de Noël avec ma copine. Et en fait, on se disait, mais on s'en fout que ce soit Noël ce soir. On s'en fout de tout ça. Là, on est en train de vivre tout ça ensemble. On était trop contents et on se marrait. Mais au fond de nous, quand on recevait la petite photo de toute la famille qui était réunie autour de la table, oui, ça nous faisait un petit truc. Et on se disait, voilà, on a fait des choix, on a choisi d'être là. Donc, ce n'est pas pour se lamenter sur notre sort et envier les autres. Il faut qu'on profite à fond du moment que nous, on est en train de vivre. mais je pense qu'après Avec Mamadou, on avait ce côté-là aussi. On savait qu'un an plus tard, on allait retrouver certaines personnes, on allait retrouver certaines choses. Et on le prenait quand même avec beaucoup de recul. On se disait, ce n'est pas des adieux qu'on a fait aux gens. Voilà, on va retrouver ces choses-là. C'est juste, c'est une pause. Voilà, on met en pause.
- Speaker #0
C'est un bon moyen de tester aussi les relations qui vont résister à cet éloignement physique, aussi de peut-être pas être d'accord à chaque fois avec vos choix, donc j'imagine que c'est quand même assez turbulent. Et le matériel aussi, il me semble que tu essaies de transmettre ça à tes enfants également, de leur faire comprendre que oui, il y a des choses matérielles, mais c'est les moments que vous passez ensemble, comme tu disais, qui comptent le plus, ou les aventures que vous allez pouvoir vivre. Ça, quand vous êtes rentrée, même si là, vous êtes dans une période de transition, j'imagine que ça n'a pas dû être évident au retour de se réadapter en fait à ce quotidien, même si vous n'êtes pas rentrée pleinement dedans.
- Speaker #1
Oui, c'est hyper compliqué parce que c'est vrai que déjà, c'est compliqué d'être compris de nos proches. Et c'est vrai que nous, on a commencé à se détacher de cet aspect matériel juste avant de partir. On s'est dit, bon, mais voilà, cette voiture, c'est vrai qu'on avait bossé comme des fous pour pouvoir se l'offrir. et là, ben, On la vend, et puis même, on l'a vendue vraiment, honnêtement, très peu comparée à ce qu'elle valait. Mais il fallait s'en débarrasser pour partir. Et voilà, et de tout ce qu'on avait, des meubles auxquels on tenait avant, on tenait à notre petit confort, à notre petite déco. Et puis tous les jouets, les jouets d'Elon. Moi, je me rappelle, à son âge, j'étais hyper attachée à mes jouets. Et lui, on lui a dit, tu vas tout laisser ici. Et en fait, petit à petit, on a vu que les jouets, ils ne servaient à rien parce qu'ils ne jouaient avec rien. Ils jouaient avec des cailloux, ils jouaient avec des bâtons. On lui disait, tu vois, c'est ça qu'on est en train de te dire. C'est que finalement, on peut s'éclater sans avoir des jouets. Et là, on arrive, on retourne et il retrouve tout ça. Donc, il retrouve son panier de jouets qu'il avait laissé. Et puis, il y a la famille qui est hyper contente de nous retrouver et de les retrouver après un an et qui a envie de donner. Et des fois, le fait de donner, ça se transmet par l'achat. Et c'est vrai que nous, on a beau dire à tous nos proches, ben non, on ne veut plus de ça parce qu'on a réalisé que ce n'était pas ça qui nous rendait heureux. Et que moi, je préfère que vous passiez un moment avec lui, faire une activité ensemble. Mais c'est plus simple. et c'est vrai que c'est dur pour moi de l'accepter mais je ne veux pas me fâcher avec les gens que j'aime pour autant, mais c'est très dur de dire aux gens, arrêtez de faire ces achats-là parce que nous on n'en veut plus pour nous et pour nos enfants alors que eux c'est ce qu'ils savent faire et c'est ce qu'on leur a appris donc voilà, c'est cet aspect-là où le retour déjà il est compliqué moralement parce qu'on met un terme à un voyage de fou qui a eu l'air irréel et en même temps on retrouve tout ce qu'on a laissé tel quel, parce que finalement eux les gens Ils n'ont pas changé, alors que nous, on n'est plus du tout les mêmes en rentrant.
- Speaker #0
Et sur quoi tu penses que vous avez le plus changé ? Donc, il y a cet aspect-là, cet aspect matériel, par rapport à la relation avec vos enfants. Est-ce qu'il y a autre chose qui te vient ?
- Speaker #1
Oui, il y a moi, mon côté. Alors, je suis de nature quand même très stressée. Je disais oui, je suis très organisée au départ, etc. Et en fait, là, j'ai commencé à relativiser sur beaucoup de choses. Il y a une phrase que je dis toujours. tant, c'est pas grave, c'est pas grave. Et donc, Elon, c'est venu vraiment de ses phrases favorites, il dit tout le temps, mais c'est pas grave, maman, c'est pas grave. Ben oui, mais parce que je fais que lui dire, en fait, il n'y a rien qui est grave, finalement. Donc, voilà, ces pannes, ces maladies qui nous sont tombées dessus, tout ça, toutes les petites galères au quotidien, ben, on trouvait toujours des solutions et on finissait par dire c'est pas grave, voilà. Donc, sur ça, j'ai beaucoup changé. Je reste quelqu'un de stressé, je ne vais pas mentir, il y a des choses qu'on peut On ne peut pas, c'est profond, c'est comme ça. Mais du côté de ça, je trouve que je relativise sur beaucoup de choses.
- Speaker #0
Trop bien. Et on a parlé aussi, tu as découvert ce terme d'adaptation hédonique où en fait, on est toujours là à courir et à vouloir ce qu'on n'a pas. Donc, c'est quand même lié à ce qu'on disait sur le matériel. Et on en parlait par rapport aux tortues au début où tu sentais que Cet émerveillement, ça devenait presque normal en fait. Et donc tu as eu cette réflexion que tu as partagée sur Instagram où tu disais mais le problème c'est peut-être que tu t'habitues à ce que tu as. Et que quand tu as envie de quelque chose, maintenant tu te dis bon, est-ce que j'en ai vraiment besoin ou est-ce que je me suis habituée à ce que j'ai déjà ? Et j'avoue que depuis que tu as partagé cette réflexion, maintenant oui, quand j'ai envie d'acheter quelque chose, je me dis attends, est-ce que j'en ai vraiment besoin ? Est-ce que ce n'est pas juste j'ai envie d'acheter, j'en sais rien, une nouvelle tasse pour changer parce que j'en ai marre de voir la tranche de ma tasse ? Donc c'est un peu resté, mais j'imagine que tu voyais encore plus grand derrière cette réflexion.
- Speaker #1
Il y a un peu le côté où pour moi, quand j'étais à Bordeaux, dans une vie de ce qu'il y a de plus normal, on achetait beaucoup pour combler un espèce de vide ou par ennui aussi. Et en fait, pendant cette année-là, on n'a tellement pas connu l'ennui. parce qu'on était stimulés, overstimulés, tout le temps, en permanence, qu'il n'y avait même plus ce côté-là où on avait envie d'acheter, mais envie d'acheter pour en faire quoi, finalement ? On ne savait pas trop l'expliquer parce que c'était notre quotidien, que c'était juste la normalité. Et là, on s'en est rendu compte pendant cette année-là. On s'est dit, maintenant, en fait, on peut être hyper heureux avec très peu de choses. Voilà, on avait deux sacs. Alors oui, on mettait tout le temps les mêmes vêtements. Et oui, sur les réseaux sociaux, ça ne fait pas rêver. Ce n'est pas ce qui vend du rêve. d'avoir tout le temps les ménons. Ils disaient, mais on s'en fout, nos vêtements, ils ont fait le tour du monde. Mais regardez, nos vêtements, on pose là, devant le Christ Rédempteur, au Machu Picchu et dans des ruines mayas. Et en fait, on se disait, on s'en fout finalement de ne pas avoir 15 tenues avec nous parce que là, ce qu'on voit et ce qu'on est en train de vivre, ça n'a pas de prix, ça ne s'achète pas. Donc, c'est là où on a revu et vraiment, on ne veut pas avoir l'air de deux gars dans le van en mode peace and love qui se contentent de leur... potager bio, c'est pas du tout ça. Mais ça donne un peu cette image-là quand je le décris. Mais c'est juste que on aime toujours, surtout moi, j'aime toujours la mode, j'aime toujours bien m'habiller. Je vais pas dire que je n'aime plus ça. Mais je n'achète plus pour acheter. Je l'achète parce que oui, là, mes vêtements, ils ont fait leur temps. Oui, mes chaussures, ça fait 13 mois que je mets la même paire de chaussures. Elle n'en peut plus. J'ai fait des randos, j'ai marché dans l'eau. Voilà. Donc je vais m'acheter une nouvelle paire de chaussures parce que j'en ai réellement besoin. Pas juste pour... combler un vide dans le placard ou autre. Et voilà, et notre argent, on a envie de le mettre ailleurs. Et c'est pour ça qu'on a pu se permettre tout ça aussi pendant un an. C'est juste qu'on a vu nos priorités différemment. Voilà, c'est tout.
- Speaker #0
Oui, et je pense que c'est bien de souligner aussi que de toute façon, chacun fait ce qu'il veut, bien évidemment. Et on peut aussi trouver un juste milieu, se dire je peux aimer m'acheter de temps en temps des belles choses et je peux choisir aussi. Je sais que c'est mon cas par exemple, je ne vais pas aller dépenser une fortune dans des vêtements ou de l'art précieux avec des très beaux tableaux chez moi. Mais par contre, je vais mettre ça dans des voyages, des expériences. C'est vrai que ça peut être une... Je réfléchis à votre, mais la prochaine fois que je vais acheter quelque chose, je vais me dire, bon, est-ce que je ne préférerais pas investir dans une expérience, plutôt ? Tu parlais de ça avec tes enfants.
- Speaker #1
C'est des choix. C'est juste des choix, en fait. C'est pour ça les gens, quand ils me disent, non mais je ne comprends pas, comment vous pouvez vous permettre de voyager aussi longtemps ? Qu'est-ce que vous faites dans la vie ? Il y en a, ils sont très envieux et ils pensent vraiment qu'on a des métiers de fou furieux ou qu'on cache des trésors derrière tout ça. Et on leur dit non, non, mais vraiment, ne nous enviez pas. C'est juste une question de choix. C'est juste ça. C'est que peut-être qu'un jour, moi aussi, j'aurai envie de me poser, d'arrêter de voyager, de retrouver mon petit confort de rachis de la déco, des vêtements. Qui sait ? Je ne sais pas. C'est juste que là, de suite, c'est plus ce qui me fait envie et ce dont j'ai besoin. Ce n'est pas là où je vais m'épanouir. C'est juste qu'actuellement, je vois différemment mes priorités et je mets l'argent dans ces voyages-là et pas dans autre chose.
- Speaker #0
Et aussi, est-ce que tu arrives à accepter qu'il y ait des phases justement où ce n'est pas la surstimulation dont tu parlais tout à l'heure ?
- Speaker #1
Là, depuis le retour, tu veux dire ?
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Là, c'est très très dur. Je pense qu'on est beaucoup à connaître ça. Il y a un peu une espèce de burn-out du retour. Je ne sais pas s'il y a un terme pour expliquer ça. Il faudrait que je me renseigne. Mais franchement, revenir d'un voyage comme ça où on a été stimulé au quotidien. Et on a vu, on avait soif encore. Et puis alors le truc, c'est qu'il y en a certains qui rentrent et qui sont fatigués et qui ont envie de rentrer. Donc ils sont prêts, ils sont heureux. Sauf que nous, ce n'était pas notre cas. C'est que nous, si les finances avaient suivi encore, on n'aurait pas arrêté de voyager parce qu'on n'avait pas l'envie. On était encore assoiffé de voyages et de découvertes. Même si, tu le disais, des fois, on se sentait un peu plus blasé. Parce que c'est vrai que les temples, notamment, on en a visité tellement. parce que déjà on a fait 40 jours au Japon mais on était aussi allé en Chine, aussi en Corée et on a fait des temples à tout va là-bas au bout d'un moment les temples ont commencé un petit peu tous à saturer et oui je rigole pour les tortues mais je serais toujours émerveillée devant une tortue mais c'est vrai que notamment à Hawaii on en voyait tellement que c'était devenu voilà c'était rentré dans le quotidien finalement et donc là quand on retourne à ce que les gens aiment appeler la vie normale. Mais nous, notre vie, c'était pas ça, notre vie normale. C'était tout ce qu'on a vécu. En fait, on aimerait que ce soit ça, notre normalité. Et là, c'est violent. C'est très, très violent. Et toutes les familles avec qui je parle, avec qui on avait sympathisé, qui sont rentrées à peu près en même temps que nous, on est tous au fond du gouffre. On va pas se mentir. On a le moral dans les chaussettes. Et c'est pas facile.
- Speaker #0
Et c'est vrai que même avec des aventuriers interviewés sur le podcast, on en parle un peu plus de ce contre-coup des dépressions que font même des aventuriers connus à leur retour. Mais j'ai envie de dire là, peut-être justement tes enfants, encore une fois, ils vont te montrer, bah si on peut regarder les photos avec émerveillement et se rappeler que c'était pas un rêve. Enfin moi je sais que j'ai du mal aussi avec ça des fois de se dire, mais est-ce que j'ai vraiment vécu ça ? Et je doute pas qu'avec ta force de caractère et tes enfants derrière toi, tu vas arriver à traverser ça avec brio. Et puis c'est de l'accepter aussi, j'imagine quand même. Ouais, puis là, honnêtement, on se dit, bon, il faut retourner à un certain train de vie, il faut retravailler à un moment donné parce qu'on ne peut pas vivre éternellement sur nos économies comme ça. Et donc là, le but, c'est de se poser. Mais en fait, on se dit, mais on n'est pas obligé de se poser à un seul endroit éternellement. Donc, c'est vrai qu'on déprimait un peu en se disant, ouais, on va retourner à une vie plus classique. Et puis, on s'est dit, non, déjà, on ne va pas rentrer en France, c'est certain, on va aller s'installer ailleurs parce qu'on a ce besoin, on l'a vu pendant un an, d'être proche de l'océan et d'avoir le soleil. Et voilà. Donc, on veut un rythme un peu plus insulaire. Mais on s'est dit, OK, mais pas de pression. On fait un an, un an à un endroit. Et puis, finalement, si ça ne nous plaît pas, on partira un an à un autre endroit. Et s'il faut reconstruire des choses à chaque fois, on est prêt à le faire parce que... Toujours pareil, la persévérance, ça nous suit. Et voilà, donc c'est là aussi où ça nous remonte un petit peu le moral, c'est de se dire pourquoi les choses devraient absolument être figées, comme ça on pose nos valises à un endroit et puis on n'en part plus en fait. Non, on n'est pas d'accord avec ça.
- Speaker #1
Et donc là, pour conclure cet épisode, est-ce que tu peux quand même nous en dire un petit peu plus ? J'imagine que tu l'auras annoncé d'ici là sur les réseaux, sur cette première destination, parce que comme tu le disais, ce tour du monde, c'était quand même pour trouver... où vous allez vous installer. Donc, vous avez eu des hésitations avec certains endroits. Et au final, vous allez dans un autre endroit que vous avez pu visiter rapidement que tous les deux pour aller vous assurer que ça correspondait à vos attentes et vous partez dans un autre endroit.
- Speaker #0
Oui, alors ce qui est très drôle, c'est qu'on a vu 13 pays et qu'au final, on ne s'installe dans aucun d'entre eux. Ça, c'est le côté un peu fou. Alors, on devait... toute transparence s'installer en Polynésie française, voilà, à notre retour. Et finalement, j'ai appris une très belle nouvelle avec la naissance d'un bébé, d'un proche, et qui a fait que je ne voulais pas partir aussi loin. Et ça a un peu fait pencher la balance et je me suis dit non, il faut qu'on trouve un endroit qui ne soit pas aussi loin. Donc, on cherchait un endroit qui ressemblait quand même un peu à la Polynésie, dans le sens où on avait envie que ce soit une île. Après, il y avait cet aspect-là aussi des langues, comme je disais, si ce n'était pas le Brésil à cause du portugais. Donc, on voulait que ça parle anglais ou français. Et donc, on a fait des recherches sur Internet et on s'est retrouvés à regarder pour l'île Maurice. On n'est jamais allés. Et en fait, sur un coup de tête, on est rentrés début juillet en France, enfin mi-juillet, je dirais, et trois jours plus tard, plus tard, on s'envolait pour l'île Maurice à deux. On a laissé nos enfants à la famille qui était fortement en manque. Et on est partis tous les deux pour dix jours, mais pas vraiment en mode vacances, vraiment en mode est-ce qu'on se voit vivre ici ? Est-ce que c'est comme ce qu'on s'imagine ? Et alors, je ne vais pas dire qu'il y a eu un coup de cœur parce que ce serait mentir. On n'a pas eu un coup de cœur, mais on a beaucoup aimé. Et en fait, c'est un peu le choix de la raison où on s'est rendu compte que sur le plan entrepreneurial, On avait peut-être notre place. Après, il parlait anglais. Il y avait un super niveau au niveau des écoles. Donc, pour Elon, il pourrait retourner dans une école, mais une école qui est très tournée vers la nature et en plus qui est bilingue. On s'est dit, c'est super pour les valeurs qu'on voulait l'inculquer. Et puis, ça reste vraiment dans la dynamique du voyage où c'est une école qui va lui permettre d'aller à son rythme sans aucune pression, sans aucune case à cocher. Et puis le côté où... où les enfants finissent très tôt l'école à 14h et donc on peut se retrouver à la plage tous les après-midi, aller surfer, faire plein de choses et être au plus proche de la nature. Et on s'est dit, go, on tente. C'est le choix de la raison dans un sens, mais ce n'est aussi pas le choix le plus facile sur le côté business, nous concernant. Et pourtant, on a envie de le tenter et on se dit, on a eu beaucoup de stress quand même. ce qui nous a rassurés, c'est ce que je disais, de se dire... Donc arrêtons de mettre cette pression en se disant, mais il faut absolument que ça le fasse là-bas. Et si ça ne le fait pas, on est bloqué. Non, on s'est dit, encore une fois, on va vivre simplement là-bas. Alors oui, on ne sera pas dans les villas d'expatriés à 3000 euros le mois. On prendra un petit appart, mais on a connu des choses bien pires, entre guillemets, pendant ce tour du monde. Donc on va vivre simplement. Et puis si ça ne le fait pas, dans un an, on en part et on va voir ailleurs. Voilà, et de le prendre comme ça. De suite, on a quand même bien relâché la pression qu'on s'imposait tout seul, comme des grands. Et là, dans cinq jours, go pour tenter là-bas. Allez, Maurice.
- Speaker #1
J'ai tellement hâte pour vous. Tu vois, j'en ai même des frissons rien qu'en parlant à nouveau. Pour conclure cet épisode, ça serait quoi ton message principal à transmettre à l'audience ? Je te laisse l'honneur de conclure. Si les auditeurs devraient retenir... une chose de ton passage sur GoodVisa.
- Speaker #0
Je leur dirais de ne pas avoir peur. Parce que je sais que j'ai énormément de personnes qui m'écrivent sur les réseaux de familles qui me disent qu'ils rêvent de cette vie-là, ils rêvent de partir avec leurs enfants, mais ils ont peur. Et je leur dis, mais arrêtez d'avoir peur, arrêtez de trop vous poser ces questions-là et vivez bon sang, mais notre vie, elle est si courte. Enfin, vraiment, elle mérite d'être vécue à 100 à l'heure, là, et à 100 à l'heure, pas dans un métro boulot-dodo, à 100 à l'heure dans la découverte. Et surtout, quand on a des enfants, alors même les personnes seules, mais vivez à fond et arrêtez de repousser. Demain, c'est maintenant qu'il faut partir, c'est maintenant qu'il faut aller voir le monde et c'est maintenant qu'il faut profiter de vos enfants à fond.
- Speaker #1
Parfait. Merci beaucoup Laura pour cette conclusion. Merci pour ton temps, merci pour ce récit, d'avoir partagé tout ça avec nous. Et puis, qui sait ? A très bientôt pour que tu racontes cette aventure à l'île Maurice. Et j'ai vraiment hâte de découvrir tout ça. Encore merci. Merci, merci beaucoup. Et ne partez pas tout de suite. Promis, ce n'est pas une pub. Je me répète, mais votre soutien est vraiment fondamental pour la suite des aventures de Good Visa. Alors si vous pouvez prendre une minute pour vous assurer que vous êtes bien abonné au podcast, que vous avez laissé, j'espère, 5 étoiles. Et sur Apple Podcasts, vous pouvez même laisser un avis. Et sur Spotify, sur chaque épisode, vous pouvez laisser un commentaire. Pareil sur YouTube et ainsi de suite. Vraiment, je compte sur vous. Merci du fond du cœur et je vous dis à très bientôt.