- Speaker #0
On veut aller au-delà de la stigmatisation. On veut ouvrir les portes, on veut décloisonner.
- Speaker #1
Souvent, les personnes qui passent la porte d'un CCS, des fois, c'est un petit peu trop tard. Ce n'est jamais trop tard, mais disons qu'on se dit qu'on aurait pu agir avant. Donc l'objectif, aujourd'hui, c'est d'arriver à toucher ces publics invisibles et agir vraiment en prévention des situations de précarité. Faut construire pour mieux prévenir et accompagner les situations de précarité, c'est l'objectif qui a guidé Gouenou dans l'élaboration de son projet social de territoire. Vieillissement de la population, augmentation du nombre de familles monoparentales, doublement du recours à l'aide alimentaire en 10 ans. Face à ces constats et aux données chiffrées, la commune a souhaité aller plus loin. Elle a réuni les acteurs locaux, associations et habitants pour réfléchir collectivement aux priorités à mettre en œuvre. Une démarche originale qui a conduit à la rédaction du projet social de territoire, structuré en quatre axes, décliné en 20 objectifs et 40 actions concrètes. C'est tout cela que nous allons détailler dans ce nouvel épisode de Louez-nous le podcast. Nous démarrons avec le premier axe, l'accompagnement.
- Speaker #0
L'accompagnement, c'est déjà d'identifier les publics en difficulté. On accompagne les personnes qu'on a identifiées. C'est tout l'enjeu, parce qu'il y a des personnes qui sont aussi, entre guillemets, à protéger, à accompagner, à encourager, qui ne sont pas identifiées. Et donc tout le travail, c'est l'identification. Et là, avec les acteurs associatifs, institutionnels, on croise un peu les vues, donc c'est de façon constante, on peut parler du CEDAS, l'accompagnement départemental, on peut parler des bailleurs sociaux, essentiellement ici Brest Métropole Habitat. et toute une série d'associations qui peuvent avoir des publics à venir les rencontrer. Donc cette base de données nous permet de calibrer des dispositifs d'accompagnement. Et c'est de là, je prends l'exemple le plus récent, c'est la création de l'épicerie sociale. Donc ici dans ce local,
- Speaker #1
on retrouve toutes les parties légumes, également dans les produits frais comme yaourt, chambon et la viande également. Et la partie congélation, on retrouve tous les surgelés qui se trouvent dans ce congélateur-ci. Et là, quelques produits sanitaires, aussi bien shampoing, dentifrice et tout ce qui est nécessaire. Un supermarché. Un supermarché, tout petit petit. Après, on va passer de l'autre côté. Depuis maintenant 7-8 ans, je suis bénévole. Donc ici, au début, c'est la banque alimentaire. Maintenant, c'est l'épicerie sociale. Et on continue. On est une équipe de 12 personnes à peu près à s'occuper. Donc partie de... de gars qui viennent le matin pour la préparation, le déchargement du fourgon et puis ensuite ce sont les femmes qui prennent le relais pour la vente. Essentiellement les produits viennent de la banque alimentaire de Brest donc là c'est assez variable, on a des légumes, de la viande, du surgelé et on a aussi des livraisons qui sont faites par Super U à Gouinou donc il y a des commandes qui sont passées en produits frais et comme ça on est à peu près achalandé dans quasiment tous les produits indispensables. Qu'est-ce qui vous a motivé peut-être pour devenir bénévole ici ? Pour moi c'était surtout le bénévolat. Je fais également la partie transport sur Gouinou. Ça occupe, on retraite, on a un peu de temps, donc on le met à disposition de la mairie. Qu'est-ce qui vous a motivé ? Alors moi j'étais le premier il y a une quinzaine d'années, parce que j'avais eu besoin un jour de l'aide de la mairie pour des colis alimentaires. Et depuis je rends à ma façon ce coup de main. et 02 025. Tout bon ? Je m'appelle Jean-Pierre Combrou, je suis conseiller délégué à l'Action sociale et à la santé à la ville de Gouinou. L'épicerie sociale, on y a fortement réfléchi en 2022, après qu'il y ait eu des difficultés d'approvisionnement de certaines familles pendant le Covid. Et puis à une période où les dotations des banques alimentaires diminuaient, avec une diminution aussi de qualité de ce qu'on pouvait avoir en matière de diversité d'approvisionnement. Et donc les besoins réels de la population ne correspondaient plus vraiment à ce qu'on pouvait leur proposer dans les colis. Donc on a été visiter les épiceries de Guilherme et de Landerneau. On a adhéré déjà à l'ANDES, qui propose l'Association nationale des épiceries sociales et solidaires. Ici, c'est une épicerie sociale, c'est-à-dire c'est un projet municipal. Les épiceries solidaires sont des projets associatifs. Et donc, ce local nous a été prêté et on a saisi l'opportunité pour monter l'épicerie. Qui sont les bénéficiaires ? Alors les bénéficiaires de l'épicerie sont recrutés, si je puis dire, par Raphaël Pateufet et Audrey Toutous, adressés par des assistantes sociales après étude de leurs ressources et en fonction de leur stade libre. Actuellement, il y a une quarantaine de familles qui sont bénéficiaires. Ah ben, tu peux peut-être aider madame à emmener ses dames pour la mention. Juste derrière vous. C'est bon. Merci. Je m'appelle Laetitia. Avant, c'était l'aide alimentaire. Ça fait déjà trois ans que je viens. Qu'est-ce que ça vous apporte ? De la nourriture. Financièrement, c'est compliqué. Maintenant, tout est cher. C'est vrai qu'ici, on ne paye pas excessivement cher les produits. Les couches, etc. Quand mon fils était tout petit, c'était un gros avantage d'avoir les couches ici. qui était beaucoup moins cher qu'en magasin. Je viens tous les 15 jours, à chaque fois. C'est bien organisé ? Très bien. Il y a du choix, il manque quelques petites choses, mais on ne peut pas tout demander. Ça aide beaucoup déjà dans la vie de tous les jours. On discute. Pour attendre, il y a la petite salle à côté où on peut boire un café et tout. Donc, c'est très agréable. Donc, vous, vous êtes la gardienne de la caisse. La caisse, entre autres. Ils ont une cotisation suivant le nombre de personnes de leur famille. 5 euros pour une personne seule, et puis après c'est progressif suivant le nombre de personnes dans leur famille. Ils ont un petit carnet comme ça, qui est préparé par un ouvrier, sur lequel on met quand ils ont fait leur règlement au mois, et après, le budget qu'ils ont dépensé, et ce qui leur reste est reflété au mois d'avril. C'est bon pour vous, il y a autre chose ? Oui, c'est bon. Nous refermons la porte de l'épicerie sociale et retrouvons Stéphane Roudotte en compagnie de Joël Lecomte, adjointe déléguée aux Solidarités à l'insertion et au logement, et Raphaël Portefait, responsable de l'action sociale CCAS.
- Speaker #0
Au-delà de l'accompagnement et de l'épicerie sociale, on a la box Marianne, c'est une boîte dans laquelle on vient mettre... Des produits de cosmétiques, des petits conseils. C'est essentiellement féminin, on a l'équivalent masculin avec des rasoirs et de la mousse à raser pour faire court. Mais c'est aussi une façon de recréer du lien. C'est ça qu'on a vu dès le départ à la Boxe Marianne. Il y a des personnes, on le voit dans les familles monoparentales, qui ont tendance à tout mettre sur leurs enfants et à s'oublier un peu eux-mêmes. Donc voilà, des petites choses, pas des gros budgets, mais qui rencontrent quand même un succès au sens où... Les personnes qui reçoivent cette boîte sont satisfaites, heureuses et ça crée du lien, de la parole.
- Speaker #1
Il y a aussi des actions de sensibilisation dans les écoles notamment ? En fait, on a une action de sensibilisation qui était assez unique au départ, puisqu'en fait, nous sommes allés dans toutes les écoles de la commune pour tout ce qui concerne les premières règles. Donc en fait, on s'adressait aux classes de CM2 et en fait... En fait, nous avons eu un accueil très favorable. Des jeunes qui nous ont posé des questions n'étaient même étonnés. Et donc, en fait, je pense que cette action, elle a été suivie après par d'autres communes. Mais je pense que c'est nous qui avons lancé ça. Ce qui était intéressant aussi, c'est de faire une sensibilisation avec les petites filles, mais aussi les petits garçons. Parce que finalement, c'est aussi eux qui sont concernés indirectement et qui ont posé le plus de questions. finalement. On était un peu au début sceptiques et inquiets, puis finalement, ça s'est très très bien passé. Et donc, à l'issue de la sensibilisation, il y a une petite trousse qui est remise aux participantes, avec le matériel nécessaire, entre guillemets, aux premières règles, et notamment des protections réutilisables, avec cet esprit aussi au niveau écologique et financier qui est d'actualité. Il y a aussi une belle idée qui est en train de... autour de ce qu'on appelle maintenant la maison des solidarités, où on va créer un guichet unique pour tout. pour tout un tas de domaines où on peut centraliser des informations. On a aussi un sujet avec la création d'une agence postale communale. Ce n'est pas encore fait en sang, mais ça mature. Une notion de tiers-lieu, où ce serait un endroit où on pourrait retrouver des gens ou des activités. Alors on a plein d'idées autour de la santé. autour de la peinture, autour de plein de choses, mais ça c'est encore que des projets. Mais cette maison d'ailleurs, elle est en construction, c'est en réhabilitation, et donc je pense qu'elle ouvrira en septembre 2025. En attendant la construction de cette maison des solidarités, c'est la médiathèque qui accueille certaines activités, comme la plume numérique, un dispositif de l'association Agir ABCD. Nous en parlons avec une bénévole, Marie Vonne, et Céline Henry, elle est responsable de la médiathèque de Gouinou. Nous sommes là pour aider les gens tant au niveau numérique, mais aussi beaucoup de démarches administratives. Comment ? Donc à faire des courriers, à les aider à remplir, ou alors les aiguiller vers des assistantes sociales, parce que des fois, ils n'osent pas eux-mêmes y aller. En fait, on voit bien que l'administration aujourd'hui, avant, elle acceptait les documents papiers, les documents informatiques, et maintenant, bien souvent, c'est que informatique. Alors c'est assez compliqué, parce que certains n'ont pas d'adresse mail. C'est un dispositif qui s'inscrit dans une démarche de réduction de la fracture numérique et les médiathèques aujourd'hui sont très à l'écoute de ces nouveaux problèmes parce qu'aujourd'hui, les personnes qui ont le plus besoin de l'aide sociale, qui se fait dorénavant complètement en ligne, de façon dématérialisée, n'ont justement pas accès à ces moyens. Donc on est là et grâce aux bénévoles de la plume numérique, justement, on leur permet de... d'améliorer leur connaissance informatique et puis de décoincer leurs problèmes. Retour en mairie pour poursuivre notre découverte du projet social de territoire de Gouinou. Intéressons-nous à présent au deuxième axe, le lien social.
- Speaker #0
On l'avait déjà à l'esprit et ce qui a révélé l'isolement des personnes, c'est la crise Covid. Et on se rend compte qu'on a, dans des proportions extrêmement importantes, des publics fragiles, souvent âgés, ou en situation de handicap. Et donc, ça a révélé une nécessité d'accélérer, d'aller plus loin. Il y avait des choses qui étaient déjà faites, surtout sur les loisirs en réalité. Avant la crise sanitaire, c'était essentiellement tourné vers les loisirs, pas que, mais essentiellement. Et pendant la crise sanitaire, on se rend compte de cet isolement et nous mettons en place une cellule d'écoute où les gens peuvent appeler ici en mairie pour parler. Et tout de suite derrière, on se rend compte que les personnes ne peuvent pas faire leurs courses parce qu'elles n'ont pas de lien avec leurs voisins et que les enfants ou les petits-enfants sont loin. Et donc on met en place, en plus, un numéro d'appel où les personnes âgées ou en situation de handicap peuvent appeler pour faire les courses par téléphone. avec des bénévoles, avec des élus, avec la réserve communale qui s'appelle Gouenou Volontaria. Et on a livré, je crois que c'est une tonne et demie ou deux tonnes de denrées alimentaires, plus des médicaments en lien avec les médecins et les pharmacies quand il fallait renouveler. Donc on a aidé, je n'ai plus les chiffres en tête, mais plusieurs centaines de Gouenousiens avec cette réserve et avec ces cellules d'écoute et de téléphone en mairie. Et depuis, parce qu'on s'est rendu compte qu'il y avait un vrai besoin, on poursuit. Non seulement dans les loisirs, mais aussi sur l'accompagnement des personnes isolées, sur l'emploi, sur le logement. Donc c'est ça la création du lien social, c'est de démultiplier les initiatives pour faire en sorte que l'isolement s'affaisse et se fissure petit à petit.
- Speaker #1
On imagine que vous au CCAS, c'est quelque chose que vous ressentez au quotidien, cette nécessité de créer le lien, de recréer du lien aussi parfois ? Oui, et puis quand on parle d'isolement social, on pense souvent au Seigneur. Alors c'est vrai pour une part, mais ce n'est pas que les seniors. C'est-à-dire que nous, on accompagne au niveau du CCS des personnes qui, des fois, sont en difficulté financière ou sans emploi. Et au-delà de la difficulté financière, des fois, il y a un isolement et un repli sur soi. On pense par exemple aux mamans solos, aux papas solos. Et effectivement, quand on n'a pas de vie professionnelle, des fois, on n'a pas non plus de vie sociale. Donc c'est aussi à ces personnes qu'on pense. Et notamment au travers de l'épicerie, on essaye de développer des moments, des ateliers. On a lancé le premier atelier cuisine récemment. C'est des choses qu'on voudrait refaire par la suite et qui prendront toute leur place dans la maison des solidarités. Un exemple pour rompre cet isolement, c'est qu'on a mis en place en mai 2023 ce qu'on appelle le transport à la demande. Donc en fait, là par contre, on s'est inspiré de ce qui se passait dans d'autres communes, donc on est allé les visiter. Et on a mis en place ce qu'on appelle le Soligloise. Donc en fait, c'est pour aider les gens à aller faire leurs courses grâce à des bénévoles qui sont bien identifiés, faire leurs courses. courses, aller voir le médecin, mais on reste au niveau de la commune. Et ça marche très bien. Il y a une belle rotation toutes les semaines. Pour saisir comment Gwénoum est en œuvre le troisième axe de son projet social de territoire, l'inclusion, nous retournons à la médiathèque. Elle porte de nombreuses initiatives pour les personnes en situation de handicap notamment. On a monté cet espace qu'on appelle Lire autrement C'est un espace qui regroupe à la fois des livres adaptés aux troubles de la dyslexie, des livres audio pour les personnes qui sont malvoyantes. des livres en langue étrangère pour les primo-arrivants, pour les gens qui ont du mal encore avec la langue française et qui doivent passer par exemple par l'anglais pour essayer de l'apprendre et des livres jeux parce qu'on avait dans l'idée d'en faire un espace qui soit pas stigmatisant, qui puisse s'adresser aussi à tous les lecteurs, d'ailleurs beaucoup de lecteurs qui n'ont aucun problème à emprunter des livres ici et les livres jeux c'était pour... pour que le rapport au livre soit plus décomplexé. Donc l'espace regroupe toutes ces formes-là de lectures différentes et les livres également ont un grand caractère pour le public adulte. Et là, pour le coup, ça s'adresse aux personnes malvoyantes, mais aussi aux personnes dyslexiques, parce que c'est des gros caractères. Donc c'est pour les adultes dyslexiques, parce qu'on n'est pas que petit quand on est dyslexique, on est aussi adulte dyslexique et ça, on le sait un peu moins. L'espace, il est pour tout le monde et ça se voulait effectivement, un espace... le plus inclusif possible pour que les gens ne se sentent pas stigmatisés et puis qu'il soit ouvert à tout le monde. On ne voulait pas que ça s'adresse seulement à un public unique. Je venais assez souvent à la bibliothèque et puis après, je me suis retrouvée éloignée parce que je ne pouvais plus lire, même les livres à gros caractères, ça ne suffisait plus. La loupe, ce n'est plus un plaisir au bout de quelques temps. Et donc Myriam, qui a continué à voir mon mari, qui venait toujours à la bibliothèque, mon mari a dû... parler de mes soucis. Et voilà. Là, c'est un plaisir d'écouter. C'est pas le livre, c'est pas le papier, mais quand même, ça donne une ouverture. Après, il y a les nouveautés, les prix, tout le monde en parle, en fait. Si on veut rester, déjà, en étant en retraite, on est un peu plus à l'écart peut-être de certaines activités. Là, je trouve que non. On reste intégrés. Alors, peut-être justement l'association Valentin Aoui qui a... était un partenaire essentiel dans cette action. Oui, alors nous, l'association Valentin A8, s'occupe à la base des personnes déficientes visuelles adultes. Et dans une de nos missions, on a un service qui s'appelle EOL, c'est une médiathèque audio qui est gratuite pour les publics empêchés de lire du fait d'un handicap. Donc on a différentes façons de lire. On peut, pour les jeunes qui sont très au fait du numérique, s'abonner, télécharger ses livres. Il doit être arrivé à 80 000 titres, je crois, à peu près disponible maintenant. Et donc, on a aussi les versions en CD, parce qu'il ne faut pas oublier les personnes éloignées du numérique. Pour lire avec un CD, on peut le mettre dans un lecteur CD classique. La difficulté, c'est qu'on ne peut pas mettre de marque-page sur un CD. Il y a des lecteurs Dési qui sont tout simples. C'est un appareil carré, un petit peu comme un manche-disque auparavant. Donc simple d'accès, pour les personnes qui sont éloignées du numérique, ça ne fait pas peur. Et à chaque fois qu'on redémarre la lecture, on reprend où on était arrivé à la fois d'avant. Parce qu'autrement, ça décourage parfois la lecture audio quand à chaque fois ça revient au début. Les gens écoutaient toujours le premier chapitre du livre, très vite ils se lassent. Et on a des livres aussi qu'on ne peut pas trouver en audio dans le commerce. Il faut savoir quand même sur les livres qui sortent en papier en France, il n'y a qu'un faible pourcentage qui sort. en livre audio du commerce. Donc on va pouvoir trouver, par exemple, moi mes lecteurs locaux lisent beaucoup les policiers du terroir, genre Marie Lester et tout ça, ceux-là n'existent pas en audio dans le commerce, et on peut trouver toute la série chez nous. Voilà, et donc tout ça on peut le trouver ici, à la médiathèque de Gouinou. Ici à la médiathèque de Gouinou. Et vous prêtez les appareils pour essayer aussi ? Tout à fait. Parce que les appareils ont un coût, quand même, pour quelqu'un qui veut en acheter un. Donc c'est bien de tester avant. de s'équiper. Vous en avez quelques-uns ici en stock ? Pour l'instant, on en a un seul. On a l'intention d'en acheter un deuxième. Et ce qu'il faut savoir, c'est que pour les publics dys, on prête aussi des outils d'aide à la lecture. Parce que c'est pareil, c'est des outils qui coûtent cher et qui ne correspondent pas à tous les types de dyslexie. Aux enfants, de tester s'ils sont à l'aise avec ces outils ou pas. Et comme ça a un certain coût, ça permet de tester gratuitement. Et après, les parents décident s'ils veulent investir ou pas. Tous ces outils-là, vous les connaissez bien par l'intermédiaire de votre fille ? Oui, pour une partie, oui. Je suis donc au sein de l'association AP10 et DFT, les dyspraxiques. Et ces outils, au final, on les découvre par les rencontres que l'on fait, soit en médiathèque ou au sein de l'association. La connaissance de la lecture est indispensable. Et pour ça, il faut des outils et puis un lieu où ces jeunes peuvent se retrouver. C'est le cas de cette médiathèque à Gouinou qui organise en partenariat avec l'association les Café 10, qui permettent aux parents de la commune de venir échanger. Et c'est surtout un endroit, je dirais, apaisé.
- Speaker #0
L'inclusion, c'est un sujet qui m'accompagne depuis très longtemps. J'ai commencé ma carrière professionnelle au ministère de la Santé, au secrétariat d'État aux personnes handicapées. J'étais jeune et gras de papier, je sortais de l'école et je ne me rendais pas compte de l'isolement, des difficultés des personnes en situation de handicap. Je les devinais, mais je ne mettais ni de visage ni de chiffre derrière. Et lorsqu'on prend des responsabilités dans une commune, ce qui était le cas pour moi en 2014, L'idée c'était vraiment de favoriser ou d'accompagner ou de pousser, d'encourager. Et en matière d'inclusion, puisque c'est le terme qui va au-delà des notions d'accessibilité et d'accompagnement social, l'inclusion c'est de faire en sorte que la différence apporte, elle ne s'estompe pas, ou presque pas, mais il y a un phénomène qui s'opère qui est celui de la collégialité, de l'envie, la convivialité. Et très rapidement, on a mis en œuvre notre programme d'accessibilité en quelques années. On a libéré plus de 2 millions d'euros sur nos 19 ERP, établissements recevant du public. Donc en 4 ans, nous et moi, on a rendu accessible tout notre patrimoine. Et derrière, puisqu'il faut aller par étapes, on a travaillé à la médiathèque sur l'acquisition de collections pour les enfants 10, des YS. Et derrière, on a créé une aire de jeu inclusive avec un copil où on intègre les familles. C'est plus récent, c'est un peu avant crise sanitaire, donc un copil de famille. Et toutes ces familles nous ont dit qu'il manquait des lieux de rencontre, notamment en extérieur, pour pique-niquer, se rencontrer avec les enfants jouent. Et donc cette aire de jeu a été la première de la métropole, la deuxième de Bretagne, après celle de Vannes, qui nous a inspirés d'ailleurs. Et je sais, et c'est la petite fierté communale, c'est que dans le parcours des IME, des établissements sociaux qui reçoivent des enfants en situation de handicap, On est fléché depuis bien longtemps, toutes les semaines, dès qu'il fait beau, on voit les établissements qui viennent du Conquet, de Plavénec, de Brest, venir à Gouinou pour essayer cette ère de jeu inclusif, qu'on va d'ailleurs agrandir en 2025.
- Speaker #1
Et puis bien sûr, tout ça, on l'a dit au départ, finalement, ça nécessite aussi d'identifier les publics et puis de toujours aller vers ceux qui n'osent pas, peut-être franchir aussi la porte de l'épicerie sociale ou d'autres propositions. Et ça, c'est finalement le dernier axe qui fait le lien avec tout le reste. Oui, aujourd'hui, ça se fait en sortant des murs. Concrètement, on sait que les services sociaux sont très stigmatisés, que pour beaucoup, venir vers nous, c'est déjà difficile. Il y a plusieurs portes à passer en plus, donc ce n'est pas quelque chose de simple comme démarche. L'objectif c'est d'être au plus près des publics, ça peut être sur des temps de forum, sur aller vers les jeunes, avec l'espace jeunes, aller à la médiathèque, on en parle beaucoup de la médiathèque, mais c'est vraiment un bon support pour faire le lien vers le social. Et puis demain toujours cette maison Simone Veil, où on espère que les personnes viendront, pas forcément pour un accompagnement, et puis finalement ils découvrent que le CCAS est là, et qu'on peut aussi répondre à d'autres problématiques et d'autres questions. C'était Gwénu le podcast, merci à toutes celles et ceux qui ont contribué à cet épisode sur le projet social de territoire. Vous pouvez réécouter tous les épisodes de Gwénu le podcast depuis votre plateforme d'écoute favorite ou le site gwenu.bzh. Et pour être prévenu dès la diffusion du prochain épisode, abonnez-vous !