- Speaker #0
En étant en contact des agents, ça leur permet vraiment de connaître le fonctionnement d'une municipalité, de connaître les rouages du service public. On sait que pour certains, c'est aussi une ligne sur le CV.
- Speaker #1
C'est un dispositif gagnant-gagnant. Finalement, à la fois, nous, ça nous donne un coup de pouce en tant qu'agents, dans notre quotidien bien chargé. Et pour les jeunes, ça leur permet de découvrir le milieu professionnel. d'une certaine façon.
- Speaker #2
Donner trois heures de son temps durant les vacances scolaires pour rendre service à sa commune et recevoir 15 euros en échange, c'est le principe des missions argent de poche. En cinq ans, 300 missions ont été confiées aux jeunes guénousiens et guénousiennes de 15 à 17 ans. C'est de ce dispositif dont nous allons parler dans ce nouvel épisode de Gouenou le podcast. Nous démarrons avec... Erwann Caralou, conseiller municipal délégué à la jeunesse.
- Speaker #0
Je crois que c'est d'abord un vecteur d'émancipation pour les jeunes, un vecteur de différenciation pour leur avenir. Ça leur permet finalement de montrer ensuite qu'ils ont déjà voulu se mobiliser, qu'ils ont voulu donner de leur temps aussi pour apprendre. Ensuite, je pense que c'est aussi une porte d'entrée vers une citoyenneté active. Ça leur permet finalement d'être au contact des agents de la municipalité et du coup d'apprendre finalement le fonctionnement de notre mairie. Et enfin je crois que c'est aussi une manière d'apprendre aux jeunes à faire corps, à faire ensemble et finalement à devenir des citoyens finalement accomplis de cette manière-là, de savoir que chaque chose ne se fait pas individuellement, qu'une mairie ça se fait avec des agents. mais aussi avec les citoyens, et de prendre leur part à cet effet-là.
- Speaker #1
Donc là, tu prends l'étiqueteuse. Je vais te montrer comment ça marche. Donc là, tout simplement, tu écris ce que tu dois imprimer. Projet d'hiver. Voilà. Ensuite, tu appuies là. L'étiquette sort. Tu coupes l'étiquette. Et de revenir la coller sur l'intercâneur concerné.
- Speaker #3
Je suis en terminale au lycée Kérichène. Et aujourd'hui, j'ai fait une mission argent de poche dans le domaine de la communication. Puisque c'est un domaine où je me vois plus tard, mais je ne savais pas trop comment l'imaginer. Et le fait de faire une mission argent de poche aujourd'hui, ça m'a permis de voir à peu près quelles étaient les fonctions d'un communicant. Et ça m'a intéressée. On avait fait plusieurs sur d'autres années. Donc par exemple au festival Nananère. Aussi au niveau de l'école où je devais protéger des livres. Et une autre aussi au niveau de la médiathèque de Gouinou, où je devais organiser des mini-jeux au niveau du golf.
- Speaker #2
Donc c'est aussi une bonne occupation pendant les vacances ?
- Speaker #3
Oui, ça occupe et en même temps ça fait découvrir plusieurs métiers, donc c'est intéressant.
- Speaker #1
Donc on a affiche flyer saison culturelle, on va faire simplement un intercalaire saison culturelle. Pour ma part, c'est la première fois que je fais appel à ce dispositif Mission Argent de Poche. L'objectif était de m'aider à trier des archives, donc des documents à fiches, flyers, toutes les productions qui sont faites par le service communication et nos documents de veille également, pour nous permettre finalement de mieux accéder par la suite à toutes ces archives-là. Et Émilie, qui est avec moi aujourd'hui, Ça lui a aussi permis de me poser quelques questions sur le métier de communicant et de mieux découvrir ce qui se passe dans un service communication.
- Speaker #2
Si aujourd'hui le dispositif Mission Argent de Poche existe dans d'autres communes du Finistère, A l'époque où la ville de Gouinou s'est lancée, la démarche était novatrice, comme le rappelle le maire Stéphane Roudotte.
- Speaker #4
J'étais à la région Bretagne dans le cadre d'un autre mandat de conseiller régional, et je discutais avec deux collègues maires de Lécousse et de Montfort-sur-Meux en Ile-et-Vilaine qui évoquaient ce dispositif argent de poche qu'ils venaient de mettre en place dans leurs communes respectives. Et du coup, je leur ai demandé plus de précision, quelques semaines plus tard les services s'échangaient. Et Gouinou, sauf erreur de ma part, est devenue la première commune du département du Finistère à se saisir de ce dispositif argent de poche. On a eu une petite contrariété administrative parce que les contours et les autorisations... sont plutôt faites pour des quartiers dits de zones prioritaires. Et pour le coup, on a travaillé plus longuement le dossier, on a réussi à l'installer avec le soutien des services de l'État qui était du coup un peu plus long à obtenir. Et on a le plaisir, un double plaisir, le premier c'est d'accueillir des jeunes sur des missions très spécifiques qui leur permettent de découvrir le service public, de mieux comprendre le fonctionnement d'une mairie. Et souvent quand on saisit les enjeux, quand on comprend mieux, On en échange, on en discute et ça permet surtout de ramener dans les discussions avec leurs amis, leurs parents, leurs familles, ce qu'est la mairie de Gouinou au quotidien. Et on respecte souvent un peu plus ce qui est fait par le service public, on est plus attentionné. Donc ça c'est la première réussite. Et la deuxième, c'est d'avoir initié un dispositif qui fait un peu tâche d'huile à l'échelle du département, puisqu'il y a d'autres communes qui s'en sont saisies aussi depuis. J'ai le souvenir... d'avoir lancé ce dispositif avec les élus et les services à peu près en même temps que le dispositif Premier Secours, qui était orienté pour ces mêmes jeunes à l'origine, c'est-à-dire qu'on ne faisait pas, entre guillemets, pour les adultes, les premiers secours dans les premières sessions, mais les jeunes de 16 ans. Et voilà, on a deux dispositifs qui fonctionnent très bien, et je trouve ça très réjouissant.
- Speaker #2
Comment fonctionne le dispositif Mission Argent de Poche concrètement ? Pour nous expliquer, nous retrouvons Anne Logoff, référente en charge du suivi du dispositif, et Manon Tahon, animatrice de l'espace jeune de Gouinou.
- Speaker #5
Ça commence par un dossier d'inscription à remplir, qui peut se trouver sur le site de la ville, mais aussi à l'accueil ou par mail, soit via Manon, soit moi. Ensuite, une fois que cette inscription est faite, sur chaque période de vacances, On a des missions à proposer, donc les jeunes qui sont intéressés, on leur emmène par mail les missions. Et eux, par retour de mail, nous disent « voilà, cette mission m'intéresse » . Et après, c'est quelque chose, en fait, une organisation qui se fait par rapport aux missions proposées, par rapport aux jeunes intéressés. Et ensuite, ça fonctionne par une convention, rencontre de parents, rencontre de jeunes, pour expliquer la mission, pour signer que les deux soient la convention. Et puis après, le concret, un premier jour de mission. Moi, je viens accueillir les jeunes, soit moi, soit Manon. C'est 3h30, une mission donc 3h30 avec 30 minutes de pause. Chaque mission est rémunérée 15 euros. Il y a des jeunes qui interviennent le matin et l'après-midi, selon la mission proposée. C'est plus simple d'avoir le même jeune sur une journée, en fait. Pour les collègues aussi, ça évite d'avoir à réexpliquer la mission proposée.
- Speaker #2
C'est des missions assez précises. Qu'est-ce qui... peut être proposé ?
- Speaker #3
Alors, il y a différentes missions. Donc, ça peut être avec les services de la mairie, comme par exemple avec le service urbanisme avec Margot, où ils font de la numérisation ou de l'impression de documents pour les archives. Ça peut être aussi avec Eliane, au niveau du service travaux pour justement un tri, un recensement des documents. Aussi avec la médiathèque. En fait, ça nous permet de montrer aux jeunes qu'est-ce qu'on fait et aussi de leur montrer qu'ils peuvent s'investir au sein de la commune à leur petite échelle aussi. Ça nous permet d'avoir un lien différent aussi et des échanges différents avec ces jeunes qui participent à ces missions, des discussions qu'on ne va pas forcément avoir avec des plus jeunes qui n'ont pas encore fait de mission argent de poche. Un, tu viens comme ça,
- Speaker #6
ok.
- Speaker #2
Pourquoi tu as eu envie de faire l'émission argent de poche ?
- Speaker #1
Parce que j'avais besoin d'argent. Et parce que, en fait, si je ne fais pas l'émission d'argent de poche, je vais rester chez moi à rien faire et ça va. Je vais m'ennuyer, quoi.
- Speaker #2
Tu l'as déjà fait avant ?
- Speaker #1
Oui, c'est la deuxième fois que je le fais. D'accord. La dernière fois, j'ai fait les scans et les archives. On avait fait les archives l'après-midi et les scans le matin. Et c'était bien, j'avais aimé. Du coup, j'ai refait aujourd'hui.
- Speaker #6
Tu as réussi à mettre quelques boîtes ici. Oui. Ok, 2002,
- Speaker #1
donc ici on arrive jusqu'à
- Speaker #6
2002. Et tu recommences du coup après 2003 en bas,
- Speaker #1
c'est ça ? 2002.
- Speaker #6
Ah oui, t'as encore 2002 et après 2003, ok. L'urbanisme, c'est principalement du scan de dossiers pour justement avoir des archives papiers, mais aussi des archives numériques, parce que pour l'instant, c'est pas encore à jour. Et puis sinon, il y a eu aussi une émission pour les archives. de rangement des archives papier. Pour les scans notamment, pour les jeunes, ça peut les former à tout ce qui est informatique, même utiliser par exemple les grosses machines pour scanner, pour faire potentiellement des futurs stages ou des choses comme ça, ça peut être mis dans un CV pour eux. C'est plutôt avantageux aussi. Ça peut les former en tout cas aussi à des choses.
- Speaker #2
Ce sont des missions que vous n'avez pas forcément le temps de faire.
- Speaker #6
Non, voilà, je n'ai pas le temps de les faire, vraiment. Donc les argents de poche me sont vraiment très utiles et je suis contente que du coup le dispositif existe.
- Speaker #2
Qu'est-ce que vous voyez chez eux ? Ils posent aussi des questions sur le fonctionnement, qu'est-ce que c'est l'urbanisme ? Au-delà de ça, il y a aussi un intérêt finalement pour le fonctionnement d'une mairie.
- Speaker #6
Oui, ça arrive aussi qu'ils posent des questions, de savoir à quoi ça sert. Et moi aussi, ça me permet, à l'inverse, de leur poser aussi des questions sur ce qu'ils font. Et notamment pour des projets, de les associer par la maison des jeunes pour des projets. Là, par exemple, on a le projet du verger partagé avec les studios du coin, qui vont designer des meubles. au verger et du coup les jeunes vont être interrogés justement à la phase concertation pour proposer des idées d'aménagement du verger partagé Très bien, 2007 et puis après tu y en as un, c'est bien ça va être ordonné ça va être plus facile à trouver
- Speaker #2
C'était Gwénou le podcast merci à toutes celles et ceux qui ont participé à cet épisode pour en savoir plus plus sur l'émission Argent de poche, rendez-vous sur le site www.gouenou.bzh