Speaker #0Être en santé, ça dépend pas seulement de ton corps physique, mais aussi de ton corps mental et de ton corps émotionnel. C'est pourquoi je te partagerai différentes approches pour harmoniser les trois corps afin d'avoir une santé globale. Ce podcast s'adresse à ceux et celles désirant vivre un changement significatif dans leur vie. Je suis Marie-Ève Tremblay, naturopathe holistique, et je t'invite personnellement à venir découvrir comment goûter à la vie. Bonjour et bienvenue au podcast Good à la vie. Aujourd'hui, j'ai envie d'aborder un sujet qui touche beaucoup les femmes. Pourquoi est-ce que c'est si difficile de prendre soin de soi, même lorsqu'on sait que ça pourrait vraiment nous faire du bien ? On connaît souvent toutes les grandes lignes, bien manger, manger régulièrement, bouger, dormir suffisamment, prendre des pauses, se garder du temps, mais... Entre savoir et réussir à le faire dans la vraie vie, il y a tout un monde. Un monde qui est rempli de responsabilités, d'inquiétudes, de fatigues, d'attentes, de petites urgences ici et là, et ça, croyez-moi, il y en a. Puis lorsqu'on souhaite, par exemple, être en meilleure santé, perdre du poids, on peut rapidement ajouter une autre liste à toutes celles qu'on porte déjà. Alors aujourd'hui, moi, ce que je te propose, c'est de prendre un pas de recul. Puis ça, c'est quelque chose que j'enseigne énormément à tous les gens avec qui je travaille. Faire un pas de recul pour observer la scène. Qu'est-ce qui se passe ? Puis te demander, est-ce que mon quotidien me permet de prendre soin de moi ? Avant d'aller plus loin, je précise que cet épisode-là va proposer des pistes de réflexion puis d'informations générales. Bien entendu... Ça ne permet pas de diagnostiquer un problème de santé ni de traiter les conséquences d'un traumatisme. Ça, c'est bien clair. S'il y a des expériences passées qui provoquent des souffrances importantes ou qui perturbent ton quotidien, je t'invite à aller voir un professionnel qui est en mesure de t'accompagner là-dedans et qui va pouvoir t'offrir aussi un soutien adapté à tout ça. Ici, nous, on va parler surtout au présent de ton stress quotidien. de tes réels besoins, de tes habitudes que tu peux même développer. Donc, c'est à ça qu'on va s'en venir. Maintenant, imagine une journée assez ordinaire. Tu te lèves et, avant même d'avoir pris ton déjeuner, ta tête, elle, est déjà partie. Tu penses à ce que tu dois terminer, au message auquel tu n'as pas répondu, à un proche qui traverse une période difficile, à la facture qui arrive. Au souper de ce soir qu'il faut que tu prépares. Tu avances, tu travailles, tu organises, tu réponds, tu règles des problèmes. À midi, qu'est-ce que tu fais ? Tu manges vite. Peut-être debout même, sur le coin de l'îlot. Je parle en connaissance de cause, je ne suis pas meilleure que personne. Peut-être devant même ton ordinateur, tu vas manger. Peut-être que tu remets ton repas à plus tard parce que tu dis, « Ah, je mangerai tantôt, là, là, j'ai pas le temps. » Puis dans l'après-midi... ben t'es fatigué. Mais tu continues. Pis là, arrive le soir. T'avais prévu d'aller marcher après souper. De cuisiner aussi pour ton repas. Pis de te coucher tôt parce que tu te dis, mon Dieu, que ça va me faire du bien. Mais là, t'as plus beaucoup d'énergie. Tu prends ce qui est disponible. Tu cherches un petit plaisir. Tu restes devant ton téléphone parce que c'est donc facile de scroller un peu pendant quelques minutes, voire même une heure. Puis personne ne te demande rien. Puis là, plus tard, tu te dis, encore une journée où je n'ai pas fait ce que j'avais prévu de faire. Cette conclusion-là de ta journée, elle fait mal. À toutes les fois, ça ajoute un peu de déception. Mais, avant de juger cette journée-là, pourrais-tu regarder ce qu'elle t'a demandé ? As-tu eu le temps de manger suffisamment ? As-tu pris le temps de le faire ? De récupérer ? de demander de l'aide peut-être, chose qui est si difficile à faire pour nous, de remarquer que tu étais déjà à bout. Une habitude se construit dans un contexte, et ce contexte-là mérite notre attention. Lorsqu'on parle de santé ou de perte de poids, on parle beaucoup d'alimentation et d'activité physique. Ces éléments-là ont leur place, mais le sommeil, le stress, les médicaments, Certaines conditions médicales et notre environnement peuvent aussi influencer le poids et la capacité à maintenir des habitudes. Il serait donc trop simple de dire « tout vient du stress » . Et il serait aussi tout aussi incomplet de faire comme si le stress n'avait aucune importance. Chez certaines personnes, il va influencer l'appétit. Les envies alimentaires, certaines personnes vont manger beaucoup plus. Le sommeil aussi, le stress peut empêcher de bien dormir. Tu peux penser que tu dors bien, mais tu n'as pas descendu dans un sommeil profond. La disponibilité aussi pour préparer tous les repas et même pour bouger, aller marcher un peu après le repas. Chez d'autres, il peut diminuer l'appétit. Les réactions varient d'une personne à l'autre. Il n'y a pas personne qui est pareil. Puis ça, je le dis toujours. Puis c'est pour ça que moi, j'accompagne un à un les gens. Mais il n'en reste pas moins qu'ici, lorsque je vous parle. Il n'y a pas une personne qui est pareille. Alors, au lieu d'appliquer une explication unique à toutes les femmes, on peut commencer par simplement observer sa propre réalité. Qu'est-ce qui se passe chez moi quand les journées deviennent plus lourdes ? C'est quoi que je saute en premier ? Les repas ? Est-ce que je vais éviter d'aller m'entraîner ? Est-ce que je cherche davantage de réconfort dans la nourriture ? Est-ce que ça vient m'apporter peut-être une sécurité ? Est-ce que je dors moins ? Est-ce que je m'isole ? Ces questions-là nous donnent des pistes. Elles n'établissent pas un diagnostic, oubliez-le pas. Ça fait juste nous dire un peu, mais qu'est-ce qui peut se passer ? Tu as peut-être entendu l'image de l'ours qui nous poursuit. Je ne sais pas si tu as déjà... Moi, en tout cas, je l'utilise souvent. Il sert à expliquer la réaction du stress. Devant le danger, le corps va mobiliser ses ressources, OK ? Puis le cœur, lui, il va s'accélérer. Les muscles autres se préparent à se lancer. L'attention se concentre sur la menace. Cette réaction-là est utile quand il faut agir rapidement. Tu es d'accord avec moi que si tu arrives face à face à un ours, il faut que tu te mettes à courir. Mais dans notre quotidien, les pressions prennent d'autres formes. Un conflit qui nous préoccupe, une situation financière incertaine, une charge de travail trop élevée, le sentiment qu'on doit toujours être disponible. On peut alors avoir l'impression de ne jamais vraiment décrocher. L'image de l'ours est là pour t'aider à comprendre ce sentiment-là, mais elle reste une image. Se sentir stressé ne signifie pas automatiquement que notre cortisol est toujours élevé ou dans le piton, et que notre système nerveux est bloqué là. Ce qui m'intéresse ici, c'est une question très concrète que je vais te poser. Après les moments exigeants, est-ce que tu as des occasions de récupérer et de prendre du temps pour toi ? Pas seulement pendant les vacances, parce que soit dit en passant, les vacances, c'en est un autre élément stressant. Puis ça, on y reviendra à un moment donné. Dans une journée normale, est-ce qu'il existe un espace où tu peux ralentir, manger tranquillement, te reposer ou être... soutenu. Parfois, quand on pose cette question-là, on réalise qu'on ne sait pas très bien comment faire. On peut avoir du temps libre et sans se sentir coupable. S'asseoir puis penser à tout ce qui reste à terminer. Recevoir de l'aide et avoir envie de reprendre les choses en main. Dire non puis passer la soirée à se demander si l'autre personne nous en veut. C'est là que notre histoire peut entrer dans la réflexion. Dans certaines familles, on apprend tôt à ne pas déranger, à être autonome, à prendre soin des autres, à faire ce qui doit être fait même quand on est fatigué. Vider le comptoir, faire le pliage du linge. Ces habitudes ont parfois été valorisées. Elles ont pu nous aider à trouver notre place à quelque part. Mais à l'âge adulte, on peut se demander si elles nous conviennent encore dans toutes les situations. Ça ne veut pas dire que chaque difficulté vient de l'enfance. Ça ne veut pas dire non plus qu'il faut chercher un souvenir caché pour avancer. On peut simplement reconnaître « j'ai tendance à penser après tout le monde. Aujourd'hui, j'aimerais apprendre à faire autrement. » Tout simplement. On va prendre l'exemple de la petite fille qui a mal au ventre, ok ? Pas un mal de ventre incroyable, mais tu sais qu'elle vit quelque chose, peut-être un stress. Alors, comment les adultes vont réagir ? Peut-être qu'ils vont l'écouter, ils vont la rassurer, puis ils vont chercher à comprendre. Ou encore, peut-être qu'ils vont minimiser son inconfort. Cet exemple-là soulève une question qui est vraiment intéressante pour le présent. Quand ton corps t'indique aujourd'hui qu'il a besoin de quelque chose, est-ce que tu l'écoutes vraiment ? Quand t'as faim, est-ce que tu manges ? Quand t'es fatigué, est-ce que tu ajustes ton rythme ? Quand t'es inconfortable, est-ce que tu cherches de l'aide ? Où est-ce que tu te dis « Ah, c'est pas si grave, je vais continuer. » By the way, je parle en connaissance de cause. Je ne suis pas mieux placée ici pour vous dire. Si je relève ceci, c'est parce que je le sais que c'est quelque chose où est-ce que je suis passée. Puis que maintenant, je fais beaucoup plus attention. Tu n'as pas besoin de savoir exactement d'où vient cette habitude-là pour commencer à mieux répondre à tes besoins actuels. Maintenant, j'aimerais te parler de la nourriture. Parce que pour plusieurs femmes, c'est un sujet qui est chargé. Il y a les règles qu'on a apprises, les régimes qu'on a essayés, les commentaires qu'on a reçus. Puis il y a parfois aussi cette impression qu'on devrait toujours réussir à se contrôler. Pourtant, manger, ça peut répondre à plusieurs besoins. La faim, bien sûr, ça c'est normal. Mais aussi le plaisir, la convivialité. et parfois même le réconfort. Prendre plaisir à manger fait partie de la vie. Ce qui mérite notre attention ici, c'est lorsque la nourriture devient presque le seul moyen accessible de souffler. Ou lorsque notre façon de manger nous fait même souffrir. Dans ce cas-là, ajouter de la culpabilité sur le tas aide rarement à comprendre ce qui se passe. Vous êtes d'accord avec moi ? On peut se demander... Est-ce que j'ai assez mangé aujourd'hui ? Est-ce que je suis épuisé ? Qu'est-ce qui m'aiderait en plus de la nourriture ? Il ne s'agit pas de remplacer un repas par une respiration ou de nier sa faim. Si tu as faim, ton besoin de manger est réel. Mais tu peux aussi avoir besoin de soutien, de repos ou d'un moment de plaisir. Ces besoins-là peuvent coexister. Je te propose un petit exercice de réflexion ici. Si tu conduis, reste attentive sur la route, ou bien tu peux le faire pour plus tard, mais pense à une soirée récente où tu t'es sentie dépassée. Alors je t'invite peut-être à fermer les yeux, puis à vraiment faire une introspection. Je t'invite à choisir une situation quotidienne, sans aller chercher un souvenir douloureux. Demande-toi, qu'est-ce qui avait rendu cette journée-là aussi exigeante ? À quel moment j'avais commencé à manquer d'énergie, par exemple ? Est-ce que j'avais remarqué mes besoins à ce moment-là ? Et qu'est-ce qui aurait pu rendre la fin de journée un peu plus facile ? Peut-être que la réponse est très simple. Un dîner plus complet. S'assurer d'avoir suffisamment de protéines dans notre assiette. Une collation disponible qui était bonne pour ta santé, pour venir nourrir ton corps. Peut-être une tâche à partager, pas nécessairement de le faire toute seule. Peut-être ces 10 minutes de calme, une petite méditation ou simplement une respiration de la cohérence cardiaque. Un appel avec quelqu'un. Parfois, on cherche une très grande solution. Mais une petite modification peut déjà changer tout le courant de ta journée. Ça ne réglera pas tout, mais elle peut rendre la prochaine action plus accessible. C'est quand on commence par faire un pas qu'on arrive à en faire d'autres. Maintenant, tu as sûrement aussi entendu parler du fameux nerve vague. Il participe à certaines fonctions du système nerveux parasympathique, qui est associé au repos. et à la récupération. Mais les explications qu'on voit circuler peuvent devenir aussi très prometteuses. On nous parle parfois de réinitialiser le système nerveux, de débloquer le corps ou de stimuler le nervague pour perdre du poids. Mais il faut garder la nuance ici. Une pratique de détente ne permet pas à elle seule de traiter un traumatisme ou de garantir une perte de poids. Ce qu'on peut faire, par contre, c'est essayer des moyens simples. de relaxation et observer ce qui nous aide. Comme par exemple, une respiration un peu plus lente qui reste confortable. Quelques minutes de marche, tranquille, juste un moment, pour placer tes pieds au sol et sentir l'appui sous ton pied. Une activité peut-être agréable, une conversation rassurante. Puis surtout, on respecte sa réaction. Si tu as concentré par exemple sur ta respiration, ça t'angoisse, ne fais pas ça, fais autre chose. Si fermer les yeux te rend inconfortable, garde-le ouvert. Quand je te dis qu'il n'y a pas personne qui est pareil, faites comme semble bon. Écoutez votre corps, rentrez à l'intérieur de vous et posez-vous la question, c'est quoi que moi j'ai réellement besoin ? Ça ne veut pas dire que tout ce qui est dit sur les internets, ça ne veut pas dire que c'est ça qu'il faut que tu fasses absolument. L'idée, c'est de revenir à soi, parce qu'il n'y a pas personne qui est pareil. Tu n'as pas besoin de forcer pour prouver que tu fais de l'exercice. Tu peux aller au gym, puis quand ça te dit « Ah oui, on va lever de la fonte » , ok, parfait, mais ça ne veut pas dire que si tu n'as pas, je ne sais pas combien de temps de plaid sur tes dumbbells et toutes tes affaires, mais ce n'est pas grave. L'important, c'est le mouvement. C'est que toi, tu le fasses, puis que tu le fasses pour toi, tu ne le fais pas pour les autres. N'en a rien à cirer les autres. Il y a aussi une limite importante aux exercices de détente. Si ton quotidien est constamment surchargé, respirer quelques minutes va pouvoir t'offrir une pause. Mais il peut aussi être nécessaire de modifier ce qui te surcharge. Donc, partager tes responsabilités, clarifier une attente, demander du soutien ou avoir une meilleure organisation, une meilleure planif, réduire un engagement aussi. refuser peut-être certaines tâches que tu pensais pouvoir le faire, mais finalement, ben non, tu peux pas. Puis reconnaître qu'un problème nécessite une aide extérieure, ça se peut, ça. C'est parfois très difficile, surtout lorsqu'on est habitué à être celle qui trouve les solutions, puis à tout faire. Et je parle en connaissance de cause ici aussi. Mais prendre soin de sa santé, là, ça peut aussi passer par une conversation. Par une limite, à la limite. Par un changement dans l'organisation de ta journée. La question maintenant que j'aimerais te poser, c'est qu'est-ce que je pourrais ajuster autour de moi pour ne pas devoir toujours prendre sur moi ? Maintenant, comment transformer cette réflexion-là en quelque chose de concret ? Moi, je te propose trois étapes simples. La première, c'est observer pendant quelques jours. Sans te surveiller constamment, sans te donner une note, mais repère seulement un moment où tu te sens bien et un moment où tu te sens surchargé. Juste pour, tiens, encore une fois, on prend un pas de recul là, puis on observe la situation. Qu'est-ce qui est différent ? J'aimerais que tu me dises entre ce moment-là qui est plus calme et que tu te sens bien, et le moment qui est surchargé. Qu'est-ce qui est différent entre les deux ? Qu'est-ce qui te surcharge ? Qu'est-ce qui te fait que tu te sens bien ? La deuxième chose, choisir une action réaliste. Je ne te dis pas d'aller monter le Moivreste. Une seule petite action pour commencer. Prendre ton dîner à une heure plus régulière, par exemple. Prévoir une courte marche. Garder peut-être une petite protéine comme collation sous la main si jamais tu avais vraiment un besoin de manger. Quand je dis une protéine, c'est juste pour venir vous nourrir, pour ne pas prendre par exemple du sucre et que vous ayez un down peut-être une heure après ou est-ce que là, vous êtes encore plus fatigué. L'idée d'avoir une protéine, ça va venir vous nourrir et ça va vous tenir dans le temps plutôt que de vous faire crasher à un certain moment. Désolée l'anglicisme. Alors, demandez aussi peut-être l'aide pour une tâche plus précise. ou réserver même un petit moment de repos à ce moment-là. Est-ce que vous pensez que c'est possible de le faire comme petite action, ça ? Puis le troisième, c'est faire le bilan. Après quelques jours, demande-toi, est-ce que cette action-là va m'avoir aidé ? Est-ce qu'elle était possible dans ma vraie vie ? Qu'est-ce que je dois ajuster maintenant ? Si elle ne fonctionne pas, tu as obtenu une information qui est utile. Tu peux donc modifier ton approche parce que tu as pris le temps d'observer. On peut ensuite regarder les résultats avec un peu plus de largeur, disons-le comme ça. Si tu souhaites perdre du poids, il y a des gens qui utilisent beaucoup la balance pour faire une partie de ton suivi, pour voir si tu en as perdu. Mais honnêtement, moi, la balance, je n'aime pas ça et ça ne montre pas tout. L'idée, c'est de savoir, est-ce que tu dors mieux ? Est-ce que tu arrives à être moins affamé au souper ou si tu as des rages incroyables ? Est-ce que tu as davantage d'énergie ? Est-ce que tu récupères plus facilement après une journée qui est super exigeante ? Est-ce que tu arrives à demander de l'aide avant d'être complètement épuisé ? Ça, sérieux, je reviens souvent avec ça, de l'aide. Parce que c'est donc difficile pour nous de demander de l'aide. Moi, la première, je suis capable du seul. Je suis capable du seul. Je vais le faire, c'est beau. C'est correct, je vais le faire. Mais mon Dieu, que ça, demander de l'aide, comment ça peut nous aider ? à avancer sans avoir... Je prends l'exemple de l'autre jour. Je devais aller nourrir mes poules. Mais je devais aller chercher une poche de moulée parce qu'il n'y en avait plus. Alors, elle est placée dans le garage. Puis je m'étais dit, je vais le faire. De toute façon, je ne demande jamais de l'aide. Pour ça, c'est mes poules. J'ai vu mon chum passer avec la poche sur l'épaule puis il est allé nourrir mes poules. Ça aurait été quoi juste de lui demander ? Il l'a fait par lui-même parce qu'il est allé chercher des oeufs. En même temps, j'aurais pu dire « Chérie, est-ce que tu irais juste m'apporter une poche de moulée, s'il te plaît, parce que, mon Dieu, elle est lourde. » Et puis, tu sais, regarde, il l'a fait, puis j'étais comme « Ah, merci beaucoup. » Je me disais ça en dedans de moi, tu sais, puis j'étais comme tellement contente. Mais c'est quoi de demander ça ? C'est pas grand-chose, là, tu sais. Mais pour moi, bien, ça m'a allégée, tout simplement. Tout ça ici, là, ce sont tous des petits changements qui comptent vraiment. Ils peuvent soutenir tes habitudes de santé, même si le poids n'évolue pas immédiatement. Puis ça, c'est important. Si tu te sens bien dans ton corps, il y a des choses qui vont changer. Et si les difficultés persistent, c'est peut-être consultant d'aller peut-être consulter pour explorer autres facteurs peut-être, plutôt que de conclure que tu ne fais pas assez d'efforts. Je veux aussi te dire que tu n'as pas à revisiter seulement des expériences douloureuses pour mériter d'aller mieux. Si des souvenirs s'imposent à toi, si tu fais des cauchemars, si tu évites certaines situations, ou si ta détresse affecte ta vie quotidienne, tu peux aussi demander de l'aide à un spécialiste. Tu peux recevoir du soutien tout en travaillant parallèlement sur tes habitudes de vie, ton hygiène de vie. C'est ça, moi, que j'apporte. C'est par rapport à l'hygiène de vie. Parce que quand on se met à changer des choses, mon Dieu qu'on est bien. Les besoins peuvent être bien différents. Et les personnes qui t'accompagnent peuvent avoir des rôles complémentaires. Puis ça, j'ai pas peur de le dire. Allez puiser toutes les ressources que vous avez de besoin qui sont bonnes pour vous. Puis une personne va être bonne pour cette personne-là, puis peut-être que pour l'autre, ça fera pas du tout. C'est important aussi de le prendre en considération, ça. Il n'y a pas juste une personne pour t'aider. De mon côté, sur le terrain du soutien, de l'enseignement, des habitudes de vie, de cette hygiène que je souhaite, moi, vous accompagner, les femmes, à juste retrouver une ordre, une planification, prendre un temps pour regarder ce que vous vivez aujourd'hui. Identifier peut-être les priorités, puis essayer de remettre une ordre là-dedans. Reconnaître aussi les ressources. Apprendre des pratiques Merci. de gestion du stress. Ça aussi, c'est important. Puis construire aussi des actions qui respectent votre réalité. Mon accompagnement ne comprend pas de diagnostic, c'est pas ça, pas en tout. De traitement des traumatismes ou des recherches de soins, c'est pas ça que je veux, moi. Puis je ne te promets pas non plus qu'apaiser ton stress va entraîner automatiquement une perte de poids, pas en tout. Moi, ce que je veux, c'est que tu te sentes bien dans ta tête. dans ton corps, juste que ce soit plus léger. Je te propose un espace pour réfléchir à ce qui pourrait rendre tes démarches de santé plus soutenables. Si tu te reconnais dans cet épisode-là, tu peux m'écrire en privé avec le mot « équilibre » . J'ai envie d'un équilibre On va pouvoir échanger sur tes besoins actuels, voir si mon accompagnement correspond à ce que tu recherches. Tu peux prendre un appel découvert de 15 minutes. pour qu'on puisse juste voir, est-ce que je peux t'aider, est-ce que je peux t'accompagner ou pas ? Peut-être que tu as besoin d'apprendre juste quelques outils. Peut-être que tu as besoin de revoir ton organisation aussi. Peut-être qu'une autre personne ressource va être plus appropriée pour toi, puis je vais te le dire, moi, peut-être que je... Tu sais, c'est pour ça la pile découverte, voir si je peux vraiment t'accompagner. Avant de terminer, moi, je te laisse avec trois questions. J'aime bien ça que vous vous posiez la question. Qu'est-ce qui me demande le plus d'énergie en ce moment ? Quel besoin est-ce que je remets souvent à plus tard ? Et quelle petite action pourrait rendre... Prendre soin de moi plus facile cette semaine. Tu sais que tu peux en choisir juste une là-dedans. Tu peux la noter, puis en parler avec d'autres personnes de confiance peut-être. Ou échanger avec quelqu'un, une amie. Vous parlez justement de ça, de prendre le temps. Ou simplement te laisser t'accompagner dans les prochains jours. Tu n'as pas besoin de transformer toute ta vie cette semaine. Tu peux commencer par un changement précis. puis à voir ce qu'il va t'apporter. À regarder la scène comme si c'était une pièce de théâtre devant toi et te dire « Ah wow, ça, ça m'a aidé » ou « Ça, pas du tout » . Merci infiniment d'avoir pris ce moment avec moi dans Goûte à la vie cette semaine. Si cet épisode-là peut ouvrir une conversation utile avec une autre femme de ton entourage, tu peux lui partager peut-être l'épisode pour qu'elle aussi entende, pour que vous puissiez échanger. Je suis Marie-Ève Tremblay, naturopathe holistique, et au plaisir de te retrouver au prochain épisode de Gouttes à la vie.