- Speaker #0
Être en santé, ça dépend pas seulement de ton corps physique, mais aussi de ton corps mental et de ton corps émotionnel. C'est pourquoi je te partagerai différentes approches pour harmoniser les trois corps afin d'avoir une santé globale. Ce podcast s'adresse à ceux et celles désirant vivre un changement significatif dans leur vie. Je suis Marie-Ève Tremblay, naturopathe holistique, et je t'invite personnellement à venir découvrir comment goûter à la vie. Bienvenue au podcast Goûte à la vie. Le week-end dernier, j'ai eu la chance de participer à une conférence qui m'a touché le cœur définitivement. Aujourd'hui, j'ai le plaisir de recevoir ce conférencier, une référence incontournable lorsqu'on parle de performance humaine, de mindset, de dépassement de soi. Il est docteur en psychologie du sport, fondateur de Biotonics. Il est ostéopathe, auteur et conférencier reconnu à l'international. Il accompagne depuis plusieurs années des athlètes professionnels. des équipes de sport, des entrepreneurs, des leaders à atteindre leur plein potentiel, autant sur le plan mental que physique. À travers ses interventions, ses livres, ses conférences, il aide les gens à mieux comprendre comment développer la discipline, la résilience et l'équilibre pour performer durablement. Aujourd'hui, on va entrer sur le terrain avec lui dans l'univers de la motivation, de la confiance en soi et surtout, comment appliquer et ses principes dans la vie de tous les jours. Bonjour Sylvain Guimond et bienvenue sur le podcast aujourd'hui.
- Speaker #1
Bonjour Marie-Ève, ça va bien ?
- Speaker #0
Eh oui, ça va bien. Merci d'être là aujourd'hui pour venir un peu nous parler de certaines choses. En fait, ta conférence m'a beaucoup parlé dans plusieurs sujets. Et bien sûr, je vais aller chercher des petits points que j'ai vus dans la conférence qu'on va peut-être aborder plus en profondeur aujourd'hui. Mais avant tout, je t'ai nommé... conférencier, t'aider les leaders. Mais c'est qui, Sylvain Guimond ?
- Speaker #1
Bien, Sylvain Guimond, c'est un gars de cœur en premier. C'est un gars qui aime aider les gens. Je viens d'une famille où il y avait beaucoup d'amour. J'ai une famille de dix. Je suis le huitième de huit enfants, donc dix avec mes parents. Puis on a été élevés vraiment avec des parents exceptionnels qui étaient d'une gentillesse. incroyables, qui étaient très amoureux l'un de l'autre, qui nous ont aussi enseigné ça, cet amour-là des gens, puis de faire en sorte qu'on est bienveillant, on est gentil. Si tu rencontres n'importe quel de mes frères ou ma soeur, tu vas voir, c'est des gens qui sont gentils et bienveillants. C'est ce qui nous a été enseigné par nos parents. Puis je suis qui ? Bien, moi, j'ai ma propre famille à moi aussi. Avec ma femme, on a des enfants. Nos enfants sont aussi dans nos entreprises avec nous. Et nous, ma femme est neuropsychologue. Moi, je suis docteur en psychologie, puis j'ai un bagage en biomécanique. Ma fille est médecin. Mon fils est le côté business. Lui, il gère l'entreprise Biotonics. Puis on a un autre qui est thérapeute du sport, puis l'autre qui est au niveau du marketing. Donc, toute la famille ensemble, on a une belle synergie ensemble. C'est très, très présent, ce qu'on fait. Et j'ai cette chance-là d'avoir eu l'opportunité de rencontrer plein de gens dans ma vie, d'installer mes systèmes un peu partout. Donc, si tu me demandes je suis qui, je suis quelqu'un qui aime rire. J'ai quelqu'un qui aime donner des conférences. C'est ma passion parce que je veux changer le monde à ma manière, par l'humour, par dédramatiser. Surtout aujourd'hui, dans ce qu'on vit comme société. En aucun moment dans notre société, je pense, ou dans l'histoire de l'être humain, on a eu besoin autant d'humour. Et l'humour, c'est sérieux et c'est surtout précieux de dédramatiser les situations angoissantes qu'on vit en ce moment.
- Speaker #0
Effectivement, tu as bien raison. Et encore plus aujourd'hui, je trouve. Et encore plus aujourd'hui.
- Speaker #1
Exact.
- Speaker #0
Écoute, dans ta conférence, tu parles du secret du bonheur. Puis je te cite ici parce que je l'ai pris en note. Le secret du bonheur, c'est d'être heureux et le secret pour être heureux, c'est d'avoir du plaisir et surtout de faire toute chose avec amour. Tu as parlé du cœur, tu es un gars de cœur. Mais qu'est-ce que l'amour vient faire là-dedans ? Qu'est-ce que ça vient ? Parce qu'il y en a qui ont de la misère à descendre. Puis je dis souvent, on dirait que les gens ont un deux par... 4-6, puis on ne va pas descendre ici, dans le cœur.
- Speaker #1
Descendre dans son cœur, ça nous rend vulnérables. donc si si je suis quelqu'un qui est passionné, qui vit avec son coeur je vais être blessé donc j'ai une phrase pour ça qui dit que des gens qui ont une tête en métal mais un coeur en métal, donc on les blesse difficilement et des gens qui ont une tête en cristal puis un coeur en cristal c'est transparent, ils sont ouverts mais ils sont plus fragiles et cette fragilité-là amène la vie à être belle La vie est belle parce qu'elle est courte. Elle est belle parce qu'elle est fragile. Elle est belle parce qu'il faut juste l'aimer, cette vie-là. Puis si le verbe, l'émotion est la plus forte qu'on peut vivre, c'est vraiment l'amour. Parce qu'à travers ça, si je fais tout ce que je fais avec bonne intention, avec de l'amour derrière ce que je fais, je ne vais pas blesser des gens. Si je le fais, et il y a ce manque d'amour-là, je peux blesser des gens, je peux être blessé moi aussi. C'est pour ça que je dis que ce n'est pas le bonheur, mais la bonheur. L'heure qu'on passe avec eux, ceux qu'on aime, heure et eux, mettez ça ensemble, ça fait heureux. Les gens heureux n'ont pas le temps d'être malades parce que ce n'est pas la maladie, mais le mal a dit, pas avec des mots maïx, mais avec des mots M-O-T-S. partie-là où je fais la distinction entre le bonheur et être heureux. Être heureux, c'est souvent un moment court dans ma vie. Je suis heureux en ce moment. Le bonheur, c'est quelque chose sur une plus longue portée, plus longue période. Le bonheur, il n'est jamais parfait. C'est parfait que ce n'est pas parfait. Parce que pour vivre le bonheur, il faut que je vive de temps en temps des moments difficiles. C'est ce qui me fait apprécier le bonheur. Le bonheur ou les moments où on est bien dans notre vie, c'est un peu comme aller manger chez ta belle-mère. Tu vas aller manger chez ta belle-mère quelques fois dans ta vie et savoir comment la bouffe chez ta mère est bonne. Mais tant que tu n'es pas allé chez la belle-mère, tu ne sais pas comment la bouffe de ta mère est bonne. Donc, dans les moments difficiles, au lieu de voir le moment difficile comme étant une finalité, c'est de le voir comme étant seulement quelque chose de temporaire qui va faire en sorte qu'éventuellement, je vais apprécier encore plus les beaux moments de ma vie. Tous ceux qui nous écoutent en ce moment, Marie-Ève, et qui ont déjà vécu des moments difficiles dans leur vie, savent que lorsqu'ils en sortent, ils sont encore plus heureux qu'avant même qu'ils... puissent entrer dans ces moments-là, parce que par la suite, on réalise la chance qu'on a eue d'être heureux avant que ce petit malheur-là nous frappe. Puis par la suite, on ne veut juste plus lâcher ce bonheur-là, on ne veut plus lâcher ces moments de plaisir, de joie, qui font le bonheur, qui font d'être heureux. C'est des petits moments qu'on met ensemble qui créent, oh, comme j'ai plus de beaux moments dans ma vie que de beaux moments qui sont difficiles. Puis vu que j'ai plus de beaux moments, quand je fais la somme de tout ça, en bout de ligne, je me retrouve à être quelqu'un qui est heureux et qui va goûter au bonheur. Ce n'est pas plus compliqué que ça. C'est dans les petits gestes vraiment anodins de la vie de tous les jours qui font en sorte que juste le moment d'arrêter, de savourer et de prendre connexion avec la nature, avec les gens, avec ce qu'on est. Je dis ça, mais... Je ne suis pas celui qui est le meilleur là-dedans. C'est parce que je ne suis pas bon que j'en ai besoin. Ben oui, parce que si on avait le bonheur de façon instantanée et que ça nous était donné, on n'en serait pas conscient. On en est conscient parce qu'il y a justement des moments difficiles.
- Speaker #0
Exact. Ça me fait penser, parce que tu parles justement du bonheur, quand ma mère est décédée, quelques jours avant son décès, Elle l'a dit parce qu'elle était aussi sur une médication avant de mourir. Et puis elle dit, j'ai trouvé le secret du bonheur. Là, ah oui, c'est quoi ? C'est qu'il est toujours à recommencer. Aussi simple que ça.
- Speaker #1
Mais c'est vrai.
- Speaker #0
Tellement.
- Speaker #1
Mais c'est vrai. Oui, c'est à chaque jour qu'on le refait, à chaque jour.
- Speaker #0
Exactement.
- Speaker #1
C'est un mot qui est un peu surutilisé indirectement. Puis le bonheur ou être heureux, c'est extrêmement précieux. Puis quand on le goûte, il faut le savourer. Il faut le dire tout haut aux gens qu'on aime, comment on les apprécie, les prendre dans nos bras, leur dire comment on est choyé, comment on est... Bien d'être avec ces gens-là. Et du même coup, faire exactement l'inverse avec les gens qui nous blessent. de les laisser aller, de juste dire, je vais prendre mes distances parce que quand je suis avec cette personne-là, je ne me sens pas bien. Puis j'essaie de plaire à cette personne-là, mais je ne suis pas sûr qu'elle veut faire la même chose en retour. Dans une relation, ça doit être quelque chose que je donne et je reçois. Je ne veux pas juste donner, donner. Il y a des gens qui sont des takers, qui vont tout le temps prendre, mais qui ne donnent pas en retour. Et ça devient une... Une relation qui n'est pas équitable, qui n'est pas juste, qui blesse certaines personnes. Donc, c'est dur à faire, mais à l'occasion, il faut vraiment se libérer de ces relations-là qu'on entretient et qui nous blessent. Et de les mettre dans la bonne case. Il y a des cases pour nos relations. On a des relations qui sont des relations purement d'affaires, qui sont à un niveau. Il y a des relations interpersonnelles, il y a des relations amoureuses, mais ils ne sont pas tous au même registre. Ce n'est pas tout la même chose. On ne traite pas les gens de la même façon et je ne m'ouvrirai pas de la même façon à tous ces gens-là dans les différentes sphères de ma vie. C'est différent. Donc, c'est d'être prudent dans les relations qu'on choisit, avec qui on a le goût d'être avec et de passer du temps. Plus de temps vous allez passer avec des personnes, plus vous allez ressembler à ces personnes-là.
- Speaker #0
Exact.
- Speaker #1
Donc, soyez prudents des choix qu'on fait. Puis ça, il faut l'enseigner à nos enfants, le plus jeune possible, pour qu'ils choisissent bien les amis avec lesquels ils vont passer beaucoup de temps parce qu'ils vont devenir un peu comme ces amis-là. Donc, on choisit des gens qui nous font sentir bien, qui sont bienveillants, qui sont gentils envers les gens puis qui font en sorte qu'on n'est plus heureux. Et souvent... C'est dans cette relation-là qu'on s'en reut. Il y a une recherche à l'Université d'Harvard qui dit, on a pensé longtemps que ce qui nous rendait heureux et qui faisait en sorte qu'on vivait le plus vieux possible, c'était la génétique, c'était nos habitudes de vie. Et on s'est rendu compte qu'à travers cette étude-là, qui est longitudinale sur une longue période de temps, on a fait des hommes au début. Après ça, c'était les femmes de ces hommes-là. Ensuite, on a ajouté les familles. Puis on est rendu peut-être à la 5e ou 6e génération de cette étude-là. qui tombent maintenant des milliers et des milliers de personnes. Et on s'est rendu compte que ceux qui avaient vécu le plus longtemps dans ces groupes-là étaient des gens qui étaient foncièrement heureux, qui avaient des relations qui étaient saines, qui se sentaient appréciées, qui se sentaient aimées, et qu'on ne les plaçait pas dans des foyers lorsqu'il y avait un âge avancé, puis qu'on ne s'occupait plus d'eux autres, et surtout qu'on ne les écoutait plus. Ce qui rend l'être humain malheureux, c'est l'isolement. Et nos cellulaires, on a cru que ça, ça nous amènerait à être connectés. C'est totalement faux. Il n'y a rien qui isole plus l'être humain que le cellulaire. Et même eux, ils nous contrôlent indirectement parce qu'on est pris, on est accro. C'est vraiment la plus grande drogue qui existe. Donc, nos jeunes s'isolent de plus en plus, puis nous autres aussi comme adultes. Mais les jeunes s'engraper parce qu'ils sont nés avec ça. Donc, communiquer en personne, d'aller jouer dehors, d'être proche, ça devient pour eux autres extrêmement difficile parce que... ils se sentent menacés de créer des relations interpersonnelles proches puisque lorsque j'ai une relation, ce n'est pas menaçant, j'écris un texto. Un texto, c'est 7% de la communication. Donc, on ne communique plus, on échange de l'information, mais on ne communique pas. Communiquer, c'est mettre en commun et pour mettre en commun, il faut que je sois avec toi, il faut que je sois capable de lire les six émotions de base que tu vas vivre, qu'un bébé de 10 mois est capable de lire et que nous, comme adultes, on perd cette... Cette notion-là de ces émotions de base-là, de lire ce que l'autre vit, d'avoir de l'empathie, de se mettre dans les souliers de l'autre et de ressentir ce que l'autre ressent. C'est ça être humain. C'est de ressentir. Et là, les gens ont peur de l'intelligence artificielle. Oui. On a peur de l'intelligence artificielle. Puis, on a eu peur quand c'était le web à l'époque. Quand il y a eu l'Internet, tout le monde avait peur. Puis, oui, il y a de bonnes et de moins bonnes choses sur le web. Il y a des choses extraordinaires. Oui. L'intelligence artificielle, c'est la même chose. Il y a des choses exceptionnelles dans l'intelligence artificielle et il y a des choses aussi méchantes que bonnes. Mais dans la vie, n'importe quoi, il y a tout le temps une dichotomie de ce qui est bon et ce qui est mauvais, ce qui est blanc et ce qui est noir. Mais la vie n'est pas en noir et blanc. La vie est en couleurs, elle est entre les deux. Donc, cette partie-là, de cette dichotomie-là qu'on a, si on veut échanger, être près des gens, il faut être capable d'avoir de la nuance et d'être capable d'avoir... D'être capable de faire des choix, de dire « moi, c'est à cet endroit-là que je me sens bien » , puis de décider. d'avoir du jugement, d'être capable d'avoir du discernement. Le discernement qui est, à mon avis, extrêmement important chez l'être humain, de discerner le bien et du mal, ce que je dois faire. Puis quand on manque de discernement, malheureusement, on prend des mauvaises décisions puis on va blesser des gens. Mais c'est d'être grand, de dire je m'excuse, je suis désolé, je t'ai peut-être blessé puis ce n'était pas mon intention. Donc dans cette partie-là de l'être humain, on a... C'est un peu comme un arbre. L'être humain, on est fait comme un arbre. On a des racines. Nos racines, c'est notre intégrité. Donc, comment on est intègre ? Qu'est-ce qui nous garde grandé ? Ensuite, c'est le tronc, c'est notre intention. C'est quoi l'intention que j'ai envers l'autre ? Donc, mon intégrité, si j'ai une bonne intention, mon intégrité, si elle est impeccable, et si mes capacités sont les branches, ce que je suis capable de faire va donner un résultat qui est les feuilles qui poussent au bout de la branche. Je ne peux pas commettre un erreur d'intégrité. Je peux avoir fait un erreur, mon intention était bonne, mais je suis intègre. Donc, si l'intégrité était quelque chose d'extrêmement exceptionnel chez l'être humain, on ne se blesserait pas comme ça de part et d'autre. On serait prudent, on serait empathique, puis on vivrait ce que les autres vivent. Où ça devient difficile, c'est quand les gens sont narcissiques, quand ils sont égocentriques. quand ils ne sont pas capables d'être à l'écoute, d'être empathiques, d'avoir cette partie-là qui fait qu'on est humain. Donc, à travers l'intelligence artificielle, en conférence, je dis souvent, la pâte à dents est sortie du tube, Marie-Ève.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Et on ne pourra pas la rentrer à l'intérieur du tube. Donc, c'est là pour rester. Si les gens veulent avoir de la valeur dans le monde de demain, où l'intelligence artificielle va prendre de plus en plus de place, il faut qu'ils se rendent de plus en plus humains. Donc, ce qui va manquer au monde de l'intelligence artificielle, c'est l'humain. Donc, si je veux avoir une grande valeur dans le monde de demain, il faut que je sois de plus en plus humain. Les gens vont rechercher ce qu'on appelle les soft skills, les qualités humaines des êtres humains qui font que je suis capable d'avoir de l'empathie, de la sympathie, d'avoir de la tristesse, de la gentillesse, avoir des émotions. humaines. À mon avis, si on veut se donner des émotions, si on veut se donner du pouvoir pour demain, pour le monde de demain, il faut être de plus en plus humain.
- Speaker #0
Oui, absolument. C'est ça, c'est le côté émotionnel qui va manquer si on était juste dans l'ère de l'IA. Absolument. Tu as nommé tantôt les gens qui sont plus narcissiques. les gens qui ont plus de difficultés peut-être à être sympathiques, à être empathiques. Et est-ce que tu penses que ces gens-là, en bout de ligne, ont peut-être manqué beaucoup d'amour aussi ?
- Speaker #1
En fait, Marie-Ève, ces gens-là, ce qu'ils ont besoin le plus, c'est de l'amour. Donc, quand les gens, et vous essayerez ça, ça fonctionne très, très bien, quand les gens sont méchants, soyez gentils. Parce que lorsque... J'ai de la méchanceté. Ce que je m'attends en retour, c'est de la méchanceté. Donc, s'il y a de la méchanceté, ça va juste escalader, puis ça va arriver à rien de bon. Mais les personnes méchantes envers vous, soyez un peu plus gentils. Ce qui va faire en sorte que vous allez les déstabiliser. Et en déstabilisant ces gens-là, vous allez peut-être pouvoir faire en sorte qu'ils réalisent la méchanceté qui les habite. Si, c'est le cas. Ils pourront changer ça, ce sera leur affaire à eux. Mais je ne suis pas responsable des sentiments des autres. Je suis responsable que de mes sentiments. Et je suis responsable surtout de la perception que je fais, de l'acceptation que j'en fais dans ma tête et les sentiments qui vont se dégager de ce que j'ai vécu. Donc, en bout de ligne, rien ne peut m'atteindre si je ne laisse pas m'atteindre. Donc, ça ne vaut jamais la peine. de se faire de la peine avec des choses, des gens qui n'en veulent pas la peine.
- Speaker #0
Ça,
- Speaker #1
ça vaut la peine de s'en souvenir.
- Speaker #0
Ça vaut-tu la peine ? Donc, tu as mentionné aussi tantôt que le temps passe vite et tu fais l'allusion à un rouleau de papier de toilette à un certain moment. Puis ça, je trouve que c'est intéressant.
- Speaker #1
Oui, je demande aux gens dans la conférence, souvent dans mes conférences, je dis aux gens, vous avez tous une date de naissance. Et les gens se demandent un peu où je vais aller avec ça. Je leur dis, vous allez tous un jour mourir. Ça, c'est la certitude qu'on a. Il y a deux certitudes dans ce bon monde. Un, on va tous un jour mourir. Puis deux, on va toujours payer de l'impôt. C'est les deux certitudes qu'on a. Donc, on a à se poser comme question, le temps dans ma vie, c'est l'essence même de ma vie. Parce que le jour où le temps s'arrête, ma vie s'arrête. Toute ma vie, il y aura du temps que c'écoule. Moi, je fais une analogie, je compare ça à un rouleau de papier de toilette. Donc, le rouleau de papier de toilette, quand vous êtes aux toilettes, il y en a beaucoup, vous ne vous en souciez pas trop, vous dites « Ah, je n'en ai assez » . Mais lorsqu'on vieillit, le rouleau de papier de toilette, c'est comme si on le déroulait. Ça, c'est notre vie. Mais si vous avez marqué un rouleau de papier de toilette, quand on arrive vers la fin, il déroule de plus en plus rapidement. Notre vie est exactement faite de la même façon. On se rend compte que la vie est courte quand on est rendu à un âge plus avancé, puis on se dit « Oh, il m'en reste moins en avant qu'en arrière » . Et je trouve que le temps en ce moment déroule de plus en plus vite, plus que lorsque j'étais jeune. Et c'est normal, parce que quand on est jeune, du temps devant soi, on en a beaucoup. Mais quand on est plus vieux, du temps devant soi, on en a moins. Donc, on prend conscience de l'importance du temps. Donc, je dis aux gens, ça déroule de plus en plus vite. Et c'est là que c'est important de sélectionner avec qui on va être. Si vous êtes avec des gens qui vous font suer, vous allez manquer de papier de toilette. Parce que là, c'est le temps de dire à quelqu'un, je suis désolé, j'ai plus de papier de toilette pour toi, va faire quelqu'un d'autre. C'est une blague, mais je suis vraiment sérieux quand je dis ça. C'est que mon temps est trop précieux pour que je le donne à des gens qui ne sont pas conscients de la... du cadeau que je leur fais. Quand on donne du temps aux gens, on leur donne une partie de notre vie. Si je donne une partie de ma vie, c'est précieux. C'est ce que j'ai de plus précieux. La preuve, si vous allez visiter quelqu'un qui est en train de mourir, comme ta mère que tu disais tantôt, elle disait que le bonheur, ça se renouve toujours. Quand vous allez visiter des gens qui sont en train de mourir, vous savez quoi ? Ces gens-là, si vous leur offrez de l'argent ou du temps, ils vont prendre le temps.
- Speaker #0
Tellement.
- Speaker #1
Donc, si le temps, et c'est ce qu'on a de plus précieux, le temps que j'investis avec des gens, que j'investis peu importe dans quoi, je paye le prix le plus cher de ma vie, qui est du temps. Donc, donner du temps à des gens, c'est donner une partie de sa vie. Et quand on réalise ça, c'est là qu'on devient plus conscient de l'importance. que le temps a dans nos vies. Parce que ça passe vite. C'est cool.
- Speaker #0
Absolument.
- Speaker #1
Exactement. Parce qu'à la fin de notre vie, tu sais, Marie-Ève, il va rester juste une chose à la fin de notre vie. Il va rester juste nos souvenirs qu'on a bâtis. Donc, le but d'une vie bien remplie, c'est de bâtir des souvenirs qu'on va vouloir se rappeler. un âge avancé, puis de faire un scorebooking, puis de compter l'histoire de notre vie. Si l'histoire de votre vie était ennuyante, puis que vous avez toute votre vie blasphémée parce que vous n'aimiez pas ce que vous faisiez, parce que vous êtes resté dans un travail qui vous donnait peut-être de la sécurité, mais qui vous rendait malheureux toute votre vie, bien, un, vous risquez de mourir plus jeune, parce que vous n'aurez pas été heureux, mais deux, c'est que vous êtes en train de perdre votre vie. Que ce soit dans ma vie personnelle, dans la partie de ma vie qui est mon travail ou dans mes loisirs, il faut que dans ces trois aspects-là de ma vie, je sois heureux dans chaque place. Et ce n'est pas aux autres à m'amener le bonheur. Non, ce n'est pas leur responsabilité, c'est la mienne. Donc, quand j'entre au travail, il faut que je souris, il faut que je ris, il faut que je dise aux gens bonjour, comment ça va. Puis la gentillesse dans notre société est vue comme une faiblesse. Si vous êtes gentil envers les gens, ils vont se demander qu'est-ce qu'ils veulent en retour. C'est comme si la gentillesse ne pouvait pas être un geste gratuit qu'on offre tout simplement par bonté.
- Speaker #0
Oui. Écoute, tu as nommé quelque chose aussi qui est important ici. Tu as parlé particulièrement des gens qui vont rester justement dans une job toute leur vie parce qu'ils ont une sécurité. J'ai toujours travaillé, mais finalement, ils ne sont pas si heureux que ça. Tu as pris connaissance de mon parcours, puis j'étais aussi dans un endroit où j'avais une permanence, que c'était donc beau, mais j'étais nerveuse parce que j'avais vécu mon événement. Et j'ai fait le choix de partir. Et je me suis fait juger. « Voyons, tu ne peux pas partir de là, tu ne peux pas faire ça. » Mais moi, je n'étais pas bien, puis j'ai pris la décision. Et dans ta conférence, tu parles des grandes peurs. Puis, il y a beaucoup de gens. qui ne feront pas le choix d'eux, n'iront pas. Puis tu décris ça de cette façon-là, ces gens-là qui ne réussissent peut-être pas à faire ce qu'ils veulent, c'est parce qu'ils ont peur d'échec. Mais pourquoi ils ont peur d'échec ? Parce qu'ils manquent d'estime de soi. Mais pourquoi ils manquent d'estime de soi ? Parce qu'ils n'ont pas pu relever leurs défis ou faire leurs choix. Et bien, pourquoi ils n'ont pas pu relever... Parce qu'ils ont peur de l'échec.
- Speaker #1
Exact. La peur de l'échec, c'est la peur du jugement. Quand on a un échec, c'est dit et c'est véhiculé. Les gens vont le savoir. On a un échec, on ne veut pas démontrer nos faiblesses. Mais ça, ce n'est pas d'être vrai. Ce n'est pas de démontrer sa vulnérabilité. Et il n'y a jamais vraiment d'échec dans notre vie. Ça n'existe pas, l'échec. Parce que l'échec, c'est juste une façon d'apprendre encore plus rapide. que le succès. Et là, c'est important ce que je vais dire. Quand on a un échec dans notre vie, qu'est-ce qu'on fait ? C'est qu'on regarde tout ce qu'on a fait qui a fait en sorte qu'on ait eu cet échec-là. Quand on a eu un succès, on se frotte la bédaine, on est heureux et on passe à d'autres choses. Mais dans cet échec-là, si j'ai payé un prix difficile, pourquoi je ne prendrais pas ça et dire « Hey, qu'est-ce que j'ai appris là-dedans ? Qu'est-ce que ça m'a permis de faire ? » pour l'amener à ce que ça va me permettre de monter un échelon de plus pour avoir du succès éventuellement. Si les gens abandonnent après un échec, ils restent sur un échec. Mais l'échec, ce n'était pas un échec, c'était une marche. C'est une marche pour aller vers ce que vous désirez. Donc, si je regarde ton parcours, Marie-Ève, puis qu'en ce moment, je regarde comment tu as l'air épanouie, tu as l'air heureuse au bout.
- Speaker #0
Absolument.
- Speaker #1
Je ne sais pas ce que tu avais l'air dans le temps que tu étais au travail, que tu aimais moins ça. Mais tu devais avoir un sourire aussi rayonnant. Puis tes yeux ne devaient pas être aussi pétillants. Tu comprends ? C'est ça. Et souvent, les gens vont dire, il faut sortir de sa zone de confort. En fait, pas tant que ça. Il faut sortir de sa zone d'inconfort. Si tu avais été confortable et heureuse, on ne change pas ce qui fait qu'on est heureux. Ce n'est pas une zone qui est confortable. Tu n'étais pas confortable dans ta job. Tu étais inconfortable. Tu étais tellement inconfortable que tu étais malheureuse. Donc ça, c'est pas du confort. C'est pas d'être heureux. Le confort, c'est quelque chose de fun. C'est quelque chose de plaisant. Pourquoi ? Why fixing something that's not broken ? Pourquoi on arrangerait quelque chose qui n'est pas brisé ? Si ça va bien, reste là et ne change pas. Mais si ça va mal et que tu n'es pas heureuse, change cette zone d'inconfort pour aller vers une zone de confort où tu auras du plaisir, que tu vas être bien. Les gens apprennent ça comme étant « Ah, la zone de confort, c'est confortable. » Non, tu n'étais pas confortable. Parce que tu étais malheureuse.
- Speaker #0
Ah oui.
- Speaker #1
Tu n'as pas une zone confortable. Mais les gens le perçoivent comme étant du confort parce que tu avais une sécurité. Le confort et la sécurité, c'est deux choses différentes.
- Speaker #0
Indifférentes.
- Speaker #1
Et la sécurité nous amène à ne pas prendre de risques. Et quand on ne prend pas de risques, on ne découvre pas qui on est. On découvre qu'on est derrière le risque, derrière de prendre une chance. Quand on dit la zone de confort, c'est cette partie-là que les gens veulent dire. Ils veulent dire, il faut que tu fasses aller au-delà. Ça, je suis d'accord avec ça. Mais seulement et seulement si, ça t'amène à être heureux. Comme moi, je regarde des gens qui accomplissent des affaires incroyables. J'ai une de mes meilleures amies, c'est Gabrielle Philippi, qui monte des montagnes. Je regarde des gens qui accomplissent des affaires incroyables. Puis hier soir, je me disais, je suis donc bien heureux, moi, là. Puis, j'étais couché dans mon lit avec ma femme, nos deux gros chiens, Slap et Shot, puis nos deux chien, Ding et Dong.
- Speaker #0
Et là,
- Speaker #1
je me suis dit, on est tous les six dans le lit. Puis là, tout d'un coup, il est venu un flash dans ma tête. Je me suis dit, je suis donc bien heureux. Moi, là, t'as Baslac.
- Speaker #0
Ah oui.
- Speaker #1
Dans ce moment-là précis, je me suis dit, que sais-je, j'ai besoin de plus que ça. Sentir des êtres vivants autour de moi. Ils sont heureux parce que je les flatte, je leur donne des câlins, je leur donne des becs. Puis eux autres, ils m'en donnent pareil autant. Ça, c'est le bonheur.
- Speaker #0
ce moment-là, le moment où tu réalises que ça ne prend rien. C'est ça qui hâte.
- Speaker #1
Je vais te partager, il faut que je te partage ce matin, je me réveille, c'est le lever du soleil, puis je vois que ça éclate, mais j'entends la pluie.
- Speaker #0
Je me dis,
- Speaker #1
voyons, alors je suis sortie tard, il y avait un lever du soleil d'une couleur or, c'était magnifique, et de l'autre côté, complètement noir avec la pluie, mais une incroyable arc-en-ciel qui est venue sortir de là. J'ai dit, bien voyons donc, c'est donc bien beau ça ce matin. C'est pur bonheur ça là.
- Speaker #0
Ça, c'est probablement l'image la plus puissante. Tu sais, on parle de rainbow, comment c'est beau.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Toutes les couleurs de l'arc-en-ciel. L'arc-en-ciel, elle peut pas avoir toutes ses couleurs s'il n'y a pas eu de la pluie. Fait que si vous voulez devenir Merci. beau, mais il faut vivre un petit peu de problèmes. Ça fait partie de la vie, c'est correct. Moi, mon rêve, c'était pas de trahir des athlètes de haut niveau, c'était de trahir des jeunes handicapés. Puis c'est eux autres qui ont changé ma vie. Parce qu'ils m'ont enseigné que chaque jour, pour eux, c'est un défi. Donc, pour nous, les défis sont assez faciles dans la vie. On se fait des défis de dire, je vais faire tant d'argent, je vais faire ci, je vais faire ça, je vais m'acheter une maison. Eux autres, le défi, c'est... Est-ce que je vais être capable cette semaine d'avoir deux... Est-ce que je vais avoir quelqu'un ici qui va pouvoir venir me laver deux fois dans la semaine ?
- Speaker #1
Hé, tellement
- Speaker #0
Est-ce que je vais avoir un transport pour aller voir des gens que j'aime ? Je peux pas dessus, je peux scéduler mon transport pour que j'aille ça.
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
Ça me pique dans le dos. Je ne suis pas capable de me gratter.
- Speaker #1
Ah
- Speaker #0
Hé Pensez-y deux minutes.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
C'est qui les vrais dans la vie ? C'est eux autres. Eux autres, c'est des vrais. Eux autres, à tous les jours, ils sortent d'une zone de confort, mais surtout d'inconfort.
- Speaker #1
Confort et inconfort, absolument. Oui. Ah non, je suis d'accord avec toi. Ça, c'est vraiment là que, quand on est en contact avec ces gens-là, qu'on peut percevoir le bonheur beaucoup plus facilement. Puis eux le voient aussi. Et eux,
- Speaker #0
leur bonheur est fait. Exactement. Eux autres, ils sont conscients.
- Speaker #1
Oui, absolument.
- Speaker #0
Aller vers des gens qui ont certaines difficultés, d'handicap autant physique que mental, puis aller voir comment ces gens-là y sont. Vous allez voir comment ils sont reconnaissants quand on les aide, quand on les... Mais on est mal à l'aise à quand on n'y va pas, ou on ne va pas rire de ça. Moi, là, je les inclue dans tout. de la sphère de ma vie. Parce qu'on gagne tellement avec eux. On gagne tellement. C'est tellement un autre monde qu'il nous faudrait réaliser comment on se plaint pour rien. On se plaint de le vendre plein.
- Speaker #1
Oui, absolument. J'ai un ami, justement, qui est quadriplégique, puis qui, à un moment donné, à chaque fois maintenant que je vois ça, je suis comme... C'est banal. Lui a décidé de faire son cours comme avocat et il se traînait ses livres sur ses cuisses pour se rendre. Et quand il arrivait à la porte et que c'était une poignée ronde, c'était impossible pour lui de rentrer. Ça prend un bec de canne comme une poignée qu'on peut descendre. Alors à chaque fois que je vois des endroits où une poignée est ronde, je suis comme, ah, il ne pourrait pas rentrer ici. Des petits gestes aussi banals que ça.
- Speaker #0
Oui, excuse.
- Speaker #1
Ma sœur a des enfants handicapés à la maison aussi. C'est incroyable comment c'était le centre de l'attention du bonheur. Parce que quand on s'approchait d'eux, parce qu'ils sont aveugles, mais ils ressentent ce qu'il y a, l'énergie autour. Il suffisait simplement de toucher. Juste, salut, comment ça va ? Et là, le sourire qui apparaît. C'est A. Ce n'est pas grand-chose, mais le bonheur que ça nous donne à nous aussi de voir ces petites choses.
- Speaker #0
Oui, effectivement. C'est tellement vrai.
- Speaker #1
C'est tellement simple.
- Speaker #0
C'est pourtant tellement simple, mais on s'en éloigne quand on n'est pas sur des choses qui sont essentielles. On va vers des choses qui sont importantes, qui semblent urgentes, mais si on se posait juste la question « qu'est-ce qui est essentiel dans ma vie ? » , il n'y a pas énormément de besoins essentiels. qu'on n'est pas capable d'au moins combler et d'en être conscient et d'être heureux. Quand je dis ça, ce n'est pas parce que je ne suis plus heureux du monde, c'est parce que j'ai déjà fait de la dépression, j'ai déjà eu de l'anxiété, j'en ai encore d'un fois. C'est correct. Ça fait partie de ma vie, ça fait partie de mon bagage, de cette sensibilité-là. Maintenant, je vis bien avec ça. Je vis bien avec mes différents travails. C'est sûr que les gens, il faut qu'ils finissent par accepter que... Il n'y a rien de parfait, puis c'est parfait que ce soit pas parfait. Si vous connaissez du monde parfait, ils sont blattes en tabaslac, puis ils se prennent pour d'autres, puis ils sont sûrement pas authentiques, puis vrais. Fait que c'est tout, c'est juste, c'est ça, moi, qui compte le plus pour moi, cette partie-là. Quand on parle de bonheur, quand on parle d'être heureux, puis tout, bien, c'est rarement seul, le bonheur, c'est quelque chose qu'on partage avec les autres.
- Speaker #1
Oui, puis la fameuse peur du jugement, tu sais... C'est tellement rien dans les faits. C'est tellement... On accorde tellement trop d'importance à ça. Puis c'est tellement comme... Je vais donner encore un exemple. Ma fille revient d'un voyage. Au dixième jour, elle a eu peur de dire « Ah mon Dieu, mais qu'est-ce que je fais ici ? Je suis toute seule en solo. » Puis elle dit « Mais je ne peux pas revenir. Qu'est-ce que les gens vont penser ? » Je dis « Mais voyons. » Ça fait déjà dix jours que tu es en voyage, que tu as réussi ton parcours. parcours toute seule à 18 ans. J'ai dit, c'est déjà une belle réussite. Ah non, mais moi, j'ai dit que je partais tout ce temps-là et qu'est-ce que les gens vont dire ? Mais ça, là, ça m'a frappée. Ça m'a frappée parce que c'était déjà une belle réussite et la peur du jugement, c'est fou pareil, là.
- Speaker #0
Ce qu'on doit enseigner sur le jugement, c'est que si les gens vous jugent, Ben, posez-vous la question sur eux, pas sur vous. Est-ce que je veux être avec des gens qui jugent les gens ? Et si les gens me jugent, est-ce que ça a... Le jugement que les autres portent sur nous, la première chose qu'on devrait faire, c'est de regarder qui est la personne que juger. À partir de regarder qui la personne est jugée, qui on est, nous, pour juger quelqu'un d'autre. Si la personne vous a jugé, ben... Simplement, ça n'a plus de valeur parce que le jugement a de l'importance de qui vient ce jugement-là. Donc, si le jugement vient de quelqu'un qui juge, ça vient de détruire automatiquement la crédibilité de cette personne-là parce que si tu juges, tu n'as pas nécessairement le goût, moi, d'être avec des gens qui jugent d'autres personnes. Peu importe, dans notre société, c'est plein. On est... Le jugement, il est omniprésent. Tout le monde veut faire une vie artificielle qui démontre que tout est beau, que tout... tout est le fun, mais là, en réalité, c'est pas tout à fait vrai. La réalité, c'est qu'il y a des bouts de tough pis des bouts de love fun, pis c'est correct. La vie, c'est ça.
- Speaker #1
Ouais, exact. Wow, ça a été un très beau moment, Sylvain, aujourd'hui. J'ai adoré ça.
- Speaker #0
Merci, c'était présent.
- Speaker #1
Toi qui... Dernière question pour terminer, rapido presto. Toi qui accompagnes autant de gens à avancer, à performer, à être... juste à comprendre aussi ces principes-là. Qu'est-ce que tu fais pour toi, pour ton corps physique, émotionnel, ton corps mental, pour t'aider, toi ?
- Speaker #0
Moi, j'ai développé une application qui s'appelle Biotonics. C'est une application pour la santé physique, la santé mentale, pour la santé au niveau social, justement contre l'isolement. Puis c'est une application sur laquelle j'ai des programmes d'exercice. J'ai des programmes. juste pour aller marcher, des programmes pour méditer. Puis ça prend en considération tout ce que j'ai fait. Ça donne aussi un mood tracker, donc mon état émotionnel du moment et à différentes places dans la semaine. Donc à la fin de la semaine, j'ai un coach qui vient me parler dans mon application qui me dit « Ok, cette semaine, t'as vu, ça a bien été parce que t'as fait ça, ça, ça. » Et j'ai comme à l'intérieur de mon cellulaire, c'est comme si j'avais un médecin, un kinésiologue, un psychologue puis un coach personnel qui... qui m'aide. Qu'est-ce que je fais ? C'est que dans cette application-là qui s'appelle Biotonics, moi, ça m'aide énormément parce que le cellulaire me permet de me structurer. Donc, de dire OK, il y a un moment pour ça, un moment pour aller marcher, un moment pour faire de l'exercice. Je ne suis pas le fan numéro un des entraînements de fou, de courir, de faire beaucoup de marathons et des ultramarathons parce que mon choix à moi, c'est... passer plus de temps avec les gens que j'aime. Puis les gens qui se lancent beaucoup dans ces défis-là sont beaucoup seuls parce que tu passes énormément de temps à te préparer pour faire de la course et tout ça. Puis c'est leur choix. Mais moi, je suis heureux. Seul, quand je suis seul, je suis heureux. Mais je suis heureux en groupe. Je suis heureux avec des gens que j'aime. Pour moi, cette partie-là serait trop importante pour m'investir corps et âme dans un programme qui m'exigerait trop de temps. J'ai déjà beaucoup de temps à partir de la maison pour aller faire mes conférences. S'il fallait que je mette mes souliers de course puis j'aille courir deux, trois heures encore plus loin, ma clinique médicale, la clinique que je reçois des gens pour des maux de dos est ici à l'intérieur. ma maison, parce que justement, je ne voulais pas ressortir de la maison une fois que je suis rentré. Je rentre ici, je fais ça de façon relax et puis ça me permet de passer du temps plus chez moi. Mais dans une carrière qui est le début de ma carrière, j'ai eu à voyager énormément. Je ne veux plus ça. Les gens me disent « Où tu vas en vacances ? » C'est 339 de la rive, c'est chez nous. Je suis très heureux ici. J'ai le fleuve en arrière, j'ai un petit bateau, j'ai... Tout est beau. J'ai 103 îles que je peux me promener à travers. Je reviens ici. J'ai mes chiens, mes Ausha, ma femme, mes enfants. Je suis très heureux de tout ça. Je n'ai pas besoin d'aller loin. Il est drette ici, le bonheur. Il est drette là.
- Speaker #1
Il est là.
- Speaker #0
il est là, il est dans cette communication que nous tous les deux, c'est tout merci pour avoir donné le privilège de parler à toi et ta gang oui absolument ma gang d'auditeurs,
- Speaker #1
c'est merveilleux merci, merci beaucoup on se reparle bientôt oui absolument, je vous dis à la semaine prochaine pour un prochain épisode de Goûte à la vie