- Speaker #0
Être en santé, ça dépend pas seulement de ton corps physique, mais aussi de ton corps mental et de ton corps émotionnel. C'est pourquoi je te partagerai différentes approches pour harmoniser les trois corps afin d'avoir une santé globale. Ce podcast s'adresse à ceux et celles désirant vivre un changement significatif dans leur vie. Je suis Marie-Ève Tremblay, naturopathe holistique, et je t'invite personnellement à venir découvrir comment goûter à la vie. Bonjour et bienvenue au podcast Goûte à la vie. Aujourd'hui, c'est un moment spécial pour moi. Ce podcast-là sort aussi le jour de mon anniversaire et pour mon anniversaire, je m'offre le plaisir d'avoir avec moi ma fille, ma fille Heidi Meloche. Bonjour Heidi.
- Speaker #1
Bonjour.
- Speaker #0
Je suis super contente que tu viennes aujourd'hui, que tu aies accepté de participer à mon podcast parce que tu viens de vivre quelque chose, puis ça vient juste en plus d'arriver. Tu viens de vivre ton premier voyage en France. en solo à 18 ans. Moi, ce que j'aimerais savoir, puis en fait, on va en parler de ton voyage, on va parler de comment ça s'est passé. Premièrement, pourquoi tu voulais partir toute seule comme ça ?
- Speaker #1
Dans le fond, c'est vraiment parce que j'ai pris mon année sabbatique. J'ai fait un an en gestion de commerce, puis c'est pas une technique que je n'aimais pas. C'est Évidemment, juste parce que je ne me sentais plus... à ma place. Bien, pas à ma place, mais c'est juste que j'avais plus la tête à l'école à ce moment-là. Puis je savais tellement pas où je voulais m'en aller que c'était comme facile de prendre juste une année sabbatique, expériencer autre chose, travailler, juste prendre du temps pour penser à tout ça aussi. Puis en même temps, je veux dire, j'ai eu ma mère et mon père qui m'ont totalement encouragée à faire ça aussi. C'était pas comme une décision olé-olé. Je veux dire, je me suis sentie très bien à faire cette décision-là. Puis je suis allée à Bali.
- Speaker #0
Oui, tu as fait ton premier voyage, mais pas toute seule cette fois-là.
- Speaker #1
Non, c'est ça. J'étais avec ma meilleure amie et ma soeur. Puis, dans le fond, c'était vraiment comme un voyage qu'on voulait faire, les trois, je pense, parce qu'on était toutes très tannées de l'école et on ne savait pas trop. Je pense que Jeanne, qui est mon amie, était vraiment à la même place que moi à cette période-là. Puis quand on a acheté nos billets, c'était comme clair et net qu'on s'en allait vivre une expérience, puis on allait prendre un peu de repos, puis vivre un petit quelque chose ailleurs. Puis c'est à la fin de ce voyage-là que j'ai réalisé que... J'aimais vraiment voyager, c'est comme devenu une passion. Puis que je me suis dit, crime, avec les dernières journées qui ont été, bien pas un peu plus difficiles dans le dernier voyage, mais c'est sûr que voyager avec des personnes, ça peut être difficile à un certain point, il peut y avoir des petits malentendus, il peut y avoir...
- Speaker #0
Tu veux parler de Bali ?
- Speaker #1
Oui, non, non, mais Bali, en fait, c'est ça. À la fin, je pense qu'on a comme tout eu un temps qu'on aurait dû être un peu plus seule, prendre un peu plus de temps pour soi. Puis c'est à ce moment-là que j'ai réalisé que voyager seule pouvait aussi être une option. Pour grandir et juste pour profiter de soi-même, en fait, voyager. Puis ça ne me faisait pas peur parce que j'avais déjà fait tellement de plans à Bali. J'avais tellement regardé en ligne. Je savais comment réserver des Airbnbs, des hôtels et tout. Fait que c'était comme facile de dire « Ah, je vais partir en voyage solo. » Ça va être facile, ça va être effortless, ça va être... Mais en soi, c'est vrai. Je veux dire, j'ai fait un super beau voyage, mais... Je pensais qu'à ce temps-là, c'était comme plus facile que ce l'était finalement. Ah, ok. Bien,
- Speaker #0
pour commencer, où est-ce que t'es allée ? Qu'est-ce que t'as choisi ? Puis pourquoi tu voulais aller à cet endroit-là ?
- Speaker #1
Dans le fond, j'avais regardé un bout, puis je savais que dans mon année sabbatique, je voulais vivre quelque chose qui n'était pas juste Bali avec des personnes, mais une expérience qui allait m'amener un peu plus loin. Puis c'est pour ça que le voyage solo, je me suis dit go. Puis en premier lieu, ce n'était pas supposé être un voyage solo. En fait, oui, je voulais le faire, mais... Peut-être pas cette année encore. Je voulais repartir en voyage, mais j'avais espéré quelqu'un. J'ai vraiment espéré. J'ai demandé à plusieurs personnes. J'espérais que quelqu'un vienne avec moi. Mais on dirait que la vie a fait qu'il n'y avait personne. Puis j'avais vu plusieurs vidéos qui disaient « Hey, s'il n'y a personne qui peut y aller avec toi, vas-y juste toute seule. » Puis j'étais comme « Ben, c'est vrai. Je vais juste le faire. Je voulais faire un voyage. Pourquoi je m'arrêterais à quelqu'un qui va finir l'école ? » Peu importe, je voulais vivre quelque chose qui était... dans mon année off et pas pendant l'été au printemps.
- Speaker #0
Puis là, c'est où que t'es allée ?
- Speaker #1
J'avais vu plusieurs différentes options, puis j'avais vu les Philippines qui étaient quand même cool, mais je trouvais que ça ressemblait un peu à Bali. Fait que je voulais changer les choses. L'Europe, ça m'a toujours intéressée. J'étais déjà allée en Grèce, mais pas le reste de l'Europe. Fait que j'avais vu Espagne et Portugal qui étaient quand même une destination que je voulais. Puis ensuite de ça, j'ai fini par parler du sud de la France avec une de mes amies, puis finalement, c'est comme devenu une destination de rêve, mais pour moi aussi qui m'appartenait. Merci. Donc, j'ai fait cinq jours dans le sud de la France, c'est-à-dire la côte d'Azur. Donc, Nice, Antibes, Monaco, Menton, c'est vraiment comme une place, c'est la French River, quelque chose comme ça, qui dit que c'est une place qui est très comme, c'est la côte. du sud qui est magnifique. C'est sur le bord de l'eau. C'est vraiment incroyable. On n'est pas à Belgique. Non, non, c'est ça. C'est tout différent. C'est plus riche. C'est un autre style de vie. Puis, c'était le fun d'être là-bas. Mais je pense qu'on le sait, les Français ne sont pas nécessairement la même vibe que les Québécois. Ça a été difficile au début de s'adapter, mais ça a vraiment bien été là-bas parce que l'Europe ressemble quand même un peu à la vie. au Québec. C'est juste, je pense, le contact. Oui, exactement. C'est une façon facile de commencer pour voyager seule, avoir du français au moins là-bas. Malgré qu'en anglais, je me débrouille super bien, mais c'était sûr que les contacts étaient plus faciles là-bas.
- Speaker #0
Puis t'as pas resté là, t'as continué ton voyage ? Moi,
- Speaker #1
j'ai continué. En fait, c'était pas prévu, mais je me suis dit, tant qu'à être là-bas pendant 20 jours, je veux faire un pays de plus que seulement Espagne et Sud-la-France, qui est la France. Donc, je suis allée en Italie. qui est à Gênes. C'est environ un 2h30-3h d'autobus de Nice. Ça fait que ça s'est fait super bien. Puis Gênes, c'est une place en Italie qui est quand même... qui n'est pas très populaire, en fait, mais on ne connaît pas vraiment Gênes, mais qui est quand même bien à visiter. J'avais vu plusieurs vidéos de des personnes qui disaient que c'était quand même une pépite à aller voir malgré tout.
- Speaker #0
C'était beaucoup inspiré des réseaux sociaux. Vraiment, vraiment,
- Speaker #1
vraiment. En fait, je pense que c'est une bonne façon, surtout pour les jeunes, sur TikTok. Ça peut paraître drôle des fois, mais il y a tellement de vidéos qui parlent des places, de des endroits à visiter et tout qui, oui, vont être populaires, mais en même temps...
- Speaker #0
C'est comme rassurant, ça.
- Speaker #1
Oui, oui, absolument. Puis il y a beaucoup de filles aussi qui voyagent solo, qui commentent leur voyage et tout. Fait que c'est sûr que ça devient plus rassurant. Puis finalement, quand je suis allée là-bas, j'ai juste réalisé que, comme c'est moins touristique un peu, c'est un peu plus pauvre. Puis c'est comme difficile, on dirait, de faire sa place, surtout comme... à 18 ans, premier voyage solo, c'était comme quand même un gros choc au début parce que dans les autobus, c'est difficile d'avoir des billets, c'est difficile de se déplacer et tout, mais finalement, une fois rendue à mon hostel, j'ai rencontré une fille là-bas puis on a comme passé le reste de notre voyage ensemble, ce qui a quand même été vraiment bien parce que sinon, je pense pas que j'aurais autant été à l'aise, surtout que c'était des journées qui faisaient un peu moins beau. Puis c'est drôle à dire, mais ça joue vraiment sur le moral aussi, en étant là-bas, parce que s'il fait beau, c'est facile de juste aller s'étendre sur la plage puis de profiter, mais là, le fait qu'il faisait pas beau... Faut que tu trouves d'autres choses à faire et tout. Mais on a fini par aller à Portofino, qui était l'endroit vraiment que je voulais aller voir en Italie pour mon voyage. Puis on est allé aussi à Pise. Finalement, ça a été un voyage, en fait un trois jours qui a été super bien pour ce qui est pas des activités, mais plus de la vision et des choses qu'on a vues là-bas. C'était plus ça. Mais est-ce que je retournerais solo en Italie ? Je pense pas. pas, mais c'est définitivement une place que je veux retourner avec quelqu'un. Profiter parce que une grande partie de l'Italie, c'est tout ce qui est historique, des monuments et tout, pis je pense qu'avec quelqu'un, c'est le fun de partager, c'est le fun de voir ça avec quelqu'un, alors que solo, je pense pas que c'était nécessairement...
- Speaker #0
C'est pas ça que t'avais envie.
- Speaker #1
Exact, finalement. Ouais. C'est ça que t'as découvert. C'est ça, c'est ça, mais en restant trois jours, c'était comme parfait de dire, j'ai fait l'Italie, j'ai goûté aux pizzas, j'ai mangé des bonnes... pâtes. Au final, la gastronomie, c'était incroyable. C'est la belle règle.
- Speaker #0
Entre le sud de la France, l'Italie et l'Espagne, donc t'es à la Barcelone, puis il y a d'autres endroits, Grenade, d'autres endroits. Qu'est-ce que t'as préféré dans les trois ?
- Speaker #1
Je te dirais que Espagne, c'est vraiment plus une place pour voyager solo, fait que le but solo a été super le fun parce qu'il y a beaucoup de gens qui voyagent solo en Espagne, ce qui fait que j'ai rencontré beaucoup de gens qui faisaient ce voyage-là. J'ai passé mes journées avec des groupes de gens qui étaient dans les hostels. De sortie, je pense. Oui, c'est ça, exact. C'était vraiment plus comme un trip que les gens voyagent en Espagne parce qu'ils savent que c'est sociable et tout. Surtout Barcelone, avec les clubs, la boisson, c'est comme plus facile de sortir et juste profiter de ça. Malgré que l'Espagne, c'est beau aussi pour... En fait, Barcelone, pour la Sagrada Familia, pour les cathédrales et tout. Ça aussi, ça a été le fun. Mais sociable, socialement, c'était vraiment amusant aussi. Puis ça a comme changé un peu le beat du sud de la France et de l'Italie.
- Speaker #0
Ok. Je reviens avant ton départ. Est-ce que t'avais peur de partir comme ça, toute seule ? Comme t'as été au début, t'étais super emballée, mais quand tu viens pour partir, est-ce que ça t'a fait peur ?
- Speaker #1
Tant que j'avais acheté mes billets, j'étais vraiment excitée parce que je savais que je partais, je savais que c'était vrai, que c'était concret. Puis j'avais hâte de partir à ce moment-là parce que j'étais comme, je vais faire un voyage, voyage de ma vie, nanana. Puis je pense qu'en achetant... les billets, j'espérais que ce voyage-là allait m'apporter quelque chose. En faisant ce voyage-là, que je mettais beaucoup d'argent, quand même du temps, j'espérais qu'il m'apporte quelque chose en partant. Je pensais que ça allait être quelque chose qui allait changer ma vie. En soi, oui, aussi. Mais je pensais qu'il allait y avoir plus quelque chose. Puis en partant, je ne sais pas, la vie a tellement été rapide que quand c'est venu le temps, on dirait que je ne m'attendais pas à partir. C'est comme si, en achetant mes billets, je savais que ça allait arriver, mais je réalisais pas que ça s'en venait. Puis j'avais comme une pression de... Tout le monde me demandait « Hey, t'as-tu ça, autre crime, ça s'en vient, là, t'sais, le timeline, tout de suite » Puis on dirait que j'arrivais pas à me mettre en tête que « Hey, c'est le fun, on s'en va, là » C'était comme difficile de me mettre à une position que...
- Speaker #0
Est-ce que tu penses que c'est parce que tu étais toute seule ? Si tu avais été avec une amie, ça aurait été comme « Ok, oui, on s'en va là » . Définitivement,
- Speaker #1
si j'avais eu quelqu'un avec moi qui m'aurait dit « On s'en va là dans deux jours » , tu te rends compte que dans deux jours, on est à Nice ?
- Speaker #0
C'est sûr que oui,
- Speaker #1
mais là, de le faire toute seule, c'était comme challengeant de me dire moi-même, dans ma tête à moi-même « On s'en va triper là » . Je ne sais pas pourquoi, mais à ce moment-là, c'est drôle à dire, mais j'étais dans mes SPM aussi, juste avant de partir. Ce qui a vraiment joué aussi beaucoup avec mes émotions parce que je savais pas trop comment me sentir. J'étais triste, mais en même temps, j'avais hâte. C'était comme un mix d'émotions très gros avant de partir.
- Speaker #0
OK. Puis, quand t'es arrivée là-bas, OK, donc là, avant de partir, bon, c'est un peu déstabilisant. T'arrives là-bas, comment que tu t'es sentie en débarquant de l'avion ?
- Speaker #1
Bien, je suis pas une personne de stressée. Fait que j'étais pas stressée en sortant de l'avion. J'étais vraiment comme si je vivais ma vie. Tu sais, je sortais de l'avion, puis c'était comme très normal. Je n'étais pas excitée. Tu étais à Québec, maintenant. Exactement. C'est ça que j'ai dit un peu à mes amis, à mes proches et tout. Bien, à toi aussi, là. Oui. J'ai dit que c'est comme quand j'étais à Nice. C'est comme si je me sentais à Québec, mais j'étais ailleurs. Tu sais, on dirait que je n'avais pas comme la tête dans les nuages, puis j'étais comme « Ah, c'est beau, c'est le fun » . J'étais vraiment à la même position que j'étais à Québec.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Fait que, c'est pour ça, mais tu sais, je n'étais pas stressée, je me suis rendue à mes places, puis, tu sais, tout s'est fait très facilement. Tu te débrouilles, tu trouves là-bas, tu trouves une façon, tu demandes à quelqu'un où t'en aller, les tramways et tout. Mais tu sais, je veux dire, je n'étais pas, ce n'était pas un moment stressant, je n'ai pas, oui.
- Speaker #0
Par contre, pendant le voyage, il y a eu un moment où est-ce que, bien, je t'ai parlé en vidéo, hein ? Ça a été vraiment plus difficile. C'est-tu autour du dixième jour, je pense ? Oui,
- Speaker #1
c'est ça. C'était comme la moitié du voyage. Puis on dirait que... En fait, les deux premiers jours ont été difficiles parce que c'est comme si j'étais somnambule. C'était comme si j'étais dans un rêve un peu. Je vivais, mais je ne me rendais pas vraiment compte que j'étais ailleurs. C'est ça. Non, mais quasiment, je veux dire... Je ne sais pas. J'allais dehors, je vivais des choses. J'étais ailleurs, clairement. Mais on dirait... C'est comme si je n'étais pas vraiment dans mon corps. Fait que t'sais, on faisait les... t'sais, on allait à la plage, on allait marcher dans les petites rues pis tout, pis j'étais comme un peu sur un high les deux premières journées, ce qui veut dire que j'allais bien, j'étais bien, j'étais comme... Oui, je le sens bien. J'étais léger, oui, c'est ça. C'est juste que, on dirait, j'étais comme, bon, qu'est-ce que je fais, là ? T'sais, je participe aux 20 jours toute seule, qu'est-ce qu'on fait, là ? C'est quoi les prochaines étapes ? Puis, à la deuxième ou troisième journée, troisième nuit, ça va bien dans la journée, je veux dire, je vais à Monaco, là. C'est vraiment le rêve, pis c'est mon rêve, là, je veux dire. C'est des places que je voulais aller. C'est magnifique. J'ai profité de ma journée. Je souriais. J'avais le gros sourire. Mais en me couchant le soir, c'est comme si l'anxiété rentre dedans.
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
Puis là, tu sais, ça tourne. Le petit hamster, il tourne. Puis j'ai de la misère à m'endormir. Je suis un peu dans l'insomnie qui... Ça m'arrive jamais.
- Speaker #0
Qu'est-ce que tu t'es dit à ce moment-là ? Mais à ce moment-là,
- Speaker #1
c'était comme... Ouais, c'était comme difficile. J'étais comme... Mais là, est-ce que tu te rends compte que t'es ici en ce moment ? Puis j'avais surtout... peur de ne pas profiter assez du moment puis de regretter de ne pas avoir profité parce qu'au final, c'est le fun où tu es. C'est super amusant, mais on dirait que j'avais de la misère à en profiter.
- Speaker #0
Tu as vécu de l'anxiété. Vraiment,
- Speaker #1
c'est vraiment ça. Je me suis mise à pleurer dans mon lit. Je capotais, j'allais aux toilettes, je bougeais, je ne savais plus quoi faire. Puis finalement, à un moment donné, avec la fatigue, je me suis juste endormie, mais ça m'a vraiment aidée aussi de parler à une de mes amies qui est en ce moment même en voyage solo aussi. Puis là, je l'ai texté, puis c'est de me faire valider mes émotions au final, qui ont juste comme tourné la switch de commun. « Chill un peu, puis prends ce chill. » Parce qu'au final, elle dit « C'est vraiment normal. Je veux dire, t'es toute seule ailleurs dans le monde, puis tu dois faire ça toute seule. » Je pense que c'était de devoir tout processer toute seule qui était difficile. Ici, ça veut pas dire que je vais nécessairement demander beaucoup de conseils à ma mère ou à des amis, peu importe, parce que je suis capable de le faire par moi-même, mais d'avoir le soutien qui est au moins proche de moi. C'est comme facile après ça de vivre toute seule, mais d'être 100% toute seule là-bas, C'est comme difficile de me parler à moi-même et de devoir...
- Speaker #0
Est-ce que tu penses que ça va t'aider maintenant, par contre, le fait d'avoir vécu ça ? S'il fallait que tu te retrouves toute seule comme ça, est-ce que tu vas être plus rassurée aujourd'hui, mettons ?
- Speaker #1
En fait, je pense que je vais être capable de valider moi-même mes émotions sur le moment. Je pense que c'est plus ça parce qu'on dirait qu'avant, je m'empêchais pendant mon voyage, au début, je m'empêchais de vivre ces émotions-là ou d'avoir un peu de peine, de trouver cette plate à ce moment-là. J'étais comme, voyons, ce n'est pas normal, profite-en. Mais aujourd'hui, je pense que c'est juste, tu vas avoir des journées un peu moins fun. Dans un 20 jours, c'est sûr qu'il va y avoir une journée moins fun. Que tu sois au Québec, que tu sois en voyage, peu importe, c'est sûr qu'il va arriver quelque chose. Je pense que je vais être capable de juste accepter comment je me sens. Puis, c'est arrivé aussi au cours de mon voyage qu'une journée, ça me tentait juste pas de socialiser. J'étais vraiment comme dans ma bulle et tout. Puis, j'étais juste comme, c'est bien correct, je vais juste profiter d'aller à la plage, je vais juste profiter de faire ce que tu aimes. Je pense que c'est juste que je vais savoir comment m'écouter.
- Speaker #0
Effectivement. C'est quand même un beau cadeau. C'est ça parce que tu as évolué à vitesse gravée en ce sens-là parce que ici, tu n'aurais peut-être pas vécu ça nécessairement. Tu n'avais pas ce défi-là. Est-ce que... Là, tu m'as parlé, c'est comme après trois jours. Oui, il y a dix jours. Oui,
- Speaker #1
c'est ça. Dans le fond, ce qui s'est passé, c'est que j'avais vraiment hâte de prendre mon vol de gêne à Barcelone, parce que là, j'étais comme, « Hey, c'est comme c'est là que le voyage commence. » Je sais pas pourquoi je m'étais dit ça, mais vu que j'avais comme pas vraiment trippé dans le sud de la France et en Italie, parce qu'on dirait que j'avais pas rencontré vraiment des gens de mon style, j'avais pas vraiment comme espéré. Je m'avais quand même fait des attentes, même si je disais non, je me suis pas faite d'attentes. Inconsciemment, j'en avais des attentes de rencontrer des gens, faire des activités, peu importe. Mais... Mais finalement, quand j'ai pris mon vol de jeûne à Barcelone, j'étais vraiment excitée. Là, j'avais hâte de rentrer dans mon hostel. J'avais hâte de... Je sais pas, j'avais hâte. Tu vois les vidéos aussi sur Internet qui est comme « Hey, tu vois que c'est le fun à Barcelone, vous sortez, pis tout » . Pis finalement, j'arrive, pis c'est dans un hostel qui est quand même plus petit, pis qui est raté très très bien. C'est un très bon pointage, pis c'est un des meilleurs hostels à Barcelone, une des meilleures chaînes, en fait. Je sais pas comment l'expliquer, mais il y a plusieurs one-fam dans Barcelone qui est un hostel. Puis... j'avais hâte d'arriver là-bas. Fait que finalement, j'arrive puis c'est comme un hostel qui me chamboule un peu parce que je pensais pas que ça allait être ça. Quand j'ai booké, c'est seulement parce que je pensais que c'était le meilleur. Mais quand je suis arrivée, ça m'a comme chamboulé parce que c'était pas à quoi je m'attendais. C'est vraiment juste ça. C'était comme différent. C'était, tu sais, un peu du monde, je sais pas comment expliquer, mais tout et n'importe qui. C'était comme mélangé puis en soi, c'est... C'est pas grave parce qu'à la fin de mon séjour au OneFam, j'ai adoré. Ça a vraiment été un hostel que je pourrais recommander à tout le monde parce que c'est inclus, c'est comme une famille, puis c'est vrai. Au début, j'étais comme, ben non, voyons donc. Mais finalement, c'était vraiment le fun.
- Speaker #0
Les perceptions, hein ? Oui, c'est ça, exact. Qu'est-ce qu'on peut se dire dans notre temps ?
- Speaker #1
J'ai vraiment jugé par le devant, là. Ah, non. Oui. Puis, finalement, tu sais, la première seconde que je suis arrivée, je me suis littéralement faite une amie dans ma chambre, qu'on a passé la journée ensemble, puis à chaque soir, il y a des bar crawl, qui c'est, tu fais la tournée des bars, puis ensuite, vous allez au club, puis avec le hostel, puis avec un groupe de gens, puis c'est super le fun, mais la première soirée, on dirait que j'étais assise, ça ne me tentait pas, j'avais même pas envie de boire de la bière, ou juste, j'avais pas envie de rien, puis on dirait que je me forçais à y aller, puis à y aller, puis finalement, Ça ne me tentait pas. Puis j'étais comme, mais là, voyons, tu étais là. Je veux dire, tu es là où tu avais envie d'être. Tu fais juste le faire. Puis finalement, ça ne me tentait pas. Fait que j'ai juste fait comme, ah non, tu sais quoi, je vais aller me coucher. Puis c'est là, quand tout le monde est parti, puis que j'étais là, j'étais comme là, je sens vraiment que je ne profite pas de mon voyage comme je devrais. Et là, ça s'est mis à tourner. Puis j'étais comme, mais là, je ne peux pas croire que je vais continuer à faire mon voyage puis avoir ce mindset-là qui est quand même plus négatif que positif.
- Speaker #0
Parce que là, tu dis, il reste encore 10 jours.
- Speaker #1
Il reste encore 10 jours, puis je suis comme, hé, on dirait que ça fait un mois que je suis ici déjà. C'était comme difficile, le temps et tout, de faire que ça allait bien aller. C'est aussi, c'est drôle à dire, mais quand que... On est bien. Tout n'a pas d'importance. Mais là, tout s'est mis à avoir trop d'importance, comme l'argent que j'allais mettre pour le reste de mon voyage, comme le temps aussi que je mettais. Je me disais que je pourrais revenir et commencer à travailler. Puis, tu sais, je ne sais pas. Tout commençait à faire du sens pour dire que je ne me sentais pas à ma place. Fait que là, c'est vraiment difficile. Puis, je pense que là, encore une fois... crise d'anxiété, là, je capotais bien raide, je savais pas quoi faire, c'était débile, fait que là, j'ai appelé ma mère et... J'ai appelé mes amis, Jeanne en premier, pis finalement, elle m'a rassurée, mais je pense qu'elle comprenait trop aussi ce que je vivais pour me dire « Voyons, girl, je vais réveiller toi, c'est ta belle place. » Jeanne, elle se mettait trop à ma place, pis... Mais je pense qu'elle savait ce que je vivais, parce que probablement qu'elle aurait vécu la même chose elle aussi. Fait que le fait qu'elle me voit, puis que je sois comme ça, puis elle me fait juste me dire que je comprends.
- Speaker #0
Faut dire que Jeanne est allée à Bali avec toi. Avec moi, c'est ça.
- Speaker #1
Fait qu'elle sait un peu. Elle comprend le voyage. Exact. Fait que juste que je pense le fait que si j'avais parlé à quelqu'un qui était un peu comme pas stressé ou juste comme, hey, c'est parce que moi en ce moment je suis en train de travailler ou je suis en train d'être à l'école.
- Speaker #0
Mettons que t'avais parlé à ton père.
- Speaker #1
Fait que c'est ça, tu sais, probablement que je m'aurais dit comme, voyons donc, tu sais, la météo aussi qui est ici. Tout aurait fait du sens pour me dire comme pourquoi tu sais ta vie. crise de panique. Mais en allant parler à Jeanne, ça a confirmé mes émotions, ce qui n'est pas mal non plus, mais juste que c'était normal que j'aille de la peine, puis que peut-être que finalement, ce n'était pas fait pour moi. Fait que là, je ne capotais pas encore plus, mais j'étais juste encore plus en train de me dire, ok, je vais revenir au Québec. Puis ça faisait du sens en fait. Là, j'appelle ma mère, puis elle me rassure,
- Speaker #0
puis elle me rassure.
- Speaker #1
En fait, je t'ai dit,
- Speaker #0
je t'ai dit, t'es pas pris là. Oui, c'est ça.
- Speaker #1
Elle m'a dit, t'es pas à Survivor Québec. Puis c'est là que je me suis dit, ouais, c'est pas ce qu'on s'aime sentir comme si j'étais à Survivor. T'es vraiment... Oui. C'est ça. C'est ça, c'est ça. Je me suis dit, ben là, tu sais, on n'est pas en train... Je suis pas en train de vivre dans le fond du bois, dans une jungle, puis que crime, tu continues d'avancer, sinon si tu retournes, tu meurs. C'était vraiment pas ça. On dirait que je sentais que je me faisais pousser puis il fallait que je continue alors que le chemin du retour était très possible. Oui. Fait que là, c'est là que j'ai commencé à regarder pour une option de revenir. Fait que j'ai regardé, j'ai contacté ma compagnie aérienne, puis je pense que j'ai bien fait de prendre Air France, puis un vol qui est standard et tout, parce que ça a été super facile. Ils m'ont dit, ben oui, il y a le même vol demain qui se passe, il y a le même vol que tu pourrais prendre pour revenir à Québec sans problème, sans frais et tout. Puis je pense qu'avec l'opportunité ou juste comme la chance de pouvoir revenir, ça m'a juste enlevé un peu des épaules puis je me suis dit, hey... Tu peux vraiment retourner comme tu peux rester. Puis dans tous les cas, tu peux revenir si jamais il y a quelque chose qui se passe. Exactement. Il n'y a pas de stress. Il n'y a pas de stress à avoir. Il n'y a pas de course non plus. Tout est possible. Puis quand j'ai vu ça, ça m'a comme fait une... Je pense qu'à un certain point dans mon voyage, ça m'a rassurée. Mais je pense que j'étais à 75% décidée à reprendre un avion, à revenir. Et un 25% que je serais restée. C'était quand même partagé, mais plus du vol d'avion parce que j'étais comme, non, je sais que je ne suis pas heureuse puis c'est une place que je vais refaire avec quelqu'un un jour. C'est ça. Puis quand je me suis dit aussi dans ma tête, je veux dire, c'est pas le voyage de ta vie que tu ne peux plus jamais repartir. Tout le monde a un vol d'avion dans sa vie puis quand tu reviens, tu restes au Québec. C'est pas ça pour tout. Fait que finalement... Je me suis dit, tu sais, ça va être quelque chose que je vais pouvoir refaire, mais en même temps, je me suis mis encore plus à pleurer parce que là, j'étais comme, je vais-tu voir ça comme, tu sais, un échec aussi ? Parce que c'est ça que je voulais pour mon année sabbatique, vivre quelque chose qui allait me sortir de ma zone de confort, tu sais.
- Speaker #0
Moi, il y a une chose que je veux ajouter aussi ici, tu avais peur du jugement.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
J'aimerais ça qu'on en fasse quand même, tu sais.
- Speaker #1
Dans le fond, c'est plus que, tu sais, je l'ai dit un peu au début, mais quand tout le monde me demandait, hey, tu as-tu hâte de partir ? Je pense que... Toutes mes amies, toute ma famille me l'ont demandé, « As-tu hâte de partir ? » On dirait que ça me mettait une énorme pression à me sentir...
- Speaker #0
Il faut que je sois contente.
- Speaker #1
Il faut que je sois contente. Un peu comme quand tu es en activité avec quelqu'un et qu'il te demande, « Es-tu contente ? Es-tu contente ? » Puis que tu es comme, « Je suis contente, mais pourquoi que l'on pousse à être plus contente ? » Je veux dire, ça m'a comme tout déboussolé dans ma tête à moi. Puis j'avais comme de la misère. Fait que déjà en partant, j'avais comme... Je devais me sentir plus... C'est ça, exact. Et... quand que là j'étais en voyage ou même avant mon père, ma mère ma famille, mes amis, toi t'es tellement hot honnêtement ça va être malade ton affaire c'est hot là, t'es vraiment hot pis on dirait que j'étais comme mais moi je me trouve pas hot en ce moment je me trouve pas hot, je trippe pas pis on dirait même quelqu'un qui m'écrit, qui répond à une de mes stories que je mettais sur Instagram, hey t'es tellement cool sérieux, c'est tellement cool ce que tu fais wow, t'es en voyage selon je me voyais pas de même pis j'étais comme c'était tellement une grosse pression aussi Pis... la peur du jugement c'était que mon père était vraiment une des personnes qui me disait « Hey, c'est vraiment hot ce que tu fais. C'est vraiment, là, c'est un beau défi. C'est cool ce que tu fais. » On dirait que ça me mettait une pression de continuer à faire ça parce que c'est hot, là. C'est hot ce que tu fais, là. Puis pourquoi j'arrêterais, là, tu sais ? Puis vu que c'est ma famille aussi, je veux pas non plus les décevoir. Puis je pense que, pas que vous, dans votre tête, c'était comme facile, mais on aurait dit que si vous étiez à ma place, ça aurait été vraiment facile, le voyage. Que si quelqu'un était à ma place, elle était bien, mais j'étais pas bien. Fait que j'étais comme... C'est comme si je n'étais pas à ma place.
- Speaker #0
Tu ne serais pas malsain pour ton père non plus. Ben non,
- Speaker #1
je ne sais pas. C'est ça que je me sentais mal. Je me suis dit que je ne pouvais pas.
- Speaker #0
C'est quoi ta perception des affaires encore une fois ? Tu te disais, merde, qu'est-ce que les gens vont me dire ?
- Speaker #1
Quand je me suis dit que je pourrais revenir et qu'il n'y aurait pas de problème, tout le monde me disait que j'étais tellement cool, continue. Ça m'inspire. Je sais, ça m'inspire ce que tu fais. J'aimais ça avoir ces commentaires-là parce que oui, ça m'aidait à continuer. mais en même temps, j'étais comme je peux pas arrêter je suis partie dans une dans une lignée où que je dois le faire au complet c'est pour ça que j'étais partagée entre les deux pis je pense que ça aurait pas vraiment été un échec pour moi de revenir mais peut-être pour ce que les autres auraient dit c'est
- Speaker #0
ça qui a été difficile aussi à ce moment-là pis ça c'est dans plein de situations que les jeunes ont peur du jugement énormément je disais le jeune Ça peut être des adultes, ça peut être tout le monde. C'est beau que tu l'aies vu, que tu l'aies vécu, parce que là, ça a été quand le déclic ? Parce que tu te dis, 75%, je suis prête à partir, 25, il faudrait que je reste. Parce que là, on était à une journée de partir. Ça a été quoi ton déclic ?
- Speaker #1
Dans le fond, je l'avais mis dans une de mes stories privées sur Snap avec mes amis et mes proches. Mais dans le fond, c'est qu'avant de partir en voyage, quand il n'y avait personne qui pouvait venir avec moi, j'ai comme eu un signe de la vie qui me dit non, tu sais, vas-y en voyage, tu sais. Et une fois, avant que je parte, tu sais, mes billets étaient achetés, c'était comme peut-être un ou deux semaines avant que je parte, ça commençait à tourner dans ma tête. Puis, est-ce que j'annule mon voyage ? Je veux dire, je savais que je ne voulais pas tout booker d'avance justement pour avoir le choix de peut-être... annulée. Je voulais toujours garder cette porte ouverte-là, mais avant de partir, encore une fois, j'ai eu un autre signe qui m'a fait comme, non, vas-y. Puis, tu sais, je fais confiance à la vie aussi, fait que ça a fait que j'ai fait comme, non, je dois me lancer là-dedans parce que, clairement, il faut que j'y aille. Clairement, on me dit d'y aller. Fait que finalement, je vais là-bas, puis tout. Puis, à cette dixième journée-là, quand je me couche, puis je suis comme, là, il faut que je fasse une décision dans les prochaines journées. Est-ce que je demande à la compagnie aérienne de devancer mon vol ? Est-ce que je devance mon vol, puis que je retourne à Québec pour de bon ? Ou est-ce que je continue ? Puis que je laisse aller les choses, tu sais. Mais c'était difficile, encore une fois, parce que j'avais l'argent en tête, j'avais le temps en tête. Fait que, tu sais, tout faisait qu'il fallait que j'aie un bon signe de vie pour tourner.
- Speaker #0
Et, finalement, quand j'ai dit ça à l'univers, j'ai juste dit comme là, tu m'as dit de venir en voyage, puis je vois pas pourquoi je suis ici en ce moment-là. Je vois pas quel est le signe que je suis ici. Je sais pas pourquoi je suis ici. Et, finalement, la journée d'après, je sais pas qu'est-ce qui s'est passé, mais on dirait que tout a été vraiment plus léger. J'ai rencontré des gens qui ont passé la journée avec moi. Puis, c'est drôle parce que c'était... Dans le fond, je peux le dire. Quand je suis sortie du bar, la fois que je suis sortie... Même cette soirée-là, ça a été amusant. On a juste été dans un bar, j'ai pris une petite bière. C'était des gens qui étaient super le fun. Je me suis comme plus ouverte. J'ai plus démontré ma personnalité aussi à du monde. Ça fait que c'était plus le fun, on jasait. Puis en sortant, j'étais pour prendre un taxi et revenir toute seule parce que j'étais vraiment fatiguée. Puis finalement, j'ai rencontré deux gars qui sont... C'est des gars... C'est deux Américains. Puis on s'est juste mis à parler. Puis c'était vraiment drôle. C'était vraiment des gars de mon genre. Pas de mon genre, mais dans le sens... de mon énergie. Oui, qui était rasé, je pense. Oui, mais pas nécessairement, juste, il était drôle. J'ai besoin de ça. C'était drôle. C'était drôle. C'était juste comme amusant, c'était du monde de mon énergie et tout. Et le lendemain, il était comme, on va ressortir demain au bar et tout. Je me suis dit, ah non, moi je pense que j'en ai eu assez aujourd'hui. Je n'ai pas besoin de sortir au bar, je ne traite pas du tout, mais c'était le fun aujourd'hui, mais je l'ai vécu. Puis là, il était comme, ok, bien, je reviens. Puis là, j'ai dit, ben non. Puis là, j'ai dit, si vous venez passer la journée avec moi demain, Après ça, on pourrait y aller peut-être le soir. Fait que finalement, tu sais quoi, je pensais pas qu'elle aimerait écrire. Je pensais que c'était comme... On faisait juste rire. Je veux dire, on était allé manger du McDo. C'était pas rien de sérieux. Et finalement, le lendemain, ils étaient comme « Hey, on fait quoi aujourd'hui finalement ? » Fait qu'ils sont venus nous rejoindre avec une de mes amies qu'on a passées toute la journée ensemble. Puis on a juste fini par marcher, prendre des petites affaires, juste jaser, magasiner. C'était vraiment comme on marchait dans la ville. Et le soir, finalement, on est ressortis au bord. Puis c'était juste super amusant. on restait tout le temps proches, tout le monde. C'était vraiment comme un groupe d'amis qu'on s'est fait et qu'on restait proches. Puis encore une fois, je veux dire, je n'osais pas tant que ça avec eux, j'étais juste là. Mais on dirait le fait qu'ils ne m'ont jamais lâchée, qu'ils m'ont toujours poussée à venir, ça m'a comme faite comme, ah ok, je veux dire, je ne sais pas pourquoi, c'était juste comme c'était le fun de...
- Speaker #1
Ça a été comme ton message rassurant de te dire qu'est-ce que, tu sais, quand tu as parlé à l'univers, tu sais, pourquoi je suis ici, tu sais, puis montre-moi un signe, là. Puis là, on dirait qu'eux sont arrivés.
- Speaker #0
pis qui m'ont comme poussée à venir, c'est ça des fois j'ai peut-être besoin d'être un petit peu plus cherchée pour que finalement je passe la journée, c'est pas une fois que je dis non que c'est non la réponse fait que finalement c'est ça bref, c'est ça pour dire que même le lendemain finalement on est allé à la plage pis on a comme passé la journée là-bas pis c'était juste, c'était comme le fun de voir que aussi les gens me demandaient de rester je pense, pis même que ils m'ont dit « Hey, tu devrais rester une journée de plus à Barcelone, nous aussi, on est là, puis tout. » Puis c'est là que je pense que l'importance embarquée, c'est l'importance que le choix-là a pris le dessus sur retourner à Québec. Et finalement, c'est à partir de ce moment-là que j'ai dit, « Là, tu l'as quand même eu, ton petit signe, fait qu'attends pas de spiral encore. » Puis j'ai acheté mon billet d'autobus pour Malaga. qui est dans le sud de l'Espagne, sur le bord de la mer, c'est super beau. Fait que finalement, c'est ça, j'ai pris mon autobus.
- Speaker #1
C'est ce qui faisait que tu n'aurais pas...
- Speaker #0
C'était comme la décision de comme là, c'est pris, c'est payé, puis...
- Speaker #1
Est-ce que tu pourrais dire que ces gens-là ont été les gens les plus marquants de ton voyage ?
- Speaker #0
Ouais, définitivement plus marquants, mais tu sais, c'est drôle à dire parce que c'est pas des personnes que je vais contacter aujourd'hui, puis que je vais être comme Tu sais que je parle encore.
- Speaker #1
C'était vraiment juste à ce moment-là.
- Speaker #0
Le switch. C'est ça, exact. Puis, tu sais, à ce moment-là, ça a comme juste commencé à être plus léger. Puis, c'est là aussi que j'ai comme juste... Ma personnalité a redébarqué comme d'habitude. Tu sais, je trouvais qu'avant, je sais pas, j'étais trop calme à mon goût. Ce qui est correct aussi, je veux dire, je suis une personne qui est calme à la base, mais je n'étais pas assez outgoing comme je le suis ici parce que... Dans les hostels, aux places où je vais, ici, je me sens la plus extrovertie de mes amis la plupart du temps. Mais là-bas, j'étais la moins extrovertie des extroverties. C'était difficile aussi de faire sortir ma personnalité.
- Speaker #1
T'étais-tu gênée ?
- Speaker #0
J'étais gênée. Je ne savais pas quoi dire. C'était difficile de faire une conversation avec quelqu'un. Parce qu'ici, c'est facile. Mais peut-être que le fait aussi que ça soit en anglais, c'est quand même plus un challenge. C'est trop barrière. Oui, c'est ça. Il y avait plein de barrières qui faisaient que je ne pouvais pas vraiment... Être à l'aise. Être à l'aise, puis, mais, ouais, c'est ça, mais séparée de la personne poche que je pensais que j'étais là-bas, là.
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
Et finalement, c'est ça, j'allais à Malaga et j'ai rencontré du monde là-bas puis j'étais vraiment plus comme mollo, là. Je m'en foutais un peu. Puis je pense que c'est ça, le but du voyage, c'est que... Là, c'est les choses à lire, parler avec n'importe qui, tu sais, genre, ça fait juste comme chiller, respecte-toi. Donc,
- Speaker #1
ça a pris quand même 11-12 jours à comprendre.
- Speaker #0
Oui, c'est ça. À comprendre, en fait, je pense que c'était juste de... Je l'avais compris dès le début, mais c'était juste de le faire.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Tu sais, de juste pas se tricher.
- Speaker #1
Mais de lâcher prise. Exact. Ça, c'est dur. C'est dur de lâcher prise. Est-ce que t'es surprise de toi-même ? De tout ce que t'as accompli ? De, tu sais, maintenant que t'es revenue ? Est-ce que t'es surprise de toi-même d'avoir réussi à avoir tenu le cap au jour 10 quand t'avais le choix de revenir ici ?
- Speaker #0
Mais je pense que si j'étais au jour 10, puis que j'avais conduit mon voyage, j'aurais été fière de moi. Mais par après, je pense que ce qui m'aurait surpris, c'est si j'étais revenue,
- Speaker #1
finalement.
- Speaker #0
Parce que je savais que j'allais le faire. Je pense que c'est juste à ce moment-là, j'étais tellement perdue que j'oubliais la raison pour laquelle j'étais là. je pense que j'aurais été surpris si j'étais revenue vraiment, mais aujourd'hui je le regarde puis ça veut juste me confirmer que je devais le faire puis que finalement tout est bien qui finit bien mais je suis quand même fière de moi je suis très fière de moi de l'avoir fait surtout que 20 jours, quand je regarde ça c'est très long toute seule 20 jours, c'est quelque chose c'est vraiment quelque chose pour moi ça reste que j'étais en vacances, c'est ça que le monde des fois il riait de moi, il était comme Mais voyons, c'est pourquoi tu... stress, je veux dire, t'es en vacances. Mais c'est plus difficile. Pour moi, ça a été plus difficile que ce que je pensais.
- Speaker #1
On sort de la routine.
- Speaker #0
Je pense que c'est pas pareil pour tout le monde. Il y en a qui sont en voyage pendant 5 mois pis ça va très bien. Mais pour moi, c'était un très gros défi.
- Speaker #1
Dis-moi, qu'est-ce que t'as aimé le plus de ton voyage ? Nomme-moi une chose que t'as vraiment appréciée.
- Speaker #0
C'est ça que je disais beaucoup aux gens. C'est que, pour moi, si je suis en voyage, il faut la mer. Il faut que je sois sur le bord de la mer. Vu qu'au Québec, ici, on a seulement un fleuve qui est vraiment pas superbe, on va se le dire, et qu'on n'a pas de plage, on n'a pas de place pour aller à la mer. Moi,
- Speaker #1
je savais que ça prend une place.
- Speaker #0
Ça prend de la plage, ça prend du bronzage, ça prend du maillot de bain. Fait que tu sais, je savais que je voulais en faire, puis à Malaga, à Barcelone, même à l'en-dessous de la France, j'en ai fait, puis ça a vraiment été du temps que j'ai pris pour moi. Puis que... Au final, j'ai aimé ça parce que je pense pas que tout le monde aime ça, rester six heures allongée sur une plage à clignoter, à prendre un petit jus, à lire. Moi, je faisais la rotation en tout, puis je pouvais rester comme un cinq heures sur le bord de la plage, puis j'étais super bien, là. J'étais vraiment bien.
- Speaker #1
Ouais, OK.
- Speaker #0
Puis c'est ça, tu sais, il y avait pas de pression, de rien. Puis si, mettons, je m'étais dit, hey, je vais juste deux heures aujourd'hui, je vais faire autre chose après. Puis si, finalement, après deux heures, ça me tentait encore d'être là, bien... J'allais rester là, tu sais. Puis sinon, c'est sûr qu'à Grenade, qui a été la dernière destination que je suis allée, c'était dans les montagnes. Au début, c'était comme plus ou moins le fun, mais quand j'ai fait les hikes et aussi ma randonnée à cheval, on dirait que c'était là aussi que j'avais besoin d'aller. C'était changer de paysage, changer la nature, tout ce qui... ça m'a vraiment ça a été bon vraiment vraiment t'as fait aussi t'as fait plein d'activités t'as fait du yoga t'as fait de la poterie sérieux t'as tout trouvé ça de même ouais dans le fond je me suis servi aussi beaucoup encore une fois tiktok c'est drôle mais je cherchais place de yoga à Nice place de yoga à Barcelone puis place de pilates à Malaga j'ai tout cherché ça puis ça a donné que même il y avait des workshops qui se donnaient qui se donnaient Merci. Pas habituellement, facilement, mais ça a donné que c'était dans mes dates que j'étais là. Fait que ça a comme tout bien la donné. Puis j'ai comme un peu retrouvé des choses que je faisais à la maison. C'est ça que je m'étais dit. Puis c'est ça qu'une fille aussi m'avait conseillé qui était en voyage. Quand ta famille te manque, fais ce que tu faisais avec eux. Fait que, mettons, j'ai dit, ah, des fois, j'aime ça juste être installée, écouter une petite série avec mes amis. Puis elle dit, mets la série que tu écoutes avec tes amis dans ton lit. Puis ça va juste te rappeler de comme, tu sais, tu es à cette place-là. Ou, tu sais, qu'est-ce que... qu'est-ce que tu fais à la maison que t'aimes beaucoup ? Puis là, j'étais comme, mais yoga, j'adore faire du yoga. Puis tu peux la taise. Elle a dit, bien, fais du yoga, tu peux la taise. Ça m'a fait du bien de juste retourner faire du yoga, méditation aussi, puis aborder. Dans le fond,
- Speaker #1
c'était juste de rappeler à ton cerveau que tu peux encore faire tes choses. Les choses que je faisais habituellement à Québec.
- Speaker #0
C'est ça. Puis tu sais, j'aime pas vraiment la routine, mais j'aime ça avoir des choses que... Tu sais, j'aime faire les choses que j'aime.
- Speaker #1
Mais oui.
- Speaker #0
Récouter les films que j'aime. J'aime ça faire des activités. que j'aime, j'aime ça refaire ce que j'aime j'aime ça me sentir que j'aime ce que je fais fait que finalement faire du pilates faire du yoga ça m'a comme juste fait du bien à mon corps, à ma tête fait que j'en ai fait deux fois du yoga et une fois du pilates quand même en 20 jours c'est pas rien j'ai quand même réussi à faire tout ça je me souviens d'avoir vu une photo d'un endroit,
- Speaker #1
c'était magnifique c'était vraiment cool,
- Speaker #0
j'ai quand même sorti de l'ordinaire du yoga que je faisais habituellement.
- Speaker #1
T'as fait, à un moment donné, du yoga, puis tu faisais même un bracelet sur la place. Ça,
- Speaker #0
c'était pilates et bracelet. C'est le petit workshop qui se donnait comme j'étais là. Même que c'était tous des locaux qui étaient au cours. Puis tout le monde me demandait, « Hey, toi, t'habites-tu aussi ? » Puis je disais, « Non, je suis en voyage solo. » Puis j'ai juste trouvé ça. Puis il était comme, « Mais voyons, c'est vraiment drôle que t'aies trouvé ça. » C'est la seule journée qu'on le fait dans le mois. Mais c'est ça, par juste Internet, on est capable de trouver des activités faciles et tout.
- Speaker #1
Dis-moi, qu'est-ce qui a été ton plus gros fait ?
- Speaker #0
Hé, mon dieu, c'est une bonne question. Non, mais c'est ça aussi qu'il y a du monde qui m'a demandé, « Hey, c'est quoi la... » La fois la plus folle que t'as faite. Mais j'ai pas été olé olé. Tu me verrais là-bas et je suis exactement la même personne que je suis ici. J'ai vraiment été moi-même. J'ai pas essayé de me trouver une belle personnalité. Je me suis pas pété la face. J'ai vraiment fait tout ce que j'avais à faire. Je pense que c'est pas un fail, mais il faut quand même que t'es habituée. Je veux pas même si c'est l'Europe. C'est différent un peu quand même d'ici. Je pense que s'il y a une chose qui m'a vraiment surprise, c'est la nudité sur les plages. Ça,
- Speaker #1
c'est ma question. La chose la plus drôle qui t'est arrivée. La chose qui est arrivée devant toi.
- Speaker #0
Il y a comme plein d'affaires qui sont drôles, qui sont arrivées. Il y a comme plein de petites choses, mais ce n'est pas des choses qui m'ont marquée. C'est sûr que si j'avais été avec quelqu'un, c'est comme plus marqué. Après ça, on se le rappelle et on est comme instituée. Mais tu sais, j'ai juste comme...
- Speaker #1
Il a eu la faim, c'est un flash. Oui, je sais.
- Speaker #0
Mais je ne sais pas si je peux raconter ça.
- Speaker #1
Bien, tu peux le compter. Il n'y a pas personne qui le sait. Non, c'est ça,
- Speaker #0
mais...
- Speaker #1
Mais j'aimerais qu'on parle du concept de sénudité après la discussion qu'il y a eu. Oui, oui,
- Speaker #0
oui. C'est intéressant,
- Speaker #1
c'est ça.
- Speaker #0
Dans le fond, c'est que chez ce bord de la plage, je me disais, à un certain point, tu t'habitues. Mais quand j'avais vu ça au début, ça me fait comprenez. Parce que là,
- Speaker #1
les femmes se promènent tous des seins... Bien, ça,
- Speaker #0
c'est que tout le monde se fait bronzer, puis c'est comme normal. Je veux dire, tu fais juste enlever ton haut de maillot, puis c'est normal. Puis, au début, c'était comme choquant parce que j'étais comme là, mon Dieu, c'est-tu normal qu'il y ait quelqu'un vraiment bizarre à côté de moi, tu sais. Mais finalement, non. Tout le monde le fait. Des gens de mon âge, comme des personnes plus vieilles, tout le monde, c'est très normal. Puis, à un moment donné, je pense qu'il y a une fille qui niaisait avec son chum dans l'eau parce que quand tu es toute seule sur la plage, je veux dire, naturellement, tu vas écouter les conversations des autres et tu vas observer plus les gens. C'est ça. Et là, elle faisait juste... Son chum, il gossait dans l'eau parce que l'eau était froide et elle ne voulait pas y aller. Finalement, c'est juste... tourner à un moment donné, mais en se tournant, son maillot de bain était comme pas assez serré, puis il a juste comme glissé. Puis elle a comme été mise à nu, puis elle s'est comme juste revirée, puis son chum s'est juste mis à rire, puis elle a comme juste recouvert, puis elle s'est en allée. Moi, j'étais comme, parce que si c'était arrivé à moi, je serais pas sortie de mon hôtel avant quatre jours, pour être sûre que quelqu'un se souvienne pas que ma boule a slidé. J'étais choquée, mais en même temps, je trouvais ça drôle, parce que c'était drôle, mais je... C'est...
- Speaker #1
Et en même temps, en même temps, là-bas, c'est normal. Oui, que elle,
- Speaker #0
que ça soit sorti, je veux dire, là, juste se replacer tranquillement. Moi, j'étais en train de mettre ma serviette, je serais en train de m'habiller jusqu'à la tête, dos, orteils, tu sais, je veux dire, mais là-bas, c'était juste drôle. Fait que finalement, c'était comme une histoire cocasse, là. Oui,
- Speaker #1
c'est ça.
- Speaker #0
Mais bref.
- Speaker #1
Fait que dans les faits, pour en venir à ce que t'as discuté avec l'autre personne, je me souviens pas c'était qui, quoi, quand, comment, mais... ici, nous, c'est comme, il faut se couvrir les seins, mais dans les faits.
- Speaker #0
C'est ça, je parlais avec lui, puis c'est quelqu'un qui vient de l'Europe, je ne me souviens plus où exactement, mais on s'est juste mis à parler de ça, puis j'ai demandé, si t'avais une blonde, puis si t'avais une blonde et qu'elle faisait ça, ça te dérangerait pas ? Tu sais, qu'elle en laisse en haut, puis ben non, c'est pour se sentir confiante ou parce qu'elle aime ça, je vois pas le problème, puis ce qui est fou, par contre, c'est de sexualiser autant. les seins de la femme, parce qu'au final, c'est fait pour allaiter. Si on part à la source... Puis là, j'ai fait, oui, c'est vrai, mais j'ai dit, le fait que ça soit quand même une partie qui peut être très sexuelle, malgré que c'est peut-être pas supposé, mais ça peut être, il y a des sensations que tu peux avoir. Puis il était comme, oui, mais c'est comme, mettons, les oreilles. C'est une grosse comparaison, mais quand on y pense... C'est vrai, il y a beaucoup de sensations que tu peux avoir partout. pis que...
- Speaker #1
Ben, il y a un de mes amis, quoi, de rappeler que c'est comme ça, t'sais, son ressenti à partir de là,
- Speaker #0
t'sais. On peut pas vraiment comparer parce qu'on ne cache pas les oreilles pour cette raison-là,
- Speaker #1
mais c'est quand même le point à apporter pis à réfléchir. Ben oui, ben oui, exact,
- Speaker #0
c'est ça. C'est ça, finalement. C'est ça. Finalement, c'est ça, on a eu la conversation, pis ça change pas mon idée que je le ferais pas et je pourrais comprendre, t'sais, un homme qui dirait à sa blonde ben, je comprends pas pourquoi tu ferais ça. Tu sais, je comprends pas pourquoi t'as besoin d'être regardée ou peu importe. Pis il y en a qui le font pas nécessairement pour le regard, là.
- Speaker #1
Non.
- Speaker #0
Non, non, vraiment.
- Speaker #1
Pis là-bas, le monde se regarde pas nécessairement. Ben vraiment pas,
- Speaker #0
parce que c'est comme normal. Ouais, ouais. Pis il y a une autre fille avec qui j'en ai parlé qui a dit que, ben tu sais, moi, je me sens bien avec mon maillot de baie. Elle a dit, il y en a qui peuvent se sentir inconfortables et tout, mais elles en soient, j'aime ça avoir quand même les petites tannelines, j'aime ça. Fait que ça dit, moi, je garderais mon haut. puis je partageais son avis, mais s'il y a quelqu'un qui se sent mieux, je sens, puis qui se sent très confiante et confortable, bien, go for it, puis c'est normal. En tout cas, c'était comme...
- Speaker #1
Après tout ce beau voyage-là, après tout ce que t'as vécu, est-ce que tu recommanderais ça à quelqu'un qui disait « Hey, moi j'ai 18 ans, puis je me demande si je devrais faire un voyage en solo. »
- Speaker #0
Ça dépend à qui. Mais de toute façon, je le sais que c'est pas la passion. ni un défi qui s'adresse à tout le monde.
- Speaker #1
En fait, c'est qu'il faut savoir s'organiser. Ça, il n'y a pas de doute.
- Speaker #0
Je pense qu'il y a plusieurs choses à préparer avant de partir en voyage, à moins que tu aies vraiment une personne qui est olé, olé et très... C'est un peu style hippie, si je peux dire. Honnêtement,
- Speaker #1
puis ça, c'est une chose qui est importante qu'il faut dire, c'est que tu as tout organisé tes affaires, toute seule. On n'a pas rien eu à faire, nous, les parents. Tu sais, c'était peut-être, à la fin, tu me disais, « Ouais, je pars à telle place,
- Speaker #0
telle place, telle place, je vais faire ça, je vais faire ça. » J'avais aucune idée. Non, je sais. Fait que t'es bien organisée. Ouais, j'ai beaucoup magasiné mes vols. J'ai beaucoup aussi... J'ai fait comme des grosses journées au café où je regardais des vidéos, que je tapais, que je faisais mes recherches, quelle place que je voulais aller, qu'est-ce qui serait bon à faire, est-ce que je vais là avant, là après, c'est comment que je m'arrange pour faire le tour. Je le dis, c'est une passion pour moi, voyager. Ça fait que c'était pas lourd dans ma tête.
- Speaker #1
Donc, pour une personne qui voudrait peut-être faire un voyage toute seule, il faut peut-être une passion.
- Speaker #0
Parce qu'une fois là-bas, tu pourrais dire, « Je suis tannée de faire des recherches, je vais juste rester ici, finalement. » Si c'est ça votre but, allez à quelque part, pas 20 jours. C'est pour ça que moi, je m'étais donnée 20 jours, parce que je voulais faire un tour de l'Europe. Pas vraiment, mais du sud, du moins l'Espagne et tout. Mais, non, c'est ça. Mais est-ce que je recommanderais ça à tout le monde ? Je ne sais pas. Selon mon expérience, je sais que je ne suis pas une personne stressée. En fait,
- Speaker #1
tu ne l'as pas fait dans la personne qui va s'organiser. Check tes affaires d'avance. N'arrive pas là-bas sans savoir quoi faire.
- Speaker #0
Oui et non. Parce que, je veux dire, moi, j'étais là-bas puis j'avais seulement réservé cinq jours. Oui, mais tu avais déjà une idée.
- Speaker #1
Tu avais déjà une idée de ton parcours que tu étais pour faire. L'autre affaire, quand tu as raconté l'histoire, tu ne l'as pas contée ici, mais quand tu as pris ton autobus en Italie,
- Speaker #0
Merci.
- Speaker #1
Pis que là, t'es arrivée, là, au guichet, ou je le sais pas trop, pis que c'est tout écrit... Ben, j'ai pas payé, oui. Ben, je sais, mais c'était tout écrit en italien. Là, t'as dit, merde, qu'est-ce que je fous là, tu sais, là, faut que j'embarque dans mon autobus, là, c'est là, là, tu sais.
- Speaker #0
Ben, tu sais, rendue là, quand que j'ai vu que je devais embarquer dans l'autobus, moi, je pensais que je pouvais payer dans l'autobus avec ma carte, pis finalement, non. Fait que je me suis juste faite pousser pour aller plus loin, parce que les autobus sont bondés. Et finalement, je stressais, je suais, mais j'ai fini par pas payer, pis j'étais comme, ben... Quelqu'un me donnera un amendre. Je ne savais pas quoi faire. Je préfère me faire crier après. Il faut que tu payes. Je ne savais pas. Il faut être prêt à vivre des situations où tu fais juste faire le pas et tu vas réussir. Ou dans les trains ou dans les trams à Nice. À un moment donné, tu checks ton horaire. Pas ton horaire, mais ton transport. Ta destination. Finalement, tu rentres dans un train et que ce n'est pas le bon. Il sort et il reprend un autre. Je veux dire, c'est pas d'habit. C'est ça, exact. Mais, ouais.
- Speaker #1
OK. Puis, quel conseil tu donnerais peut-être à quelqu'un qui rêve de partir sourde, mais qui n'ose pas ?
- Speaker #0
Qui n'ose pas ?
- Speaker #1
Qui n'ose pas parce qu'il dit, ah ben non, je ne peux pas faire ça. Oui.
- Speaker #0
Mais si on parle de mon expérience à moi, je veux dire, ce n'était pas que de rose. Non, c'est ça exactement. Il y a quand même eu des bouts que c'était...
- Speaker #1
plus difficile.
- Speaker #0
Mais il faut s'en attendre, peut-être. Donc, tu le referais. Oui, mais peut-être pas si tôt. Je sais qu'il y a des voyages que je me suis planifié avec mes amis, avec ma soeur. Je sais qu'il y a des places que je veux faire accompagner, mais c'est définitivement quelque chose que je referais si, à 25 ans, je retombe dans une phase, mettons, mi-vingtaine. Si je retombe dans une phase que je ne sais pas le travail que je fais, ça ne va pas bien, que je ne sais pas où je suis dans la vie, c'est définitivement quelque chose que je referais. Parce que ça va te refaire vivre des affaires de wake-up. Tu sais, je pense que je ne me suis jamais sentie autant en vie là-bas, même si je disais que j'étais somnambule. Je me suis sentie en vie parce que, tu sais, tu dois vivre.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Fait que...
- Speaker #1
Tu dois survivre. C'est ça,
- Speaker #0
bien, quasiment. C'est quasiment ça, là. Mais... Oui. Mais c'est ça, oui, c'est sûr que c'est juste de faire le pas. Puis même quand j'ai acheté mes billets, honnêtement, j'ai acheté parce que j'avais l'argent, puis que je pouvais, puis que je savais que je voulais le faire. Mais c'était pas comme, OK, aujourd'hui, j'achète mes billets. Je les ai achetés, puis comme... C'est vrai que t'avais fait ça.
- Speaker #1
Effectivement.
- Speaker #0
Puis même si je savais pas vraiment ce que je voulais faire au complet et tout, j'ai juste fait une interdestination. Fait que j'ai pris un vol qui atterrissait à Nice, puis je repartais de Barcelone. Puis, rendu là... J'allais prévoir mon voyage ensuite. Puis mes billets étaient achetés. Fait que j'étais obligée d'y aller.
- Speaker #1
Fait que t'avais pas d'hostel de réserver. Fait que t'avais pas d'endroit. Fait que quand même.
- Speaker #0
C'est quand même pas du tout. Ouais, ouais, ouais. Faut. Faut. Faut. Faut. Faut. Faut. Faut. Faut. Faut. Faut. Faut. Faut.
- Speaker #1
Faut. Faut. Faut. Faut. Faut.
- Speaker #0
Faut. Faut. Faut. Faut. Faut. Faut. Faut. Faut.
- Speaker #1
Faut. Faut. Faut. Faut. Faut. Faut. Faut. Faut. Faut. Faut. Faut. Faut. Faut. Faut. Faut. Faut. Faut. Faut. Faut. Faut. Faut. Faut. Faut. Faut. Faut. Faut. Faut. Faut. Faut. Faut. Faut. Faut. Faut. Faut. Faut. Faut. Faut. Faut. Puis je me souviens que tu m'as dit aussi, en tout cas, mais que je revienne, j'aurais plus peur de rien.
- Speaker #0
Oui, bien vraiment. Tu veux dire, je pourrais être ici au Québec, puis je te dis que ça ne me dérange pas trop de, je ne sais pas, qu'il arrive quelque chose. C'est ça. À l'épicerie ou peu importe. J'étais à l'épicerie en italien, puis je ne pouvais pas parler en anglais parce qu'ils ne me comprenaient pas. Je peux te dire que mes mangues, je vais les acheter ici et je vais poser une question. Mais j'aime ça être différente. J'aime ça vivre autre chose. J'aime ça pouvoir parler. Puis je pense que mon voyage, je ne veux pas. On dirait que des fois, j'avais pas grand-chose à parler, mais à 18 ans, c'est normal, là. Mais je sentais que, t'sais, j'avais pas de travail, j'étais pas nécessairement à l'école, y'avait pas quelque chose qui me brûlait dans la vie. Pis j'étais comme, un voyage solo, c'est définitivement quelque chose que tu peux apporter à une discussion. Pis je pense que ça m'a fait vieillir aussi, vraiment maturer, d'être toute seule dans ta tête pis de juste, comme, vivre avec toi, 100%, là.
- Speaker #1
Ben moi, je suis en mesure de dire que, dans tout ce que tu viens de nous raconter, là, t'sais, y'a vraiment une belle évolution qui se passe dans ce voyage-là. juste dans ta façon de nous dire bon ben là, il faut que je parle à l'univers. Wow, je t'ai pas vu souvent dire ça ici.
- Speaker #0
J'en parle pas vraiment.
- Speaker #1
Je sais que t'es une personne qui peut croire en quelque chose de plus grand que toi. Sauf que là, fallait que tu le mettes en place absolument. Non, je sais,
- Speaker #0
je lui ai dit je te demande pas grand chose, mais là, j'en ai besoin. C'est ça.
- Speaker #1
T'as affaire à me répondre.
- Speaker #0
Je suis un peu bite avec l'univers. Honnêtement, j'ai été très sec. si tu me le montres pas,
- Speaker #1
bien moi je vais te le montrer non mais sérieusement mais il n'en reste pas moins qu'à partir de là tu te dis ok non là j'ai besoin de me connecter à quelque chose c'est pas mal plus qu'au Québec tu comprends-tu que ça c'est beau ce que tu as vécu là honnêtement, puis tu sais que tu peux te fier à ton intuition aussi, parce que quand tu as fait ça, il y a des choses qui ont changé autour de toi,
- Speaker #0
crime ça l'a bougé il y a plein d'autres choses aussi qui sont arrivées en lien avec ça, c'est juste la balade à cheval Merci. Oui,
- Speaker #1
effectivement, tu t'es ramassée à faire du cheval avec un monsieur tout seul. Quand même, parce que toi, tu es quelqu'un qui mange des chevaux, tu adores ça, mais tu as fini par trouver un endroit juste en jasant comme ça. Puis moi, j'aimerais ça faire ça. Ben oui, regarde, juste ici. Le lendemain,
- Speaker #0
je pouvais, à l'heure que je voulais, puis le deux heures, je ne pleuvais pas. Tu me parles d'un add-on.
- Speaker #1
Ben, c'est ça. D'un add-on ou pas. Oui, c'est ça. Exact. Donc, si tu pouvais parler à la fille que tu étais la veille du départ, qu'est-ce que tu lui dirais ?
- Speaker #0
Ben, tu sais, là, c'est drôle parce que je ne me mets plus la pression de plus profiter au Purple parce que je regarde mon voyage et je ne suis pas nostalgique et je ne suis pas comme « Hey, j'aurais tendu » parce que je l'ai vécu à ma façon. Mais si je pouvais lui dire une affaire, ce serait vraiment juste de profiter. Je ne sais pas si ça fait du sens, mais juste, même si je ne regrette pas rien de mon voyage. Je pense que c'est vraiment juste...
- Speaker #1
La rassurer, peut-être, aussi.
- Speaker #0
Rassurer, mais de se faire confiance. De vraiment... Même qu'aujourd'hui, je pense que je vais me le dire à tous les jours. Fais-le pour toi. Fais-le. Plus dépendre de rien, plus dépendre de personne. Non plus se fier.
- Speaker #1
Pas avoir peur du jugement.
- Speaker #0
C'est ça. En vrai, j'ai quand même ce besoin-là de m'impressionner, moi, mais de quand même avoir... que le monde me trouve impressionnante. Je trouve ça le fun, tu sais, de faire quelque chose qui fait que, tu sais, moi... Ça te nourrit. Ça me nourrit, c'est ça, exact.
- Speaker #1
Ah, ben, c'est super beau. Merci infiniment, Aidy. Je pense qu'il y en a peut-être que ça va peut-être donner le petit coup de pouce pour peut-être partir, tu sais, que peu importe l'âge, t'es prête à dire que c'est bien d'oser, hein ? D'oser, d'avoir l'audace de le faire. Félicitations, moi je veux te dire ça. Je te trouve vraiment bonne de l'avoir faite. C'est quelque chose que moi, j'aurais aimé faire quand j'avais ton âge. Je ne l'ai pas faite parce que j'ai rencontré justement mon conjoint à ce moment-là, ton père. Puis, je n'ai pas voyagé comme ça toute seule. Mais toi, tu l'as faite. J'ai pu le voir à travers tes yeux, ton parcours, qu'est-ce que ça faisait, tout ça. Merci de ton partage.
- Speaker #0
J'apprécie énormément.
- Speaker #1
Alors, je vous dis à la semaine prochaine pour un prochain épisode de Gouttes à la vie.