- Speaker #0
Être en santé, ça dépend pas seulement de ton corps physique, mais aussi de ton corps mental et de ton corps émotionnel. C'est pourquoi je te partagerai différentes approches pour harmoniser les trois corps afin d'avoir une santé globale. Ce podcast s'adresse à ceux et celles désirant vivre un changement significatif dans leur vie. Je suis Marie-Ève Tremblay, naturopathe holistique, et je t'invite personnellement à venir découvrir comment goûter à la vie. Bonjour et bienvenue au podcast Goûte... à la vie. Aujourd'hui, j'ai la chance d'aller visiter l'autre continent. J'ai le plaisir de recevoir une experte en organisation d'intérieur. Donc aujourd'hui, on parle de désencombrement. Elle est coach, elle est formatrice en rangement et en développement personnel. Elle a été formée par la méthode de Marie Kondo. Ça, ça me parlait énormément. Elle accompagne principalement les femmes à se désencombrer ou à désencombrer leur maison pour retrouver plus de légèreté, de clarté et de sérénité au quotidien. Parce que quand on range son intérieur, c'est aussi faire de l'espace dans son esprit. Bienvenue Nadia Alamy, comment vas-tu ?
- Speaker #1
Oh là là, Marie-Ève, merci Écoute, je vais très bien. Quelle introduction J'ai plus rien à dire. Allez, salut tout le monde Je me repars, t'as tout dit. Merci, merci pour cette présentation.
- Speaker #0
Il y a beaucoup de choses que tu dois nous dire aujourd'hui. Donc, pars-toi tout de suite. Ok. Alors Nadia, dis-moi, j'ai dit de l'autre continent, mais d'où est-ce que tu viens ? D'où es-tu ? Parce que moi, ce qui m'a interpellée de toi, je l'ai nommé un peu tantôt quand je discutais avec toi, c'est ton énergie que j'ai vue sur les réseaux sociaux, dans tes reels, dans tes petites stories, puis ça m'a vraiment, vraiment attirée. Donc, mais qui est Nadia ?
- Speaker #1
J'adore cette question, merci Marie-Ève pour ces belles questions. Alors, je suis Nadia, j'habite pas loin de Paris, à 20 km au sud de Paris. Moi, je suis une citoyenne du monde d'ici et d'ailleurs, je n'ai pas vraiment d'endroit où je me sens chez moi, c'est-à-dire plutôt je me sens chez moi partout. J'ai eu la chance de vivre chez vous à Montréal pendant 6 mois, pendant mes études, ma dernière année d'études. J'ai passé un temps au Québec, donc il est cher à mon cœur et les amis québécois, vous êtes toujours dans mon cœur. Donc c'est aussi pour ça Marie-Ève que j'étais très très heureuse. d'être là avec toi sur ce podcast. Et moi, pour la petite anecdote, j'ai une maman qui est française, un papa qui est marocain. Et je suis née au Maroc et j'ai beaucoup voyagé. Donc, voilà d'où je suis citoyenne du monde.
- Speaker #0
Wow Ben, dis-moi... Bon, là, j'ai nommé tantôt, on parle de désencombrement. Alors, mais qui t'a amenée ? Qu'est-ce qui t'a guidée vers ça ? Parce que, dis-moi, est-ce que t'as été formée par Marie Kondo directement ? ou tu as été formée par une formation ? Comment ça fonctionne ?
- Speaker #1
Alors, je vais t'expliquer ça. Moi, on est en 2017. J'ai eu mon premier bébé. Comme beaucoup de mamans, j'avais une idée très joyeuse et optimiste de la maternité, tu vois. Je me disais, ça va être génial, ça va être grandiose. J'ai attendu ça toute ma vie. J'ai eu mon premier enfant à 37 ans. Donc, tu vois, j'ai attendu ça longtemps. La vie ne m'a pas épargnée avant. Et malheureusement, quand j'ai été maman, tout était chouette, mais j'ai eu un trop-plein, j'ai eu des enchantements, et j'avais besoin d'air. J'ai tout fait, je suis passée d'une vie célibataire, où j'habitais à Paris, je sortais beaucoup, à Petit Pavillon en banlieue. Donc ici, la banlieue, c'est vraiment des petites villes où il ne se passe pas grand-chose, il n'y a pas beaucoup de vie culturelle, on est tous chez soi, on va au travail, on fait ses courses, on revient chez soi. Et j'ai un peu déprimé, et je me suis dit, purée, je manque d'air, j'ai envie de respirer. Et je me suis même dit à un moment, j'aimerais bien partir à l'autre bout du monde. Deux ans avant, j'étais allée en Australie chez mon meilleur ami. Je me rappelle, je me disais, je voudrais partir en Australie. Mais non, on m'a dit, tu ne peux pas, tu t'es engagée, tu as un bébé, tu as un conjoint. Qu'est-ce que tu peux faire ? Et je me suis dit, je vais faire de l'air chez moi. Tu vois, Marie-Ève, je me suis dit, je vais faire un peu d'air, j'ai besoin d'air. Et c'est venu doucement comme ça. J'ai fait de l'air, c'est-à-dire que je sortais du trop-plein qu'il y avait chez moi. J'avais 37 ans d'accumulation, d'un déménagement, déménagement. j'avais j'avais à chaque fois garder des boîtes et des cartons et je ne les avais pas ouverts. Et puis, ça partait d'un appartement à un autre, à un autre. Et j'ai commencé comme ça, un petit peu frénétiquement. Et au fur et à mesure, tu vois, ça me faisait monter encore l'émotion. J'avais de l'air qui arrivait et je me disais, ah, j'ai de la liberté chez moi. Et j'entrevoyais des petites ouvertures. Je me suis remise à lire. Je me suis remise à faire un peu de sport. Et ça m'a tellement apporté de joie, de liberté, d'espace intérieur que je me suis dit, mais je ne peux pas garder ça que pour moi. Tu vois, je me suis dit, vraiment, ça amène toujours de l'émotion. Tu vois, on est 7, 8 ans après. Je me suis dit, mais je dois partager ça avec d'autres femmes qui sont ou en souffrance ou qui se sentent enfermées à la maison. Et je me suis dit, mais qu'est-ce que je peux faire pour contribuer ? Qu'est-ce que je peux faire ? Et comme j'avais le petit livre de Marie Kondo, je me suis dit, je vais aller voir son site Internet. Qu'est-ce que je peux faire avec Marie Kondo ? Ça s'est passé comme ça. Et en fait, à ce moment-là, elle proposait une formation pour devenir coach en rangement. C'était à New York. Et moi, je me suis dit, c'est pas possible. Je peux pas partir à New York. J'ai mon bébé, j'ai mon travail. C'est pas possible, tant pis. Et allez, un mois plus tard, je vois, elle fait la formation à Londres. Et j'ai dit, Londres, j'y vais. J'y vais. J'ai payé 3 000 dollars. J'ai pris mon billet. Je suis partie. J'ai dit, j'y vais. Et je suis allée à Londres et j'ai été formée. par Marie Kondo. C'était trois jours de formation. On était une centaine dans un bel hôtel. Et elle nous a appris. C'était en japonais avec une traductrice en anglais. C'était merveilleux. Moi, j'adore les langues. J'adore le Japon. Et voilà, je suis repartie comme ça. J'étais enceinte de mon fils, de mon deuxième bébé. Donc, imagine le tourbillon hormonal. Voilà comment ça s'est passé, Marie-Ève. Le début.
- Speaker #0
C'est génial. C'est génial. Donc, t'as rencontré Marie.
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
T'as entendu son enseignement, ça je trouve ça cool. J'ai ma petite photo,
- Speaker #1
Marie-Ève
- Speaker #0
Oui, hein ?
- Speaker #1
Ma petite photo
- Speaker #0
Génial, génial. Alors, dis-moi, le désencombrement, parce que tu sais, on est dans le podcast Goutte à la vie. Quand on se désencombre, j'imagine qu'on goutte davantage à la vie, hein ?
- Speaker #1
Ouais, ouais. Et je vais te dire un truc, Marie-Ève. On goutte davantage à sa vie.
- Speaker #0
Ah oui.
- Speaker #1
et on se connecte davantage à sa vie. Parce que la vie, c'est bien beau, mais la difficulté que j'ai rencontrée beaucoup chez les femmes que j'accompagne, j'accompagne plus de 600 femmes aujourd'hui, beaucoup maintenant en visio et en groupe, c'est qu'on ne sait pas se connecter à notre propre vie, à nos propres projets, à nos propres envies, à nos propres besoins. Et on goûte à la vie des autres, à la vie du système, à la vie que notre éducation nous a imposée, au masque que l'on a porté. Mais beaucoup plus rarement à notre propre vie, tout simplement parce qu'on ne la connaît pas et on ne sait pas la définir. Et c'est ça ce chemin que je propose.
- Speaker #0
Ok. Donc, tous ceux qui sont encombrés ne peuvent pas justement goûter à la vie à ce point.
- Speaker #1
Oui, parce qu'on n'a pas cet espace.
- Speaker #0
Mais qu'arrive-t-il ? Qu'est-ce qui se passe dans l'esprit d'une personne qui justement, avec le temps, s'encombre ? Je parle personnellement, OK ? On y va en toute transparence. Je suis du genre à accumuler des petits paquets, des petits paquets. Donc là, un petit tas sur mon bureau de documents, de choses, mais qui restent là parce que bon, je vais peut-être en avoir besoin, tout ça. Puis là, j'en ai un autre. Puis là, j'en ai un autre. Puis là, je ne sais plus où donner de la tête. Qu'est-ce que ça veut dire à une personne comme ça ? Parce que je suis certaine que je ne suis pas la seule.
- Speaker #1
Alors je te rassure Marie-Ève, t'es pas la seule. On est, je me dis on parce que moi je me considère avoir été comme ça des millions, si ce n'est des milliards. Les petites allées, comme tu l'as dit toi, ça peut toujours servir. C'est au cas où, c'est le frein psychologique principal. Moi, ma particularité dans le désencombrement, c'est que je connecte les gens à leurs émotions et à leur frein psychologique. Et d'ailleurs dans mon premier livre, j'en ai listé 22, 22 freins psychologiques. Mon premier livre s'appelle « De la place chez toi, de la place en toi » . Le désencombrement, c'est 80% de psychologie et 20% d'action. Et en fait, je liste tous ces freins psychologiques. Par exemple, tu as dit, au cas où, je vais garder ce petit tas, au cas où les papiers qui sont dedans seraient importants. Il peut y avoir, je vais garder ces vêtements, au cas où je perde les 20 kilos que j'ai pris avec mes trois grossesses. Il peut y avoir, je vais garder cette petite décoration, parce qu'on me l'a offerte, c'est de la loyauté envers la personne qui me l'a offerte. Et en fait, on est bourré de constructions. de manque de temps, de peur, de culpabilité. Et c'est ça qui nous fait accumuler. Et c'est ça qui fait qu'on n'arrive pas à faire sortir. Et en fait, c'est le sommet de l'iceberg parce que c'est la définition de notre vie et de comment on l'amène. Est-ce qu'on ose se poser et affronter nos difficultés et affronter nos petites choses moins belles ? C'est-à-dire, on laisse le bordel parce qu'on n'a pas le temps, qu'on n'a pas envie et qu'on procrastine. Est-ce que j'ose aller là-dedans ? Est-ce que j'ose aller dans mes déloyautés ? Est-ce que j'ose être déloyale envers ma famille et mes amis ? en leur disant « Non, mais ce cadeau, je ne l'aime pas trop. Est-ce que tu pourrais l'échanger ? » Tu vois ? En fait, on explore sa vie et on se reconnaît, pas on se reconnaît soi, on se découvre soi et on s'impose soi. Et c'est tout ça que ça veut dire de nous.
- Speaker #0
Oui, c'est très intéressant. Dis-moi, il y a quelque chose que j'ai accroché dans une de tes stories que j'ai adoré, puis je l'ai fait ensuite, OK ? Tu as dit…
- Speaker #1
Trite tes culottes
- Speaker #0
La question était, je crois, par où on commence.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Oui, commence par tes culottes.
- Speaker #1
Ah oui, exact. Tu sais combien j'ai fait de vues ? Tu sais combien j'ai fait de vues sur ce réel mariage ?
- Speaker #0
Comment ?
- Speaker #1
Marie-Ève, je suis presque à 4 millions de vues sur cette vidéo.
- Speaker #0
C'est celle-là qui m'a attirée vers toi. Parce que c'était... Mais j'ai dit oui, c'est vrai. Mon tiroir à petites culottes, c'est vraiment... C'est un bordel. J'en ai des vieilles, j'en ai des nouvelles. J'en ai... Écoute... Alors, c'est ce que tu dis. Commence par la culotte. Mais pourquoi ?
- Speaker #1
Je vais vous parler. Eh bien, je vais vous parler des culottes, les filles. Je vais vous parler des culottes. Je dis les filles parce que je pense que sur ton podcast, il y a quand même beaucoup de femmes. Moi, c'est 99% de femmes qui me suivent. J'adore les hommes, mais ils sont moins intéressés par le sujet. Je vais vous expliquer les culottes, ce que c'est. Les culottes, c'est le sujet principal. C'est-à-dire qu'en fait, ce que je dis d'ailleurs dans cette vidéo, c'est ne te pose pas la question sur par où je dois commencer, c'est quoi le premier petit pas, j'ai pas le déclic, est-ce que je sais... Ne te pose pas de question, trie tes culottes. Et pourquoi je dis ça ? Parce que si tu commences par trier tes culottes, tu vas comprendre le processus. Tu vas comprendre que... Il y en a des trop grandes, il y en a des trop petites. Tiens, pourquoi j'ai gardé celle-là, elle est trop petite ? Tiens, celle-là, elle est trop grande, pourquoi je l'ai achetée trop grande ? Tiens, celle-là, elle est un peu déchirée, mais pourquoi je ne jette pas les choses déchirées ? Est-ce que c'est que je ne m'honore pas assez et je porte les choses abîmées ? Celles-ci sont neuves, pourquoi je ne les ai pas données ? Est-ce que j'ai un problème avec l'argent ? Est-ce que j'ai acheté et je ne veux pas m'en défaire parce que j'ai l'impression que je vais perdre de l'argent ? Et en fait, ne serait-ce qu'avec les culottes, tu abordes tous les sujets principaux de ta construction psychologique. Et en fait, tu abordes tout. Et une fois que tu as compris ce qui s'est passé, ne serait-ce qu'avec tes culottes, finalement, le chemin est entamé. Il y a tout plein de réflexions. Il y a pourquoi je mets celle-là alors qu'elle est trop petite et que je ne suis pas à l'aise dedans ? Pourquoi est-ce que je mets des culottes en dentelle, en ce que tu veux, qui me grattent, dans lesquelles je ne suis pas bien, mais parce qu'il faut et que j'ai envie d'être belle ? Ma foi, est-ce que je ne peux pas être belle en coton ? Tu vois tous ces trucs ? Pour qui je me fais belle ? Est-ce que c'est le regard de l'autre ? Qu'est-ce que moi, je pense de mon corps ? Comment est-ce que moi, je me sens dedans ? Je trouve que les culottales toutes seules, elles reflètent toute la réflexion sur nos possessions et sur nous.
- Speaker #0
Oui, puis moi, ce que j'aime, c'est qu'en commençant comme ça, parce que, bon, parce que je t'ai entendu, parce que j'ai regardé ce que tu faisais et tout, j'ai dit « je vais le faire » . Alors, je le fais et c'est probablement la chose la plus facile.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Parce que quand on tombe dans des, justement, tu as nommé tantôt des cadeaux, des trucs comme on garde parce qu'il y a…
- Speaker #1
Des photos.
- Speaker #0
Des photos d'appartenance ou des choses comme ça. BÊ- Là, c'est plus difficile. Alors, admettons, tu as nommé tantôt que tu gardais des boîtes. Tu gardais tes trucs dans les boîtes et tu traînais d'un appartement à un autre les boîtes et tout. Comment tu fais à ce moment-là pour faire le tri de tes choses ? C'est parce qu'il y a un côté émotionnel. La bobette, il y a un côté émotionnel. Ou est-ce que là, il y a un côté émotionnel sur tes choses ? Comment tu fais pour te libérer ?
- Speaker #1
Il y a une chose qui est très importante, c'est que le processus, il y a un ordre à respecter. C'est pour ça que je dis « commence par tes culottes » . Nous avons rarement un rapport émotionnel avec les culottes. On peut en avoir, j'ai eu une cliente au coaching la semaine dernière qui en avait une. Mais parce qu'en fait, un rapport émotionnel au sous-vêtement, parce qu'il y a quelque chose en dessous. Mais en général, c'est beaucoup plus simple. Donc, il y a un ordre de croissance émotionnelle d'objet et c'est cet ordre qui est à suivre. Pourquoi ? Si tu commences par exemple par les photos, le plus dur effectivement, c'est les cadeaux, c'est les photos. C'est tout ce qui est des carnets, des journaux intimes, les choses comme ça. Et ça, on le fait à la fin du désencombrement. Pourquoi ? Parce que le processus a infusé. On a compris notre rapport à l'émotionnel, on a compris notre attachement aux choses. Et il est beaucoup plus simple pour moi de dire, je vais jeter ce magazine que peut-être je n'ai jamais lu depuis 12 ans, mais ma foi, c'est un magazine, c'est beaucoup plus simple à jeter que, je vais reprendre ce que j'ai à côté, que de dire, ça, mamie me l'a offert, mamie est morte, ça représente ma mamie. Si je le jette, je jette ma mie. Tu vois la comparaison des objets. Donc, pour être capable de faire ces analyses, il faut faire du plus simple au plus compliqué. Et c'est l'ordre qui est préconisé par Marie Kondo. Donc, d'abord les sous-vêtements, les vêtements, ensuite les livres, les papiers administratifs, les objets en tout genre, et à la fin, les objets émotionnels. Et il y a quelque chose qui est très important, c'est que tout peut devenir un objet émotionnel. C'est-à-dire que ce magazine que je dis, oui, c'est facile, c'est un papier, peut-être pas. Peut-être que la personne qui est en couverture ici, c'est ma mère, et que ma mère, elle est morte. et que c'est la seule photo que j'ai d'elle. Et que dans ce cas-là, il devient un objet émotionnel tout autant qu'une photo. À partir du moment où, quand je saisis l'objet, je ressens quelque chose, je ressens une émotion, un sentiment, cet objet est émotionnel et je le garde pour la fin de mon tri lorsque je serai prête et que le processus sera vraiment infusé en moi.
- Speaker #0
Ah oui, OK, d'accord, je comprends. Alors, après les culottes dans ce cas. Je me dis, dans le garde-robe, dans l'endroit où tu as tes vêtements, tu t'en vas comme ça. C'est quoi les étapes à suivre ?
- Speaker #1
Alors, au niveau de la garde-robe, tu commences par les culottes, tu fais les soutiens-gorges, les chaussettes, tes t-shirts, les shorts, les jupes, les balles, les manteaux. Tu fais vraiment par sous-catégorie. Ou alors, tu fais tout d'un coup, tu prends 5, 6 heures, 10 heures, tu mets tous tes vêtements, ce qui est une méthode que j'aime beaucoup, où tu fais une montagne d'objets et ça te permet de te dire « Waouh, j'ai accumulé tous ces vêtements dans ma vie » . « Waouh ! Je n'en mets même pas 30% si ce n'est 10% ! Waouh ! » Et en fait, cet effet « waouh ! » te permet de prendre conscience de ta surconsommation, de prendre conscience de tes habitudes de consommation. Par exemple, si tu as des achats compulsifs, si tu as un rapport aux promotions, ça te permet vraiment de prendre conscience et de déconstruire tes schémas. Mais si tu n'as pas les capacités physiques ou en temps de tout faire d'un coup, tu fais par sous-catégorie. Et en fait, tu avances au fur et à mesure. C'est ce que j'enseigne moi dans mon accompagnement en ligne. Donc, j'accompagne des personnes en ligne avec des coachings de groupe, avec un groupe d'entraide, avec la méthode pas à pas. Et on avance vraiment par catégorie pour que ça infuse. Il y en a pour qui ça va être très facile. Elles vont dire, moi, j'ai fait tous mes habits. En trois jours, j'ai tout fait. Il y en a d'autres qui vont me dire, moi, j'ai mis un mois parce que j'ai un deuil à faire dessus. J'ai le deuil de la jeune femme de 20 ans qui pesait 50 kilos. Alors qu'aujourd'hui, j'en pèse peut-être 80, j'ai trois enfants. J'ai peut-être le deuil de la femme cadre dynamique en entreprise alors qu'aujourd'hui, je suis mère au foyer et je suis ravie de l'être, mais je n'ai pas fait le deuil de cette identité. Donc, tu vois, c'est vraiment des boulots psychologiques très importants.
- Speaker #0
Je trouve ça très intéressant parce que tu vois, moi, j'ai des choses que je me souviens avoir portées, j'étais dans la vingtaine. Mais je ne les porte plus maintenant, je ne les porte plus ça.
- Speaker #1
Alors, pourquoi tu les gardes Marie-Ève ? Tiens, pourquoi tu les gardes ?
- Speaker #0
Tu as nommé deux choses. Peut-être un deuil de quelque chose, justement. Puis, j'ai eu moi des montagnes russes d'émotions et de poids que j'ai perdu tout ça. Donc, il y a ça aussi que je me dis, tu l'as nommé, on peut peut-être revenir à ce poids-là un jour. Puis, l'autre chose que tu as nommé que j'ai trouvé intéressante, c'est le côté financier. Si, par exemple, je me départis de ça, c'était un montant d'argent quand même. J'ai investi là-dedans et j'ai trouvé ça fort intéressant.
- Speaker #1
Je vais te donner deux astuces si tu veux.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Première chose, si jamais je perds 20 kilos, je remettrai ma belle robe que je mettais à 20 ans. Je vais vous répondre à toi et aux autres parce que là, je ne parle pas qu'à toi. Jamais vous la remettrez parce que vous n'êtes plus la même personne. Et la personne que vous incarnerez aujourd'hui, même avec le même poids sur la balance, déjà, vous n'aurez pas forcément le même corps. Et ensuite, vous n'êtes plus la même personne. Vous aurez envie d'honorer la nouvelle identité que vous êtes aujourd'hui avec de nouveaux vêtements parce que le vêtement fait l'identité. Donc ça, c'est la première réponse que j'ai à vous donner. Moi, c'est mon cas. J'ai le même poids que quand j'avais 12 ans. J'avais le même corps. Mais je ne porte pas la même soska à 12 ans. Voyons ! Ni même qu'il y a 15 ans ! Ok ? Ça me fait rire. Donc, collez-le à vous. Et deuxième chose, celles qui se disent « Ah mais non, mais tu te rends compte, j'ai payé cette robe. » 100 dollars, je ne l'ai jamais mise. Ok, moi, je vais te répondre un truc. Et quant à celles qui ont peur de perdre de l'argent, en se disant, mais cette robe, je l'ai payée 100 dollars, je vais perdre mon argent, c'est honteux, je ne l'ai pas portée. L'argent a déjà été dépensé au moment où on est passé à la caisse. Donc, ce n'est pas aujourd'hui, en sortant le vêtement de chez soi, qu'on perd son argent. L'argent, il n'est plus sur ton compte depuis 20 ans, 10 ans, 5 ans. Donc, moi, je dis, c'est rétablir l'ordre des choses que de sortir la robe de chez soi. Et en plus, on s'enlève de la culpabilité. Et ça, c'est un poids aussi qu'il ne faut pas sous-estimer.
- Speaker #0
Oui. Et qu'en est-il ? Moi, j'ai vu... By the way, c'est excellent comme point que tu veux apporter là. Je trouve ça très intéressant. Qu'en est-il du choix, par exemple, parce que j'ai écouté un reportage ou encore un genre d'émission avec Marie Kondo sur Netflix. OK ? Puis, elle disait, parce que, bien sûr, en sachant que tu t'en es sur mon podcast... je suis allée m'intéresser à toutes ces choses-là.
- Speaker #1
Trop bien
- Speaker #0
Là, j'ai vu que quand elle faisait, par exemple, la garde-robe d'une personne, ou est-ce qu'on regardait tous les vêtements et tout, qu'elle faisait ressentir, tu sais, elle collait le vêtement à elle pour voir, bon, ferme tes yeux, comment tu te sens avec ça dans tes mains ? Est-ce que c'est positif ou négatif ?
- Speaker #1
Ça s'appelle le test de la joie. Ça s'appelle le test de la joie.
- Speaker #0
Voilà.
- Speaker #1
Elle appelle ça comme ça. En fait, c'est juste se connecter à son émotionnel en réalité. Je n'ai pas beaucoup d'objets autour. Je fais souvent l'exemple avec des mugs. Je vais en prendre un. Je vais te montrer. Moi, c'est en coaching avec mes coachés. Je prends souvent l'exemple. Ça, ça n'est qu'un mug pour toi. C'est un mug rouge, ok ? Mais moi, en fait, quand je prends ce mug, il représente bien plus que juste un mug dans lequel je peux boire une tisane. C'est mon frère qui me l'a offert. Moi, je l'aime bien parce qu'il est haut et la contenance est sympa. Et je l'aime beaucoup, je le trouve beau, je le trouve pratique. Quand je le tiens, l'anse, elle est fine. Donc moi, c'est pas qu'un mug. J'ai de l'émotion pour ce mug. Donc j'ai pas envie de le donner, tu vois ? Donc il m'apporte de la joie. Et de la même manière, Je me rappelle quand j'ai désencombré, j'avais deux jolies pulls que j'avais achetés aux Etats-Unis, des pulls en laine de très belles couleurs. J'avais un rose et un bleu. Ils étaient magnifiques. Mais en fait, quand je les mettais contre moi, ils me grattaient, Marie-Ève. La laine, elle me grattait. Et en fait, quand je les portais, oui, ils étaient jolis, ils avaient un joli colvé, mais ils ne m'apportaient pas de joie parce que je savais que ça allait être inconfortable. Tu vois, comme les culottes que tu mets, tu te dis, je vais me faire belle, mais je sais que je vais passer une journée horrible. et bien Tu la vois l'émotion là ? Toutes les deux on crisse là, on serre les dents comme ça. Et bien en fait ça c'est facile à savoir quand tu prends un objet comme ça. Alors ça, le test de la joie, je mets le limite, ça ne marche pas avec les objets, les fonctionnels du quotidien. Par exemple, je n'ai pas de joie avec cette paire de ciseaux.
- Speaker #0
Non.
- Speaker #1
C'est juste qu'elle est fonctionnelle, elle est utile, elle coupe bien.
- Speaker #0
Il n'y a pas d'émotion. Mais,
- Speaker #1
il n'y a pas d'émotion. Mais, tu vois dans mes spatules, j'ai de la joie avec celle-là. Parce que je la trouve jolie, je la trouve mignonne. Pour ceux qui écoutent en podcast, c'est une petite spatule où il y a un petit bonhomme, un emoji qui fait un petit clin d'œil comme ça. C'est celle que je prends préférentiellement parce que je la trouve mignonne.
- Speaker #0
Absolument.
- Speaker #1
Donc, on peut avoir de la joie même avec des objets du quotidien.
- Speaker #0
Et tout ça, côté psychologique maintenant, mental, quand on dit que ça vient libérer de l'espace, tu l'as nommé au tout début. Écoute juste sur la santé de la personne, juste pour son bien-être. Parce que tu as nommé que, mon Dieu, je sentais plus d'air.
- Speaker #1
Moi, je peux dire clairement, alors je ne suis pas thérapeute, etc., mais je peux dire clairement que les dames qui sont en burn-out, en dépression, etc., faire un peu de place chez elles quand elles arrivent à se mettre en action. Moi, je propose des challenges rangements très régulièrement, dans lesquels on est souvent 5 000 personnes qui suivent mon challenge. Et il y en a beaucoup de femmes dedans qui ne vont pas bien. Et moi, je les encourage à faire des petites... petites actions de rangement. 15 minutes ! Je ne te dis pas de faire 6 heures ta garde-robe. Je peux te dire que 15 minutes de s'être levée de sa chaise, de se dire « je m'attaque à ce tas-là de papier que j'ai depuis 5 ans » , ça leur donne une bouffée de satisfaction, d'hormones, du plaisir, de confiance. Mais oui, de te mettre en action sans réfléchir, sans « je te dis que je fais ce petit tas » . Ne réfléchis pas, fais tes culottes. Eh bien, elles vont beaucoup mieux, 60... capable, elles se sentent capables de se mettre en action même pour d'autres choses. Donc, j'ai beaucoup de femmes qui ne vont pas très bien dans mes accompagnements et qui vont bien mieux quand elles en sortent.
- Speaker #0
Ah, c'est merveilleux ça. Si on veut te suivre, Nadia, on peut aller voir ton site. Tu as un site web, tu as une page Facebook, je pense. Tu as un TikTok aussi, peut-être ?
- Speaker #1
Alors, je n'ai pas encore TikTok. J'ai quelqu'un qui a usurpé mon identité, qui a un compte TikTok, mais ce n'est pas moi. qui s'appelle comme moi avec mes vidéos, mais ce n'est pas moi. Donc, on oublie TikTok pour le moment. Je suis en train d'essayer de faire une procédure. Non, on peut me suivre sur Instagram. Je m'appelle Nadia Alami, tout accroché. Vous allez reconnaître ma petite tête. Sur YouTube et sur Facebook, désencombre ta vie. Sur Facebook, incroyable, j'ai pris 53 000 followers en un mois. Donc, on est 88 000 là. Incroyable, grâce au fameux réel que tu as vu. Donc, sur Facebook, presque 90 000. Je suis hyper contente. Plus de 50 sur Insta, plus de 50 sur YouTube. Donc, soyez les bienvenus sur le réseau social qui vous plaît. J'y mets des réels, j'y mets des trucs un peu rigolos. J'ai envie qu'on se marre aussi, les filles. Parce que tout n'est pas toujours simple.
- Speaker #0
Vous prenez de la légèreté dans tout ça. Parce que justement, l'encombrement, c'est pas très très gai. Non.
- Speaker #1
Et nos filles ne sont pas toujours.
- Speaker #0
Non, c'est ça. Tu as dit que tu offrais des filles.
- Speaker #1
Oui, tout à fait.
- Speaker #0
C'est des formations en ligne. Donc, c'est des cohortes que tu démarres.
- Speaker #1
Oui, c'est des cohortes. En fait, moi, je propose des challenges rangements plusieurs fois dans l'année. Ça, c'est offert. Toutes les personnes s'inscrivent gratuitement. D'ailleurs, il y en a un en septembre. Il y en a un qui commence le 29 septembre. Il y en a un qui commencera en novembre, pour celles qui seront intéressées. Là, c'est gratuit. C'est trois soirées live. Je vous donne toutes les infos, les techniques, le psychologique. On fait des défis rangements ensemble. On se motive.
- Speaker #0
Ouais, génial !
- Speaker #1
Je te dirais que si tu veux y participer, Marie-Ève, tu seras la bienvenue. Et à la fin du challenge rangement, pour les personnes qui sont intéressées, j'ouvre les inscriptions pour faire une nouvelle cohorte de 50 personnes pour commencer à désencombrer avec moi sur la partie payante de mon accompagnement. Et ça marche super bien et j'adore. Et les filles, elles sont hyper contentes. Et là, on va vraiment dans le dur et je vous pousse aux fesses et on y va. Coaching, groupe d'entraide, méthode en vidéo. Là, on y va, il n'y a plus le choix, on a payé, on y va.
- Speaker #0
C'est génial, c'est génial. Tu as dit que tu as fait un livre ou deux ? Oui,
- Speaker #1
j'en ai fait deux. Tu en as deux ? Oui, le premier s'appelle « De la place chez toi, de la place en toi » . Il est disponible sur Amazon uniquement parce que c'est en auto-édition. C'est moi qui ai payé tout le projet. Et ça cartonne vraiment, je suis très, très contente. Et le deuxième, je viens de le remettre à mon éditrice. Ça sortira en maison d'édition. Oui, en mars ou avril 2027. Donc, dans six mois, c'est long les maisons d'édition.
- Speaker #0
Oui, je sais.
- Speaker #1
Oui, il va s'appeler « Je te dis enfin comment organiser ma maison » .
- Speaker #0
Ah, superbe. Alors, moi, ce que je vais faire, c'est que je vais mettre tous tes sites Internet, que ce soit ta page Facebook, en dessous de mon podcast, pour que les gens puissent avoir accès à toi et à peut-être faire le défi, qui sait.
- Speaker #1
Avec plaisir. Je te donnerai directement le lien. J'invite vraiment si ta communauté veut se joindre au challenge. Franchement, c'est offert, c'est gratuit, c'est génial. J'ai plein de gens du Québec.
- Speaker #0
Toi, tu le fais en soirée. Est-ce que c'est possible de voir la rediffusion pour les gens qui sont... Exactement.
- Speaker #1
Eh bien, je vais te dire, Marie-Ève, je fais exprès, figurez-vous, mes amis québécois, que c'est à 20h45, heure de Paris. Mais dès que je finis, en général vers 22h, 22h15 et tout, je bosse 30 minutes pour que mes amis québécois ressortent tout de suite le replay. Et que lorsqu'ils rentrent du travail le soir, les filles, elles se connaissent, elles savent qu'elles ont le replay de Nadia juste pour elles. Parce que j'aurais pu l'envoyer le lendemain matin. Mais non, je dis toujours que les amis québécoises, je fais ça... tout de suite. Des fois, il y a des années, je répondais aux emails et tout. Il était 1h du matin de chez moi. Je dis « Vite, le Québec, ça va être la soirée. Il faut que je leur envoie. » Je suis très attachée à vous.
- Speaker #0
C'est vraiment génial. J'aime beaucoup ton énergie. Écoute, ça, c'est vraiment contagieux. C'est contagieux. Donc, il y a beaucoup de désencombris.
- Speaker #1
Puis attends, ça vous fera de la place pour plein de choses, les filles. Pour lire, pour faire du sport, pour avoir des nouveaux projets, du temps pour vous, pour vos enfants. Eh oui Pour goûter à votre vie passionnée et alignée
- Speaker #0
C'est merveilleux Ça a été un plaisir aujourd'hui de te recevoir, Nadia. Merci,
- Speaker #1
Marie-Ève.
- Speaker #0
J'espère que ça va avoir inspiré beaucoup de gens aussi à justement faire un peu de ménage et avoir plus d'air.
- Speaker #1
Merci, Marie-Ève, pour cette invitation. Merci beaucoup. Je suis ravie, moi aussi, d'être aussi de l'autre côté de l'océan.
- Speaker #0
Ah génial J'apprécie énormément de ton temps aujourd'hui aussi que tu as été. C'est merveilleux. Merci à toi. Alors, je vous dis à la semaine prochaine pour un prochain épisode de Goût à la vie.