- Speaker #0
Bonjour et bienvenue au podcast Goutte à la vie. Aujourd'hui, j'ai le grand plaisir de recevoir à nouveau Annabelle Boyer à mon podcast, puis je suis très heureuse parce que si je l'ai invitée une deuxième fois, c'est parce que j'ai énormément d'admiration pour elle, pour son travail, puis sa façon de rendre les neurosciences assez accessibles, puis profondément humaines aussi. Je sais que les connaissances qu'elle nous partage peuvent réellement aider les gens à mieux comprendre, à mieux se comprendre. à mieux comprendre aussi leur cerveau puis apporter des changements qui vont être plus positifs peut-être même dans leur vie. Alors, pour moi, c'est une conversation qui est nécessaire aujourd'hui parce qu'elle a partagé quelque chose qui m'a titillée énormément. Je trouve ça important aussi de le partager à un grand nombre de personnes parce que des fois, quand on entend ces choses-là, il suffit d'un petit mini-changement dans notre vie pour améliorer juste notre santé, puis ça, bien, goûter la vie, c'est un peu ça aussi. Alors... Elle a parlé dans une vidéo cette semaine de la procrastination, puis que la procrastination aurait un effet direct sur notre cerveau beaucoup plus important qu'on peut l'imaginer. Alors aujourd'hui, c'est de ça qu'on va parler. Bonjour Annabelle
- Speaker #1
Bonjour, comment ça va ?
- Speaker #0
Ça va bien et toi ?
- Speaker #1
Très bien.
- Speaker #0
Là, là, tu m'as vraiment titillée cette semaine, puis j'ai chaud même, j'en ai juste eu pensé là. Parce que c'est quand même... Ben écoute, c'est super intéressant, un peu troublant à la fois. Pour commencer, je parlais justement avec quelqu'un aujourd'hui que j'étais pour faire le podcast avec toi et je parlais de la procrastination, mais elle ne savait pas c'était quoi. Peux-tu juste parler de la procrastination avant de commencer, puis ensuite enchaîner sur les dommages que ça peut faire ?
- Speaker #1
En fait, dans le grand public, on dit souvent le mot procrastination, mais le vrai mot, ça devrait être temporisation, reporter dans le temps. Parce que la procrastination, à la base, on est vraiment dans une pathologie, donc dans quelque chose de tellement récurrent et envahissant que ça nous rend dysfonctionnels. Mais souvent, dans le langage populaire, on va parler quand même de procrastination. Donc, c'est de reporter dans le temps quelque chose qu'on n'a pas envie de faire. reporter dans le temps le début de l'entraînement, reporter dans le temps les changements alimentaires, reporter dans le temps la préparation des impôts, reporter dans le temps... Une signature à les faire reporter dans le temps, le ménage ou les rénovations. Donc, reporter à plus tard ce que l'on aurait à faire qui ne nous tente pas, c'est ça, la procrastination.
- Speaker #0
OK. Maintenant, là, tu m'as, en fait, dans ta vidéo, tu as partagé que ça avait un effet direct sur notre cerveau. Puis, assez dommageable même. Peux-tu m'en parler davantage ?
- Speaker #1
Oui, en fait, il y a plusieurs recherches qui sont allées creuser. quel est l'effet physiologique de la procrastination, de la temporisation sur le cerveau. Et juste avant de faire la vidéo, je suis tombée sur une recherche qui démontrait qu'à chaque fois que l'on procrastine, il y a une partie de notre cortex préfrontal, donc une partie en avant justement de la tête, il y a une partie de cette section-là du cerveau qui rétrécit, qui se désagrège. Et plus on procrastine, plus cette partie-là se désagrège. Et la partie du cortex préfrontal, c'est la partie de la planification, du passage à l'action, de l'organisation, de la structure. Évidemment, si je ne passe pas à l'action parce que je reporte à plus tard, cette partie-là de passage à l'action, le cerveau, lui, il est paresseux. S'il a créé des chemins qu'on n'utilise pas. Bien, c'est comme en pleine forêt. Si j'ai fait, si j'ai tracé un chemin dans une forêt et je ne l'entretiens pas, bien, la nature va reprendre ses droits. Donc, les arbres vont se mettre à pousser dedans. Les mauvaises herbes, en vrai. Les mauvaises herbes et tout. Dans notre cerveau, c'est la même affaire. Si un chemin neuronal qui a été prévu pour passer à l'action et je ne l'utilise pas parce que je procrastine, bien, ce chemin neuronal-là, il va se désagréger. Il va s'assécher. donc les neurones qui se communiquaient de l'information pour nous aider à passer à l'action, ces neurones-là se détachent et meurent.
- Speaker #0
Ouch OK, meurent.
- Speaker #1
Ils meurent, ces neurones-là. Inévitablement, si mes neurones meurent, cette partie-là du cerveau, elle meurt aussi. J'ai lu une recherche qui est la même jusqu'à 12 % de pertes. 12 %
- Speaker #0
C'est énorme
- Speaker #1
C'est une catastrophe et ce qui est particulier dans les différentes recherches que j'ai lues, c'est que quand on prend conscience qu'on a ça et que le cortex a été affecté, quand on se met à faire des exercices particuliers pour essayer de rétablir cette partie-là, de recréer de nouveaux chemins neuronaux. on n'y arrive pas au complet. On arrive à écrire 4%, 5%, 6% parce que souvent, les gens ne savent pas comment créer des chemins neuronaux. Juste ça, c'est déjà tout un problème. Et la deuxième chose, c'est qu'à partir du moment où un endroit a été desséché, c'est exactement comme une terre qui devient aride. Tu auras beau essayer de planter de la graine, il n'y a pas assez d'eau, il n'y a pas ce qu'il faut. Donc, dans le cerveau, c'est un peu le même principe. À partir du moment où c'est complètement mort, là, on ne pourra pas recréer à partir du néant. Donc, il faut recréer à partir de ce qui existe déjà, mais ce qui existe déjà. Si je n'ai pas les bons outils, si je ne m'y entraîne pas quotidiennement plusieurs fois par jour, à ce moment-là, je ne serais pas capable de récupérer autant. Il fait juste penser. Moi, je me souviens, il y a plusieurs années, je suis allée chez un physiothérapeute et il me donnait des exercices à faire cinq fois. par jour. Moi, évidemment, je fais du karaté depuis 39 ans. Alors, je suis disciplinée. Tu me dis qu'il faut que je le fasse cinq fois par jour pour guérir. Alors, regarde-moi bien aller, je vais le faire. Mais j'étais le 1% de ces clients qui suivent la posologie d'exercice. 1% Parce que les autres se disaient, ben là, ça ne me tente pas. Je trouve que j'ai eu une grosse journée. J'ai envie de regarder la télé. Et pourtant, c'est des exercices qui ne prennent que quelques minutes. Donc, majoritairement, On a tous en nous, de toute façon, une partie de nous qui ne veut pas vraiment aller mieux. Une partie de nous qui veut juste relaxer. Une partie de nous qui ne veut pas avancer. Une partie de nous qui ne veut pas s'améliorer. On l'a tous ça en nous. C'est de là d'où vient d'ailleurs la légende des deux loups, la légende amérindienne, qui dit qu'on a en nous un loup qui est heureux, courageux, fiable, loyal, attentif, attentionné, et un loup colérique, triste, menteur, manipulateur et paresseux. Évdema les deux vivent en nous et celui qui va survivre, c'est celui que l'on nourrit. Évidemment, c'est le même principe qui s'applique au niveau du cerveau. Si je sais que mon cerveau se désagrège, je dois mettre en place des actions. Mais en plus, la partie qui est habituée de passer à l'action, c'est justement la partie qui s'est désagrégée. Donc, je dois passer par-dessus un blocage qui est là habituellement justement pour m'aider à passer à l'action. plus difficile et à ce moment-là, bien évidemment, il faut savoir quels exercices faire. Ça, c'est la partie un peu plus compliquée que les gens ne connaissent pas. Ils font des tentatives. C'est un peu comme quand les gens veulent perdre du poids. Ils font des tentatives. Ils tentent un régime alors que ce n'est pas un régime ponctuel qu'il faut faire. C'est un changement d'habitude alimentaire. Ce n'est pas aller faire de l'entraînement pendant trois mois. C'est un changement d'hygiène de vie qu'il faut faire. C'est exactement la même problématique que l'on rencontre. Les gens espèrent avoir une solution rapide, instantanée. ponctuelle, qu'on n'aura pas besoin de faire d'efforts, mais malheureusement, c'est pas comme ça que le cerveau fonctionne. Et plus on procrastine, plus la partie du cortex préfrontal qui va s'abîmer, qui va se désagréger, qui va se détruire, elle va avoir un impact sur d'autres parties du cerveau, dont le cortex singulaire. Cette partie-là du cerveau, c'est la partie qui le sait quand on ment. Quand je raconte un mensonge, même si c'est un petit mensonge, il y a une autre partie de mon cerveau qui se désagrège. Parce que cette partie-là, elle n'aime pas ça. Elle, ce qu'elle aime, c'est que je dise la vérité. Quand je dis un mensonge, cette partie-là se désagrège elle aussi. Quand je procrastine, je me mets à moi-même dans ma tête. Parce que je vais me trouver toutes sortes d'excuses pour ne pas faire ce qui ne me tente pas. Je ne peux pas passer la tondeuse, il fait beaucoup trop chaud. Je n'ai pas eu le temps de faire le ménage parce que de toute façon, il faudrait se préparer pour aller voir un tel. Je ne ferai pas tout de suite les rénovations. J'ai eu une grosse semaine en sement à soi-même. Donc, je n'ai pas seulement le cortex préfrontal qui va être affecté par la procrastination, mais j'ai une autre zone qui va être affectée par les excuses que je vais trouver pour justifier ma procrastination. J'ai deux zones qui sont affectées.
- Speaker #0
Tu as une chaîne dans ton cerveau. Exactement. Puis là, ça, entre toi et moi, il y a différents niveaux de ça aussi. Parce que quelqu'un qui va procrastiner un peu, tu sais, que ça va être léger, puis je pense que si, bon, il se met à dire, OK, je me reprends la main, ça va peut-être aller un peu plus vite pour lui, bien qu'il y a quand même des cellules qui ne sont plus, parce que tu as procrastiné puis que ça a duré pendant un certain temps. Mais la personne, là, qui se rend à une dépression, tu sais, là... Tu sais, ces gens-là qui sont vraiment au creux de leur baril.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Qu'est-ce que tu leur dis dans ce temps-là ?
- Speaker #1
Dans ce temps-là, ce qui est en effet très dommageable, c'est que plus la dépression va durer longtemps, plus ils sont conscients. qu'il y a beaucoup de choses qu'ils n'arrivent pas à faire, qui sont reportées. Et là, il rentre un autre phénomène qui est la honte. Le fait de se sentir qu'on n'y arrive pas, on n'a pas l'énergie, on n'est plus capable d'avoir une façon de réfléchir qui va nous aider, on a un brouillard mental. Et là, on se rend compte qu'on devrait, dans notre esprit, performer, réussir à faire des tâches simples, alors que le cerveau, lui, a besoin de repos. Mais parce qu'on pense qu'on devrait performer, la honte embarque. Et parce que la honte embarque, le niveau de stress augmente. Et parce que le niveau de stress augmente, la procrastination augmente.
- Speaker #0
C'est fou. Elle est toute une chaîne, là, encore une fois.
- Speaker #1
C'est hallucinant. Et évidemment, tout ça, là-dedans, il y a aussi ce qu'on appelle l'effet foutu pour foutu. En psychologie, ça s'appelle vraiment comme ça. En psychologie, on s'est rendu compte que quand, par exemple, quelqu'un fait des efforts toute la semaine pour bien manger et s'entraîner dans le but de mincir, Là, arrive le vendredi, il y a eu une grosse semaine, puis là, il va se dire « Ah, j'ai eu une grosse semaine, je mérite un verre de vin, je mérite une poutine ou je mérite une tarte. »
- Speaker #0
« Je mérite ça, oui. »
- Speaker #1
« Je mérite. » Ça, c'est ce qu'on appelle le phénomène de l'autorisation morale. J'ai eu une grosse journée, j'ai eu une grosse semaine, je mérite. Le problème, c'est le lendemain matin. Le lendemain matin, généralement, on se lève et là, la honte embarque. parce qu'on se dit, là, j'ai dérogé de mon plan de match. Et là, il y a une petite zone saboteuse dans notre esprit qui s'active et qui va dire, bien là, tant qu'à avoir triché hier, on va tricher aujourd'hui puis ça sera notre relaxation de la fin de semaine. Et là, le samedi, on se met à faire plein de niaiseries. On ne s'entraîne pas, on ne mange pas bien, on reste assis devant notre divan à regarder des séries, on ne fait rien de ce qui était prévu et on a bien notre état en mangeant de la crème glacée, des chips, du chocolat, ce que tu voudras. Oui. Et là, à partir de là, on est fait à l'os. Parce qu'à partir du moment où on s'enfonce davantage dans une procrastination et dans un auto-sabotage, le cerveau a beaucoup de difficultés à ressortir et là, il va se mettre à abandonner l'entraînement, abandonner le régime, tout laisser tomber. C'est ce qu'on appelle l'effet foutu pour foutu. Tant qu'à être foutu de la veille parce que j'ai pris quelque chose que je n'aurais pas dû, je vais me planter solidement. C'est vraiment un comportement d'auto-sabotage. C'est la partie rebelle en nous, en fait, qui fait ça. cette partie-là rebelle qui n'accepte pas la liberté que pourrait nous amener la minceur, la forme physique, elle est stiquée sur l'idée de se restreindre, parce qu'elle est partie sur, ben là je suis poignée pour m'entraîner dans un sport que je n'aime pas, pis là je suis poignée pour faire de la bouffe que je n'aime pas, pis manger des affaires que je n'aime pas, et c'est là où la procrastination va arriver, et c'est là où l'effet foutu pour foutu va arriver.
- Speaker #0
On est vraiment foutu pour foutu.
- Speaker #1
Ça s'appelle vraiment de même. Et à partir du moment où on l'a, quand on a quelqu'un qui procrastine de temps en temps, s'il est rapidement conscientisé sur les impacts, on va le récupérer. On va faire, évidemment, on va s'arranger pour qu'il y ait des petits succès rapidement pour le mettre dans un mode d'action. Mais quand on a quelqu'un qui a fait ça toute sa vie, qui a détesté son emploi, ce qui fait qu'il a procrastiné sur la rédaction de rapports, puis de la préparation de données, puis de l'entrée de données, puis il a eu ça pour mourir. Il est arrivé à la maison, il n'était pas heureux, il reportait les rénovations. Finalement, il a reporté l'organisation des voyages. Finalement, ils ne sont jamais partis en voyage. Finalement, ils n'ont jamais fait d'activité pour eux autres. Finalement, il n'a jamais fait le sport dont il rêvait. Finalement, il se trouve trop vieux pour faire le sport. Il a beaucoup, beaucoup reporté. Le problème que l'on constate, c'est que le cortex se désagrège suffisamment pour qu'on ait des symptômes qui sont des symptômes précoces, par exemple d'Alzheimer, des symptômes précoces de démence. Parce que le cerveau se désagrège tellement que la personne, elle perd non seulement sa capacité à passer à l'action, mais aussi sa capacité à oser des choses différentes. Sa capacité à planifier les éléments dans le temps. Sa capacité à futuriser, à se voir dans l'avenir. Il y a plein d'éléments, il y a plein de fonctions qui vont être affectées par la dégradation du cortex préfrontal.
- Speaker #0
Hey, c'est pas rien là.
- Speaker #1
Non, non.
- Speaker #0
C'est pas rien, pis c'est pas quelque chose, malheureusement, moi, c'est la première fois que j'entends ça. À ce point-là, je sais que la procrastination, c'est pas une chose à pratiquer. On le sait tous, mais tout le monde le fait. À un moment ou à un autre de leur vie, moi, la première, je vais laisser mon linge qui n'est pas plié, par exemple, parce que je vais faire d'autres choses à la place. Mais il n'en reste pas moins qu'il y ait autant de dommages, pis que ça, on n'est pas mis au coup. courant de ça. Écoute, tu viens de nommer l'Alzheimer. C'est pas rien, là ?
- Speaker #1
Non, non, c'est pas rien. Puis tu vois, évidemment, quand il y a des recherches scientifiques, parce qu'il y a des recherches scientifiques faites sur le sujet, mais des recherches scientifiques, sincèrement, c'est plate à lire. C'est vraiment horrible à lire. Ça n'a juste pas de bon sens. Mais évidemment, c'est pas écrit pour le grand public. C'est écrit pour les autres chercheurs, parce que les autres chercheurs doivent valider ou infirmer les résultats de la recherche. Donc, évidemment, il faut prendre le temps de les lire. Puis, il y a beaucoup de recherches qui, de toute façon, ne seront jamais transmises au grand public. Je suis tombée dessus par hasard. Ce n'est pas ça que je cherchais. Et pourtant, j'en fais de la recherche pour trouver des réponses.
- Speaker #0
C'est un beau hasard, je trouve. Oui. Il n'y a pas d'hasard dans la vie, tant qu'à moi. Parce que, écoute, c'est quelque chose qui fit exactement avec ce que tu fais dans la vie.
- Speaker #1
Bien oui.
- Speaker #0
Les neurosciences, écoute, on est là et qu'on parle de justement travailler nos chemins neuronaux, de faire attention à ça, tu sais. Mais cette part-là, on ne l'avait pas. Je ne me suis jamais pensée que j'étais là-dessus, moi.
- Speaker #1
Et tu vois, ma grand-mère me disait quand j'étais enfant, quand tu commences une tâche, c'est important de la finir, c'est bon pour ton cerveau.
- Speaker #0
Bien, voyons donc.
- Speaker #1
Je te jure.
- Speaker #0
Elle disait ça.
- Speaker #1
Elle me disait ça et j'étais enfant au primaire.
- Speaker #0
Wow
- Speaker #1
Elle me disait, si tu commences un livre, c'est important que tu le finisses, c'est bon pour ton cerveau. Si tu ne le finis pas, ton cerveau va s'en souvenir. Donc, elle a lu quelque chose quelque part. C'est un lien.
- Speaker #0
C'est sûr.
- Speaker #1
Mais ce sont souvent des données que, quand on les trouve, on en parle un peu, puis ça se perd. Et ça, ça arrive souvent. On tombe sur des vieux textes de grands sages. Aristote, Platon, Nietzsche. Puis quand tu lis Nietzsche, tu te dis, mon Dieu, c'est donc bien intelligent ce qu'il disait. Mais ça s'est perdu dans le temps.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Parce qu'on est occupé, parce qu'il y a de nouvelles connaissances qui sont arrivées. Souvent, on dénigre ce qui a été fait dans le passé en se disant, ça c'est vieux, c'est plus bon. Non, Non,
- Speaker #0
non, c'est ça.
- Speaker #1
Il y a plein d'affaires qui étaient très bonnes.
- Speaker #0
Oui,
- Speaker #1
exactement. Puis tu sais, on se les fait dire souvent que la procrastination, c'était pas bon, puis il fallait faire attention. Moi, je retourne dans des livres qui ont été publiés aux États-Unis et je retrouve des éléments qui traitent de ça il y a 30 ans. Il y a 30 ans, il en parlait aux États-Unis. Donc, il y a aussi des notions qui sont culturelles. Donc, selon les pays, selon l'accès aux recherches, selon notre niveau de scolarité, selon aussi les gens qui nous entourent. Moi, je n'arrête pas de trouver des trucs sur les neurosciences. Alors, inévitablement, comme les réseaux sociaux nous écoutent, Mais moi, je suis... inonder le sujet en lien avec les neurosciences. Puis je peux te dire que ça, d'après moi, l'IA nous écoute aussi parce que quand je fais des recherches, tout d'un coup, il y a plein d'affaires qui apparaissent.
- Speaker #0
Effectivement.
- Speaker #1
Moi, je prends le temps de les lire, de les décortiquer, de faire des liens, de l'expliquer, comme j'ai fait avec la vidéo que tu as vue. Mais ce n'est pas le cas de tout le monde. Puis souvent, écoute, je rencontre encore des clients qui me disent qu'ils ne savaient pas que l'alcool, c'était mauvais pour la santé. Voyons donc. Voyons donc.
- Speaker #0
Je sais, je sais. Je sais, je sais. Puis pour être aussi dans l'approche de l'alimentation de base, de revenir à la base, toutes ces choses-là, c'est tellement médiatisé comme si c'était bon puis que c'était bien. Fait juste marcher dans les allées de l'épicerie puis fait juste regarder ce qu'il y a sur les tablettes. Tu te dis, bien, il n'y a rien d'un aliment là. Il n'y a rien. Il n'y a rien. Il n'y a rien de bon. Merci.
- Speaker #1
Il y a plein de choses qu'on sait, mais on sait par exemple qu'aujourd'hui, le sucre, c'est mauvais pour la santé. C'est mauvais pour le corps, c'est mauvais pour le cœur, c'est mauvais pour le cerveau, c'est mauvais pour le système lymphatique, c'est mauvais pour le foie, c'est mauvais pour l'estomac, c'est mauvais pour l'intestin, c'est mauvais pour un paquet d'affaires. On le sait tous. Nomme-moi des enfants qui ne mangent pas de sucre. Ça n'existe pas. Parce que ça fait partie de notre culture. Pourtant, on le sait tous. La procrastination, on le sait que ce n'est pas bon. Mais il va y avoir quand même beaucoup de gens qui vont quand même continuer de reporter. Mais pour ceux qui sont sensibilisés à l'idée que leur cerveau rétrécit quand ils procrastinent et qu'il y a une partie de ce rétrécissement-là qui ne pourra pas être récupérée et donc que c'est maintenant qu'il faut faire des changements, bien ceux qui savent et qui ont par exemple dans leur famille des gens qui ont souffert d'Alzheimer, de Parkinson, de démence et qui savent que l'alimentation aussi a un effet extrêmement important, surtout dans ces maladies-là, parce que ça démarre dans l'intestin, et qui ont envie de faire en sorte que leur cerveau soit le plus possible préservé pour prendre une retraite en santé, autonome, heureuse, en forme, joyeuse, harmonieuse, avec des loisirs intéressants qu'on ne fait pas juste de l'occupationnel. Donc, d'avoir une vraie vie intéressante pour ceux qui veulent vivre ça et qui, probablement, qu'il y en a dans tes auditeurs qui ont déjà... des trous de mémoire, parce qu'elles sont épuisées, parce qu'elles ne dorment pas suffisamment, parce qu'elles ne gèrent pas bien leur stress. Elles ont toutes sortes de stress de toutes sortes de façons. Et tous ces éléments-là vont faire en sorte qu'elles sont tellement épuisées qu'elles procrastinent. Et parce qu'elles procrastinent, le cerveau rétrécit. Et ces gens-là qui ont déjà des pertes, ils changent de pièce, puis ils ne se souviennent plus de ce qu'ils allaient faire dans l'autre pièce. Ils commencent une phrase, ils ne se souviennent plus où est-ce qu'ils étaient rendus. Donc, ces gens-là qui ont déjà des affections sur le système animal.
- Speaker #0
Tu dis ça On t'entend avec toi Oh my God
- Speaker #1
Bien, c'est pour ça que là, on commence à le travailler.
- Speaker #0
Il faut, il faut, puis... C'est ça. Bien, c'est ça. C'est ça, il faut vraiment. Puis, alors, quand on est conscient de ça, c'est ça.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
On a parlé tantôt, bon, bien là, il faut travailler les chemins neuronaux.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
OK. Ton approche là-dedans, comment ? Puis parce que les gens, peut-être, ne savent pas de quoi on vient de parler là non plus. C'est quoi ça, un chemin neuronal ? Bien,
- Speaker #1
c'est parce que dans notre cerveau, ce qui constitue notre cerveau, on a la matière grise, la matière blanche et ce qu'on appelle la matière noire. Il y a dans notre cerveau des neurones. Des neurones, c'est comme des branches d'un arbre. Fait que j'ai des branches d'arbres qui veulent aller donner de l'information aux branches d'un autre arbre. Et entre les deux, il y a un espace parce qu'ils ne viennent pas de la même place. Et entre les deux, il va y avoir des informations qui vont transiter. Et dans mon neurone, je vais avoir des ions, des ions de potassium entre autres, des ions de calcium. Et j'ai donc de l'électricité. J'ai ce qu'on appelle en neurosciences un potentiel d'action, c'est-à-dire que je vais avoir un mouvement d'ions. Il y a des ions qui rentrent et il y a des ions qui sortent. Et parce qu'il y a des ions qui rentrent et des ions qui sortent, ça va pousser. ce qui est à l'intérieur de mon neurone, et ça va créer de l'électricité. Et autour, ça va créer un champ magnétique. Et entre mes neurones, les neurones ne se touchent pas, mais entre les neurones, il y a un neurone qui va vaporiser des neurotransmetteurs. Dans le cas, on appellerait ça des hormones. L'autre neurone va les capter, il va transmettre ça en potentiel d'action, donc en électricité et en champ électromagnétique. Et quand j'ai une pensée, ça veut dire qu'il y a une information qui transite d'un neurone à un autre, et c'est ce qu'on appelle un chemin neuronal. Quand je bouge, il y a une information qui va transiter d'un neurone à un autre, de plusieurs neurones à plusieurs autres. En fait, un chemin neuronal, c'est des milliers de mini-neurones qui s'échangent de l'information. C'est le cas pour une pensée, c'est le cas pour une émotion, c'est le cas pour un mouvement, c'est le cas pour une perception visuelle, une perception sonore, olfactive, gustative, kinesthésique. Donc, tous mes sens vont donner de l'information, ça transite par un chemin neuronal. Un chemin neuronal, c'est une autoroute d'information.
- Speaker #0
À partir de ce moment-là, admettons que je dis, à partir d'aujourd'hui, je commence à m'entraîner. Ce n'est pas facile parce que, mettons que la personne ne s'est jamais entraînée de sa vie et qu'elle décide que demain matin, c'est commencé. J'y viens. À partir de ce moment-là,
- Speaker #1
demain matin. déjà quand on le planifie pour le lendemain matin, on a 90% de chances de ne pas le faire. Donc déjà aujourd'hui, qu'est-ce que je peux faire ? Quelle pourrait être la première petite action, le premier petit pas que je pourrais faire ? Aujourd'hui, je pourrais aller marcher dans ma rue. Ça serait déjà ça. Ça va me prendre cinq minutes, puis je vais être revenue, parce que moi j'ai une rue de toute façon où on revient sur nous-mêmes. Donc ça ne sera pas trop long. Et mon cerveau va avoir le sentiment qu'il a fait quelque chose. Et quand j'ai fait mon tour de rue, je ne dois pas me dire, bravo, tu l'as fait. Ça, c'est la pire chose parce que là, je vais activer une zone de sabotage dans mon cerveau. Je dois me dire, bravo, je me rapproche de mon objectif. C'est une action de plus pour atteindre mon objectif. Je me rapproche de mon objectif. Donc, je garde dans mon cerveau l'idée que c'est une progression. Je ne suis pas rendu à destination, je m'en vais vers.
- Speaker #0
Ça,
- Speaker #1
c'est super important. Et l'idée, évidemment, ça va être de se faire un plan qui est logique. Si je commence à m'entraîner à cinq jours par semaine, je peux déjà vous dire qu'à bout de trois semaines, je vais avoir abandonné.
- Speaker #0
Ça ne marche plus.
- Speaker #1
Surtout si je ne suis pas habituée de m'entraîner.
- Speaker #0
Les bonnes résolutions au projet de janvier,
- Speaker #1
ça ne marche pas.
- Speaker #0
C'est la pire affaire.
- Speaker #1
Et l'autre chose, c'est que tu as sûrement déjà entendu parler des tableaux de visualisation.
- Speaker #0
Bien sûr. L'erreur que les gens…
- Speaker #1
Oui, le vision board. L'erreur que les gens font, c'est qu'ils se collent les images, ils mettent ça sur un tableau ou sur un écran d'ordinateur, puis ils regardent ça et ils espèrent que ça va arriver tout seul.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Ah ben, j'ai des petites nouvelles, ça ne marchera pas.
- Speaker #0
Ben non.
- Speaker #1
C'est pas impossible. Par contre, une chose que l'on sait, c'est que quand le cerveau arrive à concevoir un résultat concrètement, là, il peut l'atteindre. Mais pour ça, il faut qu'on convainque toutes les parties de notre cerveau que ce résultat-là, il est bon pour nous. Parce que notre cerveau, il est paresseux. Alors, il préfère rester dans sa marde actuelle plutôt que d'aller vers un changement. Sa zone de confort. Exactement, dans un inconfort, dans un changement qui pourrait être bon, mais il ne sait pas ce que ça donnerait pour vrai. L'inconnu, c'est terrifiant pour le cerveau. Donc, il préfère rester dans une marde connue.
- Speaker #0
Effectivement.
- Speaker #1
Et sécurisante.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Donc, il faut que je prouve à mon cerveau que mon objectif, surtout si c'est un objectif que je n'ai pas accompli depuis longtemps, il faut que je lui prouve que ça pourrait être « wow » . Je dois donc créer dans mon cerveau ce qu'on appelle un souvenir du futur. Je dois implanter dans ma tête le résultat. Et pour ça, au lieu de faire un tableau de visualisation, ce que je vais faire, c'est que je vais plutôt imaginer ce que ça va être une fois que mon objectif va être atteint. Une fois que je vais m'être entraîné 3-4 fois par semaine pendant 6 mois, au bout de 6 mois, ça va donner quoi ? Au bout de 6 mois de forme physique, au bout de 6 mois de circulation lymphatique, au bout de 6 mois où je vais avoir appris qu'il faut que je mange des protéines pour avoir de l'énergie pour m'entraîner, au bout de 6 mois, je vais bouger comment ? Ma posture va être comment ? Mes gestes vont être comment ? Ma fierté va être comment ? Qu'est-ce que je vais voir de mon corps ? Qu'est-ce que je vais voir dans le regard des autres sur moi ? Qu'est-ce que je vais entendre dans ma voix qui va avoir changé, qui va être plus assurée, plus confiante ? Qu'est-ce que je vais entendre comme compliment de d'autres personnes ? Qu'est-ce que je vais ressentir physiquement ? C'est ça,
- Speaker #0
émotionnellement.
- Speaker #1
Oui, oui.
- Speaker #0
C'est ça aussi, le feeling. Puis ça, je le pratique souvent. Je me dis, quand tu es excité de quelque chose, qu'est-ce que tu ressens ? C'est quoi que tu ressens à ce moment-là ? J'ai comme un papillon, j'ai comme des frissons. Alors, c'est des choses comme ça qu'on veut aller chercher aussi. Exactement. Pour que le cerveau fasse comme « wow, cool » .
- Speaker #1
C'est exactement ça. C'est tellement essentiel parce qu'Anton Robbins, il faisait ça dans tous ses séminaires. Il faisait pratiquer ce qu'on appelle le priming. Et dans le priming, il faisait justement un exercice où on doit visualiser trois objectifs comme s'ils étaient atteints. Et quand on prend le temps de se voir, Dans le résultat, notre cerveau va aussi se mettre à ressentir la confiance, la fierté ou la joie que je voulais ressentir. Et il va se mettre à concevoir que c'est possible. Ça, c'est la première étape, de créer ce qu'on appelle un pont vers le futur, une futurisation, pour que les gens soient en mesure de vraiment constater que c'est réel. La deuxième chose, c'est que je dois faire très rapidement de petites actions. inhabituel. Apprendre une nouvelle langue. Apprendre à jouer d'un instrument de musique. Prendre un chemin en voiture que je ne suis pas habituée de prendre. Chanter une chanson que je ne suis pas habituée de chanter. Faire un loisir que je ne suis pas habituée de pratiquer. Faire quelque chose qui me sort de ma zone de confort. Toute nouveauté va aider à reprogrammer le cerveau. et à l'amener à reconstruire des chemins neuronaux. L'autre chose, c'est que je dois prendre à ce moment-là des aliments extrêmement importants. Des aliments qui contiennent, entre autres, des oméga-3 pour reconstruire le cerveau. De la protéine, parce que mon cerveau en a besoin. De l'eau, le 2 litres d'eau par jour, mon Dieu, on l'oublie souvent. Le cerveau... pour se nourrir et se régénérer, il en a besoin. Je vais aussi avoir besoin d'avoir un sommeil régulier, minimum six heures, pour être sûr de l'aider à se régénérer. Et un sommeil avant minuit. Parce qu'on sait que les heures de 22 heures à minuit, ce sont des heures extrêmement importantes pour la régénération des organes, y compris le cerveau. Toutes les activités que l'on appelle par exemple le tai chi, le qigong, la marche en forêt, les arts martiaux, ce sont des éléments extrêmement bien faiteurs pour le cerveau parce que ce sont des mouvements de répétition. On est connecté au corps et dans lequel on va faire une circulation lymphatique et qui travaille les fascias.
- Speaker #0
Ah oui Les fascias.
- Speaker #1
Une autre affaire.
- Speaker #0
Une autre affaire bien importante.
- Speaker #1
Effectivement.
- Speaker #0
Les fascias, donc, quand vous coupez du poulet, il y a une petite membrane blanche. Les tendons, les ligaments, ça en fait partie. Le fascia, donc, c'est cette membrane-là qui enveloppe les organes, mais qui enveloppe aussi chaque fibre musculaire. Or, on sait que tous nos traumas, notre stress se propage à l'intérieur de nos fascias. Et quand on veut... aider le cerveau à régénérer, ça va être important d'aider la tête et les fascias de la tête à se libérer pour qu'il y ait une meilleure circulation, un meilleur approvisionnement aussi au niveau des minéraux, des vitamines qui sont nécessaires, mais aussi une bonne évacuation au niveau du système lymphatique et glymphatique. Donc, on va faire attention à nos fascias et aussi aux fascias de la tête. Ça, ça va être hyper important. Et ça va être important de faire des exercices de mémoire parce que la mémoire va être affectée inévitablement. Donc, par exemple, vous allez prendre une marche et le temps que vous marchez, si vous aimez les fleurs, vous faites un alphabet de fleurs. J'essaie de trouver le nom d'une fleur qui commence par A, le nom d'une fleur qui commence par B, le nom d'une fleur qui commence par C. Donc, je fais travailler mon cerveau et je peux le faire sur différents éléments. Une chanson qui commence par A, un acteur qui commence par A. Je le fais travailler continuellement.
- Speaker #1
Est-ce que de lire aussi, ça peut être ? Oui. De lire, de lire. De lire, de lire. De lire papier. Oui, exact. Parce que là,
- Speaker #0
on a vu la différence entre un livre numérique et un livre papier. Et on sait aujourd'hui que le livre papier aide et favorise le développement du cerveau et favorise aussi la régénération du cerveau. Donc, ça, c'est super important.
- Speaker #1
Pourquoi donc ?
- Speaker #0
Parce qu'on s'est rendu compte que le fait de toucher physiquement Ça aide à la mémorisation. Par ailleurs, le livre a une odeur. Souvent, les gens ne s'en rendent pas compte, mais le papier a une odeur. Ça aussi, ça aide. Le fait de faire un mouvement pour tourner les pages, ça aide le cerveau à comprendre qu'il y a une autre étape qui est complétée.
- Speaker #1
L'étape de fête, c'est ça.
- Speaker #0
On s'appelle que notre cerveau, il a besoin de petits succès. Donc, de tourner une page à chaque page, c'est un petit succès. Donc, on a besoin de cet élément-là. Le poids physique du livre nous oblige aussi. à avoir une bonne posture, à avoir un bon maintien. Et le fait de devoir lire sans que ce soit l'écran qui s'adapte à nous, mais nous qui s'adaptent au livre. Ça aussi, ça va faire travailler le cerveau différemment. Et dans les autres moyens pour régénérer le cerveau, la musculation. Parce qu'à chaque fois que l'on bâtit des fibres musculaires, on bâtit aussi des neurones. Ah oui Et on peut récupérer facilement. 30 % de capacité perdue simplement en faisant de la musculation. Aux États-Unis, dans les centres d'Alzheimer, on fait faire de la musculation aux patients, surtout dans un stade précoce pour retarder cette maladie-là, mais on le fait aussi dans plusieurs résidences de personnes âgées, justement pour prévenir la dégénérescence cognitive. Donc, on sait que la musculation a un grand effet. Comme tu dis souvent, tout est dans tout. Exactement. Bien manger, bien dormir, bouger. extrêmement important. Évidemment, quand on veut réaliser des tâches, souvent les gens se disent, « Oh, mais ça, je vais m'en souvenir. » Non, Comme disait Patrick Leroux, ce qui n'est pas dans l'agenda ne se réalise pas. Donc, les rénovations, vous les bloquez dans l'agenda. La visite chez la coiffeuse, vous la mettez dans l'agenda. La marche, on le met dans l'agenda. Parce que quand c'est dans l'agenda, ça nous achale. On peut même avoir un rappel. Donc, à ce moment-là, on a plus de chances de le faire. Le rapport d'impôt, on le met dans l'agenda. La méditation qu'on reporte tout le temps, on la met dans l'agenda. On a beaucoup plus de chances de le faire à ce moment-là. Et plus on passe à l'action, plus notre cerveau va être heureux. Et plus il est heureux, plus il est détendu, plus il est détendu, plus il se régénère. Et on n'a pas besoin de faire la tâche au complet. Quand on écrit un livre, on n'écrit pas 10 000 mots par jour, ce n'est pas vrai. On dit là 20 minutes. Puis on écrit 20 minutes. Puis si on est en forme, ça ira plus loin, mais on bloque un délai de 20 minutes. Ça va être 500 mots. Mais si c'est 500 mots, 4 fois par semaine, bien, ça me fait toujours bien 2000 mots par semaine.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
Au bout de 3 mois, là, j'ai un livre,
- Speaker #1
là. Un livre, c'est ça, exactement.
- Speaker #0
C'est le même que ça marche. C'est quand les gens me disent, « Oh, moi, je vais faire une retraite d'une fin de semaine puis je vais écrire tout mon livre. » Ah C'est bon Si je peux avoir écrit des livres, je peux te dire que ça ne marche pas comme ça dans le cerveau. Exactement.
- Speaker #1
À un moment donné, il faut que tu lui donnes du temps et de l'espace à ton cerveau.
- Speaker #0
C'est comme l'entraînement. Je ne peux pas dire que je ne vais pas m'entraîner pendant un an, mais je vais aller m'entraîner une fin de semaine, ça va compenser. Non. Les muscles ont besoin de repos, le cerveau a besoin de repos. C'est pour ça aussi que le sommeil devient très important quand on veut récupérer nos capacités cognitives. On le sait, quand on ne dort pas bien, on prend du poids. On perd de la masse musculaire et on perd des capacités cognitives. Donc, c'est vraiment important de bien dormir. On sait d'ailleurs que chez les gens qui développent des psychoses et des pressions, très souvent, c'est associé à un problème de sommeil. Et quand on gère le sommeil, généralement, on va réguler les humeurs. Et quand on régule les humeurs, on régule aussi les capacités cognitives.
- Speaker #1
Absolument. Wow Hé Quel beau podcast aujourd'hui Très inspirant et surtout un peu troublant Ça vient nous shaker, ça vient nous shaker vraiment, je trouve, positivement. Parce que, bien écoute, quand on sait, Astor, si tu ne le fais pas, c'est ta faute à toi. Donc, j'espère que tous ceux qui ont entendu ça aujourd'hui, ça va les motiver justement à faire leurs choses, à mettre à l'horaire, à planifier, à organiser davantage, puis à suivre ce qu'on dit. parce que les petits mensonges aussi, ça vient de jouer un tour. Donc, hey Il y avait une tonne d'informations aujourd'hui très pertinentes justement pour aider notre cerveau à être en meilleure santé.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Donc ça, écoute, ça va être, je pense, un podcast à réécouter et réécouter pour prendre des notes parce que non seulement on a parlé, oui, de bien dormir, mais oui, de bien manger. Puis qu'est-ce qu'il faut manger ? Puis qu'est-ce qu'on apporte à notre cerveau ? Puis comment, écoute, il y a une tonne d'informations aujourd'hui pour nous aider justement à être juste mieux. puis plus en forme longtemps. Puis pas oublier des mots comme je l'ai fait tantôt.
- Speaker #0
Écoute, je t'enverrai, j'ai un lien, j'ai créé des neurovisualisations actives, des audios à écouter en marchant, justement, pour t'aider à passer à l'action. C'est gratuit, je t'enverrai le lien, fait que tu pourras le partager avec toi.
- Speaker #1
Je vais le mettre, oui, je vais le mettre au bas du podcast puis je vais aussi mettre ton lien aussi, en fait, ton site Internet où est-ce qu'on retrouve probablement toutes tes formations aussi.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Parfait. Il sera au bas du podcast. Est-ce que tu inclues, par exemple, dans tes formations, une part sur ce sujet-là qu'on a parlé aujourd'hui ?
- Speaker #0
Oui. Continuellement, ça fait partie d'à peu près toutes mes formations. Je n'ai pas tellement le choix parce que tout le monde le vit.
- Speaker #1
C'est ça. Exactement. C'est quasiment à commencer avec. Avant même de dire qu'on va créer des nouvelles habitudes et de nouveaux chemins neuronaux. Si tu procrastines, il y a du travail à faire. Il y a du ménage à faire avant.
- Speaker #0
Oui, il y a beaucoup de ménages à faire avant. Souvent, les gens se disent, je vais aller travailler sur mes blessures, je vais aller travailler sur mes peurs. Mais c'est plus efficace de travailler le pont vers le futur. Parce qu'on se rend compte que le cerveau, à partir du moment où il sait dans quelle direction il s'en va et tout le « wow » que ça peut lui faire vivre, là, il veut y aller. Oui,
- Speaker #1
absolument.
- Speaker #0
Parce que c'est plus efficace. Et ça, ça travaille très bien.
- Speaker #1
Il essaie de créer justement cet effet « wow » là, cette émotion-là. Ça aussi, c'est une autre affaire que tu as partagée qui est nécessaire. qui est nécessaire si vous avez aimé un voyage, vous aimez vous retrouver sur la plage, les pieds dans le sable, toi, tu es bien et tu aimes ça sentir le sable entre tes orteils et que ça te mène un feeling incroyable dans ton corps. C'est ça, c'est à ça qu'il faut que tu te ramènes. Il faut avoir cet élément « wow » pour justement avancer vers ce futur-là et se voir dans le futur. C'est ce qu'on voit. Oui,
- Speaker #0
et le cerveau a de très grandes capacités de régénération. Il faut juste lui donner la bonne nourriture et les bons outils.
- Speaker #1
Il y a de l'espoir.
- Speaker #0
Tout à fait.
- Speaker #1
Avec une belle Annabelle comme ça. Et finalement, Annabelle, c'était super intéressant encore une fois. Puis à coup sûr, tu vas remettre une vidéo à un moment donné. Je vais dire, Annabelle, il faut que tu viennes sur le podcast.
- Speaker #0
Ça va me faire plaisir.
- Speaker #1
Merci beaucoup. Puis on vous dit à la semaine prochaine pour un prochain épisode.
- Speaker #0
Merci.