- Speaker #0
Je m'appelle Nolan, j'ai 10 ans et demi et je vais avoir 11 ans cette année, donc près de 4 mois. Je joue aux jeux vidéo depuis que j'ai 5 ans. En ce moment je vois un jeu qui s'appelle Raider Republic et j'aime aussi beaucoup Roblox, je joue aussi très souvent. Faites Roblox, c'est pas un jeu, c'est plutôt une plateforme de jeux où tu peux faire plusieurs jeux dessus, genre des cache-cache et des group-bys et tout. Et Raid Republic, c'est un jeu en fait où tu as plusieurs sports. Tu as skate, baby, vélo et tout. Et tu dois faire des courses et tout. De temps en temps, le week-end, ils jouent beaucoup et pas beaucoup le mercredi. Moi, j'aime bien jouer aux jeux vidéo la nuit quand je suis tout seul dans ma chambre. Ben, je suis joyeux. d'un jeu, j'ai pas le chat vocal du coup je parle en chat écrit ça m'a permis d'apprendre des langues de la lecture avec Roblox et les maths parce que de temps en temps avec ma sœur on fait beaucoup de jeux où il y a des maths et à moi de faire des amis bah je joue de plus que prévu parce que ma mère elle me dit rien du coup vu qu'on me jette bah je continue quand il est tard vers 1h du matin Comme la dernière fois, j'aurais pu encore rester veillé, mais je ne l'ai pas fait. Ils en pensent que c'est très bien parce qu'ils sont des gamers, mais ma mère est un peu moins d'accord que mon père parce qu'elle dit qu'il faut un peu arrêter de temps en temps. Par exemple, la dernière fois, c'était samedi, j'ai joué à un jeu Fortnite avec un ami à moi. Et en fait, on faisait une tour en bois et à un moment, j'ai cassé la tour pour qu'il meure. Mais moi aussi je suis mort et on a rigolé. Mais les blagues de test, surtout les tout-genres parce qu'ils ne veulent jamais faire des jeux vidéo, sinon ils perdent à chaque fois. Surtout ma soeur qui est très très très très nulle. Oui c'est moi les experts. Ils n'ont rien appris, c'est par moi-même un peu et aussi avec les youtubeurs que j'ai appris les jeux vidéo et que j'ai voulu jouer. Je lui dirais que ce que j'aime dans les jeux c'est l'adrénaline et j'y joue parce que c'est ma passion. L'adrénaline pour moi, c'est quand je suis à deux doigts de gagner une partie. Plus que je suis dans une compétition, mais pas les compétitions qu'on joue, pour rendre les enfants, pas au cas des grands prix, juste on est un peu noté sur notre puissance sur les jeux.
- Speaker #1
Moi, c'est Mélinal. Je suis une maman gameuse. C'est un enfant de 10 ans, gamer aussi. En fait, je suis une maman de 4 enfants. Nous sommes tous plus ou moins gamers, à part ma grande qui ne supporte pas ça, mais sinon on est tous plus ou moins dedans.
- Speaker #2
Moi je m'appelle Jean-Christophe, je suis papa de deux enfants et de deux beaux-enfants. Il y en a trois gamers et une pas du tout. Je suis un grand gamer depuis ma tendre enfance, je joue énormément aux jeux vidéo.
- Speaker #1
Un jeu vidéo, ça peut être tellement de choses. Après, ça dépend toujours de la personne qui joue, qui est derrière la personne, en fait. Enfin, derrière l'enfant, on va dire. Pour moi, un jeu vidéo peut apporter tellement de bien à un enfant, comme à un adulte, que oui, c'est que du positif pour moi. Il faut juste faire attention, comme dans le monde réel, de toute façon. Surtout quand l'extérieur nous fait plus peur que le jeu vidéo en soi-même. Mais à savoir que le monde virtuel, comme le monde réel, est aussi dangereux l'un comme l'autre, en fait. Comme aussi positif l'un comme l'autre.
- Speaker #2
Pour moi, c'est un échappatoire de la vidéo tous les jours. On s'enferme un peu là-dedans. pour oublier tous nos soucis. Et on fait des rencontres de certaines personnes qui peuvent être très bien comme très mauvais. Il faut faire très attention à ce qu'on dit et ce qu'on donne en information, surtout. Après, dessus, moi, les jeux vidéo, j'y suis depuis que j'ai mes 12 ans, 13 ans. Je suis à fond là-dedans. Il n'y a pas une journée où je joue ou pas. Parce que voilà, avec la vie de tous les jours, ça devient, on va dire, ça devient de plus en plus dur et c'est un bon échappatoire.
- Speaker #1
La première fois qu'il a vu un jeu vidéo, déjà, c'est à deux ans et demi. Quand nous-mêmes, on jouait. On jouait à World of Warcraft à ce moment-là. Après, quand il s'est venu à en parler, ça a été très rapide aussi. Parce que c'est nous, en fait, qui l'avons initié au jeu vidéo. Il voulait y jouer et on a fait en fonction qu'il y joue. Très, très tôt. C'est vrai qu'il avait quatre ans. Quatre ans quand il a commencé à y jouer. Mais on a fait en fonction qu'il jouait à des jeux vidéo de son âge. Avec un temps limité quand même. Il nous a posé beaucoup de questions et il était vraiment très intéressé. Et en grandissant, plus il grandit, plus il regarde aussi tout ce qui est YouTube, tout ce qui est des YouTubeurs qui parlent de jeux vidéo. Il s'y connaît, mais moi, je suis choquée.
- Speaker #2
Comme il a découvert, c'est en nous regardant jouer, surtout. Il nous a posé énormément de questions, savoir pourquoi le personnage fait ça, comment on fait pour se déplacer. Il nous a posé énormément de questions là-dessus. Et après, on a essayé de le faire jouer un peu, lui expliquer un peu. Bon, il a préféré plus la console que l'ordinateur, on dira. On est des gamers de nez.
- Speaker #1
Alors à 4 ans, oui, c'était plus éducatif. À apprendre les lettres, à sauter. Il fallait que ça bouge et en même temps qu'il apprenne. Ce qu'on fait aussi avec notre petit dernier de 6 ans. Et au fur et à mesure qu'il grandissait, on est passé à l'évolution. Par rapport à lui, à son évolution à lui. C'est quand je dis son âge, c'est quand ils sont vraiment enfants-enfants. Et après, par rapport à son évolution mentale et son évolution personnelle, il peut jouer à des jeux un peu plus violents à l'heure d'aujourd'hui, malgré qu'il ait 10 ans. Mais ça dépend de son mental, on va dire.
- Speaker #2
Il fait jouer aussi à la Wii U, à Wii Sports. en faisant du sport et tout. On lui avait fait découvrir les jeux, les lettres. C'est aussi un jeu qui, à partir de 4 ans jusqu'à 7 ans.
- Speaker #1
Sincèrement, j'étais fière. J'étais vraiment très fière parce que ma lignée continue, on va dire. Et puis, comme je vais répéter de son évolution, j'ai vu mon fils s'épanouir, j'ai vu mon fils sourire, j'ai vu mon fils qui était très introverti, et d'un coup se rouvrir au monde. Mais même si c'est un monde différent que le nôtre, il est complètement différent.
- Speaker #2
Ça change complètement un gamin. Moi, je le vois, même avec le petit dernier qui joue un peu et tout. Il s'ouvre de plus en plus. Il s'est braqué énormément maintenant, beaucoup moins. Il arrive mieux à s'exprimer. Quand il essaie de nous parler d'un jeu, on le laisse s'exprimer là-dessus, nous expliquer le jeu, qu'on arrive à le comprendre. Et après, on voit si c'est possible ou pas.
- Speaker #1
La règle première, si tu entends une personne te parler d'une manière qu'il ne faut pas, tu dois couper tout contact avec cette personne-là. La règle qui suit, c'est déjà tu dois me dire avec qui tu parles sur le jeu vidéo. Je dois être au courant de tout en fait, concernant tout ce qui est interaction avec X personnes. Et après, la règle aussi qui est très importante, tu t'énerves, tu arrêtes. Il faut rester calme dans le jeu vidéo. On a le droit d'avoir des pics de colère parce qu'on a perdu ou parce que ça arrive à tout le monde, moi la première, mais il y a colère et colère. Et si tu as trop de colère, tu arrêtes parce que c'est un jeu, c'est fait pour être dans la joie et non dans la colère. Et c'est très important aussi. Vis-à-vis de l'école, pareil, j'ai vu des points positifs. En fait, son cerveau, j'ai l'impression qu'il est moins papillon parce que j'ai appelé mon enfant papillon. Il était très, très dans la lune. Il y est toujours, mais il est plus réactif. Il apprend plus facilement. Son cerveau, j'ai l'impression qu'il s'est ouvert au monde de l'apprentissage. Il n'est pas excellent, mais il n'est plus dans les cancres. Donc, je suis contente. Le monde entier a tendance à dire que les jeux vidéo abrutissent les enfants ou l'être humain en général, que non justement, ça dépend qui sait, ça dépend comment on l'amène. Mais non, moi mon fils en tout cas, ça ne l'a pas abruti, bien au contraire, ça l'a ouvert vraiment sur l'apprentissage.
- Speaker #2
Comme par exemple, là on a un ami qui a un enfant qui a maintenant 15 ans, il a appris à parler l'anglais juste un jour et il parle super bien l'anglais.
- Speaker #1
Il parle même aux américains.
- Speaker #2
Oui.
- Speaker #1
Concernant notre enfant. Pour moi, c'est positif. C'est positif parce qu'il a évolué très bien. Après, je pourrais revenir sur du neutre. Il n'arrive plus à gérer lui-même son caractère, on va dire. Et c'est à moi de revenir sur place.
- Speaker #2
Moi, le positif, c'est que les enfants se découvrent dans certains points. Parce qu'il y a certains jeux qui les ouvrent là-dessus. Par exemple, il y a des jeux de chasse au trésor. Il y a plein de jeux variés, en fait, qui peuvent se trouver en même temps, pas un travail, mais un plaisir à faire. Moi, c'est là-dessus que je vois. Moi, par exemple, quand je jouais à World of Warcraft, pour moi, c'était la découverte des mondes, des trucs comme ça. J'ai toujours adoré là-dessus. Après, il y a un vieux jeu que je jouais avant, c'était Ritting, qui parlait de la guerre navale, des trucs comme ça. Et j'ai tout appris là-dessus, par rapport aux vieux bateaux, les vieilles guerres. J'ai appris mon histoire là-dessus.
- Speaker #1
Moi, ce qui m'inquiète, oui, c'est les prédateurs extérieurs. et les prédateurs tout court. L'addiction qui peut, oui, venir sur un enfant s'il n'est pas, ou même un adulte de toute façon, s'il ne se met pas des limites ou s'il n'y a pas de limites données par ses parents. En fait, je n'ai pas grand-chose en négatif concernant les jeux vidéo. C'est les prédateurs et le temps de jeu qu'il faut vraiment limiter. Les impulsions qu'on peut avoir dans un jeu vidéo qu'il faut absolument apprendre très rapidement à ne pas gérer, on va dire. Enfin, apprendre à gérer ces impulsions dans le jeu vidéo. C'est les seuls points négatifs que je peux dire.
- Speaker #2
Après, dans le positif, ce que je pourrais dire, si on découvre plein de choses. On peut parler comme avec des Anglais, des Japonais, n'importe quoi, n'importe quelle langue. À formes d'écouter, on peut apprendre beaucoup de choses. Même niveau réaction, réactivité. On peut apprendre à lire, on peut apprendre à écrire parce qu'il y a certains jours, il faut lire les quêtes. Répondre en écrivant, c'est interactif.
- Speaker #1
Moi, pour ajouter les points positifs, c'est pour venir à l'histoire de la langue. On peut parler avec le monde entier en français, en anglais. En fait, on ouvre notre large d'amitié. autre que notre ville. On est vraiment... Moi, par exemple, j'ai une amie, elle est en Suisse et on est en communication régulièrement parce que même si on ne joue pas, on est en communication. Et elle est en Suisse, c'est waouh. Donc un jour, je peux aller chez elle comme elle, elle pourra venir chez moi. J'ai d'autres amies qui sont venus me voir. On est ouvert plus large et c'est ça qui est aussi positif. Sur les points négatifs, on va y aller directement en fait. Moi, par exemple, pour les prédateurs, comme j'ai expliqué, je crois, tout à l'heure, je leur dis. Si vous entendez des mots qui ne vous conviennent pas, si c'est un adulte qui vous parle, si vous posez des questions personnelles, si vous demandez où est-ce que vous habitez, soit vous ne répondez pas, soit vous coupez une leçon du casque, soit vous mentez sur qui vous êtes. Parce que l'adulte peut jouer aussi avec un enfant et ils ont du mal à couper le lien avec l'enfant avec qui ils sont en train de jouer. Donc c'est un peu compliqué. Si, imaginons, l'enfant vit à Paris, il ne dit pas le mot Paris. Moi, je vis à Bruxelles. Il doit dire l'opposé de là où est-ce qu'il est. Il y a des parents, oui, même si c'est faux, s'il vit qu'avec maman, il vit aussi avec papa. Là-dessus, je suis anti-mensonge, mais là-dessus, je veux qu'il mente. C'est vraiment la protection que je leur donne. je leur demande de faire exactement ensuite quelles sont les règles si je dis stop c'est stop si pour moi t'as joué assez de temps c'est stop et après ne pas crier c'est tout vraiment ne pas s'énerver si tu t'énerves tu dois apprendre à t'arrêter à couper le jeu si t'y arrives pas c'est moi qui t'arrête après c'est comme aussi les insultes là
- Speaker #2
dessus aussi quand on les voit commencer à insulter ou qu'ils se font mal parler on leur demande de couper tout parce que ça va trop loin et que ça ne sert à rien, personnellement. Sur les jeux, c'est à peu près la même chose. C'est dès qu'ils s'énervent de trop ou qu'il y a des personnes qui posent des questions par rapport à « C'est quoi ton numéro de carte bancaire ? Tu peux m'envoyer des sous ? » Non, je ne veux pas. Il ne faut surtout pas là-dessus. J'ai un ami qui, malheureusement, s'est fait couillonner le dessus une ou deux fois. Il a du mal à retenir la leçon, mais il s'est fait pirater son compte bancaire complètement. donc voilà c'est pour ça que moi c'est négatif là dessus
- Speaker #1
Non parce que justement les règles sont tellement dites vraiment sévères on va dire qu'en fait naturellement ils ont toujours fait en fait ce que je leur ai demandé ils sont même venus me voir en me disant mon maman on leur a coupé parce que j'ai pas aimé la manière comme ça se parlait et j'ai même quitté le groupe je les ai emmenés à se protéger eux-mêmes en leur disant des règles Que s'ils ne suivaient pas les règles, ils n'allaient plus avoir de jeux vidéo. Donc ça, c'est un truc qui leur font peur, malheureusement. Mais c'est du chantage, soit, mais d'eux-mêmes, ils se sont défendus, en fait. Donc, je n'ai jamais vraiment eu peur. Capable pour le moment. Donc, je ne peux pas vraiment dire de situation.
- Speaker #2
La plupart, quand il vient jouer, il est à la maison, quoi que ce soit. Il est avec nous sur notre Discord. Donc, il n'est pas avec d'autres personnes. Le canal principal du jeu est coupé. Pour moi, c'est plutôt comme ça pour l'instant. Tant qu'il n'arrive pas à un certain âge, qu'il a bien tout assimilé. On va dire les deux. Moi, personnellement, les deux, parce qu'il faut toujours avoir une petite méfiance là-dessus. Parce qu'on ne sait jamais. Un enfant peut changer de manière d'être ou de réaction. Les réseaux de jeux et tout, il faut toujours être méfiant là-dessus. Il y a certaines personnes qui sont bienveillantes, d'autres pas du tout. Donc, il faut faire attention toujours. Pour l'instant, il est avec nous sur notre canal. Il n'est pas avec d'autres personnes pour l'instant. Après, à ce moment-là, quand il sera sur d'autres canals, on fera un peu plus attention avec qui il parle et tout.
- Speaker #1
Je dirais pareil, un peu des deux. Alors, je suis rassurée dans le sens, on les a accompagnés, je dis bien le mollet parce qu'ils sont plusieurs à jouer dans notre famille, on les a accompagnés à se protéger. Donc là-dessus, je suis rassurée. Après, plus on entend parler de jeux vidéo, plus on entend des protections qui se font au fur et à mesure. Elles ne sont peut-être pas encore invincibles, mais il y a des protections. Et puis, c'est à nous, parents, de toute façon, de faire en fonction qu'il y ait des protections derrière. Et je suis rassurée aussi dans le sens où, bon, OK, ils disent, par exemple, un jeu interdit de moins de 18 ans, moins de 16 ans, mais ça, je maintiens que ça reste toujours dans le mental de l'enfant. et dans le suivi des parents. Donc oui, mon enfant, par exemple, peut jouer avec un jeu vidéo de moins de 18 ans, moins de 16 ans, malgré qu'il n'ait que 10 ans, parce que je reste derrière lui et que son mental a suivi en fonction de ça. Point négatif, je rejoins ce que disait JC sur un point, ça restera en fonction de comment il va réagir lui. S'il vient devenir négatif dans sa vie personnelle, dans sa vie de tous les jours, il arrêtera ce jeu-là. Soit ce n'est pas encore le bon moment, soit tu n'es pas assez mature mentalement, soit tu n'es pas prêt du tout. Donc un jeu vidéo, oui. peut faire devenir quelqu'un, peut faire changer un enfant ou une personne, mais toujours pareil, il faut un suivi derrière et dire stop pour le moment, ce n'est pas le moment pour ce jeu-là.
- Speaker #2
On va dire que les jeux, c'est devenu un peu l'avenir, sur certains points. Là-dessus, on ne peut rien y faire. À fond de mesure, on rentre dans les jeux de plus en plus. Il y a beaucoup d'espace là-dessus qui commence à s'ouvrir au niveau travail, les créations de jeux, les testeurs, il y a tout ça. Et on ne peut pas empêcher un enfant entièrement de jouer. C'est surtout qu'il faut les apprendre quand ils sont jeunes. Au moins, ils savent plus tard sur quoi se baser.
- Speaker #1
Nolan, lui qui veut devenir YouTuber, il saura de quoi il parle. Parce que ça aussi, encore le veuille ou non, YouTuber est devenu un métier. TikToker est devenu un métier. N'ayez pas peur.
- Speaker #2
Oui, n'ayez pas peur. Suivez votre enfant autant que vous pouvez.
- Speaker #1
Les règles resteront les règles, mais ayez confiance. Il n'y a qu'enfance en vous et en votre enfant.
- Speaker #3
Moi je m'appelle Jean-Pascal Priguerlandi, je suis professeur de technologie au Collège de Calvi, je suis aussi intervenant pour le CLIMI, c'est le Centre de Liaison et de l'Information aux Médias de l'Éducation Nationale, et je suis passionné de jeux vidéo depuis très très longtemps, et je suis membre d'une association qui s'appelle Fantasia, qui s'occupe de promouvoir dans les grandes lignes la culture de jeux vidéo et tous les bienfaits que peuvent avoir les jeux vidéo sur les enfants, les adultes, et dans le monde du travail et la culture en général. Déjà c'est pour des raisons psychologiques et neurologiques Un jeu vidéo, quand tu joues à un jeu vidéo C'est des récompenses un peu immédiates Il y a un sociologue et un psychologue Je ne vais pas dire le nom parce qu'il est imprononçable Mais par exemple ça s'appelle le flow On a ça dans le sport, dans la cuisine Parfois c'est un état de concentration extrait Quand tu fais quelque chose Comme c'est valorisant pour ta concentration Par exemple pour ton aspect cognitif C'est-à-dire je vais arriver à me dépasser Je suis dans un état de concentration intense. C'est un effet qu'on appelle dopaminergique, c'est-à-dire génère de la dopamine. Peut-être qu'on va en reparler d'ailleurs, parce que c'est peut-être parfois un problème dans certains jeux vidéo. La dopamine, c'est un peu un neurotransmetteur ultra-puissant. Les homo sapiens se virent avec ça tout le temps. Tu sens un croissant bien chaud le matin, c'est de la dopamine. Tu écoutes de la musique que t'adores, c'est de la dopamine. Mais dans le jeu vidéo, tu as cet effet dopaminergique pour plein de choses, et c'est pour ça qu'on est attiré par ça. Ça, c'est neurologique. Et après, pour plein d'autres raisons, pour l'effet social, tu peux te faire beaucoup d'amis sur les réseaux sociaux, tu peux trouver des compétences que tu n'as pas à travers la vie « réelle » . Ça peut te permettre de pouvoir t'accepter, si on parle des adolescents, de pouvoir te dire « tiens, dans la vraie vie, c'est un peu compliqué à l'école, ça arrive » . Dans le jeu vidéo, c'est autre chose, c'est mon avatar, c'est-à-dire ma représentation numérique qui est... plus fort, plus intelligent, tout ce que tu veux. Alors ça aussi, il y a toujours les bons et les mauvais côtés. Peut-être qu'on en reparlera tout à l'heure. Pourquoi ça plaît les jeux vidéo ? Parce que, pour être simple, je pense tout simplement parce que c'est très cool. Je crois que ça va s'arrêter là à la fin, parce que ça plaît. Moi je suis professeur, je ne suis pas psychologue, donc tout ce que je dis là, j'essaye de le vérifier par la science. Et le jeu vidéo est un média très récent. Donc les études ne font pas tout consensus. Pour celles qui font consensus... que ça amène les jeux vidéo. On en a parlé tout à l'heure, c'est tous les aspects sociaux, c'est-à-dire pouvoir s'exprimer plus facilement avec les gens, avoir plus confiance en soi, apprendre des langues étrangères. C'est aussi où on note vraiment une implication réelle dans la langue d'entraînement puisqu'on la pratique dans une action. On note aussi des réflexes améliorés. la vision des objets à grande vitesse. C'est un peu compliqué, c'est-à-dire que tout ce qui est déplacement dans l'espace, on fait le meilleur conducteur, pour être un peu plus dans l'exemple, c'est-à-dire qu'on voit les choses arriver plus rapidement. On sait qu'on a fait une étude et ressorti il y a quelque temps, je crois que ça fait un mois, on a comparé des chirurgiens qui sont joueurs de jeux vidéo et non joueurs vidéo, et on note une amélioration de la précision des chirurgiens qui jouent aux jeux vidéo. Donc ça, c'est pour les effets, on va dire, physiques et biologiques. Après, la liste serait trop longue. C'est comme si on... Quels sont les bienfaits de la musique ? Quels sont les bienfaits de la littérature ? Je veux dire, c'est infini. Après, le problème du jeu vidéo, c'est qu'on n'a pas encore notre mot à nous. C'est-à-dire, jeu vidéo, parfois... Alors, il y en a qui ne sont pas d'accord avec moi, mais parfois, je trouve que c'est un mot un peu péjoratif. Jeu vidéo, on s'amuse sur la télé, alors que c'est un art. Alors, quel est le bénéfice d'un art sur un être humain ? Là, on peut faire une énorme liste. Autant que la littérature, le cinéma, la musique, la cuisine ou tout ce que vous voulez, le jeu vidéo, ça vous apporte en plus des aspects physiques et des aspects culturels que vous n'avez pas dans d'autres médias et que vous l'avez pile dans le jeu vidéo. Alors, les aspects négatifs du jeu vidéo. C'est toujours un peu compliqué pour moi d'en parler parce qu'évidemment, il y en a. Et le problème des études, c'est que comme c'est un média récent et qu'on a... pas le recul encore nécessaire, on a tendance à faire plus la focale sur les méfaits du jeu vidéo. Alors ça fait longtemps qu'on étudie, contrairement à ce qu'on pense, ça fait déjà très longtemps qu'on étudie les jeux vidéo et l'impact psychologique qu'ont les jeux vidéo. Ça a commencé déjà dans les années 80, avec les salles d'arcade et Space Invaders, ça a commencé déjà. Mais il y a eu une montée dans les premiers MMORPG, alors ce sont les jeux en ligne, massivement multijoueurs. Un qui a commencé à créer des problèmes, où on a commencé à l'étudier, ça a été EverQuest, qui a été surnommé d'ailleurs EverCrack. puisque ça a eu un effet d'addiction qui est proche, dans certains aspects, de l'addiction qu'on peut avoir avec les drogues dures. Donc des effets dopaminergiques, parce que ça fait pareil. Donc les effets négatifs sont situés à ce niveau-là, c'est-à-dire à quel point le jeu vidéo peut prendre sur ta vie. Par contre, il y a un mauvais jugement qu'on a souvent, c'est le nombre d'heures qu'on peut passer sur un jeu vidéo. Et là, pour le coup, il y a un consensus. Le nombre d'heures de jeux que tu passes sur un jeu vidéo ne peut pas être considéré comme un critère fiable. pour juger si tu as un problème de jeu ou pas. Ça, c'est vraiment... Il y a un consensus scientifique là-dessus. Tu peux jouer... une heure par jour et avoir des problèmes liés à ta consommation de jeux vidéo. Mais tu peux jouer, j'exagère, mais 5 ou 6 heures par jour et au contraire, être tout à fait stable et avoir une utilisation du jeu intensive, mais pas problématique. Alors, il y a des critères pour savoir si on a des problèmes liés à ça. Le sommeil, est-ce que le jeu vidéo vous décale dans le sommeil ? Est-ce que ça commence à se décaler ? Est-ce qu'un enfant ou un adulte ne va pas maser que sur les enfants ? Mais un adulte va se décaler, tu vas mettre plus de temps à jouer. que dormir. Il y a l'école, ça c'est plus pour les enfants. Est-ce que le jeu vidéo fait en sorte que les moyennes baissent ? Parce que ça, vraiment, ça vient du jeu vidéo. Là aussi, c'est compliqué. Est-ce que c'est le jeu vidéo qui fait baisser les notes ? Ou est-ce que c'est des problèmes à la maison ? Est-ce que c'est des problèmes à l'école ? Est-ce que les problèmes à l'école, ils sont gérés par le jeu vidéo pour que ça se passe mieux ? Pour ça, c'est très complexe. On parle de psychologie humaine et là, il faut vraiment parler à un psychiatre, à un psychologue. Moi, je dis en tant que connaisseur de jeu vidéo. Il y a l'école et puis il y a les amis. Est-ce que les amis Merci. qu'on a dans le jeu vidéo sont plus des amis en ligne que des amis dans la vraie vie ? Est-ce qu'on a tendance à favoriser ces amis en ligne beaucoup plus que ces amis dans la vie réelle ? Alors attention, on peut avoir des amis réels auxquels on joue le soir avec. Là aussi, c'est compliqué. Après, il y a les humeurs. Est-ce que quand on dit à un enfant « écoute, éteins » , est-ce qu'il éteint ? Ou est-ce que ça devient de plus en plus compliqué ? Est-ce que ça génère de l'anxiété ? Est-ce qu'à chaque fois qu'il sait qu'il va éteindre, il devient anxieux, il devient énervé ? Est-ce que le fait qu'on lui dise qu'aujourd'hui, tu ne vas pas pouvoir avoir accès à un jeu vidéo ou à un écran, est-ce que ça va créer de l'anxiété ? Ça va créer un problème éthique ? Puis après, il y a le corps. Est-ce qu'on est négligé ? Est-ce qu'on a tendance à avoir une hygiène un peu plus... Pour les adolescents, c'est toujours un peu compliqué. Est-ce qu'on a tendance à moins se laver, à grignoter, à avoir une prise de poids ou une perte de poids liée aux jeux vidéo ? Ce sont des critères qui ont été reconnus il n'y a pas très longtemps puisque ce qu'on appelle le gaming disorder, c'est une maladie qui a été maintenant déclarée par l'OMS. Je crois que c'est en 2017, mais je ne vais pas dire de bêtises. Et donc, ces critères-là sont un peu quelque chose qui nous permet de voir si on a un problème avec le jeu vidéo. Mais là encore, parfois, comme le jeu vidéo, c'est en ligne, est-ce que c'est pas Le jeu vidéo, est-ce que c'est les réseaux sociaux ? C'est vraiment toujours sur le tranchant. Donc les méfaits du jeu vidéo, c'est est-ce que, comme tout comportement addictologique, addictogène, je ne sais pas comment expliquer, a des répercussions, des résonances sur notre vie réelle ? Et si c'est le cas, il y a un problème. Ce dont on a parlé juste avant, s'il n'y a pas de problème avec ses amis, pas de problème avec son corps, ça le valorise, etc., il n'y a pas de problème. C'est un art comme un autre. Ça se passe un peu mieux parce qu'aujourd'hui, c'est plus... facile d'expliquer ça puisque beaucoup de parents sont joueurs ça fait partie de la culture populaire contrairement à ce qu'on peut entendre c'est pas du tout niche aujourd'hui si on prend économiquement les jeux vidéo c'est le cinéma et la musique réunis en termes de marché pécunier donc c'est quelque chose qui fait partie de la culture populaire tout le monde connait Mario ceux qui ne connaissent pas Mario il faut vraiment qu'ils consultent aussi mais voilà Mario, Sonic tout ça ça fait partie de notre culture populaire Minecraft si je dis Minecraft aujourd'hui tout le monde connait Minecraft tous les enfants connaissent Minecraft Donc s'il n'y a pas d'impact et si c'est valorisant, il n'y a pas comme la lecture, etc., il n'y a pas de souci à se faire. Au contraire, j'ai envie de dire, même il va pouvoir modifier ses comportements cérébraux, il va créer de nouveaux neurones, etc. Moi, jusqu'à 17 ans, parce que le préfrontal s'arrête à 25 ans, je crois. Donc il va pouvoir générer d'autres compétences qu'il ne pourrait pas avoir avec d'autres médias comme la littérature, etc. Alors comment poser un cadre sans conflit ? Bon là, je n'ai pas... de solutions magiques. Je pense qu'il n'y en a pas d'ailleurs de solutions magiques. Les humains, ils sont assez complexes pour avoir plusieurs solutions à un problème. Il y a quelques conseils qui sont donnés par des psychologues, des sociologues, etc. Mais après, il faut toujours les adapter. Quand on a un enfant, un nouveau-né, ça arrive, tout le monde dit, ouais, il faut le tenir comme ça, il faut le mettre sur le dos, il faut le mettre sur le ventre. Personne ne sait vivre finalement. Et puis après, en tant que parent, on trouve une solution. Là, c'est un peu pareil. Il y a Tisseron qui a fait la théorie. Beaucoup aussi réseaux sociaux internet, c'est 3, 6, 9, 12, c'est-à-dire pas d'écran avant 3 ans, pas de console portable, de choses portables avant 6 ans, pas d'internet seul sans accompagnement en dessous de 9 ans. Et à partir de 12 ans, on va commencer à accompagner, à faire une éducation numérique. Alors l'éducation générale le fait, nous on le fait au collège, pour apprendre à utiliser les médias et en particulier les réseaux sociaux et les jeux vidéo. Après, le mieux à mon avis, c'est déjà de savoir à quoi joue l'enfant. à essayer d'avoir un recul nécessaire, de s'intéresser à ce à quoi il joue. Est-ce que je connais ce jeu ? Est-ce que je joue ? Et puis le mieux, c'est de jouer avec. Co-jouer avec son enfant, sa famille, etc. Je crois que c'est le mieux possible, parce qu'on est acteur de quelque chose, on vit une aventure finalement ensemble. Il y a des jeux magnifiques pour ça, pour créer des choses ensemble, qui font qu'il n'y a pas beaucoup d'autres arts comme ça, où on peut fabriquer une histoire tous ensemble. C'est une utilisation un peu particulière, quoi. Si vous jouez... Alors j'en fais souvent la publicité, mais j'adore un jeu. même s'il y aurait des choses à dire, qui s'appelle Star New Valley. Et c'est quelque chose où on peut se mettre ensemble et créer une histoire tous ensemble, créer sa ferme, son machin, puis dire moi je pars d'un côté, je reviens là. Puis vous avez certains jeux en ligne où vous allez pouvoir faire une aventure et finalement vous êtes à la maison, votre cerveau, la puissance du cerveau humain fait que l'imaginaire il dépasse l'entendement. Donc le co-jeu c'est très important, à mon avis. Bon là il y a quand même un consensus, c'est quand même dit par la science. Le cadre qu'on peut faire, pourquoi ça doit venir de la dupe ? Il faut déjà demander à l'enfant, voilà, écoute, je pense que tu joues un peu trop, je t'explique pourquoi. C'est le cirque. Pourquoi tu joues ? Je pense que tu joues un peu trop. Est-ce que tu pourrais imaginer une limite pour ton temps ? Si tu mets toi la limite, quand ça vient de l'enfant, c'est toujours un peu plus facile de l'accepter, puisque c'est lui qui a décidé. Alors attention, si c'est un jeu vraiment bien, ça va être compliqué pour l'arrêter. Il y a un truc en tant que joueur qui me frustre particulièrement, sans n'en parler de la frustration, mais le jeu vidéo, contrairement à ce qu'on pense, ça aide aussi à gérer la frustration, c'est de couper le jeu d'un coup. Et voilà ! Tu joues une heure, on a dit une heure, allez, on coupe d'un coup. Ça, c'est extrêmement frustrant. Donc, il faut aussi comprendre le jeu, dire voilà, j'ai lancé une partie, je suis avec des amis, elle se finit dans, je dis une bêtise, dans 5-10 minutes. Est-ce que je peux finir la partie, s'il te plaît ? On ne peut pas couper le truc comme ça. C'est comme si tu vois un film, et d'un coup, avant la fin du film, on coupe la fin. Attends, qu'est-ce que c'est que cette histoire ? Là, c'est pareil. Il faut être un peu bienveillant quand même avec ça, avec le temps passé. Et encore une fois, Le temps ne peut pas être... un sujet sur il passe trop de temps, donc c'est un problème. C'est un problème si ce temps passé lui crée des problèmes dans sa tête, sinon c'est le contraire. Par contre, il y a autre chose où là, vraiment, je conseille aux parents de bien réfléchir, c'est la notion de ce qu'on appelle les dark patterns, c'est-à-dire ce sont des choses qui sont faites par des développeurs pas super bien intentionnés, qui sont faits exprès pour créer de l'engagement, c'est-à-dire pour qu'un enfant, et c'est surtout les enfants entre 13 et 17 ans, parce que c'est là qu'ils sont le plus influençables. On va créer dans ce qu'on appelle le gameplay, c'est-à-dire le game design, c'est-à-dire tout ce qui fait la manière dont on va jouer à un jeu vidéo, des choses qui sont faites exprès pour qu'un individu reste collé à l'écran et générer de la frustration. Alors il y en a plein. Par exemple, il y a les faux mots. Si tu vas avoir un bonus pendant de tel jour à tel jour, si tu ne viens pas te connecter là, tu ne l'auras pas. Donc toujours la perte fire. of missing out, je ne suis pas un super accent anglais mais bon, la peur d'avoir perdu quelque chose les season pass etc, donc ça c'est les dark pattern et vous les retrouvez quasiment exclusivement dans les jeux gratuits donc moi c'est vraiment, ça c'est personnel je vous conseille très très fortement de ne pas avoir des jeux gratuits, ce qu'on appelle les free to play, parce que c'est obligatoire, derrière il va y avoir des dark pattern qui vont faire en sorte que l'enfant va devoir, ou l'adulte va devoir rester longtemps dessus et Il faut être assez humble avec ça. Les gens qui font ça sont beaucoup plus malins que vous. C'est leur métier. Ils sont financés pour ça. Et le but, c'est qu'ils génèrent de l'argent avec l'engagement. Donc, les Roblox, les Fortnite, les Brawl Stars, choses comme ça, ça, c'est mon opinion personnelle. Ça devrait être interdit. Et je pense que la loi devrait commencer à se poser sur ce genre de, ce que j'appelle moi, des trafiquants numériques. Pour moi, c'est pareil que la cigarette ou la puff ou l'alcool. On est vigilant là-dessus. Il faut être vigilant sur les jeux gratuits. Quand tu vas au cinéma, tu as une manière de voir un film qui est partagé quasiment par tout le monde. Alors évidemment, tu peux voir ton film avec ton pilou-pilou et tes pop-corns à la maison ou au cinéma. Mais la manière de voir le film, elle ne va pas être différente si tu vas avoir des sensations différentes, c'est sûr. Une manière de lire un livre, à moins que tu aies une manière originale de lire un livre sur une liseuse ou à l'enfer au sein d'un hamac, bon, ça d'accord. le jeu vidéo c'est un peu différent c'est à dire que les jeux peuvent être différents mais pas que dans l'aspect visuel, dans la manière de jouer dans les parties de ton cerveau que tu vas utiliser un jeu de stratégie tu vas pas jouer de la même manière qu'un FPS, un shooter extrêmement rapide, tu vas développer d'autres compétences sur des logistiques un jeu en ligne, massivement multijoueur si t'es chef de guilde par exemple tu vas devoir gérer parfois 10, 20, 30 et parfois des milliers de personnes pour leur faire, voilà, on va y aller, leur agenda. Ce soir, on va aller là, qui s'occupe de ça ? Donc, ça permet de faire aussi des compétences qui sont organisationnelles assez complexes. Il y a beaucoup de personnes qui sont maintenant gérants d'entreprises et d'avoir une guide sur World of Warcraft, ça leur a aidé après, par la suite. Donc, ce n'est pas parce que Fortnite est un jeu dangereux, je pense qu'il est dangereux, je pense qu'il faut vraiment l'interdire si tu n'es pas adulte, à moins de 18 ans, que c'est le jeu vidéo. Le jeu vidéo, c'est des médias différents. c'est très compliqué on peut pas comparer Zelda avec Fortnite on peut pas comparer Fortnite avec Quake 3 par exemple il y a plein de jeux comme ça qu'on peut pas comparer ce sont des médias différents votre manière de jouer est différente donc c'est pour ça que c'est compliqué c'est pas homogène un jeu vidéo c'est un art qui est complexe c'est un art qui est pas au dessus des autres c'est pas du tout ce que je dis mais vous avez plein de choses qui rentrent en jeu Et je pense que nous, à Fantasia, on essaye de faire comprendre ça, la ludopédagogie, c'est-à-dire que notre apprentissage de tout ce que tu fais dans la vie, il est basé sur le jeu. Homo ludens, on appelle ça. On apprend mieux en jouant. Et ce n'est pas parce qu'on joue que ce n'est pas sérieux. On apprend mieux en jouant. Et nous, on aimerait que les adultes et les enfants créent des jeux. Pourquoi ? Parce que ça va leur permettre de faire de la musique. Ils vont se mettre à faire de la musique. Ça va leur permettre de faire du dialogue, d'écrire du texte. Donc, ils vont pouvoir le faire. De dessiner, ils vont pouvoir le faire. Ils aiment bien le code, ils vont pouvoir faire des maths. Ils vont pouvoir faire un peu ce qu'ils veulent Et puis ils peuvent même faire tout à la fois Même s'ils sont pas experts dans tout Ils ont créé quelque chose de plein d'univers différents C'est pour ça que ça me fatigue toujours Ça m'énerve toujours de résumer le jeu vidéo A quelque chose d'un peu Le jeu vidéo fait partie Intensément D'Homo Sapiens Je pense que si on jouait plus Si on s'affrontait plus sur un Street Fighter Le monde serait beaucoup plus calme A mon avis A mon avis. Si on réglait tous nos problèmes sur une bonne baston sur Street Fighter 2, je pense que ça serait plus sympa que d'aller se frapper dans la rue. Il ne faut pas faire d'amalgame, dire voilà, ça c'est pas bien, parce qu'il y a ce jeu-là, donc c'est dangereux. Il ne faut pas, ça va passer avec le temps. On a eu ça avec les jeux de rôle, début Dangerous et Dragons, c'était un truc sataniste, je ne sais pas quoi. Le jeu vidéo est au moins un art majeur qui doit être, et on essaye de faire ça nous ici en Corse par exemple, pour l'émancipation de la longue course. Quel est le meilleur recteur que le jeu vidéo ? pour pouvoir irriguer, faire rayonner la langue corse dans le monde entier. Il n'y en a pas beaucoup. Vraiment, j'adore le cynos et tout, mais il n'y en a pas beaucoup. Être actif avec une langue, c'est différent. Les Japonais l'ont compris, les Américains l'ont compris. Est-ce que la Corse va le comprendre un jour ? J'espère. Nous, on milite pour ça. Mais voilà, c'est un vecteur culturel très puissant, le jeu vidéo. C'est une question simple, mais elle est très difficile à répondre. Parce que ce n'est pas que ça, en fait. Je ne peux pas le résumer à quelque chose sur un écran. Parce que ce n'est pas ça. parce que si c'était juste quelque chose sur un écran j'y jouerais pas en fait un jeu vidéo c'est comment on peut se retrouver à être différemment les mêmes dans un endroit qui n'existe que dans notre imaginaire je peux pas le résumer à tu prends une manette, tu joues, donnez moi vos noms qui ne connait pas les jeux vidéo ? c'est pour ça qu'il nous faut un mot pour expliquer ça je peux pas le résumer qu'à un jeu sur un écran, parce que même avec une Switch, maintenant tu bouges derrière ta télé, tu as un casque, tu parles à tes copains, il n'y a pas que les yeux, il y a le son, il y a des gens qui sont en situation de handicap, qui se servent du jeu pour pouvoir développer même des mouvements, maintenant on peut jouer avec la pensée, il y a des gens qui sont totalement tétraplégiques, qui peuvent jouer avec la pensée, c'est sorti récemment. Donc je ne vais pas les définir, s'il y a des gens qui ne connaissent pas le jeu vidéo, je pense que jouez-y, comme ça vous saurez.