- Speaker #0
Bienvenue sur Marketing Square, le rendez-vous du gros marketing. Le gros, c'est un marketing qui sort des clous, qui se réinvente, qui se renouvelle. C'est aussi un mindset qui repose sur l'envie de se dépasser, de se détacher de ses opinions une bonne fois pour toutes et d'apprendre en continu. Si tu te reconnais dans cette description, que tu sois débutant ou expert, abonne-toi. Ce podcast va devenir ton meilleur allié. Envie de maximiser votre temps et vos efforts sur les réseaux sociaux ? Découvrez Metricool, l'outil tout-en-un. pour vous simplifier la vie. Plus besoin d'avoir des yeux dans le dos à jongler entre tous vos canaux. Metricool est la solution facile à utiliser pour analyser vos performances sur tous les réseaux sociaux. Alors transformez et centralisez maintenant votre gestion des réseaux sociaux. Rendez-vous sur metricool.com slash marketing square pour voir ce qu'on vous a concocté. Bon épisode ! Aujourd'hui, je suis accompagnée de Christelle Defoucault, qui va nous raconter son déclic, comment elle s'est lancée en tant qu'indépendante. Un coup de bambou pas prévu, pas prémédité, mais qui finalement a changé son destin à jamais.
- Speaker #1
Merci de me recevoir Caroline.
- Speaker #0
Avec plaisir, tu connaissais ce studio bien avant cette émission. Au moment où j'ai fait mon studio, on est allé déjeuner ensemble et je t'ai dit, est-ce que je peux te montrer ? ce dans quoi j'ai mis toutes mes économies de l'année. Et tu étais venue ici, du coup, voir les prémices, en fait, du studio The Square qui accueille l'agence personnelle. Et j'avais trouvé que l'idée était top. Et je t'ai dit,
- Speaker #1
vas-y, fonce, go.
- Speaker #0
Merci, Christelle. Tu sais combien tu as compté aujourd'hui. Tu es un peu la marraine de LinkedIn. Donc, je suis hyper contente de te recevoir aujourd'hui. On peut se dire, mais Christelle, elle a toujours fait des RH. Elle est tombée dans la marmite en étant petite. Eh bien, pas du tout. Tu t'es surtout pris à un véritable coup de bambou. à un moment inopiné dans ta vie, un petit peu comme une chute. Et finalement, c'est ça qui a fait que tu as rebondi et que tu es devenu le personnage public et l'entrepreneur en privé qu'on connaît de toi aujourd'hui.
- Speaker #1
Mais c'est exactement ça. Un peu avant 50 ans, je me suis réveillée un matin et je ne pouvais plus bouger les deux épaules, les deux bras. Donc, je me suis retrouvée paralysée des bras et j'ai dû subir des opérations, une de chaque côté. Et je me suis retrouvée chez moi pendant un an sans bras. Donc je sais à peu près tout faire avec les pieds, passer l'aspirateur, ouvrir des portes, tout faire, mais je trouvais que le temps était très long. Et puis à l'époque, j'étais un ancien recruteur reconverti en consultante en insertion, donc j'accompagnais des chercheurs d'emploi, c'était mon métier. Accident de parcours et je passe des journées entières, alors j'étais affalée sur mon canapé devant la télé, je regardais toutes les émissions de télé-réalité qui existaient. Et un jour, j'ai réalisé que je pouvais... Avec les bras bloqués, je pouvais quand même taper sur un ordinateur. Et je me suis dit, mais c'est ça que je vais faire, je vais peut-être écrire un livre ou écrire quelque chose. L'histoire de ma vie n'allait intéresser personne. Et je me suis dit, je sais, je vais écrire le livre dont auraient rêvé les candidats que j'accompagnais, sans langue de bois, en leur racontant vraiment tout ce qui se passe. Et je vais leur donner des vrais bons conseils, pas les conseils bullshit qu'on trouve partout. Quand je reprendrai mon travail, je leur ferai des polycopiés et puis je leur donnerai à chacun leur feuille. Et je suis partie comme ça. Je faisais une page par jour. Donc c'est très peu. Une page par jour, tu te dis mais à la fin de la journée, une seule page. Et encore à la fin de la journée, mes enfants m'aidaient à tout remettre en page puisque je ne pouvais pas utiliser la souris. Sauf que c'est la méthode des petits pas. Et moi, je crois beaucoup à cette méthode. C'est qu'il y a une première page, une deuxième page, trois pages, dix pages. Puis au bout de 100 jours. il y a 100 pages et au bout de plus de 200 jours, il y a 200 pages. Donc c'est comme ça que mon livre, mon premier livre est né. Comme je ne pouvais pas utiliser de souris, je ne pouvais pas aller sur Google. Comme je ne pouvais pas utiliser mes bras, je ne pouvais rien lire et pas tourner les pages. Donc j'ai écrit mon livre de tête. Je me suis servi de mon expérience, de celle des candidats que j'accompagnais et c'est peut-être aussi pour ça qu'il a été un peu différent. Et au bout de 300 jours, il y a une personne de ma connaissance qui m'a dit « Mais tu as un livre entre les mains ! » Moi, je comptais vraiment le donner à mes candidats. Donc, je choisis un seul éditeur. L'éditeur qui est Erol et qui correspond le plus à mon métier, à moi et à mon marché, que tu connais aussi bien. Et j'ai envoyé un seul manuscrit. Donc, ça s'appelle un tapuscrit à Erol. Et à Erol, ils ont dit, ben banco. Et voilà, l'aventure a démarré comme ça.
- Speaker #0
Et à ce moment-là, il n'y a pas de réseau social, on est d'accord.
- Speaker #1
À ce moment-là, je suis sur LinkedIn, Facebook un peu. Mais je ne communiquais pas du tout sur ce réseau. Au moment de la sortie du livre, donc en mars 2016, j'ai commencé à communiquer sur LinkedIn. Ce qui s'est passé aussi, c'est que le livre a fait le buzz, parce qu'il était écrit de façon un peu différente.
- Speaker #0
Avec les pieds ?
- Speaker #1
Écrit avec les pieds, mais c'est un livre écrit. Avec les pieds, c'est vrai pour le coup. Et donc il a fait le buzz et à ce moment-là, j'ai été conviée à de nombreuses émissions de télé, de radio. C'est comme ça que le livre était un peu connu. Et puis je me suis dit, je vais utiliser LinkedIn pour faire aussi connaître le livre. Mais pas que. J'ai une autre histoire que les gens ne connaissent pas. Donc moi, j'étais recruteur. Et puis, quand j'avais les candidats face à moi, j'avais qu'une envie, il me faisait de la peine. Donc j'aurais recruté la terre entière. Et j'avais qu'une envie, c'était de leur donner des conseils. De leur dire là, vous avez dit ça, ça vous a porté préjudice. Vous voyez, votre tenue n'est pas adaptée. Quand je vous ai dit ça, vous m'avez répondu de telle manière. J'avais envie de les aider. Ça ne plaisait pas à mon cabinet de l'époque. Et je me suis dit, si j'ai envie de faire ça, je vais le faire et je vais aller de l'autre côté. Et je suis rentrée dans un cabinet pour aider les chercheurs d'emploi. Et j'ai approché vraiment ce qu'on appelle la très grande souffrance du chercheur d'emploi. J'ai vu des gens tout perdre. en trois mois. Et j'ai vu des gens finir dans leur voiture, dans un garage, et perdre leur identité. C'est-à-dire que c'était des gens qui existaient, à partir du moment où ils n'avaient plus d'emploi, ils devenaient transparents. Et ça, on l'observe, tu as dû le voir dans les dîners, quand on demande à quelqu'un, « Et toi, qu'est-ce que tu fais ? » Si tu dis « Je suis chercheur d'emploi » , alors si tu dis « Je suis chômeur » , c'est pire que tout. Tu deviens complètement transparent, voire même pestiféré. Et ça, je l'ai approché de près. Et puis j'ai approché aussi, et là je pense que les recruteurs m'en voudront, mais je ne veux surtout pas généraliser, j'ai approché une forme de toute puissance du recruteur, qui est dans une bonne position, qui est au bon endroit, qui est du bon côté du bureau. Et j'ai approché la discrimination, j'ai approché tout ça. Et je me suis dit en 2009, si un jour j'ai la possibilité, entre guillemets, d'ouvrir ma gueule et de faire un peu changer le monde, je ne savais pas comment. Peut-être en politique, je ne sais quoi, je le ferai. Et c'était resté dans ma tête, parce que je voulais, je me disais, si on le dit, on va faire aussi, je voulais faire changer le regard des gens sur les chercheurs d'emploi et faire diminuer cette souffrance. Et donc arrive LinkedIn, mars 2016, mon livre sort, et je commence à publier, à donner des conseils. Il y a deux choses qui ont marché, c'est que je me suis adressée aux chercheurs d'emploi, mais je ne leur vendais rien, ce n'était pas mes clients. Moi, j'avais arrêté mon job puisque j'avais écrit ce livre et mes clients devenaient les entreprises. J'allais proposer mes prestations aux entreprises. Donc, je m'adressais finalement à des gens qui n'étaient pas mes clients. Donc, mes messages, il n'y avait rien derrière. Au pire, ils achetaient mon livre, mais je n'essayais pas de vendre mon livre. Donc, j'ai commencé à donner des conseils aux chercheurs d'emploi. Ça ne se faisait pas tellement sur LinkedIn et surtout, ce qui a marché sur LinkedIn, c'est que j'ai répondu aux gens. Le LinkedIn de 2016, alors ça peut paraître fou maintenant, mais le LinkedIn de 2016 en fait était utilisé, on ne publiait pas beaucoup, mais quand les gens publiaient, ils ne répondaient pas aux commentaires. Le problème, c'est que moi je m'adressais à des chercheurs d'emploi, des gens dont la pire des souffrances est le silence des recruteurs. Ils sont invisibles et ils me disaient même que le silence était parfois assourdissant. Et je me suis dit, mais attends, je vais donner des conseils aux chercheurs d'emploi. Ils vont avoir le courage de mettre des petits commentaires et je ne réponds pas. Donc, j'ai répondu à chacun. À une époque où on ne parlait même pas d'algorithme, où on ne savait même pas ce qui marchait. Et voilà, je l'ai fait parce que je l'ai senti comme ça, ça correspondait à ma cible. Et puis, je suis allée plus loin, je me suis dit, je vais aussi les aider. Donc, j'allais mettre des commentaires, j'allais donner de la visibilité. Et c'est comme ça qu'en fait, j'ai explosé sur LinkedIn.
- Speaker #0
Est-ce que la notoriété ? Ça t'a fait peur aussi, ce côté, en fait, tu vois, aujourd'hui, tu es sur les réseaux sociaux, sur LinkedIn notamment. Les réseaux sociaux, ça donne, ça prend, mais toujours de façon accélérée, encore plus que dans la vie. Est-ce que tu as ressenti parfois cette peur de tout perdre à nouveau ? Alors,
- Speaker #1
moins sur les réseaux sociaux, parce que maintenant, ça fait quand même huit ans que je pratique LinkedIn et je suis un peu guérie. Mais c'est vrai que cette notoriété éphémère, cette impression d'avoir du pouvoir et de le perdre du jour au lendemain, c'est vrai que ça peut faire peur. Je vais peut-être te choquer si je te dis que je n'aime pas LinkedIn.
- Speaker #0
Je te choque. C'est les sponsors de cette émission. On coupera ça au montage. Non, je rigole. Mais je peux le dire. C'est vrai que tu n'aimes pas LinkedIn ou tu n'aimes plus LinkedIn ?
- Speaker #1
Non, je n'aime pas LinkedIn. Et c'est un peu l'amour vache.
- Speaker #0
Ben oui, tu as mis la veste LinkedIn en plus. Oui, en plus.
- Speaker #1
Je les aime et je ne les aime pas.
- Speaker #0
C'est quand même ton réseau où tu brilles le plus.
- Speaker #1
Je n'aime pas LinkedIn parce que c'est l'exact contraire. de ce qu'on apprend dans la vraie vie. Donc moi, je suis une maman, j'ai trois enfants, et je les ai élevés avec des principes. Tu dis à tes enfants, tu ne dois pas mentir. Tu sais, c'est très mal de mentir. Les enfants très tôt apprennent ça, la notion de mensonge. Sur LinkedIn, je me dis, les pauvres enfants, s'ils venaient voir leurs parents mentir tous comme des malades sur LinkedIn, ils seraient affolés. C'est un exemple des mensonges de LinkedIn. Mais tout le monde ment sur LinkedIn. C'est-à-dire ? Tout le monde se raconte des fausses vies. Alors, tu as ceux qui mentent sur leur entreprise. Tu as ceux qui mentent sur leur client. Tu as ceux qui mentent sur leur chiffre d'affaires.
- Speaker #0
Ça se vérifie sur les réseaux sociaux. Tu te souviens, par exemple, les faux CV. Au final, tu es obligé de raconter que tu étais affilié à une entreprise. Ça se voit. Oui,
- Speaker #1
mais ça ne se voit pas. Pour les gens qui passent très vite, il faut penser à ceux qui passent très vite. Les mensonges ne se voient pas. Tu peux même mentir et faire croire que tu as eu un burn-out quand tu as eu un malaise dans un supermarché.
- Speaker #0
C'est vrai.
- Speaker #1
Ça va assez loin. Donc, le mensonge…
- Speaker #0
Mais ça se vérifie plus sur LinkedIn que dans la vraie vie, Christelle.
- Speaker #1
Mais le problème, Caro, ce n'est pas le résultat. Le problème, c'est les fondements humains. Quand tu parles d'alignement, tu es en train de dire à tes enfants, tu ne mens pas, toi, tu es adulte, tu mens sur LinkedIn. Moi, j'ai connu quand même en 2016… Je me suis fait plagier, mais alors tu sais, je venais d'écrire mon livre, alors ça on te le dit quand tu écris un bouquin, j'avais des pages entières écrites par moi, des lignes entières, des mots entiers, des expressions entières, tout, je me faisais tout plagier. Et au début je venais, puis je mettais un petit commentaire, gentil hein,
- Speaker #0
tu reconnaissais sur 300 pages ? Ah oui c'est vrai, t'as la lecture...
- Speaker #1
Bah en lecture rapide, tu vois tout de suite quand c'est toi qui as parlé d'un truc, et puis tes expressions, j'ai inventé pas mal d'expressions, mais tu le chopes tout de suite. Donc, je savais à quelle page ça correspondait. Et je venais, je disais gentiment, ça serait bien de citer vos sources et tout. Et tu sais quoi ? Je me faisais allumer la tronche.
- Speaker #0
Et les réseaux sociaux ont amené la culture de l'open source, qui est valable dans tout d'ailleurs, même dans l'économie des entreprises. Tu vois, la culture de l'open source, on laisse le code ouvert. Servez-vous. Finalement, le partage amène aussi, tu vois, le progrès.
- Speaker #1
Sauf qu'on parle, tu sais, on disait, les gens disaient, mais Christelle… Les mots et les idées, on ne les vole pas parce qu'elles appartiennent à tous. Moi, je défie quiconque de dire ça après avoir écrit un livre. Parce que quand tu te tapes des milliers d'heures à écrire un livre, que ça te prend un an de ta vie, et qu'ensuite il y a quelqu'un qui te pompe une phrase, deux phrases, ou qui te pompe... J'ai eu ça aussi, hein. Des coachs qui ont fait leur méthode...
- Speaker #0
Vas-y.
- Speaker #1
à partir de mes livres ou de mes vidéos et qui les ont vendues. Je suis désolée, ça t'arrive aussi, c'est du vol. Attention, le vol d'idées, c'est du vol. Dans la vraie vie, tu dis bien à tes enfants,
- Speaker #0
tu ne voles pas sur les réseaux sociaux, tu as le droit de voler. Comment tu sais, parfois Christelle, tu es aussi d'accord que... On a des idées en même temps, d'ailleurs parfois dans des endroits du monde où les gens n'ont jamais communiqué, tout ça. Je te donne un exemple tout bête, je m'étais fait taxer de copies par un mec. Un jour, je me réveille, je vais sur LinkedIn et je vois, oui, moi qui suis un petit, je me fais voler par un gros. Caroline Mignot va m'a volé mon idée, LinkedIn. Et du coup, je vois ça et du coup, il y a plein de gens en commentaire qui disent, oui, ce n'est pas parce que tu as plus d'abonnés que tu dois écraser les petits et tout, des trucs abominables sur moi, tu vois. Et en fait... Du coup, j'ai dû, heureusement, j'avais des stories qui dataient de genre 4 ans avant. Et du coup, je suis allée montrer au mec. Je lui ai dit, tu sais, tu m'accuses en public sans même avoir pris justement contact avec moi. Tu sais, ces trucs-là qu'on aime bien toutes les deux. C'est avant de faire du name and shame, discute avec les gens. Et du coup, je lui ai dit, voilà, je t'envoie des screenshots. Et il y avait marqué, et c'est encore sur mon Instagram, 2017, aujourd'hui sur LinkedIn. Et j'avais fait toute une rubrique là-dessus. Et je lui ai dit, tu vois, je veux bien qu'on m'épingle en public, mais les idées, parfois, on pense que c'est les nôtres. Ce n'est pas forcément les nôtres. Je me fais l'avocat du diable, Christelle, mais ça m'avait marquée. Lui, il pensait, il était persuadé d'avoir déposé le concept, en fait.
- Speaker #1
Mais c'est normal qu'on ait tous influencé les uns par les autres. Et je pense que moi aussi, même quand j'ai écrit mon livre sans aller chercher de source, mon quotidien de... d'accompagnatrice de chercheurs d'emploi, a fait que j'ai certainement été influencée. Je parle beaucoup du réseau. J'ai été bercée par Hervé Baumler. Donc, je vais certainement piquer des trucs, tu vois. Mais il y a une différence entre prendre un mot, une expression et retrouver des pages entières ou une méthode entière. Et là, on est vraiment dans le vol. C'est la vision très négative. Après, j'aime LinkedIn aussi. pour les humains. Ah,
- Speaker #0
un peu de douceur désormais.
- Speaker #1
Un peu de douceur parce que les gens vont se dire mais on ne reconnait pas Christelle Defoucault. Elle,
- Speaker #0
dis donc, elle est énervée aujourd'hui. Non,
- Speaker #1
mais il n'y a pas une journée sans et je sais que d'autres sont comme moi et je trouve que c'est bien de le dire, il n'y a pas une journée où je ne me dis pas je vais partir de LinkedIn. Et il n'y a pas une journée où je ne me dis pas mais j'ai raison d'être sur LinkedIn.
- Speaker #0
Mais tu vois Nina Ramen, elle est comme toi. Elle a ce rapport hyper ambivalent avec LinkedIn ou parfois...
- Speaker #1
Je pense que ceux qui y sont beaucoup et qui ont... Moi, j'ai une mémoire hyper... précis, je me souviens de tout. Et c'est horrible. Alors, pas les dates, mais par contre, quand quelqu'un a écrit des publications ou avait un positionnement il y a trois ans, 3, 4, 5 ans sur LinkedIn. Ah,
- Speaker #0
t'es physionomiste de LinkedIn. Oui,
- Speaker #1
je m'en souviens. Et donc, quand je vois qu'il dit l'effet inverse aujourd'hui, et c'est ça, et je pense que c'est peut-être aussi le problème de Nia, c'est que quand on a un historique, on sait ce qu'il y avait avant, on sait ce qui s'est passé, on sait ce que la personne est en train de dire, et on sait qu'elle est dans le mensonge.
- Speaker #0
Mais tu ne penses pas que les gens changent, Christelle ? Ce n'est pas possible pour toi de changer. Au contraire, en plus, les gens qui… Je prends les exemples, le greenwashing, tu vois. Il y a plein de personnes aujourd'hui, Christelle, je veux bien ton avis là-dessus. des influenceurs pour le climat, par exemple, tu vois, les amis d'Arthur Aubeuf, il y en a certains où il y a des gens qui m'écrivent en disant « Oui, un tel, il fait ça pour le climat, alors qu'il y a deux ans, tu aurais dû le voir jeter des pots de bananes. » Évidemment, c'est une histoire fictive, mais on me dit « Oui, un tel, il y a deux ans, il prenait l'avion tous les quatre matins. » Et je me dis « Tant mieux, il a changé. »
- Speaker #1
Je pense qu'on peut changer, c'est bien de changer. Mais ce qu'on voit actuellement sur LinkedIn, ce sont les gens qui font leur mea culpa. C'est à la mode, tu sais, il y a eu la mode des burn-out, la mode des selfies, la mode, bon là maintenant on est dans la mode du mea culpa, ah si il y a la mode de je ne suis plus sur LinkedIn pendant trois semaines et je vais vous dire ce que ça fait de ne plus être sur LinkedIn, bon. Mais il y a la mode du mea culpa, c'est on peut mentir, on peut tricher, on peut avoir une viralité fausse avec des potes, des machins, etc. Ce qui compte, c'est qu'à un moment,
- Speaker #0
on s'excuse,
- Speaker #1
on dise... Voilà, il faut que je vous dise un truc. Quand je vous disais que ma boîte cartonnait, que je faisais 10 000 euros par mois et tout, en fait, j'étais au fond de mon lit. C'était la période du Covid.
- Speaker #0
Mais il faut t'avouer à demi-pardonner, non ?
- Speaker #1
Alors là, les gens sont... C'est trop bien. Merci d'être honnête avec nous.
- Speaker #0
On dirait moi dans les commentaires que celle-là est en train de me changer. J'aurais pu dire ça.
- Speaker #1
C'est trop super de dire ça et de reconnaître ça. Et en fait, on est en train de dire... Et je me dis, mais quelle est cette image-là ? On est en train de dire aux gens... Mais vous avez eu raison de mentir, vous avez eu raison de nous tromper, vous avez eu raison de tricher, vous avez fait votre mea culpa. Oui,
- Speaker #0
c'est moins pire parce qu'au moins, eux, ils ont des remords et des scrupules. Mais pas du tout, c'est parce que ça marche. C'est un peu comme les gens qui volent et après ils rendent le truc. Mais pas du tout. C'est mignon quand même.
- Speaker #1
Mais pas du tout, c'est parce que le mea culpa buzz et ça buzz de façon positive.
- Speaker #0
Tous, tu penses ?
- Speaker #1
Peut-être pas tous, mais voilà. Alors, je ne dis pas qu'il ne faut pas pardonner. Moi, je suis quelqu'un, je pardonne, mais je n'oublie pas. Et je pense qu'il ne faut pas...
- Speaker #0
Vraie phrase de rancunière.
- Speaker #1
Je pardonne, mais je n'oublie pas. Et donc, entre guillemets, on ne me la fait pas à l'envers. Donc, dans les côtés positifs de LinkedIn, et pourquoi à chaque fois je me dis, j'y reviens, il y a de très belles histoires humaines, il y a de très belles histoires de solidarité, il y a des gens magnifiques. Nous, on s'est rencontrés grâce à ce réseau. Je cherchais en 2009 un moyen de porter la parole des chercheurs d'emploi. Ça a été mon moyen. C'est-à-dire que j'ai fait des coups de gueule, j'en fais pas tant que ça, mais j'en fais, pour obliger les entreprises à se rendre compte qu'il y avait des choses qui étaient inadmissibles. J'ai pu faire des buzz et j'ai pu faire changer des choses, pas tout, mais voilà, j'estime que grâce à LinkedIn, j'ai pu mettre ma petite pierre à l'édifice pour qu'on change cette vision du demandeur d'emploi, qui demande un job et que s'il a été viré, c'est parce qu'il est mauvais.
- Speaker #0
Et LinkedIn a une vraie image aujourd'hui de réseau un peu du patriarcat, faussement ouvert, faussement inclusif. Toi qui es au contact des chercheurs d'emploi, quelle est ta vision aujourd'hui de LinkedIn pour eux ? Est-ce que tu penses que ça les aide vraiment ? Parce que moi, j'ai l'impression que c'est l'eldorado et que c'est un outil. J'ai l'impression que c'est un outil qui lutte contre le chômage, mais puissamment. La LinkedIn a glorifié ceux qui se réorientent, a glorifié les parcours avec des trous, toutes ces choses qu'on n'avait pas le droit de faire avant. Grâce aux réseaux sociaux, aujourd'hui, ou grâce au Mea Culpa, aujourd'hui, finalement, on pardonne plus aux gens, on fait l'apogée des parcours atypiques. Ça donne quoi pour de vrai sur le terrain pour toi ?
- Speaker #1
Mais c'est pour ça que j'aime LinkedIn. Et c'est pour ça aussi que je fais autant de formations sur LinkedIn, dans les écoles, dans les universités, auprès des acteurs de l'emploi. Tu sais que c'est quand même mon cœur de métier, la formation LinkedIn. Bah oui, c'est pour ça ! Et la formation LinkedIn, pour les chercheurs d'emploi, je pense que si je devais donner un seul conseil... à un jeune, à un senior, à n'importe qui, ça serait d'aller sur LinkedIn. Pourquoi ? Tout simplement à cause de la marque employeur. Pour nos lecteurs, si on pouvait, enfin nos auditeurs, rappeler ce qu'est la marque employeur, c'est l'image d'une entreprise auprès de son marché, non plus au travers de ses produits, non plus au travers de ses services, mais au travers de la manière dont elle va gérer les hommes et les femmes. Donc la manière dont elle les attire, les recrute, les intègre, les fait évoluer, et la façon dont elle s'en sépare. Et cette image, cette marque employeur, c'est l'image de l'entreprise et elle est véhiculée par les ambassadeurs qui sont les salariés, par des ambassadeurs qui sont les candidats, par des ambassadeurs qui sont les ex-salariés, donc les gens qui ont été virés, et elle est véhiculée. grâce à un outil qui est le réseau social, notamment LinkedIn. Donc quand on sait ça, côté employeur et entreprise, quand on sait à quel point pour les entreprises l'image est importante, quand on sait à quel point les entreprises ont du mal à recruter, quand on sait à quel point la marque employeur c'est vraiment le sujet de l'année, côté candidat, si on est un peu malin et qu'on pense marque candidat, Je revendique cette expression, je l'ai faite dans une vidéo en 2017. Donc quand on raisonne marque candidat, on se dit, si je suis un peu malin, je vais devenir un influenceur ou du moins je vais avoir ma petite place sur LinkedIn, même si je n'ai pas d'expérience, même si je suis trop senior, même si je me suis reconvertie, même si j'ai un parcours complètement atypique. Même si je n'ai pas du tout le profil idéal, même si j'envoie une candidature, jamais personne ne me répondra. Sur LinkedIn, parce que j'ai une influence, je peux contacter à peu près n'importe qui et je pense qu'à peu près toutes les portes s'ouvrent. Et moi, j'ai vu des jeunes de 18 ans avec zéro expérience rentrer en contact avec des PDG d'entreprise grâce à LinkedIn. Parce qu'ils ont ce pouvoir-là. LinkedIn, pour moi, c'est un moyen. Alors on a la même... Vision, c'est un moyen de faire briller sa marque personnelle et c'est une vitrine professionnelle. Donc, tu vois, j'avais le côté négatif et tu as le côté positif qui fait que je vais vivre avec LinkedIn aussi parce que par rapport à mes combats, LinkedIn m'a amené le moyen et de faire changer les choses et ça me permet aussi de faire en sorte que les chercheurs d'emploi aient moins une image négative d'eux-mêmes. Et sur LinkedIn, alors il y en a qui vont se dire, mais n'importe quoi, moi je ne suis pas capable de faire une publication. Mais on peut briller autrement. Il y a des jeunes, par exemple, qui vont faire, qui sont très bons en vidéo sur TikTok. Ils font des vidéos, ils les postent sur LinkedIn. On n'est pas obligé d'écrire, on peut faire des commentaires. On peut ne serait-ce qu'aller liker, commenter sur les entreprises que l'on souhaite viser. Enfin, il y a plein, plein de choses à faire. Et c'est ce qui fait que j'aime ce réseau. Et c'est pour ça que je pousse les jeunes à y aller, même si je leur dis. écouter et respecter quand même les anciens de LinkedIn.
- Speaker #0
Stratégie des petits pas, du coup, humblement, apprendre en faisant aller dans la fameuse zone d'apprentissage. Mais petit à petit, Christelle, justement, tu as une masterclass sur la marque Employer qui est accessible à tous avec un prix spécial pour les indépendants. Donc, on mettra ça dans les ressources de l'épisode. Tu as aussi sorti tellement de livres, mais on les mettra quand même dans les ressources de l'épisode, tes quatre livres. Et puis, on peut aussi te retrouver sur ta chaîne YouTube. à domicile où tu donnes des conseils pour les chercheurs d'emploi. Et c'est une des chaînes YouTube de référence. Tu as aussi animé un podcast qui est très connu que tu faisais avec Prisma. Christelle, merci beaucoup d'avoir été avec nous. Et je te dis à très vite.
- Speaker #1
Merci Caro de m'avoir écoutée.