- Speaker #0
Surfez sur la tendance du marketing d'influence. Chez 18h08, ils concordent des stratégies uniques et sur mesure, adaptées à chaque phase de votre parcours. Que vous cherchiez à booster votre notoriété ou à doper vos conversions, ils maîtrisent tout de A à Z. 18h08, c'est la seule agence d'influence en France à proposer des budgets adaptés, quels que soient vos objectifs. Ils sont également spécialisés dans les marques émergentes. qui veulent faire une entrée remarquée sur le marché. Alors rendez-vous vite sur 18h08.fr slash Marketing Square x 18h08 ou cliquez sur le lien dans la description pour regarder ce qu'on vous a préparé. Bonjour à tous et bienvenue dans ce nouvel épisode de Marketing Square. Aujourd'hui, on va parler d'influence, on va parler de leadership d'opinion, on va parler de LinkedIn, bien sûr, le réseau des KOL, Key Opinion Leader. Avec nous pour en discuter aujourd'hui, Victor Pelletier, cofondateur d'Esquad. Il accompagne les dirigeants d'entreprises sur LinkedIn à développer leur assertivité, à avoir des propos plus captivants, à engager et remobiliser leurs équipes. Salut Victor, bienvenue dans le podcast.
- Speaker #1
Salut Caroline, écoute, merci beaucoup de m'accueillir. Comme tu as dit, on va parler stratégie Avenger et accompagnement des équipes sur LinkedIn. Avec Esquad, on a remarqué qu'il y avait pas mal de dirigeants d'entreprises qui prenaient la parole sur LinkedIn. Mais il n'y avait encore pas beaucoup d'entreprises qui avaient sauté le pas de faire cet accompagnement par équipe. Et c'est ça que j'ai envie qu'on creuse aujourd'hui ensemble.
- Speaker #0
Alors du coup, est-ce que tu peux nous raconter un petit peu c'est quoi la méthode Avengers ?
- Speaker #1
La méthode Avengers, ça vient de l'univers de Marvel à la base. C'est le principe qu'en fait, on est plus fort à plusieurs. À la base, ça a été inventé par une boîte qui a cartonné sur LinkedIn qui s'appelle Germinal. Ils ont commencé à publier à plusieurs sur LinkedIn. Ils ont théorisé cette fameuse méthode Avengers. Aujourd'hui, c'est une méthode qui reste peu utilisée, qui peut servir pour des scale-up, pour des start-up, ou même pour des grands groupes, et elle a pas mal d'avantages. Elle a des avantages à la fois pour l'entreprise qui utilise cette méthode, mais aussi pour les porte-parole, les fameux Avengers, parce que déjà pour l'entreprise, ça va permettre de créer un sentiment d'omniprésence sur les réseaux, parce que s'il y a plusieurs profils qui prennent la parole, on va finir par les voir partout. Donc ça crée le fameux biais d'exposition, le fait que quand on est exposé plusieurs fois à une personne ou une entreprise, on finit par l'aimer, on finit par développer un lien émotionnel. Donc plus de visibilité, plus d'impact. Sur la partie acquisition client, chaque profil qui prend la parole sur LinkedIn est un potentiel point d'entrée vers le canal d'acquisition client. Donc ça contribue aussi à générer du lead. Et enfin, il y a la partie marque employeur. Parce qu'aujourd'hui, les entreprises, si on voit que les employés ou les associés, ils prennent la parole sur LinkedIn et qu'on apprécie leur contenu, demain, si l'entreprise a besoin d'attirer des talents, ils viendront naturellement vers elle. Donc, il ne faut pas attendre d'avoir un besoin d'un talent. En fait, grâce à la création de contenu, on peut attirer toute l'année des talents. Donc, notoriété, visibilité, acquisition de clients et la marque employeur également, c'est tous les avantages de la stratégie Avenger.
- Speaker #0
L'idée, c'est, tu l'as très bien dit, on est plus fort ensemble, mais aussi, finalement, nos forces et nos faiblesses se complètent. Donc, l'idée, c'est vraiment d'aller travailler la complémentarité des équipes pour aussi rehausser l'engagement interne dans les entreprises et faire en sorte de donner cette sensation d'omniprésence en utilisant vos collaborateurs comme des canaux d'entreprise. Du coup, on est parti pour la méthode, Victor. Moi aussi, j'ai fait pas mal d'employés advocacy en entreprise, particulièrement dans des grands groupes. Donc, j'ai hâte de savoir ce qui se passe. Sous le capot, de ton côté, et comment tu organises un programme Employee Advocacy ?
- Speaker #1
Carrément, tu fais bien d'employer le terme Employee Advocacy parce que c'est totalement ça. On peut aussi parler de Leader Advocacy si on va accompagner plusieurs cofondateurs. Alors, c'est parti pour la méthode. Du coup, la première étape, c'est de sélectionner les fameux Avengers, ceux qui vont prendre la parole, ceux qui vont communiquer. Comment les sélectionner ? Donc, il y a plusieurs manières. Ça peut être à travers des conversations informelles, commencer à tâter le terrain un peu en interne. Ensuite, on peut faire aussi un mail collectif tout simplement pour savoir s'il y a des volontaires. Dans tous les cas, on force personne, c'est sur la base du volontariat évidemment. Ou faire passer un petit questionnaire pour savoir, détecter un peu les appétences de chacun. Évidemment, s'il y en a qui créent déjà du contenu dans leur coin, c'est un premier signe qu'ils peuvent être des Avengers parfaits. Donc ça, c'est pour le premier point, les sélectionner. Une fois qu'on les a sélectionnés, on fait, il faut les former. Parce que LinkedIn, c'est un réseau un peu à part, c'est un réseau qui a ses propres codes. Ça demande de maîtriser le storytelling, comment on va faire pour embarquer les gens dans notre histoire. Ça demande de maîtriser le copywriting, comment on va faire une bonne accroche qui va capter l'attention. Comment on va susciter de l'engagement, peut-être avec le petit PS à la fin, peut-être avec la conclusion. On va faire en sorte que les gens réagissent. à nos publications. Ça demande tout un ensemble de techniques pour réussir à avoir de l'influence, réussir à influencer l'audience, les gens qui nous lisent. Donc une fois qu'ils sont formés, la troisième étape, ça va être la partie création des lignes éditoriales. Parce qu'on ne va pas les lâcher comme ça tout seul dans l'arène de LinkedIn. Il faut savoir qui dit quoi, quelles sont les thématiques, quelles sont les grandes idées, pour servir quel objectif, quelle est la cible, comment tu veux communiquer, quelle est la tonalité. Donc ça, On peut partir des piliers de contenu de l'entreprise, mais ça doit vraiment être une ligne d'édito personnalisée. Ce ne sont pas les employés qui sont des hommes sandwich qui font la publicité de la marque. Non, ils ont leurs propres idées, leurs propres opinions. Et ça, c'est des contenus qui doivent leur ressembler. La quatrième étape, ça va être harmoniser les profils. Parce que s'il y a deux, trois, quatre personnes qui prennent la parole, il faut créer une cohérence globale. Parce que sinon, ça n'a pas vraiment de sens. Donc un truc qui marche bien pour créer une cohérence globale, ça va être... de créer une identité visuelle commune, peut-être avec la même bannière, peut-être avec le même slogan, la même tagline en titre LinkedIn. Dans tous les cas, il faut que ce soit cohérent au niveau du discours. Il y a plein de petites astuces pour ça. Il y en a qui utilisent des emojis communs, il y en a qui utilisent des différents éléments de langage. Et après, on n'oublie pas qu'il y a un enjeu stratégique, donc sur chaque profil, renvoyer vers le lien le plus pertinent. Ça peut être le site de l'entreprise si on veut générer du trafic. Ça peut être la partie prise de rendez-vous si on veut générer des leads. Donc tout dépend de l'objectif. Et après, la dernière étape, comme tu le sais Caroline, le contenu c'est du long terme. Donc il ne suffit pas de publier pendant 2-3 semaines. Le tout c'est après de réussir à créer du contenu, instaurer des routines sur le long terme pour être top of mind, donc devenir un réflexe dans la tête de nos cibles. Et le jour où ils ont un besoin sur notre secteur, ils penseront à nous parce qu'ils auront vu. X contenus avant. C'est Einstein qui disait la huitième merveille du monde, c'est les intérêts composés. Il parlait de ça en investissement, mais en fait, c'est aussi valable dans le contenu. Donc voilà les cinq étapes de la stratégie Avenger.
- Speaker #0
Et alors, dans quel type d'entreprise est-ce que c'est le plus malin de l'implémenter ? Est-ce qu'on peut faire des stratégies Avengers à très grande échelle ? Comment est-ce que tu structures ? Comment est-ce que là, nos auditeurs qui t'écoutent, ils peuvent en interne, dans un grand groupe, comme peut-être dans une PME ou dans une solo entreprise ? mettre ça un petit peu en musique pour avoir les premiers résultats ?
- Speaker #1
Alors, on peut totalement faire ça à grande échelle. En fait, après, c'est une question d'organisation et une question de budget, bien sûr, si on veut déléguer cette partie-là. Mais par exemple, il y a Kimono qui a fait une grosse opération d'employés à l'advocatier en décembre. Il y a eu 16 collaborateurs qui ont participé, donc on commence à être sur des nombres assez considérables. Ils ont publié pendant plus d'un mois, ils ont généré plus de 1 million d'impressions, alors que sur les 16 collaborateurs, il y en a qui partaient vraiment de zéro. Donc, tu vois, on peut faire ça quand même à grande échelle. Après, au niveau des entreprises, ça peut être tout dépend de l'objectif. Si on est sur un objectif d'influence, si on est sur un objectif de marque employeur. Mais pour la notoriété, s'il y a une entreprise qui a plusieurs cofondateurs, par exemple, c'est totalement pertinent que les deux, les trois prennent la parole. Donc ça peut être des scale-up, des agences digitales, des grands groupes, des startups s'ils sont nombreux. Donc il n'y a pas vraiment de règles tant qu'il y a cette envie de se faire connaître et d'avoir plus de visibilité et plus d'impact.
- Speaker #0
Quels sont les petits leviers en interne qu'on peut déployer pour justement donner plus de poids, plus de motivation aux équipes qui mettent en œuvre ce type de dispositif ?
- Speaker #1
L'idéal, c'est que la création de contenu sur LinkedIn, ça rentre dans l'ADN de la boîte. Donc les petits leviers, ça va être prévoir dans le onboarding, d'éduquer à LinkedIn. Ça va être de les former au maximum en leur donnant des ressources, en faisant peut-être venir des intervenants. Il faut créer un environnement propice pour que les gens aient envie de créer du contenu et surtout, il faut les accompagner. Parce que si on leur dit juste, bon, c'est pas mal de faire une stratégie Avenger, et on les lâche un peu tout seuls, il ne se passera rien, ça va tenir deux semaines, ça va être brouillon, et ça risque même pire de desservir la marque. Parce qu'eux, ils ne vont pas faire ça de manière professionnelle, et qu'ils ne vont pas avoir les codes. Donc en fait, les accompagner au maximum, et après en interne, il y a moyen de aussi rendre ça plus ludique, par exemple sous forme de challenge, par exemple avec un petit système de récompense. Il y a pas mal de choses à imaginer.
- Speaker #0
C'est quoi les récompenses les plus courantes, justement, en entreprise ? C'est vrai que souvent, une des objections, c'est en fait, ça me demande du taf en plus et je ne suis pas payée pour faire ça. Et en plus, maintenant, les employés ne sont pas bêtes, ils sont bien éduqués aux réseaux sociaux, ils savent très bien que le produit, c'est eux. Donc, en fait, ils ramènent des vues à l'entreprise, ils servent leur réseau sur un plateau. Donc, de plus en plus, ils ont tendance à vouloir demander une contrepartie et c'est bien normal, finalement. Qu'est-ce que tu observes qui fonctionne le mieux comme incentive ?
- Speaker #1
Le fait qu'ils prennent la parole, ça sert aussi l'entreprise en premier. C'est aussi un win-win pour, par exemple, l'employé qui prend la parole. Je vais te répondre sur les récompenses, mais juste je tiens à dire que ça leur sert aussi à eux. Et même si un jour ils quittent l'entreprise, ça je ne devrais pas trop le dire, mais même si un jour ils quittent l'entreprise, ils auront déjà un levier, ils auront une audience. Et ça pourra leur, par exemple, s'ils veulent développer leur réseau, retrouver un job derrière, ce sera beaucoup plus simple. Et après, sur les récompenses. Vu que la partie stratégie Avenger n'est pas ultra développée, c'est encore, comme je disais, assez niche. Il n'y a pas encore des choses très avancées en termes de récompenses. La récompense la mieux, c'est au niveau forcément argent, au niveau du salaire. Après, pour être très honnête, je ne connais pas beaucoup d'entreprises qui rémunèrent leurs collaborateurs. Je ne sais pas si tu connais des entreprises comme ça.
- Speaker #0
C'est le premier truc quand je parle aux entreprises d'employés advocacy. c'est justement d'avoir en face de toi des gens bien dans leur... pompes qui sont ok avec le schéma du win-win. Les employés, c'est pas tes objets. Et du coup, en fait, il faut que tout le monde s'y retrouve. Et puis, l'idée, c'est que tu formes tes collaborateurs à une nouvelle compétence. Et tiens-toi bien, Victor, en général, 90% des cas, quand je crée un programme employé advocacy, je commence par un sondage. Qu'est-ce que vous aimeriez comme motivation à poster ? Et on met les cadeaux, on met la rémunération et on met une formation. Eh bien, c'est à peine croyable. Mais dans la majorité des cas, les gens choisissent, à ton avis ?
- Speaker #1
La formation.
- Speaker #0
La formation, mais c'est ouf ! Honnêtement, à chaque fois, je me disais, ce n'est pas possible, ils sont des magots. Et en fait, les gens en entreprise ont soif de grimper les échelons et ils savent que pour eux, en fait, la formation les amène à plus de revenus et à des cadeaux qui peuvent se payer eux-mêmes. Donc, c'est hyper intéressant comme insight et je suis très contente qu'on aborde la question aujourd'hui et qu'on croise nos points de vue parce que c'est vrai que l'employé advocacy est balbutiante. en France, mais on a de plus en plus des questionnements sur le sujet et des boîtes qui prennent un peu le taureau par les cornes. Donc, j'ai envie de dire, bonne pratique, demandez l'avis de vos employés. Je ne sais pas ce que tu en penses, mais en fait, ça devrait toujours être comme ça. Si vous vous posez des questions, allez leur demander aux principaux intéressés.
- Speaker #1
Complètement. Et nous, avec Esquad, on a même eu le cas où il y avait les CEOs qui ne prenaient pas forcément la parole et c'est les employés qui étaient moteurs et qui sont allés voir le CEO en lui disant, en fait, on veut faire cette stratégie-là. Et aujourd'hui, on a des boîtes, il y a même les CEOs qui se... qui sont complètement absents de LinkedIn, mais on a les collaborateurs qui sont volontaires et qui publient en équipe. Donc tous les schémas sont possibles, mais tu as raison, on est vraiment au début. Je pense que les boîtes qui font de l'employé advocacy maintenant, elles vont vraiment prendre une longueur d'avance. Comme tu es bien placé pour le savoir, les créateurs qui ont commencé il y a 2-3 ans sur LinkedIn, aujourd'hui, ils ont une vraie longueur d'avance, ils ont une vraie audience. Et les gens qui commencent maintenant, ils peuvent s'accrocher un peu pour les rattraper. Ça va être la même chose avec les boîtes qui font la... cette stratégie-là. Donc, il y a encore largement le temps.
- Speaker #0
Ils ont une longueur d'avance, oui et non, parce que tu sais qu'au bureau des plaintes LinkedIn, il y a énormément cette année, le fait que justement, les gros créateurs ne soient pas suffisamment récompensés. Je te le dis parce qu'il y a un syndicat LinkedIn de créateurs qui disent mais attends, comment ça se fait ? Moi, j'ai 200 000 abonnés sur la plateforme et je n'ai plus de reach. Et je vois qu'Intel, il s'est lancé hier. Et tu vois, je te donne l'exemple de Marjolaine, compte pratiquement neuf, pas beaucoup d'abonnés. et paf ! vidéo virale. Donc, c'est marrant ce que tu dis parce que, tu vois, moi j'entends un peu les deux sons de cloche et je pense que personne n'est jamais content avec ce qu'il a, mais du coup, c'est assez rigolo. T'as d'un côté les jeunes créateurs qui disent, ceux qui se sont lancés avant, ils ont eu une longueur d'avance, et d'un côté les vieux qui disent, mais en fait, nous maintenant, on n'a plus de reach parce que LinkedIn préfère pousser les jeunes pousses avec, tu sais, notamment leur programme de Top Voice qui récompense les gens indépendamment du nombre d'abonnés qui a fait aussi pas mal jaser. Au début d'année, j'ai eu... plein de messages de créateurs qui disaient « Caroline, je ne comprends pas pourquoi je n'ai pas été pris dans le programme Top Voice et pourtant j'ai 60 000 abonnés. » Et pourtant, et pourtant, bah ouais. Mais LinkedIn, il est un peu comme ça. Il récompense d'abord la niche, la qualité du contenu. Et c'est la raison pour laquelle, Victor, toutes les personnes qui nous écoutent, quel que soit leur secteur d'activité, auraient raison de se lancer dans un programme Employee Advocacy. Et finalement, peut-être même encore plus si elles sont sur une niche.
- Speaker #1
Ah ouais, 100%. En fait, si tu veux devenir top of mind sur ta niche, plus la niche est petite, plus tu as des chances de devenir top of mind. Donc, je te rejoins complètement là-dessus.
- Speaker #0
Comme tu l'as très bien dit, Victor, évidemment, une niche plus petite, c'est toujours plus facile à maîtriser. Un peu comme le CEO d'une boîte de 1, finalement. Mais derrière, tu as aussi des immenses programmes employés advocacy. Je pense par exemple au groupe Cisco. Je vous mettrai la ressource dans le corps de l'épisode. J'en parle dans mon livre parce que c'est un programme employee advocacy sur LinkedIn de grande... ampleur qui a été déployée, tu vois, comme quoi on n'a rien inventé il y a de nombreuses années. Donc, il y a au moins trois ans, ils ont formé 27 000 collaborateurs, il me semble, de tête. Mais en tout cas, assez intéressant aux Etats-Unis, ça fait partie de la culture, ça fait partie du job. On a le savoir-faire, mais on veut aussi le faire savoir. Et j'ai beaucoup aimé tout à l'heure ce que tu disais sur le CEO. Tu disais les équipes vont pousser le CEO à créer du contenu sur LinkedIn, à développer sa personal brand à son tour. Ça me fait beaucoup penser à à Jonathan Cohen, qui lui a un SAS d'expertise comptable. Et quand il a postulé à l'agence personnelle, c'est son équipe qui l'a inscrit et qui a dit en fait, Jonathan, il est super. Un peu comme dans l'amour et dans le prêt, ils sont tous inscrits par des potes. Et bien là, c'est son équipe qui a dit, Jonathan, il doit absolument faire l'agence personnelle. Et du coup, c'est assez rigolo. C'est l'équipe qui a fait le casting pour Jonathan, parce qu'ils ont dit en fait, notre CEO, il a trop de choses à dire. Il est palpitant de la machine à café à la salle de réunion. Alors, c'est sûr qu'il faut qu'il travaille sa marque personnelle. Qu'est-ce que tu penses, Victor, du rôle du CEO dans une stratégie d'employé advocacy ?
- Speaker #1
Yes. Écoute, je suis content que tu me passes cette question. Pour moi, le rôle du CEO, il est vraiment moteur. En fait, j'aime bien dire qu'une entreprise, c'est un peu comme un bateau. Tout le monde rame pour la faire avancer. Mais un bateau, quand tu as un capitaine... qui donne le cap, ça va plus vite. Et pour moi, c'est ça le rôle du CEO, c'est de donner la direction. Et si le CEO est déjà convaincu de la puissance de la marque personnelle, s'il est déjà convaincu, s'il a déjà fait le chemin avant, ça va déteindre, ça va ruisseler sur ses collaborateurs et il va pouvoir les emmener beaucoup plus loin. Donc pour moi, si le CEO a déjà fait ce travail-là, c'est beaucoup mieux et ça va être une stratégie qui va avoir beaucoup plus d'impact.
- Speaker #0
Et derrière, c'est quoi la bonne fréquence ? Justement, c'est souvent le CEO qui donne le pouls, qui donne le ton. C'est quoi la bonne fréquence pour la mise en commun, pour créer ces grandes messes dont tu nous as parlé, sur la partie formation, de l'accompagnement des ateliers ? Qu'est-ce que tu recommandes comme rythme ?
- Speaker #1
Comme rythme de publication, moi, ce que je recommande, c'est au moins deux postes par semaine. Après, ça reste assez aléatoire et c'est possible de faire plus. Mais je pense qu'en dessous de deux postes par semaine, c'est difficile de prendre LinkedIn au sérieux. Et après, comme rythme de concertation. Il va forcément y avoir plus de concertation au début parce que c'est nouveau, donc il faut créer la stratégie, etc. Mais on va dire déjà minimum 2-3 rendez-vous de groupe pour faire toute cette partie stratégique, la ligne éditoriale, la formation, etc. Et après, c'est bien peut-être d'avoir un rendez-vous une fois par mois pour faire le point, pour former, pour donner des petits tips en plus aux équipes. Ça, c'est ce que je vois comme rythme idéal.
- Speaker #0
sur la partie format. Moi, ce que j'ai observé qui marche le mieux chez moi, en tout cas, sur des équipes qui sont plutôt grands groupes, c'est le programme 3 mois. Et c'est 3 mois avec une fois par semaine un rendez-vous qui est à chaque fois différent. Donc, on va alterner entre des plénières. Il y a tout le monde. Tu vas avoir le format un petit peu du milieu avec des ateliers en semi-groupe. Donc là, l'idée, c'est de 6 à 10 personnes. Et puis derrière, sur les membres du board, par exemple, j'avais formé les employés du board de Kering. tu vois, dans plusieurs langues et tout. Donc, c'est des mecs qui ont des gros postes, qui n'ont pas beaucoup de temps. Donc, tu ne peux pas les jeter dans une plénière. Là, on est sur des coachings individuels de renforcement où tu vas justement potentiellement les aider à faire leur poste, reformuler des choses qui ont déjà été dites, mais en format ultra accéléré. Et du coup, il y a un peu ces trois formats que vous pouvez mettre en place. Donc, plénière avec tout le monde. Là, tu l'as dit, c'est bien de mettre un intervenant, un influenceur, de faire venir quelqu'un pour leur donner envie, leur donner le contact aussi avec des personnes, des rôles modèles un peu. Deuxième format, les ateliers. Donc là, on est sur un format pratico-pratique semi-guidé. Et puis enfin, pour ceux qui peuvent se le permettre, sur des profils dirigeants à haut impact ou avec beaucoup d'abonnés, ça peut valoir le coup de faire des sessions entretien individuel. Et je pense que trois mois, en tout cas de ce que j'ai observé, pour être autonome, c'est parfait. Et en général, avec un point de rendez-vous une fois par semaine, tu as suffisamment ancré l'habitude pour qu'elle perdure. Est-ce qu'il y a un peu des outils ? que tu recommandes pour justement les programmes Employee Advocacy, qu'on les fasse à la mano ou accompagnés ?
- Speaker #1
Déjà, je te rejoins sur les trois mois. C'est le minimum pour observer des premiers résultats sur LinkedIn. Donc nous, on recommande de minimum trois mois avant de voir les premiers résultats des publications. Et après, au niveau des outils, nous, avec Esquad, on utilise Notion pour centraliser toutes les informations. Ensuite, on utilise Shield pour avoir un maximum de data. sur les répercussions, sur combien ça a généré d'impressions, combien de personnes ont vu telle ou telle publication. On essaye de ne pas mettre trop d'outils parce que plus il y a de monde, moins il y a d'outils, plus c'est simple. Là, j'ai découvert une petite extension. Ça, c'est un petit tips en plus qui s'appelle Kleo. Et en fait, tu peux aller sur un profil personnel et tu vois ses meilleurs posts. Je pense qu'il n'y a rien de mieux si vous avez des créateurs... que vous adorez ou des créatrices, vous pouvez aller sur son profil, vous installez l'extension Chrome Cléo et ça vous permet de voir ses meilleures publications depuis qu'elle publie sur LinkedIn. Ça, ce n'est pas pour copier, mais pour s'inspirer, c'est pas mal.
- Speaker #0
À savoir que malheureusement, dans les grosses entreprises, notamment les extensions Chrome, ce n'est même pas la peine d'y penser. Souvent, c'est bloqué. Donc voilà, il y a aussi, évidemment, des petits outils comme Canva, on n'y pense pas, mais en fait, créer des templates. prêt à l'usage pour que tout le monde puisse reposter. Alors justement, l'idée, ce n'est pas d'arriver en mode l'attaque des clones avec le même truc à poster, mais qu'il y ait quand même une certaine unité sur des formats carousel un peu éducatifs. Voilà, on n'y pense pas trop, mais Canva, ça reste quand même un super outil collaboratif pour les équipes.
- Speaker #1
À fond. Oui, Canva, nous, on fait les templates sur Canva et ça fonctionne très bien. Donc, totalement d'accord.
- Speaker #0
Super. Écoute, Victor, merci beaucoup d'être venu nous partager ton savoir-faire dans cet épisode. Donc, la méthode Avengers pour pouvoir faire rayonner son entreprise sur LinkedIn et ailleurs, d'ailleurs, parce que tu vois, notamment sur l'agence personnelle, on a des très bons résultats sur la stratégie Instagram avec justement le cross-post entre un compte entreprise, un compte marque et un compte fondateur ou employee advocacy. Donc, il y a beaucoup à dire sur l'employé advocacy, hors LinkedIn finalement. Mais évidemment, LinkedIn, c'est le nerf de la guerre et c'est un immanquable. J'espère que ça vous aura donné envie d'en savoir plus. Victor, dis-nous vite, où est-ce qu'on peut te retrouver ?
- Speaker #1
Sur LinkedIn, évidemment, Victor Pelletier, P-E-L-E-T-I-E-R. N'hésitez pas à m'envoyer un message avec vos questions.
- Speaker #0
Merci Victor, merci à tous pour votre écoute. À très vite, ciao ciao ! Tu peux le partager en me taguant ou lui laisser 5 étoiles sur Apple Podcasts.