Speaker #0Salut à tous et à toutes, je suis William Chalmandrier, kinésithérapeute et ostéopathe. Curieux de nature, passionné par une foule de sujets, je suis toujours en quête de découvertes nouvelles, riches et variées. Avec Hands On, on part ensemble à la rencontre de celles et ceux qui bougent, qui soignent, explorent, qui inspirent. Entre épisodes solos ou interviews, les minutes passées ensemble tourneront autour de la santé, du sport, du bien-être. Ou plutôt même du mieux-être. Ici, on ouvre grand les oreilles pour enrichir nos connaissances autour d'histoires hors du commun. Je te souhaite une très bonne écoute. Et bah allez, c'est parti. On enregistre aujourd'hui un épisode sur un sujet qui me touche tout particulièrement, épisode solo, ce coup-ci. un sujet qui est le double projet élément qu'on entend, qu'on peut entendre souvent beaucoup évoqué surtout quand on est dans le sport et quand on monte petit à petit de niveau ce double projet qui est prôné à fond auprès de tous les jeunes tous et toutes les dans toutes les disciplines Je vais beaucoup parler de... de mon expérience personnelle parce que c'est ce qui me c'est ce qui est le plus facile d'évoquer donc via le handball mais on va essayer de voir les choses un peu large qu'est-ce qui m'a fait venir sur cet épisode aujourd'hui c'est déjà d'avoir enregistré et diffusé l'épisode avec Mathieu Mathieu Delachaume l'épisode précédent sur la vie de hockeyeur la partie pro, puis la partie semi-pro, et comment réussir à organiser et la partie sportive, plus ou moins professionnelle, et la partie scolaire ou professionnelle, professionnelle salariée ou auto-entrepreneur, etc. Mais de réussir à gérer les deux et à envisager les deux. Donc c'est le premier élément qui m'a fait... qui m'a donné envie d'aller vers cet épisode. J'avais déjà l'idée d'en faire un là-dessus. Et les deux autres qui m'ont convaincu d'y aller, c'est une publication de Léon Marchand, qui vient d'avoir un diplôme aux Etats-Unis d'ingénieur en software. et dans le même temps de la gymnaste française Mélanie Dejesus qui a fait une interview assez évocatrice sur la difficulté pendant les JO, là concernant mes post-JO et à ce jour d'être perdu complètement et de ne pas savoir ce qu'elle voulait faire, ce qu'elle pouvait faire. suite à la gym parce qu'en fait elle a toujours fait que ça, elle ne connaît que ça. Et donc voilà, suite à ces deux témoignages très différents et même totalement à l'opposé l'un de l'autre, je me suis dit, allez, c'est le moment de faire un épisode là-dessus. Donc l'idée de l'épisode serait de tourner autour de sport de haut niveau, études ou profession, et ou profession, l'illusion d'un choix. En réalité, l'image... collective, l'image sociale du sport pro, c'est toujours, quasi toujours, spontanément, la réussite, l'argent et une carrière probablement courte. C'est rare de dépasser les 35 ans, 40 ans pour les plus avancés, ça dépend des sports évidemment mais globalement c'est dans ces âges là, une carrière courte mais considérée spontanément rentable. En réalité, cette image, c'est une réalité minime, c'est une minorité de la réalité du sport pro. On considère à ce jour les sports dits majeurs et les sports dits mineurs. Il se trouve qu'il y a beaucoup plus de sports dits mineurs que de sports majeurs, mais c'est, comme dans beaucoup d'autres secteurs, les sports majeurs qui accaparent la plus grosse attention. la plus grosse audience, le plus de sponsoring, pubs publicitaires et du coup forcément économie, argent et donc revenus d'une minorité de pratiquants et pratiquantes, mais revenus bien plus élevés. Et on pense que cette partie du haut de la pyramide est la réalité pour tout le monde. Ce qui, spoiler, n'est pas le cas. Donc on va parler de ça aujourd'hui. L'intention de l'épisode, c'est d'aller effectivement vers la réalité organisationnelle, logistique, économique. et motivationnel dans la durée pour un jeune ou une jeune qui se lance sur ce terrain de sport et études. On a souvent entendu ce mot sport et études, Pôle Espoir, Pôle France, etc. qui ont tous cette idée de réussir à cumuler les deux projets. Il y a une petite phrase assez marquante qui... qui pourrait introduire l'épisode, qui serait « S'entraîner comme un pro ne veut pas dire vivre comme un pro » . Ce sujet me concerne, comme je l'évoquais au début, sur le passé d'étudiant et sportif, parce que du coup, classe sportive au collège, toujours en handball, classe sportive au collège, 4e, 3e... sport-études, donc Pôle Espoir Handball à Chambéry, seconde, première, terminale, problème avec un coach en particulier, donc sortie du sport-études, tout en restant dans la même classe, dans le même lycée, et rassociée à l'équipe du centre de formation de Chambéry. et ensuite partenaire de centre de formation à Nantes pour suivre les études parce que du coup le double projet était difficilement faisable dans la région et beaucoup plus réalisable à Nantes et après par la suite continuer à jouer au handball à bon niveau tout en faisant des études et par la suite tout en travaillant donc forcément c'est un investissement de temps, beaucoup de temps d'énergie et de priorité. Il faut forcément faire des choix. Il se trouve que c'est pas faisable pour tout le monde. Donc c'est quelque chose qui est important, je pense, à évoquer dès le début. On peut avoir l'impression que les stars mènent tout le temps la fast life et que c'est que du kiff. Mais la réalité, c'est plutôt... Là, j'enregistre une période de défaite. C'est assez flagrant de voir que maintenant, il y a des matchs le 26 décembre, le 28 décembre, le 2 janvier, etc. Et donc, forcément, ceux qui vivent de ça ne vivent pas du tout, ne participent pas du tout aux fêtes de la même manière que ce que le commun des mortels peut faire. on attend les fêtes avec impatience pour profiter à fond voire même des fois déborder et c'est pas faisable pour les sportifs et sportives professionnelles donc il y a un décalage entre ce qu'on croit possible et ce qu'on peut réellement vivre l'idée du coup de l'épisode c'est forcément de parler à tous ceux qui vont écouter évidemment d'horizons différents mais principalement ça sera forcément un peu ciblé Ça peut parler aux jeunes sportifs et sportives, à ceux qui sont en activité et qui envisagent une reconversion, et même aux parents et aux encadrants, que ce soit les entraîneurs, les préparateurs sportifs, les éducateurs, etc. Deuxième partie de l'épisode, c'est le sport pro versus ou à côté du sport semi-pro, avec une frontière très floue. La charge d'entraînement est souvent identique, en tout cas en fonction des sports, mais assez proche. Donc pour le pratiquant ou la pratiquante, sur la partie sportive, il y a une même fatigue, il y a les mêmes exigences, globalement les mêmes sacrifices, voire même plus, mais par contre, en réalité il y a même plutôt une plus grande fatigue, parce qu'on doit l'associer à autre chose à côté, mais les différences... sont surtout sur le statut, sur la reconnaissance et parfois, voire souvent, le salaire. la phrase clé serait le statut change, mais la charge reste la même. En réalité, c'est même bien plus de sacrifice, comme on disait tout à l'heure, mais c'est aussi des vrais points positifs que de décaler sa charge mentale vers autre chose, avoir une soupape de décompression si jamais la partie sportive ne se passe pas de la meilleure des manières. Et puis ça permet d'envisager les choses avec différents prismes et de, possiblement, quand tout va bien, de mieux vivre les deux. Ça c'est quand même quelque chose de très important et de très notable. Sur mon expérience personnelle, ça a été hyper bénéfique pendant mon année de pré-pakiné. J'ai forcément beaucoup réduit la charge d'entraînement de hand. Donc ça c'était pas la partie facile. En arrivant... dans le sport d'études où on s'entraîne 6-7 fois par semaine avec matchs tous les week-ends, de devoir réduire à 2 fois par semaine, alors que les coéquipiers s'entraînent toujours le même volume, mais d'avoir du coup ce moment à côté de la prépa, qui était forcément l'objectif numéro 1, ça permet quand même de cumuler les deux, et en fait c'est pas faisable pour tout le monde, je l'entends et je le conçois largement. mais ça permet d'avoir une potentialisation pour les deux. Alors forcément, la partie sportive était moins facile, parce qu'il y a moins d'entraînement, moins de récupération, etc. Mais ça a vraiment permis d'être, pour ma part en tout cas, très bénéfique. Et je pense que ça peut l'être pour d'autres. A l'inverse, ça peut aussi, si on organise mal, si on n'est pas sûr de ses objectifs, si, etc. ça peut écraser c'est vraiment à double tranchant je pense qu'il y a un vrai sujet là-dessus et qu'il faut vraiment se poser les questions avant, parce qu'une fois qu'on est lancé c'est le la roue s'engage et on peut pas forcément l'arrêter comme ça, et évidemment en plus autour après il y a une pression sociale une pression économique une pression sportive et physique, parce qu'en fait, après, notre outil de travail devient aussi notre corps, tout simplement. Sur la troisième partie, on va parler un peu des sports dits majeurs, des réalités économiques très différentes. Notamment, les sports majeurs que j'ai pris en exemple aujourd'hui, ça va être le tennis, ça va être... le foot, évidemment, le rugby et un peu le basket, forcément. Le handball aussi en dernier lieu, mais gardé comme finalité sur cette partie. Forcément le tennis, parce que quasiment tout le monde connaît, tout le monde en parle, et on a l'impression que les tennismans, les tenniswomen sont... ultra riche etc. En fait c'est un exemple très parlant de cette réalité du syndrome du survivant avec le top 100, les top 2, 300 mondiaux qui ont une réalité une sécurité financière mais qui pendant une certaine période avec des prize money énormes avec des fraisements etc. des sponsoring Mais la réalité c'est que pour y arriver, il y a eu énormément de sacrifices avant, la carrière peut être très courte. On envisage tout de suite les 4 fantastiques qui durent de 18 ans à 37-38 ans, mais c'est l'ultra minorité. Et en fait, pour la majorité, c'est réussir à trouver des sponsoring pour aller jouer à l'autre bout du monde, c'est du coup ne pas avoir beaucoup... sa famille, ses amis. Et pour ne pas forcément gagner, on démarre un tournoi, on ne sait pas à quel tour on va s'arrêter, donc quel gain on peut avoir. Est-ce qu'on va pouvoir payer son staff ? Parce que du coup, forcément, on se déplace avec un coach, avec un préparateur physique, un kiné, un ostéo, forcément du monde avec nous. Et du coup, ces gens-là, ils vivent aussi grâce à nous, donc grâce aux résultats. Dans le foot, qui lui est à part chez nous en tout cas en France et on va dire en Europe, mais France et Angleterre, Allemagne aussi, Italie, Espagne particulièrement, c'est vraiment le sport majeur, mais pour revenir actuellement d'Asie, là-bas le foot, nous on le voit avec notre prisme européen, mais là-bas c'est un sport connu, mais la réalité c'est plutôt que, notamment Inde, Pakistan, Népal, c'est le cricket, le sport... sports ultra majeurs. En Amérique du Nord, les sports ultra majeurs sont le baseball, le basketball, le foot américain et le hockey, c'est-à-dire les quatre majeurs, et qui font que le foot, qui est même là-bas appelé le soccer, n'est pas du tout au même niveau que ce que nous on envisage. Donc on peut, voilà, on va en faire une référence générale ici, mais ça ne peut pas être la réalité, c'est pareil en fait, le foot... en Ligue 1, Ligue 2, National, les joueurs, parce que là on va parler après de la différence masculin-féminin, parce que malheureusement il y en a toujours, et même si on va vers le mieux, mais il y a encore du boulot. Le foot est là aussi très élitiste, et il se trouve qu'on peut très bien vivre dans les ligues majeures, mais pour y être Pour y arriver, en réalité, pour revenir sur le sujet du jour du double projet, pour y arriver, il faut tout mettre dans cet objectif. Et la réalité, c'est que, je vais aussi donner l'exemple du hand que j'ai pu vivre, mais on va vendre un double projet, donc des études à côté du projet sportif, mais assez vite, au bout de... 2, 3 mois, 6 mois maximum sur la première année quand le jeune ou la jeune est en centre de formation, et bien ils délaissent les cours pour passer plus de temps sur l'ambiance terrain, ou en tout cas avec les coéquipiers et coéquipières, sur l'ambiance festive, geek et console, en tout cas moments partagés, jeux de société, etc. Et du coup, bah... La réalité de tenir un BTS, un DUT, un bac pro, STAPS, une licence master, etc. Ça tient un moment, mais c'est vraiment très difficile et ce n'est pas du tout la majorité. Ce qui fait que par la suite, quand la carrière avance, c'est là où on commence à se poser des questions et c'est possiblement bien plus difficile de... de prendre ou reprendre des études par la suite, une fois qu'on a eu la vie de sportif ou sportif pro. Et voilà, on va prendre l'exemple concret du hand, qui est maintenant un sport structuré, médiatisé, en grande réussite dans les années passées, via l'équipe de France et l'évolution du championnat français. La réalité en fait. la réalité salariale. Si on prend la première division, les débuts d'un sportif pro, c'est je vais prendre garçon pour avoir une idée, pour prendre justement la pointe de la pyramide. Les débuts pour la majorité se trouvent sur des débuts parfois proches du SMIC ou un petit peu plus, mais on va vous proposer 1500, 2000 euros. un logement quand même souvent, des frais membres pour pouvoir rentrer dans ta famille et tout ça et possiblement une voiture. C'est pas toujours le cas mais ça peut la moyenne en première division au handball se trouve entre 3000 et 5000 euros brut par mois avec de très rares stars à 40, 50, 60 mille euros par mois mais ça c'est pareil c'est de nouveau le top top mondial si on fait un un rapide calcul 3 à 5 000 euros par mois le sportif en question réussit à mettre 2 000 euros par mois de côté sachant que souvent quand on est dans ces situations on a envie de vivre et de bien vivre donc c'est le moment où on va sur des courtes périodes mais on va vraiment se faire plaisir donc on va dire 2 000 euros par mois à peu près c'est déjà déjà un bon après voilà souvent le but serait de dé-trader mais ce qui donne 24000 euros par an Donc si on part sur une carrière de 10 ans, le joueur en question a réussi à mettre 240 000 euros de côté, même si 15 ans, 360 000 euros. Ça fait une belle somme, une vraie belle somme. Mais il se trouve que du coup, s'il n'a pas été envisagé autre chose à côté, à 30 ans, 35 ans, ça fait quand même des sous. Mais il reste quand même pas mal d'années, si à ce jour on en est à la retraite à 67 ans. Il reste encore pas mal d'années d'activité avant de pouvoir se dire qu'on peut vivre de sa retraite et ne pas tout de suite piocher dans ce qu'on a pu épargner ou investir. Justement, investir, quatrième partie de l'épisode, le calcul que personne ne fait à 20 ans. Donc voilà, je viens de te donner le calcul. Ce qui se passe en réalité, c'est que quand on démarre, on n'a aucune notion, sauf si à ce jour ça a changé, mais c'est en train de changer, mais lentement, on n'a aucune notion de la réalité du futur, ce qui est logique, mais on n'a aucune connaissance non plus dans sécuriser son argent, investir sur tout son argent pour qu'il y ait un réel travail de celui-ci et que... Ce ne soit pas juste de l'argent dormant comme il a pu être fait. On met un pactole sous un coussin et en réalité, l'inflation grandissante qu'on a nous mis de côté, c'est grignoté. Donc en réalité, sans s'en rendre compte, on est en train de perdre de l'argent. Mais personne ne nous apprend ça et c'est bien dommage. Donc à 20 ans, on envisage que tout est possible. La carrière est... infinie on va devenir tous devenir soit soit soit kilian mbappé soit soit nicolas karabatic soit roger federer on peut chacun choisir son exemple mais mais voilà la réalité c'est que il ya rarement de l'épargné ou en tout cas pas forcément bien fait il ya très rarement de l'investissement même si ça évolue souvent c'est accompagné par par des gens, par des professionnels, mais qui du coup, évidemment, prennent leur part du gâteau, voire même des fois c'est accompagné par de multiples agents qui prennent leur part du gâteau, ce qui fait que la réalité... Je viens d'ailleurs de voir ce matin même une interview de Brian Abana, joueur de rugby sud-africain très très connu, qui explique qu'en fait il a eu des vraies difficultés financières parce que... Parce qu'il abusait sur les investissements via son propre père. Donc difficile pour lui d'annoncer que la seule personne en qui il avait vraiment confiance et en qui il avait tout son amour l'a lésé dans ses finances. Bon voilà, du coup la connaissance d'investissement, elle est souvent proche du néant. Donc si aujourd'hui l'épisode peut aider des jeunes qui écoutent à s'améliorer là-dessus, je vais donner trois pistes, je mettrai les liens dans la description notamment avec Finari qui est mis sur le devant de la scène par Mounir Lagoun il y a une autre page et un autre site qui s'appelle S'Investir de Mathieu Louvet il y a moyen d'aller voir plein de vidéos sur Youtube en libre accès, gratuit il y a plein plein plein de notions à ce jour accessibles gratuitement avant d'aller creuser un peu plus les sujets pour juste découvrir et mieux comprendre les investissements et les finances tout simplement. Et le troisième s'appelle « Invenu des investisseurs » de Nicolas Decodin et Ludovic Chaput. Voilà trois pistes que je mettrai les liens en dessous et si ça peut intéresser, c'est du temps de gagner. Et voilà, on connaît le dicton, c'est très adapté là, le temps étant de l'argent. et bien n'hésitez pas à aller checker ce qui se passe en réalité à cet instant quand on arrive là si on continue dans le chemin de la carrière ce qui se passe à 32, 33, 36, 38 ans et on va dire quand ça s'arrête qu'est ce que qu'est ce qu'on fait dans la cinquième partie du coup on va passer sur les études le double projet qui est une illusion bien intentionnée. La réalité, comme je l'expliquais tout à l'heure, c'est du sport plus des études. Ça c'est le discours officiel, c'est ce qu'on présente tout le temps, c'est si vous écoutez que vous avez un enfant qui a 12, 13, 14 ans, et qu'il arrive dans ces moments-là, vous allez l'entendre, c'est sûr. Mais la réalité, qu'on ne va pas tout de suite forcément évoquer, c'est des déplacements... de la pression de performance, des aménagements pas toujours idéaux, et de la fatigue chronique. Et donc ce qui se passe, c'est qu'il y a trois profils qui sortent de ça. Il y a ceux qui arrêtent, malheureusement, ou, heureusement, pour leur bien-être physique, psychique et émotionnel. Il y a ceux qui y bâclent, et puis il y a ceux qui y tiennent, mais ça demande effectivement de... d'être préparé ou accompagné. Très important aussi d'avoir des amis, de la famille, l'entourage, quand ça commence à être dur. Mais ça, ce n'est pas toujours évident, parce qu'on part, des fois, certains et certaines partent à l'aveugle. C'est difficile. Mais voilà, la petite phrase de cette partie pourrait être « Le double projet, c'est possible sur le papier. » Mais dans la réalité, c'est comme marcher sur un fil. La sixième partie, je l'ai évoquée tout à l'heure, on va parler des femmes et du sport de haut niveau, qui est en réalité un peu une double contrainte. Alors, il y a eu beaucoup d'évolutions, ça va dans le bon sens, mais la réalité, c'est quand même, malgré tout, alors pas dans tous les sports... Mais voilà, on va quand même l'évoquer. Et puis c'est de manière globale, comme dans l'entrepreneuriat, des salaires plus bas, moins de sécurité, des carrières qui sont dans la réalité souvent plus courte, et le sujet des grossesses, qui crée une interruption dans la carrière et un retour difficile. voire même parfois impossible ou pas souhaité, c'est totalement possible aussi. Pour l'exemple du Hand, il y a justement chaque année en ce moment des vraies négociations, un vrai syndicat des joueuses et des conventions professionnelles qui amènent à améliorer les conditions de travail et de retour, de congé, etc. La réalité du terrain à ce jour, c'est qu'à niveau d'exigence égale, les trajectoires ne sont pas forcément égales. Donc c'est une réalité à prendre en compte et à envisager pour la réalité d'un double projet et d'une carrière possible professionnelle. Dans la septième partie, on va évoquer ce que le temps m'a appris. En réalité, à 20 ans, on a l'impression que ça va durer toujours, qu'on est invincible. C'est comme quand j'entends les patients me parler de la carrière, des aspirations pro, perso, etc. Du sport. qui vont faire à côté des soirées, on est invincible. Je l'évoque aujourd'hui, j'ai que 31 ans, je reste vraiment très humble sur tout ce que j'ai encore à apprendre dans la suite de ma vie, et tout ce que je vais expérimenter en avançant en âge, en ayant des enfants, etc. Mais voilà, mon idée c'est plutôt de donner les infos que j'ai aujourd'hui, parler un peu de... ce que j'ai pu apprendre, observer et aller rechercher. Et puis si ça peut aider, ne serait-ce que 1, 2, 3, 3 personnes ou jeunes qui écoutent, c'est top. Si après ça peut être partagé. Parce que du coup, à 30 ans... En tout cas dans cette partie-là, ce qui se passe si on ne s'entoure pas avec des équipes médicales, avec des routines perso, avec une hygiène de vie plus adaptée, etc. Avec une hygiène financière plus adaptée et tout ce qu'on a évoqué jusque-là. Et bien ce qui peut se passer c'est qu'il peut y avoir la survenue de blessures, de galères, de doutes. Et puis surtout la réalité de... de la fin de carrière qui approche donc de se dire si justement il n'y a pas eu double projet qui est très difficile comme on l'évoquait ben je vais démarrer un double projet à ce moment-là comment je l'organise comment je l'envisage est-ce que le club ou les clubs ou les fédés peuvent m'aider et voilà et du coup c'est presque une une deuxième petite naissance à 30 ans ou 35 ans et de devoir du coup cravacher autrement sur un autre secteur qui va être formatif ou professionnel qui n'est pas toujours évident avec un statut social qui va évoluer aussi, qu'il faut envisager, qu'il faut prendre en compte. La retraite, comme on l'entend, la retraite professionnelle classique, on va dire à 60-65 ans, c'est considéré un peu comme une petite mort. Là, en fait, le sportif ou la sportive, il a déjà une première petite mort et qui... parfois fait un gros gap parce qu'on part de haut on part vraiment d'un piédestal par moment donc ça peut être compliqué c'est là où effectivement de nouveau l'entourage est super important mais ça on l'entend tout le temps donc à 30 ans il y a effectivement aussi cette urgence de l'après la phrase forte ce serait que La carrière sportive ne s'arrête pas brutalement, surtout que souvent on reste, pour certains, dans le même secteur, mais en réalité elle s'effiloche dans la durée. Dans la huitième partie, je l'ai déjà un peu évoqué et présenté au début, je l'avais mis à cet endroit là, mais ça s'est organisé autrement en commençant à discuter. Je prenais l'exemple de Léon Marchand et Mélanie de Jésus, Mélanie de Jésus Dos Santos, qui ont tous les deux un très très haut niveau et une expertise dans leurs disciplines respectives. Malheureusement, ils n'ont pas eu à vivre les mêmes JO. Il y a aussi ça dans le sport. Et malheureusement pour Mélanie et la pauvre, elle a eu à subir... une vraie contre-performance et un possible syndrome, je ne sais pas, burn-out, ou en tout cas, vrai down sportif et sûrement personnel, parce qu'à ce moment-là, tout est quand même bien relié, que d'ailleurs, dans la même discipline, Simone Biles avait grandement évoqué, et elle, avec aussi des symptômes physiques qui faisaient des déséquilibres, des pertes de repères dans l'espace, qu'elle... dont elle avait grandement besoin sur sa discipline. Et voilà. Et donc, pour revenir sur Mélanie, elle évoque effectivement le... En fait, qu'est-ce que je vais faire ? Parce que depuis que je suis toute petite, je ne sais faire que ça. Je ne sais faire que cette discipline, que ce sport, que la gym. Et je ne sais même pas qu'est-ce que je peux aimer d'autre. Ça, c'est quelque chose d'assez fort à entendre. À l'inverse, Léon Marchand, lui, qui, comme décrit... Voilà, il a performé, surperformé et à côté de ça, il avait déjà un bac scientifique mention très bien. Il enchaîne, alors qu'il est dans un pays qui est malcien, il enchaîne des études qui lui permettent d'avoir un diplôme d'ingénieur en software aux Etats-Unis. Et voilà, lui, quoi qu'il arrive, sportivement, normalement, il a déjà prévu l'avenir et il a mis les rails de la suite. pour ne pas dépendre que de cette partie sportive. En réalité, la mise en miroir entre les deux, c'est qu'une même excellence, deux libertés très différentes, et que cette différence, c'est clairement pas leur talent, c'est clairement pas leur travail acharné, c'est clairement pas les performances, mais c'est la possibilité à ce jour d'imaginer la suite. Et, petite phrase centrale, la liberté, c'est pas d'arrêter ou de continuer, c'est de pouvoir tout simplement choisir En conclusion, le sport forme énormément. C'est franchement une extraordinaire école de la vie. Que ce soit n'importe quel sport, personnellement j'ai une petite préférence pour les sports collectifs, mais ça n'engage que moi. Je trouve que c'est une superbe école de la vie, de comment se positionner vis-à-vis des autres. partenaire, adversaire, encadrant, éducateur, éducatrice. C'est comment organiser une semaine, comment envisager des objectifs, comment se voir grandir, avoir des peines, des déceptions, comme à l'inverse avoir des joies et des explosions de toute forme. C'est vraiment une école de la vie extraordinaire. Mais il ne sera pas forcément toujours protecteur. Donc c'est important de penser l'après. Parce que ça passe... Petite phrase de sage, pour ne pas dire de vieux. Merci les Québécois. Petite phrase de sage, de penser l'après. Ce n'est pas trahir son sport, c'est... c'est se respecter et se permettre d'avoir cette possibilité de choisir. Sachant qu'anticiper n'enlève rien à la performance. Ou en tout cas, il faut faire en sorte, ce serait bien, et c'est de faire en sorte de ne rien enlever à la performance, et comme je le disais, de nourrir l'un pour l'autre. Et voilà, si cet épisode... permet à quelqu'un d'avoir des infos, d'évoluer sur cette partie de comment vivre un double projet, comment le préparer, comment envisager pourquoi pas justement un peu de l'investissement très basique, mais qui permet déjà de gagner du temps sur la suite, et bien c'est top, le challenge sera réussi. En tout cas, merci d'avoir écouté. Toujours un plaisir de discuter, d'apporter un peu des infos de ce que je peux découvrir, et de l'expérience perso. Et voilà, ça faisait longtemps que j'étais par tournée tout seul devant le micro, et ça fait toujours plaisir, donc il y en aura évidemment plein d'autres comme ça. Allez, merci encore, bon début d'année. Et puis à très bientôt. Ciao ! Bravo ! Tu es arrivé au bout de cet épisode. Merci pour ton écoute, j'espère qu'il t'a appris quelque chose, éveillé une nouvelle curiosité, ou simplement donné envie d'explorer plus loin. Si le projet te plaît, fais-le voyager. Parles-en autour de toi à une, deux, trois personnes ou plus si le cœur t'en dit. Et si tu veux vraiment m'aider, un commentaire, 5 étoiles sur ta plateforme de podcast préférée. Apple Podcasts, Spotify ou autres, ça fait vraiment la différence. Je te remercie par avance, à très vite pour de nouvelles aventures, à bientôt, ciao !