Speaker #0Bonjour et bienvenue sur Happy Coaching, je suis Chantal Labeste, auteur best-seller et coach en reprogrammation mentale. J'ai une annonce spéciale à vous faire. Cette semaine, j'anime une web-conférence gratuite sur la confiance en soi. Alors pour vous inscrire, rien de plus simple, rendez-vous sur chantallabeste.com. Comme vous le savez, Happy Coaching, c'est votre dose hebdomadaire de conseils et de bonne humeur. Chaque jeudi, on plonge ensemble dans l'univers du développement personnel, de la confiance en soi, et du mindset. Mais surtout, on parle de vous. Alors installez-vous confortablement, sirotez votre café et laissez-vous embarquer. C'est parti ! Parler des rencontres amoureuses aujourd'hui, c'est accepter de regarder une réalité en face, parfois dérangeante, souvent confuse, mais profondément révélatrice de notre rapport à l'amour, à l'attachement et à nous-mêmes. Parce que les sites et les applications de rencontres ont profondément modifié les règles du jeu amoureux. Nous sommes entrés dans une ère où l'on peut rencontrer quelqu'un en quelques secondes, discuter, séduire, disparaître, recommencer, tout cela depuis un écran, sans engagement immédiat, sans cadre clair et parfois sans réelle responsabilité affective. Mais avant de poursuivre, je voudrais m'arrêter un instant sur les dernières études et quelques chiffres clés, parce qu'ils permettent de mieux comprendre ce qui se joue aujourd'hui dans les rencontres amoureuses. En France, près de 18 millions de personnes se déclarent célibataires. Un chiffre bien sûr qui inclut des profils très divers, jeunes comme moins jeunes, en recherche active ou intermittente d'un partenaire. Et si l'idée de rencontrer quinquain derrière un écran peut sembler moderne, elle touche aujourd'hui une grande partie de la population. La proportion de célibataires susceptibles d'utiliser des applications de rencontre a presque doublé en 20 ans, passant de 18% en 2004 à 39% en 2023. Selon les dernières études, environ 8 millions de Français utilisent des applications de rencontre. Donc c'est vraiment devenu une composante majeure de la vie amoureuse de notre époque. Et pourtant, ces plateformes ne sont pas fréquentées uniquement par des célibataires purs et durs. En effet, une étude internationale montre que près de 65% des utilisateurs de ces sites sont déjà en couple ou mariés, ce qui révèle une réalité souvent méconnue de ce monde du dating numérique. Il faut savoir que ce nouveau mode de rencontre amoureuse, aussi banalisé soit-elle en apparence, ne sont absolument pas neutres psychologiquement. La première grande transformation concerne ce que l'on appelle l'abondance du choix. Notre cerveau n'a jamais été conçu pour gérer une infinité de possibilités affectives en permanence. Quand les profils s'enchaînent, quand un visage en remplace un autre par un simple glissement de doigt, le lien potentiel perd de sa valeur symbolique. Non pas parce que les personnes valent moins, bien entendu, mais parce que notre cerveau les traite comme des options interchangeables. Et quand tout devient option, plus rien ne devient vraiment précieux. Les neurosciences sont claires sur ce point. Face à une surabondance de choix, notre cerveau entre dans une forme de saturation décisionnelle. On hésite davantage, on doute plus, on regrette plus vite et surtout, on s'engage moins. Ce mécanisme bien connu en psychologie cognitive explique pourquoi beaucoup de personnes disent aujourd'hui avoir l'impression de rencontrer beaucoup de monde, mais de créer très peu de liens profonds. À cela s'ajoute un phénomène très contemporain, le zapping émotionnel. On discute, on échange, on projette parfois, puis au moindre inconfort, au moindre doute, eh bien on passe à autre chose. Non pas parce que la relation était mauvaise, mais parce que l'option suivante est déjà là, disponible, prête à être explorée. Et vous l'avez compris, le problème c'est que l'amour ne se construit jamais dans l'instantanéité. Il se construit dans la durée, dans l'ajustement, dans la tolérance à l'imperfection. Et c'est précisément là que beaucoup de personnes se perdent. Nous sommes passés, sans vraiment nous en rendre compte, d'une logique de rencontre à une logique de consommation affective. On consomme des échanges, des attentions, des messages, parfois même des débuts de relation, comme on consommerait un contenu. Quand ça plaît, on continue. Quand ça demande trop d'efforts, eh bien on jette. Et cette logique crée des relations de plus en plus éphémères, ce que certains appellent des relations Kleenex. Bien sûr, elles peuvent être intenses, rapides, puis on abandonne vite l'autre sans aucune explication. Il faut comprendre que ce mode de fonctionnement a un impact direct sur notre estime de nous-mêmes. Être ignoré, ghosté, remplacé sans mots, sans explication, vient activer des blessures profondes liées au rejet, à l'abandon et à la valeur personnelle. Même les personnes solides finissent par douter Doutez, hein, quand les interactions deviennent floues, incohérentes ou même déshumanisées. Le problème, vous l'avez compris, n'est pas l'outil. Le problème, c'est la façon dont on l'utilise et l'état intérieur avec lequel on y rentre. Voici donc mes trois clés. La première aujourd'hui, c'est la clarté intérieure. Savoir ce que vous recherchez vraiment, au-delà de l'envie de plaire, au-delà de la peur d'être seul, et bien sûr, au-delà de la comparaison avec les autres. Cherchez-vous une relation rassurante, une aventure, un lien profond, une reconnaissance, une réparation ? Tant que cette question n'est pas claire pour vous, le temps de vous réparer est le plus important. terrain des applications va amplifier votre confusion. La deuxième clé, c'est le respect de votre rythme émotionnel. L'amour, on le sait, n'est pas une course. Accepter de ralentir, de prendre le temps de connaître, d'observer, de ressentir est aujourd'hui un véritable acte de maturité affective. La troisième clé, c'est la capacité à remettre de l'humain dans vos échanges. Soyez vrai, soyez vous tout simplement. Posez des questions, exprimez vos intentions, même si cela fait peur. Oui, je le sais, cela peut faire fuir certaines personnes, mais celles qui restent sont souvent celles avec qui un lien réel peut se construire. Il est aussi essentiel de comprendre que le sentiment de perte de repère que beaucoup ressentent aujourd'hui est normal. Nous sommes dans une période de transition affective. Les codes anciens ne fonctionnent plus totalement et les nouveaux ne sont pas encore très bien intégrés. Cela crée de l'insécurité, de la confusion et parfois même du découragement. Mais rassurez-vous, ce brouillard n'est pas une fatalité. Les relations amoureuses n'ont pas disparu. Elles demandent simplement plus de conscience, plus de lucidité et parfois plus de courage qu'avant. Le courage de ne pas se perdre dans le jeu, le courage de ne pas se définir par des matchs ou des silences et le courage de rester fidèle à vos valeurs dans un système qui pousse à faire l'inverse. Pour conclure, les rencontres amoureuses à l'ère des sites de rencontres ne sont ni bonnes ni mauvaises en soi. Elles sont le miroir de notre époque, de notre rapport au temps, Ausha et à l'engagement. On se retrouve jeudi pour un nouvel épisode. D'ici là, prenez soin de vous. A très vite ! Téléchargez-le gratuitement en cliquant sur le lien dans la description. C'est une ressource précieuse que vous pouvez garder à portée de main pour vous motiver et vous guider chaque jour. C'était Chantal Labeste, votre coach, mais également une amie qui vous guide vers une vie plus épanouie. Je suis impatiente de vous retrouver jeudi prochain. En attendant, n'oubliez pas, chaque petit pas vous rapproche un peu plus des étoiles. Alors souriez et vibrez. La vie est belle.