- Speaker #0
Bienvenue dans la saison 2 du podcast de France 4 Naturisme, là où liberté, nature et authenticité continuent de se rencontrer. Pour cette nouvelle saison, je vous amène à nouveau à la rencontre de celles et ceux qui vivent le naturisme au quotidien. Au-delà des clichés, ils nous racontent leur histoire, leurs doutes, leurs déclics et cette sensation unique d'être enfin soi-même au plus près de la nature. Épisode après épisode, vous allez découvrir des parcours singuliers, des moments de partage, des confidences parfois émouvantes, parfois surprenantes, mais toujours sincères. Si cette immersion au cœur du naturisme vous parle, pensez à vous abonner pour ne rien manquer et à partager ce podcast autour de vous. Plus on est nombreux à écouter et plus ces voix porteront l'oeil. Prêt à continuer l'aventure ? C'est parti pour la saison d'hier ! Aujourd'hui, je vous amène dans les Landes, à Vielle Saint-Giron, au cœur d'une pinède immense où l'on entend à la fois le vent dans les arbres, le ressac de l'Atlantique et cette forme de silence si particulière. Ici, il y a Arnaudchott, un nom que beaucoup raccourcissent simplement en Arna, comme on parle d'un lieu familier. Un village naturiste posé entre forêt et océan, façonné au fil des décennies par une certaine idée de la liberté, du respect et de la vie en commun. Créé au début des années 70, puis repris par la famille Pavie au début des années 80, Arnaud Tchot est devenu bien plus qu'un camping. C'est un lieu de transmission, un lieu d'attachement, un lieu qui a vu évoluer les vacances, les corps, les mentalités, mais sans jamais perdre complètement son âme. Derrière cette histoire, il y a un homme, Jean-Philippe Pavie, celui qui a accompagné pendant des décennies le développement d'Arnaud Tchot avec une vision du naturisme à la fois libre, familiale, exigeante et profondément tournée vers la nature. Dans cet épisode, il nous ouvre les portes de son parcours, de sa vision de l'histoire d'Arnaud. et de ce que ce lieu raconte, au fond, de notre rapport au temps, à la simplicité et aux autres. Donc, bonjour Jean-Philippe. Bonjour. Première petite question, est-ce que l'on se tutoie ou est-ce qu'on se vouvoie ?
- Speaker #1
On se tutoie, comme font tous les naturistes déjà.
- Speaker #0
Bon, très bien, ça me va. Du coup, est-ce que tu pourrais te présenter en quelques mots ?
- Speaker #1
Me présenter ? Écoute, je suis arrivé à Arnaud Tchot. donc c'était en 81-82 avant cela moi j'ai fait des études qui me menaient pas du tout à ça j'ai eu mon bac en 68 ça a une importance dans la suite ça a une importance dans la suite très bien donc j'ai fait mes études donc j'ai fait bon je suis J'ai même fait des études longues, puisque j'ai fait un doctorat en géophysique marine.
- Speaker #0
D'accord. Ah oui, rien à voir avec une gestion d'établissement. Oui,
- Speaker #1
mais c'était en géologie. Ça s'appelait déjà géologie de l'environnement.
- Speaker #0
OK.
- Speaker #1
Donc déjà, dans les années 60, donc ça c'était en 74-75, on parlait déjà d'environnement. Tout est lié, sans savoir, tout est lié. Et donc, j'ai passé ma... à l'inventeur. une thèse, parce que j'ai fait un doctorat de troisième cycle. Et je me suis marié, j'ai rencontré ma femme, Hélène, à cette époque-là, pendant qu'on était étudiants. Et donc, je me suis marié. Et donc, après la thèse, je me suis retrouvé, qu'est-ce qu'on fait ? C'est me mener sur la recherche ou l'enseignement. J'ai fait la thèse avec un ami qui est décédé, malheureusement, Michel, il y a quelques temps. qui lui est parti dans l'enseignement. Et moi, je n'étais pas très tenté par l'enseignement et je pense que j'aurais pu se faire de la recherche. Mais on s'est retrouvé avec un camping à gérer, un camping textile qui était à Ville-Saint-Giron. Et donc, j'ai participé avec ma femme à la gestion de ce camping en suivant. Et en même temps, je travaillais... Dans l'entreprise familiale qu'ils avaient de travaux publics. Donc, à la fois l'hiver, je faisais travaux publics et pendant l'été, je faisais le camping.
- Speaker #0
OK. Et comment tu es arrivé à ce camping ? Parce que tu finis ta thèse ?
- Speaker #1
Eh bien oui, le camping, il était dans la famille.
- Speaker #0
Ah OK, d'accord.
- Speaker #1
Dans la famille. Donc, il fallait le gérer. Ils s'en occupaient. Donc, voilà. Puis, c'était le début du camping. Les campings dans les Landes, ça a commencé dans les années 60.
- Speaker #0
OK.
- Speaker #1
Le camping, c'était le Colvert, à Villers-Saint-Girond, et il a ouvert en 1962. C'était donc le début du tourisme. des campings, tourisme social, qui a démarré dans les années 60, en France en général, mais dans les Landes en particulier. Et donc je me suis retrouvé à faire ces deux métiers là pendant... Ça a commencé donc en 76, j'ai commencé jusqu'en 88-89, où après je ne me suis occupé que des campings. Entre-temps... Il s'est trouvé l'opportunité, on a été sollicité par le propriétaire d'Arnhemshot, c'était en 81-82, qui voulait transmettre l'entreprise.
- Speaker #0
Donc là, c'est Paul Larrey, c'est ça ? Voilà,
- Speaker #1
c'est Paul Larrey qui avait créé ça, qui avait créé cet établissement. C'était dans les années 70-72.
- Speaker #0
Et tu peux nous en toucher deux mots, du coup, de Paul Larrey ? Paul Larrey, oui,
- Speaker #1
je l'ai connu. C'était quelqu'un qui arrivait de... Je crois qu'il avait été ingénieur agricole, où il travaillait à la DDA. Il avait travaillé, je pense qu'il avait travaillé au Maroc. Mais bon, j'ai un peu oublié tout ça, c'est vieux maintenant. Et donc, il s'était retrouvé là. Il était naturiste, il fréquentait Montalivé, le cerf-chef Montalivé. Et l'opportunité, il a cherché à monter un établissement. Et il a eu une opportunité avec la municipalité de l'époque de rencontrer le propriétaire des terrains où il y avait Arnaille. Il a racheté une partie des terrains, mais à l'époque, il est venu des folles. Il était sur un projet de 350 hectares.
- Speaker #0
Et il voulait copier un petit peu le CHM. Voilà,
- Speaker #1
il voulait copier. Je te parlais de 68, ça avait une importance parce qu'on se trouve dans les années 70. Et 68, c'était, bon, toi tu as appris dans l'histoire, moi que j'ai vécu, des années, on appelait ça de libération d'un peu de tout et aussi des corps. Et des gens de Dax et de la région des Landes allaient faire du naturisme sur les plages atlantiques. Et en particulier au lieu là où est Arna. Et certains, ils passaient la nuit, ils amenaient des tentes, il n'y avait rien, c'était de la pinade, tu connais les noms. Et ils ont commencé à venir là pendant l'été régulièrement. Donc lui est arrivé, je ne sais pas comment, on a dû lui donner l'information. Et donc ils ont commencé à organiser un peu ces jours d'été. Il y avait une association qui s'est créée. Et c'était Pro Nature. Et avec cette association, ils ont commencé à officialiser l'installation. Ils s'est battu avec l'administration pendant quelques années pour obtenir l'autorisation de créer un camping.
- Speaker #0
Ça ne devait pas être simple dans cet endroit-là ? Non,
- Speaker #1
c'était compliqué parce qu'il n'y a rien. Évidemment, les établissements naturistes, la plupart sont dans des zones où on peut faire du naturisme tranquille. Et donc, ils se sont installés là. Ils ont réussi à avoir l'autorisation de la préfecture. Ils ont commencé à créer. Moi, on avait retrouvé des vieilles photos des gens qui avaient connu cette époque.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Dont notre ancien directeur, Nons Baron Nono, qu'on appelait Nono, qui est resté là pendant très longtemps, qui aussi est décédé maintenant. Et ils avaient créé donc cette association. Ils ont installé les premiers sanitaires. L'eau chaude, c'était... Un réservoir en plastique de 1000 litres qui était en haut des pins, comme une palombière, tu sais, c'était chauffage solaire déjà à l'époque. C'était ça, c'était le précurseur. Et donc ces années 68, ça a mené l'explosion du naturisme en France, entre autres. C'était la libération des corps. Moi j'ai connu ça, pour moi cette époque, le souvenir de cette époque, ils en parlaient, c'est Woodstock. C'était 67, je crois. 66 ou 67, je crois que c'est 67. Et c'était l'époque des hippies aux Etats-Unis et d'autres substances aussi. Il n'y avait pas que la musique, il y avait des... C'était l'arrivée, oui, c'est l'arrivée de tout ça. C'était là les Américains, ils se... C'était la jeunesse américaine étudiante, des universités, se battaient contre... Ils ne voulaient pas aller au Vietnam, c'est la guerre du Vietnam. Mais ça,
- Speaker #0
c'était contre le système... Ils ne voulaient pas y aller,
- Speaker #1
ils ne voulaient pas se faire tuer là-bas, donc ils ont commencé... Et ces mouvements ont débarqué en Europe et principalement aussi en France. Et tout ça, ça a mené, toute cette époque, cette année-là, il y a eu le Larzac en France, il y a eu tous ces trucs. L'arrivée de la contraception. Et tout ça, ça a mené, entre les années 70 et 80, la multiplication des établissements naturistes, puisque ça correspondait à une demande de la jeunesse de l'époque et des anciens, parce que le naturisme, il existe depuis avant. C'était avant la guerre, avant la guerre, dans les années 20, 25, c'était plus ici. hygiéniste, tu étais sur la chaire du soleil, il y avait la tuberculose, tu avais les soins du corps, tu allais au soleil.
- Speaker #0
Ce que j'avais lu au début, c'était quelque chose même de médical. C'était médical, oui.
- Speaker #1
C'était des médecins qui s'en occupaient au début. C'est ça. Et donc ça s'est multiplié en France. Et moi, j'étais au col vert, c'était à proximité. Nous, on allait se baigner à poil, à côté d'Arnaud. On ne sait même pas que ça existait.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
On allait à côté, il y avait des blocos, je me souviens, à peu près où est la plage à la lettre. On allait se baigner là, on allait se baigner à Paul, c'était naturel. Puis on rentrait, après on rentrait. Et donc quand j'ai connu Paul Larrey, il vient me voir, on échangeait un peu longtemps. Et puis un jour il me dit, non, mais je vais, il faut que je passe la main. Donc on s'y est entendu et on a repris la gestion après lui, donc c'était 1981-82. Il est resté encore un an ou deux avec nous, et puis après il est carrément parti. Et donc on a, avec Nons Marron à l'époque, avec Nono, avec d'autres amis, on a commencé la gestion de tout ça. Moi je découvrais.
- Speaker #0
C'est ce que je te posais la question, quand tu arrives... Du coup,
- Speaker #1
en 81 ?
- Speaker #0
Oui, en 82. Ça ressemble à quoi quand tu arrives ?
- Speaker #1
Quand j'arrivais, il n'y avait pas grand-chose.
- Speaker #0
Le terrain, lui, était délimité, je suppose, déjà ?
- Speaker #1
Oui, il y avait les 45 hectares. Donc, il y avait 350 à l'origine, mais il n'avait pas pu les acheter, il n'avait pas l'argent. Donc, il avait acheté 45 hectares, avec beaucoup de crédit. Et ils avaient... Comme ils n'avaient pas de moyens, très peu de moyens, ils n'avaient pas fait grand choix. Il y avait quelques bâtiments sanitaires, c'était un peu barraquement. Il y avait déjà un petit restaurant, il y avait une épicerie, une petite réception. La réception, c'était tout petit à l'entrée. Par rapport à ce que je connaissais d'un camping, c'était très sommaire. Et donc, on a commencé, première chose qu'on avait investie, on avait commencé dans des bâtiments et puis on a construit la première piscine. C'était la révolution. Ça,
- Speaker #0
ça a été quand, cette fameuse solution ? Ça,
- Speaker #1
c'était les années 83-84.
- Speaker #0
Ah oui, directement après. Oui,
- Speaker #1
en arrivant, on a fait une piscine. Et après, on a fait les bâtiments, on a fait la réception. Je crois que c'est 85. En même temps, on faisait les sanitaires, on se touchait, il fallait faire un peu tout.
- Speaker #0
Mais du coup, c'était déjà quand même structuré au niveau des emplacements et choses comme ça ?
- Speaker #1
Oui, ça fonctionnait déjà. Bon, ce n'était pas bien délimité. Nous, on a organisé ça professionnellement. OK. Au fur et à mesure, les normes changeaient, l'évolution des campings. Dans les années 80, jusqu'à la loi littorale, on pouvait faire un peu ce qu'on voulait. Mais après, la loi littorale de 1986, ces années-là, ça a commencé la semaine d'implication, ça a été très structuré.
- Speaker #0
C'est quand tu me dis qu'on faisait ce qu'on voulait. Non, on ne faisait pas ce qu'on voulait. Non, mais je veux dire, est-ce qu'on pouvait... par exemple camper sur la plage,
- Speaker #1
des choses comme ça ? Non, non, non. Tout ça, ça a toujours été interdit. Non, non. La zone du camping était délimitée. Les emplacements n'étaient pas délimités. Il y avait une tente là, une tente là. C'était un peu comme ça.
- Speaker #0
Et c'était que des tentes au début ? Oui,
- Speaker #1
il y avait des tentes et quelques caravanes. J'ai ramené les premiers mobilhommes. Ils sont arrivés dans les années... Quelques mobilhommes. Ça commençait à la mode, des mobilhommes. J'étais allé en Angleterre, encore souvenir, j'étais allé en Angleterre, c'était 82 ou 83, acheter des mobilhommes d'occasion. En Angleterre, c'était les créateurs, les Anglais ont créé les mobilhommes, ils ont inventé les mobilhommes, les Français connaissaient pas ça, c'était les caravanes. Et les mobilhommes carrés, enfin, cubiques, là, les premiers. J'étais allé en Angleterre, je me souviens, j'avais un salon à Londres. On allait vendre les campings des Landes à Londres, c'était en novembre, après j'avais pris un train pour aller à Exeter en Cornwall, à Exeter, l'équipe de rugby, et j'arrive là-bas, des gens m'accueillent, j'avais un contact, et on va... On prend une voiture, je ne parlais pas trop bien anglais, j'avais du mal à comprendre tout. Et on s'en va, et on arrive dans quelques kilomètres dans la Cornouaille, vers le nord de la Cornouaille. Et on arrive dans un endroit, il y avait une cinquantaine de mobilhommes d'un près. Je dis tiens, moi c'est le parking, ils ont sorti les mobilhommes, ils ont mis là pour les vendre.
- Speaker #0
Oui, bien sûr.
- Speaker #1
Non, ce n'est pas le parking, c'était le camping en réalité. C'était comme un parc, c'était un champ. Ils avaient des mobilhommes disposés comme ça, un peu n'importe comment. Ils vendaient certains mobilhommes. Ils les vendaient parce qu'il y avait une réglementation en Angleterre déjà. Il ne fallait pas les garder plus de 10 ans. Qu'ils aient plus de 10 ans d'âge.
- Speaker #0
Pourquoi ? Par rapport à la...
- Speaker #1
Je ne sais pas. C'était leur réglementation. Il paraît. Donc, ils les vendaient à 8 ans. Ils les vendaient et ils commençaient à les vendre à 8 ans. Donc, j'avais acheté les premiers mobilhommes. Après, il y avait un importeur. portateur, parce qu'il fallait dédouaner, il fallait dédouaner, il y avait la TVA. Oui,
- Speaker #0
ça devait être très simple.
- Speaker #1
On les achetait en livres. Ce qui était compliqué, c'est que les livres, ça bougeait tout le temps, la livre, par rapport au franc. Donc, la première fois, je me suis fait avoir, parce que j'avais acheté, c'était tant de livres. Bon, d'accord. Alors ça, c'était, admettons, en novembre, décembre. Et puis, tu les recevais en mai, enfin, quelques mois après. Mais entre-temps, la livre avait plus de 10, 15, 20 %.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Après, l'autre année, on dit, on va passer à voir. Alors, on va acheter le livre à l'avance. Ça l'avait baissé. C'était compliqué parce qu'il fallait trouver un transporteur. Alors, j'avais trouvé quelqu'un qui était au Havre. Ça passait par le Havre. C'était un importateur. Il les faisait venir en camion. Donc, ça venait d'Angleterre. Ça sortait d'un camping en Angleterre. Ça venait au port en Angleterre. je ne sais plus quel port c'était et là c'était ça prenait le bateau ils arrivaient au Havre il fallait dédouaner, payer la TVA et après retransporter pour venir ici donc c'était quand même assez cher c'est après que les français ont commencé les campings français ont commencé à importer du mobilon c'était pour là, entre les années 80 et 90
- Speaker #0
Et quand tu arrives, tu me dis qu'en 1980, tu amènes ces mobilhommes. Oui,
- Speaker #1
on a commencé à en mettre dans les années 1984-1985.
- Speaker #0
Donc tu me dis que tu mets les mobilhommes, la piscine.
- Speaker #1
Ça prend quelques ans. Du coup,
- Speaker #0
ça a dû être un chamboulement pour certains qui étaient juste avec leur tente au début.
- Speaker #1
Oui, mais bon, on n'en mettait pas partout. On a fait des quartiers parce qu'il y avait déjà beaucoup de... Ce qu'il y avait, c'est que tu avais beaucoup de résidents, je l'appelle des résidents, des gens qui avaient des caravanes à l'année.
- Speaker #0
Ah, déjà à l'époque ? Oui,
- Speaker #1
il y en avait déjà quand je suis arrivé.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Il y en avait quelques-uns, je ne sais pas, 50, 60, et qui venaient passer tous les week-ends dès l'ouverture. C'était à l'époque, c'est toujours pareil, ça n'a pas changé, c'était deux Pâques en septembre. Et ils ont commencé déjà, quand ils ont vu arriver les mobiles, les premiers, on les importait pour les louer pour les clients, quelques-uns, parce qu'on ne savait pas comment ça allait marcher. La réception. En textile, ça fonctionnait bien. La location, ça commençait bien déjà, mais en naturisme, c'est pas trop. Et ça a pris pareil. Ça a bien marché aussi. Les gens étaient contents d'avoir un bon hébergement, même si c'était des occasions qui avaient 7-8 ans. Et après, tout de suite, il y avait des gens qui avaient des vieilles caravanes qui ont dit, oui, ça, c'est pas mal. Finalement, ça serait mieux. On a commencé aussi à vendre des mobilhomes pour des clients qui étaient là toute l'année. Après, ce qu'il y a, c'est qu'ils voulaient rester toute l'année. On ne pouvait pas faire à l'année. C'était interdit, donc il fallait couper. Mais finalement, on a vite arrêté. On a fait du promenade d'avril, fin mars, avril jusqu'au 1er novembre.
- Speaker #0
Et il y avait déjà, du coup, ces quartiers, comme on peut voir à l'heure actuelle ? Oui,
- Speaker #1
les quartiers. Tous les noms, d'ailleurs, c'est pas moi qui les ai trouvés. Tous les noms qu'il y avait, c'était là. Paul Laray qui avait donné les noms, puis les clients qui donnaient les noms. C'était les Sauvages, parce que c'était le fond là-bas. Après, le Far West, c'est encore plus loin. D'accord,
- Speaker #0
ça vient de là, du coup.
- Speaker #1
Oui, les noms viennent de là. Après, on a donné d'autres noms. Mais la plupart des quartiers, le Tuck, c'était le Tuck. Le Traouk, c'est le Trou. Les Caraques, c'est les nomades en langage du Massif central, parce qu'il est du puits.
- Speaker #0
D'accord, ok.
- Speaker #1
Les Caraques, c'est les nomades.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Voilà, donc c'était... Ça existait déjà tout ça. Mais tous les noms des quartiers ont un sens de l'origine, de partir de l'origine, de la création.
- Speaker #0
Et puisqu'on parle des noms, du coup, Arnaud Chott ?
- Speaker #1
Arnaud Chott, c'est le nom sur la carte du cadastre. C'est la lettre d'Arnaud Chott.
- Speaker #0
Ok,
- Speaker #1
d'accord. Tout le monde essaye toujours de trouver des plantations. Je ne connais pas l'origine. C'est du gascon. C'est un gascon, mais ça ne veut rien dire en gascon non plus. Chotte, c'est un tchèque, c'est un diminutif. Oui,
- Speaker #0
c'est ça.
- Speaker #1
On ne sait pas ce que ça veut dire. Et les plantations, j'avais retrouvé que les plantations de pin, à date de Napoléon III.
- Speaker #0
Je vais juste te couper. C'est un temps un peu de pluie, c'est normal. On tombe en pleine averse, donc désolé pour ce petit souci.
- Speaker #1
C'est les averses de l'époque. Voilà. Les premiers pins, j'avais retrouvé des documents, ça date de Napoléon III, 1852 ou 1854.
- Speaker #0
Quand il décide de faire toutes ces plantations.
- Speaker #1
Il décide de faire la plantation, d'organiser la plantation des pins dans les Landes. Et ça fait partie des premières plantations. Ok,
- Speaker #0
d'accord.
- Speaker #1
C'est là qu'ils ont dû donner les appellations, je pense, des terrains, je ne sais pas.
- Speaker #0
Ah. Peut-être.
- Speaker #1
Des lieux dits.
- Speaker #0
Je vais te dire que ça venait de la petite colline ou des choses comme ça.
- Speaker #1
C'est possible. Je ne sais pas te dire. Je ne veux pas dire des choses. Je ne connais pas.
- Speaker #0
D'après toi, dans quel état d'esprit ce lieu est né ?
- Speaker #1
C'est né, tu vois, je te dis, c'était des gens qui venaient passer des bons moments là, sur la plage, en 68. peut-être 67 avant je sais pas si a commencé à l'avant et après c'était quand même une population plutôt local c'est déjà vous c'était plus tôt et locales ça d'accord à l'origine c'est des gens de c'était d'accord et d'accord parce qu'on va dire moi je n'étais pas et après ça c'est un des gens qui est parmi les anciens que j'ai connu il y avait des gens de dac va ou de la région dax de peau ok il y avait des panoirs quand il pose le grand pont aujourd'hui comme le grand d'axe. Pour Tarb, il y avait... beaucoup de gens de là. Et aussi des 64. OK. Mais de 74, je veux dire, du Pays Basque. Du Pays Basque aussi.
- Speaker #0
Donc pas mal de personnes du Sud-Ouest.
- Speaker #1
Et après du Pays Basque espagnol.
- Speaker #0
OK.
- Speaker #1
Aussi, beaucoup, il y en avait beaucoup à cette époque, à l'origine.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Mais qui sont restés là pendant toute leur vie.
- Speaker #0
Le problème,
- Speaker #1
c'est que... Enfin, le problème. Quand les gens qui viennent à Arna, ils ne repartent plus.
- Speaker #0
C'est ça, parce qu'ils aiment trop.
- Speaker #1
Oui, mais c'est un monde à part. Moi, j'ai découvert ça. Si tu veux, la fidélité des clients, c'était surprenant. Les gens venaient. Comme je suis parti, c'était les petits-enfants. Il y avait les grands-parents, les parents. Après, c'était les petits-enfants. Il y en a qui se sont mariés là. Il y en a qui ont connu leur femme ou leur homme, leur mari là, leur compagnon là. Ils se sont connus là. Ils reviennent après, ils amènent leurs enfants, même s'il y a des trous de quelques années.
- Speaker #0
Bien sûr.
- Speaker #1
Quand j'étais à Métonnage, j'étais là en vacances. C'est ça.
- Speaker #0
Justement, quand tu me dis ça, je voudrais savoir, est-ce qu'à l'époque, déjà, parce que t'arrives, c'est un camping naturiste, Merci. Est-ce qu'à l'époque, tu as déjà une sensibilité ? Tu m'as dit que tu partais de ta baignée nue un petit peu plus haut, mais est-ce que tu avais une sensibilité au naturisme ? Non,
- Speaker #1
parce que le naturisme, ce n'est pas le nudisme. Moi, je faisais des années sur la plage, c'est ce qu'on appelle du nudisme, des plages. Et là, quand j'ai connu, sincèrement, au début, ça me paraissait un peu bizarre que les gens se mettent toute la journée, mais pas le soir. À l'époque, il y avait des... Ça aussi. Dans les années... Les naturistes, ils avaient une tenue le soir. Tout le monde était en survêtement.
- Speaker #0
C'est le survêt...
- Speaker #1
Le survêt de sport. C'est le survêt bleu. À tout le soir, tout le monde était en survêt.
- Speaker #0
Je l'imagine bien, oui.
- Speaker #1
C'est plus ça aujourd'hui. Après, ça a disparu. Mais à l'époque, c'était nu la journée et le soir en survêt. C'était ça, la tenue.
- Speaker #0
Et pourquoi ? La brise du soir qui était un peu fraîche ?
- Speaker #1
Oui, le soir il fait frais, donc ils s'habillaient. Le soir, tout le monde était habillé. Ça faisait partie des règles.
- Speaker #0
Mais le dress code ?
- Speaker #1
C'était pas écrit, mais c'était comme ça.
- Speaker #0
Mais le dress code, c'était le jogging ?
- Speaker #1
Oui, on appelait ça le survet.
- Speaker #0
Oui, ok. Il était déjà un peu, c'était une surmette comme il y a eu dans les années 90, un peu flashy ou pas ?
- Speaker #1
Oui, oui, oui, une surmette bleue, enfin traditionnelle, je les vois encore en surmette. Mais c'est vrai que ça m'a étonné au début de voir les gens dans la journée. Bon, et puis après, tu ne fais plus attention, tu ne t'en occupes plus, et puis c'est devenu comme ça. Et du coup,
- Speaker #0
tu as pratiqué également toi aussi. Oui, oui,
- Speaker #1
mais nous, on était, moi j'ai passé, au début, oui, mais après, j'ai passé plus ma vie dans les bureaux que sur le terrain. Et quand tu travailles, je n'étais pas nu dans le bureau. Même à la réception, tous les employés étaient habillés. Oui, bien sûr.
- Speaker #0
Et du coup, j'essaye de t'imaginer, tu arrives là, dans les années 80.
- Speaker #1
C'est un monde à part.
- Speaker #0
Je découvre un monde que j'ignorais.
- Speaker #1
que je ne savais même pas que ça existait. Et quoi, tu trouves ça ? Un moment à part, ça s'est trouvé naturellement. Moi, j'ai été accepté sans problème parce que j'ai sûrement fait ce qu'il fallait, ce qu'ils attendaient. Bien accepté et ça s'est bien passé. Et d'ailleurs, les gens m'ont aidé. Ils m'ont aidé parce que je ne connaissais pas les codes. C'est ça, c'est pour ça que je faisais la question. Oui, j'ai travaillé avec des amis, un groupe d'amis. Ils étaient quatre. Et il y en a encore deux qui sont vivants. Et ils servaient d'intermédiaire, si tu veux, entre la partie gestion officielle et puis... la gestion avec les clients, les rapports avec les... On n'appelle pas les clients, avec les gens qui étaient là.
- Speaker #0
Oui, bien sûr.
- Speaker #1
Mais bon, après, c'est devenu... Ça s'est industrialisé, entre guillemets. Pas industrialisé, artisan.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
C'était artisan, mais c'est devenu un peu plus encadré. Je ne sais pas comment on peut dire. Oui, mais après,
- Speaker #0
c'est devenu une entreprise. Une entreprise,
- Speaker #1
oui, mais tout. C'est le monde qui évolue en fur et à mesure. C'est l'évolution de la société. La société des années 2000 n'est pas celle des années
- Speaker #0
70. Oui, c'est ça. Et justement, ça a été quoi ? On a parlé du coup des mobilums et de la piscine.
- Speaker #1
Oui, oui. Et de manière… Après, il y avait l'arrivée du spa. Mais quand je suis arrivé, il y avait déjà, dans un bâtiment, il y avait déjà les prémices d'un spa.
- Speaker #0
OK.
- Speaker #1
Il y avait… Paul Larrey était très à l'avant. Il était… Il n'était pas très bon gestionnaire, mais il était précurseur. Oui, oui. Le gestionnaire, il ne savait pas trop ce que... Il ne savait pas gérer. Oui. Il ne savait pas gérer. J'exagère, mais il ne gérait pas très bien par rapport à ce qu'on faisait. Il ne gérait pas comme nous. Oui. Et il ne gagnait pas d'argent. Donc, nous, l'argent qu'on gagnait, on l'investissait dans la machine.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Mais il y avait déjà... Il avait beaucoup d'idées, des bonnes idées, mais difficiles à mettre en pratique. Il avait déjà créé un premier d'espace. Il y avait un sauna, il y avait une salle de muscu. Il y avait déjà... J'ai été surpris, il y avait une infirmière.
- Speaker #0
OK.
- Speaker #1
Du coup, une infirmière, elle est indispensable. Tu te rends compte après, quand tu pratiques, qu'elle est indispensable. Il y avait... Qu'est-ce qu'il y avait d'autre ? Après, il y a eu l'ostéopathe. On avait le store-pat, on avait des clés qui venaient. Parce que les gens, ils viennent aussi, c'est des anecdotes, mais les gens viennent aussi pour se... Ils sont tellement abîmés par la vie courante de tous les jours, parce qu'il y a beaucoup d'urbains. La majorité, il y a quelques gens de la campagne, de la périphérie, mais c'est surtout une clientèle urbaine, de l'Union parisienne, de Lyon, de Toulouse, de Bordeaux, enfin, voilà. les grandes villes. Ils sont tellement en mauvais état après 8, 9 mois, 10 mois de la ville.
- Speaker #0
Il faut les retaper.
- Speaker #1
Oui, mais physiquement, il n'y a pas que psychiquement. C'est psychiquement et physiquement. Et un jour, il y a un client qui me dit, il y a quelques années, il me dit, quand j'arrive à Arna, j'enlève mon T-shirt et en même temps, j'enlève tout ce que j'ai accumulé dans l'année.
- Speaker #0
Dans l'année, oui.
- Speaker #1
Et j'ai trois semaines pour me remettre en état. Et il me disait, si je ne fais pas ça, je ne tiens pas l'année. Tu vois, d'axe, les gens, ils vont en cure.
- Speaker #0
Les gens vont en cure pour se remettre en état. Ils font trois semaines de cure. C'est vrai. Pour se remettre en état avec leur douleur. Se remettre en état pour passer l'année. Ils tiennent, en général, ils tiennent huit mois, huit, neuf mois. Ils ne tiennent pas douze mois, mais ils tiennent presque. Et là, c'était pareil. Ils me disaient, on part en fin août peut-être. Je vais tenir jusqu'en janvier, février. Il me tarde d'arriver pour faire la même chose.
- Speaker #1
Oui, donc c'était vraiment un besoin.
- Speaker #0
Ça devient ça, c'est ce qui m'a épaté. Et puis après, aussi, les endroits comme Arna, on a appelé ça, quand on cherchait des dominations, alors en origine, les anciens appelaient ça des centres naturistes. On trouvait ça bizarre ce mot, centre naturiste. Pourquoi un centre ?
- Speaker #1
Ça cloisonne un peu la chose.
- Speaker #0
Nous, on avait cherché, on avait trouvé l'appellation village naturiste. Parce que les gens disaient que c'était comme un village.
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #0
Les gens qui étaient à Ornans et ailleurs disaient que c'était comme un village. Parce qu'ils se connaissent tous. Ils connaissent beaucoup de monde. Ils vont s'entraider. Ils ont un problème. Ils vont demander aux voisins. Ils vont demander à l'un. Ils vont demander à l'autre. Comme on faisait à l'origine dans les villages où tout le monde se connaissait. C'est un peu différent.
- Speaker #1
Et du coup, tu as mis quoi en place comme gros travaux ?
- Speaker #0
Après, on a fait des... On a refait tous les bâtiments, on a agrandi les bâtiments, on a fait un très beau restaurant, le bar, le restaurant, le quartier et la place centrale qui est à Arnard. Ça a été fait dans les années entre 85, 90, jusqu'en 95. Enfin, un peu tous les ans, il y avait des chantiers tous les ans, en dehors des salles, puisqu'il y avait le bâtiment sanitaire en même temps. Il y avait les aires de jeu, il y avait les tennis. Il y avait tout un tas de... Les minis de golf, il y avait tout ça. Il y avait le théâtre. Il y avait un très beau théâtre à Arna. Ça a été fait dans ces années-là, dans les années 80... Dans les années 90. Et on a refait toute la place du village. On avait refait la boulangerie. On avait fait tout le centre commercial avec l'épicerie.
- Speaker #1
Et tout ça parce que c'était des demandes entre guillemets ? Oui,
- Speaker #0
mais il y en avait besoin parce que les gens, ce qu'il y a en un, c'est que les gens, ils ne sortent pas. Ils restent là, ils viennent là pendant 8 jours, 15 jours, 3 semaines. Il y en a qui passent 2 mois et ils ne sortent pas parce qu'ils ne veulent pas aller faire des... Ils veulent vivre nus toute la journée.
- Speaker #1
D'accord. Oui, donc il fallait amener ces services-là.
- Speaker #0
Il faut qu'il y ait tous les services.
- Speaker #1
Bien sûr.
- Speaker #0
Il faut qu'il y ait tous les services. Tout ce qui concerne la nourriture, il y avait le petit marché. On a créé après, à la fin des dernières années, on fait un marché. On a des producteurs locaux qui viennent vendre leurs produits. Et on essaye de vendre le maximum de produits locaux, que ce soit l'épicerie. Oui,
- Speaker #1
le circuit court.
- Speaker #0
La restauration aussi, ils utilisent le circuit court. Au restaurant, ils essayent d'utiliser les produits. maximum de proximité, c'est difficile. Ça,
- Speaker #1
c'est sûr. Tout à l'heure, tu as évoqué Nance Baron. Oui, Nono. Voilà, Nono, exactement. J'en ai entendu parler.
- Speaker #0
Ça a été la grande personne de l'entente de Darna avant que j'arrive.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Et après, je... On s'est très bien entendus, c'est devenu un ami. Il a été directeur des années 84 ou 85 jusqu'en
- Speaker #1
98, je crois. Ok. Et du coup, tu en gardes quoi comme souvenir ? Qu'est-ce qui l'a impulsé, on va dire, à cet établissement ? Parce que j'ai l'impression que c'est vraiment…
- Speaker #0
Tout tournait autour de lui. Il était au four et au moulin.
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #0
En tant que fonction directe. et gérer le personnel et superviser les travaux décidé des travaux ensemble celui qui supervisait qui s'occupait de recruter les artisans c'est lui qui faisait un peu tout je faisais beaucoup de choses et ma seconde et sans lui j'aurais pas pu faire je pouvais pas être coupé en déjà coupé en deux donc on était toujours sur place à lui il était toujours sur place du matin au soir Tandis que moi, je venais, je me partageais, je venais, je faisais les navettes, tandis que lui était tout le temps là.
- Speaker #1
Tout le temps présent, oui. Oui,
- Speaker #0
jusqu'en 1928.
- Speaker #1
Quand tu regardes le chemin parcouru, qu'est-ce qui a le plus changé à Arnaud Tchot depuis tes débuts ?
- Speaker #0
Si tu veux, après, les infrastructures, c'est une chose. Ce qui a changé, c'est qu'il s'est passé, je ne sais pas, c'est 40 ans. C'est des générations nouvelles qui arrivent. Les gens ne sont pas les mêmes. Les besoins ne sont pas les mêmes. Tout a changé. La société française n'est plus la même. Ça fait deux générations, 40 ans. On considère que 20 ans, c'est une génération. ce n'est plus les mêmes gens. C'est les petits-enfants des gens que j'ai connus. Ils n'ont pas les mêmes besoins. Ils sont plus exigeants. La société aujourd'hui est plus exigeante. Ils sont plus exigeants. Ce qu'aimaient les anciens, les grands-parents, les petits-enfants, tu le sais bien, ce n'est pas les mêmes. Ils n'attendent pas la même chose. Ils voulaient toujours plus de services. Les besoins ne sont pas les mêmes. Il a fallu, par exemple, l'arrivée du Wi-Fi. Il y avait des quartiers où on ne voulait pas la mettre. Parce que le quartier du Far West, par exemple, on n'avait pas mis le Wi-Fi au début, mais il a fallu le mettre après. Parce qu'on disait, au moins, il y aurait un quartier sans Wi-Fi.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #0
Et il a fallu le rajouter. Parce que les gens qui étaient là, ils le voulaient. Pourquoi on ne l'avait pas ?
- Speaker #1
Bien sûr. Et au contraire, qu'est-ce qui n'a jamais changé ?
- Speaker #0
Le site, malgré les tempêtes. parce qu'on a beaucoup souffert avec la tempête, surtout celle de 2009. Il y a eu plus de 500 pins par terre. Ça a été dur. C'était l'une des années les plus difficiles. 2009. Gérer les tempêtes, c'est la tempête du 24 janvier. 2009. 500 pins par terre. Et surtout, beaucoup de... Enlever des pins qui sont par terre, c'est pas très compliqué. Mais surtout, des branches cassées dans chaque pin.
- Speaker #1
à élaguer,
- Speaker #0
à faire tomber faire monter des élagueurs dans chaque pain pratiquement à chaque pain, il y a des milliers de pains je ne sais pas compter, mais il y a des milliers de pains c'est une forêt de pains et la moins qu'avant parce qu'ils sont tombés et qu'après ça a du mal à repousser dessous mais il a fallu ça a duré de fin janvier, février jusqu'en juin, juillet et une autre très très mauvaise année ça c'était facile on avait les moyens de faire Une fois que la tempête est passée, on s'est donné les moyens pour faire. L'année 2003, c'était épouvantable. 2003, c'est l'année du prestige, de la catastrophe du prestige. Le prestige, c'est ce bateau qui a coulé au large de l'Espagne en fin 2002, octobre ou novembre. Les Espagnols, le bateau est en panne. devant, je crois que c'est Vigo, le responsable du port refuse de rentrer le bateau dans le port. Il est devant le port. Comme il est chargé de pétrole, et qu'il y a une fuite, je ne sais pas s'il y a la fuite au début, peut-être qu'il y a la fuite au début, il refuse de prendre le bateau pour ne pas polluer le port. Il part, il l'envoie au large du Portugal. Il va se perdre au large du Portugal. Il se dit bon.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
malheureusement, les courants, tu t'aperçois vite que les courants vont du sud au nord et remontent les nappes de pétrole au large, tout le long de l'Espagne, la Galice. Le vent tourne. Et tu te dis, il va rentrer. Tu te dis, bon, ça va partir vers le nord, vers la Bretagne. Bon, la Bretagne, ils sont habitués, mais les pauvres. Le vent tourne. Et donc, le pétrole arrive dans le golfe de Gascogne. Au mois d'avril-mai.
- Speaker #1
Puis il y avait la saison.
- Speaker #0
Et on voit arriver ça. Et on commence à voir débarquer des boulettes. Et alors, évidemment, la presse, la télévision, la presse, les journaux, commencent à te dire qu'il y a des boulettes sur les plages d'Aquitaine. Les réservations s'écroulent à ce moment-là. Au mois d'avril-mai, la cantine... Les réservations s'écroulent. Et alors là... J'ai épliqué une crise parce que Sud-Ouest, le journal qui vit des gens d'ici, du Sud-Ouest, et des touristes qui achètent le journal. Pendant l'été, à l'époque, il y avait le journal, il n'y avait pas Internet. C'est ça. On regardait beaucoup de journaux. Commence à me sortir, première page, un Sud-Ouest dimanche, un jour, quelqu'un qui était allé en chaussette de tennis blanche sur une plage d'Arcachon. de Gironde ou du nord des Landes, marcher avec des chaussettes blanches sur la plage. Évidemment, ils marchent dans des boulettes de pétrole, sinon ils n'auraient pas montré. Ils suspendent ça à un fil à linge, les chaussettes blanches couvertes de pétrole. Le lendemain, des annulations en Syrie. Et on commence à dire qu'il y a des annulations. Et la semaine, la même semaine ou la semaine suivante, un coup de téléphone. de l'agence de com de Sud-Ouest qui nous demande si on ne voulait pas faire de la publicité dans Sud-Ouest pour amener des clients. Alors là, je l'ai appauvri, je l'ai traité de tout. Je me doute. Non, mais tu vois, tu te rends compte le mal que peut faire une fausse information. Parce qu'en plus, c'était une fausse... Tu vas aller chercher l'information, tu m'as l'argent du bout d'œuvre.
- Speaker #1
Oui, bien sûr.
- Speaker #0
Tu peux y aller aujourd'hui et tu vas en trouver. Et on a passé l'été, moi je me souviens, l'été, depuis juin jusqu'au mois d'août. Allez, tous les matins sur la plage, on nettoyait la plage. On a toujours nettoyé la plage. Oui,
- Speaker #1
mais ramasser, je veux dire, toutes les...
- Speaker #0
On nettoyait la plage. On a commencé, quand je suis arrivé à Arna, déjà, on nettoyait la plage. On ramassait les papiers. En fait, la mer amène toujours des petites détritures. On mettait toujours du papier, du plastique, on ramassait ça. Après, ensuite, il y a déjà pas mal de temps, le département nettoie les plages dans les Landes toute l'année. Ça, c'est bien, ça ramasse le bois mort, tout ce qui amène les crues, les plastiques, les filets de pêche, on en trouve des trucs. Enfin, on trouve un peu de tout. On en trouve beaucoup moins qu'avant. Depuis qu'en Espagne, on ne met plus les résidus en mer. Et cette année-là, on passait son temps, on partait le matin. Moi, j'arrivais le matin à 8h, 7h30, 8h. On était à 5 ou 6, puis avec des clients. On prenait des gants parce que le pétrole, on ne pouvait pas... Et on ramassait des petites boulettes, le minimum. On trouvait des petits trucs, des bouchons de plastique avec du pétrole, machin. Il n'y en avait pas des tonnes, mais on en ramassait toujours un peu. On voulait que la plage soit propre. Oui, bien sûr. Alors, dans notre malheur, on a eu la chance, c'était 2003, c'était l'année de la canicule.
- Speaker #1
Oui, c'est ce à quoi je pensais au début quand tu parlais de l'année 2003.
- Speaker #0
Et la canicule fait qu'il faisait très chaud et que ça nous a amenés... Du monde, c'était tellement chaud dans l'intérieur que les gens, malgré tout, et puis après, à partir de juillet, on n'en parlait plus beaucoup de cette histoire de bateau, on parlait de la canicule.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #0
Et donc, mais oui.
- Speaker #1
Du coup, ça a ramené du monde.
- Speaker #0
Ça a ramené du monde. On a sauvé la saison avec la canicule. Il y aurait eu un été pourri comme cette année, enfin, comme il y a en ce moment, il pleut. Ça aurait été très difficile. Malgré tout, on avait fait une chute de chiffre d'affaires, je ne sais plus, 10, 15, 20 %. Tout ça à cause du responsable du port de Vigo. Non, mais c'est fou. D'une personne qui a détruit toute une économie jusqu'à la Loire. Voilà l'influence quand tu prends une mauvaise décision dans ta vie.
- Speaker #1
Verone, tu es la première personne qui me dit qu'il était content de la canicule de 2003.
- Speaker #0
Moi, je l'ai connu, la canicule. C'est vrai. On n'en a pas souffert. On était content qu'un soir. Malheureusement, il y a des gens qui sont décédés, qui ont été malades. Mais entre nous, il ne faisait pas si chaud que ça. Ici, sur le bord de mer, c'était supportable.
- Speaker #1
Est-ce que tu te souviens d'un moment où tu t'es dit, là, Arna est en train de devenir un vrai lieu à part ?
- Speaker #0
Ça a toujours été, j'ai toujours considéré comme un lieu à part parce que je ne connaissais pas avant. J'ai découvert un monde à part. Et c'est les clients qui te le disent que c'est un lieu à part en réalité. Parce que tu vis dedans, tu ne te rends pas très compte. C'est comme quand tu es dans un bel endroit, tu es chez toi dans un bel endroit. Comme tu y es passé des années, quelqu'un va venir te dire, c'est bien chez toi. Et les gens, ils viennent à Arna, ils viennent toujours à Arna en disant, c'est un monde à part. c'est un monde à part parce qu'on s'y sent bien on s'y sent bien et ils nous disent déjà quand on arrive sur la route on sent l'odeur des pins moi je la sens plus depuis longtemps au début je la sentais quand je suis arrivé dans les dents il y a l'odeur des pins il y a les cigales alors moi je dis toujours quand la cigale chante l'été est là c'est le début de l'été et il y a les écureuils si elle te parle de trucs toi tu te fous plus trop attention à tout ça si tu vis avec.
- Speaker #1
Ouais, c'est ça.
- Speaker #0
Et il y a aussi, il n'y a pas que le lieu, parce que c'est vrai, c'est isolé de tout. Il y a le lieu, mais il y a les gens qui y sont, qui font que. C'est comme ça. C'est tout un ensemble.
- Speaker #1
Et du coup, si je continue là-dessus, quel est ton plus beau souvenir à Arnaud Tchot ?
- Speaker #0
C'est difficile à dire, les plus beaux souvenirs. C'est une multitude de choses. C'est d'avoir réussi, pendant les années que j'étais là, à faire ce que c'est devenu. Que les gens qui y viennent soient heureux d'y venir. On avait fait des belles fêtes. on a fêté des anniversaires et on avait fêté les carna c'est une chose en dose en les 30 ans les 40 ans en fait on avait fait des fêtes sur la plage on avait fait assez du partage sur ce fait oui c'est des rencontres avec des gens que tu que j'aurais jamais rencontré dans ma vie autrement tu rencontres des gens d des français il y a beaucoup de français la moitié des clients sont français beaucoup de français j'ai rencontré des allemands avec qui j'ai eu des très bonnes relations, des allemands, des hollandais des belges, des anglais toute l'Europe, les gens d'Europe de l'Ouest beaucoup d'espagnols aussi oui bien sûr, on n'est pas très loin beaucoup de basques, espagnols Moi, c'est tout un ensemble. Je ne peux pas dire, je n'ai pas d'événements comme ça. C'est tout un ensemble. Ça se mélange un peu dans le fil du temps. Mais bon, je suis très content, si tu veux, dans ma vie, d'avoir connu Arnaud. D'accord. Ça me marque. Et maintenant, tu vois, moi, je n'y suis plus depuis quelques années. J'y vais quand même de temps en temps.
- Speaker #1
Ok. Par nostalgie ou quoi ? Je suis content.
- Speaker #0
Non, mais je suis content d'y aller. Je suis passé devant hier et ça me fait un petit truc. Je suis passé devant et il n'y a pas très longtemps, je revenais de l'ILSI et je passe devant. et machinalement la voiture a tourné ok tellement de fois je suis content d'y aller je suis content d'y aller parce que ça Ça maintient dans l'état d'esprit où c'était.
- Speaker #1
Mais justement, tu parles de ça, de l'état d'esprit. Toi, tu le définirais comment cet état d'esprit qu'avait Arnaud ?
- Speaker #0
C'est une question compliquée. Ce n'est pas simple à dire. Non, la vie était simple. Enfin, c'était simple. Moi, mon rôle, c'était de faire fonctionner pour que les gens aient de l'eau, de l'électricité. Tout fonctionne bien, qu'on assure la sécurité du lieu, parce que c'est important aujourd'hui. Avec les tempêtes, les incendies, tout ce qu'il peut y avoir. Il fallait que j'assume le fonctionnement. C'est comme un village, une commune, comme le rôle d'un maire. Tu dois assumer, pour que ce soit propre. Moi, je fais ramasser les papiers sur la plage, sur la route. Quand les gens arrivent, je pars avec les kilomètres. Quelquefois, tu peux. Je faisais nettoyer, faucher, tout ça. Il faut que ça soit propre. Des fleurs, on avait des gens en or, des jardiniers, des dames qui faisaient couper tout ça. Nickel. Mais en restant, en gardant un esprit, on respectait la biodiversité, la faune, la flore. On ne débroussaillait pas bêtement. On ne rasait pas tout. On gardait la végétation qui était d'origine. On a planté des embousiers, des tonnes d'embousiers. j'ai fait planter avec. des chaînes pour retrouver créer un cadre, enfin pas créer un cadre mais essayer de respecter le cadre tel qu'il était à l'origine tant qu'on peut faire je revendique ce que tu dis effectivement quand on est à Arna la pinède elle est très importante la végétation est très très présente est-ce
- Speaker #1
que le rapport au paysage a toujours été au coeur de ta manière de penser à Arna en fait ?
- Speaker #0
oui ça a toujours été que... On a essayé de garder autant que faire se peut, parce que ce n'est pas facile, parce que tu as des normes de sécurité que tu dois... Il y a des normes de sécurité, tu dois assurer la sécurité des gens qui sont présents. Il faut en passer son temps. Tous les hivers, on est lagué, il faut enlever toutes les branches mortes, par exemple. On peut mettre en danger la vie, il faut les faire tomber. Dès qu'un arbre est dangereux, il faut couper des branches, couper des arbres. Aussitôt, on replantait en respectant la végétation du lieu. C'est des chênes chez nous, des chênes, des chênes-lièges, des pins. Ça, c'était la préoccupation, une préoccupation importante, assurer la sécurité des gens, que ce soit la sécurité vis-à-vis de la végétation, des forêts environnantes, et aussi de mauvaises personnes qui pourraient se glisser à Arnaud. On a assuré la sécurité sur la plage.
- Speaker #1
Bien sûr. Et comment on fait concrètement pour faire évoluer un lieu touristique comme c'est Arnaud ? Mais sans casser cet équilibre naturel qu'il y a autour.
- Speaker #0
Ce n'est pas simple. Il y a des labels. On a respecté des labels. Les labels environnementaux. On avait un label qui s'appelle la clé verte, qui est un label environnemental. Mais les labels, si tu veux, le label va te donner une direction. Je crois que c'est plus vis-à-vis des employés et vis-à-vis aussi des clients. C'est de faire passer des messages, mais les clients n'ont pas besoin de faire passer trop de messages parce qu'ils viennent là pour ça. Mais aussi, vis-à-vis des employés dans la gestion des espaces verts, ce qu'on appelle les espaces verts du site en réalité, les former ou les informer sur ce qu'on veut, nous, faire passer des messages sur ce que nous, on voudrait que ce soit, pour que ce soit mis en place.
- Speaker #1
Je reviens juste sur un truc que tu as dit tout à l'heure, quand tu parlais de... J'ai perdu son prénom, de Paul Larrey. Tu me disais qu'il avait mis en place, déjà à l'époque, quand tu es arrivé, tout ce qui était Sona, Balnéo. Oui, oui. Ça existait déjà. Voilà. J'ai l'impression que vous étiez un peu en avance sur les tendances actuelles, même actuelles 2026, du coup.
- Speaker #0
C'est ça que j'ai découvert. J'ai découvert que les naturistes, ça j'ai oublié de te le dire, en arrivant, j'ai découvert, avec tout ça, ça m'a étonné de voir qu'il y avait déjà ça. Et j'ai découvert que les naturistes étaient en avance sur le mode des vacances des autres Français, enfin Européens. En avance de plus d'une dizaine d'années, 10, 15 ans, 20 ans.
- Speaker #1
Oui, facile.
- Speaker #0
Parce que je te dis, tout ce qui avait des rapports avec le corps, ça vient des rapports avec le corps, je pense. Et donc, déjà, tu avais tous ces soins. Et c'est arrivé, si tu veux, dans des campings. dans ce que je connais mieux, il y a des campings, des campings textiles, mais même dans les milieux de l'hôtellerie, c'est arrivé, tu vois, en 70, 80, donc ça avait été fait en 68, 69, 30 ans, 25, 30 ans après. Aujourd'hui, on entend dire, tel hôtel, il vient de créer un spa de 2000 m2, on ne pouvait pas, 2000 m2, on l'a depuis 50 ans. Oui,
- Speaker #1
c'est pour ça que je te pose cette question,
- Speaker #0
si vous étiez en avance. C'était en avance, il y en avait, Il y en avait ici, mais il y en avait à Montalivé, il y en avait ailleurs, dans les autres établissements naturistes. Tu avais déjà des spas. Après, on a fait un grand spa que tu as dû visiter. On l'a créé dans les années 2007-2008, c'était. Mais tout ça, avant, il y avait déjà, ça existait en petit, c'était dans un bâtiment. Et après, on a fait quelque chose de plus...
- Speaker #1
de plus grand, de plus moderne,
- Speaker #0
un peu plus sympathique à l'établissement, c'était un endroit dans notre esprit, nous c'était un endroit on voulait créer que les gens aillent passer une journée pratiquement la journée, un endroit au calme, se faire masser prendre un verre de désintox de détox pas de désintox, de détox dans le jacuzzi bronzé il y a des gens qui venaient le matin à
- Speaker #1
10h 11h qui repartaient à 5h le samedi après pour ceux qui ne connaissent pas c'est vrai que le spa qu'il y a à Arna c'est vraiment un lieu à part c'est à dire que déjà il n'y a pas de pain au milieu non parce que c'est une zone où il n'y en avait pas il y a ce petit étang au milieu c'est vraiment très relaxant presque japonisant oui c'est fait il faut que tu saches que le bassin au milieu
- Speaker #0
À l'origine, c'était le premier théâtre d'Arnaud.
- Speaker #1
OK.
- Speaker #0
C'était le rond, c'était la scène.
- Speaker #1
OK.
- Speaker #0
Et derrière, il y a les terrasses. Et ça, les terrasses, c'était les gradins.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #0
À l'origine. Donc là, c'était l'endroit où il y avait le premier théâtre d'Arnaud Schott qui existait. À l'origine, ils ont dû faire ça dans les années 73, 14, 15. Ah oui,
- Speaker #1
donc au tout début, quoi.
- Speaker #0
Oui, ça existait quand je suis arrivé, c'était là.
- Speaker #1
OK.
- Speaker #0
Et après, le théâtre, on l'a déplacé parce que c'était trop petit. On l'a déplacé où il est maintenant, dans les années 80, quoi. 84, 5, pardon, je ne sais pas exactement maintenant.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #0
On l'a déplacé là. Et là, après, on y faisait de la danse, du sport. Enfin, on se faisait... c'était pas très utilisé et un jour quand on a voulu refaire un beau spa avec on avait l'idée de faire un même chose de japonais en l'idée venait venir je sais pas qui a eu l'idée c'est moi qui ai eu l'idée je suis le plus grand moment de faire ça là de faire là parce que En plus,
- Speaker #1
il est au centre presque du camping. Oui,
- Speaker #0
c'est au centre. C'était l'illumination. Parce que c'est un endroit qui n'était pas très utilisé. Qui était un peu... Pas à l'abandon, mais on y faisait très peu de choses. Oui, c'est le plus bel endroit. C'est la plus belle réalisation qu'on a faite. C'était à la fin.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #0
C'est à la fin, parce que ça arrive au moment où tout le reste était fait.
- Speaker #1
Oui,
- Speaker #0
bien sûr. Et le spa... on en parlait beaucoup plus à cette époque-là, on parlait vraiment de faire des spas, mais il existait depuis l'origine. Donc on était en avant. En avant surtout sur les soirées, par exemple. Les soirées, c'était des soirées aussi bien que celles du Club Med. Les soirées étaient faites, c'était les enfants et les adolescents et les adultes. parmi les clients qui font les soirées, les célèbres soirées du vendredi soir, qui vont répéter toute la semaine pour préparer les spectacles avec les animateurs.
- Speaker #1
Oui, ça, c'est que les « vacanciens » prenaient part à toutes les activités du village. Oui,
- Speaker #0
surtout ça. Après, ils participent à tous les jeux, les concours, tout le temps. J'ai découvert aussi, il y avait beaucoup de sports. C'est perdu depuis des générations. Il y avait beaucoup de sports. Le volet, par exemple, il y avait quatre cours de volet.
- Speaker #1
Maintenant,
- Speaker #0
il n'y en a plus. C'est passé de mode, ça. Les naturistes jouaient beaucoup au volet.
- Speaker #1
Maintenant, il y a une école de surf.
- Speaker #0
Oui, il faut du surf. Il n'y en avait pas à l'époque. Il y avait du surf, mais il n'y avait pas d'école de surf. Mais le volet, c'était le tennis. Il y avait quatre cours de tennis. Ils se battaient pour jouer au tennis. Il fallait tirer au sort.
- Speaker #1
Pour pouvoir jouer ?
- Speaker #0
C'est à l'époque de Roland Garros, à l'époque des Borg. Tu n'as pas connu tout ça, tu es trop jeune. Mais à l'époque du tennis qui démarrait. On avait fait quatre cours de tennis et même on faisait tirer le matin au sort avec des pions, des pions de loto. On tirait au sort et je me souviens qu'un jour j'étais là. Il y a un gars qui tire un mauvais numéro. Il jette son numéro dégoûté. Il n'aurait pas pu jouer de la journée. Il peut avoir des mauvaises heures.
- Speaker #1
C'est McEnroe, du coup, non ?
- Speaker #0
Peut-être. Et en fonction des numéros, il s'inscrivait le premier parce qu'il prenait toujours les meilleures heures. Les heures du matin. Pas quand il faisait le clash.
- Speaker #1
Pas quand il y avait le cagnard.
- Speaker #0
Ça a duré quelques années. Après, ça s'est calmé. Mais ils étaient mordus du tennis.
- Speaker #1
Et du coup, après toutes ces années passées à Arna, qu'est-ce que ce lieu t'a appris sur les gens ?
- Speaker #0
Ah, j'ai appris sur les gens.
- Speaker #1
Parce que c'est à gérer de lui-même, beaucoup, donc c'est pour ça.
- Speaker #0
Oui, j'ai rencontré des gens vraiment très intéressants. Beaucoup de contacts, de discussions, des gens agréables, des gens agréables à côtoyer, à fréquenter. et que s'ils avaient été plus près, qu'ils seraient devenus des amis réguliers de tous les jours. Après, c'était... Bon, je faisais quand même attention à séparer et j'essayais de garder que des relations professionnelles. Parce que tu ne peux pas... Après, il y en a qui cherchent toujours à abuser de ce genre de relations. Donc, j'essayais de garder toujours une distance. Mais il y en a que... J'ai rencontré vraiment des gens que dans d'autres occasions, tu ne rencontres pas. Oui, bien sûr. Mais des gens en vacances déjà. Les gens qui viennent en vacances, ils ont un esprit détendu. Ce n'est pas la vie de tous les jours. Ils viennent pour se remettre en état. Et ils sont moins stressés, évidemment. Ils ne sont pas agressifs. À l'époque, ils étaient... Je pense que ça n'a pas changé. Ils sont moins agressifs que dans un autre établissement. Il y a plus de respect des employés et des autres. Il faut attention. C'est un monde à part. Je te raconte une autre anecdote. Un jour, je reçois un journaliste de France Soir. France Soir, à l'époque, c'était un grand journal. Il commençait à baisser, mais il avait eu le plus grand tirage en France. Et il vient de faire... Bon, ce n'était pas du tout son genre de clientèle. France Soir, c'était très... Bon, ce n'était pas très... Et je reçois un journaliste, un jeune. qui vient, donc il allait passer la soirée, il arrivait l'après-midi, il allait passer l'après-midi, la soirée, et le lendemain. Et donc il arrive, je le reçois, je l'explique, tout ça. Vous avez fait, non, non, je ne vous fais pas de théorie, si jamais, si vous voulez rencontrer des gens, discuter, parce qu'ils venaient à interroger, discuter avec des clients. Il faudra vous mettre nu. sinon ils ne vont pas vous parler ils vont considérer comme un étranger tandis que si vous êtes nul bon puis après je ne le vois plus je ne l'ai même pas vu quand il est parti je ne l'ai pas revu quand il est parti et et un jour je reçois le journal le journal de François je reçois le François et je lis l'article il y avait une page entière ok François c'était bien avec une photo de plage bref Merci. Il raconte sa vie, sa expérience d'une journée. Il dit, le soir, j'arrive l'après-midi, c'était le soir, donc finalement, le show-pengarde, tout le monde était habillé à peu près, donc bon, je reste habillé, je vais au restaurant, on discute un peu avec des gens. Le lendemain matin, il raconte, je le vois, j'imagine la scène, j'écarte les rideaux, j'étais dans un mobilon, j'écarte les rideaux, et je vois passer devant des gens nus. il dit moi j'étais en pyjama ou je sais pas j'étais habillé voilà voilà puis je regarde passer tout le monde était nu bon il faut y aller je me déshabille et j'y vais ah ben mince ils me regardent pas et quand t'es nu si t'es nu et que les gens sont nus ils vont pas te regarder d'abord ils vont te regarder dans les yeux c'est ça ils vont pas regarder normalement. Donc, il te voit différemment. Tu regardes les gens dans les yeux. J'ai oublié de te dire tout ça. Quand tu es naturiste, tu regardes les gens dans les yeux. Ce n'était pas un boyer. Tu regardes les gens dans les yeux. Tu ne regardes pas à côté. Donc, tu as les rapports différents. Je ne sais pas raconter quand même. Il nous est arrivé un jour, avec tous nos amis de France 4, on s'est connus quand on était tous à la Fédération Française du Naturisme. C'est ça. Et la FFL, les villages de vacances, on a été chargé de gérer le budget communication de la fédération. Et à une époque, à un moment donné, après Jacques Faure que tu as déjà rencontré, quand il s'en est plus occupé, quand il a appris sa retraite, je me suis retrouvé en charge du budget, responsable des centres de vacances et en charge du budget. Et on cherchait à communiquer sur l'image du naturisme. Et avec l'agence avec laquelle on travaillait à l'époque, on a eu l'idée de faire un calendrier.
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #0
Gabi, tu n'en as peut-être pas parlé de ça. Non. On aurait dû t'en parler. Parce qu'elle est sur le calendrier. On a décidé de faire un calendrier. Parce que c'était l'époque où les joueurs de rugby...
- Speaker #1
Ah, avec l'idée du stade.
- Speaker #0
On fait des calendriers.
- Speaker #1
Avec l'idée du stade français, oui. voilà alors je sais pas si tu sais quelle date c'était ça j'aurais dit fin
- Speaker #0
80 c'était les années 2000 ouais j'aurais dit mais là tu vois 99 2000 et alors avec l'agence de com avec qui on travaillait il nous dit mais si il y a des calendriers avec des gens nus c'est vous c'est pas les rugbymen enfin les sportifs bon nous on va dire bon peut-être on va dire bon Alors, elle nous dit, on va faire un calendrier naturiste, avec des naturistes. Ah bon ? Alors, mais il faut trouver un bon photographe. C'était une fille qui était très bien. Elle était sur Bordeaux. Elle nous dit que j'ai sélectionné les photographes. J'ai Karl Lagerfeld. Il fait des photos. C'est un très bon photographe. Karl Lagerfeld. Betty Reims. Diane Arthus Bertrand. Si ces gens-là font des photos avec des naturistes, alors là, vraiment, t'es doué. Donc, elle questionne les trois. Et alors, Laguerfell, non, ça n'intéressait pas. Bon, j'ai pas le temps, enfin, je suppose, je sais pas. Bétirin, je sais plus, bon, non. Et Arthus Bertrand nous dit, ah d'accord,
- Speaker #1
ça m'intéresse.
- Speaker #0
Ça m'intéresse. Donc, j'ai rencontré, comme j'étais responsable, j'ai rencontré Yann Arthus Bertrand. Et donc, on le rencontre. chez lui, dans les Yvelines, très bel endroit. Et donc, on fait 12 photos, 12 mois, 12 photos.
- Speaker #1
Du coup, chez lui, vous faites les photos ?
- Speaker #0
Les photos se sont faites chez lui. Ils ont tous le même fond. J'ai rencontré le studio, c'est une ancienne grange qu'il a transformée en studio photo. Il avait un fond marron.
- Speaker #1
Comme il l'utilise toujours à l'heure actuelle, c'est sa marque.
- Speaker #0
Alors, il était en train de faire, ça l'intéressait parce qu'il faisait un livre sur les hommes, en général, nature humaine. Ça l'intéressait de faire des portraits de naturistes, pourquoi pas, ça l'a branché, ça. Et donc, sur les photos qu'il y a eu, il y a eu Gabi et sa fille, qui ont fait un mois, je ne sais plus lequel. Nono, qui était ici, parce qu'il fallait trouver des volontaires. Et beaucoup de clients. 3-4 clients d'Arnaque ont posé différemment sur des mois différents et puis d'autres gens d'ailleurs et on a fait 12 photos et un jour chez Artus Bertrand il me dit alors je ne sais plus si c'est chez lui ou si c'est par téléphone il me dit je veux faire une photo avec un groupe de naturistes avec un hélicoptère parce qu'il fait des photos avec un hélicoptère c'est ça bon enfin bref et il me dit un jour après c'était son assistante ça l'intéresse sur une plage il faut trouver une plage en été, il va faire une photo je lui dis j'ai qu'à venir chez nous donc on se met d'accord à Arna pour faire une photo, il voulait 1000 personnes et il me dit on va faire On va faire un rectangle, comme une photo.
- Speaker #1
OK.
- Speaker #0
Parce que d'en haut, ça rentrera bien. Vous mettez 1000 personnes sur un rectangle. 1000 personnes. Nous, on en a 2000. C'est la moitié des gens. À condition que ce soit en plein été, avant le 15 août. Bon. On prend rendez-vous avec lui. pour le 13, 14, juste avant le 15 août. Parce que je savais qu'au 15 août, ça commençait à baisser la fréquentation. Il faut qu'il y ait du beau temps. Bon, on prévient tout le monde aussi. Il y a un artiste bien connu. Donc, on fait une photo. Les gens, vous savez, c'est plus des hélicoptères. On ne va pas voir la chose. Et puis, c'est la photo. C'est engagé, ça ne sera pas utilisé, ça va être utilisé dans un livre qui fait sur la nature humaine. Il y a des gens du monde entier, de la planète entière. Ah bon, d'accord. Ils sont d'accord. On ne peut pas faire signer 1000 personnes. Et un jour, je suis allé au téléphone, donc c'était calé, mettons, le 13 août. C'est dans César. Il m'appelle, bon, on vient, on sera là à telle heure, début d'après-midi, 15 heures. Je veux 1000 personnes sur la plage, un rectangle et tout. D'accord. Il m'appelle quelque temps après, la veille. La veille. Tout le monde était prêt. La veille. Ah ben non, on est en retard. On est décalé. On ne va pas venir ce jour-là parce qu'on est pris ailleurs. Je ne comprends pas un truc. Donc, on vient demain ou après-demain. Commencer, après. C'est compliqué. On ne s'imagine pas ce que c'est. Il faut prévenir les gens. Des affiches partout. Ceux qui ne veulent pas être sur la photo, il ne faudra pas venir, etc. Bon, le jour même, prévu, alors là c'était prévu, il arrive. Ah oui, on parle. J'appelais tout le temps, parce qu'avec ces gens-là, tu ne sais jamais s'ils sont là ou pas là. Oui, oui, l'hélicoptère, on part, on décolle. Ils étaient en Vendée ou je ne sais pas où. Ils partent. Tout le monde à la plage, l'hélicoptère va arriver, faire la photo et puis il va repartir.
- Speaker #1
Oui, c'est ça.
- Speaker #0
On entend l'hélicoptère qui arrive. Ah, il arrive. déjà au lieu d'être à 15 puisqu'il fallait marée basse au lieu de 15h c'est 17h la marée est remontée parce qu'on avait calé tout ça en fonction des marées avec la fille, la journée on avait calé en fonction des marées pour avoir une marée basse pour mettre les personnes sur la plage groupées donc tout ça il arrive 17h Ils se posent. On a un endroit pour les hélicoptères, pour le sauvetage. Ils se posent. Ah non, je ne peux pas faire la photo maintenant parce qu'on n'a plus de kérosène. Enfin, je ne sais pas si kérosène ou carburant. Les gens sont en bas, ils attendent. Mais qu'est-ce qu'on fait ? Ah ben là, on va pour longtemps, on va à Biarritz, à l'aéroport, on va faire le plein et on revient. C'est pas possible. Il décolle, il s'en va. Tu dis aux gens, bon, ben, il revient. C'était les gens flabardis. Il revient. Deux heures après. Parce qu'il y avait la... Mais comment ça s'est... Mais là, aller-retour et tout. Ah non, non, mais on... On peut pas, parce qu'il y avait la queue des avions. Ils avaient pas prévenu. L'organisation. J'en sais sur...
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Il revient et... Bon, il faisait nuit presque. Alors maintenant, il faut les héberger. Ils étaient trois. Le pilote, il y avait le pilote. Alors quatre, il y avait... Il y avait Artus Bertrand, une femme qui est sa secrétaire, l'assistante. Un gars avec lui qui... Bon, on fait des photos. Et le pilote. Quatre personnes. On les a logés. On va manger au restaurant. Il prend la parole. Il y avait un spectacle. Oui, parce que c'était le jour où il y avait un spectacle au théâtre. Il vient, il se présente, tout ça, il s'excuse. Les gens, on a des problèmes. Il dit, on fait la photo demain matin. Le matin, on était déjà 16 ou 17 autres. Il y avait déjà moins de monde. Je dis, on n'aura jamais eu personne le matin. On va faire demain matin. On va faire en début d'après-midi. parce qu'après il faut qu'on parle ça marche à bas le lendemain matin il arrive, j'étais là à 7h il y a un brouillard le matin à mois d'août souvent il y a des brumes il me dit je ne vois pas maintenant début d'après-midi je vais aller faire des photos on va en profiter je vais aller faire des photos aériennes où est-ce que je peux aller ? Vous me demandez à moi où vous pouvez aller ? Qu'est-ce que vous voulez faire ? Ce n'est pas des villages, des machins. Il faut aller au pays. Ah non, mais il est parti. Je ne sais pas ce qu'il a fait.
- Speaker #1
Le courant du chez. Non, je ne sais pas. Il est parti.
- Speaker #0
Il faut qu'il revienne. Il revient le verre midi. C'était dégagé. Le brouillard s'est élevé. C'est dégagé. Alors vite, on rassemble les gens. Mais il n'y en avait pas mille. Il y en avait peut-être, je ne sais pas, 700. On a réussi à assembler tout ce qu'on a pu. On avait fait un truc. Ils voulaient un rond. Alors faites un rond plus petit. On va faire un rond plus petit parce qu'il n'y a pas assez de monde. On va faire un rectangle. On va faire un rond. Il y avait un bateau d'hélicoptère qui était toujours là-bas. On avait mis des vigiles la nuit pour surveiller l'hélicoptère parce que, tu ne sais pas, quelqu'un avait fait une bêtise. Il y avait un vigile toute la nuit pour surveiller. Il y avait des hélicoptères. Ils montent dans l'hélicoptère. il décolle il fait les fric il s'en va après pas de nouvelles il s'en va je crois que c'est le truc tu vois ça m'est revenu maintenant en te parlant c'est le truc qui m'a le plus stressé pratiquement tu vois l'anecdote et après on avait vu arriver une photo quelque part après mais il avait mis dans le livre au moins la photo Oui, on l'a retrouvé dans Paris Match, même si ce n'était pas prévu. Ah oui, je n'étais pas content. Un an après ou deux ans après.
- Speaker #1
OK.
- Speaker #0
Mais c'est vraiment le stress, quand tu veux faire quelque chose comme ça, ce qui était une bonne idée. Alors, ils arrivent en retard. Donc, tout était prêt, ils seraient arrivés à l'heure.
- Speaker #1
Oui, c'était ça.
- Speaker #0
Et au lieu de partir faire le plein à Biarritz, à l'aéroport, il aurait fait sa photo, c'était fini.
- Speaker #1
Oui, bien sûr.
- Speaker #0
Il pouvait y repartir en suivant, c'était fait. Il y avait tout le monde, tout le monde était en place, couché par terre au soleil. Un grand rectangle. Là, il y avait mille personnes, moins ou moins mille. Et alors, il arrive en retard, il ne fait pas la photo parce que je ne sais plus trop pourquoi. Il avait peur de manquer de carburant. Il revient en retard. Le lendemain, il y a du brouillard. Il y avait moins de monde parce que ce n'était pas la bonne heure. Et puis, les gens, ils en avaient marre. C'était la troisième fois. Les gens, ils ne voulaient plus. Voilà quelque chose de... Si j'avais à refaire, je n'aurais jamais refait. Ça, c'était pas un truc à faire.
- Speaker #1
La dose de stress absolue.
- Speaker #0
Ah oui, oui. Puis surtout, moi, j'aime bien les choses qu'on fait, qui réussissent.
- Speaker #1
Oui, bien sûr.
- Speaker #0
Et moi, j'aime bien tout ce qui est qualité, que ça marche bien, que ce soit fait comme on le programme. Et là, tout a été fait pour foirer. Malheureusement, je ne sais pas pourquoi, mais je ne sais pas. Enfin bref, il a réussi à faire sa photo.
- Speaker #1
C'est essentiel.
- Speaker #0
Pour lui, oui. Pour lui, pour nous, non, mais pour lui, oui.
- Speaker #1
On parle souvent qu'Arna, c'est un village naturiste très familial. Oui,
- Speaker #0
c'est des familles.
- Speaker #1
Voilà. Est-ce que ça a toujours été comme ça ou est-ce que c'est vous, entre guillemets, vous au sens large qui ont mis ce truc-là ?
- Speaker #0
Oui, c'était déjà des familles. Puis c'est la clientèle. Les personnes qu'on voulait, c'était d'avoir des familles.
- Speaker #1
OK.
- Speaker #0
C'est d'avoir des familles, parce que ça se prolonge toujours, c'est avoir des enfants, parce que les enfants, c'est la nouvelle génération, c'est eux qui vont prendre la suite.
- Speaker #1
Mais du coup, tu as vu des générations de vacanciers revenir, comme tu dis, avec leurs enfants.
- Speaker #0
Les enfants, les petits-enfants.
- Speaker #1
Et qu'est-ce que ça raconte comme histoire par rapport à l'attachement de Arna, tu penses ? Pourquoi ils veulent à tout prix revenir ici ?
- Speaker #0
Parce qu'ils y sont bien. Parce qu'ils passent des bons moments. Ils retrouvent surtout des gens qu'ils connaissent. Ils retrouvent des amis. Les jeunes, ils se suivent toute l'année maintenant sur les réseaux sociaux. Ils se disent, bon, Arna, au mois de juillet, au mois d'août, ils vont passer l'été là, deux mois là, ou un mois, ou quelques jours. Ils deviennent des amis. Il y a les mariages. Il y a tout ça.
- Speaker #1
Et dernière petite question avant de passer à un dernier petit jeu de cette saison, on va dire. Qu'est-ce que tu aimerais que les gens retiennent de ton passage à Arna ? Je sais que c'est une petite question un peu youssoi comme on dit par ici.
- Speaker #0
J'en sais rien. Ce qui est bien, c'est que je les ai bien reçus déjà. Je pense que je les ai bien reçus. J'ai essayé de faire les choses d'une façon professionnelle, professionnelle de l'hôtellerie. C'était de l'hôtellerie. Et puis, qu'on a préservé le site, qu'on a des aménagements qu'on a faits qui se sont bien intégrés, qui s'intègrent bien. On a essayé de respecter le lieu, respecter les gens qui venaient. Et l'idée originale, le projet original, qu'on a essayé de le poursuivre comme il avait été initié.
- Speaker #1
OK.
- Speaker #0
C'est un passage, 40 ans, c'est rien. C'est déjà pas mal.
- Speaker #1
C'est déjà pas mal, oui.
- Speaker #0
C'est sur l'éternité.
- Speaker #1
Oui, c'est sûr. C'est sûr, c'est sûr. Écoute, juste pour terminer, Jean-Philippe, cette saison, on a fait un jeu du portrait chinois. Je ne sais pas si tu vois ce que c'est. Tu réponds juste à la petite question que je vais te poser, très rapidement. tu t'as envie de développer tu peux mais t'es pas obligé donc si le naturisme était une couleur serait laquelle une couleur si tu veux arnaud on est dans le dans le dans le il ya du vert il ya du il
- Speaker #0
ya du la mer il ya la halle bleue de la mer mais pas toujours bleus et il ya le sable C'est un peu tout ça, le naturisme. Naturel, j'ai du mal à le concevoir en dehors du bord de mer, parce que nous, on est habitué à le voir en bord de mer. Mais quand tu vas à Sablières, tu le vois au bord de la rivière, et c'est un endroit aussi magique, la Sablières, que j'adore. donc on peut vivre aussi non les couleurs c'est ça c'est pas une couleur définie c'est un ensemble de couleurs ok si le naturisme était un son ça serait lequel ?
- Speaker #1
ça peut être de la musique ça peut être un son d'ambiance n'importe et si le naturisme était une odeur ça serait laquelle ?
- Speaker #0
Un parfum, l'odeur de la mer, on sent bien l'odeur des pains, l'odeur de la mer chez nous, je parle pour nous.
- Speaker #1
Oui, bien sûr. Si le naturisme était un paysage, ce serait lequel ?
- Speaker #0
Un océan infini.
- Speaker #1
Ok. Si c'était une sensation, ce serait laquelle ?
- Speaker #0
Une sensation ?
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Qu'est-ce que tu appelles une sensation ?
- Speaker #1
Un ressenti. d'un sentiment voilà d'amitié ok et si le naturisme était un animal ça serait lequel ?
- Speaker #0
un animal un écureuil ok tu peux développer parce que c'était le premier à me dire écureuil non non j'aime bien parce qu'il y avait plein d'écureuils ok bon écoute en tout cas merci
- Speaker #1
Jean-Philippe pour cet échange on a parlé beaucoup ouais bah écoute une petite heure tranquillement passée
- Speaker #0
merci pour ces anecdotes aussi sur Arna ça me revient ça me revient au fil de la conversation t'as les souvenirs qui ressortent qui émergent ouais et écoute merci pour cet échange et je te dis à très bientôt merci merci d'être venu nous voir avec plaisir ciao ciao ciao
- Speaker #1
Merci de nous avoir écouté, on se retrouve très prochainement pour un nouvel épisode et si l'aventure vous tente, rendez-vous sur www.france4naturisme.com pour plus d'infos. Allez à bientôt !