- Speaker #0
Bonjour et bienvenue dans cet nouvel épisode ORECATULK avec Marie Struglia. Pour cet épisode, elle va nous apporter toujours ses bons conseils, mais également on va décortiquer ensemble cette partie un peu plus professionnelle du secteur. Dans cet épisode, on a invité Camilla Ostrowska. Alors désolé si je prononce mal ton nom de famille. Elle fait partie de la Fédération ORECA de Bruxelles. Elle a un poste hyper important qui est la directrice de la Fédération. On va un peu discuter avec toi de la Fédération, mais dans un premier temps, on va surtout parler de toi. Comment ça se fait que tu es tombée dans le monde de l'horeca ? Et pourquoi le monde de l'horeca ? Est-ce que tu as déjà fait auparavant de l'horeca ? Explique-nous un peu tout ça.
- Speaker #1
Alors, j'ai débuté dans l'horeca quand j'avais 16 ans. Et j'ai débuté en vendant des glaces. devant un petit café snack Place de la Sorbonne à Paris. Ah oui, ok. Donc c'était mon boulot, mon premier boulot d'étudiante pendant les grandes vacances, pendant les congés scolaires. J'ai débuté dans l'horeca. Très vite, on m'a confié la responsabilité du snack, pas la gestion, mais juste la responsabilité à être seule.
- Speaker #0
À 13 ans déjà ?
- Speaker #1
Alors, quasiment, oui. Pendant les grandes vacances, pendant que la personne qui s'occupait de ce snack partait en vacances, du coup, j'étais la personne en charge d'ouvrir, de mettre en place et de servir les clients dans ce snack.
- Speaker #0
Du coup, tu es française ?
- Speaker #1
Je suis française. Enfin, je suis polonaise de nationalité française. J'ai la double nationalité.
- Speaker #0
Ok, d'accord. Donc, tu as commencé l'horeca du côté de Paris. Tout à fait.
- Speaker #2
Tu as fait ça combien de temps ?
- Speaker #1
Mais j'ai fait plein de choses en fait. Donc quand j'ai commencé dans ce snack, j'ai commencé à tenir le snack, à remplacer la personne qui le tenait pendant les vacances. Et puis ensuite, ce snack appartenait à un propriétaire qui avait un bistrot juste à côté, Place de la Sorbonne aussi. Et donc j'ai commencé à intervenir, à faire le service sur des événements avec eux, à également donner des coups de main au bistrot. Et donc c'était vraiment en plus l'horeca traditionnel parisien. à l'ancienne, avec les garçons de café habillés en pingouin.
- Speaker #0
Ah oui, ok.
- Speaker #1
Donc, c'était un peu l'école classique, je dirais.
- Speaker #0
Et comment tu es arrivé, donc on revient juste un tout petit peu en arrière, à cette, on va dire, vendeuse de glace. Tu es arrivé en mode, j'ai vu une affiche Job Etudiant, ou alors c'était papa, maman qui connaissaient la personne qui gérait. Comment ça s'est passé ? Alors,
- Speaker #1
c'était via des contacts, en fait. J'avais ma maman qui avait un ami qui était responsable dans le bistrot d'à côté. Et quand ils ont cherché des personnes, des étudiants pour remplacer ou pour vendre les glaces, en fait, au départ. Voilà, du coup, j'ai été au courant. Je me suis présentée.
- Speaker #0
Je fais le job étudiant, du coup. Tu as pu goûter des glaces et vendre des glaces. Enfin, perso, moi, j'aurais postulé.
- Speaker #2
Oui, on voit le côté gourmand.
- Speaker #1
Après, j'avoue que du coup, je m'étais essayé un autre job étudiant juste avant. Et là, j'avais travaillé dans une boutique de vêtements pour enfants, Jacques a dit. En fait, j'avais détesté. J'avais détesté.
- Speaker #0
À quel niveau tu avais détesté ? Est-ce que tu faisais de la vente client ? Je faisais un peu tout,
- Speaker #1
du réassort, de la vente client. On devait repasser les petits vêtements avec les petites collerettes, tous les petits détails qu'on recevait en boutique. Mais j'avais détesté. Et en fait, dès que j'ai commencé à travailler dans l'horeca, je me suis sentie hyper à l'aise. Ok.
- Speaker #0
C'est drôle d'avoir ce changement.
- Speaker #2
La voie était toute tracée, finalement.
- Speaker #1
On dirait. Ce n'était pas une vocation. Mais après, les choses se sont un peu enchaînées naturellement. Et un peu comme beaucoup de gens, en fait. Du coup, j'ai continué à travailler dans l'horeca. en commençant mes études supérieures pour subvenir à mes besoins. J'ai très vite quitté la maison. Donc voilà, à 18 ans, je travaillais déjà...
- Speaker #0
Toujours en France alors ?
- Speaker #1
Toujours en France. Je travaillais déjà en parallèle de mes études. J'ai vite pris un appartement avec mon copain de l'époque. Voilà. Donc on subvenait directement à nos besoins. Et puis, à un moment, on a décidé de bouger en Belgique. Et donc je suis venue étudier en Belgique.
- Speaker #0
Professionnel, privé, pas obligé d'aller dans les détails
- Speaker #1
Un peu une envie de changement Et puis en fait la facilité en Belgique Tout était plus facile qu'à Paris J'ai l'impression C'était hyper facile de trouver un logement On ne nous demandait pas 100 000 garanties Il n'y avait pas 150 personnes qui faisaient la file pour visiter un appartement C'était très facile J'ai trouvé du travail C'était très facile de trouver une école Voilà, et puis ça restait pas loin de Paris, accessible en train facilement.
- Speaker #0
Quand vous arrivez en Belgique, est-ce que vous... Enfin, je pense que ton copain, je ne sais pas si c'est toujours la même personne, mais est-ce que vous, tu te concentres toujours dans l'horeca à ce moment-là ? Ou alors tu as fait des études de... De quoi exactement ?
- Speaker #1
À l'époque, je faisais des études d'art appliquées.
- Speaker #0
Ok, rien à voir.
- Speaker #1
Rien à voir. À l'époque, j'étais dans une école d'art et quand je suis arrivée en Belgique, je me suis inscrite à Saint-Luc. En fait, non, le premier job que j'ai fait en arrivant en Belgique, j'ai travaillé dans les cinémas UGC pendant trois mois.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Donc,
- Speaker #2
tu étais un peu comme ouvreuse et...
- Speaker #1
Non, j'étais derrière le comptoir, donc c'était encore de l'horeca. C'était de l'horeca au comptoir.
- Speaker #2
Le pop. cornes, les nachos, etc.
- Speaker #1
Là, l'équipe était super chouette, mais... Enfin, une partie de l'équipe était super chouette. On les embrasse. Mais, voilà, c'était un peu déprimant et toute la journée enfermée dans un sous-sol, pas voir la lumière du jour. Donc, voilà. Au bout de trois mois, j'avais un CDD, une sorte de CDD ou non, contraire du tuant de trois mois pour commencer. Au bout de trois mois, je suis partie chercher de nouveau du boulot dans l'horeca. Et donc, du coup, je ne suis pas allée très loin. Je suis allée à Saint-Boniface, dans un très grand endroit qui me rappelait les brasseries un peu à la parisienne, à l'Ultimatum. Ah bah oui, bien connu. Et j'aimais bien ce côté hyper performance, servir le plus vite possible, avoir des plateaux avec vin vert dessus. Le côté vraiment grosse usine, en fait. Je ne sais pas, il y avait quelque chose que j'ai...
- Speaker #0
Au niveau du service, qu'est-ce que tu faisais ? Tu faisais plus, on va dire, la partie commis, l'envoi...
- Speaker #1
En fait, à l'ultime, chacun avait un rang. Et donc, tu faisais un peu de tout. Tu allais au pass, tu faisais le service des plats qui arrivaient du pass. Tu passais tes commandes.
- Speaker #2
Super polyvalent.
- Speaker #1
Super polyvalent, oui, c'est ça. Tu gérais, en fait, ton espace dédié.
- Speaker #0
Barmaid ?
- Speaker #1
Un peu, un peu. J'ai donné des coups de main. Après, j'ai... pas une formation de base.
- Speaker #0
Tu n'as pas eu un poste à un moment donné ?
- Speaker #1
Je ne suis pas une envoyeuse. Je ne suis pas hyper efficace en termes d'envoi au bar.
- Speaker #2
On ne peut pas être bon dans tout de toute façon.
- Speaker #1
Voilà, c'est quelque chose que j'aime bien de temps en temps.
- Speaker #2
Par la suite de ta carrière, tu disais que tu faisais art.
- Speaker #1
J'ai continué plein d'études. J'ai arrêté mes études d'art appliqué finalement. J'ai débuté des études en communication. Et puis, j'ai suivi par un master en gestion des ressources humaines. qu'on a fait ensemble. Des spas ? Qu'on a fait ensemble, qui n'était pas mon idée de départ, mais bon, bref, bête histoire de passerelle. Mais qui était super intéressant, gestion d'organisation. Et c'est vrai que le fait de travailler en équipe, de prendre un peu de la bouteille, ça te fait réfléchir aussi à la dynamique d'une organisation, d'une équipe. Et donc, je faisais un peu le lien par rapport à ça. Et mon idée, c'était, a priori, de sortir de l'horeca, in fine.
- Speaker #0
Quand tu dis sortir de l'horeca...
- Speaker #2
L'objectif est atteint.
- Speaker #1
Alors, ce n'est pas parce que je n'aimais pas ça, parce qu'honnêtement, il y avait quelque chose que... J'avais même une angoisse à un moment, quand je suis arrivée à la fin de mes études, en me disant, mais comment je vais faire pour travailler dans un bureau ? Comment est-ce que je vais arriver à rester assise sur une chaise ?
- Speaker #0
Bonne chance !
- Speaker #1
Je ne pouvais pas l'imaginer. En fait, l'adrénaline que tu as quand tu es en service, quand tu es dans un restaurant, quand tu es au contact du client... Et... passer de ça à être seule, assise devant un ordi sans bouger son pet, j'avais tellement de mal à le concevoir. D'ailleurs, mes amis rigolaient et me disaient, toi, t'es tellement en train de bouger tout le temps. En fait, le jour où tu vas t'asseoir, tout d'un coup, tu vas te réveiller un matin. T'as pas pu s'en quitter.
- Speaker #0
Je ne crains pas, mais on remercie les potes. Mais du coup, t'as fait que de l'horeca en mode...
- Speaker #1
Non, parce qu'à un moment, je dépassais mes heures d'étudiante. Donc, j'étais de toute manière passe au contrat étudiant.
- Speaker #0
Mais tu avais toujours fait ça en parallèle de tes études ? Tout à fait. Pas un job à temps plein ?
- Speaker #1
Alors, il y a quelques petites fois où entre deux cursus, je l'ai fait un peu à temps plein en attendant de retrouver un peu ma voie. Mais oui, je l'ai fait en parallèle tout au long de mes études.
- Speaker #2
Et par rapport à la fin de tes études, au moment où on peut dire, OK, je... Je vais me lancer dans la vie active, je vais pouvoir avoir une carrière. Comment est-ce que tu as construit ta carrière ? Autour de quel axe ? Quel était ton objectif de carrière ?
- Speaker #1
Écoute, je t'avoue que je pense que tout au long de mon parcours, j'ai eu beaucoup d'hésitations. Mais au moment où je faisais mon année mémoire, j'ai un peu prolongé mon master et j'ai pris le temps de faire une année mémoire. C'était un peu difficile de concilier toujours le boulot plein temps et les études. et à ce moment-là, j'ai participé à l'ouverture d'un restaurant avec le chef Joël Guésmar, c'était le garage à manger à Excel et cette expérience m'a appris plein de choses. Joël m'a vraiment éduquée à certaines choses au niveau de la durabilité, au niveau de la saisonnalité, au niveau de la cuisine, au niveau des vins naturels. En fait, c'est un moment où j'ai découvert plein de choses mais en même temps, je voulais me diriger davantage. J'avais eu des expériences en gestion des ressources humaines et en communication interne. Et j'avais eu cette expérience en parallèle, juste avant d'ouvrir le garage avec Joël, dans une boîte d'identité visuelle, de design, spécialisée en développement de packaging. Et en fait, je me suis aperçue que tout ce qui était marketing, communication, m'attirait beaucoup plus, que j'avais envie de passer du temps avec les gens qui étaient en studio, les art directors. Donc je me suis dit, OK, la communication et les RH, ça ne va pas le faire. En fait, il faut que je me redirige vers un truc un peu plus... créatif. Donc, je me suis dit, je vais faire du marketing de la com et donc là, j'ai commencé à intégrer des petites startups, plutôt en mode petite agence de développement web, spécialisée dans le référencement naturel, une application mobile, plutôt B2B, destinée aux entreprises et en lien avec la gestion des ressources humaines parce que c'était pour développer, en fait. activé un peu les valeurs d'une entreprise au travers des comportements. Donc, c'était sous forme de gamification. Il y avait des petites migrations.
- Speaker #2
Très dans l'air du temps à ce moment-là, en plus.
- Speaker #1
Voilà. Et puis, on m'a débauché pour aller travailler dans une autre startup qui voulait développer une application mobile également. Et alors là, ça s'est super mal passé parce que les gestionnaires n'étaient pas du tout des professionnels et ça s'est cassé la figure au bout de trois mois où ils ont arrêté de payer toute l'équipe. Et de deux, en fait, je me suis rendu compte, travailler dans le web et travailler juste dans... quelque chose qui n'est pas palpable, qui n'est pas une expérience, qui n'est pas charnel, qui n'est pas quelque chose qu'on vit, où on se déplace et qui reste finalement assez immatériel, ça ne me plaisait pas. Donc, j'avais ce besoin de revenir au matériel. C'est intéressant. Voilà.
- Speaker #0
Et aujourd'hui, on va faire une accélération sur ton parcours. Aujourd'hui, quel poste tu occupes, même si je l'ai un peu, comment dire, fait la bande-annonce en tout début ? Quel est le poste ? que tu occupes aujourd'hui dans la Fédération ORECA, directrice, mais que veut dire ce poste-là ? On revient un peu à l'essence même de l'ORECA, entre guillemets, de là où tu viens, mais que fais-tu ? Alors, on ne va pas rentrer dans les petites lignes, mais en globalité, que veut dire aujourd'hui directrice de la Fédération ?
- Speaker #1
Alors, je vais juste... Du coup, juste ajouter une étape juste avant la fédération. Donc, juste après toutes ces expériences, avant d'intégrer la fédération, j'ai travaillé huit ans pour un grand groupe d'hôtellerie internationale. Et là, j'étais en support, dans l'équipe de support en communication et en marketing. Et donc, au niveau de la fédération, du coup, mon nouveau rôle depuis le 1er janvier de cette année. La direction de la fédération, donc il faut savoir qu'au niveau du bureau exécutif à la fédération, nous avons un président qui est Mathieu Léonard, un vice-président qui est David Debin, un trésorier qui est Loïc Installé, qui sont tous des professionnels du secteur qui ont des établissements en RECA également. Et moi, mon rôle, c'est vraiment déjà la gestion journalière de l'ASBL. Tout ce qui est... communication, tout ce qui est gestion de l'équipe, tout ce qui est suivi des dossiers, que ce soit au niveau des dossiers qu'on défend, au niveau des instances régionales ou fédérales ou communales, que ce soit tout ce qui est aide, accompagnement des membres. En fait, c'est vraiment un rôle de coordination journalière.
- Speaker #0
C'est hyper intéressant. En fait, c'est bien de mettre plus des mots sur un titre pour des gens qui nous écoutent ou nous regardent parce que voilà... directrice ou même coordinateur gestion de projet parfois, c'est juste un titre mais ça ne résume pas ce que tu viens de dire, mais c'est hyper intéressant, peut-être que Marie toi tu savais déjà un peu les grandes lignes de comment... Un tout petit peu
- Speaker #2
Après ce qui est intéressant aussi c'est de savoir comment une personne va définir sa fonction, au-delà de ce que moi par exemple je comprends du titre de la fonction j'aime bien le confronter aussi avec au mot et à la vision de la personne qui porte le rôle. C'est toujours beaucoup plus intéressant. Donc voilà, au moins, toi, tu as cette vision-là et chacun sa manière de penser. Je pense que si je t'avais demandé, à ton avis, c'est quoi la fonction même, l'essence même du rôle de Camilla ? Tu n'aurais pas utilisé les mêmes mots que moi. Et entendre directement de la bonne bouche, c'est encore plus intéressant, c'est clair.
- Speaker #1
On a parlé de la fonction. Après, on n'a pas parlé des missions qui sont...
- Speaker #2
Exactement. Et ça, on va y venir justement dans la deuxième partie de l'émission qui va arriver très bientôt, en fait.
- Speaker #0
Juste encore une petite question. Puis Marie, tu vas directement enchaîner sur la deuxième partie. Comment tu es arrivé du coup dans la fédération ? Est-ce que c'est un job qui était ouvert ? Ou alors on est venu te chercher par rapport à ton job juste avant ? On ne sait jamais que d'autres personnes seraient éventuellement intéressées.
- Speaker #2
À l'idée de te piquer ton taf. Non,
- Speaker #0
de rejoindre peut-être la fédération sur d'autres jobs. Mais bien sûr. Après, peut-être que Marie voudrait bien.
- Speaker #2
Non, merci. Non, non, ça va.
- Speaker #1
Marie n'a pas assez de choses à faire dans ce cas-là.
- Speaker #2
Non, non, non. Écoute, je me demandais ce que j'allais faire entre 23h47 et 52. Voilà, j'ai trouvé.
- Speaker #0
Voilà, nouveau job.
- Speaker #1
Alors, déjà, en fait, la fédération, je connaissais déjà la fédération de par le fait que mon compagnon était déjà administrateur à la Fédé.
- Speaker #0
D'accord, OK. Lui est dans l'horeca ? Tout à fait. OK.
- Speaker #1
Tout à fait, c'est un business de famille. Donc, il était déjà administrateur à la fédération. Donc, évidemment, j'entendais parler de la fédération. Il me parlait...
- Speaker #0
Jour et nuit, comme un bon entrepreneur.
- Speaker #1
Voilà, enfin, pas à ce point-là. Et puis, j'ai envie de dire, pendant le Covid, il y avait eu tous ces calls, tous les différents collectifs qui s'étaient mis en place. On était tous les deux à la maison, on travaillait de la maison. Donc, à un moment, j'étais aussi vraiment dans le bain. Par défaut, j'étais dans le bain, j'entendais ce qui se passait. J'avais un peu envie de pouvoir faire bouger les choses aussi. Mais à l'époque, j'étais dans un grand groupe où là, on peut proposer des initiatives. Après, ce n'est pas pour ça qu'on a le feu vert pour y aller. Et puis, je n'ai jamais eu spécialement un côté militant, mais je ne sais pas, en tout cas, la période du Covid. Et justement, quand j'étais témoin de ces calls et de ces échanges, j'ai un peu réveillé quelque chose en moi.
- Speaker #2
Ça a créé quelque chose, oui, ça a fait résonance. Et comment ça s'est passé alors ce passage à ok, j'entends, ça m'intéresse, ça m'anime et finalement directrice ?
- Speaker #1
Alors, en fait, du coup, il y a un poste qui a été ouvert, des directions, au moment où Ludivine de Magnanville, l'ancienne présidente, a annoncé qu'elle allait partir. Elle avait déjà réfléchi et ils avaient déjà proposé au conseil d'administration le fait de créer une nouvelle fonction. après son départ. Et en fait, d'avoir...
- Speaker #0
Donc c'est une fonction qui n'existait pas ?
- Speaker #1
Non, c'est une fonction qui n'existait pas. Donc avant, il y avait un président ou une présidente, une présidente en l'occurrence, et trois vice-présidents.
- Speaker #0
D'accord,
- Speaker #1
ok. Et ils ont décidé de réorganiser ça en interne et d'avoir un président, une direction, enfin, une présidence, une direction et une vice-présidence.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Donc voilà, trois personnes au lieu de quatre, mais qui départageaient un peu les missions autrement. Et donc le poste a été ouvert. En fait, j'avoue, il y a des gens qui sont venus me donner des petits coups de coude en disant, dis, ça ne t'intéresserait pas.
- Speaker #0
Non, non, allez, tu es sûre ? Non, non. Bon, je veuillais quand même y aller.
- Speaker #1
Et ils sont arrivés au bon moment où, dans ma vie et dans mon parcours professionnel, j'avais besoin de changement, j'avais besoin de trouver, de donner plus de sens à mon action.
- Speaker #2
Je pense que là, le fait de trouver du sens. C'était finalement tout trouver, j'ai envie de dire, dans le sens où la fédération, c'est quand même un côté, effectivement, tu as utilisé le terme militant. Il y a ce côté, et on va définir ensemble après ce que veut dire la fédération.
- Speaker #0
On peut directement y aller.
- Speaker #2
On y va, j'arrive, j'arrive. Et donc, cette idée de sens, d'être au service aussi de tout un secteur, de porter la voix d'un secteur. C'est probablement ça aussi qui t'a fait monter dans le bateau.
- Speaker #1
En fait, pour moi, vraiment, ce qui m'a attirée dans cette fonction, j'ai l'impression qu'en fait, au fur et à mesure de ma carrière, je reviens de plus en plus vers l'humain. Et je crois que ce n'est pas pour rien qu'on a fait des études de RH aussi. C'est souvent à cet instant-là.
- Speaker #0
C'est celle de là qu'on revient aussi.
- Speaker #1
Donc, je suis partie de quand je suis. entre guillemets, sorti de l'horeca et que j'ai fait une infidélité pendant quelques années à l'horeca. J'étais dans l'immatériel, j'étais plus dans l'IT, dans le développement en tout cas d'app, même si c'était au niveau du contenu et pas du développement. Et puis, je suis allée dans l'hôtellerie, où là, je travaillais à la promotion et la mise en avant d'un produit. Avant tout, un produit qui était matériel, qui était une expérience en soi, qui est quelque chose de... Mais c'était un produit. Et pour moi, passer à la fédération, c'est le next step. C'est un peu, en fait, ce que tu défends, ce que tu mets en avant, ce que tu promeux, ce sont les gens.
- Speaker #0
Oui, c'est ça, parce que derrière, en fait, c'est des entrepreneurs.
- Speaker #1
Parce que derrière les entreprises, il y a des gens, il y a des travailleurs et des entrepreneurs.
- Speaker #0
Et oui, il y a aussi effectivement les entrepreneurs et puis tous les employés qui font tourner, parce qu'il n'y a pas qu'une personne qui tient un bar, un restaurant.
- Speaker #1
Il y a des gens partout, tes clients sont... Voilà, enfin, autant... D'un côté et de l'autre, j'ai envie de dire...
- Speaker #2
C'est un secteur hyper humain. De toute façon, c'est vraiment un secteur humain. C'est un secteur qui est coordonné par des humains, mis en œuvre par des humains, à destination. Et donc forcément, ce côté empathique, on va dire, au sens large, c'est clair qu'il prend tout son sens finalement. Et donc je comprends bien ce qui a pu t'attirer dans ce rôle-là et dans cette structure-là. Et justement, parlons de cette structure. Est-ce que tu pourrais nous expliquer, parce que tout le monde ne connaît pas la Fédération et encore moins ses missions et son rôle, est-ce que tu pourrais nous expliquer ce que c'est la Fédération, en fait, finalement, au départ dans les grandes lignes ? Puis on... On va investiguer ensemble et creuser tout ça.
- Speaker #1
Je vais essayer d'être succincte et d'aller à l'essentiel.
- Speaker #0
Parce que sinon, on va y aller pour trois heures.
- Speaker #1
Alors, la fédération a plusieurs missions. L'une des missions de la fédération, c'est de représenter les employeurs du secteur horeca vis-à-vis des syndicats dans différentes commissions, à la commission paritaire 302. C'est vraiment ce rôle de représentation, que ce soit au niveau des dirigeants, face aux dirigeants politiques ou face aux syndicats, ce rôle de représentation des employeurs du secteur. En fait, la fédération, c'est un peu le syndicat des employeurs de l'horeca.
- Speaker #2
C'est bien résumé. Honnêtement, c'est vraiment bien résumé.
- Speaker #0
Moi qui connais la fédération de plus loin de nom, et là, on va aller plus dans le détail, et pour les gens qui ne connaissent pas comme moi, est-ce que... Tout le secteur de l'horeca, tous les établissements sont dans la fédération ou alors c'est plus un choix personnel ? Est-ce que c'est une obligation aussi ? Non,
- Speaker #1
ce n'est pas une obligation.
- Speaker #0
Ok, ça c'est important de le savoir.
- Speaker #1
Par contre, c'est dans l'intérêt des employeurs d'y être. D'accord. Par défaut, la fédération, quand on est sur le banc patronal face au syndicat ou quand on est dans les cabinets des ministres en train de discuter avec eux, On défend tout le monde. Membres, pas membres, adhérents, sympathisants.
- Speaker #2
Oui, c'est la défense d'un secteur en entier.
- Speaker #1
Voilà, par défaut, de toute manière, on défend tout le monde. On défend les intérêts de tout le monde. Après, voilà, une fédération a aussi besoin pour asseoir sa légitimité et avoir davantage de pouvoir et de moyens de pression. sur les syndicats comme envers les dirigeants politiques, quand on a des demandes, des revendications, qu'on fait à ce moment-là du secteur, évidemment, on sera beaucoup plus crédible et beaucoup plus légitime si un maximum de personnes nous suivent.
- Speaker #0
Bien sûr.
- Speaker #2
Il y a le seul côté de représentativité qui est finalement hyper importante. Et justement, quel est l'axe qui est pris par la Fédération pour s'assurer de cette représentativité ? Comment ça fonctionne en interne ?
- Speaker #1
Tu veux dire pour s'assurer de cette représentativité, à quel niveau ? Nous, on parle, on fait de la communication à l'égard des membres et des non-membres, et des non-membres pour justement les inviter à s'affilier chez nous. On le fait sous forme de courrier, on le fait sous forme de courriel, de mailing. On essaie de discuter avec les gens quand on a l'occasion de les rencontrer. Ce n'est pas une mission facile.
- Speaker #0
Je me doute.
- Speaker #1
Ce n'est pas une mission facile parce que j'ai l'impression que dans l'horeca, les gens sont très forts. Et je pense que c'est quelque chose qui est aussi lié aux commerçants. Je ne sais pas, les gens sont très forts dans leur coin. Il y a une sorte de méfiance. D'emblée, il y avait comme une sorte de méfiance. Qu'est-ce que c'est que ça ? Qui êtes-vous ? Et en fait, j'ai l'impression que les dirigeants en horeca ne comprennent pas toujours. justement, quelle est la mission de la fédération ? Qu'est-ce que ça peut leur apporter ? Pourquoi est-ce que c'est important qu'on parle d'une seule voix ? Et j'ai envie de reprendre l'expression diviser pour mieux régner Je pense que si on est divisé, comme c'est le cas, parce qu'on est des petits commerçants qui n'avons pas forcément le temps de rencontrer d'autres, on se sent un peu isolé parfois. On ne sait pas si les autres vivent la même chose que nous. On ne sait même pas si le voisin vit la même chose que nous. Et en fait, on est divisé. Et donc, si on est divisé, déjà, on n'est pas conscient qu'en fait, on a une réalité partagée, qu'on a des problématiques partagées.
- Speaker #0
Tout à fait. Parce qu'au final, même si tu as un bar et que l'autre, il a un restaurant, le titre reste le horeca. Et donc, au final, ils ont...
- Speaker #1
On ne met pas des choses en commun qui nous permettraient d'être plus forts, d'améliorer les pratiques de chacun en échangeant des best practices. Et... Et en fait, du coup, pour nous, ce n'est pas toujours facile non plus de faire remonter l'info.
- Speaker #2
J'allais justement me demander, au-delà de l'aspect membre, où là, il y a... a fortiori une communication plus intensive ou à tout le moins plus ciblée, je dirais. Mais comment vous faites à la fédération pour pouvoir récolter de l'input de la part de personnes qui ne seraient pas encore ou simplement pas du tout membres, vu qu'il y a ce côté représentativité où on représente tout un secteur, membres ou pas membres finalement. Comment est-ce que vous faites pour aller vers ces personnes, pour prendre la température, voir ce qui s'y passe, voir ce qui s'y vit aussi ? Et quels seraient les besoins justement à faire remonter dans les cabinets dont tu parlais tout à l'heure, dans les comités ? Parce que voilà, il y a quand même tout un pan d'activités dans cette fédération qui n'arrête jamais finalement. Comment est-ce que vous faites ?
- Speaker #1
Alors ça dépend. Ce n'est pas forcément parce que les personnes ne sont pas membres qu'on n'a pas des contacts avec eux. Donc on a énormément de contacts de par nos réseaux personnels et professionnels.
- Speaker #2
Oui, tout le monde est dans l'horeca de toute façon, dans la fédé. Oui,
- Speaker #1
oui, oui, tout à fait. Et puis, on a quand même des belles passes de données aussi. Et donc, ça dépend des questions, en fait. Pour certaines questions, moi, je vais avoir le réflexe déjà, premièrement, de sonder et d'aller chercher le feedback parmi le conseil d'administration de la FED, puisque ce sont tous des professionnels en activité. Au-delà de ça, pour certaines problématiques, où je me dis que c'est telle sorte d'établissement qui pourrait me répondre de manière plus précise. Je vais me dire, OK, je vais prendre un peu dans nos contacts, dans notre base de contacts, et je vais directement, en fait, le plus simple dans l'horeca, pour avoir une réponse, c'est d'appeler quelqu'un. Oui. Parce qu'on envoie des mailings.
- Speaker #0
Ou d'aller par place.
- Speaker #1
Alors, parfois, nous lançons également des sondages beaucoup plus vastes, où là, on a besoin de statistiques, on a besoin d'une base beaucoup plus représentative et beaucoup plus nombreuse de répondants. On l'a fait il n'y a pas longtemps, un sondage lié au recrutement et aux besoins de personnel. Mais voilà, après, on voit que les gens, oui, il y a un taux d'ouverture des e-mails. Après, est-ce que les gens, ils consacrent vraiment le temps, même s'il ne s'agit que d'une dizaine de minutes ? C'est clair, on a moins de répondants. Alors qu'on sait que dans l'horeca, tu appelles en dehors du service.
- Speaker #2
Ou on va sur place.
- Speaker #1
Tu vas sur place, ou tu passes, ou quand tu es dans le coin, tu arrêtes. Mais voilà. On sait que c'est la meilleure manière.
- Speaker #2
Il y a une manière de communication directe finalement pour aller chercher l'avis de chacun et le besoin de chacun.
- Speaker #1
En fait, ça, c'est aussi assez dur, justement, de fédérer tout ce milieu-là. C'est parce que chacun est occupé, que ce ne sont pas des gens qui passent du temps devant leur ordi et que ce sont des gens que tu sais que tu les auras si tu les appelles ou si tu passes les voir.
- Speaker #2
Et un membre de la fédération Eureka, au-delà de ce côté représentativité, on va dire de faire remonter aux politiques, les besoins, les exigences ou peu importe. Au-delà de ça, quel est le bénéfice d'un membre de devenir membre ?
- Speaker #1
Alors, on travaille dessus aussi, c'est quelque chose qui est en développement, mais le bénéfice d'un membre de devenir membre, c'est déjà une cotisation qui est... Anecdotique. Anecdotique. C'est 150 euros hors TVA pour l'année 2024.
- Speaker #2
Oui, vraiment. C'est tout à fait accessible.
- Speaker #0
C'est bien, au final, pour même les gens qui se lancent et qui veulent être soutenus.
- Speaker #1
Et c'est entièrement fiscalement déductible.
- Speaker #0
Oui, ça c'est bien.
- Speaker #1
En plus,
- Speaker #2
c'est pas rien.
- Speaker #1
Et vous bénéficiez directement, par exemple, l'un des avantages membres, parce qu'on travaille sur une partie avantages membres. On a plusieurs avantages membres qu'on propose et les essentiels pour le moment, parce qu'on est en cours de renouvellement et de développement de ces avantages, c'est directement une réduction sur la facture Saba manuelle, donc Saba munisono.
- Speaker #0
Pour le son ?
- Speaker #2
Pour tout ce qui est musical.
- Speaker #1
Vous avez droit à trois consultations juridiques gratuites via un cabinet avec lequel on travaille, qui est spécialisé dans l'horeca.
- Speaker #2
Quand on sait combien coûte ? un avocat ou en tout cas un conseil juridique, c'est clair que c'est pas rien. Et puis là, on est sûr que le conseiller juridique qui va nous recevoir, on est sûr qu'il connaît la matière, il connaît le secteur. Et ce n'est pas juste un avocat en droit des affaires de manière générale. Non, c'est quelqu'un qui connaît le secteur. Donc, je pense qu'effectivement, le conseil va être largement adéquat.
- Speaker #1
Tout à fait. Et donc, ensuite, vous avez également le droit à des consultations sociales gratuites.
- Speaker #2
Qu'est-ce qu'on entend par là ?
- Speaker #1
C'est-à-dire que si vous avez une question d'ordre, législation sociale, RH...
- Speaker #0
Ah oui, ok. Vous avez le secrétariat social avec lequel on travaille, Auréca Focus.
- Speaker #1
Ok, d'accord.
- Speaker #2
Un nouveau secrétariat social qui est spécialisé dans ce secteur-là. Donc, ça fait plutôt intéressant. Donc,
- Speaker #1
il y a quand même pas mal d'avantages, d'une part au-delà du prix, mais de tous ces petits avantages qui, au final, au lieu de débourser, comme Marie le disait, chaque professionnel, l'avocat, le secrétariat social, etc., de bénéficier déjà de... quelques consultations gratuites. Donc, au final, c'est hyper intéressant.
- Speaker #2
Moi, il ne faut pas me regarder. Moi, je suis convaincue. Je sais que c'est un large avantage. À ce prix-là, de toute façon, comme on le disait, c'est vraiment anecdotique. On se retrouve face à des personnes qui comprennent le métier de la restauration, qui vivent ce métier de la restauration. Donc, ce n'est même plus le comprendre, c'est vraiment le vivre. Il y a tout un panel de... de services qui sont liés à ça. Et puis je sais, tu le disais, vous travaillez dessus. Et donc c'est une offre qui va faire que s'étendre finalement. Donc ça peut être très intéressant à un restaurateur de faire le pas, ou une restauratrice bien sûr, de faire le pas et de remplir le petit formulaire, je ne sais pas où il est. Je sais qu'il y a en plus une grosse ouverture ces dernières années en termes de communication, parce qu'on voit un site web qui a quand même un contenu.
- Speaker #0
On va l'améliorer encore.
- Speaker #2
Bien sûr, mais on peut toujours tout améliorer. Mais il faut reconnaître qu'il est là. Il y a des réseaux sociaux aussi sur lesquels vous êtes relativement actifs.
- Speaker #0
Oui, et par exemple, l'un des nouveaux avantages membres, et ça c'est aussi, on communique beaucoup via nos réseaux, mais aussi via les mailings, l'une des nouvelles choses qu'on développe, c'est aussi quand on voit, quand on sent qu'au niveau du secteur, il y a vraiment des besoins, on essaye d'y répondre aussi, de la manière la plus rapide possible. et la plus terre-à-terre possible, j'ai envie de dire, enfin, la plus pratique possible. Donc là, par exemple, on voyait que... Je vous donne juste un exemple de ce qui se faisait. Par exemple, l'année dernière, la Fédération Eureka organisait des masterclass Eureka Academy. Alors, plutôt avec, du coup, une aura un peu plus prestigieuse, avec des chefs connus, avec des non connus, et qui était plutôt centrée sur la formation à certaines techniques de cuisine ou de pâtisserie. Et là, on s'est dit, mais en fait... On a eu l'écho du secteur et on voyait que tout le monde commençait à galérer. Tout le monde commençait à être dans le rouge par rapport à la rentabilité des établissements. On avait des échos comme quoi de plus en plus d'entrepreneurs ne réussissaient même plus à se payer.
- Speaker #2
C'est quelque chose qu'on voit dans la presse de plus en plus de temps, même encore cette semaine finalement.
- Speaker #0
Tout à fait. Et donc, du coup, on s'est dit, bon, ok, c'est chouette d'avoir des masterclass avec des noms prestigieux, mais est-ce que c'est vraiment ce dont le secteur a besoin aujourd'hui ? Et donc, voilà, on a rapidement changé notre fusil d'épaule. Et maintenant, ce qu'on fait, c'est qu'on propose des ateliers gratuits pour nos membres, où c'est vraiment des ateliers hyper pratiques. On a essayé de faire un format ultra court pour que les gens puissent se libérer. Donc, on fait des demi-journées les lundis matins. Et là, le but, c'est vraiment par atelier. On choisit un sujet très précis.
- Speaker #2
Par exemple ?
- Speaker #0
Par exemple, la gestion des stocks, ça va être le prochain atelier le 17 juin. Tout ce qui est... Ça va être vraiment des sujets très précis à chaque fois, comme par exemple comment calculer les sons ratios, comment gérer ses stocks. Alors, ses stocks, ce n'est pas juste de la logistique, mais c'est juste en fait comment avoir un tableau de bord pour voir si on a des pertes, si on a vraiment... Je ne suis pas experte du coup, ce n'est pas moi qui interviens dans l'atelier.
- Speaker #2
C'est intéressant par contre.
- Speaker #0
C'est vraiment des outils qui peuvent directement appliquer dès que tu sors de cet atelier.
- Speaker #2
C'est vraiment cette idée de vous être remis en question, vous aviez proposé un format sur une thématique spécifique. Quand bien même c'est prestigieux, c'est intéressant, c'était probablement pas le besoin, le bon timing. Et vous vous êtes adapté, vous avez proposé quelque chose qui correspond plus à l'attente aujourd'hui, ici et maintenant.
- Speaker #1
Est-ce qu'aujourd'hui, justement, ces sessions de coaching, je vais appeler ça comme ça, est-ce qu'il y a beaucoup de gens qui s'inscrivent ? Étant donné que c'est un secteur assez compliqué entre le rush du midi, le rush du soir, et entre les deux, souvent dans l'horeca, on ne fait pas juste un 38 heures semaine, mais au-delà. Ça rencontre un grand succès ? Aujourd'hui, on peut aussi motiver les entrepreneurs qui nous écoutent à peut-être s'inscrire justement ?
- Speaker #0
Alors du coup, évidemment, on réfléchit à la disponibilité des gestionnaires à l'horeca. Et donc, quand on organise quelque chose, on essaie de le faire soit un lundi après-midi, début de soirée, quand c'était les apéros au club, par exemple, qui sont des rencontres trimestrielles du secteur. Et là, on s'est dit, lundi matin ou lundi après-midi, en fait, c'est les meilleurs moments parce que souvent, les établissements sont fermés les lundis. Et oui, nos ateliers sont très facilement pleins. Après, ça reste des très petits ateliers de 12 personnes parce qu'il ne s'agit pas de faire un cours magistral, mais justement de travailler vraiment en pratique.
- Speaker #1
Mais c'est ça qui est bien aussi. Au final, c'est comme je disais, justement d'avoir un coaching en petits groupes de 10 personnes.
- Speaker #0
Mais on mise sur le long terme.
- Speaker #1
C'est vraiment génial. J'ai vu, parce qu'on parlait un peu communication, médias, réseaux sociaux, j'ai vu une campagne passer. sur les médias, les réseaux sociaux. Et je voudrais que Marie, tu fasses un peu l'introduction. Oui,
- Speaker #2
simplement, c'est une campagne de communication que peut-être beaucoup de personnes qui nous écoutent et qui nous regardent ont vu passer sur les réseaux, dans la presse, parce que j'ai vu que ça avait été relayé. Et ça, c'est assez intéressant. Et l'idée, donc, c'est de pouvoir mieux comprendre la situation au RECA, de soutenir le RECA. Et... et j'apprécie que ça soit vachement bien relayé justement et donc si Camilla tu pouvais nous en parler ce serait super juste avant parce que peut-être si vous nous écoutez uniquement et que vous n'êtes pas sur Youtube oui c'est vrai que la fiche elle ne s'entend pas donc en fait
- Speaker #1
Camilla nous a apporté une fiche où je te laisse lire ce qui est écrit dessus et il y en a en fait je trouve au niveau marketing et campagne c'est vraiment original... Et je te laisse lire cette affiche.
- Speaker #2
Tout à fait. Donc, c'est une affiche qui va à l'essentiel. Donc, c'est du textuel sans nous. Pas de cœur dans ton latté. Et donc, la campagne s'appelle J'aime mon Eureka. Dis-nous en plus, s'il te plaît.
- Speaker #0
Alors, donc, l'idée de la campagne est née. Bon, on savait déjà. Donc, comme je vous disais, on a vu récemment depuis le début, enfin, depuis la fin de l'année dernière, je dirais surtout le début de cette année. Mais moi, je suis arrivée à la FED en janvier. Et... On s'est rendu compte, justement, que les gens avaient de plus en plus de difficultés, qu'il y avait une urgence, en fait. Il y avait vraiment une urgence.
- Speaker #1
Par rapport aux crises ?
- Speaker #0
Par rapport à l'avenir des entreprises horeca bruxelloises.
- Speaker #1
Un global...
- Speaker #0
On a vu qu'en fait, on s'est rendu compte, en croisant un peu les discours de l'un et de l'autre. Donc, comme je vous disais tout à l'heure, le problème, c'est qu'on est très divisé, très morcelé. Chaque entrepreneur a un peu dans son coin. Et en fait, on se rend compte qu'un tel dit à un autre, je commence à galérer, vraiment ça ne va plus, je ne comprends pas, je n'arrive plus à gagner ma vie, je n'arrive plus à payer les salaires, je suis angoissée, je n'arrive plus à dormir en fin de mois, je me demande comment je vais payer mon personnel, comment je vais me payer moi-même. Et donc, je pense que plusieurs personnes ont commencé à parler entre elles et à prendre conscience qu'en en parlant entre eux, tout le monde avait le même problème.
- Speaker #2
C'est tout un secteur.
- Speaker #0
Plus et plus de monde. Et donc, du coup, nous, étant en relation avec les professionnels de l'Horeca Bruxellois, évidemment, on a commencé à en parler avec eux. Et il y a un petit groupe, surtout dans le quartier Saint-Gilles, je pense de commerçants qui se connaissent assez bien et qui communiquent pas mal entre eux. On a proposé, en fait, de se réunir. On a proposé à d'autres gens dans nos contacts mutuels, et surtout les commerçants ont proposé à d'autres gens dans leurs contacts de l'Horeca, de venir se réunir. Et ensemble... Donc moi, je faisais partie du groupe également. Ensemble, on a eu une session. En fait, on a fait une sorte de brainstorming sur OK, qu'est-ce qu'on fait ? Comment est-ce qu'on peut agir ? Comment est-ce qu'on peut réagir ? Comment est-ce qu'on peut donc, nous, autant que Fédération Eureka, moi et Mathieu, on était plus là pour leur expliquer. Écoutez, voilà déjà les revendications que nous, on défend au niveau régional, au niveau fédéral également, parce qu'il y a des choses qui sont fédérales. qui vont influer sur notre business. Ça,
- Speaker #2
c'est la politique d'Elgin. Tout à fait.
- Speaker #0
Et donc, voilà ce que nous, nous faisons. Et donc, ce qu'on vous propose déjà, c'est de dire, OK, nous, on se charge de ça. Donc, finalement, quelle est l'autre audience qu'on pourrait sensibiliser à la problématique ? Et donc, on a réfléchi. Tout le monde a posé un peu ses idées. On les a mis ensemble. Et puis, on a brainstormé. On a été rencontrer une agence qui a proposé de travailler pro-Déo pour créer. Une campagne pour l'horeca de soutien à l'horeca de SELVA.
- Speaker #2
Merci à l'agence.
- Speaker #0
Qui est l'agence Bonjour.
- Speaker #1
Bonjour, du coup. Et du coup, c'est une campagne ou c'est une pétition ?
- Speaker #0
Alors, ça a commencé par une lettre ouverte. En fait, du coup, ce petit groupe de restaurateurs XLO à Saint-Gillois a commencé comme ça, hyper spontanément, à lancer une pétition. Et en fait, on a voulu intégrer cette pétition dans une campagne. Parce que la pétition a pris, mais bon, c'était très bouche à oreille, chacun avec son réseau. Puis on a vite vu que ça retombait un peu. Il fallait soutenir cette initiative de pétition et on voulait aller au-delà. On s'est dit, OK, donc de un, on a un problème. En fait, on sait que la solution pour que nos entreprises survivent, ce serait d'augmenter nos prix. On l'a déjà un tout petit peu fait. Chacun a un tout petit peu ajusté aux augmentations de prix énormes et à l'indexation salariale énorme qu'on a eue ces deux dernières années. Mais on n'ose pas le faire. Et en fait, pourquoi aujourd'hui ? les entrepreneurs et les entreprises n'arrivent plus à s'en sortir. C'est parce qu'on n'ose pas aller au-delà, parce qu'on sait que malgré le fait que les salaires aient été indexés, le pouvoir d'achat, tout le monde en parle. Je veux dire, c'est le point de la campagne. C'est clair. Et on voit la différence. Enfin, je veux dire, même nous, individuellement, en tant que consommateurs d'horeca, on voit la différence. Enfin, on ne se fait plus plaisir sans réfléchir comme avant. Et donc, on s'est dit, OK, on sait que la solution, c'est augmenter les prix, mais on ne veut pas le faire. Mais en fait, le public ne se rend pas compte. Et donc, on s'est dit, bon, OK, d'un côté, on aura les revendications politiques, mais de l'autre côté, on aimerait un peu, au-delà de ça, que le grand public comprenne un peu la situation. On aimerait en tout cas adresser un message, pas un message de plainte, un message plutôt positif en disant, rappelez-vous, en fait, la période du Covid. C'est un peu s'imaginer qu'on revienne à cette période-là. Qu'est-ce qui vous a manqué ? Parce qu'à quel point l'horeca a manqué le fait de sortir, le fait de se rencontrer, le fait d'aller boire des verres, le fait d'aller danser, le fait d'aller s'arrêter au café, de donner rendez-vous avec des amis, on fait la fête au resto. Et donc, qu'est-ce qui vous manquerait ? Remettez-vous juste dans cet esprit-là. Parce que nous, il y a une partie de l'horeca qui risque vraiment de disparaître.
- Speaker #2
C'est déjà en train... de se passer, finalement.
- Speaker #1
Il y a beaucoup de fermetures.
- Speaker #2
Voilà, on voit des fermetures, on voit des faillites, on voit des entreprises en grande difficulté. Et il ne se passe pas une semaine sans qu'on apprenne ça et là, la fermeture d'un établissement historique ou de quelqu'un que l'on pensait parfois hyper bien installé où on ne s'imaginait pas forcément que ça allait si mal. C'est quelque chose qui... Il y a des noms parfois qui résonnent. On se dit, mais non, pas eux. Mais moi, en tant que consultante, je l'entends, je le vois, ça me peine, ça m'attriste. Et en fait, il faut faire quelque chose. Si on se positionne comme client, c'est aussi de notre responsabilité que de soutenir le secteur.
- Speaker #1
Surtout qu'en fait, dans l'horeca, quand tu montes un projet entrepreneurial, que ce soit restaurant, bar ou autre, c'est un projet généralement de presque toute une vie.
- Speaker #2
C'est un projet passion. C'est le danger d'ailleurs.
- Speaker #0
Attention aux passions. Il revient tout le temps. Je trouve qu'il est fort, fort, fort galvaudé dans notre secteur.
- Speaker #2
Complètement. On en a d'ailleurs parlé lors d'une précédente émission. Justement, ça tournait avec Caroline Caz de chez Musette, où la passion, en fait, est dangereuse et parfois pas utilement placée.
- Speaker #0
Moi, ce que je n'aime pas dans le fait d'associer tout le temps le mot passion à l'horeca, c'est que j'ai l'impression que la passion... devient une espèce de contrebalance quand on parle de la pénibilité du travail.
- Speaker #2
Oui, tout à fait. Comme par hasard, tout se passerait mieux parce qu'en fait,
- Speaker #0
ça vient de la pétriste. Oui, voilà. Donc, c'est par passion, tu peux te sacrifier. Non.
- Speaker #2
Tout à fait. Non, c'est un métier.
- Speaker #0
J'en ai marre qu'on communique sur l'horeca en disant que c'est un métier de sacrifice, que c'est un métier où on sacrifie tout. Ce n'est pas vrai.
- Speaker #2
Ça ne devrait pas, en tout cas.
- Speaker #0
Ce n'est pas vrai. C'est un métier qui te donne plein de choses et la pénibilité dans n'importe quel métier, honnêtement... Je veux dire, de devenir dingue tout seul face à un ordinateur toute la journée, un écran au bout du nez. Enfin voilà, c'est juste différent.
- Speaker #2
C'est important de le poser, effectivement. Du coup,
- Speaker #1
comment on soutient la campagne ? Explique-nous.
- Speaker #0
Comment on soutient la campagne ?
- Speaker #1
De toute façon, on va le mettre en bas de l'épisode sur YouTube et sur toutes les plateformes audio.
- Speaker #2
Et on compte sur vous, allez signer la pétition.
- Speaker #1
Voilà, et sur aussi nos réseaux sociaux. Mais voilà, dis-nous aussi par rapport à la fédération.
- Speaker #0
pour les acteurs de l'horeca, en fait, pour ceux qui ont des établissements, ce qu'il faut faire, c'est que du coup, sur le site de la Fédération, donc fédérationhoreca.be,
- Speaker #2
on mettra les liens, vous n'inquiétez pas.
- Speaker #0
Voilà, vous avez en fait toute une page. J'aime mon horeca, d'ailleurs n'importe quelle page sur laquelle vous arrivez, vous avez une espèce de banderole qui clignote avec des cœurs de toutes les couleurs. J'aime mon horeca. Vous cliquez dessus, vous arrivez sur une page où en fait, vous avez plusieurs ressources dont, alors, soit la possibilité de télécharger chacune des affiches disponibles, parce qu'il y en a plusieurs, et de les placarder chez vous, dans votre horeca, à l'intérieur de la vitrine.
- Speaker #1
Même à la maison.
- Speaker #0
Oui, voilà. Mais non, le but déjà, c'est que les restaurateurs affichent un maximum ces messages dans leurs établissements et évidemment qu'un maximum de clients, de badauds, de curieux les scannent et soient solidaires avec nous en signant la pétition.
- Speaker #1
Super, je pense que c'est super bien résumé. En tout cas, l'épisode touche à sa fin. Un grand merci en tout cas pour ta venue et le partage sur la fédération dans les grandes lignes, parce que sinon, on pourrait en faire un épisode de trois heures.
- Speaker #2
On va rester quatre heures. Restez connectés, s'il vous plaît.
- Speaker #1
Mais en tout cas, un grand merci d'avoir éclairé. Et puis, j'ai encore deux mots. Si vous êtes entrepreneur dans l'horeca, rejoignez la fédération parce qu'au final c'est un soutien au secteur le deuxième mot justement c'était ce que tu venais de dire par rapport à la pétition allez sur le site de la fédération ou en bas de l'épisode on vous mettra le lien directement merci encore Marie, merci de m'avoir soutenu et puis n'hésitez pas à nous suivre sur nos réseaux sociaux on est sur Facebook, LinkedIn Instagram TikTok Caramel, non ça n'existe plus mais en tout cas un grand merci n'hésitez pas aussi à mettre les petites étoiles ici, 4 étoiles en dessous de l'épisode, c'est un soutien et c'est surtout pour l'algorithme nous remonter et nous rendre visible parce que c'est important on soutient un secteur qui est l'horeca et on se voit très bientôt dans un prochain épisode
- Speaker #2
A bientôt, ciao ciao