- Speaker #0
Bonjour et bienvenue dans Horeca Talk, un nouvel épisode. Alors cet épisode est un peu plus axé au niveau fournisseurs, tips digital. On va parler de petits conseils au niveau RH, mais pas, comment dire, la partie financement, comment on doit faire au niveau... Non, non, on va parler digitalisation, la partie RH. Je suis accompagné, comme à chaque épisode, de ma coéquipière au niveau de l'Horeca, c'est Marie, de chez Up4it, et on va démarrer directement avec notre invité. Peter, comment vas-tu ?
- Speaker #1
Merci beaucoup, ça va bien.
- Speaker #0
Super, il vient de la société Oreco qui est un système de gestion de planning en mode digital. On va un peu comprendre dans un premier temps comment ça se fait que tu as intégré cette équipe de chez Oreco. Est-ce que c'était une affinité pour l'Oreca ou alors c'est un hasard que tu as démarré chez eux ?
- Speaker #1
Oui, je crois que je travaille déjà toute ma vie dans l'horeca. Donc, je suis commencé comme serveur dans un restaurant à un âge très jeune, que normalement on ne travaille pas encore dans l'horeca maintenant. Jean,
- Speaker #2
dans l'horeca, j'ai l'impression.
- Speaker #0
On ne va rien dire.
- Speaker #1
Et finalement, j'ai fait mes études d'hôtellerie supérieure, où j'ai vécu à faire mon stage de ma troisième année chez AB InBev, où je suis resté 15 ans.
- Speaker #2
Ok, donc l'horeca, c'est... Ce n'est même pas que c'est connu, c'est expert finalement.
- Speaker #1
J'ai pris toute ma vie déjà dans l'horeca. Et finalement, après InBev, je cherchais quelque chose dans le même environnement, mais quand même de faire quelque chose différemment, de bouger d'une société à l'autre, mais vraiment de faire une chose à part. Et j'ai eu la possibilité de devenir partenaire dans la société Horeco, spécifiquement dans le pays belgique, où je suis devenu responsable et actionnaire aussi dans le groupe Benelux. Ok,
- Speaker #0
donc Orico n'est pas belge alors, c'est ça ?
- Speaker #1
On existe déjà plus de 16 ans entre temps, et donc c'est peut-être une chouette histoire. Donc Marvin, qui a commencé le programme, avait fait ça comme étudiant dans sa chambre d'étudiants pour digitaliser les recettes de sa grand-mère. Donc là, tout a commencé, et finalement l'outil était disponible sur un site internet. Et il y avait pas mal d'horecas qui commençaient à utiliser l'outil de ne pas avoir ce bête cahier dans la cuisine qui avait beaucoup de tâches et salles, mais de pouvoir digitaliser. Aussi, il y a un peu de changement dans l'horeca. Il y a le chef qui part et qu'il y a un autre qui revient. Et où sont nos recettes ? Et qu'est-ce qu'on doit faire ? Et comment est-ce qu'on doit le faire ?
- Speaker #0
Mais justement, moi, je connais Horeco dans la gestion de planning du personnel. Donc du coup, Horeco n'a pas commencé avec ça. Il y a une autre spécification, c'est la gestion de recettes de cuisine. Qu'est-ce que c'est cette...
- Speaker #1
Donc ça, c'est vraiment la base d'Orico. Depuis le début, on était un outil de gestion de cuisine. Et puis après deux, trois ans, la clientèle disait on a un outil fantastique pour le coût de nourriture de notre établissement. Mais il y a un autre coût important dans l'Orico, c'est le personnel. Donc comme vous êtes un outil qui nous aide aussi à améliorer notre rentabilité de notre établissement et de mieux voir... Ce qui se passe, ce sera intéressant d'avoir les deux dans un outil de pouvoir mieux gérer tout ensemble. Mais donc la partie la plus élaborée de notre système, c'est absolument la gestion de cuisine qu'on appelle le Kitman Manager.
- Speaker #0
D'accord. Et donc du coup, par quoi ça se traduit aujourd'hui la partie cuisine ? C'est encodé le steak qui coûte autant ? Aujourd'hui, à quoi ça sert l'outil et jusqu'où on peut aller avec ?
- Speaker #1
L'idée, c'est qu'on peut certainement faire un bête Excel de pouvoir calculer le prix de vente de ce qu'on fait comme recette. Mais nous, on essaie de créer un outil qui est complètement digital, lié avec les fournisseurs qu'on va avoir journalier. un update de tous nos prix, de tout ce qu'on achète chez nos fournisseurs.
- Speaker #2
C'est le meilleur ami pour pouvoir calculer les marges finalement et pour s'assurer de son stock et ce genre de choses.
- Speaker #1
Et on voit aussi, comme vous dites, que c'est très important maintenant, les dernières années, avec tous les changements qui se font, que c'est très important de suivre le stock, de voir qu'est-ce que j'achète. Avec l'attraitement. Est-ce que c'est réaliste que j'achète 30 kilos de steaks si je vends que 5 kilos de steaks par semaine ? Est-ce que ça vaut la peine d'avoir autant de steaks en stock dans mon frigo qui peuvent venir expirer ? Mais vraiment aussi d'avoir le suivi de prix. Maintenant, avec les crevettes grises que tout le monde connaît, il y a un établissement moyen, il y a des centaines d'ingrédients qui sont livrés toutes les semaines. Donc c'est assez difficile de suivre tous les fournisseurs et de voir est-ce que ma marge est encore bonne. J'ai le producteur, il décide. J'ai des frais qui ont augmenté, j'augmente le prix de mon produit. Qu'est-ce qui se passe ? Le fournisseur, il va directement suivre. Mais qu'est-ce qui est le plus difficile ? Moi, j'ai imprimé une très belle carte dans mon restaurant que j'utilise maintenant. Je ne sais pas changer mon prix directement. Donc, je dois bien réfléchir. Le bête exemple, un fournisseur de soft ou de bière, il augmente plusieurs fois par an ses prix. Donc, moi, je ne vais pas toujours réimprimer ma carte dès qu'un fournisseur change de prix. Mais on veut quand même faire un meilleur suivi. Donc, ce qu'on va faire dans ORECO, c'est qu'on va mettre en détail notre recette dans ORECO, qui est assez facile parce qu'on a des outils qui sont créés, qu'on peut rechercher assez facile des ingrédients. Finalement, on va faire le calcul de ma recette, de mon plat. Et là, on a aussi le but de faire comprendre à un client, à nous, que ça ne suffit plus de dire j'ai 33% de coûts fixes, 33% de coûts de nourriture et 33% de coûts de... de personnel plus ou moins qui est à l'idée de 3-3-3 dans le passé, mais de bien réfléchir. Si j'ai un coût de nourriture de 1 euro, je ne vais pas faire x4 parce que je ne gagne que 3 euros. Mais je ne vais pas non plus faire ça pour un coût de nourriture de 35 euros parce que je n'ai pas besoin de 100 et 5 euros de marge non plus sur un plat. Et Orico va mieux donner le vu hélicoptère de tout ce que vous faites. On va lier la caisse, on va voir les ventes.
- Speaker #2
C'est un temps réel finalement.
- Speaker #1
Un temps réel. Même avec une application sur le téléphone où je vais suivre à tout moment de la journée mon chiffre d'affaires, ma productivité, combien d'euros de chiffre d'affaires on fait pour chaque heure travaillée par mon personnel et le pourcentage de coûts de personnel. Donc, ce sont des choses qui sont importantes maintenant de ne pas attendre mon comptable qui dit à la fin du trimestre, c'était bon, c'était pas bon, mais à se dire, anticiper parce que tout change si vite maintenant. L'année passée, il y avait une augmentation de 11% de coûts de personnel dans l'horeca. Vous pouvez vous imaginer où est-ce que je dois trouver cet argent ? Je ne peux pas mettre mon sec à 50 euros et tout est réglé. Donc, je dois vraiment trouver des manières de toute sorte.
- Speaker #0
Et aujourd'hui, combien il y a de clients qui utilisent cette solution ? Est-ce que c'est… Il y a deux questions. une question. Combien il y a de clients qui utilisent cette partie cuisine, mais également ça s'adresse principalement à qui dans l'horeca ? Fast-food ? Restaurant ? Hôtel ? Ou c'est vraiment large comme public ?
- Speaker #1
Au moment, on a une clientèle dans le Benelux d'autour de 2500 et des clients, je n'ose pas le dire exactement. Et ce qui est bien de notre logiciel, c'est assez facile pour tout le monde. Donc, on a un petit bar à café avec cinq places qui peut très bien utiliser Orico, mais on a aussi des chaînes, des grandes chaînes, des hôtels, des hôpitaux, des traiteurs. Donc, vraiment toutes sortes d'Orico, qui a besoin de pouvoir suivre ses marges, de mieux comprendre les changements de prix de chez ses fournisseurs, de réfléchir sur les produits qu'on utilise. Je ne vais pas dire que je vais demander de toujours essayer d'avoir le produit le moins cher du marché, mais de réfléchir, si j'achète un certain montant, qu'est-ce que je dois demander au prix pour ma clientèle et est-ce que je vais acheter mon vol-au-fond tout fait ou je vais le faire à z nous-mêmes ? Il y a beaucoup entre ces deux solutions.
- Speaker #2
Ça aide à la prise de décision finalement.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #2
Et ce que j'entends souvent quand... Des professionnels se disent tiens j'aimerais bien avoir un outil x ou y peu importe qui est digitalisé, c'est le fait de mettre en place vraiment ce côté implement dans une entreprise x. Comment est-ce que ça se passe cette mise en place en interne ? Est-ce que quelqu'un le fait pour le restaurateur ? Est-ce que c'est le restaurateur qui doit lui-même faire l'installation, faire l'encodage ? Quelles sont les solutions qui s'offrent aux restaurateurs qui se diraient, tiens, ça pourrait peut-être m'aider à mieux anticiper, à prendre de meilleures décisions ? Comment est-ce qu'ils peuvent faire ça ?
- Speaker #1
Chez nous, on a décidé du début d'aller vraiment sur place chez les clients pour la partie cuisine un jour et demi, pour la planification une demi-journée, pour vraiment mettre tout en place, de voir avec les clients comment vous devez l'utiliser. On va introduire déjà énormément de plats et d'énormément de recettes et de sous-recettes. des productions, de mise en place qu'ils font, pour que, quand je sors à la fin de la journée, que les clients aient bien compris comment ils doivent utiliser le logiciel. Je suis très fier de dire que 99% de notre clientèle va vraiment utiliser Oricon au maximum, parce qu'il a compris du début le plus-value. Et si j'ai fait la calcul de mon steak, et je vois que ma marge n'est pas très bien, je suis très curieux de voir comment ça se passe pour mon hamburger. Oui, évidemment,
- Speaker #2
une info appelle une info.
- Speaker #1
Oui, donc ça encourage beaucoup à évoluer dans le logiciel. Et ce que nous, on a aussi créé, c'est que c'est énormément facile de mettre un ingrédient, de retrouver un ingrédient, que tout est lié, que tout est facile à utiliser. C'est intuitif. Intuitif, tu peux même dupliquer une recette et changer la sauce et j'ai une nouvelle recette. Donc, normalement, un client va vite mettre sur une journée toute sa carte dedans, sauf s'il a vraiment des productions énormes dans les restaurants un peu de haut niveau. Il y a énormément de préparation. Donc, à ce moment-là, on a... énormément de sous-recettes à mettre et à ce moment-là, ça prend un peu plus de temps naturellement.
- Speaker #2
Oui, forcément, ça dépend encore. Donc, si je comprends bien, ça veut dire qu'il y a un consultant ou un account manager, peu importe le nom, qui vient dans l'entreprise.
- Speaker #1
Moi, j'ai vendu, je viens sur place.
- Speaker #2
Et tu prends en charge cet encodage, c'est un aspect formation, donc tu apprends au restaurateur à utiliser l'outil et après, qu'est-ce qui se passe ? Parce que parfois, on a une solution. Moi-même, je suis dans l'horeca aussi. Je suis consultante, mais je suis aussi dans l'horeca. Et donc, parfois, on est là avec son outil. Qu'est-ce qui se passe après ? C'est bien d'être venu, mais comment ça se passe après ?
- Speaker #1
C'est pour ça, pour la partie cuisine, qu'on dit un jour et demi. Donc, moi, j'aime bien que les clients prennent le temps de mettre toutes ces recettes dedans, de comprendre le ciel, de voir comment fonctionne le lien avec les fournisseurs, avec la caisse et que je lui impose, dès que vous êtes prêts, je peux revenir une demi-journée chez vous pour vraiment jouer avec les datas. Qu'est-ce que ça fait le lien avec la caisse ? Et de vraiment leur aider. Mais on a aussi un support fantastique, ils peuvent toujours téléphoner. Il y a un chat, c'est pendant les heures de travail, naturellement, mais aussi un site de support énorme avec des tutoriels de vidéos, des textes pour bien expliquer de l'utilisation. Donc, je n'ai jamais de problème que le client ne l'utilise pas comme il faut. Mais ce qu'ils aiment beaucoup, c'est la deuxième partie. Quand je viens vraiment dire vous avez autant de marge sur votre spaghetti, autant de marge sur votre steak.
- Speaker #2
C'est un peu une session un peu Q&A.
- Speaker #1
Q&A, mais aussi de jouer avec l'information qui rentre dans le logiciel et d'avoir une vue hélicoptère de ce qui se passe. Qu'est-ce qu'on fait ? Qu'est-ce qu'on peut changer ? Qu'est-ce qu'on va faire ? Pourquoi est-ce qu'on demande 18 euros et pas 18,80 euros pour un plat ? De bêtes choses qu'on va leur faire réfléchir dessus. Il ne faut rien faire, mais je leur donne beaucoup d'idées, d'influences, de conseils pour vraiment changer leur manière de regarder à leur carte.
- Speaker #0
Est-ce qu'aujourd'hui, grâce à Orico, ils ont vu un peu aussi une différence en se disant, ah ouais, en fait, où ils ne se rendaient pas compte que certains plats, ils disaient, ah oui, on n'est pas vraiment rentable là-dessus. Ça a aidé aussi à progresser au niveau de l'établissement ?
- Speaker #1
Ce qu'on voit surtout, c'est que les gens ne se rendent pas compte du temps de travail pour faire des plats. Si j'ai mes spare ribs, par exemple, sur ma carte et on va les mariner nous-mêmes, et qu'on arrive finalement, si on enlève le coût personnel, le travail et les ingrédients, qu'on arrive à une marge de 4-5 euros par plat, que les clients sont vraiment surpris d'avoir pas plus de marge, parce qu'on demande déjà 19 euros pour un spare rib, mais entre-temps... On doit peut-être déjà demander 26, 27 euros pour avoir une marge suffisante pour un plat principal. Et c'est très difficile parce que, est-ce que ma clientèle est prête à le payer ?
- Speaker #2
Oui, ça c'est la grande question.
- Speaker #1
On ne peut pas changer non plus le prix de 19 à 27 euros en une fois, donc on doit évoluer.
- Speaker #2
Psychologiquement, c'est compliqué.
- Speaker #1
Mais donc, le client a une manière d'évoluer. J'ai des clients qui ont déjà augmenté leur prix 3, 4 fois par an pour arriver à un certain prix. pouvoir le faire directement parce que sinon la clientèle ne va pas être contente non plus. Mais aussi de mieux réfléchir sur les prix qu'on demande et si j'ai le lien de ma caisse qui va me dire par exemple, mes spares se font très bien ou pas bien, la marge se rapporte bien ou ne rapporte pas bien, que j'ai l'analyse SWOT de ma carte qui va me donner aussi une autre vue sur la carte. Est-ce que je n'ai pas trop de produits qui sont sur la carte ? Est-ce que ça vaut la peine de garder un plat qui ne se vend pas bien, qui ne rapporte pas bien ? Comment est-ce qu'on peut mettre un plat encore plus en évidence que je préfère vendre ? Donc il y a énormément de possibilités. Je dis toujours de 101 manières. On va aider un établissement à mieux améliorer sa rentabilité.
- Speaker #2
Et comme en plus on part des vrais data, des vraies données de l'entreprise, finalement le conseil il est, même si c'est une digitalisation, on est dans de l'hyper personnalisation du conseil.
- Speaker #1
Absolument. Aucune chose n'est obligatoire. Donc le client est complètement libre à faire ce qu'il veut. Et s'il décide de ne pas le faire parce qu'il ne sent pas bon, je suis très content qu'il prenne sa décision. Mais il a au moins pris le vieux hélicoptère. Il a vu ses options et il a décidé ce qu'il fait.
- Speaker #2
C'est ça être entrepreneur finalement.
- Speaker #1
Oui, mais c'est souvent difficile parce que, je donne l'exemple, je vais chez un client qui est dans une ville d'étudiants qui dit, Mais ma prise ne peut plus changer parce que les étudiants ne veulent pas payer plus. Entre-temps, il a déjà augmenté peut-être 19 fois sa prise, mais de temps en temps, il a aussi diminué de prix parce qu'il avait vu descendre les ventes. Mais s'il n'avait rien fait, peut-être qu'il n'existait plus.
- Speaker #2
Oui, c'est clair que ça peut être un bel outil d'accompagnement finalement.
- Speaker #0
En tout cas, c'est un très chouette concept cette partie. Kitchen Manager, je pense que c'est comme ça qu'on l'appelle. Dans la deuxième partie, on va parler plus de RH, de la deuxième branche d'Oreco qui est la gestion du personnel et pourquoi aujourd'hui en 2024 c'est important de gérer son personnel à travers un outil digital et voir aussi jusqu'où vous allez. Est-ce qu'on fait des déclarations au niveau, dans l'Oreca il y a la Dimona, la fameuse Dimona.
- Speaker #2
Dans l'horeca et dans tous les secteurs finalement. Oui,
- Speaker #0
aussi. Et effectivement, c'est parfois un peu compliqué de cette gestion du personnel entre les déclarations, les absences, les maladies. Et on va en parler juste dans la deuxième partie. Restez avec nous. On fait une petite pause dans l'épisode juste pour te dire qu'on a lancé un nouveau projet qui s'appelle apérohoreca.club. Alors c'est très simple, en fait on fait une soirée, on réunit tous les patrons et entrepreneurs de l'Horeca dans un lieu à Bruxelles et on parle ensemble, on fait du networking mais également on met un sujet à l'honneur et on discute autour de ce sujet avec soit un professionnel soit d'autres personnes qui veulent débattre par rapport à ce sujet là. toi ça t'intéresse en tant que patron d'établissement dans l'horeca et que tu es à Bruxelles n'hésite pas à nous rejoindre, c'est très simple tu vas sur www.apérohoreca.club donc apéro sans le s horeca.club, tu t'inscris tu mets juste ton adresse email et on t'enverra directement un email avec la date du prochain événement on espère te voir et en tout cas merci de nous suivre et tout de suite la suite de l'épisode.
- Speaker #1
Et on est de retour donc dans Horeca Talk avec Peter de chez Orico. Et maintenant, on va utiliser cette partie d'émission pour plutôt parler d'organisation RH. Voilà, la fameuse bien pesante, parfois, pour certains entrepreneurs, cette partie RH qui, parfois, fait perdre quelques cheveux à certains entrepreneurs.
- Speaker #0
On n'est pas dans la partie recrutement.
- Speaker #2
Ça se fait aussi, mais on doit d'abord mettre les gens dedans. Donc, c'est surtout... la recherche des employés qu'on peut faire et tout ça. Mais c'est une base de données d'employés qu'on peut jouer dedans.
- Speaker #1
D'accord, donc c'est un adhérent. D'accord. Et comment est-ce que tu pourrais nous expliquer, sans jargon, simplement, ce qu'est cette partie d'outils-là ? À quoi elle sert et comment elle peut être prise en main par un entrepreneur ?
- Speaker #2
Donc, comme j'avais dit, on avait une partie sur la gestion de cuisine, mais il y a un autre coup dans l'horeca qu'on voulait aussi couvrir avec la rentabilité dans notre logiciel. Et donc, on a créé un outil de planification qui est très facile en Hollande parce qu'il n'y a pas trop de complexité. Et puis, en 2016, je suis commencé sur la Belgique et j'ai demandé est-ce qu'on peut faire des limonades ? Est-ce qu'on peut faire des contrats journaliers ? Est-ce qu'on peut faire ci, avant ça ? On a 18 différents secrétaires sociaux avec lesquels on doit lier pour les datas. Donc, c'était assez complexe le début d'Orico Employee Manager, de planification. Mais donc, on a aussi créé la même chose que pour la cuisine, un outil pour mieux rentabiliser le personnel, de mieux réfléchir sur ma planning. Si je vais faire mon planning de mon personnel, que je peux dire par exemple, j'estime faire ce chiffre d'affaires, alors mon pourcentage de coûts de personnel sera autant. Est-ce que je vais le publier à mon personnel ou je vais encore faire des adaptations ? Un bête exemple, c'est dans le passé, l'horica s'ouvrait à 10h le matin et se verrait quand le dernier partait. Maintenant, MacDiantel, il y a des gens qui sont extrêmes avec une brasserie qui ouvre à midi. Le premier garçon, il va à midi, il ouvre la barbe.
- Speaker #1
Il doit déjà accueillir le client.
- Speaker #2
Il va accueillir la personne, il va le montrer aux tables, il va faire le bar. Entre temps, il y a un deuxième qui vient à midi 15 pour prendre la première commande. Et il ferme avant 10h, que le personnel ne sait pas travailler plus qu'à 11h. Donc, il y a énormément de... de réflexion, de regarder la rentabilité par jour, le midi, le soir. Est-ce que ça vaut la peine d'être ouvert de 10h le matin jusqu'à midi pour les 5 cafés qu'on va offrir à quelqu'un ou pas ? Donc, à nouveau, c'est une chose qui est très importante, d'avoir le lien avec la caisse, de voir le chiffre d'affaires, la productivité, le pourcentage du coût personnel, à tout moment de la journée. J'ai une application sur mon téléphone. Donc on communique aussi tout à notre personnel dans mon établissement sur une application sur leur téléphone et ou par email parce qu'il y a des gens qui préfèrent toujours encore.
- Speaker #1
Donc là ils peuvent avoir un suivi sur leur shift, sur leur prestation.
- Speaker #2
On va même plus loin, on va mettre dans une autre colère, dans leur propre agenda, leur shift. avec un rappel dedans pour bien être sûr qu'ils vont être à temps sur le travail.
- Speaker #0
Viens travailler, n'oublie pas, n'oublie pas de venir travailler.
- Speaker #2
C'est vrai, un étudiant vit dans son agenda, sa vie privée est super importante. Donc, si on peut mettre dans une autre couleur, à ce moment-là, vous devez travailler et pas être sur un festival ou dans un bar où vous devez vous réveiller deux heures avant que votre chiffre commence. Il y a un rappel qui va annoncer que vous devez aller travailler. Ça fonctionne bien.
- Speaker #1
Je vais demander quels sont les retours pour ce genre de fonctionnalités annexes, j'ai envie de dire, de fonctionnalités. mettre dans une autre couleur, etc. Quels sont les retours réels du terrain ?
- Speaker #2
Tout le monde adore ça. Même les gens âgés disent finalement j'ai ça dans mon agenda, ça vient sur mon écran, même s'ils comprennent rien, c'est assez plug and play, c'est pas automatiquement, c'est intuitif, c'est un bouton, donc c'est pas très complexe. Donc j'ai mon application où je peux tout retrouver. Donc je peux dire, je suis disponible comme étudiant et je serai en vert dans le planning ou comme extra ou flexi. Je peux Je peux dire en rouge, j'aimerais bien avoir congé. pendant cette semaine en été, par exemple, comme fixe, et le patron donne son accord. Mais ce qui est aussi super important dans l'horeca maintenant, c'est de chercher du personnel. Donc, j'ai des clients qui ont une base de données de 10 employés, mais aussi des clients de 1 000 employés dans une base de données de plusieurs sociétés. Donc, c'est très important d'avoir la bonne recherche. Donc, ce qu'on a créé dans notre outil aussi, c'est un service ouvert. Et donc, ce que moi, je suis très fier dans notre demande de service ouvert, on va demander à... sur autant de personnes qui veulent venir travailler samedi parce qu'on cherche quelqu'un, parce qu'on a un événement, parce qu'on va faire... Il va faire beau et la terrasse va s'ouvrir. Et les gens peuvent dire oui, non ou ne pas répondre.
- Speaker #1
Est-ce que c'est un système d'ATS, donc Applicant Tracking System ? Ou est-ce que...
- Speaker #2
C'est une question, c'est un message qui arrive sur leur téléphone qui peuvent répondre.
- Speaker #1
Et on peut faire des queries dans notre base de données ?
- Speaker #2
Non.
- Speaker #1
OK, donc c'est plutôt envoyer un message à la base de données, mais par ce... spécifiquement.
- Speaker #2
Sur leur application, les gens vont dire, je veux bien travailler, je ne peux pas travailler ou je ne réponds pas. Et l'avantage je trouve dans notre logiciel, c'est qu'on ne va pas donner cette fonction au premier qui réagit, parce que c'est souvent le cas. Mais ça ne préfère pas avoir toujours Louis qui est le premier qui répond surtout à la question. Je vais prendre le plus beau, le moins cher, celui qui a longtemps plus travaillé chez nous. de mieux réfléchir sur la personne qui va venir travailler.
- Speaker #1
Et puis peut-être faire aussi tourner, histoire de ne pas perdre...
- Speaker #2
Exactement, et voir combien d'heures ils ont déjà, parce qu'ils ont, comme étudiants par exemple, que 600 heures qu'ils peuvent travailler. Et puis se trouver avec personne après,
- Speaker #1
parce que les autres se seront dit, on ne m'appelle jamais, je vais chercher ailleurs.
- Speaker #2
Et encore plus important, c'est la qualité de la personne que je cherche. Est-ce qu'il va avoir une caisse ? Est-ce qu'il ne va pas avoir une caisse ? Est-ce qu'il va être responsable ? pour des autres employés.
- Speaker #1
Il doit connaître une technique très bien.
- Speaker #0
Est-ce que, en 2016, quand vous avez démarré Oreco au niveau du planning, est-ce que tu as eu une grande difficulté justement à t'implémenter dans un secteur qui n'était pas encore à l'époque hyper digitalisé ? Je pense qu'encore beaucoup aujourd'hui font des plannings au travers des fichiers Excel.
- Speaker #1
Et encore, parfois c'est Word. J'ai eu un client récemment. Il m'a sorti ses plannings de semaine en semaine dans un fichier Word, c'était... Je t'aime beaucoup, je suis vraiment désolée.
- Speaker #2
Mais je trouve ça bien que ces gens ont trouvé leur manière de le faire et je ne vais pas chercher ses clients.
- Speaker #1
Avec beaucoup, beaucoup d'erreurs et on a eu une grosse discussion parce que là la personne avait pensé avoir une solution et on est arrivé à la fin en se disant ok, en fait il pensait avoir une bonne solution et en réfléchissant une demi-heure on s'est rendu compte qu'il y avait... énormément d'erreurs et qui avait vraiment un besoin de changer le système parce qu'en fait, ça ne suivait pas et que ça lui coûtait très très cher, finalement, toutes ces erreurs.
- Speaker #2
On ne voit rien. On fait ce qu'on veut parce que si on le note dans un Excel ou dans un Word, on ne va pas calculer chez nous. Je vais même voir le coût du personnel. Au combien d'heures cette personne est déjà dans le planning ? Est-ce que je peux encore le mettre ? Qu'est-ce qu'il a déjà fait ? Est-ce qu'il est en congé ? Il sera en rouge ? Donc ça facilite le travail.
- Speaker #1
C'est une histoire globale, c'est vraiment l'overview.
- Speaker #2
Tout le monde me dit, mais c'est pour les gros clients. Non, dès que j'ai deux employés, je trouve ça déjà important de faire le suivi. Parce que même une petite société doit encore plus spécifique aller voir. J'ai un client qui a une friture, avant qu'il travaille avec Orico, il y avait quatre personnes qui commençaient à cinq heures pour ouvrir à six heures le soir, sept sur sept. Maintenant, il y a une personne à cinq heures, une personne à cinq heures et quart. Une personne à 6h moins le quart et une personne à 6h. Ils gagnent deux heures de salaire par jour. Et ils font exactement la même chose. Il n'y a rien qui a changé. Ils font la même chose. Parce que quatre personnes qui commencent ensemble avant qu'ils soient lancés, avant qu'ils ont raconté de leur week-end et tout ça. Donc, il y a des bêtes réflexions à faire dans le logiciel. Et je le dis souvent, cette vue hélicoptère sur ce qu'on fait. de réfléchir sur tout ce qu'on fait.
- Speaker #1
De se rendre compte, en fait.
- Speaker #2
Parce qu'on travaille dans l'horeca, on travaille déjà énormément d'heures, on est tout le temps là, on travaille quand les autres gens ne travaillent pas, donc je n'ai pas toujours le temps de réfléchir parce que je suis content, quand j'ai fini le travail, d'aller dans mon lit ou de voir ma famille. Mais c'est quand même important d'avoir la possibilité de, de temps en temps, il faut prendre cette réflexion. C'est ça.
- Speaker #0
Et du coup, grâce à Horeco, il y a aussi une gestion d'absence, de maladies, congés, vacances. C'est quelque chose qui apporte aussi un plus au niveau de la gestion et aussi au niveau déclaration de salaire. Est-ce que Orico est connecté directement avec les secrétariats sociaux ? Est-ce qu'aujourd'hui c'est quelque chose que vous proposez ? Ou alors derrière, ils doivent encore faire tout ce qui est la partie d'Imona et toute la joie administrative belge ?
- Speaker #2
Donc dans notre logiciel, les gens vont pointer. Il y a quatre différentes manières de pointage. Ce qui est génial chez nous, c'est qu'on sait aussi faire le pointage. avec une empreinte digitale. La personne doit être physiquement sur place pour pouvoir pointer.
- Speaker #0
Mais ce n'est pas obligatoire ?
- Speaker #2
Ce n'est pas obligatoire. La deuxième manière, c'est un porte-clés, un RFID. Le troisième, comme vous le connaissez probablement déjà, c'est avec un code que je peux placer à mon ami.
- Speaker #0
Et j'arrive en retard,
- Speaker #1
je suis pas en train de voir. Il y a le système photo aussi chez certains concurrents, notamment, je ne sais pas si c'est le cas chez Orico, mais je sais que... dans un système qu'on utilise ?
- Speaker #2
Nous, on utilise l'adresse GPS. Les gens peuvent même... J'ai localisé, j'ai énormément de traiteurs dans ma clientèle qui disent, j'ai un événement au Palais 12 demain, le personnel peut pointer dans les entours de 10 mètres du Palais 10 sur leur téléphone avant qu'il ne s'en soit pas pointé. Puis donc, les gens vont pointer. Dès qu'une personne pointe, seulement à ce moment-là, la Dimona va partir automatiquement pour le shift de la personne.
- Speaker #1
C'est fait que s'il est effectivement au travail. Ça limite du coup les annulations.
- Speaker #2
Les adaptations de correction. Ça,
- Speaker #1
c'est très bien.
- Speaker #2
Et donc, si la personne vient en dernière minute et n'est même pas dans le planning, on va le faire d'office pour huit heures parce qu'on fait toujours une correction si nécessaire quand la personne sort du pointage. Finalement, il y a aussi la possibilité des étudiants de signer leur contrat. Comme ça, il y a aussi un contrat journalier. Et donc, la question sur les secrétariats sociaux. C'est que c'est assez complexe de communiquer avec des secrétaires sociaux parce qu'ils travaillent encore dans des systèmes un peu plus âgés. Mais on a créé une manière de pouvoir exporter tous les mois, ou tous les semaines, il y a des clients qui le font tous les semaines aussi, un export sur mesure par bureau social qui nous a pris énormément de temps. On est en train de le développer encore, mais il y a des limites sur la communication qu'on peut faire. Mais donc, là-dedans, il y a la prestation, les congés, les maladies, les exceptions.
- Speaker #1
Ça limite déjà pas mal d'erreurs parce que souvent, peut-être beaucoup moins qu'on n'a que deux travailleurs encore qu'eux. Mais moi, par exemple, j'ai été responsable de bar il y a longtemps, où il y avait quand même, sur une semaine, il pouvait y avoir 50 travailleurs différents. Et c'était un bar, ce n'était pas une cuisine. Donc, on est dans quelque chose de très, très grand. Et tout se faisait à l'époque encore manuellement. quand bien même j'étais quelqu'un de rigoureux je suis une personne rigoureuse et je collaborais avec une personne qui était rigoureuse, on n'était pas à l'abri d'erreurs ici au moins s'il y a de la systématisation du badge etc,
- Speaker #2
on limite le risque d'erreur aussi et donc on va être beaucoup plus je dis toujours aux clients que c'est important de contrôler la première déclaration de 10 mois pour voir que tout se passe bien et que dès qu'un employé ne pointe pas il y a un message pour le responsable et l'employé même... Il n'est pas au travail, donc on veut vraiment clôturer tout ça, éliminer des erreurs et donner le temps libre à utiliser, améliorer l'établissement, réfléchir sur la carte, changer le concept.
- Speaker #1
C'est intéressant cette partie-là, parce que c'est vrai que la gestion des ressources humaines, ce n'est pas que faire des horaires, ce n'est pas que faire du recrutement, ce n'est pas que faire des contrats. C'est très complexe, c'est très complet, c'est très pluriel. Et en fait, c'est très chronophage. Parce qu'après, il faut encore s'occuper de l'être humain. Parce qu'ici, on parle de data, on parle d'horaire, on parle de pointage. Mais derrière, il y a un être humain qu'il faut aussi gérer, accompagner, coacher, faire grandir. Et c'est vrai que si on peut éviter de perdre son temps dans de l'administratif, qui serait bien géré en limitant les erreurs et en augmentant cet aspect.
- Speaker #2
On peut oublier des choses.
- Speaker #1
Oui, bien sûr. on peut être beaucoup plus présent pour son équipe sur le terrain, plutôt qu'être dans son bureau sur son ordinateur à faire de l'encodage. Je perçois vraiment une plus-value à ça.
- Speaker #0
Et du coup, alors on est protégé quand même, comme il n'y a pas de lien direct en temps réel avec le secrétariat social, si on fait démarrer le personnel via ORECO...
- Speaker #2
Parce que la démonnaie faite, je suis en règle. S'il y a un contrat signé à une démonnaie faite, la personne est en règle. Donc on fait même les déclarations de Dimona pour les fixes en OTH, ça s'appelle. On peut faire même la gestion de tout notre personnel, qu'on peut avoir des avantages chez l'ONSS et tout ça. Donc ça peut aller très très loin dans un établissement.
- Speaker #0
Oui, ça permet vraiment une gestion administrative un peu plus relax, on va dire ça comme ça.
- Speaker #2
Et il y a le succès aussi d'avoir tout dans un outil que j'ai que mon téléphone. Dans mon téléphone, je vois tous les chiffres, je vois tous les pointages. qui est au travail, qui n'est pas au travail, qui est en pause, mais aussi quels sont les plats qui vont bien. C'est un SAS alors ?
- Speaker #1
C'est un SAS ?
- Speaker #2
Je ne connais pas le SAS.
- Speaker #1
Ah d'accord. C'est vraiment tout en service complet, on va dire.
- Speaker #2
Et donc je vais voir les changements de prix de mes fournisseurs. Je vais voir si on a aussi un écran dans la cuisine, pour la gestion de cuisine, pour les étiquettes, pour les tâches, mais aussi les gens peuvent enregistrer des déchets, que je peux voir aussi sur mon téléphone. Est-ce qu'ils ont fait les tâches obligatoires à HACCP, des plans de nettoyage et tout ça ? Est-ce qu'ils ont jeté beaucoup de choses cette semaine ? Et donc, on essaie de créer un tableau de bord sur le téléphone pour le responsable, pour agir, qu'il va avoir envie de faire quelque chose, de trouver des choses améliorées. Avant, c'était chez nous surtout un tableau de bord sur l'ordinateur, mais c'est souvent aussi difficile d'ouvrir un ordinateur au travail, dans mon restaurant, dans mon appareil.
- Speaker #1
Maintenant, si je comprends bien... Presque quelque chose de mobile first alors.
- Speaker #2
Non, le travail de base se fait encore sur l'ordinateur. Mais on va leur encourager avec un dashboard sur leur téléphone ou sur une tablette pour faire des choses et quand même leur encourager. Je vois que ce plat ne fonctionne pas bien, qu'est-ce qu'on va faire avec ? Ça c'est notre plat qui est le meilleur vendu ou le plus rentable, qu'est-ce qu'on va faire avec ? Donc de vraiment leur encourager à adapter des choses et améliorer. Par exemple, j'ai des clients qui ont des centaines de produits sur leur carte qui vont maintenant réfléchir. Est-ce que ça vaut la peine d'avoir encore autant de plats ? Et qu'est-ce qu'on fait ? Qu'est-ce qu'on garde ? Qu'est-ce qu'on ne garde pas ? Parce que j'ai ce client qui vient toujours pour ça et ce client qui vient toujours pour ça. Je ne vais pas l'enlever de ma carte. Donc maintenant, c'est une autre manière de travailler. Et je dis ça déjà deux, trois ans maintenant, les changements de prix qu'on a eus le dernier temps. Avec l'inflation et tout ça. D'ingrédients. Ce que coûte un œuf maintenant, c'est étonnant de voir les changements. Et chez nous, on va mettre la recette dedans, on va faire la calculation et on va directement voir les problèmes de marge. Pour mon personnel, j'ai le lien avec ma caisse et je vais voir directement dans mon analyse de productivité, quel est mon chiffre d'affaires, combien d'heures ils ont travaillé, ça coûte combien, qu'est-ce que le client consomme en moyenne par client, par table. quelle est ma productivité, mon pourcentage de coûts de personnel. Je peux même mettre des targets chez les clients qui ont plusieurs établissements, qui ont un responsable.
- Speaker #1
Un peu en mode KPI.
- Speaker #2
Avec un bonus, si vous avez une dépense moyenne de autant ou une productivité d'autant, vous allez recevoir un bonus.
- Speaker #1
C'est intéressant ça, parce que c'est vraiment accompagner son collaborateur dans comment bien vendre la carte de l'établissement. Si on lui donne…
- Speaker #2
Optimiser chaque chaise dans mon établissement. Maintenant, c'est très difficile encore comme établissement avec les prix qui ont augmenté. De vendre encore un apéro, de vendre encore un entrée, d'avoir encore un dessert.
- Speaker #1
Des ventes additionnelles finalement, de se dire ok, comment est-ce que je vais pouvoir mieux vendre, peut-être quels produits vendent mieux, peut-être que j'ai un stock qui est plus ancien, histoire de...
- Speaker #2
On va même réfléchir avec les clients comment on va le mettre sur la carte, ou est-ce qu'on va mettre quelque chose sur la table pour commencer, ou j'ai un client, on avait créé une carte de dessert avec tous les cafés, Irish Coffee, dégestive. vraiment tout ce qu'on peut consommer encore après le plat principal. Et je peux dire à un étudiant, si la personne a terminé son plat principal, vous devez mettre ça au milieu de la table. Ça, tout le monde sait faire. Et nous sommes en train de manger, on va voir. Oh, j'ai quand même encore envie d'en entrer.
- Speaker #1
Pour une petite plate-feuille, nécessaire.
- Speaker #2
Non, parce que si moi, je viens à la table et on demande, est-ce que vous voulez un dessert ? La moitié dit non et je les perds. Ou la personne ferme la carte. Si on va mettre au milieu de la table vraiment le menu, avec des options.
- Speaker #1
Mais là, ça reste du marketing aussi. Forcément, ça va aider. C'est vrai que ça permet, si je comprends.
- Speaker #2
Je ne vais pas dire qu'on va leur aider dans leur marketing, mais comme on est une journée à table avec les clients, on en parle. J'ai vu ça chez ce client, j'ai vu ça chez ce client. J'ai cette idée. C'est souvent intéressant de pouvoir faire cela. Et maintenant, avec le personnel, de dire si cette personne commence 15 minutes plus tard, est-ce que ça change quelque chose pour vous ? Est-ce que... Une quart d'heure vite comptée sur une année peut compter autour de 2300 euros par an.
- Speaker #1
C'est presque un salaire mensuel si on enlève... Il faut parfois un peu prendre de la hauteur, cette vision hélicoptère que tu disais. C'est vrai qu'il faut prendre de la hauteur. Et on ne se rend parfois pas compte qu'une toute petite décision qui finalement n'a que très peu d'impact dans la vie quotidienne a un impact extraordinaire si on le calcule sur l'année. Et je n'ose même pas imaginer sur dix ans. Il y a effectivement des entreprises où on est encore à 2 ou 3 pour l'ouverture. Mais non, ce n'est pas toujours obligatoire. Ou on est en fermeture à 8 alors qu'en fait, 3 personnes suffisent. Et puis, est-ce qu'il ne faut pas mieux effectivement prendre un étudiant pour venir renforcer juste entre telle heure et telle heure et mon équipe plus restreinte pour la journée ? Et c'est vrai qu'effectivement, on peut avoir des... des différences mais hallucinantes en termes de rentabilité. Et c'est quelque chose dont je parle souvent avec les clients que j'accompagne dans l'horeca parce qu'ils ne se rendent pas toujours compte. Ils disent non mais c'est plus facile s'ils viennent tous les deux. Oui mais non, ce n'est pas plus facile. Ce n'est déjà pas plus facile et ça coûte cher.
- Speaker #2
Moi, ça va même si loin qu'on a maintenant des fournisseurs de caisses, des fournisseurs de boissons ou de nourriture qui encouragent leur personnel à travailler avec notre logiciel pour être sûr qu'ils sont rentables, qu'ils payent leurs factures, qu'ils restent dans leur location.
- Speaker #1
Soit un pricing qui est juste, finalement.
- Speaker #2
Oui, et ce n'est pas le but.
- Speaker #1
Oui,
- Speaker #2
c'est pour tout le monde et c'est souvent pas évident maintenant. Dans l'horeca, on a quand même toujours le problème qu'il y a beaucoup d'établissements qui ferment.
- Speaker #1
Ça continue, au quotidien on en voit fermer.
- Speaker #2
Et donc, comme fournisseur, d'investir dans un client, ce n'est pas évident. Donc si on peut avoir un client qui réfléchit sur ce qu'il fait, déjà avoir un outil de réfléchir sur le prix du steak et ne pas prendre le prix du voisin ou le prix qu'il a trouvé sur l'internet.
- Speaker #1
C'est rassurant pour le fournisseur, je pense.
- Speaker #2
Je peux avoir un établissement à la campagne avec un loyer de 500 euros. Je peux être sur la grand place de Bruxelles avec un loyer de, je ne sais pas, 30 000 euros par mois avec 60 personnes de personnel. Je dois demander 11 euros pour une bière sur la grand place. Sinon, je ne suis pas rentable. Mais le client même qui vient manger dans mon établissement, il ne comprend pas. Donc, c'est très difficile, mais on doit trouver un moyen, un équilibre dans ce qu'on fait.
- Speaker #0
Aujourd'hui, dans Orico, il y a la partie kitchen manager et la partie planification du personnel. Dans vos clients, il y a plus d'intérêt au niveau planification du personnel ou alors plus au niveau kitchen manager ?
- Speaker #2
En Belgique, c'est... Plutôt 50-50. Ça ne veut pas dire que tout le monde vend tout le paquet. Il y a beaucoup de clients qui prennent la partie employee manager. Il y en a beaucoup qui prennent la partie kitchen manager. Mais en Belgique, c'est beaucoup plus souvent que les clients prennent le paquet complet. Le full suite, on appelle ça, avec les deux modules ensemble. Parce que comme ça, ils ont un outil avec tout dedans. Ils ne doivent pas réouvrir un autre endroit. Tout est sur mon application, sur mon téléphone. Tout est sur mon ordinateur. Tout est sur mon ordinateur. Ce que je trouve aussi très important pour mes clients, c'est d'apprendre à déléguer. Ils n'aiment pas quand je viens avec ça, mais je suis par exemple un responsable d'un hôtel. Je dois dire à mon F&B et mon HR ce qu'il doit faire, ça va encore. Mais le responsable F&B, il doit aussi donner des tâches à son chef, à son responsable de salle. À cet endroit, il le trouve difficile, mais on a créé des autorisations. hyper élaborées que je peux dire, par exemple, le GM, il voit que du dashboard, des chiffres. Le responsable FMB, il voit que son département, pas le reste. Et il peut voir des salaires, il peut pas voir des salaires, il peut adapter des choses, il peut pas adapter. Je peux demander à mon chef de faire son horaire uniquement de sa cuisine, mais moi, comme responsable de sa cuisine, je vais encore contrôler avec l'estimation de chiffre d'affaires que son planning réalise ce qu'il a fait ou qu'il est en train d'exonérer.
- Speaker #1
super personnalisable finalement. Et donc, on est dans quelque chose où c'est une solution qui accompagne vraiment son client. Au final, dans la prise de décision, comment ? Eh bien, en se rendant compte de la réalité de son propre établissement.
- Speaker #2
La seule chose qui est quand même bizarre et dommage pour nous, mais bien pour le client, c'est qu'on est un outil de digitalisation, mais on est quand même encore obligé d'aller chez les clients, de voir l'établissement, de le sentir, d'aller faire la formation sur place. On a essayé pendant le confinement de faire ça de distance, mais ce n'est pas la même chose. C'est quand même encore très humain. On aime bien être proche des gens. La respiration,
- Speaker #1
c'est dans la bière.
- Speaker #2
C'est un outil de digitalisation, mais on a quand même encore besoin du contact physique avec les gens. Et ça, c'est pour nous. Ça prend énormément d'énergie et de temps, parce que si moi je dois faire un client et je suis un jour, un jour et demi en train d'implémenter, je ne peux pas visiter de nouveaux clients. On doit bien trouver l'équilibre dans notre travail de maximaliser la rentabilité de notre propre...
- Speaker #1
C'est funambule de son propre planning.
- Speaker #2
Absolument.
- Speaker #0
Merci beaucoup, en tout cas, Peter, pour cette partie aide au secteur de l'horeca avec ta plateforme Horeco. J'ai encore deux questions pour toi. Où tu vois dans cinq ans Horeco ? Alors, je sais qu'il y a eu le rachat de Horeco par Exact Online. qui est un service de comptabilité.
- Speaker #2
Mieux connu dans la partie francophone comme Winbooks.
- Speaker #0
Voilà, c'est ça. Qui est un peu vraiment la digitalisation de la partie comptable. Où tu vois ORECO dans cinq ans.
- Speaker #2
Mais comme on a une équipe très élaborée de développement, on essaye presque tous les mois d'évoluer, de changer. Par exemple, au moment où on est en train de développer, surtout sur la gestion de stock, parce qu'il y a énormément de demandes d'évoluer là-dedans encore. Donc, moi, je crois qu'avec la possibilité d'Exact, qui est aussi efficient, un outil de RH et des choses, qu'on va pouvoir se... fusionner ensemble et d'avoir vraiment un outil global qui peut peut-être encore aller dans les autres pays, je ne sais pas, parce que maintenant on est avec toutes les sociétés d'exact, encore dans le Benelux spécifiquement.
- Speaker #0
La dernière question, à qui tu ferais la passe pour venir parler de son projet, de son parcours entrepreneurial dans le secteur de l'horeca, que ce soit restaurant ? Un bar, une boîte de nuit ? Un hôtel ? Un hôtel. Parce que je pense que tu as quand même pas mal de clients un peu partout en Belgique qui seraient aujourd'hui prêts à partager ou un fournisseur dans l'horeca, comme ORECO. C'est compliqué comme question.
- Speaker #2
C'est une question très difficile parce qu'il y a toutes sortes de clients. Je peux vous mettre en contact avec un petit client ou avec une très grande chaîne d'hôtels ?
- Speaker #1
Quelqu'un qui pourrait nous être inspirant. On est alignés. C'est beau. C'est beau, quelle équipe ?
- Speaker #2
Nous on a quand même une difficulté de j'ai des pères comment on dit ça ?
- Speaker #0
On ne peut pas donner des données à des gens comme ça C'est bien que toi tu connais alors très bien qu'après pas mal d'années vous êtes presque amis on va dire ça comme ça Un nom ? Tu as quelqu'un ?
- Speaker #1
Ou un type de métier ?
- Speaker #2
Je dois réfléchir à ce que je peux dire naturellement, parce qu'une chose que nous, on trouve super importante, c'est qu'on ne fait jamais rien avec les datas des employés, de notre clientèle, parce qu'il y a énormément de data qui est très confidentielle. Donc, je n'ose pas dire des noms. Il y a souvent des clients qui me demandent aussi, est-ce que je peux aller voir si un client a vous ? Sur notre site, quelques vidéos et quelques... un tutoriel des clients que vous pouvez consulter, mais de vraiment choisir un, je trouve ça...
- Speaker #0
Un peu compliqué.
- Speaker #1
C'est compliqué. Cette fois-ci, c'est moi. On apprend un aspect qui est important à l'entreprise, c'est le côté respect des données, confidentialité, et c'est vrai que quand on travaille avec un fournisseur, c'est toujours très rassurant qu'on est un entrepreneur, pas forcément que de l'horeca, d'ailleurs. Voilà pour tout.
- Speaker #2
cette semaine encore un nouveau client étoilé qui voulait être sûr dis nous le nom non pour le propre montage qui voulait être sûr qu'on ne faisait jamais rien avec ces informations ces recettes des choses c'est dans l'air du temps et c'est normal et c'est il faut bien l'étoile une
- Speaker #0
récent pas récent il essaye merci beaucoup en tout cas pour ce partage merci à vous de m'inviter n'oubliez pas de nous suivre sur nos réseaux sociaux on est sur Instagram Facebook Bientôt TikTok, on l'est déjà, LinkedIn, notre site internet orekatalk.be. En tout cas, un grand merci d'être aussi nombreux à nous suivre. Et puis encore un grand merci Peter et puis Marie.
- Speaker #1
On se voit très vite.
- Speaker #0
Avec encore des nouveaux invités. Peut-être que Peter nous dira hors antenne quelques noms.
- Speaker #1
Oui, en secret.
- Speaker #2
Goûtez l'excellence. Vivez l'Oreka Talk. Oreka Talk, propulsé par Up for it.