Speaker #0Salut à toi, aujourd'hui je te parle pour la première fois sur ce podcast d'un pays que je n'ai pas visité lors de mon tour du monde, dont je t'ai déjà parlé dans les dix précédents épisodes entre autres, mais bien après. Et surtout, il faut le signaler, en plein Covid-19. Je vais te parler donc d'un des nombreux pays qui étaient disponibles pendant cette période, à savoir la Tanzanie. Tu vas donc apprendre ici à faire d'une crise mondiale une force et un tiré-parti pour tes voyages, mais également apprendre à quel point la Tanzanie est un pays. merveilleux qui a reçu, d'ailleurs il faut le dire aussi, en 2024 le prix du meilleur pays d'Afrique pour voyager. Alors ici je vais tout de suite t'expliquer pourquoi est-ce que je suis parti là-bas. J'en avais un peu ras le bol de cette hypocrisie généralisée pendant la Covid. Et surtout je voulais gravir le Kilimanjaro en trois jours aller-retour. Le tout en me filmant dans un pays où les libertés fondamentales étaient encore respectées. C'était ma première fois sur le continent africain et je dois te dire que ça a été le coup de foudre. Pour la simple et bonne raison que les gens là-bas vivaient encore. pleinement il n'y avait pas de restrictions sauf dans les hôtels de luxe et les endroits comme les aéroports et surtout les gens vivaient les uns sur les autres littéralement quand on prenait un bus public là bas s'il y avait 20 places et ben on était facilement 30 dans le bus donc très clairement on s'entassait dans les transports en commun et tout ça je me rappelle avoir discuté avec un taxi quand j'avais appelé un uber et il me dit regarde si vraiment cette co vide c'était si dangereux et tout ça tu penses pas que ces gens ils risqueraient tous leur vie. Et là, il m'avait sorti un truc qui m'avait fait beaucoup rigoler et que j'avais dû y donner raison. Il m'avait dit ce Covid c'est une maladie de blanc parce que nous on a connu Ebola où on avait 80% de chances d'y rester quand on l'attrapait alors que là avec votre Covid vous avez 80 voire plus % de chances de vous en sortir. Donc ouais c'était un peu... ils se foutaient de nous un peu de manière déguisée enfin qu'à moitié. J'étais assez amusé par cette façon de voir les choses et puis évidemment j'approuvais. J'approuvais puisque je suis venu dans ce pays, comme je l'ai dit en introduction, pour un petit peu retrouver les libertés qui nous manquaient cruellement en Europe à ce moment-là. Et c'était juste incroyable aussi de voir tous ces gens qui étaient totes... déconnecté de ce stress permanent qu'on a en Europe. Alors peut-être que tu ne t'en rends pas compte, toi qui m'écoutes, mais on est quand même dans un stress permanent en Europe et même si on se dit non je suis pas stressé et tout ça, il y a des éléments, des choses qui sont là pour nous stresser qui ne sont pas présentes en Afrique. Et si je dois vraiment donner des exemples, je m'en rappellerai toujours, c'est cette façon de se lever à l'heure où il se lève tous les matins. et ils vont tranquillement faire leurs occupations sans pour autant se prendre la tête parce qu'ils n'ont pas réussi à finir leur boulot du jour ou alors parce qu'ils avaient prévu d'avancer autant que ça et qu'ils n'ont pas avancé. Alors certes, certains me diront « Oui, mais c'est aussi pour ça qu'ils ne peuvent pas faire plus de choses dans une journée, c'est aussi pour ça qu'ils ne sont pas aussi productifs que nous. » Alors peut-être, mais à un moment dans la vie, la question mérite de se poser « Est-ce que la productivité et bosser comme un damné toute sa vie, c'est vraiment une bonne chose ? » Parce qu'en fait, quand vous allez arriver... à la fin de votre vie. Et puis, on peut clairement le prouver, il y a clairement des études qui ont été faites, des gens riches comme des gens de classe moyenne, comme des gens pauvres, qui regrettent d'avoir mené une vie consacrée au travail, que ce soit des riches ou pas, je le précise, parce qu'en fait, bosser, ce n'est pas la vie. La vie, c'est profiter, c'est découvrir, c'est vivre des aventures. Alors, chacun peut avoir sa définition de la vie, on est bien d'accord, mais je pense qu'à la fin d'une vie, si vous n'avez fait que de bosser, et que vous arrivez à la retraite, vous vous dites, Oui. qu'est-ce que j'ai vu du monde ? Qu'est-ce que je connais concrètement de ce monde ? Si ce n'est mon boulot, mon métro-boulot-dodo. Et même si vous êtes riche, alors que ce soit voiture de luxe, jet, boulot, il faut aussi se dire que vous n'allez pas profiter de la vie si vous êtes tout le temps en train de bosser. Alors en fait, moi, j'ai coupé la poire en deux. Je suis quelqu'un qui aime voyager, profiter de la vie et tout ça. C'est même quelque chose que je pourrais faire tout le temps. Mais je suis aussi quelqu'un qui est en train de faire carrière. mais je m'autorise trois mois de vacances par année. En tout cas, on s'écarte un petit peu de la Tanzanie, mais je pense que c'est aussi important de parler de ce genre de choses, tout simplement sur ce podcast, parce que je pense aussi que vous pouvez me donner votre avis en commentaire, ou alors tout simplement dans l'espace qui est dédié, si vous écoutez ça sur des plateformes de streaming. Mais il faut dire que c'était assez incroyable de voir, par exemple, quand je descendais du Dala Dala, avec mes gros sacs, je me rappelle mon gros sac à dos pour faire le Kilimanjaro, et un gros sac à roulettes style valise, et je me rappelle qu'au lieu de me laisser galérer tout seul à descendre ces valises, Il y a plusieurs Tanzaniens qui sont donc descendus du bus pour venir m'aider à vider ses valises. Et puis après, il y en a plein qui sont venus m'aider pour trouver l'endroit où je devais aller dormir avant de commencer mon ascension du Kilomangaro. Et des exemples comme ça, j'en ai plein. J'étais donc censé faire deux semaines et j'en resterai cinq pour finir. Donc j'ai dû demander une prolongation de mon visa juste pour une semaine. Enfin une prolongation, enfin une demande de visa juste pour une semaine supplémentaire qui m'a été... donné quand j'ai enfin réussi à atteindre le bureau du gars qui allait me le donner assez rapidement, mais ça a été plus compliqué d'atteindre son bureau parce que soit il était fermé, soit il fallait repasser le lendemain, soit c'était pas le moment. Soit ils m'ont pris dans la dans la film pour finir et ben c'était trop tard donc ils sont partis. Comme je vous l'ai dit la mentalité c'est pas boulot boulot boulot c'est la vie avant tout. Vous verrez la vie elle est magnifique quand on en profite et qu'on ne fait pas que de travailler. Mon départ depuis la Suisse fut magique en effet tout le monde avait peur de voyager durant cette période. Résultat les avions étaient vides et les hôtesses étaient aux petits soins. Pour te remettre rapidement dans ce contexte désagréable les masques étaient obligatoires certains pays obligeaient même leur population à se vacciner pour faire toutes sortes de choses insensées alors que le travail restait toujours autorisé. Certains diront que c'était pour éviter que le virus ne se propage plus rapidement, mais il faut arrêter cette hypocrisie. Si on pouvait travailler, on pouvait faire d'autres choses, surtout que certains ont des boulots où on était très proche l'un de l'autre. Enfin bref, j'ai recherché intentionnellement donc un pays qui acceptait tout le monde. Et même si à la base, je voulais faire le plus haut sommet du monde en dehors de l'Himalaya, à savoir la Concagua, en Argentine, Eh bien, l'accès à l'Argentine venait de se fermer à un grand nombre de touristes pendant la pandémie. Je me suis donc rabattu sur le Kilimanjaro, qui même si je ne le savais pas encore, allait me faire découvrir un pays génial. Je commencerai par aller dans un hostel, dans une plantation de bananes, où je rencontrerai entre autres des Allemands, des Belges, des Espagnols, des Kenyans, des Américains, et surtout des Guadeloupéens, avec qui nous sympathiserons tous et nous partagerons tous des moments très chaleureux. Ensuite, j'ai effectué ma recherche d'équipement à Arusha qui était la ville la plus proche d'où... je me situais. Puis, il faut savoir que je m'étais préparé à une ascension de presque plus de 1000 mètres que le Kilimanjaro. Donc, la tâche devait être normalement, selon ce que j'avais regardé, moins ardue que si j'avais fait la Konkagua. J'avais prévu d'y aller seul, mais ces 3 jours méritent un podcast à eux seuls. Nous allons donc faire une petite remontada temporelle afin de nous retrouver après. Après le Kilimanjaro, évidemment, parce que ça, je vous en reparlerai dans un autre podcast. Je vais aller faire un safari. et je me retrouve avec trois femmes du Qatar. Très, très gentilles. Il faut savoir qu'en Tanzanie, vous pouvez voir les Big Five, à savoir le lion, l'éléphant, le rhino, le buffle et le léopard. Pour ma part, je n'en ai vu que quatre, mais je m'estime déjà être extrêmement chanceux. Certains n'en voient à peine un, voire deux. J'apprends aussi que mon oncle et un autre pote sont aussi là-bas pour faire les fêtes de fin d'année 2021. Et puis, c'est aussi pour ça en grande partie que j'ai décidé d'augmenter la durée que je pouvais rester là-bas, c'est-à-dire plus de 30 jours. Alors oui, certes, il y avait des potes et de la famille qui étaient là, mais ici, pas de distance sociale, pas de masque, ni même de vaccin. Et croyez-moi, les gens vivent avec bien plus de promiscuité qu'en Europe. Déjà rien que parce que la culture africaine est bien plus sociable que celle de l'Europe. Et puis ensuite, je m'en rappelle pendant le Nouvel An, avoir été dans une boîte sur la plage et danser avec plein de personnes sans masque. Il y avait des Anglais, des Néerlandais, il y avait, bref, des gens du monde entier. Et surtout, beaucoup de gens qui en avaient ras-le-bol de tout ce qui se passait en Europe. Il faut préciser aussi que le président tanzanien était quelqu'un qui était contre toutes ces mesures. Il a fini par décéder et puis il a été remplacé par une femme qui, elle, a été pour ses mesures. Elle n'a pas pu mettre grand chose en place, si ce n'est interdire aux gens non vaccinés de quitter la Tanzanie. Je vous laisse imaginer que pour les Tanzaniens, ça ne changeait pas grand chose puisque la plupart ne voyageaient déjà pas avant la Covid. Donc ça n'a pas changé grand chose dans leur quotidien. En plus, vous ne pouvez pas demander grand chose de plus puisque ces gens vivent littéralement l'un à côté de l'autre. Après mon safari, je louerai un véhicule pour aller voir le plus grand lac d'Afrique. J'ai eu un problème avec un pneu. Donc évidemment, je me suis retrouvé à cours d'eau à un moment. Et puis, j'étais aussi en train de rouler. J'ai loué une voiture qui n'était pas en super bon état. Et j'ai un pneu qui a pété. Évidemment, quand je regarde pour aller dans le coffre pour prendre le kit de remplacement, impossible de trouver l'entièreté du kit. Du coup, je n'ai pas pu changer ma roue moi-même. J'étais au milieu de nulle part, en plein soleil, sans eau. Et j'ai eu de la chance d'avoir un Tanzania qui est arrivé à vélo. Il est reparti à son village à vélo. Il est revenu avec une clé à molette pour essayer de changer le pneu qui n'était pas la bonne. Il est revenu avec deux autres depuis son village. Il est revenu avec trois autres, quatre autres depuis son village. Pour finir, il y avait bientôt tout le village autour de ma voiture pour changer un pneu. Et entre tous, ils ont réussi à me trouver la bonne douille pour pouvoir changer ce pneu et que je puisse... rouler jusqu'au lac Victoria qui était donc le plus grand lac d'Afrique. Le lac était blindé de crocodiles, donc ne vous imaginez pas le lac où on peut aller faire la petite baignade, prendre un petit kayak tranquille ou bidou et puis aller se balader comme ça. Non, il était blindé de crocodiles, donc le kayak c'est possible mais qu'avec un guide. Puis ensuite je suis retourné vers Arusha pour rendre la voiture. Puis j'irai sur l'île emblématique de Zanzibar qui fait bien entendu partie de la Tanzanie. J'ai fait mes retrouvailles avec mon... pote qui était là bas et retrouvailles avec mon oncle qui était là bas on a fêté noël tous ensemble autour d'une table dans un super bon restaurant au bord de la mer les hôtels étaient très cher pour la tanzanie à zanzibar trouvait rarement quelque chose à moins de 100 balles la nuit donc voilà après on était deux donc on se divisait les frais ça allait puisque je suis resté avec elliot on a loué chacun un scooter et puis on a décidé de faire l'entièreté du tour de l'île alors c'est assez marrant parce que moi j'avais mon gros sac de plus de 70 litres à balader. J'avais en plus de ça ma grosse valise à roulettes. Et du coup, de charger tout ça sur le scooter, ce n'était possible qu'en Tanzanie. Alors évidemment, là vous vous demandez certains, pour ceux qui suivent assidûment mes podcasts, mais comment ça se fait que tu pouvais dépenser autant ? Alors rappelez-vous que ce voyage, ce n'était plus pendant mon tour du monde. Donc là, il y avait un budget qui était bien plus conséquent. Alors pourquoi la Tanzanie a reçu le prix de la meilleure destination ? Tout simplement car la Tanzanie a tout ce que tu veux, littéralement. La montagne, des lacs, la mer, des cultures. et plein d'animaux qui font sa richesse aujourd'hui, puisque le pays n'a jamais eu autant de touristes. D'ailleurs, si tu veux voir mon ascension express du Kilimanjaro en 3 jours, tu peux taper Sclizia Scilimanjaro sur YouTube et tu verras ma vidéo. J'en ai même fait une conférence car la façon dont je l'ai gravi n'avait encore jamais été réalisée. Mais je ne t'en dis pas plus, puisqu'un podcast qui viendra plus tard dans l'année viendra te donner des précisions que je n'ai pas pu donner dans mon vlog. Allez, bonne journée ou bonne soirée, tout dépend que tu m'écoutes. C'est ciao !