Speaker #0Bienvenue dans Hors du Ring, le podcast de tous les combats 100% féminin. Que tu sois une combattante dans la cage, sur le ring ou dans la vie, parfois c'est dans ta tête que ça cogne fort. Si tu traverses des doutes, des remises en question, si t'en as marre de lutter en silence, si tu veux enfin comprendre ce qui se joue en toi, avant, pendant ou après le combat, alors ici, t'es au bon endroit. Ici, tu peux déposer les armes, les gants, respirer et reconnecter avec la force. que t'as peut-être oublié. Je suis Mathilde Declare, préparateur mentale, et dans chaque épisode, je t'aide à transformer ton chaos personnel en puissance intérieure. Aujourd'hui, j'ai envie de te parler de cette sensation. Tu sais, cette sensation où, à l'entraînement, t'as une machine, tu frappes fort, tu t'appliques, et puis arrive le jour du combat, et là, c'est comme si tout était en train de se brouiller, ton corps répond plus du tout pareil, t'as la gorge nouée, l'énergie dans les chaussettes, les jambes molles, et tu sens que t'es pas dedans. Alors tu termines le combat avec ce goût amer dans la bouche en te disant mais qu'est-ce qui s'est passé, c'est pas moi. Et en fait, t'étais prête et pourtant c'est comme si t'avais disparu au moment où ça comptait le plus pour toi. Je te parle de ça parce que je l'ai vécu, que ce soit en combat ou pour des examens, en fait des moments qui comptaient beaucoup pour moi. Et le jour J, et bien bim, blackout, le néant. Pour en revenir au combat, j'étais prête. Cardio, technique, sparring, tout était calé. Et malgré ça, ce jour-là, bah tout se brouillait. Mental flou, des gestes pas nets, le cœur qui s'emballe, et une petite voix dans ma tête en boucle qui me dit « Fais pas d'erreurs, gâche pas tout, ne les déçois pas » . Et je sais que si je te raconte ça aujourd'hui, c'est peut-être parce que toi aussi, Tu connais cette sensation, ce moment où t'as pas juste perdu un combat, mais t'es sorti en colère, triste, avec les boules, tu te sens plus légitime, plus à la hauteur, et surtout, tu comprends pas pourquoi ton vrai niveau, eh bien, il est resté bloqué. Et puis un jour, il y a eu un déclic. On m'a soufflé une vérité que j'avais jamais envisagée. Le problème, en fait, c'était pas mon niveau, C'était pas un manque d'entraînement ou de technique, c'était juste un signal intérieur, un système d'alerte qui se déclenchait au mauvais moment. Une sorte de mécanisme de protection, comme un court-circuit mental, pas parce que j'étais en danger physiquement, mais parce que mon cerveau, lui, croyait que je l'étais émotionnellement. Et au lieu de m'envoyer un signal de performance, il a enclenché un mode de survie. Il a freiné, il a bloqué, il est resté figé. Pas pour me saboter, mais pour me protéger de trucs que j'avais pas encore osé regarder. A l'entraînement, t'es libre, y'a pas de public, y'a pas de pression, y'a pas d'enjeu émotionnel fort. T'as pas besoin de prouver, t'as juste besoin de progresser. Mais le jour du combat, en fait, tout ce que t'as réussi à enfouir, tout ce que t'as mis sous le tapis, eh bien ça remonte. Et ton cerveau, il retient pas la passion, il retient le danger émotionnel, la peur de rater. La peur d'être jugée, la peur de décevoir, ou parfois plus sournois, la peur de réussir et de devoir être à la hauteur tout le temps. C'est fou en fait quand on y pense, tu trouves pas ? Mais tant que ces peurs, elles restent floues, et bien ton cerveau les traite comme un vrai danger. Et il fait ce qu'il sait faire, il te garde en sécurité. Même si ça veut dire rater ce qui est hyper important pour toi. Mais il faut que tu saches un truc, c'est pas toi qui te sabote, c'est ta peur qui fait ce qu'elle peut, à sa manière, pour te protéger. Et avancer avec sa peur, eh bien, ça s'apprend. Alors, la prochaine fois que ton cœur s'emballe avant un combat, pose-toi cette question, est-ce que je combats pour me défendre ? Ou est-ce que je combats pour m'exprimer ? Parce que quand tu combats pour te défendre, eh bien tu résistes, tu cherches à ne pas perdre. Mais quand tu combats pour t'exprimer, eh bien tu vis, tu vibres, tu donnes tout ce que t'as. Tu cherches plus à prouver, tu cherches à incarner, à être. T'as juste à être là, à respirer, à ressentir et à faire ce que tu sais faire de mieux, te battre en étant présente, connectée et engagée. En fait, la peur, elle ne va pas disparaître, mais tu peux juste changer ta relation avec elle. La peur, elle est juste là pour te montrer que ce que tu vis, c'est important pour toi. Donc apprendre à marcher avec elle, eh bien, ça s'apprend. Ça s'apprend. Et plus tu vas l'apprendre, plus ton système comprendra que ce moment-là n'est plus un danger, mais une opportunité. Et là, ton corps va suivre. tu te sentiras beaucoup plus libre et beaucoup plus dangereuse. Parce que cette fois, tu te seras donné l'autorisation mentale d'y aller vraiment. Parce que tu as vécu ce moment où tout a basculé, en fait, ce n'est pas un échec, c'est un message, un signal précieux, un truc que ton système nerveux t'envoie pour te dire qu'il y a quelque chose que tu n'as pas encore regardé, que tu as un truc à entendre, à comprendre. à recadrer. Et peut-être que ce fameux truc, c'est juste cette chose ou ces choses que tu as mis sous le tapis depuis pas mal d'années. Le mental, c'est pas un bouton on-off, c'est un terrain d'entraînement, un vrai camp de base intérieur, un endroit où tu vas à la rencontre de ce qui te freine. Et crois-moi, quand t'as osé faire ce taf-là, quand t'as mis de la lumière là où ça fait mal, eh bien, ton vrai niveau sort. Et là, t'es plus juste une meuf qui s'est entraînée, t'es une combattante en conscience, et t'es une vraie menace pour tes adversaires. Alors n'oublie pas, quand ton mental se sent en sécurité, eh bien, ton talent peut enfin prendre toute sa place. Alors si cet épisode t'a parlé, n'hésite pas à t'abonner, à laisser un avis ou à le partager autour de toi. Et si tu ressens le besoin d'aller plus loin ou d'être accompagné, les coordonnées sont dans la description. On se retrouve très vite pour un nouvel épisode. A bientôt !