Speaker #0Bonjour les beaux humains et les belles humaines en processus, bienvenue dans cet épisode de Solo. Après trois semaines de processus, oui, oui, oui, oui, trois belles semaines de processus, je me sens vraiment mieux. Moi, je pourrais faire un petit bilan de ces trois dernières semaines. En fait, j'ai bien vu que j'avais été très inconfortable le mois de février, mars, et une... le début du mois d'avril, sur le chemin d'une vie, quand on regarde ça deux mois de nuit, ce n'est pas si long. Quand on le vit, ça nous paraît un peu interminable. Et j'ai vu qu'il me restait encore du chemin à faire pour accepter d'accueillir et de vivre pleinement cet inconfort. Donc, je ne laisse pas vraiment... L'inconfort, je ne l'habite pas. J'y résiste, j'essaie de m'anesthésier. Est-ce que ça fait que tout ça prolonge et intensifie le confort ? J'aurais tendance à penser que oui. Je ne peux pas dire parce que je n'ai pas réussi à plonger dedans. Je ne peux pas savoir si ça l'aurait écourté. J'ai agi. dit « Ok, je m'en vais, j'ai trouvé un appartement, j'ai signé le bail, puis j'ai fait en sorte d'avoir un plus gros revenu. » J'ai fait des choses qui ont fait en sorte que l'inconfort se termine, mais je ne l'ai pas accueilli. Je ne suis pas juste rentrée dedans. Puis ça m'amène à dire qu'avec mon amie qui m'accompagne, Isabelle, en fait, elle... Je ne sais pas comment l'expliquer, mais en gros, j'ai constaté, on a constaté que je manquais de « ground » , puis j'avais tendance, dans le fond, à emprunter le « ground » des autres. Je te fais un raccourci rapide, je ne peux même pas citer d'où tout ça vient, mais suis-moi, tu devrais comprendre, je devrais réussir à être claire. Puis, j'avais comme exercice de « grounder » . En fait, j'ai eu... J'ai essayé plusieurs choses dans les dernières semaines où j'ai complètement échoué, mais ce n'est pas un échec, c'est où j'ai vraiment pris conscience à quel point je ne deal pas bien avec l'inconfort. Donc, je ne sais pas si tu te rappelles ou si tu as écouté le dernier épisode, je m'étais donnée comme défi de... me connecter à mes sensations physiques pendant toute une journée, là. Tu sais, une journée où j'allais avoir l'espace de faire ça. Et, bien, je vais dire un beau dimanche, je pense. Je me suis réveillée, je vais être comme « Ah, je vais faire ça aujourd'hui » Une journée où je ne travaillais pas, où j'avais, tu sais, comme, c'était plus des petites tâches ménagères et, tu sais, comme des trucs plus pour moi que j'avais à faire. Alors, dès mon réveil, je me suis connectée à mes sensations physiques. J'ai réussi à rester là quelques secondes, quelques secondes, vraiment, pas une minute. Et j'ai dissocié. Et j'ai dissocié dans l'anesthésie. J'ai réussi à faire quelques petits trucs. Je me suis levée, j'étais dans mon lit encore quand j'ai fait ça. Je me suis levée, j'ai réussi à faire quelques petits trucs. Et après, j'ai... Puis, j'ai dissocié, en fait. Même plus de la fuite, là. J'étais un peu consciente. J'étais totalement consciente, en fait, que j'étais en train de ne pas vouloir aller là, tu sais. Puis là, j'ai vu comment c'était fort de ne pas être en mesure, de ne pas pouvoir. Il y a comme de quoi qui m'en empêche. J'ai aucune idée. Je n'ai pas encore... Tout ça n'est pas encore très clair. Par contre... je le vois très clairement que c'est ça qui se passe. Dès que je suis inconfortable, je ne veux pas rester là, en fait. Je suis persuadée que je ne suis pas la seule, mais là, on parle de mon processus. C'est donc moi, Joliane, c'est ça que je fais. Comme il y a une semaine, Isabelle m'a donné comme devoir d'aller bercer ma petite-fille, de lui faire comprendre que j'étais là, que je la voyais, de l'accueillir. puis je ris encore une fois parce que c'est mieux voir rire. J'ai, écoute, je l'ai regardé. Encore une fois, quelques secondes, puis là, il y a eu plein de mécanismes qui se sont levés à l'intérieur de moi, puis ça fait comme, pourquoi, pourquoi je ferais ça, voyons, je ne suis pas un, tu sais, genre, c'était inconfortable, il y avait du jugement, je ne voulais pas aller là, je ne voulais pas aller là. Je l'ai abandonnée, cette petite fille-là, puis je suis devenue une adulte, puis là, l'adulte se raconte qu'elle n'a pas besoin. d'aller bercer sa petite fille. Pourquoi je ferais ça ? Puis après ça, en en reparlant avec Isabelle, elle m'a expliqué son processus, comment elle l'a vécu. Puis là, ça m'a amenée à voir plus clairement le fait d'y expliquer ce qui s'était passé quand j'avais essayé de le faire. Et puis j'ai essayé de le faire au moins une dizaine de fois, mais à chaque fois, il y avait de la résistance. C'était impossible. C'était impossible que j'aille... Bercer ma petite fille. C'est fou, hein ? Ouais. Alors que si tu m'avais demandé ça il y a quelques années, je t'aurais dit « Ah, moi, là, je marche mal dans la main avec ma petite fille, tout va bien. » C'était pas vrai, là. J'étais pas consciente à quel point je l'avais parkée. Je l'ai parkée dans un coin, puis reste là, ma chérie, je gère. C'est ça qui fait que je rationalise. Je suis vraiment dans mon adulte, tout le temps, tout le temps. J'arrivais difficilement à jouer, à aller dans le plaisir, à lâcher prise, ce que les enfants font naturellement. Mais tout ça était difficile d'accès pour moi. Juste d'en avoir pris conscience, puis de souhaiter vouloir reconnecter avec mon enfant intérieur, j'y ai déjà un petit peu plus accès. Mais ce n'est pas encore ça. Il y a du chemin à faire encore. Oui, il y a eu ça. Il n'y a eu pas capable de connecter avec mes sensations corporelles plus de quelques secondes. Ça fait plusieurs fois que je fais ça. À un moment donné, je suis allée dans un chalet de mes amis et j'étais toute seule. Je me suis dit, je vais aller connecter avec moi-même. Je vais prendre le temps de me déposer, connecter avec la nature, faire le vide. Je n'étais pas capable de le faire plus que quelques minutes à la fois. Dans mon quotidien, je n'y arrive pas. Pourquoi là ? Je pense que magiquement, quand je m'en vais dans un chalet, je vais y arriver pleinement. Bien non, ça ne se manifeste pas comme ça. C'est un travail qui se fait à la longue, petit peu par petit peu. Mon ami Francis, il dit le truc des 4 P, le plus petit pas possible. Je pense que c'est Kaizen qui a élaboré cette approche. Et je le dis beaucoup aux gens. Mais tu sais, quand je parle aux jeux encore... Quand je dis quelque chose aux autres, souvent, c'est pour me l'enseigner à moi-même. Donc, je dis souvent aux gens de faire le plus petit pas possible. Et j'oublie moi-même que je dois faire ça. Alors, voilà. Alors, quelques fois, de temps en temps, au moins une fois par jour, je me connecte à mes sensations physiques. Tu sais, comme là, en le disant, je viens de le faire. Puis là, je ressens un inconfort au niveau de la ceinture de mon legging. Ça chatouille, puis j'ai l'impression d'avoir une bibitte dans mon legging parce que j'arrive de dehors. Je suis inconfortable. Comment je suis assise ? Je suis assise dans un... Ici, il n'y a aucune place où je suis confortable assise, à part ma chaise de bureau. Je vais vraiment travailler là-dessus dans mon nouveau lieu de vie. Il faut vraiment que j'organise comme avec six coussins pour finir par être bien. Mais il y a aussi que je manque de musculature. Je manque de tonus musculaire. Ça fait que... Oui, c'est ça. Je ne suis pas bien dans mon corps la majorité du temps, dans la majorité des positions. C'est quelque chose que j'ai conscience et que je travaille à améliorer. J'apprends à connecter avec mon corps et d'aller au-delà de ce que ma tête souhaite. Parce que ma tête, c'est rare qu'elle souhaite faire de l'exercice et de l'effort. En fait, comme probablement encore une fois bien des gens. J'aime bien mieux m'écraser et me la couler douce. Tout ce qui me demande un effort, c'est plus difficile. Ça fait tellement longtemps que c'est comme ça que j'en ai créé une habitude. Vu que j'ai de la misère à me connecter à mon corps et à ce que je ressens dans mon corps, ce n'est pas un réflexe d'aller là. Mais quand je me connecte à mon corps, juste mon corps, et que je n'écoute pas ce que ma tête me raconte, bien sûr qu'il y a le goût de bouger. C'est juste que là, je pars de loin. Parce que ça fait tellement longtemps que je ne bouge plus ou que je bouge très peu. Il y a des choses qui sont faciles pour moi. Aller marcher, c'est facile pour moi parce que c'est quelque chose que je fais à tous les jours. Mais quand il est le temps, mettons, de faire des abdos ou de la musculation, on tombe dans un autre domaine, mettons, disons, un autre niveau de défi. Donc, tout ça a du lien. J'ai l'impression de m'en aller dans toutes les directions, mais tout ça est lié à la difficulté de connecter à mon corps, de tolérer l'inconfort, que ce soit émotionnel ou physique. Ça a été le cas pour les sensations que j'ai vite... Bon, le « ground » , c'est là que j'étais. J'avais comme devoir de, à tous les jours, me « grounder » . Très simplement, là, tu sais, comme je suis debout, je ne barre pas mes genoux, puis là, je fais juste ressentir. Je ne pense pas à comment mon corps est positionné. Je fais juste ressentir mon corps dans l'apesanteur, tu sais, donc dans le... c'est ça, là, l'apesanteur, la gravité de la planète Terre. Et encore une fois, la première fois que je l'ai faite, Je ne suis pas sûre que j'ai duré plus que cinq secondes. J'ai trouvé ça très inconfortable. Il n'y avait rien à l'intérieur de moi. Vite, je suis tombée dans ma tête. C'est rapide. Le chemin vers la tête se fait en vitesse grand V tellement que ça a pris quelques fois. Je dissociais encore une fois. Je me rendais compte 5-6 minutes plus tard que j'étais plus en train de... que j'avais... Je n'ai pas fait mon grounding, finalement. Je suis partie, j'ai fait autre chose. Je me suis... continuer mon action, je n'ai pas fait mon grounding. OK, OK, good, parfait. Mais à force de faire ça, à force de voir que je dissocie à chaque fois que j'essaie de me grounder, j'ai réussi à me grounder de plus en plus longtemps à chaque fois. En en parlant avec Isabelle, j'ai vu que je n'ai aucun problème quand je dors. Si je touche à un arbre, je peux rester là plusieurs minutes. Puis, effectivement, parce que la nature me supporte, la vie m'aide. Donc, là, j'arrive de dehors, j'arrive de prendre un grand moment à m'écouter. En fait, j'ai écouté mes deux derniers épisodes solo pour voir d'où je partais, faire le bilan d'où je suis aujourd'hui et aller boucler des boucles dans cet épisode-ci. et ça m'a vraiment fait beaucoup de bien, vraiment beaucoup de m'écouter, de me mettre au centre de ma vie, de faire comme « Ah, oui, OK » Parce que je l'ai dit, je pense, dans l'épisode 26, mais je vais peut-être répéter dans l'épisode 28, mais qu'à la base, ce balado-là, je le fais pour moi. Ça n'a pas été le cas dès le départ, parce que j'avais un grand appel de faire un balado. Et au départ, à un moment donné, j'ai écrit un texte. D'ailleurs, là-dessus, j'étais obsédée par le nombre de personnes qui écoutaient. Puis là, je faisais des entrevues, puis là, je demandais aux gens de le partager pour avoir plus de gens qui écoutent mon balado, puis qui, tu sais, comme avoir un reach-out. Puis là, maintenant que j'ai des gens qui écoutent... Des gens qui m'écoutent, moi, c'est mon réseau, des gens de ma communauté, mon réseau qui m'écoutent, là, ça, c'est venu me challenger. Puis là, j'en ai parlé avec Isabelle, et j'ai réalisé que, en fait, je n'ai pas terminé mon processus à ce sujet-là, mais que je crois que tout n'est pas bon à dire à tout le monde en tout temps. Puis quand on se montre en vulnérabilité, tout dépendant d'où la personne est dans son propre processus, elle peut voir ou entendre ou pas voir ou pas entendre ou pas comprendre, en fait, ce que je suis en train de dire en fonction d'où elle est dans son propre processus. Moi, je parle en vulnérabilité, je parle de mes choses qui me rendent vulnérable, qui sont des fois une petite affaire parmi tant d'autres, puis des fois qui prennent beaucoup de temps. de place. Mais là, parce que je mets l'emphase là-dessus et que c'est surtout de ça que je parle, parce que je parle de mon processus évolutif. Oui, je vais parler des choses qui vont bien, mais je parle surtout des enjeux. Mais des fois, il y a des gens qui vont entendre comme s'il y avait juste des enjeux. Et je constate qu'il y a beaucoup de gens qui ne vont pas parler de leurs enjeux, mais qui ne les adressent pas non plus. plus, tu sais. Fait que si j'en parle pas, ça existe pas. J'ai l'impression que c'est un peu ce que les gens se racontent. Moi, je fais le choix de parler de mon processus, puis de le partager, puis ça me fait du bien. Généralement, quand je termine d'enregistrer, puis que je m'écoute, puis que je me réécoute plus tard, ça me fait vraiment du bien. C'est vraiment une belle façon pour moi de me mettre au centre de ma vie. Si tu as écouté l'épisode 26, tu comprends que c'est difficile pour moi de me mettre au centre de ma vie. Mais là, dans les dernières semaines, j'ai fait plusieurs moves pour me mettre au centre de ma vie. En fait, j'ai vraiment pris le temps de m'écouter, de m'entendre, de me questionner, d'aller faire le tour de la question sur plusieurs choses, dont j'ai démissionné d'une job que j'avais, que je ne vais pas mentionner ici parce que tout n'a pas besoin d'être dit. Donc, cette job-là, j'ai réalisé, si tu me connais, si tu es dans mon réseau proche, tu le sais probablement de quoi je parle, mais si tu es un peu moins proche... Et aussi, surtout si t'écoutes dans quelques années ou mois, tu sauras probablement pas de quel job je parle, parce que dans la dernière année, je n'ai eu cinq différentes. Alors, j'ai démissionné d'un job parce que j'ai réalisé que cette job-là, je la faisais à la base pour me rapprocher de certaines personnes. Donc, pour favoriser une connexion. Puis cette job-là, j'étais bonne. J'ai un certain talent, mais ça ne nourrit pas mon feu intérieur. Je n'ai pas le goût de faire les tâches que je faisais dans ce job-là. Pour nourrir la connexion, je me suis flashée. J'ai pris conscience de ça très rapidement. Pendant trois semaines, j'ai tourné ça de tous les côtés dans ma tête. J'ai vécu des choses dans ce job-là. J'ai continué de travailler. Dans ce travail-là, j'ai continué de le faire. Et j'ai tourné tout ça, tous les sens, puis là, j'ai fait comme si je ne le fais plus. Est-ce que c'est léger ou est-ce que c'est lourd ? C'était tellement léger. Genre, juste d'y penser, je retrouvais énormément d'énergie. J'étais comme, oh my God, c'est tellement une évidence, tu sais. Mais il y avait des... Il y avait des risques que je perde la connexion avec les gens ou qu'elle se dilue un peu parce que, bien sûr que si je ne fais plus ce job-là, je vais moins être en relation avec les gens parce qu'eux, ils vont se concentrer sur ce qu'ils sont en train de faire. Puis là, c'est revenu à est-ce que je suis en train de nourrir des connexions insécurisantes ou sécurisantes ? Puis là, il y avait beaucoup de gens dans cette... dans ce projet-là. Et là, j'ai réalisé que là-dedans, je nourrissais des relations insécurisantes. Donc là, j'ai fait comme, OK, si je me remets au centre de ma vie, est-ce que je maintiens ça ? Non, je ne maintiens pas ça. Est-ce que présentement, je le maintiens parce que j'ai peur de ne plus avoir de relations ? Si je mets fin, j'ai peur de perdre certaines relations. Et là... J'étais assez forte pour faire. Si je perds les relations que je trouve en ce moment sécurisantes et importantes pour moi, parce que je fais le choix de me mettre au centre de ma vie en ne faisant pas un travail qui me vide de mon énergie, qui ne nourrit pas mon feu intérieur, advienne que je ne peux pas continuer de me flocher et de me vider de mon énergie. Quand je m'évite de demander de l'énergie parce que je fais quelque chose qui ne nourrit pas mon feu intérieur, je n'ai plus d'énergie pour nourrir mon feu intérieur. Donc, si je me mets au centre de ma vie, cette job-là, je ne devais plus la faire. Puis, je n'ai plus le goût de maintenir des relations insécurisantes pour me prouver quoi que ce soit. Je suis d'accord avec le fait que c'est déjà assez challengeant. une relation, à la base, je ne vais pas choisir d'être en relation avec des gens qui n'ont pas envie d'être en relation avec moi. C'est ça que je veux dire par relation insécurisante. Puis dans les relations insécurisantes, il y a aussi des relations avec qui moi, je n'ai pas le goût d'être en relation avec la personne, puis je la nourris quand même de peur de ne pas avoir de relation. Donc, ça, cette prise de conscience-là est quand même assez bien faite. Et là, je suis comme en train de... En fait, il y a plein de mécanismes autour de ça. Ça a l'air facile d'une même, mais c'est pas ça. C'est loin d'être ça, en fait. Mais tout ça pour dire que je prends le temps. Je prends le temps de me sonder. Est-ce que j'ai le goût de vivre ça ou pas ? Et de faire des actions, de poser des actions qui vont plus dans le sens de me mettre au centre de ma vie. Voilà. Et j'en suis venue à me questionner sur est-ce que j'ai encore envie d'avoir mon chien ? J'ai vraiment fait un grand tour d'horizon. Qu'est-ce qui nourrit mon feu intérieur ? Qu'est-ce qui ne le nourrit pas ? J'ai réalisé que ce chien-là, au départ, je ne me suis pas consultée. Je n'ai pas rien pris en ligne de compte quand j'ai dit oui pour avoir ce chien-là. Je ne me suis pas dit que je vais avoir un chien tout seul pendant neuf ans. Ça va être compliqué. En fait, j'ai nourri que ça allait être compliqué de le faire garder. Ça aussi, j'ai pris conscience de ça. Puis là, j'en suis venue à faire comme, OK, là, en ce moment, il me prive de ma liberté. J'ai été touchée à ça. Je me suis autorisée à voir et à toucher au fait que... Il y avait beaucoup d'irritants au fait d'avoir un chien, parce que ça me privait de ma liberté, parce qu'il me reflète que ça me privait de ma liberté. Ça fait que là, c'est encore plus challengeant, parce qu'il y a des comportements comme gossants qui me font vivre la colère. Ça fait que là, je suis en colère contre lui. Puis là, à tous les jours, c'est récurrent. Ça fait que c'était confrontant. Ça fait que là, le fait d'avoir été... de toucher à ça, puis de m'être autorisée de ressentir ça, cette colère et cette privation de liberté. Ça m'a emmenée ailleurs, là, tu sais, ça m'a emmenée ailleurs. Puis là, j'ai fait une annonce pour trouver quelqu'un qui voudrait faire de la garde partagée. Dans le fond, là, quelqu'un qui voudrait le garder. Tu sais, moi, là, quand j'aurai plus de chiens, là, je vais vouloir garder le chien de quelqu'un d'autre. Je vais vouloir avoir un chien dans ma vie. Pas 50 000 chiens, un, mais que je ne suis pas responsable de ce chien-là. Tu sais, donc, quand la personne en a besoin, ou parce qu'elle veut de la liberté, parce qu'elle veut découcher, parce qu'elle s'en va en voyage, ça va toujours être moi la personne qui va le garder, mais ce ne sera pas mon chien, genre, ce ne sera pas moi qui vais payer pour absolument rien. Eh bien, je me suis dit, si moi j'existe, il y a quelqu'un d'autre comme moi qui existe aussi. Fait que j'ai mis une annonce pour trouver... Et ce, gratuitement, hein C'est le bout important. Là, en ce moment, je payais 35-40$ par jour pour le faire garder. Quand tu pars, ça te coûte quasiment si cher de faire garder ton chien que ton propre projet que tu t'en vas. Pas exactement, mais c'est ça. Ça rentre en ligne de compte. Tout ça pour un chien, que je le rappelle, à la base, je ne voulais pas vraiment. Parce que je n'ai pas pris le temps de me consulter. Maintenant, quand je me consulte et je regarde, je fais comme, ben non, ben non. Mais là, maintenant qu'il est dans ma vie depuis neuf ans, tu comprends que je suis hyper attachée et que je le veux jusqu'à la fin de sa vie. J'ai fait le tour de ça. J'ai fait le tour de « non, je ne veux pas ne pas l'avoir dans ma vie » . Puis là, ce processus-là de devoir, il y a des gens qui disaient « moi, je m'en vais en camping, je peux te le prendre pendant deux semaines et je te le ramène » . Je suis comme « oui, non, ça n'aura pas lieu » . Je ne pouvais pas envisager ne pas l'avoir pendant deux semaines. Je n'étais pas rendue là, ça c'est trop. Ça va se faire. Si je m'en vais en voyage pendant deux semaines, OK. Mais là, que je sois chez nous, là, puis que quelqu'un parte avec mon chien, non, non, non, non, non, non. Surtout qu'en fait, je ne connaissais pas la personne. Puis, tu sais, c'est comme, non, on va faire ça dans la règle de l'or. Puis, bien, finalement, j'ai trouvé quelqu'un qui vient de perdre son chien cet hiver. Puis, ça faisait 22 ans qu'elle avait des chiens. Elle en a eu bac à bac. Puis là, elle n'est pas prête. Elle n'est pas prête à se réengager parce qu'elle est très consciente. Exactement comme moi, là. C'est comme moi, quand j'aurais pu mon chien, finalement, bien, elle est là, tu sais. Fait que... Puis elle a un grand garçon de 14 ans qui... Je suis allée, là, les rencontrer, puis je me suis fait comme, mais ils sont donc bien beaux, genre, comment ils veulent. Ils ont vraiment laissé tout l'espace à mon chien qui est dur à apprivoiser. Ils l'ont laissé venir à eux. Pour vrai, j'ai fait comme « wow, ok, ça c'est beau, ça ça ça vaut de l'or » . Puis elle a dit « moi je veux pas comme payer, puis non mais justement, moi non plus, en fait, je veux pas que tu payes, puis je veux pas te payer » . Fait qu'on est-tu comme clean là-dedans, genre, on est-tu correct les deux à vivre ça ? Et oui. Il y a des gens qui ont critiqué. Il y a des gens qui ont critiqué. Pauvre chien, ils m'ont dit que j'allais aller en enfer. Et là, j'ai pu voir mon processus de grounding en action, de faire comme, oh my God. Puis là, je suis allée me grounder, aussi longtemps que j'ai pu. Puis j'ai fait comme, OK, moi, je sais qu'en ce moment-là, je sais ce que je vis en ce moment-là. Eux, ils le savent pas. Puis eux, probablement que ce ne sont pas des gens qui se questionnent tant que ça non plus. Moi aussi, j'ai déjà jugé les gens qui voulaient donner leur animal. Puis là, je me rends compte que si j'en viens qu'à un point que j'ai le goût de le tuer à tous les jours parce que je taboute, je suis mieux de le donner. C'est mieux pour lui et c'est mieux pour moi. Je suis mieux de le donner à une famille qui va vouloir l'avoir et qui va vouloir l'aimer. Parce que lui, moi, je suis le centre de sa vie. Lui, il vit pour moi. Quand on dit que le chien est le meilleur ami de l'homme ou de la femme, dans mon cas, c'est vraiment vrai. Laisser souffrir un animal pour nous, le laisser vivre longtemps alors qu'il n'y a pas d'espoir qu'il vive, c'est cruel parce que lui, il va aller jusqu'au bout de tout ce qu'il peut pour nous. C'est vraiment vrai. Je le sais parce que c'est mon quatrième et que je le vois. Je l'ai vu trois fois. En fait, je l'ai vu... deux autres chiens vieillir et se rendre jusqu'à leur dernier souffle parce qu'ils sont fidèles à leur humain. Mais ils sont aussi capables de s'attacher à un autre humain. Parce que ce chien que j'ai présentement, il s'est attaché à d'autres humains, je l'ai vu. Puis mon chien que j'ai perdu l'hiver, l'année passée, quasiment il y a un an, je ne sais pas, il s'est aussi attaché à moi alors qu'il avait sept ans quand je l'ai eu. Donc, ça peut se faire. C'est réaliste, là. Ça se peut. Ça fait que ce n'est pas cruel de donner notre animal si on n'est plus en mesure de s'en occuper et que ce n'est pas sain, que ce n'est pas une belle vie pour lui. Au contraire. Au contraire. Alors, là, je fais le choix de trouver quelqu'un qui va vouloir le prendre quelques jours, quelques fois par mois, qui va me permettre à moi de ne pas être en train de... Pas vivre un beau moment parce qu'il faut que je retourne à la maison parce que j'ai mon chien qui est tout seul depuis 12 heures. Puis qu'il va se retenir parce qu'il est fidèle à son humain. Fait qu'il ne va pas faire pipi-caca dans la maison parce qu'il sait que ce n'est pas ça qu'il faut qu'il fasse. Bien, moi, me retenir pendant 12-14 heures, ce n'est pas super confortable. Fait que je ne sais pas comment les chiens le ressentent, mais je peux m'imaginer que ça ne doit pas être super confortable pour lui non plus. Peut-être qu'il fait juste dormir et que tout va bien. Je n'en ai aucune idée. Je ne suis pas là. Tout ça pour dire que quand je me mets au centre de ma vie, je suis capable d'aller voir que j'ai besoin de répit de mon chien parce que ça fait neuf ans que je n'en ai pas ou que j'en ai eu très peu, très rarement. J'ai besoin de quelqu'un qui ça va lui amener de la joie. d'avoir mon chien quelques jours par mois. Voilà. Sinon, j'avais aussi le goût de partager que je viens d'écouter le livre Le sens du bonheur de Krishna Murthy. Je vais le réécouter. Je vais le réécouter parce que je faisais souvent autre chose en même temps et je n'ai sûrement pas tout capté. Mais très, très bon livre. J'ai, en fait... Je dirais que j'apprends rien, c'est juste comme un bon rappel, une nouvelle façon de l'entendre aussi pour mieux l'ancrer, mais grosso modo, il parle du fait, dans le fond, d'être très conscient de nos conditionnements, puis de faire le choix conscient de qu'est-ce qu'on a le goût de cultiver comme conditionnement ou pas. C'est ça qu'il répète tout le long. Il le répète aussi plusieurs fois de façon différente, donc ça permet de bien intégrer l'information. Même si j'ai fait d'autres choses en même temps, j'ai bien intégré ce bout. Puis, oui, peut-être qu'il y a ça aussi dans le fait que... En fait, ça a contribué à le fait que j'ai quitté l'emploi que je viens de quitter parce que j'ai réalisé que j'étais en train de vivre le bonheur ou le projet de quelqu'un d'autre. Fait que, ouais, j'étais pas en train, j'étais en train pour nourrir la connexion, j'étais en train de vivre le projet de quelqu'un d'autre, puis ça c'est... Beaucoup le livre de Krishna Murthy qui m'a amenée à faire cette prise de conscience-là. Ça et mon accompagnement avec Isabelle. Donc, je n'étais pas en train... Il n'y avait pas grand-chose, en fait, dans ça qui était aligné avec ce que je veux vivre et créer dans ma vie. Il y avait le bout connexion à l'humain. Ça, c'était définitivement ça. Mais je ne suis pas sûre que c'était le bon véhicule pour moi. Je ne dis pas que ce n'est pas un bon véhicule. Je ne suis pas sûre que c'était le mien. Fait que, oui. Fait que voilà. Ah oui, je pense que je n'ai pas complété mon idée plus tôt. Quand je parlais, je suis revenue sur le fait que je fais le badado pour moi à la base, mais que j'ai pris bien des détours. pour arriver à faire des épisodes solo comme je suis en train de faire et de parler de mon processus. Puis là, j'ai réalisé que ça m'amenait dans un espace très vulnérable et je me suis questionnée est-ce que c'est ça que je veux ? Est-ce que c'est là que je veux aller ? Puis là, me voici assise en train de faire un épisode solo. Dans les trois dernières semaines, j'étais en fin de session comme prof puis j'avais une grosse tâche parce que je remplaçais une collègue. Donc, Je n'avais pas tant d'espace. Quand j'arrivais la fin de semaine, j'avais surtout besoin de m'écraser et de ne rien faire. Mais en même temps, j'ai eu une fin de semaine de retraite et j'ai eu une fin de semaine en famille. Je n'avais juste pas d'espace, grosso modo. Et dès que je l'ai eu, cet espace-là... C'est mon thé d'aller écouter mes épisodes puis d'en enregistrer un. Donc, je fais comme, OK, si ça monte, si ça m'énergise, si ça goûte léger, c'est parce que je dois le faire. Est-ce que ça va toujours avoir cette forme-là ? Je ne sais pas, je ne peux pas voir dans le futur, mais là, ici, maintenant, ça me nourrit. Puis là, bien, je n'ai pas fait d'entrevue depuis vraiment comme plusieurs semaines. Et là, j'ai le goût de retourner faire des entrevues. Tu sais, fait que... Je suis vraiment comme à l'écoute de le flow, finalement, à travers ça, autour de ça. Puis c'est ça, je suis à l'écoute. Puis je suis, je suis, qu'est-ce que ça me dit ? Puis, tu sais, je n'ai pas le goût, tu sais, parce qu'en fait, j'avais recommencé à publier à toutes les semaines. Puis ça, j'ai fait ça parce que j'ai fait une mini-formation sur les balados. Puis ils recommandaient de faire des épisodes plus courts puis de publier à toutes les semaines. Fait que c'est ça que j'ai fait. Parce que j'ai pas un bon « ground » , puis dès que quelqu'un dit quelque chose, je vais pas voir si c'est une vérité, si ça résonne pour moi, je fais ce que la personne me dit. Pour vrai, je pourrais citer 100 affaires au moins minimum et plus où j'ai fait ça. Parce qu'une fois que je fais une prise de conscience de ce genre-là, après ça, je vais voir. Comment c'est vivant dans ma vie, comme quand j'ai réalisé mon enjeu d'estime, j'ai pu voir toutes les fois que j'ai agi avec mon enjeu d'estime et l'impact que ça a eu dans ma vie. Et le même principe avec le fait que je manque de ground personnel et que je me ground sur les autres, comment ça fait que souvent j'ai acheté ce que les autres disent comme étant une vérité, parce que je me connecte à leur vérité au lieu de me connecter à la mienne. Mais tout de même, je fais quand même le choix de dire juste qu'est-ce que... qu'est-ce qui est nécessaire de dire. Tu sais, donc, je nomme pas la job, je nomme pas c'est lié à quoi. Dans l'autre épisode, je n'avais pas nommé c'était quoi le projet. Donc, je pense que je n'ai pas besoin d'aller dans les détails du pourquoi, du qui, du comment pour que ça fasse du sens. Donc, ce balado-là, je le fais pour moi, mais aussi pour toi, c'est ça. Aussi pour toi qui écoutes. Parce que si toi, tu n'écoutes pas... Ça ne me donne absolument rien de le faire, de l'enregistrer et de le publier. Je pourrais continuer à faire mes journaux vocaux comme j'ai fait pendant longtemps et de juste m'écouter. Mais j'ai vraiment un appel de le partager. Je le fais aussi un peu pour toi. Parce que ça me nourrit, moi. Pas dans le but de te voir changer et évoluer. Parce que moi, ça me nourrit de te le partager à toi. Toi, tu fais ce que tu as à faire avec après. Ça, c'est ton bout qui t'appartient. Puis moi, je vois qu'il y a de quoi d'enrichissant dans le fait de partager mon processus. C'est peut-être pas le cas pour tout le monde. Et je respecte ça, puis tout ça est beau, tout ça est parfait. Voilà. Donc, puis là, j'ai le goût de revenir sur le fait que dans un des deux derniers épisodes solo que j'ai fait, j'ai parlé que j'avais fait un détour. Puis là, bien, j'ai parlé que ça revient à l'inconfort, là, tu sais. J'ai trouvé à ce moment-là que c'était un détour parce que c'était crissement inconfortable. Puis j'aurais voulu, en fait, je veux encore toujours être dans le confort. Même quand je dis, il n'y a pas de place assise ici qui sont confortables, puis je vais y remédier dans mon prochain lieu de vie. C'est la partie de moi qui veut être confortable aussi quand elle est assise. Je ne veux pas faire d'efforts parce que c'est inconfortable de faire des efforts. Et je voudrais être confortable assise, même si je n'ai plus de tonus musculaire, s'il vous plaît, parce que le confort, le confort. Ça, c'est l'humain, c'est très normal. c'était pas un détour c'était exactement le chemin le sentier le bout que j'avais à vivre Pour réaliser tout ce que je suis en train de réaliser avec le fait que je nourris des relations inconfortables, que j'ai tendance à mettre des gens sur un piédestal, puis que ça, ça fait... Puis là, surtout, écoute bien ça. Je mets quelqu'un sur un piédestal, puis là, j'ai pas de « ground » . Fait que je me « ground » à la personne que j'ai mise sur un piédestal. Je la valorise. Si la personne décide de m'utiliser parce que cette personne-là se « ground » aussi sur les autres, admettons, bien là, moi, je suis prête à tout faire pour cette... cette personne-là. Elle peut utiliser ça longtemps, longtemps, longtemps si moi, je ne mets pas ma limite, si je ne m'écroule pas. De là où j'ai fui beaucoup de relations parce que j'étais complètement épuisée d'être la source d'énergie de l'autre, que moi-même, c'est moi qui fais ça. L'autre, elle fait juste saisir l'opportunité consciemment ou inconsciemment, mais bref. Puis là, dernièrement, bien, en fait, pas dernièrement. Dans les dernières années, j'ai réalisé qu'il y a aussi des gens qui font ça avec moi. Il y a aussi des gens qui me mettent sur un piédestal et qui viennent se connecter, se « grounder » à moi. Ça, ça me vidait de mon énergie. J'ai réalisé que quand je fais ça, j'ai peur d'être lourde parce que quand les gens le font avec moi, ça me vide de mon énergie. Mais là, je n'ai pas tout compris encore ce bout-là. Je ne sais pas pourquoi. Est-ce que c'est exactement la même chose que les gens font que moi je fais ? Est-ce que moi je vide vraiment les autres de leur énergie ? Fort à parier que ça peut arriver. Je n'ai pas fait le tour de tout ça encore. C'était le bon chemin. J'avais à être, j'avais à venir ici, j'avais à être inconfortable, j'avais à avoir peur, j'avais à vivre. Là, je dois partir pour juin ici parce qu'il a finalement trouvé des nouveaux locataires qui vont pouvoir payer le loyer, eux. Je suis bien contente pour eux, pour tout le monde, en fait. Pour les gens qui vont venir vivre ici, pour le propriétaire qui va pouvoir bénéficier de ce qui est supposé de bénéficier et de moi. Mais ça m'amène à vivre un mois sans domicile fixe. Bien, il n'y a rien en dedans de moi qui panique en ce moment. C'est quasiment inquiétant. Je suis heureuse. Je suis heureuse. Je suis heureuse parce que je le sais qu'après ça, je vais avoir un lieu. Je ne pense pas que je pourrais sauter dans le vide comme j'ai voulu faire dans le passé de multiples reprises. Et juste être sans domicile fixe, je ne pourrais pas. Fait que là, je me vois, je suis en train de vouloir planifier mon mois. Puis là, ça fait comme, attends une minute, peut-être que je pourrais juste planifier la première place où je m'en vais. Fait que là, je le sais qu'il faut que je parte telle journée, puis là, je le sais qu'il va me rester des journées de travail. Fait que OK, bon, bien, l'idéal dans ces journées-là, ça serait d'être à tel endroit. OK, parfait. Puis là, bien, je le sais que j'ai des événements par-ci, par-là dans mon mois de juin. Fait que là, bon, bien, ces journées-là, elles sont déjà... « Ok, je voudrais aussi vivre telle affaire. » « Oui, mais le mois de juin, je voulais aller faire du camping dans mon truck. » « Moi, je suis installée pour dormir dans mon petit camion. » « Puis le mois de juin, il y a beaucoup de bébites. » « Fait que là, je me suis fait comme « Ouais, peut-être que je ne vais pas faire ça. » » « Comme là, tantôt, je me suis assise dehors. » « Puis je me suis fait manger au moins trois reprises. » « Hier, j'avais une tique qui se promenait sur moi. » « Fait que là, je suis comme « Ouais, peut-être que le mois de juin, je vais attendre un peu. » » Ça va être drette les semaines où il y aura le plus de bébites. Mais je pourrais aussi le faire puis m'acheter une cuisinette. Je pourrais aussi comme upgrader mon setup, parce que là, présentement, j'ai juste un setup pour dormir. That's it. Je n'ai pas de setup extérieur. Ça fait que là, c'est ça. Mais pas faire trop de plans. C'est ça que j'essaye de ne pas faire trop de plans. De y aller comme... En fait, le plan qu'il faut que je fasse en ce moment, c'est qu'il faut que j'entrepose mes choses pendant le mois de juin et il faut que j'organise mon déménagement. C'est ça, grosso modo, les trucs que je vais faire. Ça se peut que j'arrive dans mon nouvel appartement avec pas d'électro et que je vais vivre en mode camping le temps de... parce que j'essaye de suivre le flot. Puis de ne pas paniquer, puis de faire confiance à la vie. Oui. Il n'y a rien de réglé, hein ? J'étais en train de te partager les petits bouts que j'ai réussi à marcher depuis la dernière fois que je t'ai parlé. Puis je m'écoutais, puis j'étais capable de le voir. Ça m'a vraiment permis de faire un bilan quand j'ai écouté. J'étais comme « Ah oui, je voyais ça comme ça il y a trois semaines, un mois. » OK. Cool. C'est beau. C'est beau d'être en paix. Il y a trois semaines, un mois, c'était comme ça que je l'ai vécu parce que c'était comme ça que je pouvais le vivre. Quand je dis qu'on fait toujours de notre mieux, c'est ça que je veux dire. Si j'avais pu faire autrement, assurément, je l'aurais fait. En ce moment, je ne suis pas encore capable de me grandir plus que deux minutes. Je ne suis pas encore capable d'aller dans l'inconfort plus que quelques secondes. Je ne suis pas encore capable de bercer mon enfant intérieur. Je ne peux pas m'imaginer que demain, je vais être capable de le faire à 100 %. Même s'il y a une partie de moi qui pense que c'est de même que ça devrait se passer. Dernièrement, je parlais avec quelqu'un qui m'a dit, l'année passée, j'ai vu telle affaire, je pensais que c'était réglé. Il a fait la prise de conscience. Il y en a parlé avec quelqu'un, il a fait la prise de conscience, puis il pensait que parce qu'il a fait la prise de conscience, c'était terminé, c'était réglé. Puis il s'est fait comme, bien, je veux pas être plate, là, mais ce genre de prise de conscience-là, j'en fais à tous les jours depuis 20 ans. Puis c'est pas réglé. Fait que, comme, c'est un chemin, là, c'est la vie. C'est comme ça qui... Mais il faut que je dis ça, mais il faut que je me le rappelle à moi aussi, là. Je suis pas en train d'être... de dénigrer l'autre personne, là. Je suis juste comme en train de dire, ça se terminera pas. By the way. Mais il faut que je me le rappelle à moi aussi. Fait que, ouais, je suis là, là. C'est ça que je suis en train de faire avec toi. Ouais. Alors, je vais mettre, je vais pas mettre la conclusion, je vais faire une conclusion ici, là. Alors, toi, là, ça t'arrive-tu des fois de penser que t'as compris quelque chose, puis que finalement, un peu plus tard sur ton chemin, tu fais comme, hmm, je veux dire... J'en ai parlé dans plusieurs épisodes. Moi, je le vois maintenant comme un oignon, qu'on enlève des couches. On comprend quelque chose qui nous permet d'accéder à une nouvelle couche. Après ça, on continue de marcher. Une autre couche, puis une autre couche. Je ne suis pas certaine qu'on n'atteigne jamais vraiment le cœur de l'oignon. Je peux savoir que j'ai fait beaucoup de chemin. Je peux le voir, je le sais, je le constate. dans tout ce que je vis au quotidien. Et il en reste. Et il y en a... Je veux dire, après, je vais être en relation avec les autres humains quand même, puis il va... Est-ce que tout ça va devenir plus facile ? Il y aura toujours des enjeux. Est-ce que tout ça deviendra plus facile ? Sûrement. Il y aura des enjeux quand même, tu sais. Ouais. Fait que toi, il y a-tu des affaires que tu penses que t'as transcendées puis que finalement, tu t'es rendu compte que, hé bien non. C'était pas fini. Est-ce que tu as tendance à te gronder sur les autres, puis à acheter ce qu'ils te disent pour la vérité, puis à oublier d'aller voir si ça résonne avec qui tu es, toi ? Et je me suis rendue compte aussi que les gens qui arrivaient à maintenir leur position, ils me challengeaient beaucoup parce que, bien, parce que dans le fond, moi, j'y arrive pas. J'y arrive pas toujours, hein ? C'est important parce qu'il y a des situations où je vais pas du tout. tout. D'ailleurs, j'ai dit « je suis perméable » aux commentaires des autres. J'ai dit ça dans un autre épisode, mais c'était « imperméable » que je devais dire. Et dans le fond, j'étais imperméable parce que je me fermais. Parce que si je m'ouvre, vu que je n'étais pas « grounded » , j'allais perdre mon centre. Finalement, j'allais me décentrer parce que dès que quelqu'un, vu que je me « ground » sur les autres, dès que quelqu'un n'est pas d'accord avec ce que je dis, je perds mon centre. Puis des fois, je pogne une hostie de débarque. Je méditais religieusement depuis plusieurs mois, puis il y a quelqu'un qui a fait un commentaire sur la méditation. quelqu'un que j'estime beaucoup, que j'ai mis sur un piédestal, et ça m'a complètement décentrée, puis je n'ai plus jamais été capable de reméditer comme je méditais avant. On est deux ans plus tard. Ça a un gros impact. Quand j'étais jeune, il y a quelqu'un qui a dit, tu ne pourras jamais être psychologue, parce que ci, parce que ça. J'ai complètement dérivé. Est-ce que c'était parfait, puis est-ce que j'ai pris le bon chemin que j'avais à prendre ? Oui, mais c'est juste pour donner un exemple. Puis en plus, c'était quelqu'un qui n'était pas du tout important dans ma vie. J'ai donné toute cette importance-là à ce que la personne a dit. C'est fou, pour vrai. C'est vraiment important pour moi. Mais pour toi aussi, si toi aussi tu le fais, il est juste toi qui le sais. Je ne me donnerais pas un grand défi du genre de me connecter à mes sensations toute une journée. Ah oui, attends, attends, attends, il y a autre chose que je voulais dire par rapport aux personnes. qui refoulent leurs émotions, bien là, pourquoi elles me réactivent à ce point-là ? C'était pas accessible la dernière fois que je t'en ai parlé. Mais là, j'ai compris. J'ai compris que moi aussi, je fais ça. Oui. Mais moi aussi, je les ressens, en fait. Je les ressens, mais je m'anesthésie. Au lieu d'avoir l'air stoïque, comme certaines personnes qui refoulent leurs émotions, mais moi, je suis comme un... Une espèce de toupie, une tornade qui... dans toutes les directions. Puis je réagis. Mais je suis quand même pas en train de laisser mes émotions me traverser. Je suis quand même en train d'essayer de refouler. C'est pour ça que ça me challenge autant, les gens qui refoulent leurs émotions. C'était mon miroir. C'est toujours ça, en fait. C'est juste que des fois, je suis pas prête de le voir. J'étais pas prête de le voir à ce moment-là. Mais là, d'avoir été 30 secondes... en train d'essayer de ressentir mes sensations et d'avoir vu ce que ça me faisait ressentir, m'a amenée à comprendre ça. Qu'est-ce que je vais faire pendant les prochaines semaines ? Je vais continuer mon travail avec Isabelle. Je vais continuer d'essayer de me « grounder » le plus longtemps possible. Je vais m'aider avec la nature parce que c'est vraiment un bon soutien pour moi. Je vais déménager probablement. Je ne pense pas que je vais faire un autre épisode avant mon déménagement. Je vais faire des entrevues, probablement. Probablement que le prochain épisode que tu vas écouter, ça va être une entrevue. J'ai quelques personnes en tête que j'aimerais beaucoup recevoir en entrevue. Et voilà, je vais ralentir pour aller valider si c'est aligné avec moi. Oui, parce que je me mets de plus en plus au centre de ma vie. Puisque c'est la seule façon de fonctionner, la seule façon que j'y arrive, c'est de le faire dans le très lent. Je veux aussi dire que dans les derniers jours, j'ai eu moins de contacts avec des amis, admettons. Et c'est exactement ça qui m'a permis de m'asseoir ce matin, puis de m'écouter, d'écouter les autres épisodes que j'ai faits, et de me reconnecter à mon centre, puis de me remettre au centre de ma vie, en fait. Fait que je vais continuer de même. Toi, qu'est-ce que tu vas faire ? À bientôt