Speaker #0Bienvenue dans Hypnomorphose, le podcast qui t'aide à comprendre et transformer ce que ton inconscient a à te dire. Je suis Anaïs Valadon, maître praticien en hypnose et je t'embarque chaque semaine pour explorer ton fonctionnement grâce à l'hypnose, la neuropsychologie, les neurosciences et pas que. Tu te demandes pourquoi certaines émotions ou réactions te bloquent sans raison apparente ? Eh bien ici, on va décortiquer tout ça ensemble et découvrir comment ton inconscient influence ton quotidien. que ce soit dans tes relations, tes habitudes ou même tes pensées. Mon but ? T'aider à mieux fouiller dans ton inconscient avec des astuces simples, pratiques et toujours dans la bonne humeur. Alors si tu veux en finir avec le stress, l'anxiété ou juste mieux te comprendre, installe-toi confortablement. C'est parti pour l'épisode du jour. Bienvenue dans ce nouvel épisode d'Hypnomorphose. Aujourd'hui, on arrive au centième épisode du podcast. sans épisode, passer à essayer de comprendre ce qui se cache. et ce qui se joue derrière nos réactions, nos émotions, nos comportements et certains signaux de notre corps. J'ai du mal à penser que ça y est, on arrive déjà au centième, on est passé par plusieurs mondes ce podcast, mais aujourd'hui ça y est, on est bien installé. Et pour ce centième épisode, j'aurais pu choisir un sujet un peu spectaculaire, assez marquant, mais j'ai préféré parler d'un fonctionnement un peu plus discret que je rencontre souvent chez les femmes que j'accompagne. ce besoin d'être utile pour se sentir importante. Alors toi, tu es peut-être celle qu'on appelle lorsqu'il y a un problème. Moi, personnellement, c'est un peu le cas depuis que je suis toute jeune. Tu sais, celle qui va écouter les messages vocaux de 15 minutes, qui va trouver les mots pour rassurer, qui va organiser les rendez-vous, les vacances, les soirées, qui va même anticiper les besoins, mais surtout qui va garder en mémoire ce que les autres oublient. Que ce soit au travail, on a ses fiables, que ce soit dans la famille, on tient beaucoup de choses, avec nos amis on va répondre présente même quand on est fatigué, même quand notre propre journée était difficile. On dit de nous que nous sommes des femmes fortes, généreuses, disponibles et qu'on peut toujours compter sur nous et ces qualités, on est bien d'accord, elles sont totalement réelles et réalistes, mais là j'aimerais qu'on aille voir justement qu'est-ce qu'on ressent lorsqu'on n'a pas besoin de nous, lorsqu'on ne nous demande pas, qu'est-ce qui se passe quand on ne peut pas aider ? lorsqu'une personne refuse notre soutien ou trouve une solution, même sans nous, eh bien, je vais aller voir si on arrive à apprécier de ne rien avoir à gérer ou si cette sensation apparaît qui est étrange, où est-ce qu'elle apparaît ? Que ce soit un vide, une impression de m'être mise à l'écart, voilà. On va aller explorer tout ça. Alors, on est bien d'accord qu'il ne s'agit pas d'arrêter d'aider les gens, de prendre soin aussi ou de soutenir ou de rendre service, parce que ça, ça a un peu ce côté satisfaisant. Non, la difficulté, elle commence surtout lorsqu'on apporte, en tout cas, lorsque l'on apporte devient la principale preuve de notre propre valeur. Et c'est à ce moment-là qu'aider n'est pas seulement un choix généreux envers l'autre, ça devient finalement une condition silencieuse pour nous sentir légitimes, aimés ou même reconnus. D'ailleurs, il y a cette personne qui se présente en parlant de ce qu'elles aiment, de leur envie ou de ce qui les anime. Et d'autres qui vont se définir. par leur métier, leur rôle, leur travail. Par exemple, je suis mère, je suis aide-soignante, je suis thérapeute, je suis celle qui gère, celle qui tient la famille, celle qui sait quoi faire lorsque tout se complique. Alors ces rôles, on est d'accord, ils ont de la valeur, mais ils peuvent finir par prendre toute la place. Et à force d'être connus pour ce qu'on porte, on peut perdre le contact avec la personne que l'on est lorsqu'on ne produit absolument rien, quand on se repose, quand on prend du temps pour soi, quand on ne résout rien. Et surtout, quand on prend soin de personne. Et ça remarque parfois un manque de lâcher prise, un manque de possibilité, en tout cas, de se poser. Par exemple, vous avez enfin une heure pour vous, et vous n'arrivez pas vraiment à profiter, vous allez penser à ce qu'il faut faire, ou qu'est-ce que vous pourriez faire pour vous avancer. Alors vous allez ranger quelque chose, vous allez vérifier si quelqu'un a écrit, vous allez chercher une nouvelle tâche, ranger le linge... préparer à manger pour le lendemain, faire des petits déjeuners, faire les goûters, bref, parce que rester sans objectif, ça vous donne l'impression de perdre votre temps. Quand on nous propose de nous aider, notre premier réflexe, généralement, il consiste à répondre que ce n'est pas nécessaire, qu'on préfère être seul, même quand on est fatigué, parce qu'en fait, recevoir nous place dans une position inhabituelle. Et lorsqu'on traverse nous-mêmes une période difficile, Et bien en fait, on continue parfois à demander aux autres comment ils vont, comment ils se sentent. On va se rendre disponible pour leurs émotions, afin en fait de fuir les nôtres, afin de ne pas montrer les nôtres. Alors, de l'extérieur, c'est paru comme une grande force, et ça ressemble plutôt à une grande autonomie. Sauf qu'à l'intérieur, il peut exister une peur plus profonde. Par exemple, si je suis plus la personne solide et disponible, est-ce que les autres auront encore une raison de rester près de moi ? C'est pour ça qu'inconsciemment, on aime aider les autres. Parce qu'on a peur que le jour où nous, on n'est plus disponible, on n'est plus solide, on a peur d'être abandonné et d'être rejeté. Et cette question, elle est rarement consciente. On ne se lève probablement pas chaque matin en décidant de mériter l'amour en rendant des services. Non, le fonctionnement, il devient complètement automatique. On voit un besoin, on réagit. Quelqu'un hésite, on propose. Et quand une difficulté apparaît, on prend tout de suite en charge. Et lorsque la fatigue ou l'agacissement arrive, on ne comprend pas toujours pourquoi. Parce que oui, personne ne nous a pas forcément obligés à faire tout cela. Et c'est justement ce qui rend ce mécanisme difficile à repérer, c'est parce qu'on va accepter souvent, même d'avoir vérifié si on a envie, le temps ou même l'énergie. On va dire oui tout de suite, on ne va pas se poser la question, est-ce que là, moi, j'ai besoin d'aide, ou est-ce que moi, là, je suis fatiguée ? On va dire oui tout de suite, on va y aller direct. Alors, on parle beaucoup du coût de cette posture, mais elle apporte aussi quelque chose. Parce que si elle ne nous apportait rien, finalement, elle n'aurait pas autant de place dans notre vie. Être utile, ça donne une identité claire sur qui nous sommes, parce qu'on sait ce qu'on doit faire et on sait quelle position occuper. Et tant que les problèmes sont réglés, les problèmes des autres sont réglés, on n'a pas besoin de rester trop longtemps face aux questions concernant sa propre vie. Rappelez-vous, trois méthodes de réaction face au stress, soit j'attaque, soit je reste figé, soit je fuis. Et là, c'est clairement une fuite. Et là, je vous emmène à vous poser la question, c'est de vous dire, de quoi ai-je besoin ? Qu'est-ce que je désire vraiment ? Est-ce que la relation dans laquelle je suis me convient vraiment ? Est-ce que je suis heureuse dans ce travail ? Ou que reste-t-il de moi quand je ne replie aucune mission ? Ces questions, elles sont parfois beaucoup plus inconfortables qu'une liste de choses à faire. Parce que s'occuper des autres, ça peut également procurer un sentiment de maîtrise, de contrôle. Et leurs problèmes paraissent parfois plus concrets que nos propres émotions. On peut réfléchir, on peut chercher une solution, on peut agir. Par contre, ce qu'on ressent, nous, en revanche, ça ne disparaît pas toujours parce qu'on a trouvé le bon conseil. Et aider, ça permet aussi de recevoir de la reconnaissance. que ce soit un merci, que ce soit un compliment, que ce soit un message qui dit « Heureusement que tu étais là parce que je n'y serais jamais arrivé » , ça apaise momentanément le doute. Et notre cerveau va enregistrer que lorsqu'on se rend indispensable, ça apporte de la proximité, du lien, de la considération, mais surtout de la sécurité. Et donc, il va avoir tendance à reproduire ce comportement. Alors le soulagement, on est d'accord dans ces cas-là, il est malheureusement... temporaire. C'est comme quand on a une envie irrépressive de manger du chocolat parce qu'on est stressé. Ça va nous faire du bien sur le moment, mais à long terme, ça peut être néfaste pour nous. On va pouvoir parfois aider, on va se sentir importante pendant un moment, et dès que ça s'est terminé, dès que c'est retombé, en fait, l'insécurité, elle revient. Et on doit recommencer pour retrouver la même sensation. Parce que l'action, elle va calmer le doute sans transformer ce qui l'alimente. Alors, pour comprendre l'origine de cette boucle, Il est nécessaire de regarder la place qu'on a occupée très tôt dans notre vie. Il y a certains enfants qui apprennent qu'ils peuvent simplement exister, avoir des besoins, déranger, essayer, échouer et rester aimé. Et il y en a d'autres qui vont comprendre rapidement qu'il est préférable de faciliter la vie des autres. Alors qu'est-ce qu'ils vont faire ? Ils vont devenir sages, ils vont devenir autonomes, ils vont devenir attentifs. Et ils vont sentir les changements d'ambiance, et ils vont éviter d'ajouter un problème. sur celui qu'il y a déjà, et ils vont essayer en fait de rendre leurs parents fiers et surtout moins inquiets, pour pas devenir une charge supplémentaire. Alors parfois, personne ne leur demande vraiment de prendre cette place-là, c'est l'enfant qui va observer que les adultes sont fatigués, qui sont fragiles, qui sont préoccupés par du travail, par leur couple, par des problèmes d'argent, ou même peu disponibles émotionnellement, et à ce moment-là, ils vont s'adapter. Ils vont devenir... Celui qui console, qui ne réclame presque rien, qui réussit à l'école ou qui va s'occuper même des autres enfants. Cette adaptation est hyper intelligente. Pourquoi ? Parce qu'elle permet de préserver le lien et de trouver une véritable place dans la famille, une sensation de place dans la famille. Cependant, il y a une conclusion qui est faite par notre inconscient. Pour rappel, notre cerveau ne sait pas faire la différence entre la réalité et l'imaginaire. Et du coup, à ce moment-là, il va associer une situation avec une émotion. Et là, dans ces cas-là, il va dire « je suis aimé lorsque je suis facile à vivre » . Mes besoins risquent de peser, tant que mon utilité va se rapprocher des autres. Et quand on devient adulte, on va continuer à suivre cette règle sans savoir consciemment qu'elle existe. On va éprouver moins de difficultés à donner qu'à recevoir. On sait écouter, mais surtout, on va minimiser ce que nous, on traverse. On va même s'excuser de demander de l'aide, ou on va attendre d'être totalement au bout du bout, d'être épuisé, d'être dans cette phase d'épuisement, avant d'admettre que là, c'est plus possible, on n'y arrive plus. Alors, il peut y avoir, je l'ai dit tout à l'heure, une reconnaissance qui est très centrée sur les résultats. Par exemple, on nous félicitait sur les bonnes notes, sur notre sérieux, sur nos performances, sur notre capacité à prendre soin des autres. Ça ne veut pas dire qu'on a forcément manqué d'amour. Souvent, on a eu des parents très présents physiquement. Non, non. C'est qu'on a simplement appris que l'intention, elle arrivait plus facilement lorsqu'on a... complice quelque chose. Quand on faisait quelque chose, on était aimé. Donc, notre inconscient, il ne va pas chercher à punir aujourd'hui, il répète en fait tout simplement une stratégie qui autrefois a été efficace, contribuée pour appartenir. Et ce fonctionnement, il concerne d'ailleurs pas seulement nos pensées, il va aussi s'inscrire dans ce qu'on appelle notre système nerveux. Je ne sais pas si vous avez vu, sur mon site, j'ai fait une page exprès pour vous expliquer comment fonctionne le système nerveux. Et lorsqu'on a appris à repérer rapidement les besoins des autres, notre attention va rester facilement dirigée vers l'extérieur. On va suranalyser, on va surobserver, on va surinterpréter les visages, les silences, les variations de ton, tout ce qu'on appelle le paraverbal, et on va remarquer qu'une personne est contrariée, qu'elle est fatiguée, avant même qu'elle en parle, ou même qu'elle arrive à s'en rendre compte. On va détecter ce qu'il faudrait faire pour rétablir le calme. Et cette attention, elle peut ressembler finalement à de l'empathie, mais surtout, elle comporte une part de grande hyper-vigilance. Et notre système nerveux, il va essayer finalement d'anticiper les tensions afin de maintenir une forme de sécurité. On va parfois se sentir même responsable de l'ambiance d'une pièce, ou même de l'humeur de notre conjoint, de notre famille, ou même de la réussite de nos enfants, ou du bien-être de nos collègues. Et lorsque quelqu'un va mal, c'est vraiment physique. C'est tout notre corps qui se mobilise. On va ressentir une sorte d'urgence à intervenir, même si la personne ne nous a pas demandé d'intervenir. Et à l'inverse, ne rien faire, ne pas prendre les choses pour nous et ne pas y aller, ça va créer une sorte d'inconfort. Parce que refuser une demande ou laisser quelqu'un gérer seul, ça ne ressemble pas uniquement à une décision pratique, c'est notre organisme qui va interpréter comme un risque, comme une détérioration de... la relation. Et c'est là qu'apparaît quoi ? Je nomme la culpabilité. Parce que la culpabilité, elle va parfois être accompagnée d'une tension dans la poitrine, d'un nœud dans le ventre, ou même d'une agitation intérieure. D'extérieur, on paraît tout calme, et pourtant à l'intérieur, c'est le bordel. Et on va finir par dire oui pour retrouver le calme. Alors sur le moment, la culpabilité a diminué, mais encore une fois, notre cerveau, il va apprendre que prendre en permet d'éviter cet inconfort Mais notre énergie, elle, elle est complètement pompée et notre niveau de vie, en fait, on perd des points de vie. Et c'est comme ça qu'il y a certaines femmes qui deviennent indispensables à tout le monde, tout en disparaissant progressivement de leur propre vie. Je dis souvent à mes patients, c'est un petit peu comme s'il y avait le corps et leur âme qui étaient reliés par un petit fil et tout, tout, tout, tout, tout s'éloignait au fur et à mesure et ça créait un grand vide autour. Parce que oui, après avoir beaucoup donné, il y a une colère qui peut commencer à apparaître. On va se demander pourquoi les autres, eux, ne pensent pas à toi comme toi, tu penses à eux. Pourquoi les gens, ton mari, tes collègues, tes amis, pourquoi eux ne voient pas que là, tu es fatigué et que tu es à bout ? Pourquoi les autres, ils semblent considérer ta disponibilité finalement comme acquise ? Bah oui, elle l'a toujours fait et puis elle est forte, donc elle va continuer à le faire. Et cette colère, elle peut parfois te sembler injuste parce qu'en fait, t'as proposé ton aide, t'as accepté sans exprimer de refus, et là, tu vas culpabiliser. Alors de leur en vouloir. Et tu vois, ça, ça transmet une information qui est ultra importante, c'est qu'une partie de toi, elle, elle ne veut plus du tout continuer de cette manière-là. Si tu aides les autres et qu'il n'y a pas de problème, on continue comme ça. Par contre, si tu fatigues à l'idée des autres parce que toi aussi tu as besoin de temps pour toi et que ça te rend en colère, ça te rend irritable, c'est un message de ton corps pour te dire là, ça suffit, c'est plus possible. Et le problème, ce n'est pas que les autres en demandent trop, c'est aussi une part de responsabilité de notre part, c'est que... On leur montre rarement où se trouvent nos propres limites. Parce qu'encore une fois, on redoute de ne plus être la même personne si on dit non. D'ailleurs, on le dit, quand on commence à dire non, alors qu'on a toujours dit oui, il y a du tri qui est en train de se faire dans l'entourage. Bah ouais, parce qu'en fait, on attend silencieusement qu'ils comprennent seuls, on espère qu'ils penseront à nous soutenir, à nous soulager, comme nous, on pense spontanément à les soulager, mais en réalité, ça n'arrive jamais. Parce que oui, tout le monde n'anticipe pas les besoins de la même façon. Nous ne sommes pas... Nous n'avons pas la même histoire, nous n'avons pas le même fonctionnement. Et ce qui est évident pour nous, ça n'est pas forcément pour eux. Et cette différence, elle peut créer parfois un grand vide, une grande solitude, parce qu'en fait, on peut être entouré, on peut être sollicité, on peut même être remercié, mais émotionnellement, on ne se sent pas réellement soutenu. Et là, les autres, ils vont faire en sorte de te faire connaître ta capacité à aider, mais en fait, ils connaissent beaucoup moins la personne qui existe derrière cette capacité. Alors, la question, c'est pas de savoir si c'était sincère ou non quand tu aides les autres, est-ce que tu le fais avec un retour ou non, parce que ta sincérité, elle l'est peut-être totalement. Mais c'est plutôt d'observer et de comprendre, parce que rappelle-toi, comprendre, c'est être libre, c'est de comprendre, si cette fois t'aidais pas, qu'est-ce qui se passerait ? Est-ce que tu te sentirais libre de choisir, ou est-ce que t'aurais peur d'être égoïste, décevante, ou même moins aimée ? Et tu vois, la différence, elle se trouve exactement dans ce point-là. La générosité choisie, elle va laisser généralement une sensation d'accord intérieur, de paix. Même quand ça te demande un effort, t'es en accord avec ça. C'est ce qu'on appelle se sentir aligné. Mais celle qui est dictée par la peur, elle va laisser davantage de fatigue, de tension, de ressentiment et du coup de stress chronique. Et tu peux dès aujourd'hui ralentir petit à petit ce réflexe-là. Le but, ce n'est pas de dire non à tout le monde maintenant et d'être dans une colère parce qu'on ne t'a pas aidé pendant des années et de ne plus aider personne. Non, c'est d'y aller progressivement. Lorsque quelqu'un va te demander quelque chose, tu n'es pas obligé de répondre immédiatement. Tu peux prendre quelques minutes, quelques heures ou même nuit avant de t'engager. Et ce délai-là va te permettre de vérifier ce qui est réellement possible pour toi. Est-ce que j'ai envie ? Est-ce que j'en ai les ressources ? Est-ce que je rends ce service librement ? Ou parce que j'anticipe la réaction de l'autre ? Ou est-ce que c'est vraiment à moi de régler cette situation ? Est-ce que c'est mon rôle ? Alors je l'ai dit, ces questions, elles ne servent pas à devenir froides, individualistes, de se mettre dans un petit chalet au fond de la montagne. Non, elles vont t'aider à différencier l'amour de la prise en charge systématique. Tu peux sentir parfois quelqu'un, tu peux le soutenir en tout cas, quelqu'un... Sans faire le chemin à sa place. Tu peux lui tenir la main, mais tu n'es pas obligé de marcher à sa place. Tu peux l'écouter sans devenir responsable de son état émotionnel. Tu peux être présente sans pour autant devenir indispensable. Et sortir de ce fonctionnement, ça ne passe pas uniquement par le fait de moins donner. Il faut aussi apprendre à recevoir. Et ça, recevoir, ça peut être quelque chose de totalement inconfortable. Ça arrive chez beaucoup de mes patientes qui sont en cours de séparation, qui ont tout gardé pour elles pendant des années, et quand elles commencent à dire que voilà, ça se passe mal, qu'elles vont commencer à partir, etc., elles s'aperçoivent qu'elles reçoivent du soutien des autres, qu'elles reçoivent de l'attention des autres, alors que jusque-là, elles n'avaient pas demandé, par peur justement d'être déçues. Donc, c'est pour vous montrer, vous n'êtes pas obligés d'arriver jusqu'au divorce, ou quelque chose de très très grave dans votre vie, pour vous rendre compte de ce soutien et que vous avez le droit de dire non, que ce n'est pas un problème. Mais en tout cas, ça peut être le point de départ à beaucoup de choses. Et je vous invite, et si je vous en parle aujourd'hui, c'est justement pour commencer à réfléchir sans passer par cette situation-là. Parce que lorsque quelqu'un nous aide, on peut avoir envie de rendre immédiatement l'appareil afin de ne rien devoir, de ne pas être redevable. Et même lorsqu'on fait un compliment, « T'es douée, t'es intelligente, comment tu fais pour y arriver ? » On va le minimiser. Et quand une personne, elle prend soin de nous, on peut se sentir vulnérable et gêné. Et c'est malheureusement trop le cas aujourd'hui, dans des cas de malheur où, en fait, on apprend à sortir de cette vulnérabilité. Moi, ce que je veux, c'est apprendre dès aujourd'hui à sortir de là et de dire ce que tu as sur le cœur de manière, bien évidemment, non violente. Mais on en fera certainement un épisode en début d'année prochaine. Alors pourquoi je parle de ça aujourd'hui ? Parce qu'en fait, l'hypnose, il y a une aide à avoir par rapport à ça, parce que tout simplement, elle va aller rencontrer justement les associations qu'a fait ton cerveau, avec l'amour à la performance, le sacrifice à la disponibilité. En fait, elle va aider à construire une autre expérience intérieure, celle d'avoir une valeur, et qui ne doit pas forcément être démontrée à chaque fois. En gros, dans le boost, par exemple, confiance en soi ou même estime de soi qui est disponible sur mon site www.analysevaladon.com, eh bien, en fait, on va aller explorer tout ça, qu'elles sont les mauvaises associations qui ont été faites à l'époque de l'enfance ou même un peu plus tard avec les blessures de la vie en règle générale. Et en fait, on va aller dissocier les associations, les mauvaises associations qui ont été faites. Pour rappel, un boost, c'est une séance d'hypnose à écouter de chez vous, à votre propre rythme, qui dure une vingtaine de minutes, dans lequel, en fait, je vais discuter avec votre inconscient en racontant des histoires à votre conscient. Alors attention, il ne s'agit pas de convaincre artificiellement que vous êtes formidable, ni de vous réciter des affirmations positives auxquelles vous ne croyez pas. Le but, c'est vraiment d'aller travailler à la racine et de comprendre ce qui fragilise la perception qu'on a de soi-même et de permettre à notre inconscient d'envisager notre... notre manière d'exister dans nos relations. Une manière d'aider sans t'abandonner, de donner sans t'épuiser, et d'être présente surtout sans avoir à porter tout le monde pour te faire comprendre que tu n'as pas besoin de cesser d'être cette personne attentionnée sur laquelle les autres peuvent compter. Tu as simplement le droit d'être autre chose que cela. Et ta valeur, elle ne commence pas au moment où tu rends service et elle ne disparaît pas surtout lorsqu'on te repose. Voilà pour la conclusion de ce centième épisode. J'espère qu'il t'a parlé. Merci d'avoir écouté ce centième épisode d'Hypnomorphose, mais aussi merci d'être là, d'écouter, de partager, et surtout de faire vivre ce podcast de puissances épisodes. Alors si tu t'es reconnu, tu peux envoyer cet épisode à une femme qui prend soin de tout le monde et qui oublie parfois qu'elle mérite elle aussi d'être soutenue. Et si tu souhaites poursuivre ce travail, pour rappel, tu trouves le boost Confiance en soi et Estime de soi sur mon site internet. www.naïsvaladon.com Je te retrouve la semaine prochaine pour un nouvel épisode. La semaine prochaine, de quoi on parle ? Eh bien, en fait, on arrête de se poser la question et on va se demander pourquoi je n'arrive pas à arrêter de penser ? Pourquoi j'ai le cerveau qui est à mille à l'heure alors que je suis fatiguée, que la journée est terminée ? Pourquoi ma tête continue d'analyser, suranalyser, suranticiper ? Bref, un vaste sujet encore pour la semaine prochaine. Je te souhaite une belle semaine. Plein de bisous !