Speaker #0Bienvenue dans Hypnomorphose, le podcast qui t'aide à comprendre et transformer ce que ton inconscient a à te dire. Je suis Anaïs Valadon, maître praticien en hypnose et je t'embarque chaque semaine pour explorer ton fonctionnement grâce à l'hypnose, la neuropsychologie, les neurosciences et pas que. Tu te demandes pourquoi certaines émotions ou réactions te bloquent sans raison apparente ? Eh bien ici, on va décortiquer tout ça ensemble et découvrir comment ton inconscient influence ton quotidien. que ce soit dans tes relations, tes habitudes ou même tes pensées. Mon but, t'aider à mieux fouiller dans ton inconscient avec des astuces simples, pratiques et toujours dans la bonne humeur. Alors si tu veux en finir avec le stress, l'anxiété ou juste mieux te comprendre, installe-toi confortablement. C'est parti pour l'épisode du jour. Bonjour et bienvenue dans ce nouvel épisode d'Hypnomorphose. Aujourd'hui, j'avais envie de parler avec toi d'un comportement que beaucoup de personnes connaissent et qui... très très très souvent s'accompagnent d'une sacrée dose de culpabilité, j'ai nommé manger, alors qu'on a l'impression de ne pas avoir réellement faim. Tu sais, je parle de ces moments où on sait très bien qu'on n'a pas faim, on sait très bien que ce n'est pas l'estomac qui réclame quelque chose, mais l'envie de manger, elle est là, elle est bien présente. Et ça, ça peut arriver après une journée particulièrement stressante, après une dispute, lorsqu'on se sent triste, seul, énervé, Ou simplement juste parce qu'on est fatigué et qu'on n'a plus envie de réfléchir à quoi que ce soit ? Et souvent, une fois que c'est passé, il y a cette question qui revient, mais pourquoi j'ai fait ça ? Et c'est une question d'autant plus difficile qu'on peut être parfaitement consciente de ce qu'on est déjà en train de faire. On sait qu'on n'a pas vraiment faim, on sait qu'on risque de culpabiliser ensuite, on s'était même parfois promis quelques heures plus tôt de ne pas recommencer. Mais malgré tout ça, on se retrouve devant le placard, dans une boulangerie, on se retrouve seul ou même dans un magasin toute seule à acheter exactement ce qu'on avait décidé de ne pas manger. Alors forcément, on finit par se demander pourquoi, parce qu'on sait, on sait comment il faut manger, mais on n'arrive pas tout simplement à s'arrêter. Et pendant très longtemps, on a répondu à cette question avec deux mots, volonté et contrôle. Et ça, ça tient à la peau. Si tu manges alors que... que tu avais décidé de ne pas manger, c'est que tu manques de volonté, que tu n'es pas capable. Et si tu n'arrives pas à t'arrêter, c'est que tu manques de contrôle. Et si le comportement recommence, il faudrait simplement devenir beaucoup plus discipliné. C'est pour ça que peu de personnes parlent de leur crise alimentaire. Parce qu'on va forcément avoir un avis en face. Et souvent, cet avis, c'est quoi ? C'est que tu n'es pas capable. Tu manques de volonté. Quand on veut, on peut. T'arrives pas à arrêter, non mais quand même, contrôle-toi. Tu vois, ça c'est hyper culpabilisant. Sauf que notre comportement alimentaire, malheureusement, il est beaucoup plus complexe que ça. Parce que manger ne sert pas uniquement à répondre à un besoin énergétique. On mange parce que notre organisme, il a besoin d'énergie, de nutriments. Mais notre cerveau, il apprend aussi à associer la nourriture avec le plaisir, le réconfort. La récompense, le partage, à la fête ou même à certains moments de détente. D'ailleurs, il suffit juste de dézoomer et de regarder un peu la place que la nourriture occupe dans notre vie. On fête un anniversaire autour d'un gâteau. On célèbre une bonne nouvelle au restaurant. On apporte des chocolats pour faire plaisir. Et on prépare parfois même le plat préféré de quelqu'un simplement parce qu'il traverse une période... difficile. La nourriture, elle est liée à notre histoire, à notre culture, à nos souvenirs, à nos relations. C'est pas uniquement du carburant et d'ailleurs, heureusement, ça me fait penser à une petite anecdote. Dans mon club de course à pied, un jour, j'ai deux personnes qui expliquaient comment elles s'étaient rencontrées. Donc, ces personnes-là sont voisines et un jour, une des personnes était malade et pour un peu briser la glace, l'autre personne venait d'arriver, donc un peu pour briser la glace, et connaître ses voisins, et elle a vu que cette personne était malade, elle a ramené un gâteau, et la première chose qu'elle a dit, moi quand je ne suis pas bien, ce qui me réconforte, c'est ce gâteau-là. Comme quoi c'est bien ancré en nous. Et c'est pour ça que j'aimerais encore et encore préciser que manger parfois sans avoir faim, une faim physiologique, ce n'est pas automatiquement un problème. On peut manger un morceau de gâteau parce qu'il nous fait envie, ou même prendre un dessert alors qu'on n'a pas réellement faim, ou même avoir envie de chocolat après une journée compliquée, sans que ça signifie quelque chose de profond et à réparer chez soi. Si ça n'arrive qu'une fois, ce n'est pas vraiment le problème. La question, elle devient... Plus intéressante quand ça revient. Quand ça revient de façon régulière. Parce que notre inconscient, il va modifier encore une fois ce qu'il est en train de faire avec l'état qu'il va ressentir juste après. Il va modifier cet état intérieur qui était difficile à quelque chose de plus simple à supporter. Bon, je vais te donner un exemple. Imagine, tu as une journée hyper stressante. Et depuis le matin, tu réponds aux SMS, tu as entendu dix fois « Maman, maman, maman, il est où mon shirt ? Il est où ceci ? Il est où cela ? Est-ce qu'il fait beau aujourd'hui ? » Tu dois prendre des décisions, tu dois gérer des imprévus, tu dois penser à ce que tu vas manger ce soir. Et tu vas même peut-être t'encaisser une remarque d'un collègue qui va te blesser. Et tu vas continuer parce qu'il faut bien continuer, il faut s'adapter, c'est comme ça. Et pendant plusieurs heures, tu vas te déconnecter de toi-même. Et tu vas plus forcément... prendre le temps de regarder ce que tu ressens. Tu vas fonctionner. Tu ne vas pas regarder ce que tu ressens, tu vas avancer et tu vas fonctionner. Et là, tu vas rentrer chez toi. Et tout ce qui s'est passé pendant toute la journée, ça ne va pas disparaître d'un seul coup dès que tu vas fermer la porte, non. Ton organisme, il a encaissé toute la journée. Du coup, il est fatigué parce qu'en gros, il a tenu sur sa prise toute la journée. Et il va encore ressentir cette tension. Et lui, ce qu'il va faire, pour lui procurer quelque chose d'agréable, il va aller vers la nourriture. Alors, ça ne va pas régler le problème. Ça ne va pas soigner ta tristesse, ça ne va pas déstresser ta journée. Mais manger à ce moment-là, ça va être quelque chose d'apaisant et de sécurisant pour notre cerveau et notre inconscient. Et notre cerveau va mémoriser. qu'une fois que ça recommence et que ça nous a fait du bien, que c'est la stratégie à adopter pour nous sentir bien. Notre attention, en fait, elle va se déplacer, elle va passer de notre problème jusqu'à la nourriture, et comme à ce moment-là, on va ressentir du plaisir, les circuits cérébraux qui sont impliqués dans la motivation, la récompense et l'apprentissage, ils vont rentrer en jeu. C'est ici qu'on va parler de dopamine. Alors, avec une petite précision importante, Parce qu'elle est souvent présentée comme l'hormone du plaisir, cette dopamine. Bon, c'est un peu réducteur, parce que la dopamine, en réalité, elle participe nonamment à la motivation et à l'apprentissage lié aux récompenses, mais elle contribue aussi à faire en sorte que notre cerveau, il repère ce qui a de la valeur pour nous, et ce qui pourrait mériter d'être recherché à nouveau. Alors, si je suis extrêmement stressée, et que manger quelque chose que j'adore m'apporte momentanément du plaisir, ou fait diminuer ma tension, Eh bien, mon cerveau dispose d'assez d'informations intéressantes pour reproduire cette stratégie. Et c'est là que les automatismes commencent à devenir beaucoup plus faciles à comprendre. La fois suivante, je n'aurai pas besoin forcément de mener une longue réflexion pour décider de manger. Donc, je reprends cette idée où cette journée a été épuisante. Sur le chemin du retour, d'un seul coup, ton inconscient va penser à... Un Kinder Bono ou la boulangerie dans laquelle tu vas passer. Ou j'ai des personnes qui allaient le pain au chocolat chez Aldi. Paf, ça va devenir machinalement. Et qu'est-ce qui va se passer ? Sans réfléchir, machinalement, tu vas aller soit ouvrir le packard pour prendre ton Kinder Bono, soit aller à la boulangerie ou à Aldi. C'est comme si ton inconscient à ce moment-là disait « Je peux enfin me retrouver seule après avoir tenu toute la journée et je peux manger et ça va me faire du bien. » On a cette impression. Et l'envie là, qui surgit de nulle part, t'étais en disant, ouais, j'ai une journée stressante, je prends ma voiture, il faut que j'aille chercher, et d'un seul coup, bim, cette envie, elle arrive. Et là, tu te déconnectes complètement de toi, et tu vas chercher ce qu'il y a dans le placard, ou tu vas t'arrêter chercher à manger. Alors, je ne cherche pas là, dans cet épisode, la grande explication cachée derrière chaque comportement. Ça, on peut le voir en hypnose, et c'est vraiment personnel. Mais sache que c'est une stratégie inconsciente psychologique et émotionnelle tout à fait naturelle et humaine. Maintenant, pour que ça s'arrête, il est essentiel d'aller chercher le pourquoi. Maintenant que tu as identifié que oui, peut-être que toi aussi tu te déconnectais à ce moment-là et que c'était dû à cette journée stressante. Bon, on pourrait dire et certains pourraient dire « change de boulot et ça ira mieux » , sauf que ce n'est pas si simple que ça en réalité. On ne peut pas dire merde à tout le monde comme ça sur un coup de tête, mais il y a des choses à aller chercher. Il y a les signes de soi à aller chercher, la confiance en soi, la difficulté des fois à s'affirmer ou même de prendre sa place. Bref, il y a des choses à aller voir en hypnose. Et c'est là que c'est hyper intéressant. L'inconscient, lui, mémorise tout. Et donc, si ce comportement revient encore et encore, ça veut dire qu'il a mémorisé ce comportement comme un état de bien-être avec cette hormone de la dopamine. Et donc, si on ne modifie pas ça, on continue. On ne peut pas s'attendre à un changement si on ne va pas chercher l'origine du pourquoi. Une fois qu'on a cherché l'origine, c'est beaucoup plus simple de remonter à la conscience le pourquoi du comment, et une fois que c'est remonté, on va pouvoir agir. Est-ce que j'ai besoin de me remettre en sécurité ? Et là, dans ces cas-là, on ira voir du côté du système nerveux. Ou est-ce que c'est beaucoup plus profond sur une histoire de l'enfance ? Des fois, on a été attouché, on a subi des viols, des incestes, etc. Ou parfois, on est dans une situation compliquée, pervers narcissique, que ce soit avec notre conjoint ou même au travail. Et ça, donc, du coup, on fait ce fameux pas de côté. On ne va pas chercher forcément que cette origine-là, mais c'est un peu comme la pelote de laine, on va l'étirer sur la bonne ficelle pour démêler Démêler, pardon, c'est ne. Vous voyez, j'ai fait le petit lapsus. Et donc, c'est pour ça qu'on mange quand on est stressé, triste, etc. C'est pour avoir cet effet immédiat de réconfort. Avec l'hypnose, une fois qu'on a compris d'où ça venait, on peut s'apporter d'autres sources de réconfort sans avoir à passer par la nourriture et donc culpabiliser derrière. Donc, c'est vraiment important de comprendre que, oui, la nourriture, elle peut réconforter. Et oui, elle peut faire des... plaisir, elle peut même accompagner un moment difficile, et c'est pas forcément un problème. Ce qui est bien douloureux, c'est quand cette stratégie elle prend tellement de place qu'on a l'impression de subir, de ne plus avoir le choix, puisqu'on se retrouve systématiquement avec de la honte et de la culpabilité après. Donc, l'objectif, c'est pas de supprimer nécessairement une réponse, mais d'élargir progressivement le nombre de réponses possibles. D'avoir de... le plus possible d'explications pour pouvoir agir. Parce que si vous avez déjà travaillé en hypnose, si vous avez déjà travaillé avec des kinésios, avec des énergéticiennes, ou même avec une psy, et que ça continue, c'est qu'il y a encore des choses à aller voir, des choses que vous avez mises sous le tapis et que vous ne voulez pas aller voir. Encore une fois, ce n'est pas un problème. Vous prenez le temps qu'il vous faut pour aller travailler ce dont vous avez besoin. Ne vous mettez pas la pression, c'est l'épisode de la semaine dernière, pour arriver à vos fins, petit jeu de mots, là maintenant, tout de suite. Il y a des choses, parfois, qui nécessitent du temps, de la compréhension, de la conscience pour pouvoir avancer. Et peut-être que là, le vrai problème, ce n'est pas là maintenant de perdre votre poids ou d'arrêter ces crises alimentaires, peut-être que... C'est de prendre une décision pour changer votre vie, que ce soit au niveau de votre travail, que ce soit au niveau de votre couple, ou que ce soit de manière amicale, ou tout simplement accepter de prendre du temps pour vous là, maintenant. Bref, je coupe cet épisode dès maintenant parce que je pourrais vous en parler pendant des heures de ce sujet-là. C'est pour ça d'ailleurs que j'ai créé un programme qui s'appelle Hypno-Déclic-Kilo-Emotionnel. C'est parce qu'en fait, on va voir toutes ces possibilités-là qui existent. que ce soit en termes de conscient, en termes d'inconscient, en termes de système nerveux et même en termes de réflexes archaïques. Et j'ai déjà fait des épisodes l'année dernière sur le sujet, je vous invite à aller les réécouter ou si vous êtes intéressé, n'hésitez pas à revenir vers moi pour me dire de refaire des épisodes sur le sujet. J'ai autour de moi des personnes très très très très compétentes qui pourraient vous intéresser, on pourrait échanger avec, sachant qu'au cabinet j'interviens aussi sur les réflexes. archaïque et c'est grâce à ces personnes-là que j'ai pu aller plus loin dans mes recherches vis-à-vis de la nourriture. Bref, tout est concentré dans ce programme. Si vous voulez des informations, je le mets en description de cet épisode, mais j'en parle évidemment sur les réseaux. Vous avez un petit lien, vous cliquez dessus et vous avez la page qui s'ouvre comme par magie et je vous explique tout, je vous parle de mon expérience professionnelle, tout ce que contient ce programme, tout ce que vous avez à votre disposition. Voilà, on arrive à la fin de cet épisode. Je vous remercie pour votre écoute. Je vous dis à la semaine prochaine. J'avais pris des notes il y a quelques semaines pour savoir ce que vous vouliez dans ces nouveaux épisodes. Eh bien, la semaine prochaine, on en parle justement précisément avec une de vous. Je vous dis à la semaine prochaine et en attendant, je vous fais plein de gros bisous. Salut, salut !