Speaker #0Hello à toutes et à tous ! Bienvenue dans cet épisode 3 de I am, I say, I act, le podcast qui libère ton je. Si tu ne me connais pas encore, je m'appelle Sonia Hamdi, je suis coach professionnel, facilitatrice et fondatrice d'Imsei Coaching, c'est la contraction de I am et I say. La spécialité c'est le coaching d'alignement, j'accompagne les personnes et les équipes à s'aligner avec qui elles sont vraiment. pour atteindre leurs objectifs. Et je suis ravie de vous retrouver pour cet épisode 3, qui est un épisode spécial à plein de niveaux. Déjà, il n'y a pas d'invité aujourd'hui, je suis sur un épisode solo-yolo. Ensuite, le sujet, s'autoriser à faire des erreurs, c'est un sujet complètement inhérent à ce podcast. Il est tellement inhérent au podcast qu'à la fin de cet épisode, je vais faire le point sur ce qu'il va devenir ce podcast, sur ses prochains mois. En attendant, si tu as envie de savoir pourquoi se donner le droit à l'erreur est une voie royale pour mieux se connaître, si tu portes un projet mais que tu stresses parce que tu ne veux pas tout foirer, si tu attends un signe qui te dit « ose » , eh bien reste avec moi, on a des choses à se dire. C'est parti ! Alors déjà, il faut savoir que quand je me suis lancée dans cette aventure de podcast, je me suis autorisée deux choses. 1. sortir les épisodes même s'ils n'étaient pas parfaits. Et d'ailleurs, petite anecdote, mon micro m'a lâché et là j'enregistre avec mon téléphone portable et tous les petits outils techniques qui vont m'aider à faire de cet épisode un épisode agréable pour tes petites oreilles. Et le 2, c'est donc améliorer en cours de route, ne pas me satisfaire du coup de quelque chose qui ne me ressemblait pas. Je pense que si je me suis autorisée ces deux choses, c'est parce que j'avais réalisé un truc. Un truc qui m'aide beaucoup pour ce fameux syndrome de l'imposteur dont je parle dans l'épisode 2. Ce truc, c'est que j'ai compris que comme pour tout dans la vie, tu peux faire autant de projections que tu veux, le meilleur maître, c'est l'action. Du coup, j'essaie de concevoir mon parcours d'indépendante de la manière suivante. Projeter, tester, améliorer. garder ou supprimer tout simplement tout ce qui ne me correspond pas. Alors, comment on fait pour savoir que quelque chose ne nous correspond pas ? Eh bien, on se rend compte qu'on se force en permanence pour faire comme les autres. On se plie à un cadre qui heurte certaines de nos valeurs parce qu'à tout hasard, on a acheté une formation qui nous disait qu'il fallait faire comme ça. Ou alors on se perd, c'est-à-dire que... un flou commence à s'installer dans notre identité, dans notre qui suis-je, qui suis-je quand je fais ça, je ne me reconnais pas, etc. Et surtout, parfois, on doit passer par la case test, c'est-à-dire faire et s'écouter vraiment pour ajuster et faire en sorte que ce qu'on fait s'aligne avec qui on a envie d'être. Le risque pour moi au départ, c'était de prendre un coup dans ma crédibilité. Un podcast ! imparfait, sans jingle du début, sans DA léché, sans traitement sonore poussé, dans un monde où il existe des milliers de podcasts qui font très pro, c'est ultra stressant, ok ? Et c'est là qu'on rejoint le sujet. Se donner droit à l'erreur, c'est se donner aussi le droit d'exister. C'est d'abord croire que sa voix mérite une place. Parce qu'on aura beau avoir traité un sujet des centaines de fois, tu auras toujours ta singularité dans ta manière de l'aborder. Ta voix mérite sa place parce qu'elle témoigne d'une expérience humaine unique, la tienne, tout simplement. Et elle contribue du coup à deux choses. La première, c'est honorer ta part d'humanité et deux, inspirer les autres à en faire de même. Les retours que j'ai eus sur le podcast, ils ont été... plus que positif pour ces deux premiers épisodes. Mais je dois avouer que j'ai été particulièrement touchée par ceux qui me disaient qu'ils étaient inspirés par le fait que j'avais osé me lancer sans que tout soit parfait, parfait. Que ça me rendait accessible d'une part, et que ça leur donnait une forme d'autorisation d'autre part. L'autorisation de se faire entendre eux aussi, elles aussi, sans que tout soit ultra maîtrisé techniquement. Parce que finalement, ils se sont concentrés sur le message et on aura le temps pour avoir un jingle de ouf qui fait ultra pro, je vous promets que ça arrivera mais le truc sur lequel on ne nous enlèvera pas notre expertise C'est notre expérience, notre ressenti, notre partage d'une expérience unique d'être humain, en fait. Vous êtes les experts de votre vie, tu es l'expert de ta vie. Alors, attention, bien sûr que ça ne nous dispense pas de checker les sources et de partager ce qu'on partage avec responsabilité. En fait, ça ne nous dispense pas de travailler. Ce dont je parle ici, c'est vraiment cette peur de faire des erreurs, des... et si qui nous empêche de passer à l'action. Du coup, on va examiner 5 croyances qui se cachent derrière cette peur de faire une erreur et comment passer outre pour aller à la rencontre de soi. C'est parti, les 5 croyances derrière la peur de l'erreur. La première que j'ai notée, et c'est celle qui m'a pour le coup moi parlé personnellement, c'est si je me trompe, je... perd ma crédibilité. Souvent, c'est lié à des expériences où l'erreur était sanctionnée, ridiculisée. Je pense que ça fait aussi écho à cette espèce de syndrome, le fameux syndrome LinkedIn, où tout le monde montre sa réussite et du coup, on a l'impression que nous, on est le dernier des nuls et que du coup, on doit faire tout parfait comme la personne qui trime depuis 10 ans pour avoir ce résultat absolument professionnel ouf. bien léché, etc., qui est passé aussi par toutes les étapes qu'on est en train de passer, et de se comparer à cette personne-là. Je pense que ça vient aussi de là. Et du coup, on confond crédibilité avec images sans faille, en perdant de vue que les personnes pour en arriver là, elles ont bossé, elles aussi. Elles aussi, elles se sont trompées, elles aussi, elles ont douté, elles aussi, elles ont travaillé. Et du coup, il y a une forme de logique, de contrôle externe qui se met en place. c'est que... En fait, notre valeur dépend d'autrui, du regard d'autrui, du travail d'autrui, etc. Alors la clé de dépassement, c'est de travailler sur le locus de contrôle interne. En d'autres mots plus simples, recentrer la crédibilité sur la cohérence entre tes valeurs et ta capacité à apprendre plutôt que sur une absence d'erreur. Tu peux, si tu considères que tu as fait une erreur qui a nuit à ta crédibilité selon toi, noter. Qu'est-ce que cette situation a montré de tes ressources d'adaptation, de résilience, d'apprentissage ? Qu'est-ce que tu as continué à faire avec ça ? La deuxième croyance limitante, qui est très répandue aussi, c'est « les autres vont me juger » . Et c'est une peur légitime, dans le sens où le besoin de validation, il ne faut pas oublier que c'est un besoin essentiel de l'être humain. C'est une peur sociale archaïque. L'exclusion du groupe menaçait la survie. C'est inscrit dans notre ADN. Aujourd'hui, ça se traduit par la peur d'être mal vu, d'être exclu, d'être rejeté. Du coup, on projette sur l'autre un regard, souvent, qu'on porte déjà sur soi. Ça vous parle, ça ? Derrière cette croyance, il y a souvent un fort juge intérieur. C'est le tribunal à l'intérieur de notre tête. Il y a un outil ici qui peut t'aider, c'est ce que j'appelle moi le recadrage narratif. C'est, tu vas identifier une situation passée où tu as jugé quelqu'un, et tu vas réaliser que tu étais en fait plus concentré sur ta propre peur. C'est une projection de ta propre peur que tu as mis sur cette personne, et ça, ça va te permettre de relativiser la place réelle du regard des autres. Si une personne te juge pour ce que tu es en train de faire, parce que c'est... considère que ce n'est pas assez bien, que ce n'est pas assez parfait, du projet de qu'elle se dit « Oh là là, regarde, oser faire un podcast qui n'est pas parfait, parfait » , certainement que cette peur, c'est une projection de sa propre peur à elle, et non pas d'un jugement de ce que toi, tu es en train de faire, d'un jugement de valeur, de ce que toi, tu es en train de produire. Troisième croyance limitante, si ce n'est pas parfait, ça ne vaut rien. Ça, c'est le perfectionnisme. comme mécanisme de protection. Si je fais parfaitement, personne ne pourrait me critiquer, il n'y a rien à dire. C'est une stratégie de contrôle pour éviter de se montrer vulnérable. Le perfectionnisme, en fait, c'est trop bizarre, mais il va repousser l'action pour protéger ton égo, mais il va finir par nourrir une forme d'inaction, et du coup, cette forme d'inaction va nourrir une insatisfaction, et ça va produire un impact sur ton estime de toi. La clé de dépassement ici, c'est de passer d'une logique de performance à une logique de progression. Je te propose de redonner de la valeur à l'expérimentation et au feedback. plutôt qu'à la perfection. Et de toute façon, parfait, ça veut dire quoi ? La perfection, c'est quoi ? Pose-toi la question. La perfection, c'est faire comme telle personne ? La perfection, c'est quoi ? Qu'est-ce que ça protège ? Qu'est-ce que ça vient chercher chez toi ? Comme on dit, le mieux est l'ennemi du bien. Et du coup, tu vas identifier la version suffisamment bonne d'un projet qu'il existe. Quatrième croyance. Une erreur dit quelque chose de moi. Deux points, je suis incompétent, je suis incompétente. Bon, là aussi, on peut se dire que ça vient peut-être d'un héritage passé. Bon, là, il y a un amalgame entre identité et action qu'il va falloir démêler absolument. J'ai raté égale je suis raté. Non, parce que là, tu alimentes ton syndrome de l'imposteur et tu empêches de dissocier qui tu es de ce que tu fais. Du coup, ici... Je te propose de considérer ce que toi tu estimes comme une erreur, comme l'opportunité d'avoir un feedback d'apprentissage, et pas comme un verdict identitaire. Ce que tu peux faire aussi, c'est tenir une forme de journal de tes actions, et après chaque difficulté, tu écris ce que l'événement a dit de la situation, et non pas de toi. Et enfin, la dernière croyance limitante qu'on va aborder, peut-être qu'il y en a d'autres, et n'hésite pas à me les partager, Mais celle que j'ai notée en dernier, c'est « je dois savoir avant d'agir » . Moi, j'appelle ça le complexe du sachant. Là, c'est le truc qui te dit « pour parler, il va falloir que j'ai une connaissance scientifique du sujet » . Alors qu'il y a un truc que je me suis dit récemment, c'est que même la science, c'est ce qu'on sait à l'instant T d'un sujet. Donc là, c'est vrai que ça m'a aidée à produire un peu ce déclic vers autre chose. Le truc, c'est que cette croyance, elle bloque l'action par peur de l'incertitude. Et là, ce que je te propose, c'est de partir sur une logique plutôt expérientielle, de prendre l'action comme terrain de connaissance ou de partage ou d'apprentissage. J'agis pour comprendre et je comprends en agissant et au contact des autres qui vont m'enrichir. Et là, tu peux te fixer des micro-expérimentations, sans te dire que c'est des objectifs qui doivent être parfaits. Tu peux te dire, je vais faire des expériences. Alors, tu l'auras compris, ces cinq croyances partent toutes d'une intention de protection, toujours. Protéger son image, son appartenance, son estime de soi. Mais cette protection, elle peut finir par devenir une prison, que ce soit clair. Bien sûr qu'il y a... aucune injonction à quoi que ce soit. Tu es libre d'oser quand tu seras prête, quand tu seras prêt. Le rôle du coaching, c'est de remettre de la conscience derrière ça, de distinguer ce qui est réel de ce qui est une croyance, de transformer l'erreur en matière vivante et de réhabiliter l'action comme un espace d'apprentissage. Et du coup, se donner le droit à l'erreur, c'est se donner le droit à grandir, à une identité en mouvement. se donner le droit d'aller à la rencontre authentique avec soi. Et ça, c'est une parfaite transition pour que je te parle de ce que va devenir le podcast dans ces prochains mois. Alors ce podcast, je l'ai appelé « I am, I say, I act » , le podcast qui libère ton « je » , J-E. Parce que c'est vraiment ça l'idée pour moi, c'était de créer un espace où je peux libérer ma voix, où je peux explorer mon identité. J'explore des sujets qui font partie de mon chemin perso. Donc, l'idée, c'est grandir, avancer et partager ça avec toi. Et pour moi, se donner droit à l'erreur, là, me donner droit à l'erreur, c'était une liberté non négociable. Parce que si je m'interdis de me tromper, je m'interdis aussi d'explorer. Et ce podcast est justement ce fameux terrain d'exploration dont je parlais tout à l'heure. Alors tout à l'heure, je disais que c'était un épisode spécial. Oui, c'est un épisode un peu spécial parce qu'il est un peu différent des autres. Mais ce n'est pas un hors-série, c'est juste une suite logique. L'épisode 1, c'était sur l'identité. L'épisode 2, sur le syndrome de l'imposteur. Et aujourd'hui, j'ai croisé les deux sujets. Se donner le droit à l'erreur, c'est un chemin vers soi. Et ce chemin, on va le continuer ensemble. À partir de maintenant, je publierai... un épisode chaque mois, un épisode solo, comme celui-ci, et en alternance, un épisode avec un invité pour creuser un sujet, toujours avec ce fil rouge de la libération du « je » , de la connaissance de soi, du chemin vers soi. Alors voilà, on arrive déjà à la fin de cet épisode. Je voulais te dire que se donner le droit à l'erreur, ce n'est pas seulement accepter de se tromper, c'est accepter d'exister, d'avancer, d'apprendre. Et peut-être que ta prochaine étape, ce n'est pas d'attendre la perfection, c'est peut-être d'oser un premier pas, même imparfait. Du coup, j'aimerais te laisser avec une question. Si tu t'autorisais... une seule erreur cette semaine laquelle te rapprocherait un peu plus de toi. Prends le temps d'y penser. Et si tu veux, viens partager ta réponse avec moi. Je serais ravie d'en discuter avec toi. En tout cas, je te remercie d'avoir passé ce moment avec moi. Tu ne l'avais peut-être pas vu comme ça, mais si tu as écouté jusqu'au bout cet épisode et qu'il t'a parlé, c'est que mon invité spécial, c'était toi. Et du coup, tu peux le partager à une personne à qui ça ferait du bien. Ouais ! cette personne-là à qui tu penses là, en premier, ouais, celle-là, tu peux lui partager. Et si tu veux continuer ce chemin avec moi, abonne-toi pour ne rater aucun épisode. Le prochain épisode, ce sera un épisode avec une invitée. On ira encore un peu plus loin sur le chemin de la libération du jeu J.E. Et petit spoil, on va parler d'émotions. D'ici là, prends soin de toi, et je te dis à tout bientôt.