- Speaker #0
Bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans Il était une Boîte, le podcast du Bon Ouvre Boîte. Ici, on donne la parole à celles et ceux qui Entreprenent avec du sens, du cœur et un vrai impact social ou environnemental.
- Speaker #1
Et aujourd'hui, Alain, on part à la rencontre de Mishael, un entrepreneur inspirant, originaire du nord-ouest du Mexique, arrivé en France en 2017. Il a créé un projet où la cuisine devient un outil d'intégration et de solidarité.
- Speaker #0
Oui, Eric, et à travers le nombre 3. Fantastique cantine digitale, Mishaelrassemble les gens autour d'une même table et transforme les parcours de vie en parcours d'espoir. Salut Mischael, bienvenue dans "Il était une boîte" et surtout merci de nous recevoir dans ton labo sur Montreuil.
- Speaker #2
Salut Alain, Eric, merci pour l'accueil.
- Speaker #1
Alors Mishael, on va revenir un peu en arrière. Qu'est-ce qui t'a donné envie de te lancer dans l'entrepreneuriat food ici en France ?
- Speaker #2
Comme vous l'avez dit, moi je suis arrivé en France le 1er janvier 2017 pour faire un master en business à l'EDEC. Mon objectif c'était de rentrer au Mexique ou bien au Canada où j'avais vécu un an à Montréal et qui a bien aimé. Mais je suis tombé amoureux de la France. Donc j'ai fait mes études à Nice. Je suis déménagé à Paris fin janvier 2018. pour continuer la recherche d'emploi après les études. Depuis quelques mois, je me trouvais sans emploi et je me suis dit qu'est-ce que je pouvais faire pour rester en France. C'est à ce moment-là qu'il a pris la décision de me lancer dans la cuisine, commencer à cuisiner. Il a parlé à Bertrand, qui était un mentor qu'il avait à l'époque. C'est lui qui m'a accompagné à tout début de mon aventure. Pour créer, il m'a aidé à organiser des dégustations avec ses proches pour voir quelles sont mes préparations, si ça peut être attirant pour le palais français ou pas. Et ça m'a aidé beaucoup pour adapter mes plats au palais français.
- Speaker #0
Donc, tu as créé des restaurants par la suite ?
- Speaker #2
Non, bon, depuis ça, j'ai décidé, j'ai pris la décision de commencer à cuisiner, parce qu'il y avait de bons retours de cette dégustation. Donc, je me suis lancé à la recherche d'un associé, parce qu'à l'époque, mon français même, bon, maintenant, il y a un accent très fort, mais avant, c'était encore pire. Pas seulement l'accent, mais je ne parlais pas le français comme je le parlais. Donc je n'étais pas à l'aise non plus. Je n'étais pas en sécurité quand je parlais le français. Je parlais à l'époque, je me débrouillais en anglais. Donc si on fait, c'est tout en anglais ou en espagnol. Donc j'ai trouvé un associé qui parlait l'espagnol et le français et l'anglais aussi. Donc on pouvait se communiquer sans problème. Donc c'est à ce moment-là qu'on a créé, qu'il a décidé de me suivre à la création de ma première boîte qui s'appelle Pascuala. Et c'est Pascuala parce que c'était ma façon de rendre hommage à ma grand-mère, que c'est d'une façon elle qui m'a cultivé la passion pour la cuisine.
- Speaker #0
Michel, on sent que ton histoire familiale t'inspire énormément. Tu as créé le nombre 3. En hommage à ta maman, c'est bien ça ?
- Speaker #2
Oui, c'est ça. C'était ça, la première aventure, c'était Pascuala, en septembre 2018. On a clôturé la société juste avant la COVID, en janvier 2020. Après, j'ai commencé à cuisiner de nouveau, mais en tant qu'auto-entrepreneur. En juillet 2021, j'ai créé Le Nombre 3. C'était en honneur de ma mère cette fois-ci. Le nombre 3 en espagnol, c'est-à-dire le numéro 13, qui est le petit village où ma mère est née, au Sinaloa, au nord-ouest du Mexique. Quand j'ai créé le nombre 3, je venais de rentrer au Mexique après le décès de ma mère, qui s'était passé en avril 2021. Donc c'était après ce moment-là,
- Speaker #1
c'est pour ça qu'il a choisi le nom. Sonel Soignant, et c'est un peu là que ton aventure avec l'économie sociale et solidaire a commencé, non ?
- Speaker #2
Maintenant que je le vois en rétrospective, oui, on peut dire que c'était à ce moment-là que ça a commencé, et que j'ai commencé à créer un peu plus de conscience pour l'aspect social et solidaire, qu'est-ce que je voulais faire. Pendant le confinement, tout s'est arrêté, moi j'étais dans mon studio à l'Élila. Il y avait un client qui collabore toujours ensemble. Ce client, c'est la fondatrice. Elle m'a appelé un jour pour me dire si j'étais intéressé à cuisiner pour le personnel soignant. Donc, j'ai dit oui. Dans mon studio, j'ai commencé à cuisiner de nouveau, plutôt pour le personnel hospitalier, pour la protection civile, les pompiers, etc. Et à bout d'une semaine, il a commencé à y avoir plus de commandes. J'ai contacté un ami colombien. C'est lui qui venait d'ouvrir un petit restaurant à Voltaire. Donc, je lui ai donné l'espace pendant qu'il n'utilisait pas pour cuisiner pour les personnes en soignants. Donc, ça m'a permis de cuisiner pendant tout le confinement. Donc, oui, c'était un période particulière parce que je ne pouvais pas me faire libre. C'était Frédéric, la madame avec qui je vivais en colocation à l'époque, Frédéric Alexander, qui m'a prêté son voiture pour faire les courses le matin, après, tôt le matin, pour aller chez le métro, après, la cuisine, pour faire les préparations, et après, faire les livrets. C'était un période compliquée, mais oui, c'est vrai que c'était à ce moment-là que s'est installé cet espoir de faire quelque chose pour la société. et aussi de donner un peu de la chose que les autres m'ont donné à moi aussi. Parce que ce n'était pas une chose qu'elle a faite seule. Par exemple, je parle de Frédéric Alexander qui m'a accompagné. Il m'a prêté sa voiture pour faire les courses, etc. Et ça n'a aucun bénéfice pour lui. Je parle économique, c'est seulement pour m'aider. Et aussi ma amie qui m'a donné son petit resto, sa cuisine. Je me sentais que les personnes m'aidaient, donc pourquoi pas, je ne vais pas faire la même chose.
- Speaker #0
Michel, c'est une belle illustration de ce que tu dis souvent, créer du lien autour de la nourriture. Et justement, pour avancer dans ton projet, tu n'as pas fait ce chemin seul. Aujourd'hui, tu es accompagné par LaRouche, un réseau qui soutient les entrepreneurs à impact. Comment cet accompagnement t'aide concrètement à faire grandir ton projet ?
- Speaker #2
Depuis septembre, je suis accompagné par La Ruche pour développer, comme j'avais évoqué, j'ai créé le nombre 3 en juillet 2021. La prochaine étape de mon projet, c'est de lancer la marque Tastii. C'est une cantine solidaire et responsable pour des entreprises. C'est une plateforme pour les repas d'entreprises et un service traiteur. Donc, j'ai postulé à La Ruche. C'est Khoumba Darra qui m'a mis un peu en relation, qui m'a parlé de La Ruche. J'ai rencontré un événement pendant l'été. C'est elle qui m'a parlé de La Ruche. Donc, j'ai candidaté pendant l'été. Donc, je suis passé le 15 septembre et le 17 septembre, j'ai été sélectionné. Donc, ça a démarré le 22 septembre. Et comment est-ce que l'accompagnement m'a aidé ? C'est déjà le développement de la marque Tasty, qui est la première étape de mon projet, que je travaille en ce moment, la plateforme, comme je l'ai dit. Et une prochaine étape, c'est la création d'une école culinaire. pour aider les personnes en précarité à se réintégrer au milieu de travail. Donc, j'ai un visage avec cette école, au centre de formation, c'est de former les personnes qui voulaient utiliser la cuisine comme un milieu pour s'en sortir, pour avancer dans la vie. Un peu comme la cuisine m'a aidé à moi, au moment où je n'avais pas de travail, que je me trouvais sans travail, c'est la cuisine qui m'a aidé à m'en sortir. Donc, je voulais utiliser le même schéma, on va dire, entre guillemets, pour aider les autres. Et aussi parce que je vois qu'il y a un besoin dans le milieu de la restauration. Il y a besoin de personnel, il y a besoin de main-d'oeuvre qualifiée. Donc il faut former les personnes, que ça peut être des demandeurs de refugieux, ça peut être des personnes victimes de violences domestiques, ça peut être n'importe quelle personne avec des problèmes de troubles mentaux aussi. Donc ça peut être n'importe qui, mais que vous voulez se former, se faire une sortie. C'est mon objectif, donc de les aider à trouver un travail ou bien de les aider à se lancer dans l'entrepreneuriat. Et pour ça, il y a un visage aussi à la création d'un centre de coworking, une cuisine partagée, pour les personnes qui voulaient se lancer dans l'entrepreneuriat, qui pouvaient faire ces préparations dans cet espace de coworking. Et après, on peut les aider aussi à commercialiser ces premières préparations sur la plateforme. Et ça n'empêche pas qu'ils pouvaient trouver des clients ailleurs. Mais au moins, sur la plateforme, ça pouvait être un premier levier pour faire la vente. Donc c'est pour ça que la première étape, c'est la plateforme, après l'école, après l'espace de coworking, la cuisine partagée. Et c'est sur ce projet qu'il a candidaté à La Rouge. Et je pense que c'est le bon endroit pour me faire accompagner.
- Speaker #1
Tu as connu des débuts un peu seuls, des tâtonnements, des doutes ? Qu'est-ce que ça change pour toi d'avoir un écosystème autour de ton projet aujourd'hui ?
- Speaker #2
Effectivement, je trouve en titre personnel que l'entrepreneuriat c'est un peu isolant. On a une tendance à s'isoler, au moins c'est ça qui a passé pour moi. Donc en ce moment, je me sens plus seul, je me sens entouré par un environnement d'entrepreneurs, par un groupe d'entrepreneurs qui nous aide entre nous. pour avancer notre projet.
- Speaker #0
Tu es convaincu et nous aussi qu'on ne réussit jamais seul. Et dans ton cas, la solidarité est même au cœur de ton activité. Tu accompagnes des personnes réfugiées en situation de précarité ou de réinsertion.
- Speaker #2
Oui, c'est ça. En ce moment, j'accompagne une personne à avoir son titre de seigneur. Il est arrivé en France en tant que... refouillé. Donc, je l'accompagne pour le titre. J'accompagne aussi une personne qui est victime de violences familières. Donc, je fais tout ça à petite échelle avec les ressources qu'il y a. Comme je peux. Même si parfois c'est un peu compliqué. Mais c'est ma... C'est ma façon de rétribuer un peu.
- Speaker #1
Alors justement, on va en parler parce qu'au-delà de la cuisine, ton quotidien d'entrepreneur, c'est un vrai mélange d'engagement et de travail.
- Speaker #2
Oui, oui. De plus en plus, je sens que je m'engage à d'autres activités. Donc c'est comme si on va dire un événement, mais dans un autre, etc. Hier, j'étais... J'étais bénévole pour une association contre la lutte du cancer, pour l'Octobre Rose. Donc, comme vous pouvez constater, il n'y a pas qu'une seule cause qui m'appelle, qui me parle. Il y a plusieurs. J'ai l'envisage aussi de collaborer avec des associations qui aident les personnes avec des troubles mentaux. Enfin. En tant que migrant, je comprends, parce qu'à la fin même, si je suis arrivé en France comme un expat, je ne suis pas un migrant économique per se. Je suis venu ici pour faire mes études. À la fin, je suis resté. Mais je suis un migrant, à la fin. Je suis un migrant comme il. Il y a eu la chance de m'intégrer à la société française. Et tous, on a le droit de faire la même chose, puisqu'on voulait apporter quelque chose à ce pays.
- Speaker #1
Concrètement, une journée de Mishel, ça ressemble à quoi ? Entre les fourneaux, les démarches administratives, les projets solidaires ? Comment tu t'organises ?
- Speaker #2
Bon, chaque journée, c'est un peu différent, mais c'est les badrouilles. Ça, c'est sûr. Je me lève normalement à 27 heures. Donc, je lis un peu. C'est un moment, je suis en train de lire un livre qui s'appelle Lydie, de Richard, oh j'ai oublié son nom de famille, mais c'est l'auteur, un politicien, qui vient d'entrer en panthéon, panthéonisé, mais j'ai oublié son nom de famille. Mais bon, c'est un livre très intéressant, que ça me touche aussi, parce que ça parle aussi d'une façon de migration. Il raconte l'histoire de sa grand-mère, de sa mère, comment est-ce qu'ils sont arrivés en France, qu'ils venaient d'Europe de l'Est, qu'ils sont arrivés en France et comment est-ce qu'ils sont sortis. Donc c'est un sujet que je trouve très intéressant, très riche. Donc c'est un peu la lecture, c'est la douche, le petit-déjeuner, sortir, passer à la cuisine. Si il n'y a pas d'autres rendez-vous, c'est passer à la cuisine, après passer au bourgo dans les vingtièmes. On va bientôt déménager à partir du 1er novembre, on déménage à La RUCHE, à l'espace de coworking qu'on a. Donc, travailler un peu avec les... Il y a deux alternants avec moi pour l'aspect commercial et un autre alternant pour l'aspect gestion, tout le parti gestion comptable, administratif. Donc, de travailler avec ils, de faire, donc, j'ai fait des allers-retours à la cuisine, au bureau, aussi s'il y a des rendez-vous ou bien des événements networking, parce qu'en ce moment, j'ai fait pas mal de recettes, donc, de networking, de rentrer chez moi vers 20h, 21h, et si ça dépend, si je suis fatigué ou non, de prendre des dîners déjà, des dîners. de faire continuer des activités administratives ou pas, ça dépend. Mais chaque journée, c'est très différent, c'est très enrichissant. Et une chose que je n'ai pas dit, moi, ça fait trois mois que je ne fais pas, mais normalement, je fais aussi des crossfit, je reprends sept semaines, donc ça me prend une heure dans la matinée. Normalement, je vais une heure de la matinée, on sort de l'espoir à Montreuil. Ça, c'est une activité très importante pour moi aussi. C'est un moment à moi. C'est le moment que je trouve pour moi de me faire plaisir.
- Speaker #0
Il fait bien plus que diriger une entreprise. Tu tends la main à des gens en situation très difficile. Des demandes en asile, des personnes sans papier, des femmes victimes de violences. Qu'est-ce qui te pousse à t'engager autant ?
- Speaker #2
Je trouve qu'il y a une sensibilité pour ce type de cause. Je ne peux pas entendre, par exemple, la personne victime de violences. Je l'accompagne parce que quand on m'a parlé de sa situation, de ce qu'elle est en train de vivre. Je ne peux pas rien faire. Donc, qu'est-ce qu'il a dit ? Ok, toi, si tu sais cuisiner, quelles préparations tu peux faire ? Dans ma cuisine, c'est à ta disposition. C'est à toi de chercher les clients. Et si toi, tu me dis, tel jour, je vais passer parce qu'il y a des commandes, tu peux passer, tu fais tes préparations dans ma cuisine, comme ça, tu es dans un environnement plus propre. Même moi, je fais les commandes de la viande, des différents produits, des ingrédients que tu as besoin. Comme ça, tu vas faire des économies aussi, parce que moi, je peux trouver, avec les prix que je négocie avec mes fournisseurs, ton marge peut être plus haute. Donc, c'est plutôt ça. Il y a certaines situations que je ne peux pas laisser passer. Il y a des autres, comme je parlais de les refugier, des mandats d'asile, que oui, parce qu'en tant qu'immigrantes aussi, ça me touche, mais il y a des autres qui sont simplement... On ne peut pas rien faire quand on attend de certaines situations que les gens traversent, que sont compliquées.
- Speaker #1
Et malgré tout ça, tu continues à développer ta marque Tasty, cantine digitale. Comment fais-tu pour garder cet équilibre entre ton engagement social et la viabilité économique ?
- Speaker #2
C'est un peu compliqué. Si dans le point, c'est mon mot de chercher l'équilibre, comment est-ce que je peux faire ? Mais déjà, je pense que c'est faisable. Donc, c'est un questionnement. Tous les jours, je me pose des questions. Mais ce n'est pas mettre en question. C'est me questionner ce que je peux faire pour avancer, pour faire ma marque. rentable pour trouver le client. Comment est-ce que je vais le trouver ? Je répète, ce n'est pas me questionner les choses que j'ai faites, mais surtout comment je vais les faire pour sortir, pour avancer. Et je sais que c'est ça qui va me permettre de pouvoir accéder ou pouvoir aider d'autres personnes. Oui, c'est un combat de tous les jours. Chercher la rentabilité parce qu'on... de trouver des clients qui ne voulaient pas payer aussi les forfaits ou les tarifs qui ne sont pas trop hauts, mais c'est une négociation avec des clients, etc. Donc oui, c'est un combat de chaque jour et on va s'en sortir.
- Speaker #0
Tu as une vision, c'est ton école. C'est un rêve fort, formé, réinséré par la cuisine. Tu peux nous raconter à quoi elle ressemblera ?
- Speaker #2
Bon. J'ai des rêves. Parce que moi, je suis un rêveur. Mais je suis un rêveur qui est quelqu'un qui a des rêves, mais qui fait tout pour les concrétiser. Même si ça va me prendre du temps. Moi, le projet Tasty, c'était mon rêve l'année 2018, quand j'ai commencé. Donc ça m'a pris du temps. Mais c'est à ce moment-là que j'ai commencé à le faire. Donc, je me suis dit, je ne vais rien lâcher, ça va prendre du temps, mais je vais y arriver. Dans ce temps-là, après, je commence à le faire, à créer ma marque, à le lancer, donc lancer la plateforme. Donc, c'est un peu la même chose, comme je vois les choses, un peu pareil pour cette école. Moi, j'ai l'ambition de trouver un local, ici, dans le 93, où je suis enclé. À la fin, il n'y avait que 5 ans à l'Élila, dans les 93, mon labo c'est à Montreuil, 93. Donc l'année prochaine, en 2026, on va commencer à chercher un espace que ça puisse servir, une école. Donc on pourrait accueillir tout type de personnes, de tout type d'origine, d'orientation sexuelle, etc. Donc, d'avoir des formateurs pour les former et les aider à la recherche de travail. Donc, pour moi, c'est d'avoir des courses de cuisine, mais pas que ça. Aussi, d'avoir des cours de langue, de français, pour les aider à la réinsertion. Parce que si on parle de migrants, la plupart ne parlent pas le français. C'est hyper limité. un peu ça aussi, d'avoir les deux choses en même temps. Et même pour les langues, avec mon cuisinier, mon équipe de cuisine sont des migrants, sont des gens qui sont arrivés en France en train de refugier. Et avec le cuisinier, le chef de cuisine, on travaille ensemble depuis 200, bientôt 300. Donc avec lui, on commence à discuter pour créer une école de langues. de français pour faire apprendre à la communauté bangladeshi à tous les bouts à parler français et mais ça je les vois comme un projet taluico moi c'est la personne qui l'accompagne maintenant qu'elle commence à avoir un peu plus on va dire de relation avec la rouge qui commence à savoir aussi comment ce que c'est parce les choses qu'on peut faire pour s'établir une association etc de l'aider à lui à créer sa propre association sa propre école Mais avec mon soutien, mon accompagnement. Ce n'est pas un projet qu'à moi, c'est un projet qu'à eux. Mais moi, j'ai vu que c'est lui qui est le leader de ce projet. Et moi, être à son côté, c'est ça. Mais ça n'empêche pas que je voulais, dans le centre de formation culinaire, avoir aussi des leçons de français.
- Speaker #1
C'est un projet magnifique, Michael. On sent que tout ce que tu fais, c'est pour créer du lien.
- Speaker #0
Avant de se quitter, on a envie de savoir quels sont tes prochains défis. Qu'est-ce qu'on peut te souhaiter pour la suite ?
- Speaker #2
Le prochain défi, c'est de lancer la marque Tasty. C'est déjà lancé, mais lancer la plateforme, que ça se passe en novembre, la fin de l'année. Et surtout d'être prêt pour la rentrée de janvier. On fait toujours la prospection des clients, c'est mon principal défi en ce moment. Il faut développer le modèle de business pour trouver un équilibre entre l'aspect économique et l'aspect social. Je pense que c'est plutôt ça mon défi, de faire comme un avocat il y a quelques minutes, de trouver la viabilité économique et la viabilité sociale.
- Speaker #1
Et si nos auditeurs veulent suivre ton aventure ou te donner un coup de main, peuvent-ils te retrouver ?
- Speaker #2
Déjà sur le site web tasti.com, c'est un cantine en gallier, un cantine digital, c'est une plateforme de livraison de repas des entreprises et créateurs solidaires. Déjà sur la plateforme ou sur mes réseaux sociaux comme Misaël Palma sur Instagram, TikTok et LinkedIn.
- Speaker #0
Et pour finir, la question signature du podcast. Pour nos auditeurs, si certains hésitent encore à se lancer, quel conseil tu leur donnerais ?
- Speaker #2
De se lancer, de ne pas hésiter. Parfois, on a une tendance à se poser des questions, de se mettre en question. Si les choses qu'on fait sont les bonnes, si ce n'est pas la bonne décision. Mais la seule façon de savoir si on a pris la bonne décision, c'est de les prendre, de les faire. Et d'aller, d'oser aller, d'oser faire. Et je pense que c'est la seule façon de découvrir si on a pris la bonne décision, si on continue à avancer.
- Speaker #1
Un grand merci Michel pour ce témoignage sincère, émouvant. Tu nous rappelles qu'entreprendre, c'est avant tout une histoire d'humain.
- Speaker #0
Oui, merci à toi Michel et plein de succès pour la suite de Tasty et du numéro 3. On espère te revoir très bientôt. Vous tourne un bon plat à partager.
- Speaker #2
Merci à vous.
- Speaker #0
Bon, Michel, on te laisse la voix de la fin.
- Speaker #2
Bon, déjà, merci beaucoup pour l'accueil, pour cet épisode. Et un message que je veux transmettre aux personnes qui veulent s'entreprendre, de se lancer et de ne pas hésiter à faire des choses. Aussi, de l'entrepreneuriat social qu'il y a, même si on est en France, un pays développé. Il y a beaucoup de choses à faire. Donc on peut aider les gens, pas seulement... Il y a beaucoup de personnes en précarité qu'on peut accompagner. Donc on n'est pas osé faire les choses, les bonnes choses. Et parce qu'on est plus nombreux, quoi, les personnes qu'on voulait faire de bien que les personnes malades.
- Speaker #1
Merci pour votre écoute. On se retrouve le mois prochain pour un nouvel épisode d'Il était une boîte.
- Speaker #0
Oui Eric, nous nous retrouverons le 15 janvier avec Gérard et Donil. On a fait une start-up innovante qui nous aide à manger sainement et facilement nos 5 fruits et légumes par jour. En attendant ce nouvel épisode, nous vous invitons à nous suivre sur notre page LinkedIn pour ne rien manquer de nous accueillir. Sous-