- Speaker #0
Entreprendre, ce n'est pas seulement créer une entreprise, c'est souvent chercher une autre manière de travailler, de coopérer, d'apprendre et parfois même de transformer la manière dont les organisations fonctionnent. Bienvenue dans « Il était une boîte » , le podcast d'une bonne ouvre-boîte qui donne la parole à celles et ceux qui entreprennent autrement, avec du sens, du cœur et un vrai impact social ou environnemental.
- Speaker #1
Et aujourd'hui Alain, nous enregistrons depuis CY Entreprendre, au cœur de la turbine de Sergi Pontoise, un lieu où naissent et grandissent de nombreux projets entrepreneuriaux.
- Speaker #0
Et notre invité du jour a choisi un terrain un peu particulier pour parler d'entrepreneuriat. de management ou encore de santé mentale au travail, le jeu.
- Speaker #1
Oui, parce que parfois, pour parler de sujets sérieux comme la qualité de vie au travail, les décisions stratégiques ou la coopération dans une équipe, le meilleur moyen, c'est de jouer.
- Speaker #0
Entrepreneur, conceptrice de dispositifs pédagogiques et formatrice, elle accompagne depuis des années celles et ceux qui veulent passer de l'idée à l'action. Aujourd'hui, elle développe Eureka Games, des expériences ludiques qui transforment la formation en véritable. terrain d'expérimentation.
- Speaker #1
Nous sommes très heureux d'accueillir aujourd'hui Maïmouna Bécart.
- Speaker #0
Bonjour !
- Speaker #1
Ton parcours traverse plusieurs univers, entrepreneuriat, accompagnement d'entrepreneurs, conception d'outils pédagogiques. Quand tu regardes ton chemin, aujourd'hui, quelles ont été les grandes étapes qui t'ont construite comme entrepreneur ?
- Speaker #2
Alors je vais essayer d'être succincte, c'est pas évident. Donc si je devais résumer un peu mon parcours, je dirais que je suis animée. Enfin tout ce que je fais aujourd'hui, je le fais par passion et par désir de transmission. Il faut savoir que je suis arrivée en France il y a maintenant un peu plus de 30 ans pour mes études et je n'ai plus quitté la France au début. Au départ, l'entrepreneuriat, c'était un monde très, très inconnu pour moi. Je suis arrivée pour devenir actuaire. Donc, pour ceux qui ne connaissent pas le mot actuaria, c'est un mot un peu pompeux pour parler de tous ceux qui calculent le risque en entreprise, notamment dans les assurances et les banques. Donc, un métier qui me plaisait énormément à l'époque, mais il me manquait quelque chose, l'utilité sociale. Aujourd'hui, on appelle ça l'utilité sociale, le besoin d'utilité. sociale et c'est comme ça que je suis arrivée à l'entrepreneuriat. J'avais à l'époque une passion la cuisine et j'ai décidé de retourner sur les bancs de l'école pour faire un CAP en cuisine et ouvrir un restaurant éthique et solidaire. Et c'est aussi comme ça que j'ai découvert ce que c'était que l'impact, l'impact social car avec ma première entreprise Dinogo. Le restaurant Éthique et Solidaire, j'ai eu la joie de créer de l'impact à travers de l'insertion professionnelle, à travers du lien intergénérationnel. Et ça a été cette première aventure entrepreneuriale qui m'a démontré que j'étais faite pour ça. Donc quand j'ai arrêté, quand j'ai fermé ma boîte, ma première boîte, je me suis demandé comment continuer à avoir cet impact sur la société. Et naturellement, je me suis dit, pourquoi pas accompagner de futurs entrepreneurs qui veulent eux aussi, elles aussi, changer le monde, construire des choses et les aider à peut-être ne pas faire les mêmes erreurs que moi. Et voilà comment je suis arrivée à l'accompagnement et la formation à l'entrepreneuriat. Donc ça fait maintenant plus d'une dizaine d'années que j'accompagne, que je forme. de futurs entrepreneurs, des dirigeants, des organisations au service de la performance de leur entreprise, au service de la transformation sociétale et managériale. Et dans ce cadre-là, à force de former, d'accompagner, je me suis rendue compte qu'en intégrant des outils ludiques dans les parcours pédagogiques, Eh bien... ils captaient beaucoup plus vite. Dès qu'il y avait un ancrage un peu émotionnel de l'immersion, ils se projetaient beaucoup mieux dans les situations. Et c'est comme ça qu'est né Eureka. Eureka qui est une collection de serious games, de jeux immersifs. J'insiste sur le mot immersif parce que c'est vraiment l'atout de ce concept. C'est qu'on plonge... les participants dans des situations fictives. Ils incarnent des personnages, des entrepreneurs fictifs et ils vivent des situations, des dilemmes qui les poussent à prendre conscience de certaines choses et à s'approprier un peu mieux les concepts.
- Speaker #0
Est-ce qu'il nous rencontre une expérience personnelle ? Nourrit cette vocation à la fois d'aider les autres à entreprendre et aussi les aider à apprendre autrement.
- Speaker #2
Alors une rencontre, peut-être pas une rencontre, mais moi je dirais vraiment plusieurs rencontres. En fait, quand j'avais encore mon restaurant, plusieurs porteurs de projets sont venus à moi en disant « Mais voilà, comment t'as fait Maïmouna ? » Il faut savoir qu'à l'époque, c'était il y a plus de 20 ans, l'écosystème n'était pas aussi riche et dense que maintenant. Et donc, beaucoup de porteurs de projets venaient vers moi en disant, « On aimerait savoir comment tu as fait, comment tu as réussi à surmonter telle ou telle épreuve. Est-ce que tu peux nous accompagner ? » Et voilà. Naturellement, je me suis mise à conseiller de manière... totalement désintéressée, je me suis mise à conseiller, accompagner ces porteurs de projets. Et je me suis rendue compte que oui, il y avait un véritable besoin.
- Speaker #0
Oui, mais Mouna, tu nous as parlé précédemment d'outils pédagogiques et d'expériences d'apprentissage. Mais en fait, qu'est-ce qui t'a donné envie de créer tes propres outils plutôt que d'utiliser ceux qui existaient déjà ?
- Speaker #2
Très, très bonne question. J'ai commencé à utiliser des outils existants. Comme je te l'ai expliqué, j'ai commencé à intégrer petit à petit des outils ludiques, des mécanismes de jeu. Et mon but n'était pas de réinventer les choses. Donc j'ai commencé par utiliser des outils existants. Et ensuite, petit à petit... J'ai eu besoin de créer vraiment un dispositif qui m'était propre, parce que j'avais besoin de créer plus d'immersion. Aujourd'hui, les jeux qui existent sont souvent, en tout cas ceux que j'ai pu découvrir, on a bien entendu tout ce qui est serious game digital. Donc ça, il y a vraiment pas mal d'outils qui proposent des cas sur du digital. Et on a aussi pas mal de jeux plateaux, ou des jeux de cartes, ou ce genre de choses, qui fonctionnent très bien. Seulement moi, j'avais envie, il faut savoir que je suis fan d'escape game, et j'avais envie de faire vivre un peu ce qu'on vit quand on est dans un escape game. Tu vois, on est vraiment immergé dans un univers, on oublie totalement qui on est, et on joue un rôle, en fait. Et c'est ce que je voulais à travers mes jeux. Leur permettre de jouer un rôle, de se détacher totalement de qui ils étaient, dans quelle entreprise ils étaient, quel était leur projet. Ce n'était pas le sujet. Le sujet c'était, voilà, oubliez tout ce que vous savez de vous, vivez, vivez une expérience et voyez ce que ça crée chez vous. Et seulement à ce moment-là, essayez de vous l'approprier pour votre... votre propre projet, votre propre vécu, votre propre entreprise. Donc voilà, j'ai eu besoin de créer mon propre outil pour ça. Je n'ai pas réussi à trouver un outil qui permettait, en tout cas qui répondait à tous ces critères. Et voilà pourquoi j'ai souhaité créer mes propres outils. Mais dans le monde de la gamification et du service game, on n'invente rien. Je te le dis tout de suite, on adapte des mécanismes. Mais souvent, tous ces mécanismes existent déjà.
- Speaker #1
Et est-ce qu'il y a eu un déclic qui t'a fait dire « on peut apprendre beaucoup en jouant » ?
- Speaker #2
Pas vraiment un déclic, quoique ta question est pertinente, parce que le mot « déclic » , c'est exactement le mot-clé de Erika. Mais pour en revenir à ta question... Je l'ai dit, je suis fan de jeux, c'est-à-dire que mon quotidien, et je ne mens pas à mon quotidien, c'est le jeu. C'est-à-dire qu'en famille, on joue à des jeux vidéo, des jeux de société, des escape games. Je ne saurais pas te dire, mais je pense que je dois avoir plus de 200 jeux de société à la maison, on fait de la VR. Donc en fait, mon quotidien est animé par le jeu. Et c'est vraiment petit à petit que je suis arrivée à... à intégrer le jeu de manière permanente dans mes dispositifs pédagogiques. Donc, il n'y a pas vraiment... C'est un déclic en soi. Par contre, c'est au fur et à mesure des formations que je dispensais, qui étaient de plus en plus gamifiées, que je me suis dit, ben oui, en fait, c'est comme ça que ça va fonctionner. C'est comme ça que je vais réussir à capter l'attention. C'est comme ça que je vais réussir à ancrer un peu plus les apprentissages. Il faut savoir qu'en fait, quand on utilise le jeu... On gagne 75% de mémorisation. Contrairement à un format classique, on est à 10% de mémorisation d'un contenu.
- Speaker #0
Et concrètement, quand les équipes participent à un jeu RECA, je parle de l'équipe, pas forcément de la personne, enfin l'individu, mais qu'est-ce qu'elles vivent pendant l'expérience ?
- Speaker #2
Ce qu'elles vivent, c'est qu'elles vont déjà incarner. des personnages. Ces personnages, ça peut être des entrepreneurs, ça peut être des collaborateurs au sein d'une entreprise. Donc déjà, elles vont incarner ces personnages et elles vont jouer en équipe. Tous mes jeux Eureka sont sur le même format, sur le même modèle. On joue en équipe. Donc, il n'y a pas vraiment de compétition, mais par contre, on incarne tous des personnages au sein d'une équipe. Ensuite, Ils vont être confrontés à des situations. Ces situations sont souvent des dilemmes. C'est-à-dire qu'il va falloir prendre des décisions en collectivité. Et donc là, se met en place le système de l'intelligence collective, de cette émulation collective, parce qu'il va falloir décider ensemble et faire des choix communs. Et forcément, ça a aussi un impact sur le personnage ou l'individu qu'ils incarnent. Ensuite, ces choix, ces décisions vont impacter soit la vie de l'entreprise, soit le fonctionnement de l'entreprise. Et chaque équipe termine le jeu en présentant ou en pitchant son projet, en tout cas le livrable issu de toutes ces décisions. ou alors termine avec un plan d'action. Donc voilà, grosso modo, comment ça se passe. Donc ils incarnent, ensuite ils prennent des décisions ensemble. Ces décisions suivent plus ou moins certains pièges. Donc le but, bien sûr, c'est d'éviter des pièges. Ils prennent conscience des pièges dans lesquels ils sont tombés et ensuite ils s'approprient les concepts, les méthodes et les outils pour eux-mêmes.
- Speaker #1
Alors un des univers d'Eureka est dédié à la qualité de vie aux conditions de travail, avec un focus sur la santé mentale. Pourquoi ces sujets sont-ils devenus si importants dans les organisations aujourd'hui ?
- Speaker #2
C'est vrai que cet univers a été le deuxième que j'ai créé après Eureka Entreprendre. Donc Eureka Entreprendre c'était naturel parce que c'était vraiment mon domaine de prédilection. Et Eureka Worker... qui est donc ce fameux serious game dédié à la QVCT. Je l'ai imaginé, et tu l'as bien dit, aujourd'hui c'est un enjeu de société, c'est un enjeu crucial au sein des entreprises. D'ailleurs, ce n'est pas pour rien que c'est cause nationale. Je ne sais pas si tu connais le chiffre, mais il faut savoir qu'aujourd'hui en France, 34% des salariés... souffrent de troubles psychosociaux. La santé mentale est un vrai sujet. Et quand la santé mentale est dégradée au sein d'une entreprise, qu'est-ce qui se passe ? Turnover, absentéisme. Et ça a un coût pour une entreprise. Ce coût, on l'a évalué à environ 3000 euros par an et par collaborateur. Donc imaginez ce que ça peut donner sur... des dizaines, des centaines de collaborateurs.
- Speaker #0
Et pourquoi le jeu est-il un bon outil justement pour parler de ces sujets parfois sensibles ?
- Speaker #2
Tu l'as dit, sensibles. Sensibles, en fait, j'ai créé Eureka pour pouvoir parler de sujets complexes. Pour moi, le jeu est un formidable moyen de faire passer des messages, des messages clés, surtout quand le sujet est complexe, abstrait ou touchy. Tout à l'heure, je te l'ai dit, c'était important pour moi, quand je crée un jeu, que... Le participant soit totalement détaché de son propre vécu. Et c'est ce qui va se passer avec Worker. Là où des formations classiques peuvent peut-être créer, peut-être pas un malaise, mais une situation où on se sent obligé de parler de son propre vécu au sein de l'entreprise. Ça peut être compliqué. Avec Worker, en fait, à aucun moment donné, on ne va... parler de sa position de salarié au sein de l'entreprise ou même de l'entreprise. Donc à aucun moment donné, on ne pointe du doigt les défaillances, les problèmes, les défauts de l'entreprise. On ne fait que vivre des situations qui, à un moment donné, bien sûr, le but est de faire prendre conscience en se disant « Ah ouais, mais je reconnais cette situation, je l'ai vécue, je l'ai vue. » Mais durant le jeu, on n'implique pas du tout, donc on n'impose pas du tout. aux participants de s'impliquer personnellement. Et c'est tout l'intérêt du jeu, et ça lui permet de vivre pleinement la situation. Donc pour répondre clairement à ta question, le jeu va vraiment permettre de transmettre des messages de manière ludique. Je n'aime pas trop utiliser le mot ludique, parce qu'en entreprise, on pense tout de suite à quelque chose de fun, mais c'est le cas. C'est-à-dire qu'en faisant jouer, même sérieusement, en faisant jouer... On vit mieux, on retient mieux les situations et je suis persuadée que quand les collaborateurs jouent à Eureka, deux mois après, ils vont se souvenir de certains mots clés, de certaines situations et ça va leur permettre de se projeter un peu mieux dans la manière dont ils vont se comporter en entreprise.
- Speaker #1
Justement, tu anticipes ma question, est-ce que le jeu peut transformer durablement ? Des relations dans une organisation ?
- Speaker #2
Ah oui, j'en suis convaincue. Si on reprend le cas de Worker, le jeu s'appuie sur des piliers très simples, sur six piliers. L'équilibre, quand je parle d'équilibre, c'est équilibre vie pro, vie perso. Le sens au travail, les relations interprofessionnelles, l'autonomie. la santé et la reconnaissance. Aujourd'hui, ces sujets-là, pour moi, en tout cas à mon avis, ne sont pas traités. Grâce au jeu, en tout cas mon but, c'est que les participants ressortent de là en ayant une idée très claire de comment, à leur échelle, ils peuvent s'impliquer au sein de l'entreprise pour permettre à leur entreprise de gagner en performance. Donc c'est... À la fois bénéfique pour l'individu qui va vraiment travailler sur sa posture, sur son comportement, un moyen de s'impliquer un peu plus au sein de l'entreprise, mais aussi un moyen de gagner en reconnaissance, de trouver un peu plus de sens à ce qu'il fait. Et pour l'entreprise, c'est tout bénef parce qu'en fait, grâce à l'individu, l'entreprise gagne en performance.
- Speaker #0
Tu es entrepreneur, accompagnatrice, conceptrice. Quel impact souhaites-tu avoir à travers tout cela ?
- Speaker #2
Ah, je te l'ai dit au début, pour moi c'était très important dans tout ce que je faisais de pouvoir créer de l'impact. C'est pas évident de répondre à cette question en quelques mots parce qu'aujourd'hui, l'impact que je souhaite avoir sur la société, c'est pas tant... d'être reconnue pour ce que je fais ou ce que j'ai créé, mais de me dire, si on reprend le cas de Worker, si demain j'ai réussi à faire éviter, je dis n'importe quoi, trois burn-out à la fin de l'année, c'est merveilleux, mais à aucun moment donné, on ne viendra dire que c'est grâce à Maïmouna. Mais j'ai envie en fait de faire partie d'un mouvement. de participer à cette intelligence collective. Donc on ne se rendra peut-être pas forcément compte, mais moi je saurais que j'ai participé à ce cercle vertueux. Donc oui, très clairement, tout ce que je fais c'est pour avoir de l'impact, mais je ne saurais pas le définir très clairement, je sais juste que j'ai envie d'en faire partie. Et au quotidien, c'est aussi pour ça que je suis engagée dans pas mal d'associations. Parce qu'en fait, dès que je vois une initiative qui me parle, j'ai envie d'en faire partie. Mais on ne le voit pas forcément. Mais moi, par contre, je le vis intensément et c'est le plus important. Je sais que j'y ai participé.
- Speaker #1
Alors si on se projette dans cinq ans ? A quoi ressemblera Eureka ?
- Speaker #2
Très très bonne question. J'ai conçu le jeu pour qu'il soit totalement modulaire, escalable. C'est-à-dire que cette méthode, je peux l'appliquer pour tout enjeu sérieux en société. On a parlé d'Eureka Entreprendre pour la création d'entreprises, Eureka Worker pour la santé mentale, j'ai l'univers Eureka Cyber pour la cybersécurité. Demain, ce sera peut-être sur des sujets spécifiques à l'inclusion, sur des sujets sur l'éco-responsabilité. Donc en fait, je souhaite pouvoir comme ça développer la méthode sur d'autres enjeux de société. Et si on parle développement pur, parce que bien entendu, toute seule, à un moment donné, il y aura des limites, j'espère pouvoir créer un réseau d'animateurs certifiés Eureka. qui auront comme ça la possibilité eux aussi d'aller déployer les Serious Games au sein de formations qu'ils animent eux-mêmes.
- Speaker #0
Imoula, quels sont tes prochains défis ? Qu'est-ce qu'on peut te souhaiter pour la suite ?
- Speaker #2
C'est très gentil. Si moi-même je le savais. J'aime bien dire que je suis quelqu'un d'opportuniste. mais dans le bon sens du terme c'est à dire que j'aime bien au fur et à mesure des opportunités qui se présentent à moi me dire tiens c'est fait pour moi c'est un challenge que je veux bien relever donc moi j'ai envie que vous me souhaitiez de continuer à prendre plaisir dans tout ce que je fais j'estime être quelqu'un de chanceux à ce niveau là parce que j'ai le luxe de pouvoir comme ça m'orienter vers les projets que je kiffe, tout simplement. Donc je souhaite continuer à saisir les opportunités et surtout à prendre plaisir dans les missions qui me seront confiées. Et pour Eureka, je souhaite vraiment pouvoir développer ce concept. J'y crois énormément. Je l'ai lancé il y a très peu de temps et il y a un véritable engouement aujourd'hui. grâce aux bouches à oreilles les gens ont tout de suite perçu le besoin et ce que je souhaiterais pour Eureka c'est vraiment pouvoir développer commercialement ce jeu, donc avoir des personnes qui vont en parler des personnes qui comprennent l'intérêt de ce type de format et des personnes qui font appel à moi bien entendu pour accompagner leurs collaborateurs et leur public
- Speaker #1
Alors où peut-on te retrouver et découvrir Eureka ?
- Speaker #2
Alors déjà il y a un site internet, eurekagame.fr, sur lequel vous pouvez trouver pas mal d'infos sur les différents univers. Je suis également très présente sur LinkedIn, donc il ne faut vraiment pas hésiter à vous connecter à moi. Je me connecte facilement et on peut prendre le temps d'un échange à distance, en présentiel. sur LinkedIn. Et voilà, deux contacts où vous pouvez me trouver très facilement.
- Speaker #0
Je confirme. Et pour finir la question signature de Il était une boîte, si quelqu'un nous écoute aujourd'hui et hésite à se lancer dans l'entreprenariat, quels conseils lui donnerais-tu ?
- Speaker #2
Très clairement, fonce. Fonce. Moi, j'aime bien dire que ce qui m'effraie le plus, c'est de ne pas tenter. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, je préfère avoir échoué. tenter quelque chose et échouer que de me dire dans deux ans si je l'avais fait qu'est-ce qui se serait passé donc en fait c'est de ne pas avoir peur d'échouer, il faut oser se dire mais en fait si ça marche pas qu'est-ce qui va se passer, c'est quoi la conséquence et se rendre compte qu'en fait oui, mis à part le fait que vous aurez capitalisé sur une expérience vous aurez grandi, vous aurez appris au cas où ça échoue bien entendu Merci. et dans le meilleur des cas, vous aurez explosé et cartonné. Il faut y aller, il faut oser. Et si on a peur, on a la chance d'être en France. Il y a pas mal de réseaux qui vont pouvoir vous accompagner, vous guider. Donc pour moi, il n'y a aucune excuse.
- Speaker #1
Merci Memouna pour ce témoignage inspirant.
- Speaker #0
Merci d'avoir montré qu'on peut parler d'entrepreneuriat, de management. et même de santé mentale au travail en juin.
- Speaker #2
Merci, merci, merci à vous de m'avoir invité. J'ai été ravie de pouvoir m'exprimer à vos côtés.
- Speaker #1
N'oubliez pas, on se retrouve le mois prochain avec une ou un nouvel entrepreneur engagé.
- Speaker #0
Et bien sûr, vous pourrez retrouver les épisodes d'Il était une boîte sur notre chaîne YouTube et toutes les plateformes d'écoute.