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Ernest Brummer, l'allié secret. Au tournant des années 1940, Ella Baché rencontre Ernest Brummer, égyptologue de profession. Leur union dépasse le simple mariage. Elle devient une alliance intellectuelle et créative. Cet homme cultivé, passionné d'art et de beauté, partage avec elle un goût pour les galeries, les musées, l'attention aux détails et à la matière. Il constitue une passerelle silencieuse entre l'art et la cosmétique. nourrissant la sensibilité esthétique d'Ella Baché et élargissant son regard. Leur voyage régulier entre la France et les Etats-Unis joue un rôle déterminant dans le développement de la marque. L'Amérique est une terre opportunité en matière d'avancée cosmétique et Ella Baché y ouvre même un laboratoire sur la 5ème avenue. Les fabricants de matières premières en Amérique se sont aperçus de mon intérêt pour leurs nouveautés et me les ont spontanément adressés. raconte-t-elle. C'est ainsi qu'elle devient l'une des premières à intégrer des actifs novateurs, comme l'alantoïne, dans ses formulations, participant déjà à forger l'identité dermo-esthétique de la maison. L'influence d'Ernest se ressent jusque dans les détails les plus inattendus. À New York, chaque après-midi, il a pour habitude de venir chercher et la bâcher après son travail. Mais l'attendre n'est pas toujours un plaisir. Il y avait toujours une cassolette de cire sur le feu. La fumée de la résine dégageait une odeur que mon mari détestait, au point que cette gêne quotidienne donne naissance à l'une des innovations les plus marquantes des Labachés. Archéologue habitué au voyage en Orient, Ernest se souvient d'une technique ancestrale qui l'a observée. Les femmes fabriquaient une cire avec du sucre, du citron et du café noir. Elles avaient pour habitude de bavarder, une boule de cire dans la main, assise en cercle dans des cours, et chaque fois qu'elles apercevaient un poil, Elle s'en servait pour le retirer d'un geste sûr. L'idée fascine Ella Baché. Au début des années 50, elle se lance dans la création d'une cire froide stable, inspirée par un souvenir rapporté par son mari égyptologue. « Il m'a poussée à faire une cire froide comme celle qu'elles utilisaient » , racontera-t-elle. La première pâte qu'elle met au point est efficace, mais la stabiliser pour qu'elle reste malléable et ne durcisse pas se révèle complexe. Elle multiplie les essais, cherchant la formule capable d'enlever le poil avec son bulbe, sans le casser, tout en conservant une texture souple. Sa méthode reste fidèle à son tempérament. J'avais l'habitude, en me réveillant le matin, d'imaginer la formule dans ma tête, puis d'aller au laboratoire pour l'exécuter. Après de nombreux tests, elle obtient la composition idéale. My Epile est lancée en 1952, la première cire froide brevetée inspiré de ce souvenir rapporté par son mari. La formule, adoucie aux mimosates et nuits floras, l'arbre de peau, devenu emblème de la marque, inaugure une nouvelle approche de l'épilation. Et l'innovation ne s'arrête pas là. Il était coutume d'utiliser une toile pour retirer les excédents de cire. De cette observation, mon mari a eu l'idée de vendre ses bandes déjà prêtes, avec la cire dessus. Trois fournisseurs sont mobilisés pour développer la machine nécessaire à leur fabrication. gardant le secret sur ses rouages. Les bandes de cire froide prêtes à l'emploi sont nées. Les années 1960 marquent une nouvelle étape dans l'histoire de la maison. Elle à Baché ouvre un laboratoire et bureau de fabrication rue Godot de Mauroy, centralisant désormais la recherche et la production pour structurer son approche scientifique et rester à la pointe de l'innovation. Le local, d'une centaine de mètres carrés, abrite un espace de formulation, un coin stockage et un bureau, sans boutique dans un premier temps. Ella Baché se déplace encore elle-même pour vendre ses cassolettes de cire chaude directement aux pharmacies. Ce n'est qu'ensuite que l'entrée est réaménagée pour accueillir une zone de vente destinée aux masseuses, pharmaciens et esthéticiennes. C'est dans ce contexte que naît le revitaliseur, le premier double peeling associant exfoliation mécanique et chimique. Dans la petite fiole du revitaliseur se condense, selon Ella Baché elle-même, la plus grande de ses découvertes. En plus de 30 ans de recherche depuis ses débuts à l'université de Budapest, elle considère ce soin comme le plus essentiel. Car il apporte à chaque type de peau, grasse ou sèche, ce dont elle a besoin avant tout. La santé, socle de toute beauté durable. Véritable préambule au soin, ce produit Star, utilisé en cabine, offre dès la première application une transformation immédiate de la peau en la libérant de tout ce qui l'encombre. La fine pellicule de cellules mortes disparaît, en portant avec elle rides superficielles, points noirs et ce voile terne qui altère l'éclat du teint. Par un massage doux, les actifs du revitaliseur stimulent la régénération cellulaire. et accélère l'émergence d'une peau nouvelle, fraîche, presque originale, aussi neuve qu'une peau de bébé. Dans l'ombre de cette effervescence, Ernest Brummer, son mari, joue un rôle discret mais déterminant. Pilier silencieux, il accompagne Ella Baché dans la structuration de l'entreprise, soutient ses ambitions et partage avec elle une curiosité insatiable qui dépasse le seul domaine de la beauté. Ensemble, Ils se passionnent pour l'histoire et les civilisations anciennes. Leur collection d'arts égyptiens et d'antiquités, donnée au Metropolitan Museum en 1981, témoigne de cette sensibilité commune et de leur volonté de transmettre.
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Ernest Brummer, l'allié secret. Au tournant des années 1940, Ella Baché rencontre Ernest Brummer, égyptologue de profession. Leur union dépasse le simple mariage. Elle devient une alliance intellectuelle et créative. Cet homme cultivé, passionné d'art et de beauté, partage avec elle un goût pour les galeries, les musées, l'attention aux détails et à la matière. Il constitue une passerelle silencieuse entre l'art et la cosmétique. nourrissant la sensibilité esthétique d'Ella Baché et élargissant son regard. Leur voyage régulier entre la France et les Etats-Unis joue un rôle déterminant dans le développement de la marque. L'Amérique est une terre opportunité en matière d'avancée cosmétique et Ella Baché y ouvre même un laboratoire sur la 5ème avenue. Les fabricants de matières premières en Amérique se sont aperçus de mon intérêt pour leurs nouveautés et me les ont spontanément adressés. raconte-t-elle. C'est ainsi qu'elle devient l'une des premières à intégrer des actifs novateurs, comme l'alantoïne, dans ses formulations, participant déjà à forger l'identité dermo-esthétique de la maison. L'influence d'Ernest se ressent jusque dans les détails les plus inattendus. À New York, chaque après-midi, il a pour habitude de venir chercher et la bâcher après son travail. Mais l'attendre n'est pas toujours un plaisir. Il y avait toujours une cassolette de cire sur le feu. La fumée de la résine dégageait une odeur que mon mari détestait, au point que cette gêne quotidienne donne naissance à l'une des innovations les plus marquantes des Labachés. Archéologue habitué au voyage en Orient, Ernest se souvient d'une technique ancestrale qui l'a observée. Les femmes fabriquaient une cire avec du sucre, du citron et du café noir. Elles avaient pour habitude de bavarder, une boule de cire dans la main, assise en cercle dans des cours, et chaque fois qu'elles apercevaient un poil, Elle s'en servait pour le retirer d'un geste sûr. L'idée fascine Ella Baché. Au début des années 50, elle se lance dans la création d'une cire froide stable, inspirée par un souvenir rapporté par son mari égyptologue. « Il m'a poussée à faire une cire froide comme celle qu'elles utilisaient » , racontera-t-elle. La première pâte qu'elle met au point est efficace, mais la stabiliser pour qu'elle reste malléable et ne durcisse pas se révèle complexe. Elle multiplie les essais, cherchant la formule capable d'enlever le poil avec son bulbe, sans le casser, tout en conservant une texture souple. Sa méthode reste fidèle à son tempérament. J'avais l'habitude, en me réveillant le matin, d'imaginer la formule dans ma tête, puis d'aller au laboratoire pour l'exécuter. Après de nombreux tests, elle obtient la composition idéale. My Epile est lancée en 1952, la première cire froide brevetée inspiré de ce souvenir rapporté par son mari. La formule, adoucie aux mimosates et nuits floras, l'arbre de peau, devenu emblème de la marque, inaugure une nouvelle approche de l'épilation. Et l'innovation ne s'arrête pas là. Il était coutume d'utiliser une toile pour retirer les excédents de cire. De cette observation, mon mari a eu l'idée de vendre ses bandes déjà prêtes, avec la cire dessus. Trois fournisseurs sont mobilisés pour développer la machine nécessaire à leur fabrication. gardant le secret sur ses rouages. Les bandes de cire froide prêtes à l'emploi sont nées. Les années 1960 marquent une nouvelle étape dans l'histoire de la maison. Elle à Baché ouvre un laboratoire et bureau de fabrication rue Godot de Mauroy, centralisant désormais la recherche et la production pour structurer son approche scientifique et rester à la pointe de l'innovation. Le local, d'une centaine de mètres carrés, abrite un espace de formulation, un coin stockage et un bureau, sans boutique dans un premier temps. Ella Baché se déplace encore elle-même pour vendre ses cassolettes de cire chaude directement aux pharmacies. Ce n'est qu'ensuite que l'entrée est réaménagée pour accueillir une zone de vente destinée aux masseuses, pharmaciens et esthéticiennes. C'est dans ce contexte que naît le revitaliseur, le premier double peeling associant exfoliation mécanique et chimique. Dans la petite fiole du revitaliseur se condense, selon Ella Baché elle-même, la plus grande de ses découvertes. En plus de 30 ans de recherche depuis ses débuts à l'université de Budapest, elle considère ce soin comme le plus essentiel. Car il apporte à chaque type de peau, grasse ou sèche, ce dont elle a besoin avant tout. La santé, socle de toute beauté durable. Véritable préambule au soin, ce produit Star, utilisé en cabine, offre dès la première application une transformation immédiate de la peau en la libérant de tout ce qui l'encombre. La fine pellicule de cellules mortes disparaît, en portant avec elle rides superficielles, points noirs et ce voile terne qui altère l'éclat du teint. Par un massage doux, les actifs du revitaliseur stimulent la régénération cellulaire. et accélère l'émergence d'une peau nouvelle, fraîche, presque originale, aussi neuve qu'une peau de bébé. Dans l'ombre de cette effervescence, Ernest Brummer, son mari, joue un rôle discret mais déterminant. Pilier silencieux, il accompagne Ella Baché dans la structuration de l'entreprise, soutient ses ambitions et partage avec elle une curiosité insatiable qui dépasse le seul domaine de la beauté. Ensemble, Ils se passionnent pour l'histoire et les civilisations anciennes. 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Ernest Brummer, l'allié secret. Au tournant des années 1940, Ella Baché rencontre Ernest Brummer, égyptologue de profession. Leur union dépasse le simple mariage. Elle devient une alliance intellectuelle et créative. Cet homme cultivé, passionné d'art et de beauté, partage avec elle un goût pour les galeries, les musées, l'attention aux détails et à la matière. Il constitue une passerelle silencieuse entre l'art et la cosmétique. nourrissant la sensibilité esthétique d'Ella Baché et élargissant son regard. Leur voyage régulier entre la France et les Etats-Unis joue un rôle déterminant dans le développement de la marque. L'Amérique est une terre opportunité en matière d'avancée cosmétique et Ella Baché y ouvre même un laboratoire sur la 5ème avenue. Les fabricants de matières premières en Amérique se sont aperçus de mon intérêt pour leurs nouveautés et me les ont spontanément adressés. raconte-t-elle. C'est ainsi qu'elle devient l'une des premières à intégrer des actifs novateurs, comme l'alantoïne, dans ses formulations, participant déjà à forger l'identité dermo-esthétique de la maison. L'influence d'Ernest se ressent jusque dans les détails les plus inattendus. À New York, chaque après-midi, il a pour habitude de venir chercher et la bâcher après son travail. Mais l'attendre n'est pas toujours un plaisir. Il y avait toujours une cassolette de cire sur le feu. La fumée de la résine dégageait une odeur que mon mari détestait, au point que cette gêne quotidienne donne naissance à l'une des innovations les plus marquantes des Labachés. Archéologue habitué au voyage en Orient, Ernest se souvient d'une technique ancestrale qui l'a observée. Les femmes fabriquaient une cire avec du sucre, du citron et du café noir. Elles avaient pour habitude de bavarder, une boule de cire dans la main, assise en cercle dans des cours, et chaque fois qu'elles apercevaient un poil, Elle s'en servait pour le retirer d'un geste sûr. L'idée fascine Ella Baché. Au début des années 50, elle se lance dans la création d'une cire froide stable, inspirée par un souvenir rapporté par son mari égyptologue. « Il m'a poussée à faire une cire froide comme celle qu'elles utilisaient » , racontera-t-elle. La première pâte qu'elle met au point est efficace, mais la stabiliser pour qu'elle reste malléable et ne durcisse pas se révèle complexe. Elle multiplie les essais, cherchant la formule capable d'enlever le poil avec son bulbe, sans le casser, tout en conservant une texture souple. Sa méthode reste fidèle à son tempérament. J'avais l'habitude, en me réveillant le matin, d'imaginer la formule dans ma tête, puis d'aller au laboratoire pour l'exécuter. Après de nombreux tests, elle obtient la composition idéale. My Epile est lancée en 1952, la première cire froide brevetée inspiré de ce souvenir rapporté par son mari. La formule, adoucie aux mimosates et nuits floras, l'arbre de peau, devenu emblème de la marque, inaugure une nouvelle approche de l'épilation. Et l'innovation ne s'arrête pas là. Il était coutume d'utiliser une toile pour retirer les excédents de cire. De cette observation, mon mari a eu l'idée de vendre ses bandes déjà prêtes, avec la cire dessus. Trois fournisseurs sont mobilisés pour développer la machine nécessaire à leur fabrication. gardant le secret sur ses rouages. Les bandes de cire froide prêtes à l'emploi sont nées. Les années 1960 marquent une nouvelle étape dans l'histoire de la maison. Elle à Baché ouvre un laboratoire et bureau de fabrication rue Godot de Mauroy, centralisant désormais la recherche et la production pour structurer son approche scientifique et rester à la pointe de l'innovation. Le local, d'une centaine de mètres carrés, abrite un espace de formulation, un coin stockage et un bureau, sans boutique dans un premier temps. Ella Baché se déplace encore elle-même pour vendre ses cassolettes de cire chaude directement aux pharmacies. Ce n'est qu'ensuite que l'entrée est réaménagée pour accueillir une zone de vente destinée aux masseuses, pharmaciens et esthéticiennes. C'est dans ce contexte que naît le revitaliseur, le premier double peeling associant exfoliation mécanique et chimique. Dans la petite fiole du revitaliseur se condense, selon Ella Baché elle-même, la plus grande de ses découvertes. En plus de 30 ans de recherche depuis ses débuts à l'université de Budapest, elle considère ce soin comme le plus essentiel. Car il apporte à chaque type de peau, grasse ou sèche, ce dont elle a besoin avant tout. La santé, socle de toute beauté durable. Véritable préambule au soin, ce produit Star, utilisé en cabine, offre dès la première application une transformation immédiate de la peau en la libérant de tout ce qui l'encombre. La fine pellicule de cellules mortes disparaît, en portant avec elle rides superficielles, points noirs et ce voile terne qui altère l'éclat du teint. Par un massage doux, les actifs du revitaliseur stimulent la régénération cellulaire. et accélère l'émergence d'une peau nouvelle, fraîche, presque originale, aussi neuve qu'une peau de bébé. Dans l'ombre de cette effervescence, Ernest Brummer, son mari, joue un rôle discret mais déterminant. Pilier silencieux, il accompagne Ella Baché dans la structuration de l'entreprise, soutient ses ambitions et partage avec elle une curiosité insatiable qui dépasse le seul domaine de la beauté. Ensemble, Ils se passionnent pour l'histoire et les civilisations anciennes. 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C'est ainsi qu'elle devient l'une des premières à intégrer des actifs novateurs, comme l'alantoïne, dans ses formulations, participant déjà à forger l'identité dermo-esthétique de la maison. L'influence d'Ernest se ressent jusque dans les détails les plus inattendus. À New York, chaque après-midi, il a pour habitude de venir chercher et la bâcher après son travail. Mais l'attendre n'est pas toujours un plaisir. Il y avait toujours une cassolette de cire sur le feu. La fumée de la résine dégageait une odeur que mon mari détestait, au point que cette gêne quotidienne donne naissance à l'une des innovations les plus marquantes des Labachés. Archéologue habitué au voyage en Orient, Ernest se souvient d'une technique ancestrale qui l'a observée. Les femmes fabriquaient une cire avec du sucre, du citron et du café noir. Elles avaient pour habitude de bavarder, une boule de cire dans la main, assise en cercle dans des cours, et chaque fois qu'elles apercevaient un poil, Elle s'en servait pour le retirer d'un geste sûr. L'idée fascine Ella Baché. Au début des années 50, elle se lance dans la création d'une cire froide stable, inspirée par un souvenir rapporté par son mari égyptologue. « Il m'a poussée à faire une cire froide comme celle qu'elles utilisaient » , racontera-t-elle. La première pâte qu'elle met au point est efficace, mais la stabiliser pour qu'elle reste malléable et ne durcisse pas se révèle complexe. Elle multiplie les essais, cherchant la formule capable d'enlever le poil avec son bulbe, sans le casser, tout en conservant une texture souple. Sa méthode reste fidèle à son tempérament. J'avais l'habitude, en me réveillant le matin, d'imaginer la formule dans ma tête, puis d'aller au laboratoire pour l'exécuter. Après de nombreux tests, elle obtient la composition idéale. My Epile est lancée en 1952, la première cire froide brevetée inspiré de ce souvenir rapporté par son mari. La formule, adoucie aux mimosates et nuits floras, l'arbre de peau, devenu emblème de la marque, inaugure une nouvelle approche de l'épilation. Et l'innovation ne s'arrête pas là. Il était coutume d'utiliser une toile pour retirer les excédents de cire. De cette observation, mon mari a eu l'idée de vendre ses bandes déjà prêtes, avec la cire dessus. Trois fournisseurs sont mobilisés pour développer la machine nécessaire à leur fabrication. gardant le secret sur ses rouages. Les bandes de cire froide prêtes à l'emploi sont nées. Les années 1960 marquent une nouvelle étape dans l'histoire de la maison. Elle à Baché ouvre un laboratoire et bureau de fabrication rue Godot de Mauroy, centralisant désormais la recherche et la production pour structurer son approche scientifique et rester à la pointe de l'innovation. Le local, d'une centaine de mètres carrés, abrite un espace de formulation, un coin stockage et un bureau, sans boutique dans un premier temps. Ella Baché se déplace encore elle-même pour vendre ses cassolettes de cire chaude directement aux pharmacies. Ce n'est qu'ensuite que l'entrée est réaménagée pour accueillir une zone de vente destinée aux masseuses, pharmaciens et esthéticiennes. C'est dans ce contexte que naît le revitaliseur, le premier double peeling associant exfoliation mécanique et chimique. Dans la petite fiole du revitaliseur se condense, selon Ella Baché elle-même, la plus grande de ses découvertes. En plus de 30 ans de recherche depuis ses débuts à l'université de Budapest, elle considère ce soin comme le plus essentiel. Car il apporte à chaque type de peau, grasse ou sèche, ce dont elle a besoin avant tout. La santé, socle de toute beauté durable. Véritable préambule au soin, ce produit Star, utilisé en cabine, offre dès la première application une transformation immédiate de la peau en la libérant de tout ce qui l'encombre. La fine pellicule de cellules mortes disparaît, en portant avec elle rides superficielles, points noirs et ce voile terne qui altère l'éclat du teint. Par un massage doux, les actifs du revitaliseur stimulent la régénération cellulaire. et accélère l'émergence d'une peau nouvelle, fraîche, presque originale, aussi neuve qu'une peau de bébé. Dans l'ombre de cette effervescence, Ernest Brummer, son mari, joue un rôle discret mais déterminant. Pilier silencieux, il accompagne Ella Baché dans la structuration de l'entreprise, soutient ses ambitions et partage avec elle une curiosité insatiable qui dépasse le seul domaine de la beauté. Ensemble, Ils se passionnent pour l'histoire et les civilisations anciennes. Leur collection d'arts égyptiens et d'antiquités, donnée au Metropolitan Museum en 1981, témoigne de cette sensibilité commune et de leur volonté de transmettre.
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