Description
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Description
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Transcription
Une pédagogie de la beauté. Ella Baché a toujours eu à cœur de partager ses savoirs pour améliorer les mots du quotidien, comme le fait un pharmacien derrière son comptoir. Au fil des décennies, elle multiplie guides éducatifs et brochures pour accompagner les femmes, leur donner confiance et révéler leur beauté naturelle. Toute sa vie, Ella Baché l'aura mise au service de cette transmission du savoir. La peau n'est pas un terrain d'expérimentation marketing. C'est un organe fragile, constamment exposé. Elle a ses lois, son langage, ses besoins propres, avait-elle pour habitude de répéter. Dans les années 1970, elle va plus loin et revient sur son histoire personnelle dans « Mes produits de beauté » , un livret pédagogique où elle rappelle en détail son parcours et le fondement de sa démarche. Ella Baché. C'est pour vous un nom abstrait, une marque. Je voudrais que ça devienne davantage. Vous avez le droit de savoir qui je suis, et mieux encore, ce que sont mes produits. Ces produits, elle les considère comme ses enfants. Comme toutes les mères, j'ai, à chaque création, préféré mon dernier-né. Le plus beau, le plus réussi, le meilleur. Avec un peu de recul, je ne suis pas mécontente de ma nombreuse famille, conçue dans le travail et dans la joie. Dans ce manuel qu'elle conçoit comme un véritable guide médical au service de la peau, elle dévoile ses méthodes. « J'ai expliqué comment j'ai conçu les produits qui portent mon nom. J'en ai donné les formules intégrales et j'y ai ajouté un lexique précisant le rôle des principaux ingrédients » , détaille-t-elle. Cette transparence, rare à l'époque, témoigne d'une personnalité curieuse qui a toujours été à la pointe de l'avant-garde. Pour elle, se soigner, c'est tellement simple. Encore faut-il savoir comment. Puisque vous n'êtes pas toujours bien informé, j'essaierai de le faire aussi simplement et intelligemment que possible dans ce livret. Je vous expliquerai comment reconnaître votre peau, quels produits je recommande dans votre cas et comment l'utiliser. L'initiative séduit. De nombreuses femmes écrivent à Ella Baché pour la remercier et lui demander des réponses éclairées. Ces lettres m'ont fait penser que mon livret avait besoin d'un complément où chacune trouverait, en fonction de son cas, des conseils pour choisir ses produits. et les utiliser au mieux. Elle répertorie alors dix problématiques différentes. Peau grasse, teint brouillé, rougeur, ride, sécheresse, protection solaire, soins corps, et livre pour chaque configuration une routine détaillée en plusieurs étapes. Un prolongement de ces fameuses ordonnances de beauté. Libre et audacieuse, Ella Baché encourage l'autonomisation des femmes en leur donnant les clés pour se sentir belle et confiante. Cette démarche pédagogique traverse toute son œuvre. Au-delà de fabriquer de bons produits, elle ambitionne d'apprendre aux femmes à les utiliser au mieux pour obtenir un maximum d'efficacité. Une efficacité basée sur une approche scientifique où chaque problème répond à un besoin identifié et part d'une observation concrète. Après la crème tomate, fondatrice de la marque, le fond de teint fin comme de la soie, le phare à cils qui gaine les cils d'un film onctueux et brillant, le revitaliseur, Premier double peeling, Ella Baché anticipe une nouvelle avancée scientifique en s'intéressant à l'acide hyaluronique. En 1974, j'ai connu par l'intermédiaire d'un très bon client de Californie, un produit capable de maintenir l'élasticité et l'humidité de la peau. Ce dernier lui explique avoir découvert pourquoi les femmes russes ont la peau si tendue et ferme. La base de leur alimentation était fortement concentrée en acide hyaluronique. Une molécule aux propriétés hydratantes exceptionnelles. Un professeur de l'université de Harvard l'a appelé pour le rencontrer, témoigne-t-elle. J'ai assisté au rendez-vous qui a eu lieu au Plaza à New York. Le professeur avait un produit translucide dans la main, et lorsqu'il tirait dessus, il devenait trois fois plus long, et en le lâchant, il revenait à sa forme initiale. Femme éclairée et instigatrice, Ella Baché y voit une fois de plus une formidable opportunité de faire avancer la recherche. Je lui ai demandé s'il était possible d'intégrer cette molécule dans des produits de beauté. Il m'a alors présenté sa femme qui était son élève et est devenue ma collaboratrice. Ensemble, elle travaille sur la formule qui permettra de potentialiser au mieux les effets de l'acide hyaluronique. Il fallait maintenir l'acide sous forme de gelée sans tomber dans une texture granuleuse et concentrée. C'est là que son expertise de pharmacienne, formée à transformer les substances actives en préparations efficaces, fait la différence. Plus l'acide est liquide, plus il montre des résultats satisfaisants sur la peau. Après de nombreux essais, Ella Baché réussit cette prouesse technique et met au point en 1980 l'élastogel, premier cosmétique à base d'acide hyaluronique, à l'origine de la gamme Achidra, répulpe aujourd'hui. Cette création marque une révolution sur le marché de l'anti-âge. Comme souvent chez Ella Baché, l'intuition scientifique précède la mode. L'acide hyaluronique, qu'elle découvre dans les années 1970, ne deviendra un ingrédient cosmétique populaire qu'au XX et Ie siècle. Ella Baché a ouvert la voie en mettant la science au service de la beauté des femmes. Dans les années 1990, fidèle à son esprit pionnier, La marque intègre la technologie dans ses protocoles. Elle développe le Sonocar, un équipement visage à base d'ultrasons, bien avant que ce type de technologie ne devienne courant. Ce dispositif, ancêtre du Skintex Lab, préfigure les soins appareils d'aujourd'hui. Mais au-delà des produits, Ella Baché croyait à la transmission du geste, de l'intention, de l'intelligence de la peau. Dès les années 1970, elle structure une méthode, codifie les protocoles, forment ces praticiennes à un haut niveau d'exigence. C'est ainsi que naît le Centre de formation de Montreuil en 1975, véritable cœur pédagogique de la marque, avant son installation rue Saint-Fiacre en 2005. Là, elle forme une génération entière d'esthéticiennes à lire la peau, à interpréter ses signaux, à comprendre ses besoins profonds. On les appelle avec tendresse les bachettes, ambassadrices d'une expertise unique à la fois technique, sensorielle et profondément humaine. L'équipe qu'elle a su constituer autour d'elle lui reste fidèle, dans la méthode comme dans l'esprit. On l'a dit réservée, concentrée, presque insaisissable. Elle n'était pas bavarde, mais elle savait exactement où elle voulait aller, confie l'une de ses collaboratrices. Ce silence n'était pas une distance, mais une écoute. Malgré son succès, elle a bâché reste discrète, peu incline au marketing. Figure indépendante, Personnalité singulière, elle se consacre entièrement à son œuvre. Dans son laboratoire comme en cabine, sa rigueur tranquille imposait le respect. Ses produits n'étaient pas pensés comme des articles à vendre, mais comme des prolongements de son engagement. Un soin juste au service du vivant. Portée par ses convictions profondes, Ella Baché refuse que la beauté soit un luxe réservé à une classe privilégiée et veut en faire un droit reconnu à chaque femme pour reprendre les mots de Madame Corval, son bras droit de l'époque. « Ces produits doivent répondre à tous les budgets et servir les besoins de la beauté, et non accompagner la mode ou encourager la futilité. Un produit n'a pas besoin d'être défendu autrement que par sa qualité et ses résultats, tout le reste n'étant que billevesé » , affirme-t-elle avec conviction. Beaucoup d'aspects de sa vie restent mystérieux, preuve de son choix de privilégier l'œuvre sur la personne, bien qu'elle soit demeurée en retrait des projecteurs, Son approche scientifique a durablement marqué l'industrie cosmétique faisant de sa marque éponyme la référence en matière de dermoesthétique depuis 1936.
Description
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Transcription
Une pédagogie de la beauté. Ella Baché a toujours eu à cœur de partager ses savoirs pour améliorer les mots du quotidien, comme le fait un pharmacien derrière son comptoir. Au fil des décennies, elle multiplie guides éducatifs et brochures pour accompagner les femmes, leur donner confiance et révéler leur beauté naturelle. Toute sa vie, Ella Baché l'aura mise au service de cette transmission du savoir. La peau n'est pas un terrain d'expérimentation marketing. C'est un organe fragile, constamment exposé. Elle a ses lois, son langage, ses besoins propres, avait-elle pour habitude de répéter. Dans les années 1970, elle va plus loin et revient sur son histoire personnelle dans « Mes produits de beauté » , un livret pédagogique où elle rappelle en détail son parcours et le fondement de sa démarche. Ella Baché. C'est pour vous un nom abstrait, une marque. Je voudrais que ça devienne davantage. Vous avez le droit de savoir qui je suis, et mieux encore, ce que sont mes produits. Ces produits, elle les considère comme ses enfants. Comme toutes les mères, j'ai, à chaque création, préféré mon dernier-né. Le plus beau, le plus réussi, le meilleur. Avec un peu de recul, je ne suis pas mécontente de ma nombreuse famille, conçue dans le travail et dans la joie. Dans ce manuel qu'elle conçoit comme un véritable guide médical au service de la peau, elle dévoile ses méthodes. « J'ai expliqué comment j'ai conçu les produits qui portent mon nom. J'en ai donné les formules intégrales et j'y ai ajouté un lexique précisant le rôle des principaux ingrédients » , détaille-t-elle. Cette transparence, rare à l'époque, témoigne d'une personnalité curieuse qui a toujours été à la pointe de l'avant-garde. Pour elle, se soigner, c'est tellement simple. Encore faut-il savoir comment. Puisque vous n'êtes pas toujours bien informé, j'essaierai de le faire aussi simplement et intelligemment que possible dans ce livret. Je vous expliquerai comment reconnaître votre peau, quels produits je recommande dans votre cas et comment l'utiliser. L'initiative séduit. De nombreuses femmes écrivent à Ella Baché pour la remercier et lui demander des réponses éclairées. Ces lettres m'ont fait penser que mon livret avait besoin d'un complément où chacune trouverait, en fonction de son cas, des conseils pour choisir ses produits. et les utiliser au mieux. Elle répertorie alors dix problématiques différentes. Peau grasse, teint brouillé, rougeur, ride, sécheresse, protection solaire, soins corps, et livre pour chaque configuration une routine détaillée en plusieurs étapes. Un prolongement de ces fameuses ordonnances de beauté. Libre et audacieuse, Ella Baché encourage l'autonomisation des femmes en leur donnant les clés pour se sentir belle et confiante. Cette démarche pédagogique traverse toute son œuvre. Au-delà de fabriquer de bons produits, elle ambitionne d'apprendre aux femmes à les utiliser au mieux pour obtenir un maximum d'efficacité. Une efficacité basée sur une approche scientifique où chaque problème répond à un besoin identifié et part d'une observation concrète. Après la crème tomate, fondatrice de la marque, le fond de teint fin comme de la soie, le phare à cils qui gaine les cils d'un film onctueux et brillant, le revitaliseur, Premier double peeling, Ella Baché anticipe une nouvelle avancée scientifique en s'intéressant à l'acide hyaluronique. En 1974, j'ai connu par l'intermédiaire d'un très bon client de Californie, un produit capable de maintenir l'élasticité et l'humidité de la peau. Ce dernier lui explique avoir découvert pourquoi les femmes russes ont la peau si tendue et ferme. La base de leur alimentation était fortement concentrée en acide hyaluronique. Une molécule aux propriétés hydratantes exceptionnelles. Un professeur de l'université de Harvard l'a appelé pour le rencontrer, témoigne-t-elle. J'ai assisté au rendez-vous qui a eu lieu au Plaza à New York. Le professeur avait un produit translucide dans la main, et lorsqu'il tirait dessus, il devenait trois fois plus long, et en le lâchant, il revenait à sa forme initiale. Femme éclairée et instigatrice, Ella Baché y voit une fois de plus une formidable opportunité de faire avancer la recherche. Je lui ai demandé s'il était possible d'intégrer cette molécule dans des produits de beauté. Il m'a alors présenté sa femme qui était son élève et est devenue ma collaboratrice. Ensemble, elle travaille sur la formule qui permettra de potentialiser au mieux les effets de l'acide hyaluronique. Il fallait maintenir l'acide sous forme de gelée sans tomber dans une texture granuleuse et concentrée. C'est là que son expertise de pharmacienne, formée à transformer les substances actives en préparations efficaces, fait la différence. Plus l'acide est liquide, plus il montre des résultats satisfaisants sur la peau. Après de nombreux essais, Ella Baché réussit cette prouesse technique et met au point en 1980 l'élastogel, premier cosmétique à base d'acide hyaluronique, à l'origine de la gamme Achidra, répulpe aujourd'hui. Cette création marque une révolution sur le marché de l'anti-âge. Comme souvent chez Ella Baché, l'intuition scientifique précède la mode. L'acide hyaluronique, qu'elle découvre dans les années 1970, ne deviendra un ingrédient cosmétique populaire qu'au XX et Ie siècle. Ella Baché a ouvert la voie en mettant la science au service de la beauté des femmes. Dans les années 1990, fidèle à son esprit pionnier, La marque intègre la technologie dans ses protocoles. Elle développe le Sonocar, un équipement visage à base d'ultrasons, bien avant que ce type de technologie ne devienne courant. Ce dispositif, ancêtre du Skintex Lab, préfigure les soins appareils d'aujourd'hui. Mais au-delà des produits, Ella Baché croyait à la transmission du geste, de l'intention, de l'intelligence de la peau. Dès les années 1970, elle structure une méthode, codifie les protocoles, forment ces praticiennes à un haut niveau d'exigence. C'est ainsi que naît le Centre de formation de Montreuil en 1975, véritable cœur pédagogique de la marque, avant son installation rue Saint-Fiacre en 2005. Là, elle forme une génération entière d'esthéticiennes à lire la peau, à interpréter ses signaux, à comprendre ses besoins profonds. On les appelle avec tendresse les bachettes, ambassadrices d'une expertise unique à la fois technique, sensorielle et profondément humaine. L'équipe qu'elle a su constituer autour d'elle lui reste fidèle, dans la méthode comme dans l'esprit. On l'a dit réservée, concentrée, presque insaisissable. Elle n'était pas bavarde, mais elle savait exactement où elle voulait aller, confie l'une de ses collaboratrices. Ce silence n'était pas une distance, mais une écoute. Malgré son succès, elle a bâché reste discrète, peu incline au marketing. Figure indépendante, Personnalité singulière, elle se consacre entièrement à son œuvre. Dans son laboratoire comme en cabine, sa rigueur tranquille imposait le respect. Ses produits n'étaient pas pensés comme des articles à vendre, mais comme des prolongements de son engagement. Un soin juste au service du vivant. Portée par ses convictions profondes, Ella Baché refuse que la beauté soit un luxe réservé à une classe privilégiée et veut en faire un droit reconnu à chaque femme pour reprendre les mots de Madame Corval, son bras droit de l'époque. « Ces produits doivent répondre à tous les budgets et servir les besoins de la beauté, et non accompagner la mode ou encourager la futilité. Un produit n'a pas besoin d'être défendu autrement que par sa qualité et ses résultats, tout le reste n'étant que billevesé » , affirme-t-elle avec conviction. Beaucoup d'aspects de sa vie restent mystérieux, preuve de son choix de privilégier l'œuvre sur la personne, bien qu'elle soit demeurée en retrait des projecteurs, Son approche scientifique a durablement marqué l'industrie cosmétique faisant de sa marque éponyme la référence en matière de dermoesthétique depuis 1936.
Share
Embed
You may also like
Description
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Transcription
Une pédagogie de la beauté. Ella Baché a toujours eu à cœur de partager ses savoirs pour améliorer les mots du quotidien, comme le fait un pharmacien derrière son comptoir. Au fil des décennies, elle multiplie guides éducatifs et brochures pour accompagner les femmes, leur donner confiance et révéler leur beauté naturelle. Toute sa vie, Ella Baché l'aura mise au service de cette transmission du savoir. La peau n'est pas un terrain d'expérimentation marketing. C'est un organe fragile, constamment exposé. Elle a ses lois, son langage, ses besoins propres, avait-elle pour habitude de répéter. Dans les années 1970, elle va plus loin et revient sur son histoire personnelle dans « Mes produits de beauté » , un livret pédagogique où elle rappelle en détail son parcours et le fondement de sa démarche. Ella Baché. C'est pour vous un nom abstrait, une marque. Je voudrais que ça devienne davantage. Vous avez le droit de savoir qui je suis, et mieux encore, ce que sont mes produits. Ces produits, elle les considère comme ses enfants. Comme toutes les mères, j'ai, à chaque création, préféré mon dernier-né. Le plus beau, le plus réussi, le meilleur. Avec un peu de recul, je ne suis pas mécontente de ma nombreuse famille, conçue dans le travail et dans la joie. Dans ce manuel qu'elle conçoit comme un véritable guide médical au service de la peau, elle dévoile ses méthodes. « J'ai expliqué comment j'ai conçu les produits qui portent mon nom. J'en ai donné les formules intégrales et j'y ai ajouté un lexique précisant le rôle des principaux ingrédients » , détaille-t-elle. Cette transparence, rare à l'époque, témoigne d'une personnalité curieuse qui a toujours été à la pointe de l'avant-garde. Pour elle, se soigner, c'est tellement simple. Encore faut-il savoir comment. Puisque vous n'êtes pas toujours bien informé, j'essaierai de le faire aussi simplement et intelligemment que possible dans ce livret. Je vous expliquerai comment reconnaître votre peau, quels produits je recommande dans votre cas et comment l'utiliser. L'initiative séduit. De nombreuses femmes écrivent à Ella Baché pour la remercier et lui demander des réponses éclairées. Ces lettres m'ont fait penser que mon livret avait besoin d'un complément où chacune trouverait, en fonction de son cas, des conseils pour choisir ses produits. et les utiliser au mieux. Elle répertorie alors dix problématiques différentes. Peau grasse, teint brouillé, rougeur, ride, sécheresse, protection solaire, soins corps, et livre pour chaque configuration une routine détaillée en plusieurs étapes. Un prolongement de ces fameuses ordonnances de beauté. Libre et audacieuse, Ella Baché encourage l'autonomisation des femmes en leur donnant les clés pour se sentir belle et confiante. Cette démarche pédagogique traverse toute son œuvre. Au-delà de fabriquer de bons produits, elle ambitionne d'apprendre aux femmes à les utiliser au mieux pour obtenir un maximum d'efficacité. Une efficacité basée sur une approche scientifique où chaque problème répond à un besoin identifié et part d'une observation concrète. Après la crème tomate, fondatrice de la marque, le fond de teint fin comme de la soie, le phare à cils qui gaine les cils d'un film onctueux et brillant, le revitaliseur, Premier double peeling, Ella Baché anticipe une nouvelle avancée scientifique en s'intéressant à l'acide hyaluronique. En 1974, j'ai connu par l'intermédiaire d'un très bon client de Californie, un produit capable de maintenir l'élasticité et l'humidité de la peau. Ce dernier lui explique avoir découvert pourquoi les femmes russes ont la peau si tendue et ferme. La base de leur alimentation était fortement concentrée en acide hyaluronique. Une molécule aux propriétés hydratantes exceptionnelles. Un professeur de l'université de Harvard l'a appelé pour le rencontrer, témoigne-t-elle. J'ai assisté au rendez-vous qui a eu lieu au Plaza à New York. Le professeur avait un produit translucide dans la main, et lorsqu'il tirait dessus, il devenait trois fois plus long, et en le lâchant, il revenait à sa forme initiale. Femme éclairée et instigatrice, Ella Baché y voit une fois de plus une formidable opportunité de faire avancer la recherche. Je lui ai demandé s'il était possible d'intégrer cette molécule dans des produits de beauté. Il m'a alors présenté sa femme qui était son élève et est devenue ma collaboratrice. Ensemble, elle travaille sur la formule qui permettra de potentialiser au mieux les effets de l'acide hyaluronique. Il fallait maintenir l'acide sous forme de gelée sans tomber dans une texture granuleuse et concentrée. C'est là que son expertise de pharmacienne, formée à transformer les substances actives en préparations efficaces, fait la différence. Plus l'acide est liquide, plus il montre des résultats satisfaisants sur la peau. Après de nombreux essais, Ella Baché réussit cette prouesse technique et met au point en 1980 l'élastogel, premier cosmétique à base d'acide hyaluronique, à l'origine de la gamme Achidra, répulpe aujourd'hui. Cette création marque une révolution sur le marché de l'anti-âge. Comme souvent chez Ella Baché, l'intuition scientifique précède la mode. L'acide hyaluronique, qu'elle découvre dans les années 1970, ne deviendra un ingrédient cosmétique populaire qu'au XX et Ie siècle. Ella Baché a ouvert la voie en mettant la science au service de la beauté des femmes. Dans les années 1990, fidèle à son esprit pionnier, La marque intègre la technologie dans ses protocoles. Elle développe le Sonocar, un équipement visage à base d'ultrasons, bien avant que ce type de technologie ne devienne courant. Ce dispositif, ancêtre du Skintex Lab, préfigure les soins appareils d'aujourd'hui. Mais au-delà des produits, Ella Baché croyait à la transmission du geste, de l'intention, de l'intelligence de la peau. Dès les années 1970, elle structure une méthode, codifie les protocoles, forment ces praticiennes à un haut niveau d'exigence. C'est ainsi que naît le Centre de formation de Montreuil en 1975, véritable cœur pédagogique de la marque, avant son installation rue Saint-Fiacre en 2005. Là, elle forme une génération entière d'esthéticiennes à lire la peau, à interpréter ses signaux, à comprendre ses besoins profonds. On les appelle avec tendresse les bachettes, ambassadrices d'une expertise unique à la fois technique, sensorielle et profondément humaine. L'équipe qu'elle a su constituer autour d'elle lui reste fidèle, dans la méthode comme dans l'esprit. On l'a dit réservée, concentrée, presque insaisissable. Elle n'était pas bavarde, mais elle savait exactement où elle voulait aller, confie l'une de ses collaboratrices. Ce silence n'était pas une distance, mais une écoute. Malgré son succès, elle a bâché reste discrète, peu incline au marketing. Figure indépendante, Personnalité singulière, elle se consacre entièrement à son œuvre. Dans son laboratoire comme en cabine, sa rigueur tranquille imposait le respect. Ses produits n'étaient pas pensés comme des articles à vendre, mais comme des prolongements de son engagement. Un soin juste au service du vivant. Portée par ses convictions profondes, Ella Baché refuse que la beauté soit un luxe réservé à une classe privilégiée et veut en faire un droit reconnu à chaque femme pour reprendre les mots de Madame Corval, son bras droit de l'époque. « Ces produits doivent répondre à tous les budgets et servir les besoins de la beauté, et non accompagner la mode ou encourager la futilité. Un produit n'a pas besoin d'être défendu autrement que par sa qualité et ses résultats, tout le reste n'étant que billevesé » , affirme-t-elle avec conviction. Beaucoup d'aspects de sa vie restent mystérieux, preuve de son choix de privilégier l'œuvre sur la personne, bien qu'elle soit demeurée en retrait des projecteurs, Son approche scientifique a durablement marqué l'industrie cosmétique faisant de sa marque éponyme la référence en matière de dermoesthétique depuis 1936.
Description
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Transcription
Une pédagogie de la beauté. Ella Baché a toujours eu à cœur de partager ses savoirs pour améliorer les mots du quotidien, comme le fait un pharmacien derrière son comptoir. Au fil des décennies, elle multiplie guides éducatifs et brochures pour accompagner les femmes, leur donner confiance et révéler leur beauté naturelle. Toute sa vie, Ella Baché l'aura mise au service de cette transmission du savoir. La peau n'est pas un terrain d'expérimentation marketing. C'est un organe fragile, constamment exposé. Elle a ses lois, son langage, ses besoins propres, avait-elle pour habitude de répéter. Dans les années 1970, elle va plus loin et revient sur son histoire personnelle dans « Mes produits de beauté » , un livret pédagogique où elle rappelle en détail son parcours et le fondement de sa démarche. Ella Baché. C'est pour vous un nom abstrait, une marque. Je voudrais que ça devienne davantage. Vous avez le droit de savoir qui je suis, et mieux encore, ce que sont mes produits. Ces produits, elle les considère comme ses enfants. Comme toutes les mères, j'ai, à chaque création, préféré mon dernier-né. Le plus beau, le plus réussi, le meilleur. Avec un peu de recul, je ne suis pas mécontente de ma nombreuse famille, conçue dans le travail et dans la joie. Dans ce manuel qu'elle conçoit comme un véritable guide médical au service de la peau, elle dévoile ses méthodes. « J'ai expliqué comment j'ai conçu les produits qui portent mon nom. J'en ai donné les formules intégrales et j'y ai ajouté un lexique précisant le rôle des principaux ingrédients » , détaille-t-elle. Cette transparence, rare à l'époque, témoigne d'une personnalité curieuse qui a toujours été à la pointe de l'avant-garde. Pour elle, se soigner, c'est tellement simple. Encore faut-il savoir comment. Puisque vous n'êtes pas toujours bien informé, j'essaierai de le faire aussi simplement et intelligemment que possible dans ce livret. Je vous expliquerai comment reconnaître votre peau, quels produits je recommande dans votre cas et comment l'utiliser. L'initiative séduit. De nombreuses femmes écrivent à Ella Baché pour la remercier et lui demander des réponses éclairées. Ces lettres m'ont fait penser que mon livret avait besoin d'un complément où chacune trouverait, en fonction de son cas, des conseils pour choisir ses produits. et les utiliser au mieux. Elle répertorie alors dix problématiques différentes. Peau grasse, teint brouillé, rougeur, ride, sécheresse, protection solaire, soins corps, et livre pour chaque configuration une routine détaillée en plusieurs étapes. Un prolongement de ces fameuses ordonnances de beauté. Libre et audacieuse, Ella Baché encourage l'autonomisation des femmes en leur donnant les clés pour se sentir belle et confiante. Cette démarche pédagogique traverse toute son œuvre. Au-delà de fabriquer de bons produits, elle ambitionne d'apprendre aux femmes à les utiliser au mieux pour obtenir un maximum d'efficacité. Une efficacité basée sur une approche scientifique où chaque problème répond à un besoin identifié et part d'une observation concrète. Après la crème tomate, fondatrice de la marque, le fond de teint fin comme de la soie, le phare à cils qui gaine les cils d'un film onctueux et brillant, le revitaliseur, Premier double peeling, Ella Baché anticipe une nouvelle avancée scientifique en s'intéressant à l'acide hyaluronique. En 1974, j'ai connu par l'intermédiaire d'un très bon client de Californie, un produit capable de maintenir l'élasticité et l'humidité de la peau. Ce dernier lui explique avoir découvert pourquoi les femmes russes ont la peau si tendue et ferme. La base de leur alimentation était fortement concentrée en acide hyaluronique. Une molécule aux propriétés hydratantes exceptionnelles. Un professeur de l'université de Harvard l'a appelé pour le rencontrer, témoigne-t-elle. J'ai assisté au rendez-vous qui a eu lieu au Plaza à New York. Le professeur avait un produit translucide dans la main, et lorsqu'il tirait dessus, il devenait trois fois plus long, et en le lâchant, il revenait à sa forme initiale. Femme éclairée et instigatrice, Ella Baché y voit une fois de plus une formidable opportunité de faire avancer la recherche. Je lui ai demandé s'il était possible d'intégrer cette molécule dans des produits de beauté. Il m'a alors présenté sa femme qui était son élève et est devenue ma collaboratrice. Ensemble, elle travaille sur la formule qui permettra de potentialiser au mieux les effets de l'acide hyaluronique. Il fallait maintenir l'acide sous forme de gelée sans tomber dans une texture granuleuse et concentrée. C'est là que son expertise de pharmacienne, formée à transformer les substances actives en préparations efficaces, fait la différence. Plus l'acide est liquide, plus il montre des résultats satisfaisants sur la peau. Après de nombreux essais, Ella Baché réussit cette prouesse technique et met au point en 1980 l'élastogel, premier cosmétique à base d'acide hyaluronique, à l'origine de la gamme Achidra, répulpe aujourd'hui. Cette création marque une révolution sur le marché de l'anti-âge. Comme souvent chez Ella Baché, l'intuition scientifique précède la mode. L'acide hyaluronique, qu'elle découvre dans les années 1970, ne deviendra un ingrédient cosmétique populaire qu'au XX et Ie siècle. Ella Baché a ouvert la voie en mettant la science au service de la beauté des femmes. Dans les années 1990, fidèle à son esprit pionnier, La marque intègre la technologie dans ses protocoles. Elle développe le Sonocar, un équipement visage à base d'ultrasons, bien avant que ce type de technologie ne devienne courant. Ce dispositif, ancêtre du Skintex Lab, préfigure les soins appareils d'aujourd'hui. Mais au-delà des produits, Ella Baché croyait à la transmission du geste, de l'intention, de l'intelligence de la peau. Dès les années 1970, elle structure une méthode, codifie les protocoles, forment ces praticiennes à un haut niveau d'exigence. C'est ainsi que naît le Centre de formation de Montreuil en 1975, véritable cœur pédagogique de la marque, avant son installation rue Saint-Fiacre en 2005. Là, elle forme une génération entière d'esthéticiennes à lire la peau, à interpréter ses signaux, à comprendre ses besoins profonds. On les appelle avec tendresse les bachettes, ambassadrices d'une expertise unique à la fois technique, sensorielle et profondément humaine. L'équipe qu'elle a su constituer autour d'elle lui reste fidèle, dans la méthode comme dans l'esprit. On l'a dit réservée, concentrée, presque insaisissable. Elle n'était pas bavarde, mais elle savait exactement où elle voulait aller, confie l'une de ses collaboratrices. Ce silence n'était pas une distance, mais une écoute. Malgré son succès, elle a bâché reste discrète, peu incline au marketing. Figure indépendante, Personnalité singulière, elle se consacre entièrement à son œuvre. Dans son laboratoire comme en cabine, sa rigueur tranquille imposait le respect. Ses produits n'étaient pas pensés comme des articles à vendre, mais comme des prolongements de son engagement. Un soin juste au service du vivant. Portée par ses convictions profondes, Ella Baché refuse que la beauté soit un luxe réservé à une classe privilégiée et veut en faire un droit reconnu à chaque femme pour reprendre les mots de Madame Corval, son bras droit de l'époque. « Ces produits doivent répondre à tous les budgets et servir les besoins de la beauté, et non accompagner la mode ou encourager la futilité. Un produit n'a pas besoin d'être défendu autrement que par sa qualité et ses résultats, tout le reste n'étant que billevesé » , affirme-t-elle avec conviction. Beaucoup d'aspects de sa vie restent mystérieux, preuve de son choix de privilégier l'œuvre sur la personne, bien qu'elle soit demeurée en retrait des projecteurs, Son approche scientifique a durablement marqué l'industrie cosmétique faisant de sa marque éponyme la référence en matière de dermoesthétique depuis 1936.
Share
Embed
You may also like