- Speaker #0
Bienvenue dans Ils sont l'avenir de Nice, le premier podcast à vous faire découvrir l'histoire inspirante de ces commerçants et entrepreneurs qui passent à notre quartier et le business de demain. Chaque semaine, Christophe Brémard part à la rencontre de ces niçois et niçois passionnés et nous plonge dans leur univers.
- Speaker #1
Bonjour à toutes, bonjour à tous, bienvenue dans ce nouvel épisode de Ils sont l'avenir de Nice. Aujourd'hui, nous allons vous parler de Dubaï, Norvège, de Scandinavie, d'expatriation et bien entendu de retour aux sources à Nice. Et j'ai le plaisir de recevoir notre ami Eric Sturma du groupe Edstens installé rue Geoffredo. Bonjour Eric.
- Speaker #0
Bonjour Christophe.
- Speaker #1
Bienvenue parmi nous. Tu as un parcours totalement atypique. Tu as parcouru le monde du luxe, tu as parcouru le monde tout court. Pour revenir à l'ice, est-ce que tu peux nous parler un petit peu de ton parcours ?
- Speaker #0
Oui, bien sûr. Une école de commerce et puis par coïncident, je suis tombé dans le monde du parfum tout de suite à la sortie de l'école. Et j'ai eu l'occasion de travailler sur des marchés export rapidement sur l'Europe, puis assez rapidement sur le Moyen-Orient, l'Afrique, l'Asie, Pacifique, dans différentes marques de parfums, parfumerie française, toujours des produits de très très haute qualité. J'ai ensuite parti dans le groupe LVMH pour la maison Dior, et c'est là que l'expatriation est arrivée, puisque je suis allé monter le premier bureau régional de Dior et de la branche cosmétique de LVMH à Dubaï. 2001, juste avant l'effondrement des tours, qui a remis un petit peu les plans dans les tiroirs pendant un certain temps. Mais en fait, ça a été une expérience hyper enrichissante. Et de là, on est parti, on a monté un bureau. Puis ensuite, c'est devenu une structure plus importante. Après, moi, j'ai quitté ce groupe pour d'autres activités de distribution de parfums et cosmétiques au Moyen-Orient. Et puis ensuite, je suis passé aussi dans l'horlogerie suisse, puisque ça, c'était une de mes passions. J'adore les... des petites montres, des mouvements, etc. Donc c'était une expérience hyper intéressante. Ça m'a permis aussi de consolider une expérience assez forte sur le Moyen-Orient. Et puis, il y a quelques années maintenant, neuf ans, les circonstances de la vie ont fait qu'un retour en France, c'était le bon moment pour revenir. Et là, je cherchais une autre voie. J'avais envie de faire autre chose, d'être plus indépendant. Et puis, par un ami de Dubaï, justement, qui m'est très cher. j'ai eu vent de la possibilité de reprendre le magasin Esten Sanis. Alors l'admitrie, honnêtement, je ne connaissais pas du tout, ce n'était pas du tout mon univers.
- Speaker #1
Alors on est sur une admitrie un peu particulière d'Esten, on reste dans ce monde du luxe.
- Speaker #0
Absolument, c'est ça qui a fait que j'ai fait la bascule, en quelque sorte, parce que j'ai retrouvé toutes ces valeurs d'artisanat de très très haute qualité, de transmission de savoir, que j'avais connues à la fois dans les parfums, et dans les montres et la joaillerie. Et c'est vrai qu'au début, la litterie, ce n'était pas fascinant comme ça de premier abord. Et puis, cet ami m'a dit quand même, regarde, va voir un petit peu ce que c'est sur Internet. Ça s'appelle Hestens. Je ne connaissais pas honnêtement. Et c'est vrai que j'ai eu un choc. J'ai tapé, j'ai vu cette espèce de lit bleu et blanc avec des carreaux très particuliers. Je me suis dit, là, il y a quelque chose de particulier, de spécial. Donc, j'ai creusé, évidemment. Et puis, cet ami m'avait fait un brief tout à fait complet de la marque, de son potentiel, de la culture, etc. En 15 minutes, il m'avait dressé un portrait. En gros, je ne pouvais pas dire non. Et puis, je suis venu très rapidement rencontrer les propriétaires du magasin à Nice. Et puis, les atomes, je me suis dit, je vais bien matcher. Je suis resté une journée dans la boutique. Je suis reparti. Je leur ai dit, donnez-moi un mois de réflexion, le temps de monter un dossier, etc. J'étais prêt à partir sur une autre activité, honnêtement. C'est pour ça que je leur ai demandé un peu de réflexion. Et puis, très, très rapidement, je me suis rendu compte qu'il y avait tout ce qui m'intéressait, tout ce qui me faisait vibrer, sauf la sédentarisation. Ça, c'était le gros challenge à l'époque, puisque moi, je passais ma vie à droite, à gauche, dans les avions. C'était vraiment une vie assez trépidante. Il était peut-être un petit peu temps aussi de se calmer, de se poser un petit peu. Et devenir justement détaillant. Parce que toi,
- Speaker #1
à la base, tu n'es pas du tout de Nice.
- Speaker #0
Non, moi, je suis lyonnais d'origine, mais je connais bien la région niçoise. J'ai venu en vacances avec mes parents à l'époque. J'y venais assez régulièrement pour le tax-free à Cannes, lorsque j'étais dans les parfums cosmétiques. J'ai quelques amis ici aussi, donc je n'arrivais pas en terrain connu, si tu veux. Et donc, quand j'ai dit à ma femme et à ma fille, puisque mon fils était déjà parti dans ses études, à l'étranger, je pense que je l'aurais dit Nice. On n'a pas hésité longtemps. Et puis moi, je savais...
- Speaker #1
Il y avait un peu d'eau de soleil. Oui,
- Speaker #0
il y avait ça aussi. Et puis bon, c'est quand même un lieu extraordinaire.
- Speaker #1
Donc, tu as connu Dubaï au moment où ça a explosé. Oui, absolument. Tu as connu tout ce monde du luxe. Aujourd'hui, tu arrives à Dundee, ce qui est une ville aussi économiquement internationale, extrêmement tournée aussi vers l'extérieur. Finalement, c'est des repères qui t'ont permis aujourd'hui d'asseoir effectivement la marque Estance et de continuer à la développer sur la côte d'Azur.
- Speaker #0
Absolument, oui, oui. Oui, parce que je me suis senti tout de suite à l'aise ici. Les codes du luxe, je les connaissais. Le vrai challenge, c'était de devenir détaillant, d'être dans sa boutique, et puis de sortir un petit peu de temps en temps aussi, mais d'arriver à avoir une activité beaucoup plus posée, beaucoup plus calme. Et puis surtout, ce qui me plaisait, c'était de retrouver le lien avec les clients directement. Quand on est dans des grandes sociétés, droite à gauche, On entend beaucoup de théories et en fait, des gens qui nous apprennent des choses, mais qui n'ont jamais vraiment traité un client face à face. Et en fait, ce côté-là me manquait un petit peu et je l'ai retrouvé complètement grâce à cette activité. Et c'est vrai que ça nous permet d'avoir des contacts assez drôles, très intéressants parfois. On rencontre des profils totalement différents. On a quand même une clientèle qui est une clientèle certes aisée, mais qui aussi est très intéressante. Quand on a l'occasion de pouvoir avancer un peu, de discuter un petit peu, on n'est pas là pour faire ami-ami, on est chacun à sa place. Mais ça permet de s'enrichir mutuellement de certaines choses. Et puis, je pense que je leur apporte aussi ce que j'ai appris dans le luxe. C'est-à-dire que le produit, c'est quelque chose, mais le service est tout aussi important, voire pour certaines personnes, c'est vraiment le petit détail qui va faire la différence. Donc, j'ai eu quelques expériences comme ça assez intéressantes au cours de ces huit dernières années. Mais c'est vraiment ce côté humain, en fait, qui me manquait.
- Speaker #1
Et à côté de ça, tu as la marque qui est plus en entreprise, c'est-à-dire la literie de luxe, à un moment où c'est extrêmement important, on n'arrête pas d'en parler dans les médias, de bien dormir. Absolument. Effectivement, avoir de bonnes journées, il est important de bien dormir. C'est pas toi qui... Non,
- Speaker #0
mais je peux venir travailler avec moi, tu as tout compris.
- Speaker #1
Et derrière, par contre, effectivement, SN s'adressait à une cible de clientèle particulière, comme tu l'as dit, c'est plutôt aisé, on est sur des matelas... Bien sûr. relativement cher, tout fait main mais cher. Et d'un autre côté, tu as décidé de te réorienter, d'apporter une offre complémentaire et tu as également aujourd'hui la marque Duxiana. Comment s'est passé effectivement quand on a une concession, quand on a une marque forte, le fait d'avoir une deuxième marque à côté ? Comment est-ce que tout ça s'est mis en place ?
- Speaker #0
Alors ça a été compliqué, mais nécessaire. Et aujourd'hui, je pense que tout le monde s'en félicite. Moi, évidemment, mais les deux marques sont ravies parce que je pense qu'elles se complètent. On a deux marques à forte identité scandinave. Je crois qu'on est les seuls quasiment à avoir ce type de profil dans le monde de l'alitrie, en tout cas dans le retail. Et ce sont deux maisons qui ont énormément de parallèles. Deux maisons familiales, l'une qui a bientôt 100 ans d'existence, l'autre 173 ans. Des sociétés qui sont toujours dirigées par la même famille depuis l'origine. Donc ces transmissions de valeurs, de savoir-faire dont je parlais tout à l'heure, je les retrouve complètement là-dedans. Ce sont des literies qui sont basées sur des technologies ressort dans les deux cas, mais après avec des process différents, qui donnent des conforts et des perceptions qui sont différentes. Alors certains préfèrent l'une, certains préfèrent l'autre. Et en fait, les deux se complètent vraiment à mon avis. Et puis surtout en termes de segment de prix, on a avec Duxiana une approche qui est un petit peu plus accessible, mais toujours avec des produits de très très haute qualité. On vient de rentrer la nouvelle collection de literie. Et c'est vraiment des produits qui sont extrêmement qualitatifs et très connus de la clientèle internationale, parce que ça, c'est aussi une des grandes particularités de mon activité. C'est que j'ai peut-être 60 ou 70 % de clients internationaux. La clientèle française, il vient petit à petit, mais culturellement, le fait de consacrer autant de budgets, ou en tout cas des budgets conséquents dans la literie, c'était... Ce n'était pas vraiment dans les normes en France.
- Speaker #1
Ce n'était pas culturellement. Voilà.
- Speaker #0
Alors qu'en Scandinavie, c'est très courant par rapport à la qualité de vie, à tout ce confort qui règne dans les...
- Speaker #1
Et la nuit est très importante, effectivement, dans les pays scandinaves.
- Speaker #0
Elle peut être très longue. Donc, c'est un... Comment dire ? Ils ont cette culture, en fait, du bien-être intérieur, de cette espèce de cocooning qui doit les envelopper, leurs personnalités, leurs activités. Ils se reçoivent beaucoup chez eux, les uns les autres. Donc c'est vraiment quelque chose qui est fondamental. Et Duxiana a aussi cette approche qui va un petit peu au-delà de la literie, c'est-à-dire qu'on propose aussi... du mobilier scandinave qui est très axé sur la relaxation avec des fauteuils qui sont absolument incroyables, des canapés, des petites tables, des choses comme ça qui apportent quelque chose. On ne va pas faire une cuisine par exemple, mais tout ce qui est univers du salon, de la relaxation, c'est quelque chose qui est très intéressant et c'est aussi une forme de diversification pour mon point de compte.
- Speaker #1
Aujourd'hui, on ne peut qu'inviter nos auditeurs à aller découvrir le Maïsia. Esthens, Ruggio, Fredo, Anis s'ils veulent bien dormir. Vraiment. Vraiment tester effectivement les matelas parce que dans ton showroom et dans ton boutique, il y a un certain nombre de matelas que tu peux tester. Aujourd'hui, quels sont tes challenges les plus importants en termes de développement ? Comment est-ce que tu trouves ? Tu as dit que tu as une grosse clientèle internationale. La marque, bien entendu, aide à amener bien sûr. clientèle. Mais comment est-ce que tu trouves aujourd'hui tes clients et qu'est-ce qui peut t'aider en trouvant encore plus ?
- Speaker #0
Alors, mes meilleurs vendeurs sont mes clients. c'est une activité dans laquelle le bouche à oreille est fondamental alors c'est un petit peu bateau parce que ça existe pour beaucoup d'activités tester le matelas peut-être non non mais j'ai par contre beaucoup de gens qui ont qui ont séjourné chez des amis qui ont dormi sur un liesse tense et qui pensent qu'ils viennent donc ils viennent nous voir et puis ce sont des produits qu'on personnalise en fait énormément puisque On peut avoir quatre choix de fermeté pour un même matelas, pour chaque modèle. Après, on personnalise le surmatelas. Il y a tout un tas de choses. En fait, on les fait à la commande. Il n'y a pas de lit prêt en stock. C'est quelque chose qui est complètement fabriqué pour chaque client, une fois qu'on a bien défini le cadre de ce qu'il souhaitait. Donc, clients sont mes meilleurs vendeurs. Mais après, évidemment, il y a d'autres enjeux. On fait un petit peu de publicité. On participe parfois à certains événements. du sponsoring, mais ça peut être aussi... Maintenant, l'enjeu majeur, c'est d'être plus présent sur les réseaux sociaux. On a une page Facebook et Instagram pour Estance, et je suis en train d'essayer d'en mettre une en place pour Duxiana, puisqu'on a beaucoup de choses à communiquer sur cette marque, par rapport justement au monde du mobilier, de la literie, mais aussi du mobilier, des accessoires. Donc il y a de la matière. Maintenant, le challenge, c'est d'arriver à utiliser cette ressource pour mieux se faire connaître. Puisqu'en fait, c'est une marque qui reste confidentielle encore aujourd'hui en France. Mais nos clients internationaux nous aident beaucoup. Et puis, le prochain challenge, c'est d'avoir quelqu'un qui va venir m'épauler pour me donner aussi plus de temps pour réfléchir davantage aux événements qui sont à mettre en place, pouvoir aller plus à l'extérieur, peut-être développer davantage le réseau des architectes, des designers, des capitaineries. pour les yachts, etc. On travaille déjà, mais de façon perfectible sur ces aspects-là. Donc ça, pour moi, c'est vraiment important. Et puis, ce que je disais tout à l'heure, être plus efficace et plus prolixe sur les réseaux sociaux.
- Speaker #1
Donc les réseaux sociaux, mais surtout beaucoup de recommandations, le bon travail avec les clients, et une logique B2B pour te permettre d'aller chercher des clients plus haut de gamme. Toi, tu as une vraie vision internationale et tu as bourlingué un peu partout. vers le monde. Comment est-ce que tu vois Nice au niveau économique ?
- Speaker #0
Très dynamique. C'est une ville qui... Déjà, un aéroport international si près de la ville. J'en connaissais un à Dubaï. J'en connais pas vraiment d'autres à ce point-là. C'est une ville où il se passe énormément de choses. Il y a beaucoup d'activités, que ce soit dans le sport, dans la culture, dans les forums économiques. Il y a Cannes aussi, qui est une ville importante de ce point de vue-là. Mais je trouve que c'est une ville qui est très ouverte sur l'extérieur. On le voit, je reviens sur l'aéroport, mais quand on voit le nombre de liaisons directes qu'il peut y avoir sur différentes capitales européennes ou même bien au-delà, on voit que le trafic avec les États-Unis s'amplifie de plus en plus. Très important pour nous, parce qu'en ce moment, il y a une clientèle américaine importante qui investit sur la côte d'Azur. Moi, je les vois, ils viennent nous voir parce qu'ils connaissent les deux marques.
- Speaker #1
Et ils ont un fort pouvoir d'achat.
- Speaker #0
Et ils ont un fort pouvoir d'achat. Et ils ont envie de se faire plaisir. Et ils ont envie de bien dormir. Donc, tout va bien. Non, mais c'est une ville qui est effectivement très dynamique, très ouverte sur l'international. On l'a vu à l'époque avec la Chine, où il y avait des livres en direct, des courriers. C'est une ville qui est palpitante, qui a à la fois ce côté traditionnel. Quand on est dans le vieux Nice, on a... l'impression d'être en Italie. On a été en Italie aussi. 150 ans. Je trouve que c'est une ville qui rayonne, en fait. Qui est très représentative, pour moi, de la Côte d'Azur.
- Speaker #1
Nice, une ville qui rayonne, et au milieu, Rugeau-Freddo, vous avez la boutique...
- Speaker #0
Le soleil de la litriche.
- Speaker #1
Le soleil de la litriche. Tu devais juste en rajouter un dernier mot pour conclure, Eric.
- Speaker #0
D'abord, merci de m'avoir invité. Je trouve que c'est une super initiative que... que l'association met en place pour... pour les commerçants, c'est une autre façon de se faire connaître. Et je trouve que ça témoigne complètement du dynamisme de l'association. Donc merci infiniment pour cet accueil chaleureux et pour ce moment très agréable.
- Speaker #1
Merci Eric, et je vous invite à aller à sa rencontre, à aller rencontrer Eric, ici sa porte, Ruggio Freddo, le magasin Estense, et à aller tester... Et Luxiana. Et Luxiana, pardon. Et à aller tester l'ensemble de sa litterie et découvrir l'ameublement. disponibles. Et bien entendu, je vous invite à consommer en bas de chez vous, à côté de chez vous, à consommer local et surtout à consommer mi-soir. Et je vous donne rendez-vous la semaine prochaine pour une histoire toujours plus inspirante de nos entrepreneurs et nos commerçants. Merci, à la semaine prochaine.