Speaker #0Bonjour et bienvenue dans Immergée, Submergée, le podcast où j'en immerge dans les thèmes que j'aime ou que j'ai envie de découvrir, histoire, sport, art, etc. etc. et où j'évoque mes émotions qui me submergent. Série de 4 épisodes consacrés à la romancière Jane Austen. Le premier épisode évoquait l'époque durant laquelle elle a vécu en Angleterre et en parallèle avec celle de la France. Et dans ce deuxième épisode, on va parler de son enfance, de sa famille. C'est l'heure de parler de sa vie, de ce que l'on sait d'elle, même si beaucoup de mystères l'entourent. Je vais parler en premier des parents de Jane Austen. Son père, George Austen, est un homme très intelligent, cultivé, qui a été à l'université. au St. John's College à Oxford. Sa mère, Cassandra, est une jeune femme joviale avec le goût des mots, de la poésie et de la comédie. D'ailleurs, le couple éduquera leurs enfants dans ces domaines, la culture, la lecture, l'écriture. Ils les inviteront à être très créatifs. Ils gagnent leur vie avec le salaire de révérend de Georges Austin et également grâce à la ferme qu'ils possèdent. Il y aura du travail pour eux ainsi que pour les enfants qui viendront aider. pour le labour, la moisson par exemple, et pendant les longs mois d'hiver, le travail étant moins imprenant à la ferme, le temps sera ludiquement utilisé avec les jeux de société, la lecture ou la couture. Pour joindre les deux bouts, le couple décide de louer des chambres à des jeunes étudiants et Georges leur propose des cours particuliers. Pendant les vacances scolaires, certains étudiants retourneront dans leur famille et d'autres resteront chez les Austin. Le couple va avoir 8 enfants 6 garçons et 2 filles. Toute la famille va vivre à Steventon, un petit village du Hampshire, un comté situé dans le sud de l'Angleterre qui fait face à la Normandie. Les prénoms et les dates de naissance des enfants. Le premier est James, qui naît en 1765. Ensuite il y a George, comme le prénom du père, en 1766. Edward, en 1768. Henry. en 1771, première fille Cassandra, comme le prénom de la mère, qui naît en 1773, Francis en 1774, Jane en 1775, et puis le dernier Charles en 1779. Donc entre le premier enfant et le dernier, il y aura 14 ans d'écart. James l'aîné, il est en partance pour l'université d'Oxford. Lorsque Charles, le petit dernier, va naître. Maintenant, je vais faire une petite biographie sur chacun des enfants. Je reparlerai d'eux dans les prochains épisodes également. Le premier, James, il est intelligent, dynamique et doté d'une grande culture. Il aime la littérature et surtout la poésie. Il écrira des poèmes, mais les poèmes circuleront uniquement entre les mains de la famille. Il ne sera jamais publié. En 1782, à 17 ans, il va se lancer dans le théâtre amateur. Il va suivre les pas ensuite de son père en étudiant à Oxford, puis il travaillera sous ses ordres lorsqu'il deviendra vicaire dans un presbytère à moins de 2 km de Steventon. En 1792, à 27 ans, il épouse Anne Mathieu. Un an plus tard arrivera leur fille Anna, mais Anne va brutalement décéder en mai 1795. James se remariera en 1797 à 32 ans avec Marie Yold. avec qui il aura un garçon, James. Ensuite, le deuxième, George. Il porte le même prénom que son père. Il va être élevé en dehors du cocon familial, chez des voisins. En fait, il souffre de maladies, mais on ne sait pas lesquelles. Il aura des crises, peut-être des crises d'épilepsie, des difficultés d'élocution et improbables handicap mentale. Ses parents et ses frères et soeurs lui rendront visite. Ensuite, le troisième, Edward. Un homme de bonne composition, toujours de bonne humeur. pragmatique avec un certain talent pour raconter les histoires. Il va connaître un destin qui est un peu incompréhensible pour nous aujourd'hui. Alors je m'explique. Il va être adopté à 8 ans par un lointain cousin de leur père qui s'appelle Thomas Knight. Cet homme est riche et sans héritier. Edward va donc recevoir une bonne éducation et une situation plus brillante avec un domaine qu'il n'aurait pas eu avec ses parents. Il ne va pas être complètement coupé de sa famille non plus. Il aura toujours des contacts et il sera toujours en relation avec ses frères et soeurs. Ensuite, le quatrième, Henri. Comme tous, intelligent, très drôle, avec des conversations étincelantes. Henri va connaître une belle histoire d'amour, il va tomber amoureux de sa cousine Elisa, qui a 10 ans de plus que lui, et qu'il épousera à 26 ans en 1797. Je parlerai d'elle un peu plus tard, parce qu'elle aura le droit aussi à son petit chapitre dans cet épisode. Henri s'enrôlera dans l'armée lorsque la France déclarera la guerre à l'Angleterre en 1793. Le cinquième enfant, qui est une fille, Cassandra, donc qui porte le même prénom que sa mère. Elle est intelligente, calme, aimable. Elle aussi, elle aura le droit à un chapitre qui sera surtout dédié à la relation qu'elle avait avec sa sœur, Jane. Elles seront inséparables. Cassandra ne se mariera pas, mais on sait qu'elle a été demandée en mariage par Thomas Fowle. Ce Thomas, c'est un étudiant qui a résidé dans la famille Austin. J'en ai parlé un petit peu avant. Lorsqu'il est ordonné clergyman, il va lui faire... sa demande en mariage mais ils devront se séparer quelques mois afin qu'il soit aumôni à bord d'un navire. Cela va se terminer en tragédie car il va décéder d'une fièvre en 1798 à Saint-Domingue, la capitale de la République Dominicaine. Cassandra et Thomas auront été fiancés mais n'auront pas eu le temps de se marier. Ensuite, Francis, le numéro 6. C'est un débrouillard déterminé et dynamique. A l'âge de raison, 7 ans. Il achètera lui-même un poney pour pouvoir suivre ses frères qui vont à la chasse. Il sera le premier de la famille Austin à prendre la mer et deviendra amiral de la flotte. Amiral de la flotte, c'est le plus haut grade de la marine britannique. Le numéro 8, qui est Charles. Alors je passe du 6e au 8e, parce qu'en fait la 7e c'est Jane. Et Jane étant l'héroïne de cette série, elle aura le droit à une présentation personnalisée et un peu plus enrichie. Je reviens à Charles, le numéro 8, le dernier, est au même niveau que les autres, brillant, intelligent, bienveillant. En 1791, il n'a que 12 ans et va suivre son frère Francis dans la marine. Il finira officier de la flotte royale. Comme je l'ai dit plus tôt, les parents ont encouragé leurs enfants dans la lecture, les représentations de théâtre à la maison. Toute stimulation intellectuelle était valorisée. Les frères et sœurs seront proches, enfants, et ils resteront une fois devenus adultes. On le verra dans la suite des épisodes. Par exemple, James, qui est l'aîné, et le quatrième, Henry, feront leurs études à Oxford. Ils rentreront régulièrement chez leurs parents. James, toujours lui, qui va partir en voyage avec Edward, le troisième, qui a été élevé par un riche cousin. Ils vont partir dans différents pays européens, et ils en reviendront riches d'expérience. On peut supposer que la séparation avec deux des frères ait eu des répercussions psychologiques sur les autres. Pour rappel, Georges II, qui souffrait de problèmes de santé, a été d'un sens rejeté et placé dans un institut. Et Édouard III, élevé par un riche cousin qui n'avait pas d'héritier. Autre petit chapitre dont j'en ai parlé tout à l'heure, Elisa, qui est une cousine de la famille et qui s'est mariée avec Henri. Elle a le droit à son petit chapitre parce qu'elle a aussi une importance dans la famille. Je laisse toujours un peu un suspense en ne parlant pas tout de suite de Jane Austen. Je parle de l'entourage, voilà, là on voit toutes les personnes qui l'entourent. Et je viendrai après ensuite vers elle. Elisa est la fille de Philadelphia, qui est la sœur de George. Donc, elle est la nièce de George et la cousine germaine des huit frères et sœurs. Philadelphia, c'est une aventurière. Elle quitte l'Angleterre en 1752 et s'embarque pour un très long voyage en mer pour destination l'Inde. Elle rencontre... Thaiso Hancock et la petite Elisabeth pointent le bout de son nez en 1761. Elisa est née en Inde. Elle est arrivée en Europe où elle épouse un aristocrate français, le comte de Feuillide. De son vrai petit nom, c'est Jean-François Capot de Feuillide. Le couple aura un fils, Hastings. Elisa arrive pour la première fois chez les Austines à 25 ans pour Noël 1786. Elle effectuera chez les Austines plusieurs voyages prolongés, toujours accompagnée de son fils, Hastings. Elisa apporte une touche d'exotisme dans cette famille anglaise. Elle a beaucoup voyagé, elle parle couramment français, elle s'habille à la mode parisienne, et elle en a les mœurs, donc ils sont bien loin de celles des Austines. Elle semble forte et libre, elle voyage seule avec son fils. Elle peut s'absenter le temps qu'elle veut et rentrer sans devoir demander la permission à qui que ce soit. Elle est un modèle pour Jane et Cassandra. Lors des représentations théâtrales de la famille Austin, elle se montrera très intéressée et jouera souvent les premiers rôles. Malheureusement, elle va connaître des heures difficiles. des heures très sombres. Lors de la révolution française, son mari sera traduit devant un tribunal et guillotiné en 1794. Elle réussit à s'enfuir enceinte de son deuxième, mais malheureusement pendant le voyage, avant d'arriver en Angleterre, elle donnera naissance à un enfant mort-né. Puis en 1801, Asting, son fils, invalide, meurt à 15 ans. Comme je l'ai indiqué un peu plus tôt, elle épousera en deuxième noce, en 1797, Henri-Austin, son cousin. J'arrive enfin à Jane Austen. Vous allez voir, en fait, on en connaît très peu sur elle, on en connaît peut-être un peu plus sur ses frères et sœurs que sur cette romancière qui était connue et reconnue de son vivant. Ce que l'on sait de Jane provient des informations données par sa famille et de certaines lettres qu'elle a écrites. Cassandra, sa sœur, brûlera une très grande partie de sa correspondance, donc une part de mystère entoure toujours Jane Austen. On ne connaît pas ses goûts littéraires, ses opinions politiques, sa vie sentimentale ou encore ses méthodes de travail. Jane est née au présbytère de Steventon le 16 décembre 1775. Je le répète, dans la fratrie, elle est le septième enfant sur huit. Je vous donne quelques informations en vrac, donc elle est discrète. Dans ses romans, la plupart de ses personnages sont gueuleux, mais selon ses proches, elle, elle ne l'était pas. Elle aime danser, elle passera une bonne partie de son temps dans les balles. durant les années 1790, autour de ses 20 ans. Ses proches, donc ses frères, soeurs, neveux et nièces, disent d'elle, ouvrez les guillemets, qu'elle est séduisante. Elle a une grâce dans les gestes, la finesse de son teint, la douceur de sa voix, la délicieuse expressivité de son visage, qui exprime si ouvertement la gaieté, la sensibilité et la bienveillance, qui étaient ses véritables caractéristiques. Elle possédait un teint... mat assez clair, très coloré. Elle avait les joues bien rondes, la bouche et le nez petits et joliment dessinés. De brillants yeux noisettes et des cheveux bruns formant des boucles naturelles autour de son visage. Et des cheveux bruns formant des boucles naturelles autour de son visage. Fermez les guillemets. On sait qu'elle se tournait souvent vers ses grands frères en demandant des conseils, du réconfort ou alors pour simplement être avec eux. et participer aux représentations de théâtre. Comme je l'ai dit, je vais consacrer aussi un autre petit chapitre après avec sa relation avec Cassandra. Je ne parle pas trop encore de Cassandra. Jane, elle semble très mature. En tout cas, c'est ce que je ressens d'elle. Je la trouve assez entière, peut-être un peu tout ou rien. Elle avait une très haute opinion de l'amour. Elle n'a probablement jamais regretté son célibat. On retrouve dans ses lettres envoyées à l'une de ses nièces la phrase, j'ouvre encore les guillemets, Tout est préférable. Tout peut être enduré plutôt qu'un mariage sans affection. Pour les enfants, donc ses neveux et nièces, Jane est une tante affectueuse et aimante. On ne sait pas si elle aurait aimé avoir des enfants. Dans une correspondance à S'inquiète des nombreuses grossesses d'une de ses nièces, elle écrit, ouvrez les guillemets, La pauvre, elle sera épuisée avant 30 ans. Je suis vraiment désolée pour elle. Ses enfants, ses bébés, comme elle aimait les surnommer, seront ses livres. Concernant sa vie intime, on connaît quelques éléments. On sait qu'il y a eu un monsieur Tom Lefroy et une demande en mariage d'un autre homme. Tom Lefroy est Irlandais, il passera Noël fin 1795 et début d'année 1796 chez sa tante, une habitante près de Stéventon. Jane connaît cette dernière et c'est comme ça qu'elle rencontrera Tom lors de Val. Dans ses correspondances avec sa sœur Cassandra qui à cette époque... vit dans la famille de son fiancé Thomas Fowle. Nous sommes donc en janvier 1796, Jane a 20 ans et Cassandra 23 ans. Voici différentes phrases qu'elle écrit sur Tom le Froid. Un jeune homme très bien élevé, beau et agréable. J'ai presque peur de te raconter comment mon ami irlandais et moi nous sommes comportés. Imagine-toi tout ce qu'il y a de plus dissolu et de choquant dans notre façon de danser et de nous asseoir ensemble. et une autre fois où elle indique qu'elle va flirter pour la dernière fois avec Tom Lefroy. Mes larmes coulent en écrivant à cette idée mélancolique. C'est en 1802, à 27 ans, que Jane acceptera la demande en mariage de Harris Bigwither, un frère de Catherine et Althea, qui sont deux de ses amis. Il fit sa demande lorsqu'elle séjourna chez eux, elle le connaissait depuis toujours. Elle accepta aussitôt. Mais durant la nuit, elle changea d'avis et l'en informa le lendemain matin. Probablement pas amoureuse ou pas assez pour accepter. Ou autre possibilité, pensait-elle à un autre homme ? On ne sait pas, le mystère reste entier. Cassandra lui aurait dit que Jane était amoureuse d'un voisin avec qui malheureusement le mariage ne s'est pas fait. Probablement à cause de critères sociaux. Le jeune homme ne devait pas avoir le capital nécessaire. Les spécialistes de Jane Austen disent que les jeux de séduction, d'amour, qu'elle décrit avec talent dans ses romans, ne peuvent que laisser imaginer qu'elle a dû être amoureuse au moins une fois. Jane Austen avait beaucoup d'humour. Quelques lettres d'elle montrent qu'elle est une adepte de l'ironie. On pourrait croire qu'elle manque d'empathie lorsqu'elle lance des pics sur ses contemporains, mais son but premier est de faire rire son lecteur, et souvent plutôt sa lectrice, parce que ce sont des lettres qu'elle écrit à Cassandra. Je vous donne aussi ces jolies formulations. En septembre 1796, elle est à Londres, et elle écrit Me voici à nouveau sur cette scène du vice et de la dissolution. et je commence déjà à trouver ma morale bien corrompue. La lettre que je viens de recevoir de toi à l'instant m'a divertie au-delà de toute modération. J'ai manqué mourir de rire, comme on disait à l'école. J'arrive enfin au duo Cassandra et Jane. Elles auront une relation fusionnelle dès l'enfance. Elles partageront leur confidence dans une même chambre à coucher, ainsi que le même sens de l'humour. Leur mère dira, si Cassandra devait se couper la tête, Jane insisterait pour partager son sort. Il faut aussi savoir qu'elles ont été scolarisées ensemble. J'en parle dans le premier épisode, là je parle des pensionnats de jeunes filles. Je vais faire un petit point sur ce qu'elles ont, elles, vécu dans ce pensionnat. A l'âge de 7 ans, Jane sera envoyée en pension avec sa sœur. Donc auparavant, l'éducation était faite à la maison. Au printemps 1783, les deux sœurs, accompagnées de leur cousine germaine Jane Cooper, partent pour Oxford. Jane Cooper, c'est la nièce de Madame Austin. Quelques temps après leur arrivée à Oxford, pendant l'été, il y a eu une éruption volcanique en Islande, ce qui aura pour conséquence un brouillard très important en Europe et au fur et à mesure, l'air deviendra moins respirable. A cette époque, personne ne connaissait la cause de cette météo bizarre. L'école a donc déménagé pour Southampton, ville reconnue pour son air plus doux et qui est située sur la côte sud de l'Angleterre, toujours dans le Hampshire. Dans le premier épisode, j'évoque les problèmes sanitaires de ces établissements. Bien évidemment, les trois filles vont les connaître également. Il va y avoir une épidémie de typhus qui va se propager et la directrice va préférer cacher l'information aux parents. Jane et Cassandra tomberont malades et c'est Jane Cooper, la cousine, qui parviendra à l'annoncer à leurs parents. Madame Austin et sa grande sœur, Madame Cooper, débarqueront rapidement à Southampton pour récupérer leurs filles. Jane et Cassandra... se remettront lentement et difficilement, mais Madame Cooper, qui va être contaminée, ne survivra pas. Deux ans plus tard, en 1785, les filles repartiront de nouveau dans un pensionnat. La directrice étant plus bienveillante et excentrique, l'expérience sera beaucoup plus heureuse que la première fois. Elles y resteront deux ans, et donc Jane terminera sa scolarité à 11 ans. Dans cet établissement, Jane et Cassandra, elles auront accès aux ouvrages de la bibliothèque. Elles pratiqueront l'écriture, l'orthographe et apprendront des notions en français et en italien. Elles auront aussi leur cours d'accomplishment, comme j'en parle dans le premier épisode, la couture et le dessin. Les élèves en sortent autant enrichis par leur cours qu'humainement, car ce sont des jeunes filles qui venaient de toutes les villes, de toutes les régions, avec une éducation et des goûts différents. Dernier point que je vais évoquer dans cet épisode, donc c'est la famille Austin et la culture. Les représentations théâtrales amateurs sont à la mode au 18e siècle donc la famille ne va pas y déroger, les enfants écrivent et jouent leurs propres pièces à la maison. Une fois sa scolarité terminée, Jane va explorer ensuite les livres de ses parents et de ses frères. Une revue littéraire, The Loiterer, le flâneur, va être publié par James, le fils aîné, avec l'aide d'Henry, le numéro 4. en 1789. En fait, le titre, il fait référence aux revues très en vogue à l'époque. Il y avait The Lawyer, le désœuvré, et The Heedler, l'oisif. The Lawyer est installé à Oxford. Il paraît chaque samedi pendant plus d'un an. La promesse de l'éditeur est dans le premier numéro. On ouvre les guillemets lecture morale, remarques critiques et humour élégant Pour Jane, âgée de 13 ans, cette revue lui offre la chance de voir certaines de ses propres compositions imprimées. Cela n'a jamais pu être réellement certifié. Il semblerait que Jane ait rédigé une partie où l'intégralité d'un courrier publié dans le 9e numéro, le 28 août 1789. C'est une publication d'une lettre anonyme qui se plaint de l'orientation exclusivement masculine et exige des contributions de la part de jeunes gens des deux sexes, et c'est signé Sophia Sentiment. Sophia Sentiment appelle de ses voeux, ouvrez les limées, de jolies histoires touchantes relatant les malheurs de deux amants morts subitement en route vers l'église. Que l'amant soit tué en duel ou perdu en mer ou qu'il se suicide à l'arme à feu, à votre guise. Et quant à sa maîtresse, elle va bien sûr devenir folle, ou si vous voulez, vous pouvez tuer la dame et laisser l'amant devenir fou. Rappelez-vous seulement, quel que soit votre choix, que vos héros et héroïnes doivent posséder une bonne dose de sentiments et de très jolis noms. C'est tout pour cet épisode qui s'arrête un peu abruptement. J'ai voulu bien séparer différentes informations, différents thèmes. Il restera donc deux épisodes pour parler de Jane Austen. Je vous remercie de m'avoir écouté. J'espère que ce deuxième épisode vous a plu. Même si ça s'arrête, c'est assez tranchant. D'ici là, prenez soin de vous. Bisous tout le monde. Ciao.