Speaker #0Bonjour et bienvenue dans Immergé, Submergé, le podcast où je m'immerge dans les thèmes que j'aime, ou que j'ai à découvrir, histoire, sport, art, etc. etc. et où j'évoque mes émotions qui me submergent. Pour ce nouvel épisode, qui va faire partie d'une série Paris je t'aime en touriste, car je suis tellement heureuse de venir à Paris en tant que touriste, simple touriste, et non plus en tant que francilienne habitante de la région parisienne. Paris est désormais synonyme que de beau, d'art, d'architecture, pardon, de culture, et alors qu'auparavant je la côtoyais plus régulièrement en marchant vite, pour ne pas louper le métro, le RER, dans le train-train quotidien quoi. Bienvenue dans la série Paris je t'aime en touriste, épisode 1. Paris est une fête dans les années 1920. Je ne vais jamais chercher très loin dans les titres des épisodes. C'est simple, je vais parler de Paris dans les années 1920 et du livre d'Ernest Hemingway, Paris est une fête. Dans cet épisode, je ne vais pas faire un résumé du livre, Paris est une fête. Si vous avez envie de le lire, achetez-le. Je vais plutôt raconter des anecdotes, la vie, l'ambiance de l'époque, afin de s'y immerger. Petite introduction, on va d'abord parler d'Ernest Hemingway. Moi je le connaissais d'abord en tant que journaliste, reporter de guerre. Dans ma jeunesse, j'en ai déjà parlé dans d'autres épisodes, j'ai énormément étudié la seconde guerre mondiale, j'ai dévoré tous les livres, les documentaires possibles. Il avait été photographié, Ernest Hemingway, avec un GI, un soldat américain, et Robert Capa, très célèbre photographe que j'aime, et qui était pour moi le personnage le plus important de cette photo. Donc en fait c'est grâce à Robert Capa, que j'ai découvert cette photo et que j'ai pu voir pour la première fois Ernest Hemingway. Je crois que je n'avais jamais vu trop de photos de lui avant. Tous les deux, que ce soit Robert Capa et Ernest Hemingway, donc ils se connaissaient, tous les deux, ils ont suivi le débarquement du 6 juin 1944 en Normandie. Robert Capa, il a débarqué sur Omaha Beach avec les soldats. Ernest Hemingway, lui, il a également pris une barque de débarquement avec les soldats. C'est-à-dire que des bateaux, il y avait des barques. et sur lesquels les soldats ensuite débarquaient sur la plage. Mais sauf que Ernest Hemingway n'a pas eu le droit de poser les pieds sur les plages françaises. Quelques temps après, il va suivre la division Leclerc, toujours en tant que correspondant de guerre. Alors en petite biographie, Ernest Hemingway est né le 21 juillet 1899, près de Chicago, dans l'Illinois, dans les Grandes Lignes. Parce que j'ai vraiment pris le plus intéressant par rapport à l'épisode. En 1917... il devient reporter au Kansas City Star. Pour la Première Guerre mondiale, il souhaite s'engager, mais l'armée américaine l'en empêche à cause d'un problème à ses yeux. Il réussit à contourner cette décision en intégrant la Croix-Rouge italienne, où il devient chauffeur ambulancier. Juillet 1918, il est gravement blessé aux jambes et devra subir de nombreuses opérations chirurgicales. Par la suite, il devient correspondant au Toronto Star au Moyen-Orient, puis à Paris en décembre 1921, et il quittera la capitale en 1928. À cette époque, beaucoup d'Américains y vivent, la capitale est synonyme de modernité, de non-prohibition, et avec un coût de la vie moins important, moins élevé, et un taux de change qui la rend encore plus attractive que les Etats-Unis. Paris est l'Eldorado des Américains. Il s'engage comme correspondant de guerre auprès de l'armée républicaine en Espagne, puis pendant la seconde guerre mondiale, comme j'en ai parlé un peu plus tôt. Donc c'est un homme qui va beaucoup voyager, Afrique, Europe, Cuba... En 1954, il reçoit le prix Nobel de littérature. Et le 2 juillet 1961, il se suicide dans Lidao. Je n'ai pas la liste complète de tous ses livres. En 1926, il a dû publier deux livres, Torrent printemps et le deuxième, c'est Le soleil se lève. Et c'est ce dernier qui va le faire connaître en tant que grand écrivain. En 1929, L'adieu aux armes. 1932, Mort dans l'après-midi. 1933, Les Vertes Collines d'Afrique. 1937, En avoir ou pas. 1940, Pour qui sonne le glas. 1950, Au-delà du fleuve et sous les arbres. 1952, Le vieil homme et la mer. 1960, L'été dangereux. Il est décédé en 1961, donc après ce sont des publications posthumes. 1964, Paris est une fête. 1967, En ligne. 1970, 1936, Il a la dérive. Voilà, il y en a d'autres. Mais pour expliquer que Paris est une fête, a été écrite dans les années 1920, mais a été publiée dans les années 1960. Je vais faire une petite partie sur la publication. Je comprends pourquoi ce livre a été écrit à titre posthume. Le livre n'aurait peut-être pas eu autant d'intérêt si ça avait été écrit par un inconnu. Pour être honnête, je n'ai pas vraiment compris l'intérêt de ce livre. Ce qui m'a le plus intéressée, c'est ce dont je vais parler dans la suite de l'épisode, c'est la vie à cette époque. Lorsque Ernest et Mingwei quittent Paris, ils laissent deux mâles à l'hôtel Ritz, avec à l'intérieur des vêtements, des notes, des pages de romans. En novembre 1956, l'hôtel l'appelle et le convainc de venir les rechercher. Il commence à travailler dessus durant l'été 1957, et en avril 1961, il est toujours à travailler dessus, donc c'est deux, trois mois avant sa mort. Il y a plusieurs versions, différents chapitres. L'introduction et le dernier chapitre ne sont pas réellement faits, complètement choisis. En fait, l'auteur, Ernest Hemingway, n'a jamais terminé ce livre. C'est sa femme elle-même qui va trouver le titre, Paris est une fête Ce n'est pas un documentaire, c'est quand même une œuvre d'imagination, ça on le lit à la fin du livre, qu'il s'est un petit peu arrangé avec les vérités. Il ne dit pas ce qui est vrai ou ce qui n'est pas vrai, mais voilà, les caractères des personnes ont été modifiés, des anecdotes, il y a peut-être d'autres choses qui ont été modifiées. Donc moi je vais plus m'intéresser à la description de Paris. Je vais quand même parler des personnalités qu'il rencontre et des anecdotes, il y en a qui sont intéressantes, ou pas. Ce livre a été en rupture de stock il y a quelques années. Il a été plébiscité. en réaction aux attentats du 13 novembre 2015. Petite partie, c'est la troisième, là, c'est la vie à Paris dans les années 1920. Je vais lister ce qu'on peut apprendre sur cette époque, ce que j'ai appris dans le livre. Je répète, Ernest Hemingway va vivre dans la capitale de 1921 à 1928. Mais normalement, ces écrits-là, si je me souviens bien, c'est l'époque de 1922-1923, c'est le début des années 1920, ce dont il parle. Déjà, question hygiène. On va aller directement dans le vif du sujet. Pas de WC dans l'appartement. Les WC étaient sur le palier, comme à tous les tâches. La nuit, il y a des citernes tirées par des chevaux qui venaient pomper les excréments. Le bruit et l'odeur étaient très désagréables. Et donc pendant les nuits, les belles nuits chaudes où l'on laissait les fenêtres ouvertes, le bruit et l'odeur étaient extrêmement désagréables. Pour la vie quotidienne, les appartements sont petits. Bon, aujourd'hui on a un petit peu plus de confort. Mais on vit à l'extérieur. Dans le café, les repas sont à l'extérieur. Ernest Hemingway, il allait écrire, lui, dans les cafés. Et il y a également une mention comme quoi il devait louer une chambre d'hôtel à un moment pour pouvoir travailler au calme. Les usages et coutumes. Par exemple, les serveurs, ils utilisent beaucoup le monsieur. Il y a monsieur à toutes les phrases. Ensuite, il y a une anecdote pour les bouquinistes. Ils étaient déjà là, en fait, ils existent depuis la fin du 19e siècle. Ernest Hemingway était client et achetait des livres anglo-saxons pour pas cher. Le journaliste a connu des périodes de vaches maigres et des périodes un peu plus florissantes financièrement. Les touristes qui étaient natifs de la langue anglaise, qui dormaient à l'hôtel, laissaient souvent leurs livres avant de repartir. Pour rappel, les Américains britanniques voyageaient en bateau et partaient avec plusieurs livres, vu que le voyage était long. Certains les laissaient sur place, les laissaient à l'hôtel, pour que le voyage du retour soit un peu plus léger. Les employés de ces hôtels y récupéraient les livres et les vendaient aux bouquinistes. Ces derniers les revendaient peu cher pour s'en débarrasser au plus vite, pour ne pas devoir les stocker. Mais ils ne connaissaient pas la qualité de l'écrit, si c'était un chef-d'oeuvre ou un navet. C'est expliqué que la relure était identique pour tous les livres anglo-saxons, alors qu'en France, généralement, un livre bien relié et beau à l'extérieur est de qualité à l'intérieur. Ça, c'est selon les dires des bouquinistes, à l'époque. On peut parler aussi de Shakespeare and Company, la célèbre librairie anglaise à Paris. Elle existait déjà et Ernest Hemingway en était bien sûr client. On va parler garde-robe. Dans le livre, il est mentionné qu'il faut avoir les moyens pour bien vivre et pour être élégant. Ernest Hemingway parle avec ses contemporains du fait qu'il faut soit vestir dans l'art ou bien s'habiller. Si on veut le premier, il ne faut plus acheter de vêtements. Si à l'inverse, on veut avoir du style... On ne va pas investir dans les œuvres d'art. Ernest Hemingway côtoie beaucoup d'artistes, la plupart des écrivains américains de sa génération, ou non, il y en a qui sont un peu plus vieux. Dans Paris d'une fête, il parle notamment de Scott Fitzgerald et de Ford Maddox Ford. Ce qu'écrit Ernest Hemingway est à prendre avec des pincettes. Comme je l'ai dit un peu plus haut, il s'est un petit peu arrangé avec la vérité. Il se dit dans le livre, il a fait parler de son imagination pour décrire des personnes, des situations. Donc j'ai fait quand même une petite recherche. Scott Fitzgerald... Écrivain américain, né le 24 septembre 1896 et décédé le 21 décembre 1940. Il a 3 ans de plus qu'Ernest Hemingway, donc ils sont de la même génération, et il s'installe en France, comme Hemingway parce que la vie est plus agréable, moins chère, c'est bien plus intéressant financièrement. A partir de 1920, il obtient du succès grâce à ses livres. Le plus connu est Gatsby le Magnifique, qu'il écrira en France. Tout va bien dans le meilleur des mondes, mais lui et sa femme dépensent sans compter et ont des problèmes avec l'alcool entre autres. Il décédera d'une crise cardiaque en 1940. et sa femme dans un incendie en 1948 dans le centre psychiatrique où elle était internée. Je vais tout de même raconter une anecdote du livre, vrai ou pas. En gros, Scott Fitzgerald et Ernest Hemingway sont au resto. Le premier raconte que sa femme lui avait dit qu'il avait un petit pénis. Information extrêmement importante et inquiétante pour les hommes. Ni une ni deux, en plein repas, les deux vont aux toilettes. L'un montre ses attributs, l'autre regarde et le rassure. Ils iront même jusqu'au Louvre. pour comparer l'appareil avec ceux des statues. On en est là. Von Malox Ford. Alors, de son vrai nom, Ford Hermann Huffer. Pardon si je prononce mal. Donc, c'est un écrivain anglais d'origine allemande. Il est né le 17 décembre 1873 et mort le 26 juin 1939. Il a 26 ans de plus qu'Ernest Hemingway. Dans Paris est une fête, il écrit une information intéressante que j'avais déjà vue dans John Turner Bay, la série. Edith Crowley, la deuxième fille du comte de Grandam, est amoureuse d'un homme marié. Et ce dernier part vivre en Allemagne dans le but d'en devenir citoyen et de pouvoir divorcer. Ce même exemple sera utilisé pour l'écrivain Ford. J'ai cherché un peu sur internet mais je n'ai pas trouvé d'explication sur ce procédé et d'où ça venait. Pourquoi on pouvait divorcer en étant citoyen allemand. Très particulier, mais je n'ai pas trouvé. Autre partie, dans Paris est une fête, Ernest Hemingway parle beaucoup d'art. de l'intérêt d'investir son argent entre autres, et j'ai voulu voir ce qui se passait dans les années 1920. Il faut déjà expliquer que Paris est très cosmopolite. Paris attire et Paris est aussi un refuge. Des Russes juifs s'installent en France après les pogroms entre 1881 et 1921. La définition de pogrom par le Larousse, c'est attaque accompagnée de pillages et de meurtres perpétrés contre une communauté juive Les Américains aussi débarquent pour échapper aux lois ségrégationnistes et à la prohibition. Ségrégation, par le Larousse, processus par lequel une distance sociale est imposée à un groupe du fait de sa race, de son sexe, de sa position sociale ou de sa religion, par rapport aux autres groupes d'une collectivité. Les lois ségrégationnistes, ce sont des lois racistes, l'objectif est de discriminer et d'exclure les Afro-Américains. Et la prohibition, toujours selon l'ami Larousse, Aux États-Unis, interdiction de fabriquer et de vendre des boissons alcoolisées, qui fut en vigueur entre 1919 et 1933. Les Américains y veulent picoler. Donc la capitale, elle devient très culturelle. Chaque soir, beaucoup de spectacles se jouent dans les années 1920. Les années 1920 sont les années folles. C'est une exaltation de l'art et des mondanités. De nombreux cinémas ouvrent à partir de 1920 à Paris. Dans tous les milieux de l'art, il y a du changement, un vent nouveau. On parle du mouvement dada ou dadaïsme qui témoigne d'un refus des conventions, c'est une libération des traditions. Au niveau de la mode, la femme s'allège, adieu corsé, bonjour les tenues légères et raccourcies, la petite robe noire de Coco Chanel est créée en 1926. Le style à la garçonne s'impose également. Ce terme provient du livre de Victor Marguerite qui fera scandale car la femme aux cheveux courts qui ne veut pas de mariage et pas forcément d'enfant, ce n'est pas bien vu à l'époque. peut-être toujours pas complètement acceptée de nos jours. L'auteur sera même radié de la Légion d'honneur. Il y a une libération de la sexualité, du plaisir sans contrainte dans les romans, comme par exemple Diable au corps de Raymond Radiguet, publié en 1923, ou de Corridon d'André Gide qui défend la normalité de l'homosexualité. La première guerre mondiale vient de se terminer en fait, il y a toujours un bon prétexte pour faire la fête. Les années folles s'arrêteront net... à partir de la crise financière de 1929 et là ce sera le début de la grande dépression mondiale. J'ai fait une petite liste du début des années 1920 d'événements pour apercevoir un petit peu les années folles et à l'époque où Ernest Hemingway est arrivé à Paris. Les ballets suédois ont la cote et ils se produiront de 1920 à 1924 au théâtre des Champs-Elysées. Joséphine Baker elle, elle fera ses débuts en France à partir de 1925. Le 11 novembre 1920, c'est l'inhumation du soldat inconnu sur l'Arc de Triomphe. Le 5 mai 1921, Coco Chanel sort son parfum numéro 5. Le 13 juin 1921, Première traversée, le Havre, New York, du paquebot Paris. Voilà comment les Américains ont débarqué. En septembre 1921, Charlie Chaplin vient présenter The Kid à Paris. Le 18 novembre 1922, c'est la mort de Marcial Proust. Pentecôte 1922, c'est l'achèvement de la basilique du Sacré-Cœur à Montmartre. 25 mars 1924, par décret, les programmes de l'enseignement secondaire et le baccalauréat deviennent identiques pour les filles et les garçons. Je vais terminer sur ça. Du 5 au 27 juillet 1924, ce sont les JO d'été à Paris. Et cette année, donc cet été 2024, 100 ans plus tard, on accueillera également les JO. Pour ne pas faire trop long, je n'ai pas listé tout ce qui s'était passé dans les années 1920. Mais c'était juste pour voir un petit peu le contexte. Beaucoup de choses qui changent artistiquement. Je ferai d'autres épisodes. Comme j'ai dit, c'est une série, donc il y aura d'autres épisodes sur Paris. Celle-ci, là, c'est les années 1920. que je ne connaissais pas vraiment et que j'ai un petit peu étudié pour l'occasion. J'espère que ce petit épisode vous aura plu. Je ferai peut-être aussi un autre épisode sur les années 1920. Ah, c'est mon chat qui est pas trop content. J'espère que vous avez apprécié cet épisode. Merci de m'avoir écouté. Prenez bien soin de vous. Bisous tout plein ! Sous-titrage ST'501