Speaker #0bonjour et bienvenue dans Immergée Submergée le podcast où je m'immerge dans les thèmes que j'aime que j'ai envie de découvrir histoire sport etc etc et où j'évoque mes émotions qui me submergent On ne s'en rend pas compte, mais la période de Noël commence de plus en plus tôt. Le départ est lancé avec les rayons qui se remplissent de jouets, de cadeaux, mais surtout, le plus important, avec les téléfilms de Noël, que moi, personnellement, j'aime appeler les téléfilms Cucu la praline de Noël. Oui, c'est con. On le sait, tout le monde le sait, mais on regarde et je regarde. Aujourd'hui, dans ce nouvel épisode, je vais vous proposer une petite critique de ces petits chefs-d'oeuvre de Noël qu'on nous propose sur plusieurs chaînes de télévision et qu'on s'enfile tout un après-midi. On est hypnotisé par cette bonne humeur, on connaît la fin avant que ça commence, mais on veut tout de même le voir, parce que du cucul à praline, ouais. Quand il commence à faire froid et nuit à 17h, et ben ça fait du bien. Et surtout, avec cette période qui est plutôt triste. Donc cette année, en 2023, je me souviens d'avoir vu une pub sur une chaîne qui annonçait que les téléfilms arrivaient à partir de mi-octobre. Mi-octobre, mi-octobre, on est déjà à Noël. Donc c'est de plus en plus tôt, mais en fait, comme je l'ai dit, probablement qu'avec l'ambiance générale, la succession des mauvaises nouvelles au JT, la dépression et l'angoisse qui nous gagnent tous, bref, les patrons de chaîne se sont dit le remède, les téléfilms, cucule à praline de Noël. Y'a que ça. Moi, de toute façon, septembre, ça me déprime toujours un petit peu. Septembre, pour moi, est toujours synonyme de rentrée scolaire. J'avais déjà, à l'époque, très mal au ventre quelques jours avant, quand c'était mon tour, quand j'allais à l'école. Maintenant, je coupe un peu la télé à cette période pour ne pas revoir la rentrée des hôtes. Par empathie, je revis ces instants. Ça m'angoisse. Un jour, j'espère que peut-être les téléfilms de Noël commenceront dès le 1er septembre. Ça nous ferait tous du bien, la rentrée c'est tellement déprimant. Donc la plupart des scénarios, ils commencent par une rencontre, c'est toujours entre la ville et la campagne. Un citadin, une citadine rencontrent un rural, une rurale. Ça c'est les personnages principaux, bon on sait déjà qu'à la fin ils se pêchent. Le citadin ou la citadine, c'est toujours quelqu'un d'égoïste. un travaillomane, quelqu'un qui n'aime pas Noël ou qui a perdu l'esprit de Noël. Les termes esprit de Noël et la magie de Noël sont utilisés dans tous les téléfilms. Tous les scénaristes savent qu'il y a des mots obligatoires qu'il faut placer dans ces téléfilms. On revient toujours au citadin, la citadine, donc voilà, c'est des capitalistes. L'argent c'est très important, c'est des carriéristes. Ils sont carrés, ils ne sont pas très drôles. Ils ont un petit peu le mauvais rôle, les gens de la ville. A l'inverse, on a le rural ou la rurale. Donc c'est quelqu'un qui adore Noël, qui est même un petit peu surexcité, un petit peu trop surexcité par tout ce qui touche à Noël. C'est une personne qui souffre même de dépendance au cul-cul à Praline, on le sent. Des fois, les discours sont tellement cons-cons qu'on sent qu'il y a un problème. La personne Noël, elle est complètement en transe. Alors c'est quelqu'un d'humble, qui travaille pour la communauté, donc c'est le village souvent. Tout le monde dans ce village se connaît, tout le monde s'aime. C'est le village des Bisonours. C'est quelqu'un, le rural toujours, c'est quelqu'un, c'est un épicurien, il est heureux d'un rien. Voilà, il n'a pas d'ambition dans la vie. C'est ça la rencontre, comme j'ai dit, c'est deux personnes qui vont se pécho à la fin, ça on le sait. On le sait tous, mais on attend tous ça. Et puis on a toujours une jolie déclaration d'amour, c'est ce qu'on attend. La scène de la déclaration d'amour. Ça c'est autre chose qu'il faut noter. Et alors là je ne parle pas... pas spécialement que des téléfilms cucul après l'île de Noël, mais ça vaut dans les comédies romantiques, un petit peu toutes. Il n'y a pas ou peu, alors j'essaye de pas être trop tranchante dans mes propos, donc c'est pour ça que je dis qu'il n'y a pas ou très peu de déclarations en toute intimité. Quand tu dis je t'aime, une petite scène toute simple où ils sont tous les deux, quelque chose de très simple, sans musique, sans rien. Non, non, dans la comédie romantique, dans le téléfilm cucul après l'île, il faut des témoins. Ils disent pas je t'aime sans des témoins. Il faut le crier, il faut le montrer en public. Dans ces téléfilms... Ce qui m'agace un petit peu dans tous les films, c'est des comédiens qui savent gérer leurs émotions. Il n'y a personne qui rougit, il n'y a personne qui est un peu gauche, un peu maladroit. Ils sont tous nickels et à l'aise. Alors que dans la vraie vie, on est d'accord que c'est un des moments où tu te sens le plus vulnérable. Te foutre à poil au final, au niveau des sentiments, devant quelqu'un d'autre. C'est là où tu rougis, où tu es très gauche. C'est moins charmant que dans la vraie vie. Au niveau du scénario. des scénarios. Donc le téléfilm, on est d'accord qu'ils se ressemblent tous. Souvent, c'est la même histoire. Ce sont les mêmes histoires, mais avec des acteurs différents et, on va dire, un décor différent et quelques petites variantes. On retrouve parfois la vie du Père Noël. On a le Père Noël avec ses lutins qui préparent les cadeaux dans l'atelier. Il y a souvent un problème d'acheminement ou autre. Il faut quelqu'un qui aide le Père Noël. Alors, si on n'a pas la vie du Père Noël, on a... un voisin ou quelqu'un qui passe comme ça, quelqu'un qui apporte un petit peu de magie, un ami, un mec qui ressemble en fait au Père Noël. Humainement, c'est une crème, c'est un amour, vraiment la gentillesse même. On a souvent comme scénario aussi le citadin, de toute façon c'est souvent ça, le citadin en fait qui se déplace, qui va à la campagne. Donc le citadin, il se déplace pourquoi ? Il ou elle revient dans sa région d'origine. ou la région familiale. Alors des fois, il y a l'héritage d'une maison, d'une grande tante. On vient voir la maison, qu'est-ce qu'on fait ? On la vend. Il y a aussi l'histoire, le scénario, où il passe dans le village pour aller ailleurs. Et paf, la voiture tombe en panne, le garagiste... Alors, les garagistes, là-dedans, n'ont jamais les bonnes pièces. Il faut toujours attendre une semaine, et bien sûr, t'es coincé là le 25 décembre. Sinon, il y a l'autre variante où c'est la tempête. Tempête de neige, il n'y a plus d'avion et les gens sont coincés dans ce petit village. Il y a toujours un rapport très important avec Noël. Alors comme toujours, il y a une scène d'embrouille. Où franchement, on se dit, attends là, Ilouelle a fait la gueule pour ça ? Juste pour ça ? Franchement, ça vaut vraiment le coup ? Ce qu'on retrouve le plus souvent aussi, c'est le citadin. qui est envoyée par son patron dans le petit village paumé. Car la petite entreprise familiale toute mignonne, elle est rachetée par une grande entreprise bien capitaliste qui veut faire du profit et tout changer. Et puis dans cette petite entreprise toute mignonne, tout le monde est heureux de travailler. Il y a une ambiance. Ils sont trop choupis. Il n'y a pas de pression. Pas de burn-out. Ils ne veulent même pas partir en retraite. Ils sont tellement heureux. C'est merveilleux tout ça. Voilà les différents scénarios qu'on peut trouver. Des scènes typiques qu'on doit retrouver dans le téléfilm QQ, la praline de Noël. On a toujours une scène où on cuisine. On cuisine, on décore des biscuits de Noël, des maisons en pain d'épices. À Noël, t'es dans la cuisine. Il y a la scène aussi où on achète, ou alors où on décore le sapin de Noël, en invitant le nouveau crush. Il y a la scène aussi où on va au marché de Noël. Ou s'il n'y a pas de marché, il y a des petites boutiques pour acheter des cadeaux de Noël qui sont trop choupis. Alors, il y a deux styles. Il y a soit, elles sont pleines à ras bord, il y a de la couleur partout, ça fait vraiment Noël. Soit c'est un petit peu un concept store, où il y a un exemplaire de chaque article, et il ne faut pas que tu le loupes. Il y a toujours une chorale qui chante dans la rue. Il y a toujours une réception chic, quelque part où il faut aller. Et alors, il y a toujours la scène. où le personnage féminin est en haut des escaliers, pimpé comme jamais, en robe, le maquillage et tout ça, et elle descend l'escalier, sous le regard du personnage principal masculin, qui a la limite de bavé, parce que oui, on est quand même un petit peu dans une société du patriarcat, où la femme est juste là pour faire joli, et on lui en demande pas trop. Il avait pas trop remarqué que finalement, avant, elle avait quand même des qualités, mais il faut que physiquement, ça lui plaise. Dans le cas où les personnages principaux jouent aux faux amoureux, il y a souvent ça. Où, viens chez moi, je suis seule, mais je ne veux pas dire à mes parents que je suis seule, donc est-ce que tu ne veux pas jouer mon faux fiancé ? Et puis on se larguera juste après. Et, truc de malade, entre temps, pendant qu'ils vont jouer aux faux amoureux, ils vont tomber amoureux. Dans ces scénarios-là, où on joue aux faux amoureux, il y a toujours une scène. où la famille dans laquelle ils sont, ils demandent à ce qu'ils s'embrassent, se roule une pelle en public devant eux. Alors, qui fait ça ? Qui ? Est-ce qu'en famille, on force ses proches en criant la galoche, la galoche, la galoche Et le consentement, il est où, là ? Les téléfilms sont cul-cul à la praline, et très con-con, on est d'accord, mais parfois, humainement, c'est la limite, quand même. Cette famille-là, il faut la fuir. C'est des gens un peu toxiques. Je sais qu'on est un petit peu dans une société qui mène l'intime au public, les roulages de pelle, les déclarations d'amour. Je m'éloigne un petit peu, mais... C'est comme cette émission où les femmes s'invitent à leur mariage et se notent. Qui veut que son mariage passe à la télé ? C'est quelque chose d'intime, de privé. Je me doute que dans quelques années, il y aura une émission où il y aura des couples qui noteront les relations sexuelles des autres avec des arguments très constitutifs. Genre, Gérard, je t'ai mis 8 sur 20, car je trouve que tu as été vite, et peut-être même un peu trop vite. Et toi, Stéphanie, je t'ai mis 10 sur 20. Tu étais présente, belle performance, mais franchement, quand t'as joui, personne n'y a cru. remettons parfois un petit peu d'intime et de pudeur. Alors on passe aux acteurs et aux actrices. On retrouve souvent les mêmes acteurs et actrices. C'est même un petit peu parfois dérangeant pour moi, c'est souvent il y a 2-3 téléfilms par après-midi par chaîne. Si tu laisses une chaîne, tu te retrouves avec 2-3 téléfilms cul que la praline en fond sonore et on retrouve le même acteur, la même actrice dans le deuxième. Moi c'est un petit peu comme un match de rugby. Il me faut toujours un petit peu de temps après la mi-temps avec le changement des côtés des équipes. Là, c'est pareil. Dans le premier épisode, le personnage principal, il était veuf avec deux enfants. Psychologiquement, c'était compliqué un peu. Et là, deuxième, c'est un fringant célibataire. J'ai aussi un problème. Je les trouve tous trop maquillés, trop coiffés, des dents éblouissantes, voire même qui peuvent nous rendre aveugles tellement elles sont brillantes. C'est too much. C'est américain et je trouve parfois que c'est un petit peu vulgaire à ce niveau-là. En parlant des américains, ils adorent, je reviens un petit peu à avant, ils adorent aussi les scénarios où il y a un prince européen. La famille royale dans le scénario est toujours un petit peu gardée, pas toujours très sympa. L'américaine qui arrive, elle s'entend bien avec le personnel, moins avec la famille. Le prince, lui, il doit se marier avec une fille de son rang. C'est un mariage arrangé, bien sûr. Alors que lui, il veut de la simplicité. Et quoi de mieux, quoi de mieux qu'une Américaine pour de la simplicité ? Les enfants, donc je reviens aux acteurs et aux actrices. Les enfants, des petits êtres adorables. Ils sont beaux, bien élevés. Pas un mot plus haut que l'autre. Pas turbulent pour un sou. Ils font le ménage, ils se gèrent tout seuls. Et ils sont parfois très matures. Même voire... Plus que les adultes, avec eux, il n'y a pas de problème. On ne passe que des moments agréables. Il n'y a pas de problème de logistique avec ces enfants-là. On passe maintenant à la déco. La déco, pour moi, c'est un petit peu comme le maquillage des acteurs. C'est too much. Les maisons, souvent, elles dégueulent de déco de Noël. On en mange du rouge, du vert, ça clignote dans tous les sens. Et les rues, c'est pareil. Et souvent, et ça, c'est ce que j'aime... peut-être autant. Alors j'aime à la fois les téléfilms que la praline, c'est un petit peu divertissant. Mais ce que j'aime beaucoup, quand le scénario tout ça ou autre me saoule et que j'ai vu 36 000 fois, en fait, j'aime étudier les petits détails. Par exemple, la neige, qu'on peut voir souvent, par terre, c'est des couvertures. Les raccords, des fois, sont assez moches. Les acteurs portent des petites chaussures de ville, ou des escarpins à talons. Premièrement, déjà, ils devraient se les geler. vraiment vraiment avoir les pieds gelés et deuxièmement bonjour les tas des chaussures faut s'acheter une paire par jour on peut aussi admirer les écharpes elles servent d'accessoires de déco elles sont bien posées sur leur manteau c'est pas enroulé autour de leur cou hein même si c'est l'hiver que tu vois qu'il y a de la neige partout ça tombe dans le monde cucule après ligne il n'y a pas d'angine il n'y a pas de rhino je sais pas quoi personne ne se mouche personne n'a le nez rouge personne ne tousse personne n'a de voix qui déraille et aussi autre petit point, autre petit détail à étudier mais ça ça vaut dans tous les films. Est-ce qu'on peut parler des valises ? Dans tous les films on se fout de notre gueule avec les valises parce que elles sont vides et ça se voit, ça se voit tellement ils soulèvent des valises à roulettes avec le petit doigt à la limite. C'est l'heure de la conclusion je me moque parce que je sais je suis lucide en même temps Mais un Noël sans téléfilm cucule à praline, c'est pas vraiment Noël. C'est con, tout le monde le sait, mais on en a besoin quand même. Comme je l'ai dit, la période est quand même difficile en ce moment. Quoi de mieux qu'un téléfilm plein de couleurs, avec des gens gentils, puis contents de tout, qui vont soit vous remonter le moral, soit vous donner envie de crier tu me saoules avec ta gentillesse ! On a le droit d'être énervé. Amusez-vous à regarder le téléfilm en étudiant toute la déco. Les petits détails, comme j'ai déjà dit. On sous-estime le tel film QQ à l'après-midi de Noël. Mais comme je vous ai dit, on peut faire un peu une étude sociologique vue par les Américains. Pour eux, le monde rural, ce n'est qu'amour. Il y a des belles valeurs, des meilleures valeurs que le monde citadin, qui est un petit peu tout caca et égoïste. Et ils ont souvent oublié l'esprit de Noël et la magie de Noël. Trop occupés dans le monde du business. Je n'ai pas de fin heureuse à vous raconter pour cet épisode. Mais en tout cas, je vous remercie de m'avoir écouté. J'espère que ça vous a plu, que ça vous a fait réfléchir. Parce que là, on a été sur des dossiers un peu chauds. On est parti sur des questions assez existentielles. J'espère que même si ça vous foule, les téléfilms que culent après la Lune de Noël, que vous verrez autrement et que de regarder les petits détails, des fois c'est encore plus long. Prenez bien soin de vous. Bisous tout plein !