- Speaker #0
Bienvenue dans Immortelle, le podcast qui t'aide à comprendre ta peau autrement et à retrouver ton pouvoir sur elle. Aujourd'hui, on parle d'un sujet qui touche de plus en plus de femmes, l'acné hormonal. Moi aussi, j'ai connu les rendez-vous à répétition, les traitements lourds, et cette impression qu'on te colle une étiquette, comme quoi ta peau, elle est comme ça. Et j'ai réglé mon problème avec le naturel. Et un jour, je suis tombée sur une vidéo de Tani sur TikTok. Elle parlait au médecin et j'ai eu l'impression qu'elle parlait pour moi. Alors j'ai voulu l'inviter ici, parce que son histoire... et celle de milliers de femmes, une histoire de douleur, de manque de réponse, mais aussi de courage et de solution qu'on ne nous donne jamais. On vous en parle tout de suite. Alors toi aussi, Tani, tu as vu des milliers de médecins, tu as fait énormément de traitements, tu as utilisé énormément de produits. Et du coup, tu en es arrivée à une conclusion, c'est que plein de choses ne fonctionnaient pas. En tout cas, les standards ne fonctionnaient pas. Et tu as testé aussi des choses naturelles. Tu as travaillé sur tes problématiques, un petit peu tes causes et tu as documenté tout ça. Et c'est grâce à ça que des milliers de femmes te suivent aujourd'hui sur les réseaux sociaux. Et franchement, bravo pour ça. Et surtout, ça permet d'ouvrir une voie qui est assez intéressante. Mais j'aimerais te poser plein de petites questions pour qu'on puisse comprendre ton parcours, comprendre d'où tu es parti, d'où est venu ton acné et comment il a évolué au fil du temps. Est-ce que tu te souviens du premier jour où tu as compris que ton acné n'allait pas disparaître comme ça ?
- Speaker #1
Déjà, merci beaucoup pour l'invitation. Avec plaisir. Je ne me rappelle pas de la date, absolument pas. Je pense que c'est quand un médecin ou un spécialiste m'a dit que mon acné était incurable et qu'il fallait que je m'habitue à mon visage comme ça. Je me rappelle parce que j'ai pleuré.
- Speaker #0
C'est un mot hyper fort, incurable.
- Speaker #1
C'est super.
- Speaker #0
Déjà, ça fait maladie, incurable. En effet, c'est une maladie de peau, mais c'est quelque chose qui est largement gérable en plus. Et ça fait perdre tout espoir.
- Speaker #1
Totalement. Moi, je me rappelle, à ce moment-là, je me suis dit... Je me suis regardée dans le miroir par la suite en rentrant et je me suis dit, en fait, il faut que je m'habitue à ce visage-là. C'est tellement injuste, je n'ai pas envie en fait, parce que je voyais tellement de boursouflures partout et en plus j'avais mal au visage.
- Speaker #0
Ça fait mal, c'est douloureux.
- Speaker #1
Ça fait super mal. C'est juste que quand je me regardais dans le miroir, je me disais, mais en fait, ce n'est pas moi et là, je dois m'habituer à ce nouveau visage.
- Speaker #0
Mais ça arrivait du jour au lendemain ou petit à petit ?
- Speaker #1
Vraiment du jour au lendemain. Carrément, j'ai une vidéo du jour où j'ai eu des boutons pour la première fois. Et voilà, je suis sortie de la douche. Sous la douche, j'ai senti qu'il y avait des choses que je ne comprenais pas. Je suis sortie de la douche. Des brûlures ? Non, vraiment des bosses. Moi qui n'ai jamais eu d'acné avant, je ne reconnaissais pas ou touchais sous la douche. Je suis sortie de la douche, je me regarde dans le miroir et je vois que j'ai plein de boutons partout. Et là, sur le coup, je n'étais pas trop inquiète parce que je me suis dit, j'ai dû faire une allergie, j'ai dû manger un truc de travers, etc. Je ne me suis pas trop inquiétée. et au fur et à mesure, c'est absolument pas parti, ça s'est empiré. Et c'est là où j'ai commencé à prendre le truc au sérieux, à me dire, bon, je vais aller voir des médecins, je vais aller voir des spécialistes, des dermatos, etc. Et voilà.
- Speaker #0
Les gens, ils voient souvent les boutons, mais ils ne voient pas forcément ce qu'il y a derrière. Ils ne voient pas ce que tu as entrepris, si tu as vu des médecins, si tu as des traitements, si tu fais des routines, si ta vie est contrainte par toutes ces petites choses. En gros, qu'est-ce que ton acné t'a empêché de vivre ? Parce qu'il faut vraiment en parler. Moi, je sais que je me suis empêchée de sourire, je me suis empêchée de me prendre des photos, je me suis empêchée certains moments par honte, par gêne, par complexe. Et je pense que c'est important de mettre des mots dessus, d'en parler parce qu'il y a peut-être d'autres personnes qui sont concernées par la chose.
- Speaker #1
Je trouve que c'est une question hyper intéressante parce que je ne m'étais jamais posée cette question-là. Et je n'arrive même pas à mettre des mots sur des situations. Je sais juste qu'à un moment donné, à une époque, je suis devenue mes boutons. Nous comme moi. je n'aimais pas ce que je voyais c'est comme si je rentrais dans cette carapace de boutonneuse, clairement des photos j'en prenais pas, selfie c'était juste pour moi pour voir l'évolution des boutons je prenais pas de photos en extérieur pas de photos lifestyle ou des photos de loin peut-être où on me voyait un petit peu moins ta peau un peu moins ton visage et puis il y avait une époque où c'était à la mode le facetune ça me frustrait tellement de voir la photo avec le visage tout lisse et après de me voir moi dans le miroir que j'ai arrêté de faire ça
- Speaker #0
Alors c'est intéressant ce que tu dis, donc c'est un peu comme l'idée des filtres, parce que ça lisse complètement la peau, on ne voit même plus les pores de la peau. Et des gens pensent qu'une peau normale, c'est une peau toute lisse, sans pores, sans rien, alors qu'absolument pas. Alors moi j'ai eu cette chance entre guillemets qu'à l'époque, il n'y ait pas ni Facetune, ni les filtres Instagram, parce que je ne suis pas née dans ces années-là. Mais pour le coup, c'est venu après, et en effet j'ai vu les gens réagir par rapport à certaines peaux. Et concrètement, moi je mets un point d'honneur, même sur mes réseaux, de ne pas mettre de filtre. pour que justement les gens voient ma peau telle qu'elle est. Et j'ai encore des boutons de temps en temps. Et clairement, j'ai envie qu'on voit que moi aussi de temps en temps, j'ai des boutons. Parce que c'est normal d'avoir des boutons. Ce n'est pas normal d'en avoir beaucoup tout le temps en permanence. Mais si par exemple, par rapport à nos règles, surtout en tant que femme, le cycle n'est pas régulier. Enfin, il peut l'être, mais dans le sens où nos hormones, elles sont tout le temps en mouvement. Et donc souvent, la peau nous indique des choses. Et le bouton va sortir en fonction. Si c'est un de temps en temps, c'est OK. Si c'est tout le visage et que du coup, ça change complètement la texture de la peau et notre reflet, en effet, ça peut devenir un gros problème.
- Speaker #1
Moi aussi, sur mes réseaux, je suis en train de réfléchir, mais je n'utilise pas de filtre non plus. Je vais intensifier certaines couleurs, par exemple sur Instagram, pour un post, mais je ne vais jamais rajouter un filtre qui va lisser ma peau ou quoi sur mes propres réseaux, parce que je trouve que c'est important de montrer l'évolution. Je ne peux pas montrer l'évolution si je floue tout. Maintenant, sur TikTok, je sais qu'il y a une option « lisser la peau » , mais automatiquement, je la retire exprès pour qu'on voit bien la peau maintenant.
- Speaker #0
Surtout dans ton cas, parce que pour le coup, tu documentes vachement tout ce que tu as fait, tout ton parcours et toute ton évolution. Est-ce qu'on va parler du moment où tu as été voir des médecins ? Est-ce que le moment où on t'a diagnostiqué ton acné sévère et on t'a dit c'est incurable, il y a eu un moment où on t'a donné quand même des traitements avant d'en arriver à cette phrase-là ? Ou c'était de suite le premier médecin que tu as vu et qui t'a dit c'est incurable ?
- Speaker #1
Pendant trois ans, je suis allée voir des médecins et des spécialistes. Je pense que c'était 2020-2023, vu que c'est 2024 que j'ai commencé à faire mes propres recherches. Dans toutes ces périodes de temps, je suis partie voir beaucoup de spécialistes. On m'a pas tout de suite dit que c'était incurable, on m'a proposé tel ou tel soin, tel traitement, mais c'est pour ça que je les digérais pas, ils me faisaient vomir les traitements. On m'a proposé, je sais plus, tel exfoliant, tel soin, qui derrière m'a brûlé la peau. Donc pareil, j'avais fait une vidéo là-dessus parce qu'on voit vraiment le avant-après. En plus, pendant le soin, moi j'étais en train de dire à la personne qui me faisait le soin, je lui disais, en fait là ça me brûle, elle me dit oui oui c'est normal, probablement que vous êtes très sensible à la viande. Et moi je lui dis, c'est bizarre, habituellement c'est pas le cas. Mais bon, continuons. Et au bout d'un moment, je lui dis, non mais en fait, vraiment, ça me brûle. Là, je sais que c'est en train de me brûler. Bon, la preuve, le lendemain, j'avais les visages brûlés. Bref, autre histoire. Le terme incurable, je crois qu'il est venu, en fait, je ne me rappelle plus bien parce que ça m'avait tellement choquée. Pour moi, c'est un épisode traumatisant. C'est le moment où il y a eu le mot incurable. Mais je crois que c'était un médecin qui m'avait proposé certains traitements et je lui disais que non, je ne peux pas prendre celui-ci, celui-ci, celui-là, parce que j'étais allergique ou intolérante ou je sais pas quoi. Et qu'après, il m'avait dit, écoutez, votre acné, qu'est-ce qu'il m'a dit ? Un cas d'acné kystique sévère.
- Speaker #0
C'est moi aussi ce que j'ai eu. En effet, c'est de l'acné grave, mais on a des solutions, puisque la preuve, on a avancé, on a trouvé. Mais pour le coup, est-ce que tu ne t'es pas sentie traité juste comme un symptôme et non pas comme une personne quand tu as été voir un docteur ?
- Speaker #1
Très clairement, parce qu'au fur et à mesure que je posais des questions, je voyais bien que les réponses qu'on me donnait n'avaient rien à voir avec la question posée. Je demandais d'où ça venait, comment c'était possible que ça apparaisse. J'ai eu l'acné à 30 ans, du coup je posais un tas de questions. Je voyais que les réponses qu'on me donnait ne correspondaient pas aux questions que je posais. Et qu'à chaque fois, on séparait chacune des causes ou chacun des symptômes sans les voir comme un ensemble. Je lui ai montré mes résultats de prise de sang, elle m'a dit qu'il n'y avait aucun problème. Je lui ai demandé si je pouvais m'expliquer les différentes causes d'hyperthyroïdie ou d'hypothyroïdie. Il m'a dit non mais là n'est pas la question, c'est juste que ça ne vous concerne pas là tout de suite. Et je lui ai dit oui mais expliquez-moi, j'ai envie de savoir. Et du coup je me suis rendu compte que oui comme tu dis, on me traitait juste comme un symptôme et vraiment ce côté fast-food de la médecine.
- Speaker #0
Alors sans même penser fast-food, après je pense qu'ils n'ont pas le temps. Les dermatologues et les docteurs en général sont tous débordés et je ne leur tire même pas la pierre parce que j'ai eu l'impression que clairement on m'a juste donné une solution à mon symptôme. et on n'a pas regardé tout le reste et tout le fonctionnel qu'il pouvait avoir autour. Est-ce qu'on t'a posé la question ? Ou est-ce que toi, tu as dit, est-ce que ça a un rapport avec mon alimentation ? Et genre, la réponse a été quoi ?
- Speaker #1
Absolument pas.
- Speaker #0
Et ça, moi, ça me paraît fou. Aujourd'hui, avec tout ce que j'ai passé et tout, qu'on ose encore dire que ça n'a aucun lien, alors qu'il y a plein d'études qui prouvent qu'il y a un lien et on ne peut pas manger n'importe quoi sans avoir zéro conséquence. sinon on a une super génétique et beaucoup beaucoup de chance J'étais un peu vexée qu'ils n'allaient pas chercher plus loin. Et je pense que tu as, à mon avis, ressenti un peu la même chose.
- Speaker #1
Totalement. Pour moi, c'était... Je viens d'une famille de médecins. En fait, je pense que le moment où je me suis dit que j'allais faire mes propres recherches, c'est vraiment le moment où j'ai réalisé qu'à chaque fois, même quand ils ne savaient pas, ils allaient préférer me donner un traitement qui marche habituellement ou me répondre quelque chose à côté de la plaque, plutôt que de me dire, je ne sais pas, en effet, aller explorer cette piste-là, etc.
- Speaker #0
C'est comme si un rendez-vous nécessitait obligatoirement une ordonnance spécifique par rapport aux symptômes de base, en fait. Moi, je voulais savoir quel était le moment où tu t'es dit stop, je vais arrêter de voir les médecins. Maintenant, je vais gérer ma peau toute seule.
- Speaker #1
Je crois que c'est juste parce que je me suis dit je vais noter tous les points, tout ce que j'ai déjà fait, tout ce que j'ai compris. Et après, ça m'est venu de manière très automatique.
- Speaker #0
C'est très intelligent ce que tu as fait parce que du coup, tu as regardé par rapport à toi, à ton corps et comment ta peau réagissait. Et tu as noté pour peut-être ne pas refaire les mêmes erreurs s'il y avait des erreurs à éviter et pouvoir tester de nouvelles choses si tu n'avais pas testé.
- Speaker #1
Je pense qu'il y a eu un... gros pic de compréhension le jour où je suis partie faire mon diagnostic de peau.
- Speaker #0
Diagnostic de peau où tu as compris que ta peau était mixte, parce qu'auparavant tu ne savais pas du tout que ta peau était mixte.
- Speaker #1
Oui, et surtout, au-delà de mixte, c'est le fait qu'on m'explique que ma peau était déshydratée et non sèche. Donc c'est une petite boutique sur Paris spécialisée dans la skin care coréenne où j'ai pu du coup faire le diagnostic de peau. Ça, ça m'a beaucoup beaucoup aidé à comprendre vraiment mon type de peau et entamer un processus de réparation de la barrière cutanée. Donc déjà juste ça, même pas traiter tous les boutons, juste déjà réparation de la peau en elle-même. Et ça du coup, juste en voyant comment ça a changé, parce que quand tu mets un bon produit, enfin un produit qui correspond à ton type de peau sur ta peau, tu sens la différence tout de suite, tu le sais, tu vois bien que la crème elle... pénètre dans ta peau pour la première fois de ta vie. Du coup, je me suis dit, OK, je vais peut-être commencer à continuer dans ce sens-là. Ensuite, j'ai eu l'impression que j'avais tout compris. Après, il y avait toujours des boutons, mais un autre type de bouton. Je me suis dit, oh my God, il y a encore une autre histoire. J'ai continué à chercher et au point à mesure, à chaque fois, je comprends quelque chose de nouveau, ce qui laisse place à autre chose, etc. Je pense que ce n'est pas du tout un long fleuve tranquille. Par contre, je sais que ce qui augmente de manière progressive, c'est... Le nombre d'informations que j'emmagasine, ça c'est clair et net. Depuis que j'ai commencé à faire mes recherches, ça c'est sûr et certain.
- Speaker #0
Et est-ce qu'il y a eu des moments où tu t'es effondrée pendant ces mois et ces années de recherche personnelle ?
- Speaker #1
Alors oui et non. C'est dans le sens où quand j'ai commencé à réaliser que c'est le stress qui faisait augmenter le taux de cortisol, du coup j'ai dû me rendre à l'évidence que moi apparemment mon taux de cortisol il est au max. Ce moment-là, oui, je sais que je me suis effondrée parce que je me suis dit, OK, donc là, je sais faire une skincare routine correcte, je sais choisir mes produits. Mais le moment où j'ai compris que c'est le taux de stress qu'il fallait que j'arrive à diminuer dans ma vie, je me suis rendu compte que je n'avais aucune idée comment vivre une vie non stressante. Là, oui, je me suis effondrée parce que je suis encore en plein dans ce process, un vraiment total détox émotionnel, détox de stress. Mais c'est la partie la plus compliquée. Quand tu as appris à vivre ta vie d'une manière stressée, comment tu changes ça ?
- Speaker #0
Est-ce que l'acné, en tout cas ce process que tu as vécu, ces recherches, est-ce que ça t'a appris quelque chose sur toi ?
- Speaker #1
Tellement. Honnêtement, je sais que ça va sonner un peu cheesy, mais moi je remercie mon acné. Parce que grâce à l'acné, j'ai commencé toutes mes recherches, j'ai rencontré des personnes incroyables. Je suis ici avec toi, tu m'en apprends encore plus. Je comprends que je me dois de respecter mon corps, je me dois de prendre soin de moi. Je pense que... Avant de vraiment me concentrer sur l'acné, j'avais même pas conscience de tout ça et jamais je me serais arrêtée. J'aurais continué à foncer dans l'ur.
- Speaker #0
Est-ce que tu sais quelle a été ta plus grande révélation ?
- Speaker #1
Quand j'ai commencé à comprendre que vraiment tous les organes, tout était lié, il y avait un lien entre tout ce qui se passait dans notre corps. Parce que vraiment, je suis partie ressortir mes cours d'SVT de l'époque. Quel est le rôle de base de tel organe ? Parce que du coup, je me suis rendu compte que j'avais oublié que dans la médecine occidentale, toutes les spécialités sont séparées. Du coup, là, mon but, c'était de rassembler un petit peu tout pour comprendre. Ça, je pense que ça m'a vraiment...
- Speaker #0
Sans le savoir, tu as fait du fonctionnel, c'est-à-dire essayer de prendre en compte plusieurs choses dans l'environnement, dans le corps, pour essayer de trouver la cause et avoir du coup un résultat plus durable. Est-ce qu'on peut dire que durant toute cette période, un moment qui t'a marqué, mais parce qu'il a été blessant.
- Speaker #1
Oui, mais en fait, ça ne me blessait pas, juste ça m'énervait. C'est pas... Enfin, si je parle de l'émotion blessée, par exemple, je suis plus blessée par le fait que les médecins, ils aient annoncé des diagnostics alors qu'ils n'étaient pas vrais.
- Speaker #0
C'est vraiment hyper important que tu dises ça, parce qu'il y a une responsabilité des médecins aussi sur ce qu'ils disent. Et toi, tu as eu, entre guillemets, la force, le courage d'aller au-delà de cette pensée et de me dire « Mais non, je ne peux pas y croire, je veux lui donner tort. » Peut-être que d'autres personnes, elles n'ont pas fait ça et elles sont restées avec leur acné en se disant « Ok, c'est fatal, c'est comme ça, je n'ai pas le choix, je reste avec ça et tant pis pour moi. » Et peut-être qu'elles ont perdu confiance en elles, peut-être qu'elles n'ont pas été dans leur projet jusqu'au bout. Et franchement, ça, c'est quelque chose qui est important parce qu'il y a une responsabilité derrière tout ça.
- Speaker #1
C'est vrai que j'ai quand même envie d'insister sur le fait que, par contre, je n'ai pas trop été blessée par les gens, leurs commentaires, etc. Je ne m'en souviens plus, honnêtement, je ne sais pas. J'ai compartimentalisé. Mais par contre, par rapport au médecin, je sais qu'il y a quelque chose en moi qui s'est fissuré à partir du moment où j'ai réalisé que vraiment, les réponses qu'on me donnait n'étaient pas les bonnes. Et le moment où j'ai dû me rendre à l'évidence que la blouse blanche, en fait, là, tout de suite, je ne peux pas lui faire confiance. Et là, je sais qu'il y a quelque chose qui s'est passé à l'intérieur de moi. Oui, c'est pour ça que j'ai commencé mes propres recherches, finalement.
- Speaker #0
Moi, j'aimerais savoir si ça a changé quelque chose au niveau de la tannique qui était avant ton acné et la tannique maintenant. après tout ce parcours, tout ce process, toute cette documentation.
- Speaker #1
Alors déjà, je suis encore en plein process, mais là, du coup, j'apprends la patience. L'acné m'a appris la patience. Et je suis encore dans ce process. Je pense que ce qui a vraiment changé entre avant et maintenant, alors qu'il me reste encore des boutons, c'est que déjà, j'ai compris que mes boutons ne me définissaient pas.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Que avec Boussard-Bouton, je suis belle, j'ai de la valeur. Que c'est important de prendre soin de soi. C'est quelque chose qui était... En fait, je ne pensais pas du tout. Maintenant, j'ai compris que c'était une partie intégrante de sa propre vie. Enfin, en tout cas de la mienne. Donc voilà, c'est vrai que c'est ça que je...
- Speaker #0
C'est pour ça que tu dis merci à ta peau. Ouais,
- Speaker #1
merci à ma peau.
- Speaker #0
Moi, j'ai une petite question un petit peu sympa. Combien tu as dépensé pour ton acné ?
- Speaker #1
Je ne peux pas chiffrer. entre les soins, les traitements. Les rendez-vous, la nouvelle crème qui est sortie. Ah ouais.
- Speaker #0
Moi, j'étais habitant en Corse, j'allais même sur le continent, aller voir des docteurs, les billets d'avion et tout. Donc je comprends parfaitement. Moi non plus,
- Speaker #1
je pense que je ne peux pas chiffrer. Je ne peux pas chiffrer.
- Speaker #0
Maintenant, j'aimerais savoir si tu as tenté un truc de fou.
- Speaker #1
Oui, je ne jouais pas ça comme un truc improbable, mais oui, c'est vrai. Dans mon process de déterminer le lien entre les zones de la peau, les organes, du coup, comment détoxifier tel organe. et le lien avec l'alimentation. Du coup, c'est vrai qu'à un moment donné, j'avais concocté une espèce de menu. Le but, c'était de bien détoxifier l'intestin grêle et le gros intestin. J'avais invité une copine à manger. Du coup, j'avais préparé plein, plein, plein de petits trucs. Certaines épices, certains types de boissons, etc. Je ne me souviens plus. Il faudrait que je regarde dans le guide. Et clairement, juste après avoir fini le dîner, on a terminé la soirée aux toilettes tellement ça a bien fonctionné. Ça a montré que c'était vraiment efficace.
- Speaker #0
Maintenant, j'ai une autre question qui est un petit peu plus sur ton travail d'influenceuse maintenant, puisque grâce à toute cette documentation, tu fais aussi un petit peu d'influence. Est-ce que ça t'est déjà arrivé de refuser un contrat qui n'était pas en adéquation ? On te propose des produits, par exemple, en skincare, qui contenaient des compos qui n'étaient pas en rapport avec l'acné, ou qui pouvaient provoquer une irritation ou abîmer ta barrière cutanée, par exemple. Est-ce que tu as déjà refusé ?
- Speaker #1
Oui, là, ça fait quelques temps que j'ai vraiment pris cette décision. Donc, ça fait quelques mois après avoir... beaucoup beaucoup de produits pour que je les teste. On m'envoie des produits pour des collaborations en gifting et on m'envoie aussi du coup des partenariats rémunérés. Alors j'en ai. Donc ça fait beaucoup de produits. Il y a quelques mois j'ai pris la décision d'arrêter de tout tester. A partir du moment où je me suis rendu compte que la plupart des produits de grandes marques qu'on connaît, ils contiennent des perturbateurs endocriniens. Donc ce qui veut concrètement dire que ça dérègle les hormones, on est d'accord. Et sauf que moi qui cherche à régler justement et réguler mes hormones ça n'a... aucun sens que j'utilise des produits qui contiennent ça. En plus, j'ai été un petit peu déçue, parce qu'encore une fois, on fait confiance, mais moi, je ne suis pas scientifique, je ne suis pas biochimiste. Je ne peux pas aller vérifier chaque produit que j'utilise. C'est vrai que j'ai pris cette décision-là, de tirer un trait sur ce genre de gros partenariat-là, parce que j'ai besoin d'être alignée. Je ne peux pas conseiller quelque chose que moi-même, je ne mettrais pas. Je pense que c'est un process dans l'influence, parce qu'il y a vraiment plusieurs étapes. Et là, je ne vais pas du tout dire que j'en suis au stade de Rothschild, absolument pas. Mais je sais que je fais un choix très clair, de me dire que je préfère travailler avec des plus petites marques ou des produits vraiment naturels que de faire la promotion de grosses marques qui font du marketing.
- Speaker #0
Et si du coup, on plus de budget, on se dit qu'on a besoin d'argent pour commencer et des fois, on est tenté d'accepter, mais c'est très juste.
- Speaker #1
Et le deuxième truc qui est important, je pense que c'est d'arrêter de faire confiance à tout ce qu'on achète dans les commerces, que ça soit, et là, je ne parle même pas à Cosmetologie, moi, je parle aussi au niveau de l'alimentation. Je pense que c'est important de venir vraiment se renseigner, de commencer à comprendre. Parce que je sais que c'est un gain de temps de juste acheter quelque chose parce que ça nous fait plaisir, parce que ça a bon goût. Mais qu'au final, ce qu'on ingère, ça a des répercussions aussi sur l'extérieur. Et pas juste la peau, au final, là on parle d'acné. Mais toi et moi, on sait qu'il y a plein d'autres causes aussi et plein de symptômes qui viennent montrer qu'il y a une surcharge de stress.
- Speaker #0
Si tu avais un message à adresser aux médecins aujourd'hui ?
- Speaker #1
Qu'est-ce que ce serait ? Oula ! Moi, avant tout ça, je viens de la restauration. Et nous, il y a un truc qui est super important en restauration, c'est le customer service. Donc, c'est vraiment le service à la personne. Comment on arrive à faire en sorte que la personne se sente bien, se sente écoutée, se sente comprise, se sente prise en charge. Voilà, la façon de faire le resto. Et là, c'est juste le resto, donc c'est juste pour manger. Mais moi, j'aimerais bien avoir cette sensation-là quand je vais chez le médecin. J'aimerais bien ne pas être juste un patient supplémentaire, j'aimerais bien être prise au sérieux. Si on vient me voir... Crois-moi que si je dis oui à une mission, je vais la prendre à cœur et je vais mettre mes tripes. Et j'aimerais bien ressentir la même chose quand je vais chez un médecin. Enfin, je ne sais pas, je suis en train de me dire...
- Speaker #0
Je pense que la solution pour eux est limitée puisqu'ils restent dans la sphère médicale, tu vois. Ils voient ce qui est proposé en pharmacie et uniquement en pharmacie. Ils ne vont pas aller explorer ce qu'il y a en naturel. Ils ne vont pas aller explorer des plantes et des remèdes parce que c'est un autre métier encore. Il faut dire, ils n'apprennent pas ça pendant leurs études. Donc il faut dire la vérité, ce n'est pas forcément leur cœur d'activité. Plutôt que de dire des bêtises, ils s'en restent à ce qu'ils savent. Et ils ne vont pas mélanger d'autres corps de médecins qui pourraient du coup aider. Mais ça serait trop de travail, t'imagines, pour une seule personne de relier...
- Speaker #1
Non mais juste renvoyer vers quelqu'un d'autre. Au lieu de forcément insister à...
- Speaker #0
Une personne qui fait ça, c'est les naturopathes, mais malheureusement, ce n'est pas reconnu en France comme du médical, véritablement. C'est des médecines douces, des médecines alternatives. Et pour autant, c'est des gens qui vont regarder le côté fonctionnel et tout ce qu'il y a autour. Dernière chose, si tu avais une personne qui souffre d'acné hormonal, là, juste devant toi, qu'est-ce que tu lui dirais ?
- Speaker #1
Déjà, je lui ferais un câlin.
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
Maman. Et je lui dirais que... son acné hormonal ne la définit pas.
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
Que c'est pas parce qu'elle n'a pas encore trouvé de solution qu'il n'y en aura pas. Que c'est un signe pour elle de s'écouter, d'apprendre à se connaître et de respecter son corps.
- Speaker #0
Merci Tani pour toute ton énergie, pour ton courage et ta sincérité. On retrouve une partie de ton travail dans ce petit bouquin-là. Pour l'instant, il n'est pas encore disponible mais il le sera très bientôt à télécharger. Et donc j'invite tous ceux qui veulent à s'inscrire sur la liste d'attente parce qu'elle a fait quand même... du boulot. Et même si c'est ton parcours, ça reste un parcours qui peut aider des personnes même si ce n'est pas la réponse à tout. Ça peut être un guide qui peut donner des pistes à la personne qui en a besoin.
- Speaker #1
Je pense que c'est ça. Le but, c'est vraiment le guide des boutons. À la base, c'était pour moi. J'ai commencé à écrire, je documentais. Et au final, encore une fois, ce n'est pas la solution, mais c'est toutes les pistes de réflexion qu'on peut prendre, les questions qu'on peut se poser pour essayer de trouver d'autres remèdes, d'autres solutions.
- Speaker #0
Si tu écoutes ce podcast, dis-toi que si tu as des boutons, ce n'est pas une fatalité, il y a des solutions. Et c'est surtout la patience, respecter et écouter ta peau. Si vous voulez retrouver tout le contenu de Tani, ça sera sur It's Tani Baby, sur Instagram et sur TikTok. Une chose à savoir, il n'existe pas de produit miracle qui va solutionner tout en une seconde, mais il y a un chemin à suivre. Et pour ça, il faut vraiment écouter ton corps et ta peau. Le mois prochain, on se retrouve dans un épisode qui fera un lien entre la peau et les hormones. A très vite, suis-nous sur Immortelle. Et surtout, restons simples et fraîches.