- Speaker #0
Bonjour et bienvenue sur ce nouvel épisode d'Impactante, le podcast. Aujourd'hui, j'ai décidé d'entamer un thème qui me touche tout particulièrement, qui est le fait que les mamans restent à la maison pour élever leurs enfants. Et moi, j'ai été élevée par ma maman, donc c'est quelque chose qui m'intéresse énormément. Et je suis tombée récemment sur un article qui m'a fait beaucoup réfléchir, qui disait que les nounous étaient rémunérés pour garder les enfants des autres. Alors que les mamans qui restent au foyer ne sont pas vraiment reconnues. Et je me demandais pourquoi ce décalage de perception. Du coup, j'ai décidé d'inviter Tania, que je suis depuis un petit moment sur les réseaux sociaux et que j'adore suivre parce que justement, elle vit sa maternité avec une vision des choses hyper positive. Et où elle parle naturellement de tout ce qui s'y passe, de tout ce qui se passe à la maison, etc. Et du coup, je suis heureuse de Tania t'accueillir aujourd'hui. Si tu veux un petit peu te présenter.
- Speaker #1
Oui, je suis trop contente d'être là, un peu stressée, mais je suis trop contente. Du coup, Tania, 32 ans, j'habite en Suisse et j'ai arrêté de travailler depuis 16 mois. J'ai eu mon petit garçon il y a 16 mois, au mois de janvier. Il est né le même jour que moi, il est du 16 janvier comme moi, donc 31 ans de différence. Et j'aime la vie, j'aime beaucoup de choses. Avant, je faisais les ongles. Je suis passionnée de tout ce qui vient de la beauté, la mode, etc. Et maintenant, je me consacre à 2000% à mon petit cœur.
- Speaker #0
Pour l'enfant. Moi, d'ailleurs, je te l'ai couverte, comme je disais, sur les réseaux sociaux. Et j'invite déjà les gens à aller te suivre. Il y aura tes réseaux sociaux, de toute façon, sous ce podcast. Ok, ouais. Mais voilà, si vous voulez une dose de positivité, d'humour, etc. Tania, elle peut mettre la bonne humeur. Moi, quand je regarde tes stories le matin, j'aime bien. Je me dis à chaque fois, elle est effraie, quoi. Donc, c'est naturel. Et du coup, toi, qu'est-ce qui t'a poussé à faire le choix justement de devenir maman au foyer et de te consacrer pleinement à l'éducation de ton fils ?
- Speaker #1
Comme toi, j'ai ma maman qui était à la maison, qui s'occupait de moi jusqu'à la rentrée scolaire. J'ai adoré parce que ça m'a procuré en fait cette zone un peu de sécurité parce que j'estime qu'un enfant, quand il vient au monde, c'est ma vision de voir les choses, a besoin un peu de ce cadre de sécurité et puis c'est ce que ma mère m'a amené et puis c'est vraiment ce que j'ai aussi voulu. Et ce qui m'a vraiment poussée, c'est au moment où j'ai entendu mon enfant pleurer, ça a développé un truc en moi. Je ne sais pas comment expliquer. Je pense que toutes les mamans vont se reconnaître là-dedans. C'est une émotion. Et en fait, je me suis dit, il faut que je sois là. Il faut que je sois là. Je ne pourrais pas expliquer en détail, mais c'était plus fort que moi. Je voulais voir mon fils sourire la première fois, se tourner la première fois. C'était hyper important. Et puis justement, lui amener ce cadre. de sécurité, de confiance. Ça me mêle, quoi.
- Speaker #0
Oui, non, mais c'est ça. Puis comme tu as raison, vraiment, vivre les premiers moments, je pense que c'est hyper important. Enfin, ça n'arrive qu'une fois, en fait.
- Speaker #1
Exactement. Et surtout qu'actuellement, je pense qu'on n'aura qu'un enfant. C'est un choix personnel. Du coup, je me suis dit, autant le vivre à fond. On a la possibilité, il faut en discuter parce qu'il y a des histoires de finances, etc. Donc, on en a discuté. J'ai eu la possibilité. J'ai pris le...
- Speaker #0
L'occasion de le faire. Voilà,
- Speaker #1
exactement. Je n'ai jamais senti.
- Speaker #0
Et bien moi, tu vois, donc ma maman était à la maison quand j'étais toute petite, mais après, elle a travaillé jusqu'à mes 9 ans. Et du coup, moi, à 9 ans, tu vois, je me suis vraiment rendue compte de l'impact parce que du coup, elle a décidé d'arrêter de travailler pour refaire un troisième qui était 4 finalement. Donc, le TTT, ça arrivait avec des jumeaux. Et du coup, avec ma sœur, donc moi, j'avais 9 ans, ma sœur avait 6 ans. Et quand ma mère a arrêté de travailler pour... Enfin, qui a décidé de rester à la maison pour nous élever, Mais écoute, moi j'ai un souvenir, mais tu ne peux pas t'imaginer, quand je rentrais de l'école, tu vois, il y a de la différence quand tu as ta mère à la maison, que tu peux parler avec, que tu es contente de voir. Enfin, tu vois, vraiment, je trouve que c'est sous-côté, Même si j'ai l'impression, du coup, maintenant que je fréquente un peu plus la Suisse, qu'en Suisse, il y a quand même une mentalité... Enfin, ce n'est pas qu'il y a une mentalité plus ouverte, mais j'ai l'impression qu'il y a quand même des femmes qui prennent l'initiative quand même de rester plus à la maison. J'ai l'impression qu'il y a... qui s'est un peu plus développée qu'en France. Tu vois ?
- Speaker #1
Oui. Plus facilement, je trouve ici, elles baissent leur taux de travail. Même si ce n'est pas forcément à 100 %, elles vont peut-être travailler à 50 %. Donc, elles ont l'autre 50 % du temps avec leur enfant. Et puis, les crèches en Suisse, ça coûte hyper cher. Donc, des fois, un salaire suisse, ça ne va que pour la crèche. Donc, autant rester à la maison, élever son enfant soi-même. Donc, il y a quand même beaucoup de choses qui font...
- Speaker #0
on a envie de rester à la maison en dehors de la finance c'est sûr qu'en France par exemple on parle de finance et je pense que c'est un gros sujet parce que j'imagine qu'il y a plein de mamans qui ont envie de rester avec leurs enfants mais qui ne peuvent pas et du coup la France pousse plutôt à aller travailler puisque du coup elle rembourse une grosse partie sur les crèches, il y a une déduction des impôts etc. Donc c'est vrai que souvent c'est plus avantageux pour la maman d'aller travailler pour subvenir aux besoins de la famille. Donc, c'est vrai que c'est encore aussi un autre sujet. Un autre l'envie, quoi.
- Speaker #1
Oui, oui.
- Speaker #0
Comment tu as vécu la transition dans ta vie, dans ton quotidien d'avant et celui d'aujourd'hui, et d'être maman à plein temps, du coup ?
- Speaker #1
Alors, au début, j'étais un peu dans un déni. Du sens, j'étais indépendante, je faisais les ongles. Pour moi. Et quand il est né et tout, comme j'ai dit, j'ai ressenti un truc de fou. Je ne sais pas comment expliquer ça, mais je vivais tellement que pour mon fils que le fait de ne pas travailler était totalement normal. Genre, imaginer une autre vie, ce serait...
- Speaker #0
Ce n'était pas possible, quoi.
- Speaker #1
Ce n'était pas possible. Du coup, les huit premiers mois, j'étais vraiment dans un déni. J'étais là, à la maison, c'était normal, faire mon ménage, m'occuper de mon enfant, etc. C'était totalement normal. Puis au fait, à huit mois, j'ai eu un peu un déclic en me disant, la femme que je suis, où est-elle ? Et c'est vrai que j'ai eu un moment où je me suis dit, je ne sais pas, mais est-ce que je ne devrais pas aller travailler ? surtout pour moi finalement parce que je voulais pas m'occuper de mon enfant mais c'est juste que j'ai complètement oublié que j'étais une femme avant d'être maman et du coup j'ai eu beaucoup de doutes je suis en train de m'égarer là je crois non mais je pense que ça représente bien ce que tu veux dire c'est que t'as eu vraiment une
- Speaker #0
transition, un moment de réflexion en fait j'imagine parce que du coup quand t'étais dans ton truc,
- Speaker #1
le bébé était vraiment tout petit donc voilà les 8 premiers mois j'étais à fond dans mon truc j'étais à... ma vie ça coulait de source que ça devait être ça genre je me dis il n'y avait pas de questionnement quoi voilà pour moi ma vie d'avant je me suis dit mais comment j'ai pu vivre sans enfant jusqu'à présent dans ma tête c'était vraiment ça puis comme j'ai dit après 8 mois je me suis dit waouh mais en fait elle est où la femme, elle est où Tania genre je me suis totalement perdue là dedans et après quand je me suis un peu retrouvée je me suis dit oui j'aime être à la maison j'aime faire mon ménage mais du coup il faut que je fasse des trucs pour moi pour avoir un bon équilibre parce que je me suis égarée. Et du coup, je me suis lancée sur les réseaux sociaux. Et j'adore, c'est mon petit moment pour moi. Et puis du coup, en fait, cette vie, elle est incroyable. J'adore cette vie.
- Speaker #0
Oui, j'imagine.
- Speaker #1
Je vois mon fils grandir. J'ai vu ses premiers pas, ses premiers sourires, ses premiers mots. C'est incroyable. Et en même temps, j'ai pu développer quelque chose qui me plaît, qui n'est qu'au commencement, mais j'adore.
- Speaker #0
qui démarre très très bien moi je t'ai déjà dit je sens que ça va merci j'adore merci beaucoup non mais c'est vrai tu partages en plus ce que j'aime beaucoup c'est que tu partages des choses qu'on voit sur les réseaux c'est à dire que t'aimes beaucoup la mode t'aimes bien prendre soin de toi quand même etc donc tu partages des choses comme ça mais quand tu te lèves des matins et que parfois t'as aussi des moments de doute enfin t'as ton ménage on voit ton tas de linge le lundi matin des trucs comme ça en fait c'est la réalité c'est pas non plus que... Tu vois, il n'y a pas quatre personnes derrière qui s'occupent de ta maison ou des trucs comme ça, comme certaines personnes sur les réseaux et qui, du coup, ne sont pas comparables, tu vois. Donc moi, ce que je trouve, c'est génial parce que du coup, il y a plein de femmes qui peuvent se dire, mais tiens, en fait, ouais, on peut s'éclater aussi à la maison. Mais oui, il y a des moments aussi où c'est comme au travail, tu as des choses du quotidien, quoi.
- Speaker #1
Clairement, mais c'est vrai que c'est le ménage tous les jours. J'entretiens parce qu'il y a un chien, un chat, vu qu'il sort, c'est bah... Je passe tous les jours aussi un petit coup d'aspi. On a cet aspirateur, le Dream, qui fait panneuse et aspi en même temps. Ouais, ouais.
- Speaker #0
C'est... Qu'un temps.
- Speaker #1
Exactement. Mais il faut arrêter de la vie. Puis en fait, il y a des jours où ça ne va pas. Il n'y a pas longtemps, je disais, ben voilà, j'ai les anglais qui ont débarqué. Parce que... Et puis, j'étais au bout.
- Speaker #0
Tu n'étais pas bien, quoi.
- Speaker #1
Exactement. Puis je dis, quand je n'ai pas envie de poster, parce que je ne suis pas en vie, des fois, je ne suis pas présente. Mais je l'explique toujours parce que j'ai... J'ai envie de créer vraiment cette communauté. En fait, on est des copines. On est là pour partager. J'adore quand les gens m'envoient des DM pour avoir des échanges. C'est vraiment ça que j'ai envie de créer. Si quelqu'un a des questions... Et puis moi, j'ai appris plein de choses. Il n'y a pas que moi. Moi, on m'a appris plein de choses sur la maternité que je n'avais pas forcément pensé. Donc, c'est trop cool. Franchement, j'aime trop ce travail.
- Speaker #0
Je pense que les mamans qui sont dans la même situation que toi, qui élèvent leurs enfants, etc., pareil, elles sont parfois un petit peu isolées. C'est vrai que tu n'as pas tes collègues au travail, tu ne sors pas forcément de la maison. Et bien en fait, c'est vrai que parfois de discuter, d'échanger sur certaines choses qu'on vit, et quand quelqu'un vit la même chose que toi, forcément ça aide énormément.
- Speaker #1
Ah oui, c'est clair. C'est vrai qu'en fait, ça coupe le côté social. Tu es à la maison, tu es avec ton enfant, tu ne parles pas avec... aucun autre adulte. Je veux dire, de temps en temps, avec mon chéri, on s'appelle, mais bon, on ne va pas s'appeler toute la journée. Et c'est vrai que les réseaux sociaux, ça permet d'avoir des échanges durant la journée. J'ai créé des amitiés sur les réseaux sociaux et je trouve ça trop cool. Donc, des fois, ça aide que la journée passe aussi plus vite. Elle passe déjà bien assez vite parce qu'elle est plus chargée. Mais ça aide aussi un petit peu de juste parler avec un enfant, finalement. Oui, c'est ça.
- Speaker #0
Ça te fait quand même une interaction sociale en plus.
- Speaker #1
Oui, oui. Donc franchement, je suis trop contente de m'être lancée. Au début, je n'osais pas parce que je me suis dit « Waouh, il y a tout le monde qui va te voir, tout le monde va te juger » . C'est un peu la crainte. Puis après, je me suis dit « Mais tu sais quoi ? Je m'en fous. On n'a qu'une vie. Je sais qui je suis. Et puis ceux à qui ça plairont, tant mieux. Et puis ceux que voilà, on ne peut pas plaire à tout le monde. » Non,
- Speaker #0
mais ça, c'est clair. De toute façon, ça se vérifie aussi dans la vraie vie. De toute façon,
- Speaker #1
les gens… Ah oui, clairement. Clairement.
- Speaker #0
Il y a toujours un truc à dire. De toute façon, même le podcast… Sur, tu vois, les mamans qui décident d'élever leurs enfants, en fait, des fois, tu parles d'un thème, en fait, c'est juste, il faut être ouvert et il y a de tout. Moi, je ne critique pas du tout les femmes qui ont envie de travailler parce qu'il y en a peut-être qui ont envie de travailler. Mais celles qui ont envie d'élever leurs enfants, ben voilà, on peut aussi dire que parce que souvent, moi, ce qui me... Et c'est pour ça, en fait, que j'avais envie de donner de la voix à ce sujet-là, c'est que souvent, les femmes qui ont envie d'élever leurs enfants et qui le font, Et bah en fait parfois elles subissent quand même... le regard de la société parce que c'est toujours dans un repas, tu fais quoi dans la vie et quand tu te dis en fait tu fais quoi dans la vie que t'élèves ton enfant, en fait ah ouais d'accord c'est pas si génial que ça et en fait je trouve que pourtant c'est tellement de courage d'élever un enfant, de tenir sa maison de donner une éducation à un enfant c'est ce que tu vas laisser sur terre, c'est ton bout d'éternité c'est hyper important et je trouve qu'il faudrait donner de la valeur à ça tu vois donc J'ai lu un livre super intéressant, d'ailleurs on en avait un petit peu parlé en off, mais c'est les travaux du docteur Brizandine. Elle parle souvent des hormones au niveau des femmes, etc. Et en fait, elle explique que souvent les enfants qui grandissent dans un environnement où ils sont avec leur maman, il y a souvent un développement un peu plus en profondeur parce que justement il y a ce lien qui est le sang et qui du coup, une maman ressent son enfant. Et en fait, elle explique que les soins, l'attention et la présence, ça peut jouer énormément sur la confiance en soi et le stress que peut avoir un enfant qui grandit. Donc même à l'âge adulte, ça se ressent. Donc ça peut combler des craintes que peut avoir l'enfant, etc. Et du coup, ça lui donne cette confiance. Et moi, je trouvais que ce serait bien qu'on parle un petit peu de ça. Parce qu'il y a même dans son livre, à un moment, un passage qui dit que... tu vois les enfants qui sont gardés par une nounou alors si la nounou elle est super c'est tant mieux mais ils peuvent prendre justement des choses de cette personne là parce que du coup on se rend pas compte mais l'impact de passer tu vois 8 heures avec une personne c'est énorme et je trouvais ça chouette qu'elle ait fait justement tu vois des études un peu plus poussées avec des choses un petit peu scientifiques qui se créent avec les hormones etc et d'en parler de toi est-ce que t'as cette sensation justement quand t'as voulu rester à la maison que tu vois le lien que tu allais créer avec ton fils, ça allait être vraiment pour toujours.
- Speaker #1
Ah oui, clairement. Mais là, je le vois déjà maintenant. Alors, il est très maman, il a toujours été maman. Après, c'est un garçon, on dit qu'ils sont aussi beaucoup plus mamans. Mais direct, j'ai senti la différence du sens. Je vois mes amis qui font garder leurs enfants, ils sont super. Les enfants, ce n'est pas ça le problème. Mais on voit la différence aussi même de l'éveil. Moi, je vois mon fils à 16 mois. Il a commencé à marcher à 11 mois. Il blablate beaucoup. Il sait déjà dire maman, papa, waouh pour le chien, miaou pour le chat. Donc,
- Speaker #0
il promène le chien aussi.
- Speaker #1
Exactement. Mais du sens, la pédiatre m'a dit, c'est fou comme il est éveillé. Il est tellement curé. Et je pense que le fait d'avoir été à la maison, de prendre vraiment à chaque fois le temps, même un jouet, il arrive à empiler ses petits cercles dans le tube. Donc, je pense de prendre toujours le temps de faire un jeu. de bien communiquer, d'expliquer. Même maintenant, j'essaie de lui expliquer quand il me demande quelque chose. Je lui dis, c'est s'il te plaît. Et moi, je parle portugais à mon enfant, exclusif, toute la journée.
- Speaker #0
Trop bien.
- Speaker #1
C'est génial. Mon chéri est suisse, donc lui, il parle le français. Et moi, de mon côté, je lui parle le portugais. C'est génial.
- Speaker #0
Il a deux langues. Et le fait même d'avoir une deuxième langue, en général, les enfants sont beaucoup plus forts en langue tout court. Oui,
- Speaker #1
clairement. Puis on voit qu'ils comprennent bien les deux, en plus. Donc vraiment, le fait de prendre aussi le temps, etc. Et je vois toute la différence. Je vois que les enfants d'autres personnes sont aussi peut-être un peu plus calmes parce que c'est vrai que chez la nounou ou autre, ils font moins d'activités qu'avec lui. Ils sont peut-être cinq pour une personne. Et ce n'est pas une critique parce que... Non, non, bien sûr.
- Speaker #0
Voilà.
- Speaker #1
Mais... Je vois quand même la différence. Et puis, je vois que mon fils, il est hyper souriant. Il adore tout le monde. Et puis, je pense d'avoir cette sécurité à la maison, tout cet espace, je pense, avec moi, ça renforce quelque chose chez lui. Et puis, c'est facile. Facile, il va dans les bras. Il ne pleure pas dans les bras des autres. Il dit bonjour dans la rue. Alors, il fait le petit timide comme ça, une petite seconde. Puis après, c'est je veux aller dans les bras de tout le monde. C'est peut-être inquiétant.
- Speaker #0
Oui, par contre, fais gaffe.
- Speaker #1
Ça peut faire un peu peur. Non, je vois qu'il épanouit. J'avais vu une fois un article où on montrait une image d'un enfant qui était très stimulé et un enfant qui était un peu désolé. Et en fait, on voit totalement l'éveil sur le visage de l'enfant. On voit que l'enfant paraît un peu triste, alors que ce n'est peut-être pas forcément ça, mais celui qui n'est pas stimulé paraît un peu triste. Et puis l'autre... qui bouge dans tous les sens, parce qu'on est dans tous les sens, quoi. Je suis trop contente de pouvoir vivre ça avec mon fils. J'ai eu ça avec ma mère. J'ai adoré. Moi, j'ai vécu mes meilleures années avec ma maman. C'était trop cool. On a fait tellement de trucs et j'espère que mon fils prendra la même chose plus tard.
- Speaker #0
C'est ça. Ouais, c'est ça. Et puis, c'est des moments que, comme dit, on ne pourra pas te voler, quoi. Enfin, tu vois, ou te prendre...
- Speaker #1
C'est clair. C'est clair. Tu as un laps de temps, du sens... Ça passe très vite. J'ai l'impression que j'ai accouché hier. Il va y avoir 17 mois. Il marche, il court, il promène le chien.
- Speaker #0
Ça bouge, quoi.
- Speaker #1
Ça passe à une vitesse. Je suis hyper contente de pouvoir être là, en fait, à chaque instant, quoi. Parce que ça passe très vite. Après, ça devient des gens comme nous.
- Speaker #0
Ben ouais. Peut-être qu'un jour, il fera un podcast sur ça.
- Speaker #1
Mais c'est ça !
- Speaker #0
L'éducation ! J'ai adoré un jour le petit réel que t'as mis si un jour il fait du rap et qu'il dit qu'il a eu une enfance difficile quand il était en train de nager dans la piscine. Ouais,
- Speaker #1
ouais, ouais. C'est pour lui rappeler qu'il ne pourra pas percer dans le rap avec une enfance de M.
- Speaker #0
Ouais, non, non, c'est clair, c'est clair. Est-ce que t'as déjà ressenti, toi, par hasard, du jugement ou de l'incompréhension face à ton choix ? Et si c'est déjà arrivé, comment t'y fais face ? Par exemple, par rapport aux gens ou...
- Speaker #1
Alors... Personnellement, directement, je n'ai pas l'impression qu'on m'a jugée, en tout cas dans mon entourage. Si c'est le cas, ce n'est pas cool.
- Speaker #0
Si vous m'écoutez.
- Speaker #1
Voilà, si vous m'écoutez, ce n'est pas cool. Mais je pense que les gens étaient, en tout cas, les filles de mon côté, étaient toutes hyper contentes parce qu'elles-mêmes souhaiteraient être mère au foyer. Parce que comme j'ai dit, financièrement, ce n'est pas possible pour tout le monde non plus. Ce n'est pas évident. Et je pense qu'elles m'ont toute soutenue parce qu'elles-mêmes, elles le voulaient. Après, ma maman, elle m'a dit « Ah, est-ce que t'es sûre ? » Parce qu'on vit dans un monde qui est quand même difficile. Elle me dit « T'es sûre ? » C'est toujours bien de garder un pied au niveau du travail. Elle, elle l'a fait, mais c'était une autre génération. Du coup, par inquiétude, elle me disait « Est-ce que t'es sûre ? » Et puis je dis « Oui, moi, je suis sûre. » Mais j'ai pas l'impression d'avoir été plus jugée. Après, il y a des gens qui sont jaloux. Parce que tu restes à la maison, donc les gens pensent que tu as la belle vie, qu'en fait tu as les pieds sur la table. En fait, non, pas du tout. Certes, mon enfant, il a des moments où il joue seul. Et c'est trop cool parce que c'est important qu'il sache jouer tout seul. Du coup, je peux profiter peut-être... Je profite d'aller vider mon lave-vaisselle. C'est clair. Donc, j'optimise mon temps. Et puis... Il y a des gens qui sont envieux parce qu'ils pensent qu'en fait, tu es juste chez toi et que tu ne fais rien et que c'est trop la belle vie alors qu'en fait, tu ne t'arrêtes pas. Moi, du moment qu'il se lève, je me lève, je change sa couche, je lui donne son biberon, on fait des jeux. Ensuite, il ne faut pas le manger pour midi parce que maintenant, il mange comme moi. Avant, c'était cool parce que je lui donnais un bib et tout, mais non. Et tu lui enchaînes et jusqu'au coucher, il se couche direct et puis il dort toute la nuit. Mais je pense que... Il y a plus de bienveillance parce qu'il y a quand même beaucoup de gens qui... qui pensent que c'est bien d'élever son enfant, que c'est important. Et de plus en plus, les femmes, en tout cas les femmes, les hommes, après, je ne sais pas du tout ce qu'ils en pensent par rapport à ça. En tout cas, mon chéri, il était pour, parce qu'il a dit, c'est trop cool, je vois que notre enfant, il est heureux, ça se voit que ça lui fait du bien d'être avec toi. Et puis, il n'a aucun regret de son choix non plus, parce que c'est un choix qui se fait à deux. Oui, c'est bien, c'est clair. Mais les femmes, je pense qu'il y a celles qui sont jalouses parce qu'elles aimeraient la même chose. Et puis, du coup, elles vont juger tout ce que tu fais, parce que c'est de la jalousie mal placée, malheureusement. Il y a celles qui vont te soutenir parce qu'elles-mêmes aussi, elles aimeraient. Et puis, le peu qu'elles soient avec leur enfant, elles donnent tout. Donc, elles poussent les gens à le faire si elles peuvent le faire.
- Speaker #0
Elles peuvent le faire, oui.
- Speaker #1
Oui, oui.
- Speaker #0
Et puis, en fait, ce qu'il faut dire, c'est quand tu dis, « Ouais, on n'arrête pas » , en fait, ce qu'il faut se rendre compte, c'est que quelqu'un qui est au foyer, en fait, son environnement, c'est sa maison. Donc, en fait, ce n'est pas comme un tout travail où ton travail, c'est forcément rangé. Mais du coup, quand tu es dans ta maison, en fait, et que tu élèves ton enfant, En gros, ta maison, tu as envie qu'elle soit propre quand même, tout le temps, parce que tu as toujours... En plus, tu vois, tout le temps, ce qu'il y a à faire, ce n'est pas tu dis tu peux remettre à demain quand je rentre du boulot. Non, c'est là, tu as l'impression que tu es là, tu le vois, tu le fais. Et puis, comme tu dis, tu élèves ton enfant, donc en fait, tu as envie qu'il mange bien. Donc voilà, tu vas plus cuisiner, etc. En fait, tu fais tout le temps quelque chose. Ah, c'est bon. Et les gens, oui, c'est sûr qu'ils pensent tout de suite à ça, mais en fait, non. Au contraire, je pense que tu fais beaucoup plus de choses dans ton intérieur, etc. que si tu travailles, ça c'est sûr.
- Speaker #1
Et puis moins facilement, tu fais tes pauses parce qu'en soi, tu lui donnes à manger à midi. Toi, des fois, tu arrives à manger en même temps que lui si ça se passe bien. Des fois, tu lui donnes à manger et toi, tu manges froid. Donc, tu n'as jamais vraiment une pause où tu es posée, silence, genre sur ton téléphone. Des fois, j'arrive à créer parce qu'en tout cas, avant, quand je fumais, ça m'aidait parce que je sortais fumer ma club. C'était cinq minutes. C'était ton petit moment, quoi. Voilà. Et lui, vu qu'il adore les livres, je le mettais sur sa chaise en sécurité où j'avais un visuel sur lui. Je lui donnais un petit livre et puis lui feuilletait son petit livre. C'était mes cinq minutes où je prenais l'air et puis ça faisait du bien, quoi. Mais maintenant, on peut déchoir.
- Speaker #0
Maintenant, tu fumes plus. Donc voilà, maintenant.
- Speaker #1
Oui, maintenant, du coup, je crée des instants. Des petits moments. Des petits moments tout seuls. Des fois, je me dis, bon, vas-y, je me pose. Moi, j'adore boire du thé, donc je veux faire un thé. Et puis, je regarde un peu des trucs sur mon téléphone. Je regarde un peu ce qui se passe. Je réponds aux messages. C'est aussi un petit moment pour moi. Et quand on est fait la sieste, je profite aussi soit pour faire du nettoyage, soit des fois, je profite un peu pour moi. Justement, je vais créer un réel ou un contenu. Un truc,
- Speaker #0
ouais.
- Speaker #1
Voilà, j'essaye de faire un peu...
- Speaker #0
De couper un peu, changer les idées, tout ça, quoi.
- Speaker #1
Ah oui, oui, mais c'est hyper important. Sinon...
- Speaker #0
Ah ouais, non, non, mais c'est clair. C'est clair. Est-ce que tu... C'était pas prévu ça comme question, mais est-ce que du coup, tu t'octroies un petit peu des moments justement où du coup, je sais pas, c'est ta famille qui garde ton petit et puis tu vas essayer de faire un truc tout seul. Après, j'imagine quand tu étais tout petit, beaucoup moins, mais peut-être que je sais pas, là, en grandissant, t'arrives à te trouver des petits moments ou...
- Speaker #1
Alors, j'arrive à trouver des moments. Donc là, par exemple, du moment où j'étais brunchée avec des copines, c'est mon chéri qui était avec le petit. J'ai beaucoup de peine à faire regarder mon fils. D'accord, OK. Alors... Par exemple, si on veut aller se faire un resto avec mon chéri, un cinéma ou autre, avec grand plaisir, on peut le faire garder une heure ou deux. Je n'ai jamais fait dormir mon fils ailleurs.
- Speaker #0
Oui, d'accord.
- Speaker #1
Je sais qu'il y en a très facilement. Qu'il laisse, oui,
- Speaker #0
mais ok.
- Speaker #1
Je pense que je vais avoir des blessures d'enfance, c'est encore un sujet, qui fait que j'ai beaucoup de peine à lâcher mon fils. Du sens, pour moi, il a besoin de sa maman et de son papa. Je vois pas pourquoi il irait dormir, même si ça fait plaisir aux grands-parents. Et puis j'en suis désolée, mais voilà, j'y arrive pas. Genre moi, ça me stresse. Je n'arrive pas.
- Speaker #0
Parce que tu sais que t'es pas là, ils vont pas faire comme toi.
- Speaker #1
Mais même pas. En fait, j'ai peur. Et je pense que j'aurais peur toute ma vie. C'est comme le jour où il irait en boîte, je dormais pas de la nuit tant qu'il n'est pas à la maison.
- Speaker #0
Il restera devant la boîte en voiture avec les jumelles.
- Speaker #1
Je serai là avec les jumelles en train d'observer. Non, alors quand même pas, mais du sens... Je sais pas. je pense que c'est quelque chose qui finira par passer je travaille un peu sur moi-même aussi parce qu'il faut que je lâche mais on a déjà fait des restos on a déjà fait des cinés avec grand plaisir des fois je demande à ma maman pour aller faire des courses seule c'est mon moment genre je suis dans mes courses ça me fait du bien ça m'est déjà arrivé mais vraiment laisser une nuit un week-end oula un week-end j'ai même pas envie d'y penser pour l'instant je me sens pas prête c'est vraiment genre je suis peut-être un peu trop protectrice Moi aussi. Je sais qu'il faut que je travaille dessus. Mais pour l'instant, voilà. Pour l'instant, les petits,
- Speaker #0
écoutez, c'est bon. Ils comprennent,
- Speaker #1
donc ils acceptent. Voilà. Pas le choix, de toute façon.
- Speaker #0
De toute façon, voilà, il faut faire avec, quoi.
- Speaker #1
Ouais, exactement.
- Speaker #0
Qu'est-ce que ton expérience, du coup, ça t'apporte personnellement au-delà de ton rôle de maman ?
- Speaker #1
Alors, ça m'a apporté beaucoup d'organisation. Parce qu'il faut optimiser chaque minute. Parce que, alors, non, je suis quelqu'un, je suis... Je suis organisée, mais je fais tout en même temps, puis finalement, je ne fais rien. Ok,
- Speaker #0
d'accord. Et là,
- Speaker #1
maintenant, avec un enfant, ça m'a apporté beaucoup de... comment dire ? Je ne sais pas si c'était exactement ça la question. En tout cas, en niveau organisation, ça m'a beaucoup aidée. Émotionnellement, je me suis redécouverte. Je ne sais pas comment expliquer, mais j'ai eu ma vie d'avant. Je suis devenue maman. Je ne sais pas comment dire, mais ça a tout changé en moi. Ça m'a apporté un truc. Je ne saurais pas comment expliquer parce que je pense qu'il faut être maman pour le comprendre. Mais je suis devenue... ou une autre version quelque chose ça t'a apporté j'aime la version de moi actuelle avant j'ai l'impression que tout avait de l'importance et en même temps rien et puis là en fait maintenant je sais je sais que ça c'est pas important en fait c'est mon fils qui est important c'est ta famille ton fils maintenant je me prends plus la tête pour les mêmes choses qu'avant avant je pouvais me prendre la tête pour un truc de bête genre j'ai pas pu avoir les chaussures que je voulais j'en sais rien et en fait maintenant du moment que mon fils va bien, c'est tout ce qui compte. Les histoires des autres, c'est les histoires des autres. Avant, je pouvais me prendre la tête en me disant « Oh non, mais la pauvre ! » Et puis, je me faisais des ulcères à l'estomac pour les autres. Maintenant, c'est mon fils, moi, parce que finalement, si moi ça ne va pas, lui, il n'ira pas bien non plus. Donc, ça a vraiment... Ça m'a apporté la paix. Je ne sais pas comment dire. Je suis tellement plus en paix avec moi-même. T'es apaisée,
- Speaker #0
quoi.
- Speaker #1
Exactement. Que maintenant, en fait... C'est comme ça que j'ai fait le plus gros tri dans mon entourage. Depuis que je suis venue maman, avant, je trouvais toujours des excuses. Maintenant, il n'y a plus d'excuses. Je n'ai pas le temps.
- Speaker #0
Ah ouais, je comprends.
- Speaker #1
Et vraiment, je crois que c'est la meilleure chose qui m'a pu m'apporter. C'est un peu tard, 32 ans pour ça, mais... Écoute,
- Speaker #0
il y en a qui s'arrivent plus tard encore.
- Speaker #1
Oui, c'est vrai. Mais pour mieux tard que jamais. Vraiment.
- Speaker #0
Et du coup, ton mari... Lui, on sent que quand t'as devenu maman, ça a chamboulé plein de choses, etc. Du coup, dans votre couple, ça a aussi apporté quelque chose ? Comment ça s'est goupillé, tout ce que t'as vécu ?
- Speaker #1
Alors, au début, c'était compliqué en tant qu'homme. Je pense, globalement, quand j'entends autour de moi, le tronc, c'est la place. Parce que justement, j'aimais tellement mon enfant, c'était mon bébé. Du coup, inconsciemment, je pense que je l'ai quand même un peu... négligé, j'ai négligé un peu notre relation je me suis aussi moi-même négligée parce que c'était que mon bébé j'étais focus là-dessus, du coup au début il restait un peu en retrait parce que du coup il voulait être là mais en même temps il savait pas comment faire et justement après les 8 mois quand j'ai eu ma révélation pour moi j'ai dû aussi lui parler de lui, de sa position dans la maison dans notre couple, qu'il fallait pas qu'on s'oublie etc et puis et puis bah c'est Après les 8 mois justement ça a été mieux parce qu'au début on savait pas. Franchement devenir parent c'est quand même quelque chose. Donc lui il savait pas comment se positionner. En plus l'enfant au début t'allaites etc. Il est tout le temps avec la maman. Du coup il savait vraiment pas où trouver sa place et même avec moi parce qu'il voulait venir vers moi. Moi j'étais fatiguée, j'ai eu une césarienne d'urgence. Moi en plus avec les hormones, l'allaitement, le machin, c'était un peu compliqué.
- Speaker #0
Ça a été un chamboulement total quoi.
- Speaker #1
Voilà donc vraiment les 8 premiers mois ça a été très compliqué que ce soit. Pour lui ou pour moi, du sens... Moi, j'étais à fond maman. Lui, il essaie de trouver sa place, mais il savait pas trop. Et puis après, quand on a eu cette grosse conversation, petit à petit, il a pris sa place de papa et de mari, finalement, parce que du coup, il était là pour moi, mais pas trop, parce qu'il voulait pas trop me déranger. Donc là, maintenant, franchement, en fait, ça a juste solidifié la famille. Je sais pas comment dire. Pour un homme, c'est différent, mais... ensemble, on a vraiment construit une famille. Je ne sais pas comment expliquer. Maintenant, on a notre vie. Chacun a trouvé sa place. On a notre fils. On a notre maison. Lui, il a son petit boulot. Il a enfin trouvé le bon équilibre. Maintenant, il revient un peu plus tôt. On a nos moments pour nous. Il a aussi ses moments avec son enfant. Franchement, on a une super routine. je veux dire on n'est pas toujours d'accord sur tout mais au moins on est d'accord que si on n'est pas d'accord on ne se le dit pas devant notre enfant ouais ça c'est déjà très très bien c'est sûr voilà c'est hyper important et puis non franchement ça on a un super bon équilibre on est hyper content vraiment
- Speaker #0
on est bien ouais c'est vous avez réussi à mettre tout en place parce que c'est de la mise en place au final je pense que mais clairement ça a pris du temps et comme j'ai dit bah aux 8 mois ça a pris vraiment 8 mois Ciao !
- Speaker #1
Chacun a un peu un déclic, on se dit vraiment les choses, qu'est-ce qui ne va pas, qu'est-ce qu'on attend l'un de l'autre. Et puis c'est là, après, que ça s'est mis en place petit à petit et c'était top. Vraiment, il nous fallait ça. Je pense que chaque parent, c'est différent, ça se met en place différemment. Je pense que des fois, c'est difficile de dire les choses parce qu'on n'a pas envie d'embêter. Je pense qu'il y a plein de choses qui changent et surtout en tant que femme, avec les hormones, des fois...
- Speaker #0
C'est pas évident de se faire comprendre.
- Speaker #1
Non, mais c'est sûr. Et puis même, hormonalement parlant, des fois, on sait qu'on est dans un état. On ne peut pas faire autrement. On s'en rend compte, mais on ne peut pas faire autrement. Et du coup, c'est même une discussion... Mais là, on parle même de grossesse, mais ça peut être vraiment dans un cycle normal. Une femme, elle n'est pas pareille d'une semaine à l'autre. Ah, c'est clair.
- Speaker #0
Franchement, ces hormones ne sont pas cool.
- Speaker #1
Ah non ! Mais tu sais, un jour, j'avais été dans une formation, et je pense que j'ai déjà dit dans un autre podcast, Et en fait, la formatrice, elle a dit un truc génial. Elle a dit, vous savez, les hommes, c'est le soleil. Le matin, le soleil se lève. Pour lui, c'est tout le temps la même journée. Enfin, tu vois, c'est tant que sa femme, elle est là. Voilà, lui, rien qui bouge, c'est le soleil. Hormonalement parlant, il est stable.
- Speaker #0
Une femme,
- Speaker #1
c'est une lune, quoi. Tu vois, genre quartier de lune.
- Speaker #0
C'est tellement bien dit. C'est tellement ça, j'avoue que... Je ne l'avais pas vue comme ça. Moi, j'avais vu les quatre saisons en une journée. J'en voyais d'un coup, il y a la pluie. C'est exactement ça.
- Speaker #1
Franchement, c'était une très belle image. Je pense qu'elle a tout raison. Je la reprendrai, celle-là. Avec le recul, est-ce que tu as un message que tu aimerais transmettre aux femmes qui hésitent de faire le choix ou qui se sentent tiraillées entre carrière et maternité ?
- Speaker #0
Je pense que je leur dirais que si elles peuvent, il faut le faire. Franchement, c'est une super aventure. tu vis une expérience de fou et puis tu te découvres une force aussi en toi que tu ne soupçonnais pas. Parce que c'est vrai, quand tu travailles, finalement, tu es au point de travail, donc tu n'as pas le temps de te retrouver toi-même. Donc franchement, si elles peuvent le faire, qu'elles le fassent, c'est vraiment la meilleure expérience que moi j'ai vécue. Et je le souhaite à tout le monde. Et d'avoir cette complicité avec son enfant, c'est incroyable.
- Speaker #1
En tout cas, tu as transmis vraiment good vibes tout le long du podcast. Non, mais vraiment, je pense que s'il y a des femmes qui hésitent, je pense qu'en t'écoutant, elles se diront non, mais ça a quand même l'air vraiment très, très bien. Ah non,
- Speaker #0
c'est génial.
- Speaker #1
Il y a des côtés sombres,
- Speaker #0
mais sombres. Il y a des côtés difficiles. Tu te lèves le matin, je ne sais pas, c'est... C'est le pleur de trop, tu te dis pourquoi, qu'est-ce que j'ai fait de mal, tu te remets en question et en fait ça fait partie de la vie et puis finalement tu le regardes et tu souris et puis tu te dis ah mais non mais ma vie elle est géniale ! Mais c'est tellement humain des fois de se dire mais pourquoi, est-ce que j'ai pris la bonne décision, est-ce que je fais vraiment les choses bien et puis en fait tu le regardes et tu souris et puis tu te dis mais en fait t'as tout réussi quoi. Et ça c'est la plus belle victoire parce que finalement tu vas travailler, tu reçois ton salaire à la fin du mois mais là t'as le sourire de ton enfant tous les jours. Chaque jour.
- Speaker #1
tu vois ce que je veux dire et ça ça n'a pas de prix vraiment et du coup moi je pense que vraiment parce que pour le coup pour avoir quand même interviewé pas mal de femmes je sais qu'il y a beaucoup de femmes qui souhaiteraient vraiment pouvoir élever leurs enfants et qui ne peuvent pas et ça franchement c'est franchement un drame j'ai l'impression parce que du coup elles se sentent hyper mal dans leur travail c'est super dur parce qu'il y en a elles sont obligées de laisser leur bébé mais qui ont quelques mois vraiment Au revoir. Donc, c'est...
- Speaker #0
Pardon. Vas-y,
- Speaker #1
vas-y.
- Speaker #0
Non, non. Moi, quand je suis arrivée aux trois mois et demi de mon fils, je me suis dit, waouh, mais en fait, c'est à ce moment-là que je dois laisser mon fils dans une crèche ou chez une nounou. Mais quelle horreur ! Genre, c'est un être tellement vulnérable. Et en fait, la seule chose qu'il a besoin, c'est sa mère. Et c'est vrai que la Suisse... En France, je ne connais pas trop le système, mais en Suisse, tu as trois mois et demi, voire quatre mois si tu allaites. la maternité et c'est tellement peu, il y a des pays qui donnent un an et je trouve que déjà là c'est mieux il commence à marcher et puis il peut avoir des contacts avec d'autres enfants il va vouloir communiquer,
- Speaker #1
jouer à trois mois l'enfant il est pas sur un coussin c'est super dur franchement la France je crois que c'est pareil que la Suisse là dessus sauf qu'il y a je crois Un truc, elles peuvent prendre 6 mois en plus, je crois, un truc comme ça, de congé parental, mais elles ont un salaire hyper réduit, et ça pareil, il faut qu'elles puissent subvenir aux besoins de la famille souvent, donc si la vie de couple est faite sur 2 salaires, c'est mort quoi.
- Speaker #0
C'est ça, bah malheureusement, de plus en plus, en tout cas ici en Suisse, ça devient très compliqué d'avoir qu'un seul salaire, donc il faut vraiment avoir l'opportunité, puis il faut faire... énormément de calculs parce que les assurances maladie en Suisse, c'est énorme. Ah ouais, non mais... Donc, on sait que facilement une assurance maladie, deux assurances maladie, ça fait presque un salaire.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Du sens, pas un salaire en Suisse, mais par exemple un salaire français, c'est impossible. C'est énorme. Tu peux payer 1200 francs d'assurance maladie juste à deux. Après, t'as un enfant, donc tu rajoutes l'enfant, 1500 francs juste d'assurance maladie. C'est énorme. C'est énorme. Donc c'est énorme.
- Speaker #1
Et c'est vrai que oui, là, il y a des Suisses et des Françaises qui nous écoutent, même des Belges, Canada, etc., enfin le pays francophone. Mais d'ailleurs, n'hésite pas à nous dire s'il y en a d'autres qui commençaient dans leur pays, etc. Mais je sais que souvent en France, on ne se fait pas une idée sur la Suisse, mais les personnes qui travaillent en France disent que la Suisse, c'est un peu l'Eldorado. Mais en fait, la vie en Suisse est très très chère. Le logement est très cher, l'assurance maladie est très chère. Donc, c'est sûr que ce n'est pas non plus forcément évident d'être maman à la maison non plus en Suisse.
- Speaker #0
Clairement, clairement. Et franchement, moi, je suis contente d'avoir eu cette chance. Et je serai toujours reconnaissante envers mon mari et de me permettre de vivre cette expérience. Et puis, ceux qui peuvent, franchement, il faut qu'ils le fassent. Et ceux qui ne peuvent pas, je trouve juste dommage qu'on n'aide pas. Parce que comme tu l'as dit si bien, on paye des femmes pour garder nos enfants. des hommes,
- Speaker #1
il y a des hommes qui le font aussi.
- Speaker #0
Mais on ne paye pas une maman qui décide de rester à la maison. C'est même une petite aide financière, du sens de subsides ou, je ne sais pas, même quelques sous juste pour qu'elle puisse avoir le minimum vital. Parce que du coup, voilà. Mais non, ce n'est pas considéré comme un métier, c'est un choix. Et si l'homme peut subvenir aux besoins, tant mieux pour eux. Oui,
- Speaker #1
c'est ça, c'est clair. Et puis après, tu vois, je pense que ton... ton mari, toi, t'es hyper reconnaissance parce que du coup, il peut te faire vivre cette expérience. J'imagine que lui, il a beaucoup de reconnaissance aussi parce que c'est le choix d'une femme de stopper complètement son travail et de se dire je me consacre entièrement à mon enfant. Il y a des femmes qui peuvent le faire, qui ne le font pas. Donc, j'imagine que pour lui aussi, que son fils soit élevé par sa maman, ça a aussi une grosse valeur. Clairement. Lui,
- Speaker #0
il est hyper content, il est hyper reconnaissant et puis, il le voit sur son fils. Il dit, t'es une super maman. Je vois comment il est. Il est tellement heureux et tout. Puis bon, il est maman, Et puis, il voit qu'il est heureux. C'est hyper important. Puis que moi, je suis heureuse. C'est ça aussi. Je vis à toutes ces expériences. Et lui, il est aussi très rassuré. Son enfant, il est en sécurité à la maison. Il fait des activités avec maman. Il se paie. Parce que c'est ça qui est le plus dur, c'est qu'on le laisse à des inconnus. Puis en fait, on ne sait pas ce qui se passe. Moi, durant la journée, je lui envoie un photo, je l'appelle, je lui dis « Ah, il a fait ça » ou des trucs comme ça. En crèche, à part en crèche privée, tu peux avoir d'autres nouvelles, tu ne sais pas ce qui se passe.
- Speaker #1
Et là, du coup, ça te coûte aussi un salaire.
- Speaker #0
Et c'est ça ! Et puis, mine de rien, il est aussi reconnaissant parce que c'est aussi de ça, au moins, qu'il sort de notre salaire. Parce qu'il faut une moyenne de salaire, en tout cas en Suisse. Donc, en gros, ceux qui gagnent le plus payent pour ceux qui gagnent le moins. Et c'est logique, mais en même temps, c'est difficile.
- Speaker #1
C'est clair, c'est clair.
- Speaker #0
Elle économise aussi une femme de ménage parce que du coup, si je suis à 100%
- Speaker #1
Là non, t'as plus le temps de tout faire avec un bébé et tout.
- Speaker #0
Oui, clairement.
- Speaker #1
Écoute Tania, merci beaucoup d'avoir répondu à mes questions.
- Speaker #0
Et puis,
- Speaker #1
j'invite les gens à aller voir tout ce que tu partages. On remettra, comme j'ai dit, sous le podcast tes réseaux sociaux. Tu seras dans la newsletter. Et j'ai un petit article dans le blog pour... la sortie du podcast. Donc voilà.
- Speaker #0
Je me réjouis, ça va être trop bien.
- Speaker #1
Ah ouais. Merci.
- Speaker #0
Merci beaucoup.
- Speaker #1
À bientôt.
- Speaker #0
À bientôt. Ciao, ciao.