Speaker #0Bienvenue à Impala, l'industrie de la musique entre Paris et Los Angeles. Bonjour à tous et bienvenue sur Impala, le podcast de l'industrie musicale entre Paris et Los Angeles. Si mon organisation est bonne, on est déjà à l'épisode 16. Aujourd'hui je suis à Glasgow pour une semaine et je vous dis ça parce que je ne suis pas chez moi. Donc j'espère que le son sera bon parce que je n'ai pas mon workflow original. En fait j'ai trouvé une nouvelle méthode pour enregistrer. J'ai acheté un petit kit DJI. Voilà, je ne fais pas de placement produit, je ne suis pas payé par la marque. Mais voilà, ça me permet d'enregistrer en déplacement. C'est un peu différent de ce que j'ai l'habitude de faire avec le SM7B. Donc voilà, j'espère juste que le son sera bon. Ceci étant dit, je tenais vraiment à vous remercier chaudement pour vos écoutes et surtout pour vos retours, ce qui me fait toujours un peu halluciner. Ce qui me rend vraiment très heureux, c'est que je vois que non seulement les écoutes augmentent, mais il y a aussi énormément de gens qui en ce moment... découvrent et écoutent les premiers épisodes et en fait qu'ils écoutent tout d'une traite ça m'impressionne toujours un peu parce que je me dis qu'au final 15 épisodes c'est au moins une bonne dizaine d'heures d'écoute donc imaginer que les gens puissent écouter autant de choses ça me fait toujours un peu bizarre aujourd'hui je voulais faire un épisode assez simple comme je vous disais l'épisode sur la synchro musicale a très bien fonctionné je cherchais un nouvel angle ou quelque chose de très utile à dévoiler et à diffuser pour les gens qui s'intéressent à la synchro et qui veulent progresser Merci. A la base, j'avais fait une liste qui s'appelait « Les 10 erreurs à ne pas faire dans l'industrie musicale » . Je me suis dit, comment je peux tourner ça en quelque chose de plus positif, parce que je n'avais surtout pas envie de laisser penser que j'allais faire un épisode où j'étais dans une dynamique de donneur de leçons. Donc je me suis dit, plutôt que pointer les erreurs, ce que je peux faire peut-être souvent, je vais plutôt faire une liste des 10 choses à faire, plutôt que les 10 choses à ne pas faire. Donc je me suis amusé à faire... une liste des 10 choses à faire dans la synchronisation musicale pour se développer. C'est des choses que j'ai analysées depuis pas mal d'années maintenant et qui peuvent vous permettre justement de faire des choses correctement et de ne pas faire des erreurs. Et voilà, je ne sais pas trop combien de temps va durer cet épisode parce que je me suis fait juste une petite liste en mode bullet points et je vais essayer de vous développer... de façon succincte ou complète les différents aspects selon ce qui me semble moi être vraiment important. J'ai une dernière chose à vous dire avant de rentrer plus profondément dans cet épisode. Je suis toujours extrêmement en hésitation sur les formats. Alors, ce que j'ai validé moi avec moi-même c'est de continuer les interviews. Ça c'est hyper intéressant et je ne ferai pas de toute façon un podcast où je suis seul parce que le but aussi c'est l'ouverture. Donc là j'ai une petite liste d'invités. qui vont arriver j'espère avant juillet, il y aura au moins 2-3 interviews pour clôturer cette saison. Et après il y aura aussi beaucoup d'interviews sur la saison 2026-2027. Ça c'est une première chose. Les épisodes où je suis seul et où je donne des points de réflexion sur des sujets très précis, je vais aussi les garder parce que je vois que c'est des épisodes qui plaisent. Et le troisième format, ou en tout cas le format que j'aimerais mettre beaucoup plus en avant, mais je suis toujours en hésitation. C'est un format beaucoup plus brut et direct. C'était aussi le but de base du podcast. Et donc, ça serait en fait quelque chose qui ressemblerait à ce qu'on appelle un vlog. Donc, ça peut être des réflexions pendant la journée. C'est aussi le but d'avoir ce petit micro-cravate là. C'est de pouvoir faire des réflexions un peu au fil de l'eau. Donc voilà, je voulais faire un peu des épisodes, donc peut-être un sur trois ou un sur quatre, qui sont plus des réflexions pendant que je suis en train de bosser. des prises de parole pendant que je suis en train de bosser sur un sujet très précis parce que ça je pense que ça peut vraiment intéresser donc dire bah là je suis en train de préparer un mail pour telle musique c'est pas Vizor je vais vous donner un peu quelques idées infos sur ce que je suis en train de faire des récap de rendez vous que j'ai pu faire pourquoi pas même j'avais même imaginé enregistrer certains rendez vous bien sûr avec l'accord de la personne mais voilà des réflexions pendant que je suis en train de marcher dans la rue voilà au fur et à mesure que ça me vient parce qu'en fait finalement les épisodes je les construis régulièrement avec des réflexions que j'ai au fil de l'eau que je note sur mon téléphone. Et en général, une fois que j'ai beaucoup de notes, je le structure et j'en fais un épisode. Et là, je me dis, autant livrer peut-être des réflexions un peu plus brutes. Il y a un truc que je voulais faire aussi, c'est comme je vais être beaucoup en déplacement et en voyage pro dans les prochains mois, en tout cas jusqu'à août, ça me permettait aussi de faire des petits épisodes en voyage avec encore une fois des choses un peu brutes, où je suis en voiture, je livre mes réflexions, mes ressentis. avant un rendez-vous, après un rendez-vous, après une grosse journée de boulot, des infos un peu techniques si je suis à Los Angeles par exemple sur toujours pareil de la location de voiture, des voyages. Donc n'hésitez surtout pas à me dire ce que vous pensez de ce format spécifique très brut, un peu vlog entre guillemets, et pour savoir si je me lance là-dedans ou pas. Alors revenons à nos moutons, donc on va faire cette petite liste de 10 choses à faire en synchro. Vous verrez, ça va être très précis, très factuel. Alors le point numéro 1 que j'ai noté, c'est envoyer ses titres. Alors je sais que ça paraît à la fois ultra bateau, et à la fois c'est un truc que je vous répète quasiment à chaque épisode, néanmoins ça me semble encore ultra important, et vous n'imaginez pas à quel point j'ai encore, franchement je dirais une majorité de gens, qui me contactent sur LinkedIn ou par mail sans envoyer de musique. Alors je vais vous expliquer un peu les ratios que moi je constate, bien sûr ça peut être très différent selon les cas. mais en tout cas, moi, c'est mon expérience et mon ratio. En général, je pense que j'ai plus de 50% des artistes qui me contactent qui n'envoient pas de musique dans le premier message. Alors, ça dépend comment c'est tourné. Et puis, encore une fois, chacun fait ce qu'il veut. Mais en général, j'ai des mails toujours très, très sympas, dont certains qui me disent, par exemple, j'ai découvert ton podcast. Ça m'a donné beaucoup d'infos, ça m'a éclairé sur ça et ça. Moi, personnellement, je suis compositeur de musique à l'image. Je fais tel style, est-ce que ça t'intéresse d'écouter ? Donc là, le message est certes très sympa. Néanmoins, je n'ai pas la possibilité, moi, quand je traite mes mails ou mes messages LinkedIn, d'écouter tout de suite. Il faut savoir que moi, je ne suis pas le seul et je pense que beaucoup de gens fonctionnent comme moi. Je m'attribue des créneaux pour faire des choses. Par exemple, le lundi, de 11h à midi, je vais traiter mon LinkedIn avec mes messages LinkedIn. C'est la fenêtre que je me suis fixée pour faire ça. En général, une fois que ce temps est terminé, je passe à autre chose. Des fois, j'ai des choses incompressibles comme des rendez-vous. Des fois, j'ai un planning qui est un peu plus modulable. Mais néanmoins, une fois que j'ai une tâche dans la semaine, je ne peux pas non plus l'étendre ou forcément revenir dessus autant de fois que je veux. Alors bien sûr, les messages... Tu peux avoir probablement plusieurs sessions dans la semaine pour traiter mes messages LinkedIn. Mais la vraie différence entre quelqu'un qui met un lien dans son mail ou dans son message LinkedIn et quelqu'un qui ne le fait pas, c'est que si j'ai une heure par exemple sur LinkedIn pour traiter mes messages, si je vois passer ça, moi le réflexe, si j'ai un lien d'écoute, que ce soit Disco, Bridge ou autre, je vais cliquer sur le lien, je vais lancer la musique et je vais continuer à traiter mes mails en écoutant avec plus ou moins d'attention. J'essaie quand même de mettre beaucoup d'attention dans mes écoutes, mais en général je commence par faire une écoute passive pour voir un peu globalement ce que j'en pense sans trop réfléchir, donc j'essaie juste d'écouter, mon cerveau ou mon inconscient fait le reste et dit voilà j'aime, j'aime pas, c'est des trucs très intuitifs. Donc ça commence à faire appel au cerveau plutôt intuitif, j'aime, j'aime pas, à quoi ça me fait penser, est-ce que ça me détend ou est-ce que ça me régule ou est-ce que ça m'active ? Est-ce que j'ai un sentiment d'aversion ? Ou est-ce que je trouve ça agréable ? Dans quel style je le mettrais ? Est-ce que j'ai des images mentales qui me viennent en tête ? Est-ce que naturellement j'ai des idées ou un ressenti par rapport à la façon dont je pourrais le placer ? Est-ce que je trouve ça qualitatif ou pas qualitatif ? Voilà, donc ça c'est un peu la première écoute. Et après je vais avoir une écoute un peu plus critique, on va dire. Ça vaut droit, même si je ne sais pas si maintenant la communauté scientifique s'accorde toujours à... à mettre ça du côté du cerveau droit ou du cerveau gauche. Mais voilà, donc si j'ai déjà un lien d'écoute, je vais pouvoir faire tout ce travail-là. Si je n'ai pas de lien d'écoute, ça veut dire que je vais devoir répondre à la personne en lui demandant un lien, et pas du tout savoir si je vais recevoir ce lien ou pas. Alors bien sûr, je peux toujours réorganiser des sessions, mais globalement, là, si le lundi, par exemple, j'ai une session répondre à des mails, plus écouter de la musique, que je n'ai pas l'écoute, donc je réponds, la personne me répond. par exemple le mercredi, en disant « Ah désolé, voici le lien » et que je refais une session le lundi d'après, on a perdu une semaine et ça casse un peu la dynamique. Donc envoyer ces titres, ça paraît ultra bateau et basique. Néanmoins, pour revenir au ratio, je dirais qu'au moins la moitié des gens n'envoient pas leur musique. Donc plus de 50% des gens n'envoient pas leur musique dans le premier mail. Et quand moi je réponds quelque chose en disant est-ce que tu as un lien d'écoute parce que c'est quand même la base de nos métiers, et bien franchement je dirais que sur cette deuxième passe... je ne suis même pas certain qu'il y ait à ce moment-là encore 50% des gens qui m'envoient un lien. Ça veut dire qu'en gros, plus de la moitié des gens, dans un premier message, n'envoient pas de lien, d'écoute, et plus de la moitié des gens, quand je réponds, me re-répondent sans envoyer de lien, soit en disant « désolé, je n'ai pas des trucs terminés » ou alors « je n'ai pas organisé ma bibliothèque » ou alors « il me parle d'autre chose, mais il continue à ne pas m'envoyer de lien pour une raison ou pour une autre que j'ignore, mais je n'ai pas de lien. » Donc, moi, mon conseil, c'est vraiment... envoyez tout de suite un lien normalement si vous contactez quelqu'un que ce soit un éditeur à une agence un music supervisor vous devez de toute façon avoir un lien d'écouté vous devez de toute façon avoir de la musique si possible organisé et classé qu'à aucune raison normalement de pas envoyer de lien lors du premier contact sauf si je sais pas vous êtes en contrat exclusif exclusif avec un éditeur et vous n'avez pas le droit d'envoyer de la musique ou alors Je ne sais pas si vous avez un projet spécial que vous ne voulez pas dévoiler avant d'avoir discuté avec la personne, mais je dirais que dans 95% des cas, un premier contact se fait avec un lien. Ça c'est vraiment ultra important. Un bon mail, c'est un message clair avec un lien d'écoute. Et ça, à mon avis, c'est indiscutable. Et je ne pense pas que vous aurez grand monde qui va vous prouver ou qui va vous dire l'inverse. Passez ces considérations d'envoyer... ces titres, bien sûr en point numéro 2 c'est aussi quelque chose que je répète souvent ou que je redis souvent parce que c'est indispensable c'est utiliser la bonne plateforme et je pense que beaucoup de gens vous diraient la même chose et ceux qui ne vous disent pas la même chose c'est tout simplement ceux qui sont lassés de recevoir des WeTransfer Google Drive ou que sais-je ou SoundCloud et qui ne vont tout simplement pas répondre parce qu'ils n'ont pas le temps de répondre à tout le monde en disant qu'il faut le bon lien quoi La bonne plateforme, c'est vraiment indispensable. J'en ai déjà cité plein de fois deux, qui sont pour moi les deux principales, c'est Disco et Bridge. Récemment, on m'a envoyé une autre plateforme, il faudrait que je retrouve exactement ce que c'est, mais que j'ai trouvé vraiment pas mal, un truc en AI, justement, qui pouvait présenter un peu toute la musique. Donc bien sûr, il n'y a pas que ces deux plateformes, Disco et Bridge. Néanmoins, évitez bien sûr les WeTransfer, Google Drive et SoundCloud. Je vais vous donner une raison. principale par plateforme, WeTransfer, ça périme. Donc là récemment, exemple parfait, il y a dix jours, un artiste m'a fait un WeTransfer, je n'ai pas eu le temps de télécharger parce que je n'étais pas là-dedans. Ce matin, donc on est lundi, je voulais faire une petite session d'écoute, j'ai retrouvé le lien, mais impossible de télécharger, le lien est expiré. Je ne suis pas certain que l'artiste me réponde dans la matinée pour me renvoyer un lien. Google Drive, il faut sans cesse demander les accès, ça c'est chiant. Donc si vous voulez écouter, demandez les accès, vous loupez encore une session d'écoute. Et en plus, je trouve que le player et tout n'est pas forcément très pratique. Et SoundCloud peut paraître pas mal, mais 1. En général, on ne peut pas télécharger des titres. 2. Il n'y a pas beaucoup d'infos, notamment sur les ayants droit, le contexte, etc. Et 3. Je ne vais pas forcément partager peut-être cet avis avec tout le monde, mais je trouve que le son de SoundCloud est vraiment très mauvais. Pareil, vraiment éviter Soundcloud à fond, je trouve que c'est vraiment pas du tout une bonne plateforme. Donc, point numéro 2, utilisez la bonne plateforme. Comme on s'est dit dans le point numéro 1 qu'on envoyait ces titres à chaque fois qu'on fait un mail, la bonne plateforme c'est Disco, Bridge ou Equivalent. Une plateforme où vous pouvez cliquer, avoir accès directement à la musique, l'écouter, si possible avoir toutes les infos des ayants droit, savoir si c'est du one stop, donc utilisable facilement, etc. Franchement en plus ces plateformes sont pas chères. Un compositeur je dirais dans la moyenne il va avoir quoi ? Un catalogue d'une trentaine de titres à faire découvrir. Ça va vous coûter peut-être 10 euros par mois ou j'en sais rien un peu plus un peu moins. Mais franchement c'est un super investissement. Si vous avez tous les mois au moins une dizaine de personnes ou même 5 personnes qui écoutent votre musique. Vous construisez une carrière concrètement avec ça. Donc c'est vraiment un investissement qui pour moi est hyper important. Point numéro 3 envoyer des titres. terminé. Pareil, ça peut paraître intuitif et logique, dit comme ça, mais je pense que j'ai encore, moi de mon côté, je pourrais partager cette expérience, énormément de gens qui m'envoient des titres pas finalisés, donc pas mixés, pas masterisés, sous forme de démo. Ça c'est quelque chose qu'on voit beaucoup en France, mais qu'on voit absolument pas dans les pays anglo-saxons et notamment soit en Angleterre, soit aux Etats-Unis. Aux Etats-Unis vraiment tout est finalisé, mixé, masterisé. aussi parce que généralement quand les gens démarchent, comme tout va très vite par exemple aux Etats-Unis, c'est pas impossible que vous démarchiez avec votre musique et que la personne que vous démarchez vous dise que ça l'intéresse et qu'elle va limite utiliser votre titre dans la semaine. Moi ça m'est déjà arrivé, même très récemment, un contact américain spécialisé dans les trailers, je lui ai envoyé un album ou quelques titres d'un artiste pour savoir si ça l'intéressait, il m'a tout de suite répondu à l'américaine, c'est-à-dire... Ok ça m'intéresse, on fait 50-50, je vais l'intégrer tout de suite dans la librairie et limite demain je vais envoyer les titres. Donc là si on envoie des démos, vous avez l'immense majorité de chances que la personne ne vous réponde pas. Et si elle vous répond, vous répond en mode what the fuck, pourquoi ces trucs là ne sont pas finis ? Et les américains sont très comme ça, je ne sais pas, c'est comme si... Pour vous trouver une analogie, c'est comme si vous alliez au resto et que quelqu'un vous proposait de goûter un plat. Vous passez devant un restaurant ou une épicerie, quelqu'un vous propose de goûter leur plat iconique. Et vous mangez le truc et c'est pas cuit et froid et la personne vous dit « Ah ouais mais bon faut se projeter parce que le plat je l'ai pas terminé, je l'ai pas cuit. » Là c'est pareil, finalisez les choses, de toute façon vous avez tout intérêt à finaliser parce que ces titres là, vous allez de toute façon les stocker, les finaliser. Donc autant le faire avant de les envoyer. ça vous fait économiser du temps et de l'énergie parce que si les titres plaisent, ils sont utilisables tout de suite. Et c'est pas « Ah ouais, mais je les finaliserai plus tard » . Et puis voilà, en plus souvent on ne le fait jamais. Et surtout c'est un gage de sérieux. C'est-à-dire que ça montre aux gens que vous avez en face de vous que vous êtes sérieux, que vous êtes capable de faire des choses finalisées, que vous êtes organisé, discipliné. Et vraiment ça vous fait faire un chemin. En fait vous allez beaucoup plus loin que la plupart des gens qui ne vont pas envoyer de choses finalisées. Et je peux vous assurer que déjà, entre les personnes, les compositeurs qui n'envoient pas de musique dans le premier mail, qui n'ont pas de plateforme pour l'organiser et qui envoient des démos et des choses pas finalisées, déjà, si vous, vous envoyez votre lien avec la bonne plateforme et des choses finalisées, vous êtes, je pense, dans le top 20% des artistes qui envoient de la musique. Et déjà, les artistes qui envoient de la musique sont déjà dans le top 20% des artistes. Donc, vous voyez, en fait, vous passez les différents filtres. Et j'aime penser qu'en général, ceux qui réussissent, c'est ceux qui sont allés plus loin que tous ceux qui ont abandonné. Et vous savez, il y a cette phrase que j'ai beaucoup en tête en ce moment et que j'ai lue il n'y a pas si longtemps. Et qui disait, au moment où vous abandonnez, ou au moment où vous avez envie d'abandonner, c'est là que vous vous retrouvez dans l'eau de tous les gens qui abandonnent, donc qui ne vont pas réussir. Et en fait, réussir, c'est simple, c'est continuer au moment où tout le monde a envie d'abandonner ou abandonne. Et en fait, c'est parfaitement vrai. Si 80 ou 90% des gens ont la flemme de finir des titres et de les masteriser et les envoient tel quel, si vous vous le faites, tout simplement vous sortirez du lot de tous les gens qui ne l'ont pas fait. Et au-delà des considérations de votre musique est meilleure ou moins bonne, déjà vous avez un avantage stratégique largement supérieur à toutes ces personnes qui n'ont pas passé ces filtres-là. Donc envoyez des choses finalisées. Point numéro 4, trouver sa singularité. ça apparaît ultra important pas forcément facile je sais aussi que ce qui est dur dans ce point numéro 4 qui est trouver sa singularité pour moi et c'est mon analyse après des années et des années à faire le pendule entre un extrême et un autre c'est d'un côté on vous demande l'industrie vous demande de respecter des codes d'être dans la norme On sait tous qu'on doit un peu se lisser dans cette industrie. Il ne faut pas arriver comme un punk ou comme un zinzinos en faisant quelque chose de hyper farfelu ou complètement foufou. Donc on sait qu'on doit se conformer à des codes. C'est la bonne manière de se présenter, la musique qui ressemble à peu près à ça, même il y a des normes assez précises au niveau du mastering, des normes de l'owness et l'UFS. Voilà, le LinkedIn, il doit quand même être assez... Moi, je sais par exemple que je vois beaucoup de gens qui développent leur carrière. Ils ont des LinkedIn très normés aussi avec la bannière, le prénom, le nom. On ne va pas s'inventer des pseudos. On ne va pas faire des bios totalement farfelus, ni trop longues, ni une seule phrase. Et on voit quand même que se conformer à la norme permet d'évoluer. Néanmoins, si on est tous pareil, on ne peut pas sortir du lot. Donc, quand je vous parlais de pendule, l'extrême à gauche, c'est totalement se conformer. et respecter la norme. Et le pendule tout à droite, c'est trouver une singularité forte. Et comme souvent dans la vie, il faut réussir à trouver votre voie du milieu. Et la voie du milieu, c'est respecter les codes qui rassurent les gens. C'est marrant, ce matin, il y a quelqu'un qui a commenté sur mon LinkedIn en disant « la rassurance bat presque toujours le talent » et m'a fait remarquer qu'on pouvait enlever le « presque toujours » . Donc j'avais dit cette phrase dans un épisode précédent, « la rassurance bat le talent » . Je continue à penser, et ça fait écho à ce qu'on est en train de se dire, que respecter une certaine norme, donc la rassurance, ce qui rassure les autres, bat de toute façon forcément et à 100% le talent, ou une certaine forme de talent. Néanmoins, il faut réussir à trouver ce juste milieu entre rassurance et singularité. Donc c'est toujours pareil, on pourrait faire l'analogie avec un bâtiment par exemple. Un bon bâtiment, vous prenez, je vais faire un exemple à la con parce que j'y connais pas grand chose, j'ai pas des grandes connaissances en architecture, mais j'imagine que la Sagrada Familia qui est à Barcelone en Espagne, elle est sur des fondations très... Elle a des très très bonnes fondations pour après faire cette sorte de château qui ressemble un peu à un château de sable, qui peut paraître très fragile et très singulier justement, mais il est sur des très très bonnes fondations parce que l'artiste ou l'architecte ne va pas se dire tiens on va faire un truc qui ressemble à un château de sable, et sur des fondations qui ressemblent aussi à un château de sable. Donc moi je dirais que la norme c'est justement toute l'image que vous pouvez diffuser de vous, mais les fondamentaux. Donc le LinkedIn avec la bio, la photo, votre prénom, votre nom, un Instagram assez lisible. Utilisez justement ces plateformes comme Disco et Bridge qui sont rassurantes, qui rassurent les music-spavizers et vos partenaires. Une fois que vous avez, on va dire, une bonne majorité de ces fondamentaux et de ces fondations, là vous pouvez travailler votre singularité. Ça va être essayer de vous différencier, de ne pas raconter toujours un peu les mêmes choses qu'on se raconte. C'est je compose de la musique à l'image, j'ai fait le conservatoire quand j'étais petit, j'ai été très vite attiré par le piano, j'ai commencé à composer dans ma chambre, j'ai appris la guitare, blablabla. Et essayer de trouver vraiment des choses qui vous différencient. On a fait ce travail notamment avec, j'en parle parce que c'était juste l'épisode précédent en deux parties, on a fait un gros travail sur ça avec Cyril Champagne et il a fait surtout lui de manière autonome un gros travail là-dessus. de savoir ce qui le différencie de tous les compositeurs de musique à l'image en France et à Paris. Ils sont très très nombreux. Et finalement, ce truc-là, il l'avait sous les yeux depuis le début. C'est quelqu'un qui a toujours été attiré par les états modifiés de conscience, les états de trans, la neurosciences, le bouddhisme tibétain, le chamanisme, l'hypnose. Et tout ça a mélangé. Relié à sa musique, c'est pourquoi il fait de la musique et qu'est-ce qu'il met dans sa musique. Ce n'est pas uniquement des paysages sonores, c'est aussi des manières et de la matière sonore pour modifier la conscience et pour atteindre certains niveaux de relaxation, de régulation ou d'activation, mais dans son cas plutôt de calme et de relaxation. Et voilà, avec un gros bagage de neurosciences, d'apprentissage de l'inconscient. Et ça, c'est ce qui le différencie. Et moi, je vois vraiment que tous les artistes, c'est un grand mot, mais l'immense majorité des artistes compositeurs, où je vois que leur carrière décolle d'un coup, c'est dès qu'ils arrivent à trouver une singularité. C'est dès qu'ils arrivent à trouver, à mettre le doigt sur un truc, souvent plus c'est là dès le début, mais comme ça leur appartient, ils ne s'en rendent pas forcément compte. Mais dès qu'ils ont quelque chose de différent à dire aux gens, d'un coup, que ce soit le public ou les pros. Là, je vois que leur carrière, elle décolle vraiment significativement. Donc, il faut que vous arriviez à avoir ce truc à trouver qui n'est pas facile à... Cette alchimie qui n'est pas facile à mettre en place, qui est un mix entre des bonnes fondations qui rassurent vraiment tout le monde et une singularité qui fait que la personne va vous choisir, vous écouter et vous pluguer sur un projet plutôt qu'un autre parce qu'elle va avoir un trait commun entre elle et vous. Ou tout simplement, ça va l'inspirer et lui dire que vous sortez du lot. Point numéro 5, alors lui, on peut le balayer assez rapidement parce qu'il est assez simple à comprendre et à mettre en place. Mais il fait écho aussi à ce qu'on se disait avant. En fait, il y a deux points pour moi qui sont un peu jumeaux. Point numéro 5 et point numéro 6. Le 5, c'est montrer une image positive de vous. Et le 6, c'est faire simple. Pour moi, ils sont connectés, ces deux. On parle en fait d'image, on revient à trouver sa singularité. C'est un peu l'évolution de trouver sa singularité, ces deux points. Donc point numéro 5, montrer une image positive de vous. Ça peut être sur les réseaux sociaux, ça peut être pendant des rendez-vous, physique, téléphonique, dans des mails. Mais je trouve qu'on gagne tous. a toujours teinté nos prises de parole de positivité plutôt que de négativité. Et vous remarquerez d'ailleurs que la plupart des gens brillants, et ceux qui sont sur le devant de la scène, ceux qui sont reconnus pour leurs talents, etc. sont toujours, toujours, toujours positifs. Et ils parlent positivement d'eux-mêmes, ils parlent positivement de l'industrie, ils parlent positivement de leurs partenaires. C'est pas un truc complètement farfelu de développement personnel ou des 4 accords Toltec, mais... Enfin, même si je ne critique pas du tout les 4 accords d'Holtec, ou les 5 accords d'Holtec, je ne sais plus ce que c'est exactement. Mais voilà, en fait, c'est juste factuel. Moi, je vois que les gens qui réussissent et qui se développent vraiment ont ce truc de positivité inébranlable. Alors, je ne dis pas qu'il ne faut pas être critique, je ne dis pas qu'il ne faut pas être sensible. Vous pouvez réussir à montrer votre sensibilité et vos failles, ce qui est toujours intéressant, sans rentrer dans une certaine négativité. Vous pouvez donner un point de vue sur votre industrie ou sur des partenaires sans rentrer dans une négativité toxique. Mais vraiment, moi je vois ceux qui bossent, c'est pas ceux qui vont sur LinkedIn faire des commentaires un peu obsessionnels et compulsifs pour aller critiquer tout et n'importe quoi, la publication de machin, machin ça marche pas, c'est nul. Donc déjà sur les réseaux sociaux, imposez-vous quoi qu'il arrive d'être positif. Là on est encore au-delà de l'aspect... l'aspect discussion en 101 et compagnie, mais c'est publiquement, ça moi je pense qu'il ne faut pas en démordre, c'est soyez positif sur vos prises de parole publiques. Encore une fois, ça n'empêche pas de dire que le monde il est gris, que tout n'est pas tout rose. Vous avez le droit de faire une prise, enfin vous avez le droit, chacun fait ce qu'il veut, mais ça peut être sain et porteur de faire une prise de parole qui donne un sentiment un peu mitigé sur des aspects. Moi-même, ça m'arrive de donner des sentiments un peu mitigés sur... l'intelligence artificielle, l'évolution du droit d'auteur, le marché français de la musique et du business, etc. Mais quand je vous disais pas rentrer dans une négativité toxique, c'est pas rentrer dans quelque chose d'accusateur, de noir, de sombre, parce que ça, vraiment, ça attire personne, ou ça attire vraiment les mauvaises personnes. Vous verrez que de toute façon, si vous êtes très négatif sur les réseaux sociaux, les gens qui vont venir vous parler, c'est pas du tout des décideurs, ou des gens influents, ou des gens talentueux. C'est juste des gens qui sont sur le côté de la route, parce qu'eux-mêmes ont complètement brûlé et grillé leur carrière à force d'être négatifs. Ils vont venir vous voir pour juste essayer d'avoir du soutien ou vous apporter du soutien. Mais encore une fois, qui est du soutien totalement toxique. C'est en fait trouver des biais de confirmation de... Ah bah tu vois, on est d'accord que ça, ça marche pas. On est d'accord que lui, il est con. On est d'accord que cette boîte-là, c'est des voleurs. Mais en fait, ça fait évoluer vraiment personne. Et surtout, ça vous enterre petit à petit. Donc, montrer une image positive de vous, ça doit être vraiment quelque chose à travailler comme un muscle sur les réseaux sociaux. Ça doit être aussi quelque chose que vous travaillez d'autant plus sur vos rapports directs avec les gens. Et c'est comme ça que vous allez à la fois attirer des gens vers vous, développer un réseau. Parce qu'encore une fois, la positivité dans le business, alors on sait que tout est difficile, on le sait tous. Le streaming, c'est une catastrophe. C'est une catastrophe dans le sens où c'est très dur. La synchro, c'est beaucoup d'appelés, peu d'élus. Les montants, des fois, ils sont tout petits. Dès qu'il y a des gros montants, vous êtes en compétition avec des centaines de personnes. Et des fois, les gens ne vous répondent pas. Des fois, les gens vous parlent mal. Et des fois, vous êtes déçus de vos relevés SACEM. Et des fois, vous vous inscrivez à telle société de gestion et vous mettez deux ans à être payé. Des fois, votre éditeur ne vous répond pas. Et tel artiste, vous avez collaboré, il n'a pas signé les contrats. Oui, on sait que tout est dur. Encore une fois, c'est des filtres tout ça. Et comme 80% des gens se plaignent, et je m'inclus dans ces 80%, si vous arrivez, vous, à rester positif, en lien et en écho avec tout ce qu'on s'est dit avant, vous passez encore ces filtres et vous êtes encore quelqu'un de brillant qui va franchir les étapes. Et moi, je n'ai plus ou je n'ai pas envie de bosser avec des gens qui sont tout le temps à regarder leurs chaussures avec un nuage gris autour de la tête et qui me disent « ouais, c'est horrible, machin » . Moi, je vois naturellement que je peux être quelqu'un d'un peu grincheux, on va dire, mais qui a un truc sûrement très français, comme on le dit souvent. Mais je vois que je peux être comme ça. Dès que je suis un peu grincheux, j'éloigne beaucoup de gens et je n'attire pas les bonnes personnes. Et quand je travaille ma positivité, mon optimisme, il m'arrive plein de trucs bien. Alors des fois, les gens vont dire que c'est des signes de l'univers. Non, c'est quelque chose qui est un peu karmique, effectivement. Plus vous diffusez des choses positives et optimistes, plus vous arrive des trucs. Moi je crois beaucoup aussi dans les trucs de prophéties autoréalisatrices. Moi je pense que quelqu'un qui dit « c'est horrible, c'est trop dur, j'y arriverai jamais » et quelqu'un qui dit « non mais vas-y, c'est facile, si je fais correctement les trucs, que je me motive et que j'y vais, je vais la choper cette putain de synchro » . Et ces gens-là souvent, je dis pas qu'ils réussissent à 100%, mais ils ont des taux de réussite bien supérieurs. Pas parce que l'univers vous entend et que vous dites... C'est facile, je vais le faire. Ah ok, il y a une sorte de dieu qui vous envoie une récompense. Peut-être que c'est vrai, mais pour moi ce n'est pas ça l'explication principale. C'est que quand vous vous mettez dans un mouvement positif et optimiste, forcément de manière inconsciente ou consciente et consciente, vous allez mettre en place tout un tas de petites actions, d'attitudes, qui font que de toute façon, encore une fois, ça vous fait gagner des petits pourcents de réussite et à force, vous vous retrouvez dans une pièce. où il n'y a plus grand monde et là vous vous asseyez à la table des négociations en face des décideurs de musique et votre égo pourrait vous laisser penser que vous y êtes parce que vous êtes meilleur que tout le monde. La réalité c'est que vous êtes juste un des seuls à être rentré dans cette pièce et pourtant la porte était ouverte. Mais les gens ont passé leur temps à tourner en rond en disant je ne trouve pas la clé, mais en fait le bureau des négociations est devant vous et si vous êtes positif vous allez pouvoir vous y asseoir. Et point numéro 6, qui à mon avis est un peu jumeau avec le point numéro 5, c'est faire simple. Ça pareil, on peut en parler. Bon, le point 5, j'ai dit que j'en parlais vite et j'ai fait toute une parenthèse. Mais point 6, faire simple, c'est essayer toujours de simplifier les choses. Pareil, il y a cette phrase que j'ai dit un peu précédemment, la rassurance bat le talent. Pareil, dites-vous bien que les gens à qui vous parlez, souvent, ils ont des cailloux dans la chaussure. Les choses sont compliquées pour eux, ils ont envie eux-mêmes d'être positifs et d'avancer. Et je vois beaucoup de compositeurs qui compliquent beaucoup les choses, qui font beaucoup de paraboles, de parenthèses, de détours. Et souvent, c'est très facile, donc je ne dirais pas que je suis meilleur qu'un autre, mais c'est très facile de l'analyser quand on est externe, et c'est très difficile de l'analyser quand on est dans le truc. Mais la simplification, on se rend compte à quel point les gens font compliqué, justement, comme je vous disais, quand on est extérieur. Moi, des fois, je vois... Un compositeur qui rencontre un music supervisor ou un agent ou qui que ce soit, qui lui dit je veux ça et le mec va tout faire pour compliquer les choses. Et moi des fois j'ai juste envie de lui taper sur l'épaule et de lui dire mais en fait il vient de te dire qu'il voulait ça, apporte lui ce qu'il veut. Par exemple, je n'ai pas d'exemple précis en tête mais je vais vous donner un exemple général. Un compositeur français va aller chez Amazon Prime. Il va rencontrer un décideur qui s'occupe des shows, donc il va décider de la musique pour les shows. Il va lui parler dix minutes, il va faire un super pitch, lui parler de lui, tiens moi je suis français, j'ai appris ça, trouver une singularité, tout son catalogue est prêt sur une plateforme. Il a le truc qui va tout de suite plaire au mec, ah ouais mais moi en fait je connais bien les Etats-Unis, parce que ma tante habite en Arkansas, et quand j'étais petit j'allais chez elle, et du coup j'ai fait de la musique dans une église gospel et tout, bam, le truc tout de suite, le mec se dit... Lui, il est français, mais il a une culture aussi américaine depuis qu'il est petit. C'est génial. J'ai plein de projets sur lesquels, ou un projet précis, sur lesquels le faire bosser. Très bien. Donc, à la fin du rendez-vous, les Américains sont très comme ça. OK, it's easy, let's do it. Moi, j'ai besoin de toi pour tel projet. Envoie-moi ton CV ou envoie-moi un lien et je te fais bosser. Et bien franchement, dans une grande majorité des cas, le français, donc c'est encore une fois assez français de faire ça, mais je ne veux pas faire du French bashing, mais ça montre un peu nos différences culturelles. Va sortir du rendez-vous, ah ouais c'est génial et tout, et là, bim, je vois l'auto-sabotage, et le mec va partir sur un truc de, ah ouais, du coup, comme ce rendez-vous-là a marché, il faut que je contacte un mec chez Netflix, et je vais faire la même chose, bah non mec, occupe-toi déjà d'Amazon. Et après, duplique, mais valide déjà ce truc-là, et valider c'est envoie ta musique. essaie de décrocher un projet, signe un contrat, va au bout. Et donc moi ce que j'entends de ce que j'appelle l'auto-sabotage, ça va être soit trop bien je vais contacter d'autres gens mais je ne vais pas faire le follow-up précis de ce truc-là, ou alors cool mais par peur ou par sentiment de je ne suis pas légitime, je ne vais jamais envoyer ma musique, ou alors je vais faire un mail à l'arrache. Et le pire, c'est là où je vous disais faire simple et pas tout le temps compliquer les choses, c'est que je vois des gens qui partent de ce mec-là, a compris que toi, tu étais capable de faire ça, il veut t'embaucher pour le faire maintenant, le mec va faire un mail et va parler d'autre chose. Ah oui, je ne t'ai pas dit, mais en fait, j'ai appris tel type d'instrument quand j'étais petit, et du coup, je sais qu'on a parlé de ça, mais je voulais aussi te parler d'autre chose. Et ça, vraiment, moi je pense, ne le faites pas, attendez de signer déjà quelque chose, et après ouvrez. Mais dans ce point numéro 6, faire simple, c'est vraiment, on vous demande un truc A, essayez de vous concentrer pour livrer un truc A. et après vous ferez le BCDEFGHIJ plus tard mais déjà projet A demande A égale réponse A et voilà donc faites simple autant que vous pouvez ne pas compliquer ne pas faire de paraboles et souvent laissez vous porter dès que quelqu'un relève quelque chose chez vous et a besoin de quelque chose de précis essayez déjà de répondre à cette requête après vous avez le droit de dire non mais essayez de répondre à ça avant de passer à la suite point numéro 7 je l'ai appelé ne pas exiger plus que ce que l'on est capable de vous proposer. Alors ça pareil, c'est un jumeau pour moi de faire simple, mais je vois beaucoup de gens qui arrivent en face d'un music supervisor ou de quelqu'un, le truc est simple, vous voyez par exemple, je vous donne un exemple précis. En général, quand on fait des placements sur des séries télé, les music supervisors arrivent avec un budget précis sur un type de musique précise, on va dire que tout ce qui est indé, pas connu internationalement. C'est tel budget. Ça peut aller de, je ne sais pas, en général, c'est dans les à peu près 4000 euros pour des shows Netflix, HBO, Apple, etc. Donc on va dire qu'on est sur une base de 4000, je dis vraiment un truc très généraliste. Parfois c'est 8000, mais souvent les gens viennent vous voir avec, je veux tel type de titre, j'ai tel budget. Donc soit ils ne vous connaissent pas, mais vous êtes dans une liste où quelqu'un vous a fait passer un brief. Et vous voyez, on veut un titre indépendant, pop, chanté, et on a 8000 euros de budget, ça concerne les plateformes pendant 30 ans, exploitation de monde, blablabla. Donc vous avez ce truc-là. Ou alors ça peut être quelqu'un qui vous contacte vous directement en disant, j'ai besoin d'utiliser ce titre-là, je vous propose tel budget, qu'est-ce que t'en penses ? Alors bien sûr que vous avez le droit de négocier dans la mesure du raisonnable, mais négocier ça veut pas dire faire un coup de poker. Total est soit faire un all-in sur un truc que vous ne maîtrisez pas, soit d'un revers de manche, dégager tout ce qu'il y a sur la table, pousser la table, la jeter, insulter tout le monde et partir de la table des négociations. Mais pour moi, ne pas exiger plus que ce que l'on est capable de vous proposer, c'est de toute façon, si une personne vient avec un projet précis, un budget précis, c'est qu'à peu près, ça sera dans ses clous. Et donc, pareil, je vois des gens qui... Le pire ! Ça reste, c'est pour ça que je vous disais, faire simple. J'avais même mis un point avant qui s'appelait savoir ce que vous voulez. Mais le pire pour moi, c'est je te contacte pour te proposer ma musique pour des shows. Normalement, tu es censé savoir quand tu contactes des gens à peu près combien c'est payé. Et d'un coup, la personne va répondre, ah trop bien, j'ai un choix de proposer. Là, on est sur un nouveau truc pour HBO, il y a 8000 euros de budget. La personne répond, ah non, ça ne va pas du tout, soit je veux le triple. Soit le monde ça m'arrange pas je veux que les Etats-Unis soit ah bah non mais en fait t'as mis tout média donc plateforme plus salle de cinéma plus télé plus machin moi je veux qu'on se cantonne à ça. Alors que vous êtes censé savoir que si vous faites un show Apple par exemple c'est pas impossible qu'il se retrouve au ciné ou autre donc vous devez de toute façon vous attendre à ce qu'il y ait tout type de droit à négocier. Et dernier truc ah ouais mince bah en fait ce titre là soit c'est une reprise. soit j'ai utilisé un sample que j'ai pas clearé, soit j'ai des co-compositeurs avec qui je suis en mauvais terme, donc ils vont jamais accepter, blablabla. Donc ça c'est ce point, j'avais mis un point dans les points numéro 3-4, que finalement j'ai enlevé, mais qu'on peut mettre dans ce point numéro 7, parce que ça fait écho à ce truc de pas exiger plus ce qu'on vous propose, c'est déjà savoir ce que vous vous proposez, ce que vous attendez, et savoir que quand vous contactez quelqu'un, a priori vous allez accepter ce qu'elle vous propose, parce que vous l'avez contacté pour ça. Et donc, ne pas exiger plus que ce qu'on est capable de vous proposer. Ce n'est pas tripler la somme qu'on vous propose, pas mettre des conditions farfelues. Et ça, encore une fois, je vois beaucoup de gens qui se sabotent. Et je pense que c'est une sorte de sabotage inconscient de peur de réussite. Mais faites simple, quand vous contactez quelqu'un, et ça, c'est une grosse différence aussi, je trouve, entre la France et les États-Unis. Aux États-Unis, toutes les synchros sont fluides. En tout cas, moi, tout ce que j'ai pu négocier, les deux grosses que j'ai négociées en 2025, La première, c'était pour un artiste français qui s'appelle Nix, et pour un film américain qui s'appelle Den of Thieves, qui en France, ça s'appelle Criminal Squad. Et là, il y avait un montant qui était assez élevé, un type d'utilisation, et tous les ayants droit ont dit oui assez rapidement. Et on n'a pas pris la tête au mec, parce qu'en plus, de base, c'était un film qui était censé être uniquement sur Netflix. Non, soit il n'était qu'en salle de cinéma, et il s'est retrouvé sur Netflix, je crois que c'est ça, ou il était sur Netflix et il s'est retrouvé dans les salles de cinéma. Mais à un moment, quand on vous propose, je ne vais pas dévoiler le montant exact, mais quand on vous propose 30 000, 40 000, 50 000 dollars ou 60 000 dollars pour un projet comme ça, vous n'allez pas prendre la tête aux mecs parce qu'ils ne vous avaient pas dit que c'était sur Netflix à la base. Oui, tout est négociable, mais aux US, en général, les mecs disent oui. Donc on a fait ce truc-là et on a fait aussi un gros placement pour la marque Chopar. Donc en fait, on a fait les deux sens, artistes français et projet américain film, blockbuster. et catalogue américain, projet luxe français. Et on a aussi fait un gros placement pour une grosse série française avec un catalogue US. Et à chaque fois que ça touchait les US, c'était méga simple à négocier parce que les Américains, côté américain à chaque fois, ils vous disent trop bien, oui, sauf si vraiment vous voulez placer un titre de Lady Gaga sur une pub de Pepsi à 2000 dollars, là ça ne passera pas, c'est sûr. Mais tout ce qui est indépendant, qui n'a pas fait un carton mondial, Et dans des budgets, dans des grilles tarifaires qui respectent à peu près l'industrie, les gens disent oui quoi qu'il arrive. C'est vrai que les Français ont plus tendance à vouloir chipoter en ayant l'impression qu'il faut négocier, blabla, mais c'est moitié un truc de négociation qui est assez malvenu et moitié un truc d'égo, d'autosabotage qui est malvenu. Donc essayez de... Je ne dis pas qu'il faut vendre votre âme au diable et accepter tout et n'importe quoi, mais dans l'immense majorité des cas, soyez souple. Et essayez de vous dire que vous créez ce genre de relation avec les gens, parce qu'encore une fois, ça les rassure. La rassurance bat le talent, et c'est ça qui vous fera bosser à long terme. Sinon, peut-être que vous allez négocier un one-shot, mais les gens ne vont plus bosser avec vous. Point numéro 8, pareil, on peut le balayer assez facilement, ne pas faire preuve d'humilité. Ça, pareil, il y a deux aspects, en fait, je pense. Il y a un, les gens qui ont des problèmes d'humilité parce qu'ils n'ont pas beaucoup travaillé sur eux. Ça, c'est un problème structurel. Chacun fait comme il veut, chacun se crée la carapace qu'il a envie d'avoir, mais ne pas faire preuve d'humilité, donc c'est une catégorie problème structurel, une autre catégorie, je pense que ça naît d'une impression que quand on est artiste, il faut avoir un certain égo, blablabla, mais encore une fois, ça autant vous pouvez le mettre dans votre carrière publique, autant je pense que pour une carrière B2B, on va appeler ça comme ça. C'est pas forcément bienvenu, donc mettez votre égo de côté quand vous faites de la musique à l'image et faites preuve d'humilité. Et je vois beaucoup trop de gens, et en plus c'est dommage, parce que des fois je vois des compositeurs qui sont extrêmement sympas, moi je vais boire des cafés avec eux, ils sont super gentils, on discute par téléphone, tout se passe bien. Et en fait, dès qu'ils ont un gros contact en face d'eux, ils pètent un câble, et ça devient... Moi je suis pas n'importe qui, pourquoi je ferais ça ? Et encore une fois, gardez en tête que personne ne vous attend. Enfin, personne ne vous attend dans le sens... Moi j'ai déjà vu ça, j'ai déjà vu ça. Un artiste super sympa, il a accès à un très très gros projet synchro. Et le mec lui propose le projet mais avec un certain nombre de contraintes, comme il faut être disponible à tel moment, il faut voyager, mais encore une fois avec des gros budgets qui vont en face. Et là le mec qui m'appelle et qui pète un câble. Ah ouais mais attends, il est hyper exigeant, moi je suis pas n'importe qui, je vois pas pourquoi je devrais me bloquer du temps pour lui, je vois pas pourquoi je devrais faire ça. En plus il me demande un rendez-vous cette semaine, mais moi je suis peut-être pas dispo, qu'est-ce qu'il en sait que je suis dispo ? Et tous ces trucs là de ouais mais le mec il propose un projet énorme. Soit un peu humble, et même si ce n'est pas forcément dans l'époque actuelle de dire ça, mais il faut quand même comprendre qu'il y a des gens qui sont arrivés plus loin que vous, et il faut respecter un peu ce truc de... Pas de hiérarchie, parce qu'il n'y a pas vraiment de hiérarchie, mais respecter ce truc de savoir un peu être humble, au moment où vous voyez que quelqu'un a développé sa carrière depuis 20 ans, a eu plein de résultats, donc c'est forcément corrélé à plein de bonnes choses. Tout simplement, soyez humble et montrez-le par mail. La simplicité aide à l'humilité aussi. Donc, restez simple. Déjà, si vous respectez les points précédents, c'est être positif et simple. Restez positif et optimiste et faire simple. Déjà, naturellement, vous dégagerez une grosse, une énorme humilité. De toute façon, en appliquant déjà cette petite gymnastique spirituelle. Et point numéro 9 aussi, qui a fusionné, c'est ne pas essayer de comprendre qui vous avez en face de vous. Alors ça, c'est méga important. Le sujet principal et le noyau de cette réflexion-là, c'est ne pas comprendre qui vous avez en face de vous. Je pense que les gens qui réussissent sont vraiment ceux qui ont la capacité à s'adapter. Et je le vois, par exemple, moi, sur mes différents voyages, où des fois, j'essaye de montrer que c'est simple, parce que j'aime toujours essayer de montrer que c'est simple. Là récemment, d'ailleurs, je crois que c'était la semaine dernière, sur LinkedIn, j'ai fait un message pour justement expliquer qu'un truc qui paraissait compliqué, moi, me paraissait assez simple. Pas parce que je suis meilleur qu'un autre, mais parce que je pense qu'il faut développer et cultiver cet état d'esprit de, qui est très américain encore une fois, de « it's easy, let's do it » . Je ne dis pas que tout est simple, mais maintenant, je préfère partir du constat que c'est simple et qu'on va réussir, plutôt que de se dire… Attention, c'est super compliqué, on va échouer et tout. La semaine dernière, quelqu'un me disait, ouais, mais pour toi c'est facile, tu dis que c'est simple parce que tu le fais depuis des années et des années, et t'as les bons contacts, les bons appuis, et puis t'as un truc intuitif et tout. Certes, c'est peut-être une partie de l'explication, mais la partie générale, c'est que, comme j'ai toujours considéré que les choses étaient simples, et bien, tout s'est toujours simplifié autour de moi parce que j'ai considéré que c'était simple, donc moi-même je l'ai simplifié. Et j'ai plutôt été attiré par les gens qui simplifiaient. C'est aussi essayer de vous adapter. Et en fait, moi, je pense que ceux qui réussissent, c'est vraiment ceux qui ont cette souplesse de toujours s'adapter à qui ils ont en face d'eux. Et c'est pour ça que je vous faisais cette petite parabole parlant de la simplicité et du fait de rester simple. Je pense que plus vous restez simple dans les fondamentaux, moins vous compliquez la vie et plus vous allez pouvoir vous adapter à la personne que vous avez en face de vous. C'est sûr que si à chaque rendez-vous vous prenez la tête de « Ah ouais, mais faut que tout de suite, dès le début, je parle de différents secondes. » Par exemple, je vous donne un exemple. Si vous êtes compositeur français et que vous parlez à des Américains ou des gens qui sont basés à Los Angeles, si dès le début de la conversation, et moi c'est un truc que je faisais beaucoup avant et je me suis rendu compte à quel point je me plantais, si dès le début, parce que vous voulez bien faire et vous avez une capacité, certes, à avoir la « big picture » , comme on dit, donc si dès le début vous mettez des problématiques de Ah ouais, mais les montants entre nous sont différents, et puis les scopes sont différents, et les médias sont différents. Et j'ai entendu dire que chez vous, aux Etats-Unis, on va moins collecter de performances que chez nous de droits d'exécution publique, et la télé, ça ne marche pas pareil. Et donc, c'est le petit A, on va dire, de ce point numéro 9. Essayez de comprendre qui vous avez en face de vous et vous adapter. Essayez de simplifier un max. Parce qu'en fait, quand on va au fond des choses, Les choses sont simples, c'est une personne a besoin de musique pour un projet audiovisuel, vous composez et produisez de la musique pour des projets audiovisuels, la personne a besoin de vous acheter, vous louer votre titre pour une période donnée pour un projet, elle vous propose tel budget, si vous l'acceptez vous allez gagner de l'argent pour votre travail et être payé pour votre travail et la personne aura de la musique à utiliser. Et ensuite, point numéro 10, qui est pour moi vraiment un des points... Les fondamentaux de toute cette liste et de votre carrière en général, c'est être constant. Alors ça vraiment, je l'expérimente de plus en plus, je l'ai toujours expérimenté, je l'ai toujours vu chez moi et chez les autres. Il y a une phrase que j'aime bien qui dit « mieux vaut des petites actions répétées qu'une grande action totalement » . isolé suivi de passivité et en fait j'ai remarqué que ceux qui réussissent et ça vous pouvez le mettre dans tout que ce soit le business la composition mais aussi le sport tout ce que vous voulez c'est un truc qui revient de toute façon tout le temps dans toutes les disciplines c'est vous aurez plus de résultats en faisant des petites actions répétées à long terme que des grosses actions suivies de rien en fait par exemple je pas vous voulez développer votre physique et votre musculature, vous voulez construire du muscle, on va dire, sans forcément d'idée de perdre du gras ou quoi que ce soit, là on parle juste de construire du muscle, il vaut mieux aller 3 fois par semaine, 30 minutes à la salle de sport et optimiser vos entraînements, c'est-à-dire vous dire, je passe 30 minutes mais j'optimise mon entraînement, je le fais 3 fois par semaine pendant un an, là je vous garantis que vous aurez des énormes résultats, ou en tout cas des résultats vraiment conséquents, plutôt que faire... 5 séances de sport par jour, par semaine, donc tous les matins 1h de sport, tous les jours de la semaine, du lundi au vendredi, donc 5h de sport par semaine pendant 3 mois, et puis après totalement arrêté pendant 1 an. En fait, qu'est-ce qui va se passer ? C'est que dans le plan A, vous allez faire 1h30 de sport par semaine. Ça ne paraît pas énorme. Vous commencez en janvier 2026. En janvier 2027, vous aurez quand même construit une musculature hyper importante. Et tous les effets collatéraux, c'est-à-dire perte de gras classique, parce que comme vous avez plus de muscles, vous dépensez plus de calories, meilleure posture, meilleure forme. Donc en fait, vous allez voir que cet effet boule de neige va agir sur plein de choses de votre vie, meilleur sommeil, moins de stress, moins d'anxiété. A contrario, si vous faites une heure de sport par jour, 5 jours par semaine, donc 5 heures, on est quand même sur plus de 3 fois plus de sport avec cette option B que l'option A. Vous pouvez vous dire intuitivement, ah ouais, putain, c'est génial, sauf qu'au bout de trois mois, déjà, vous aurez beaucoup de chances de vous blesser. Vous aurez certes construit du muscle, mais il y a un truc, je pense, incompressible de, en fait, que vous fassiez une heure ou deux de sport par jour ou une heure, on va dire trois heures de sport par semaine ou cinq heures ou dix heures. Il y a un moment où vous arrivez à un certain palier. Et surtout, si vous arrêtez au bout de trois mois, certes, vous serez allé plus loin en termes de physique que les trois mois avec l'option A de... de 1h30 de sport par semaine. Néanmoins, qu'est-ce qui va se passer au mois numéro 3 ? Vous aurez une grosse musculature. Au mois numéro 4, vous allez déjà perdre un peu de muscle. Au mois numéro 5, au mois numéro 6, beaucoup plus. Et en fait, au bout d'un an, vous allez vous retrouver dans un moins bon état qu'avant que vous commenciez le sport. Donc là, on voit que plusieurs petites actions répétées sont bien supérieures à même 3 fois plus d'actions, 3 fois plus de volume d'actions, mais sur un temps plus court. Donc toujours pareil, quand les gens me disent « ouais mais toi t'as du temps pour démarcher, pour voyager, pour gérer des catalogues et tout » , certes, mais moi je pense que si vous arrivez, et tout le monde peut le faire, à débloquer une demi-heure, une heure par jour pour développer votre musique et votre carrière, ça peut être le lundi pendant 30 minutes vous contactez des agences, le mardi pendant 30 à 45 minutes vous allez trier votre catalogue. Le mercredi, vous faites aussi une session de démarchage, mais d'un autre plan. Après, vous prenez une journée où pendant deux heures, vous allez faire du studio et je peux vous garantir que deux heures vraiment focus, vous allez pouvoir composer. Des fois, bien sûr, vous pouvez peut-être avoir besoin de sessions un peu plus longues. Mais en tout cas, ces petites actions répétées, si vous arrivez vraiment à le faire toute l'année, après, ce n'est pas miraculeux, ce n'est pas en six mois que ça marche. Moi, j'ai toujours tendance à penser que... 3 ans pour moi c'est un horizon qui est assez concret et assez proche de la réalité. Si vous faites des petites actions répétées pendant 3 ans, alors certains vont dire oui 3 ans c'est très long, néanmoins je peux vous garantir que vous aurez des résultats largement au-dessus de la moyenne. Et je serais quand même très très surpris que vous me disiez que vous ne bossez pas, que vous avez eu zéro projet même au bout d'un an. Si vous passez 3-4 heures par semaine sur votre carrière, toutes les semaines pendant un an, Je peux vous garantir que vraiment, c'est quasi impossible que vous n'ayez pas décroché au moins deux ou trois projets. Donc la constance, les petites actions répétées battent presque toujours des grandes actions isolées. Voilà, c'était l'épisode 16. J'ai essayé de faire une liste assez exhaustive de petites actions à mener pour progresser dans l'industrie de la musique et la synchronisation musicale. J'espère que ça vous a plu et que ça vous a apporté des clés de compréhension. N'hésitez pas à commenter, à critiquer, que ce soit sur les plateformes de streaming comme Spotify, mais aussi à m'envoyer des messages sur LinkedIn, ça me fait toujours extrêmement plaisir. La semaine prochaine, je pars à Los Angeles. Je ne sais pas trop encore comment je vais organiser mon épisode avant le départ. J'ai bien envie de vous faire une petite liste aussi de la même manière, mais sur tous les points à checker et à préparer avant un départ à Los Angeles. Je pense que je n'ai pas de trucs à dire sur l'avion, l'hôtel, les voitures, comment organiser ses rendez-vous et tout, sur des choses un peu précises. Et après, une fois que je serai à Los Angeles, je vais sûrement et probablement développer ce format vlog avec un truc un peu plus intuitif. Néanmoins, j'ai quand même quelques personnes à interviewer sur place. Je pense en fait surtout des Français, parce que c'est vrai que cette saison 1 est uniquement en français. Peut-être que la saison 2 sera anglophone. Mais en tout cas, je pense que je vais au moins mener 3 interviews à Los Angeles. Il y aura probablement une interview de Nicolas Neddart dont je vous parle souvent. Voilà, je ne vais pas trop vous donner de nom si les interviews ne sont pas. Mais il y aura probablement quelqu'un qui travaille chez Apple. Il y aura probablement un français qui est installé là-bas depuis pas mal d'années, qui fait de la composition. Voilà, j'essaierai de vous trouver des profils un peu forts et surtout un peu éclectiques. Et donc il y aura ces trois interviews, je pense, qui sortiront quand je rentrerai. Pendant que je serai sur place, j'essaierai de vous faire un petit vlog, en fait. De petites réflexions pendant que je suis en voiture, de vous décrire un peu ce que je fais, ce que je vois, comment je me structure. Voilà. Merci à tous encore une fois d'avoir suivi cet épisode. Ça m'a vraiment très très heureux de savoir qu'il y a de plus en plus d'auditeurs sur Impala. Et on se retrouve de la semaine prochaine.