Speaker #0Bonjour, Karine Rouvier, je vous invite à venir passer un petit moment avec mon univers de femme chef d'entreprise. L'idée étant de vous partager les joies et les galères de l'indépendance financière des femmes. Je reste convaincue qu'à travers l'égalité homme-femme, pour moi c'est surtout l'indépendance financière qu'il faut absolument défendre. Et donc je vous emmène dans mon univers pour rencontrer des femmes indépendantes financièrement et peut-être un jour leur mari. Vous venez avec moi ? Rina, bonjour. Bonjour. J'accueille Rina aujourd'hui, qui est la femme de quelqu'un que je connais bien et qui me connaît bien. Rina, je la connais qu'elle sous une appellation, et on va en parler d'ailleurs, mais je suis sûre qu'elle a plein d'autres talents, et c'est pour ça que je lui ai demandé de venir aujourd'hui, parce que je sais que tu es indépendante financièrement. Donc, merci d'être là. Au plaisir. Donc, on va commencer par une question simple. Comment est-ce qu'on t'appelle ? Est-ce qu'on t'appelle ? Entrepreneur, chaîne d'entreprise, entrepreneur, entrepreneuse, la boss, la patronne, qu'est-ce qu'on dit ? Elle a plusieurs titres dans ma vie. Aujourd'hui, je dis souvent que je suis indépendante. J'ai été chaise d'entreprise, pour moi, chaise d'entreprise, c'est avoir des collaborateurs. Donc, l'un dit qu'il est indépendant. Indépendant. Je vais leur ajouter à ma longue liste, son nouveau filet, Lady Boss, pour toute la liste que vous avez dit hier. Indépendante, ok. Aujourd'hui, l'idée, c'est que tu nous expliques un peu l'indépendance financière dans laquelle tu es, que tu puisses nous expliquer, qu'on puisse comprendre comment est-ce que tu en es arrivé là. Alors, le peu qu'on a échangé toutes les deux, j'ai vu que ça allait être très intéressant. Est-ce que tu peux nous expliquer un peu ta carrière ? Alors, pas forcément scolaire, absolument, mais ta carrière, que tu nous dises un peu à quel moment tu as été indépendante financièrement et comment est-ce que tu as des fluctuations, j'imagine, qu'on puisse comprendre et donner envie à des gens de suivre ton rôle modèle ? Alors, si je prends le professionnel, moi, je ne sais pas faire un travail qui ne m'impassionne pas. une taxe CIG toute jeune et qui n'a pas de sens pour moi. Et donc j'ai démarré après mes études d'économie à créer ma première entreprise. Donc tu as fait des études d'économie ? Et tu te destinais à monter une entreprise ou ? Ah du tout, je ne me suis pas destinée à ça. Alors mon père était entrepreneur, ma mère aussi, mon grand-père et ma grand-mère. Ah oui, il y a des indices quand même là. Ah si tu nous caches ça ! Mais dans la famille, moi je suis venue au Maroc, réussir dans la vie. Enfin, quand je dis la famille, c'est la famille élargie, des oncles, des tantes. C'était faire médecine ou faire ingénieur. Donc, réussir, c'est faire médecine ou ingénieur. Mais tes parents et grands-parents sont dans le commerce. Qu'est-ce qu'ils font exactement tous ? Mon grand-père avait une société d'import-export de céréales. Ma grand-mère était commerçante. Elle devait une boulangerie. Elle devait aller à beaucoup de collaborateurs. Elle était chef d'entreprise dans les années 30. Incroyable. Est-ce que c'est une figure qui reste pour toi ? C'est une figure de femme indépendante et forte. Elle a d'ailleurs divorcé en 1932. Ça fait complètement incroyable parce qu'elle n'aimait pas la vie. Alors c'est marrant parce que ça vient exactement corroborer ce que je dis. C'est-à-dire que mon idée, c'est de dire que l'indépendance financière des femmes leur permet de faire les choix qu'elles veulent. Et là, du coup, tu es en plein dedans. Là, je suis totalement blindante. La culture n'est pas du tout le divorce. Le 1932, une femme qui est venue en 1960, elle a immigré au Canada, à Toronto, dans une ville où elle ne connaissait pas la langue, avec ses enfants sous le bras. Et du coup, tes parents vivaient à Toronto ? Non, pas du tout. Nous, on est restés au Maroc. Et ils nous aimaient la voir tous les deux ans. Alors c'est bien que tu viennes d'une famille d'entrepreneurs, mais du coup, entrepreneur, c'est pas la réussite. La réussite, parce que venant du Maroc, la réussite, c'était la culture française. et les études. Et quoi de plus beau que d'être médecin ? Comme j'ai des oncles qui étaient médecins, les oncles plus jeunes, nous tous les cousins, et c'était beaucoup parce que mon père avait 11 frères et soeurs, on était fermés-t-ils ? Donc d'accord, comme j'étais bonne à l'école, je suis entrée en médecine à 18 ans. Donc d'abord j'ai été en médecine, j'ai d'abord été en médecine parce que ça c'était le chemin. J'étais bonne à l'école, c'était négociable. J'aimais les enfants, je me suis dit que j'allais être pédiatre. Et puis j'ai passé le concours et je n'ai pas eu de médecine, j'ai eu dentaire. Et je ne couvre pas. Non, ça, je ne couvre pas. Le concours, c'est l'entrée ou c'est après la première année ? J'ai passé deux ans la première année. Je n'ai pas réussi la deuxième année. J'ai eu l'inter, donc je faisais partie des 300 premiers. Et en fait, l'anecdote, c'est que je me suis donc désistée. Et celui qui est ma place, juste derrière moi, Jackie, qui est un grand dentiste aujourd'hui, toujours un ami. Et pour lui, j'ai changé sa vie. Parce qu'il a pris le plaza. C'est incroyable. Un éros closus des étudiants. Il a raté à une place. Il est devenu un extraordinaire géorgien dentiste. Et donc, il faut que je fasse des études d'autres. Donc, je fais de l'économie. En sortant, je fais quand même une double maîtrise d'économie, d'économétrie. J'ai une double licence, une double maîtrise. Je reçois avec des diplômes. Et là, qu'est-ce que je fais ? En fait, déjà, depuis l'âge de 15 ans, donc ça, j'ai 20 ans à peu près, il se trouve... Alors, je montre... ma poitrine. Mais il se trouve que j'ai eu la chance d'être une jeune adolescente avec une poitrine opulente. Et dans les années 75, où j'ai cette poitrine-là, on ne trouve pas de lingerie jolie pour les femmes. Il n'y avait pas de lingerie adaptée aux femmes qui avaient une forte poitrine. Ici, il y avait le cœur croisé. Ouais, c'est ça, des trucs très moches. Quand je pétais ça, je pleurais en me disant « Ma mère, ma joue-vous ? » C'est horrible ! Voilà, c'est moche ! Eh bien, on me dit « Bah c'est ! » Parce que je savais coudre et je savais broder. Nous, on s'est liés beaucoup les arts manuels. elle m'a dit, débrouille-toi. Donc je défais mon soutien-mode, ça j'ai 15 ans, et je vais acheter des soies jolies, j'achète des produits, etc. Et je monte mon premier soutien-mode. D'abord, je vais voir le rhum d'Aïva avec, voilà, avec Carl, mon père joli, que je le montre à tout le monde, et ils sont comme, ah, c'est trop beau ! Donc mon premier job d'étudiant, c'est un petit atelier dans ma chambre. où je fabrique de la lingerie. C'est marrant parce que du coup, tu es direct dans un business model où tu réponds aux besoins du client. Toi-même, c'est d'abord moi. J'ai raison, jusqu'à quel âge tu vas faire ? Jusqu'à 21 ans ? Carrément, pendant 6 mois, je vais fabriquer des lave-vies à souverainement. J'apprends un coup par moi-même, en fait. J'apprends un coup, c'est la chose la plus complexe à faire. C'est ce que j'avais vu en plus. C'est un vêtement zézuïde. de guingrois, puis petit à petit il commence à être vraiment chouette, et puis mes cadeaux d'anniversaire c'est des machines, une surjeteuse Sauf qu'il y a été mon petit atomeur. T'as 18 ans, tu veux quoi ? Bah écoute, une science de teuse, t'es pas valable comme il y a l'heure. J'ai eu une surpétesse pendant 18 ans. Et donc, je monte mes soutiens-gorges, j'ai des commandes, puis je commence à faire que mes lignes soient les plus jolies, c'est-à-dire un caraco, un t-shirt, un petit déshabillé. Enfin, je déploie. Tu déploies ta gamme. Par moi-même, en fait, par création, par créativité, je déploie ma gamme. T'avais bien un nom, une marque ou quelque chose ? Donc, je vais voir mon père. Je fais un business model parce que quand même, j'ai la tête bien faite. Je fais une étude de marché et je lui dis, je vais monter une marque de lingerie haut de gamme parce qu'il y a une place à prendre d'aller très haut de gamme. Je ne peux pas aller dans ce qu'on appelait le food, c'est-à-dire vendre dans les super boutiques. Là, il y a des très grosses marques et il faut avoir des moyens. Moi, je n'ai pas les moyens, mais j'ai les moyens de créer une marque de créateur. Et on fait un brainstorm pour trouver le nom et on l'appelle Elle en Soi. S-O-I-E, Elle en Soi. C'est ma première marque, c'est ma première boîte. Tu as commencé par la marque de linge, oui, juste parce que tout le monde ne le souhaitait pas exactement. Donc dans ma marque de linge, la salabularité qui m'a permis de me faire un nom, c'est qu'il y avait du soutien-gorge 85B jusqu'au bonnet C, bonnet D, bonnet E. Donc en gros, à l'époque, on est dans les années 1983, je monte un business model, je vais voir un banquier, crête de l'argent, et t'as qu'à l'époque. Une finance. N'oublie pas que tu as la tête bien faite. Tu as fait des... Tu as su... J'ai fait... Ma collection est là. Et tu es bleue. J'assure. Mais à l'époque, quelqu'un qui avait une tête bien faite, un projet, qui sait parler rentabilité, qui parle de l'économie, qui sait travailler ses coûts, matières, etc. Comme j'aimais la soie, j'ai été à Lyon et j'ai acheté les chutes des soyeux lyonnais qui avaient des caves entières. Mais quand je dis les chutes, c'était 30 mètres, 40 mètres. J'ai acheté Brabet des soies. Fabuleuse. et j'ai trouvé un sous-traitant corsetier dans les banlieues du Lyon, qui s'abriquait déjà pour une créatrice de lingerie. Tu habitais à Lyon à l'époque ? Non, pas du tout. J'habitais à Noisilles-Grand. Et donc, je suis descendue à Lyon parce que je voulais de la soie et j'ai acheté des rouleaux. Donc, mon modèle, mon business model, c'était d'acheter de la soie qui valait une fortune, mais à des prix cassés parce que c'était des fins de stock. Et puis, de faire sous-traiter. Et moi, je créais les collections. Donc, tu étais devenue styliste, chaîne d'inscrits, acheteur, tout. et puis je me suis associée avec mon petit ami de l'époque, ça c'était mon erreur Et lui, il était en charge, je l'avais rencontré à la fac, et en charge du commerce. C'est lui qui faisait le représentant pour des subordinants optiques. Parce que c'était toujours le cas. Il y a toujours les hommes qui sont représentants de Meugé. C'est des corsetiers, alors il a appris le métier, les mots. Et à l'époque, il y avait encore des boutiques indépendantes de lingevés qui achetaient des marques. Oui, oui, c'est vrai qu'il y avait des... Oui, exact. Maintenant, il n'y en a plus beaucoup. Le marché n'est plus du tout le même. Mais à l'époque, il y avait encore des très, très belles boutiques. Et comme j'arrivais avec une collection quand même extrêmement bien faite, on nous achetait des petites séries. On savait vendre des petites séries. On n'était pas obligé d'acheter mille pièces. C'est ça. Je ne fabriquais qu'à la façon. J'avais très beau stock. J'ai aussi décidé d'avoir un showroom parce qu'il n'y avait pas les réseaux sociaux, rien du tout. Fallait se montrer. Et donc, le showroom, j'ai trouvé une ancienne ébénisterie orale dans une rue piétonne qui s'appelle la rue française. Et je trouvais qu'elle, en soi, Paris, trois rues françaises, c'était trop bien. C'était la classe totale. Et en plus, ça avait donné une vraie idée du marketing, en fait. Ah bah oui, oui, oui. Du coup, j'ai trouvé cette ancienne ébénisterie qu'on a retapée. On a fait un showroom et les gens passaient. C'était une rue piétonne très chouette, toujours là, d'ailleurs. Et puis, de Noisy-le-Grand, je prenais le RR. J'habitais encore chez mes parents. Tu te dis que c'est une évidence, hop, je me mets direct à Farceur. Pour moi, c'est une vie directe. En job, quand j'étais étudiante, à la fois j'avais mon petit atelier et notre voisin était un gars qui faisait les marchés. Dès que j'ai eu mon permis, il m'a dit, tu veux un camion ? Tu veux faire des marchés ? Puis je te donne la moitié de la recette. Il me dit, mais par contre, tu vas acheter toi. Donc je vais au sentier, j'achète des lots et je lui dis, Je suis né au Maroc, donc je parlerai. Je vous dis, je vais faire un marché où il y a des populations de femmes maghrébines. Je vais leur vendre des culottes. Et donc là, l'idée que j'ai, c'est que j'achète des lots de culottes, de la taille 38 jusqu'à la taille 50. Et je fais de la culotte. Et là, j'ai un succès humain. Et donc, je fais ça le mercredi, le samedi et le dimanche matin. Tout en ayant un double ménage, une double licence, ton petit atelier. Oui, mais je gagne de la vie. C'est surtout que tu acquiers une expérience incroyable. Alors là, le camion, le placier, trouver sa place, la petite Ausha, trop mignonne, tout ça. Je vais à Montelajoli. Avec des gros seins, n'oublions pas. Oui, bien sûr. Ça aide à avoir des places. Non, ça aide. Mais ça aide surtout d'être à l'aise, mais pas avoir peur, en fait. Donc, je fais des marchés, des coins où il y a des populations de gens. qui n'ont pas des moyens noirs, je vends des culottes pas très chères, mais Mais des montagnes de culottes ! T'as fait que des culottes ? Ouais, j'ai fait des sepaisons et tout ! Quand je trouvais des lances, ça dépendait de ce que je trouvais au sentier. C'était là-bas qu'on... Ouais, c'était avacé ? Ouais. Mais j'achetais bien, et je faisais des bagues larges. Ah mais j'ai fait ça de mes 18 ans jusqu'à mes 22 ans. Donc il fallait se laver quand même. Bah oui, ça cote. Donc j'ai fait des marchés aussi avec le rock et puis après les arrachats, je fais ça. Et en fait, tout le monde aimait beaucoup parce que j'étais vraiment une jeune femme. C'est vrai que c'est intéressant de se confronter au monde à cette époque-là. C'est-à-dire là, tu vois les gens, comment ils réagissent. Des fois, ils parlent mal. Des fois, ils ne te disent pas bonjour. Alors que toi, tu es pas en retour. Il faut dire bonjour à tout le monde. Et là, tu as des gens qui ne te disent même pas bonjour. Tu te dis, c'est quoi ça ? Et c'est là que tu apprends un peu à mettre de l'ordre en te voir. En fait, à devenir agilible. À vendre, à me débrouiller. Le placier qui était un peu véreux, qui me mettait dans des endroits de... Non, je venais juste... Juste, pour comprendre le contexte, ça déferle à ça ? J'ai un frère et une sœur, je suis aînée, et puis ma sœur, elle a fait des études d'RJR. Mon frère, il fait ça aussi, mais bien plus tard, il a 8 ans, donc on n'a pas cette pression de la fratrie. Les gens qui veulent que tu restes dans ta place, du coup, tu es tout de suite... En fait, il y a de la chance d'avoir une éducation avec des parents qui... Le chemin de médecine, ce n'était pas tellement blur fait, parce que pour eux, médecine, c'était plus la famille, le poids de la famille. Le poids de la déter, mais en fait, c'est fait ce qui... ce qui te plaît. Tu as quand même des foyers une vraie belle énergie dans plusieurs domaines. Si tu fais quelque chose qui te plaît, tu ne te raveras jamais un jour de ta vie. C'est ça la phrase. Mon père, c'était ça. Il a fait quelque chose qui te plaît. C'est chouette ça. Le monde de l'entreprise, ça prend. Je fais quand même à l'époque un million de francs pour faire ce qui est déjà en 1985. C'est pas mal. Vachement bien. Mais les marges ne sont pas beaucoup Mon mec, il bleut aussi chez ses parents. C'est un peu dur de sortir le salaire. On essaie de négocier les prix, tout ça. Il faut faire vraiment beaucoup de volume. J'ai un marché. Mais par contre, je commence à me faire un nom parce que je suis invitée comme créatrice de lingerie dans les salons. Et on commence à me connaître. Et puis, en fait, ce qui se passe, c'est qu'un jour passe une femme grande et rosse, avec des cheveux comme ça, je me souviens très bien. Elle pousse la porte du showroom. Et on me dit, je cherche Rina El Haddad. Je dis, c'est moi. Et elle me dit, voilà, je suis la directrice marketing du groupe Dime Rosy. Et elle me dit, je veux racheter votre marque. Je parle, je me dis, je veux racheter votre marque et vous avec. Donc on se met en vente. Ok, pourquoi vous voulez racheter ma marque ? Elle m'explique, on vient de racheter un outil industriel de lingerie. C'était l'époque où Dime n'avait pas encore fait de lingerie. Et on a racheté avec une marque qui s'appelle Rosy, qui est toute vieillissante. Et quand je regarde votre marque, je vois Rosy Modem. C'est d'assoi, c'est dans le même domaine, c'est du haut de gamme. Mais je vous en prie. Je dis moi-même, je ne suis pas salariée. Elle me dit, je vous rachète votre marque et je vais voir avec le DRH ce qu'on peut faire pour vous. Elle revient deux semaines après et elle me dit, est-ce que vous voulez être intrapreneur ? C'est quoi intrapreneur ? On est en 87. Vous ne serez pas salarié. Vous serez intrapreneur, rémunéré. Vous aurez un budget, etc. Mais on ne vous salarier pas. Je dis moi, je ne veux pas de patron. Elle me dit, ben call, me propose une somme. Et avec mon copain, comme je l'appelle de langue gaze avec lui. Et lui, pendant ce temps, il s'est fait connaître d'une autre marque qui s'appelait Volford de Cologne. Et on lui propose d'être directeur général. D'accord. Donc, à ce même moment-là, on est chose de beau choix séparé. Moi, je vends mes modèles à Rosie. Et donc, comme ça, c'est propre. Mes modèles existent. Au niveau industriel, c'est génial. Je suis indépendante. J'ai 10 millions de francs de budget. Voilà, c'est la nouvelle image. Je travaille avec les plus grandes agences de pub. Mais du coup, elle en soit, elle n'existe plus. Elle devient Rosie, du coup. C'est dommage, c'est joli, elle en soit. Rosie Rina, Rina Rosie. Je deviens Madame Rosie Rina. Tout le monde, s'il vous plaît, je m'appelle Rosie. Et j'adore ça. C'est vraiment la période, je crois, incroyable d'un groupe industriel. Ça n'existe plus, en fait. C'est-à-dire que je donne souvent cette anecdote qu'à l'époque, on nous donnait la carte bleue de la boîte et on nous imposait de faire ce qu'on appelait des achats de concurrence et une fois par semaine, d'absolument ne pas être au bureau. Pour aller, on revient à tendance et acheter des tonnes de concurrents. Partir, je suis partie, j'ai voyagé au Brésil, j'ai voyagé au Japon. aux Etats-Unis, au Brésil pour aller s'inspirer sur les pages de Bayard. D'ailleurs, j'achète 300 strings. Je viens voir le PDG de Dime, M. Simon. Après mon voyage, je lui ai amené ce truc-là. Il me dit, qu'est-ce que c'est que ce truc ? Pardon, de P-U-T-E. Je lui dis, c'est l'avenir. Il me dit, ça va pas, non, jamais, ma marque, PDG de Dime. Je lui dis, vous faites la plus grande erreur de l'audit. Il me dit, vous êtes prête à parier quoi ? Je lui dis, ma rémunération, si vous voulez, je m'en fous. Il me dit, banco, on a parié. J'ai gagné. Quel coup il t'a donné sa rémunération à lui ? Non. Vas-y, t'es là. Il a été très élégant, j'ai adoré. Ce qu'il s'est vraiment fait, c'est qu'il s'est renseigné sur ce que j'aimais. Moi, je suis une passionnée de danse. Et il m'a offert une année d'une loge privée à l'Opéra de Paris. Franchement, il aurait pu nous donner plein de pognon. J'ai été absolument tout assurée. Ce qui est lanchant, c'est quand on choisit quelque chose qui nous plaît sans nous dire que c'est pas tellement la valeur bon quand t'es là c'est une vraie valeur mais après sur mon bureau on faisait c'est sympa c'est pas beau j'avais quand même j'ai été voir les plus beaux balais de la terre dans une neuve privée et j'ai trouvé ça très élégant mais j'avais gagné ça a été incroyable ils en ont vendu des milliers ce qui est incroyable c'est qu'ils étaient joués oui quand même je lui ai dit si on passe parce qu'en fait ça a l'air de tissu mais c'est hyper technique à mettre au point et je lui ai dit avant qu'on le mette au point il va nous falloir 6 mois il y a Slogi Et donc, du coup, on a mis, on a fait six mois à les mettre au point. Et heureusement, on n'était pas en retard. On ne s'est pas fait marcher dessus. Donc, grâce à toi, les femmes ont pu se mettre en s'en servir au DIM. Voilà, pas de rachat, avec du confort. C'était quand même la pulsion qui a permis à DIM de le faire. Voilà. Puis après, en fait, moi, j'ai eu un événement. Mon père, qui était agent d'assurance associé avec ma maman, est tombé malade, très gravement, en 1992. Et ma mère nous réunit, mon frère, mais heureusement. Il m'a dit, il faut que quelqu'un vienne m'aider à l'agence. Est-ce qu'on me vienne au laboratoire ? Et je ne peux pas toute seule. Ma soeur a dit, je suis ingénieure. Mon frère a dit, non, ça ne m'intéresse pas. J'ai dit, gère-moi les assurances, je meurs. Sur place, je suis dans mes dentelles et ma lingerie. De quoi tu parles ? Et puis, je suis la fille à l'aise. Et donc, tu as été désignée ? Non, je me suis désignée par loyauté. j'ai été voir monsieur Simon, le PDG d'IME et je lui explique, voilà Alors il m'a dit une chose incroyable, il m'a dit bon déjà si ma fille faisait ça pour moi, je trouve ça incroyable de loyauté, donc c'est très simple. Tous les ans, tant que je serai PNJ, je t'appellerai au moment du salon de lingerie. Si tu veux y revenir, tu as une place chez nous. Donc, il l'a fait pendant 10 ans. Tu n'es pas retourné. Tu avais ton mère. Parle-nous de ce que tu as fait. Tu as été cédé. Trois ans après, ma mère est décédée. Ah oui. Il a fallu un an d'études pour que je sois un agent d'assurance. Donc là, dans ce moment charnière, tu choisis de suivre le destin familial. Enfin, tu as le droit d'être familial. Mais du coup, ton poste d'entrepreneur, qu'est-ce que tu fais ? Il a fallu trois personnes pour me remplacer. Parce qu'en effet, j'étais multi-compétence, j'étais très adaptée. à Tom et à Gilles, ils n'ont pas trouvé. Puis ça a été embêtant surtout. Ben oui, puis je l'avais vraiment... J'étais capable tant de faire le style que de faire du commerce, que de faire du marketing, de la prévision des ventes. Et du coup, cette marque, elle a vécu combien de temps ? Elle a vécu pendant une, mais elle avait vécu jusqu'à JT. Et du coup, toi, tu as eu la partie pour Agenda Science, et du coup, tu repars en études. Ben, je repars un an de stage chez Anuaté à l'époque, d'accord, pour mon métier, parce que c'est un métier avec beaucoup de responsabilités. On a une signature, on signe des chefs de sinistre. Et à l'époque, tu ne te dis pas, maintenant, viens bosser avec moi, j'ai un business et ça pourrait fonctionner. Non, non, parce que l'agence, on sait, ok, elle est ennuyée. Mes parents, mon père est malade. Moi, il y a une carrière extraordinaire, professionnelle d'une. Moi, c'est quand même 30 ans qu'il fait. Et donc, il y avait les salariés dedans, j'ai imaginé qu'il y avait des enjeux qui étaient économiques, qui étaient quand même forts, en fait. C'est ça, non ? Et du coup, toi, tu te dis, j'y vois mon intérêt quand même. Ben non, j'y vois pas mon intérêt. Je m'oublie complètement. Je vous oublie, Linda. Ah oui, bien sûr. Je m'oublie, elle le sait. Je me dis, je fais ça quelques années, histoire de recanquer, puis après je verrai. Mais en fait, derrière, elle est morte trois ans après. Donc mes deux parents sont morts, ils avaient 50 devant l'un, derrière l'autre. Donc du coup, au moment du décès de ma mère et de la succession avec mon frère et ma sœur, je me dis, ok, soit je vends tout et je retourne, puisque je me suis simulée, puis je t'appelle une fois par an. Et les temps avaient changé, c'est-à-dire qu'en gros, on avait un décès, j'avais deux enfants. Alors alors qu'à l'époque de Dime, j'avais pas d'enfants. J'avais déménagé pour habiter dans le coin. avant d'habiter à Saint-Hibaud-des-Vignes, j'ai déjà bu Saint-Georges. Mes enfants, la banlieue, c'est cool. Mon travail à Noisilles-Grand, puisque l'agence était à Noisilles-Grand. Et là, du coup, si j'ai bien compris, t'es un compagnon, là, entre-temps. Entre-temps, je me suis mariée. Parce que du coup, chez Roisy, t'étais indépendante financièrement. Quand t'arrives dans l'agence de tes parents, du coup, tu perds une partie de tes revenus. Non, ça reste. Toi, vie, ça gagne bien. même si je suis associée à 35% avec ma mère. Pendant trois ans, je gagne. Tu es autonome, du coup. Oui, c'est ça. Tu es mandatée. En fait, c'est très bizarre comme métier. C'est-à-dire que tu as une entreprise avec tes salariés. C'est toi qui es responsable. Ton fournisseur, c'est l'assurance-gêne. Donc, du coup, tu es toujours chef d'entreprise. Tu es toujours chef d'entreprise. C'est marrant, tu as utilisé plein de structures différentes. C'est intéressant. Donc là, c'est une SRL. Je suis associée avec ma mère à 35-65. D'accord, je rachète des parts à mes frères et sœurs au moment d'insuccession de nos pères. Et donc, me voilà partie de nos assurances. Alors, en gros, ce n'est pas le métier qui me passionne le plus. Oui, parce que ce n'est pas assez vachement moi de la mort qu'elle a soit la danse, l'opéra. C'est fou ! Tu passes tes coups fous à te kipper strice. Ça doit être un vrai charmant. J'ai eu beaucoup de mal. Mais comme il m'arrive quand même des gros événements dans ma vie, mon mariage, ma première fille, le décès de mon père, ma deuxième fille, le décès de ma mère. Donc, j'ai quand même fait un peu de stabilité. Puis, ça va vite. Oui, ça va très vite. Et puis, mon couple, je ne vois pas très bien avec mon premier mari. donc heureusement que je gagne très très bien à l'île. C'est une fois de plus la dépendance financière qui permet de faire des choix. Voilà, premier mari, un peu volable, j'ai envie de dire. Donc, heureusement, heureusement, c'est que je sais que tu peux faire des choix. J'ai plus mes parents, et j'ai deux enfants en bas âge, et en fait, mon mari est volé, je crois, à Solion-Clair. Et là, s'il s'en va, je fais quoi ? C'est quand même super de l'amener. Et plus on m'en est, ça n'a rien à voir, c'est un grand problème. En tout cas, financièrement, ce n'est pas un problème. Ah oui, t'avais quel âge à cette époque-là ? Les difficultés de couple, j'avais 38 ans. Donc à 20-40 ans, t'es capable de racheter la réalité d'une maison, qui est une très belle maison quand même, parce que c'est un endroit à l'avant. Et j'ai amené ma mère à faire des investissements de nos locaux. Ça aussi, j'ai eu la bonne idée. Aller aux Îles-Grands, parce qu'ils avaient leur agence en locataire dans une rue qui était désuète. D'accord, on est aux Îles-Grands. Et il y a une nouvelle avenue qui s'était créée à l'université de Boyan. Je lui dis, il faut qu'on achète des locaux. Il y avait des locaux vides. elle avait peur, prendre un crédit, tout ça, je suis inquiète. Et elle m'a suivie. Et on a acheté 200 m2, 170 m2, avenue Astide-Briand. Ouais. Qui est l'avenue en face de la mairie, en face du marché. Et en fait, mon agence a loué à notre ACI. Et du coup, tu l'as toujours ce bien. J'ai l'argent. Ah, c'est bon. C'est sympa. Non, c'est bien. C'est vraiment familial. J'ai de vie. Ouais, ben, c'est pas familial. C'est à moi, en fait. Oui, mais j'ai acheté avec ma mère. Et au moment de la succession, en fait j'ai racheté. Alors donc ma soeur a une part ou deux mais c'est à moi. C'est quand même intéressant parce qu'on voit que à chaque moment clé de ta vie A chaque fois, tu gagnes suffisamment d'argent pour poursuivre selon ton idée, en fait. Même si parfois, c'est par solidarité avec tes parents. En tout cas, tu agis selon ton idée, en fait. Donc, ça capote avec Salgari. Ah oui, on dirait 2004. D'accord. Et du coup, tu es dans l'agence. J'ai toujours l'agence. Entre-temps, pour me sauver de l'intérêt de ce métier que j'ai du mal à trouver, je rentre dans un réseau de dirigeants qui s'appelle le CJD, le Centre des Jeunes Dirigeants. J'y rentre en 1999 en me disant, en fait, il faut que j'apprenne ce métier parce que je n'ai pas appris. Tu n'as pas la fibre ? J'ai la fibre, mais je ne sais pas faire. Je suis entrepreneuse, mais je ne suis pas dirigeante entrepreneuse. C'est marrant que tu aies une différence entre toi et moi. Je cherche, j'essaye de m'aider. Je lui dis non, je ne peux pas. Pourquoi vas-y trop grand, trop gros, trop pédant, trop... Une vision trop autour de la performance et d'écraser les humains. D'accord. Et moi, je ne peux pas, je suis humaine. Donc, en tant que femme, tu es trop humaine. Non, je ne suis pas, je suis humaniste depuis toujours. Tu n'es pas sur le business économique. Ils sont trop sur le business économique. Et les humains, c'est après. Les valeurs ne conviennent pas. Je rentre au CJD, c'est un mouvement humaniste de dirigeant. C'est ma place. Et pourtant, le CJD, il y a quand même du business. Ça parle quand même. Ça parle personnellement. C'est un mouvement aussi humain. Et d'abord, ils appellent ça la personnalité globale. c'est-à-dire que c'est l'équilibre entre les parties prenantes de l'entreprise Et donc, évidemment, les humains ensemble. Et donc, l'économie au service de l'homme, ce n'est pas le contraire. Je suis assez d'accord avec toi. Et tout le monde n'a pas la chance de pouvoir réussir en étant l'économie au service de l'homme. Moi, c'est mes valeurs. Et pour moi, il n'est pas question d'être uniquement tournée vers la performance. C'est-à-dire, pour moi, c'est important que les gens avec qui je travaille en profitent. Donc, je rentre au CJD. Et là, je trouve ma maison. C'est se permettre de rapporter les morceaux. C'est ce qui me permet de souffler sur ce métier qui ne me passionnent pas. Et je me passionne sur l'entreprise. Sur l'entrepreneuriat, l'entrepreneuriat, l'entreprise, l'économie, j'apprends plein de trucs. Surtout que tu avais déjà fait ça à l'école, donc ça t'a machanté. Je n'avais pas tant que ça. Il ne fallait que d'économie. J'avais appris la macroéconomie, la fiscalité, je suis comme ça. Pas le modèle économique. Parce qu'on n'expliquait pas l'entreprise à l'époque. Pas du tout. Et en fait, j'adore ça. Je plonge là-dedans. C'est intéressant ce que tu dis parce que sur l'ensemble des interviews qu'on a eues, on n'a pas eu l'occasion beaucoup de discuter justement des réseaux. Les réseaux physiques, je parle, pas des réseaux sociaux, non, il y a d'un social, autre chose. Mais c'est vrai que les réseaux physiques, c'est un vrai soutien. Je trouve aussi que c'est un vrai soutien. Ça m'a sauvée, parce que je me suis investie des dévoilements dans ce réseau. Entre-temps, j'avais quand même créé la crèche pour mes enfants, parce qu'ils n'en avaient pas à Bussy. Ah, tu as créé une crèche entre-temps ? Ah bah oui, un détail, quoi. Bah oui, parce qu'il n'y avait pas de crèche. Moi, j'ai toujours appris que s'il n'y a pas, ils vont me faire s'il n'y a pas, tu te débrouilles. Du coup, tu as créé une crèche. D'abord, une crèche associative. Et puis après, j'ai cherché du fond avec Anne-Éry, la CAF. Et puis, c'est devenu une crèche de la ville, mais au départ. C'était une crèche associative et puis j'étais présidente de la crèche. Et j'avais trouvé du coup le personnel qu'elle avait. Et quand je leur ai dit que c'était un collaborateur, moi, ça m'a fait un peu mal à la vie. C'est vrai. Je suis venue là-bas avec une directrice que j'ai licenciée, même militarée parce qu'elle avait été violente avec un enfant. Je l'ai mise à pied et elle nous a attaqués au prud'homme. C'est le seul truc que j'ai eu de ma vie. Je n'en ai pas eu d'autre. Mais du coup, tu as fait ça, mais tu l'as vendu du coup à la fin. Je ne l'ai pas vendu, puisqu'elle était associatiste, une association. Oui, c'est ça, c'est des veurs. Et en fait, je l'ai transféré à la mairie. Donc du coup, tu as oeuvré pour le bien de l'humanité. Oui, sérieusement. Le bien aussi, parce qu'il n'y avait pas de crèche pour mes enfants. Oui, mais tous les gens qui n'ont pas de crèche pour leurs enfants n'oeuvrent pas pour le bien de l'humanité. Au mieux, tu essaies de faire du piston, tu essaies d'avoir une place pour ton gamin. Sinon, pour autant, je crèche de 40 lits. Donc le bien de l'humanité est un peu là quand même. Et en même temps que j'étais réunion d'assurance. Mais tout ça était aussi, me permettait d'avoir un équilibre dans ma vie, d'intérêt j'ai Et je découvre le bénévolat avec la crèche. J'adore ça. Au CJD, du coup, je m'investis bénévolement énormément dans ce mouvement. J'apprends plein de choses, je me fourne à plein de trucs. Je découvre le développement personnel. Et je rencontre Vincent. Divorcé à l'époque. Et je rencontre Vincent, qui est aussi au CJD. Et là, c'est comme une évidence. Elle est chef d'entreprise, elle est aussi dépendante comme moi. On parle la même langue. Mon mari était salarié. Donc, il comprenait. pas, en fait. Ah, ton mari était salarié, en fait. Mais pourtant, quand il t'a connu, t'étais dévoile d'indépendante financière. Et en fait, il y a des endroits, c'est en étant avec Vincent que je me suis rendu compte qu'il y a des endroits où le dialogue n'était pas équilibré. Ah non ! Bosser le week-end, s'il le faut, avec Vincent, on bosse le week-end, c'est pas un problème. Oui, oui, après, la vie de chef d'entreprise, c'est la fin du mois. Ah bah, ça va très haut. Ah bah, ça, c'est un sujet. Ça veut dire quoi, ton problème avec la trésorerie ? C'est ça, le sujet. Il faut payer les collaborateurs ? Est-ce que je vais payer ? Je ne sais pas. Enfin bref, des sujets qui mèrent à nos dents et en fait qui sont vraiment essentiels. Et puis qui sont une vraie charge mentale pour le sénateur. Donc agent général, parce qu'aujourd'hui je sais que t'es agent général, donc je sais qu'il y a la suite de ça. Ça marche très très bien. C'est un truc de fou. C'est là où j'ai eu la plus d'abondance financière. Et j'achète ma maison, je rachète ma maison de mon ex-mari. J'ai mes locaux, ils sont payés assez rapidement parce que l'agence était locataire. Donc ça tourne et j'ai appliqué ce que j'ai appris au CJD, c'est-à-dire accompagner mes collaborateurs à être autonomes et indépendants. Donc je travaille deux heures, deux jours, j'allais dire deux heures, presque, deux jours personnels. Le reste du temps, ils gèrent. Ils gèrent parce que j'ai délégué, parce que je les ai formés, parce que j'ai confiance. La confiance, ça fonctionne bien. Et eux, ils sont heureux, ils sont bien, ils sont autonomes, ils ont des jobs hyper intéressants, ils adorent. J'ai donc pas de tombeurs. Du coup, qu'est-ce qui se passe pour qu'à un moment donné, t'arrêtes ? Je travaille sur moi. Et j'apprends, je me formale les néagrammes, je me formale les sujets comme ça, juste pour plaisir. Je me formale l'analyse transactionnelle. Un jour, je m'en souviens bien, je pousse la porte de mon bureau et je me dis, en fait, j'ai pas envie. J'ai plus envie. Ça y est, je vais te passer à autre chose. Je peux plus, quoi, je peux plus, ça me... D'accord. Je pense que j'avais aussi traité de la loyauté familiale. Oui, parce que vendre la boîte de mes parents, on avait fait un peu compliqué. Oui. Et je pense que ça, j'avais traité une thérapie. Donc, j'étais de plus en plus autonome face à ce sujet. Capable d'affronter mes oncles et leur dire, j'ai vendu la boîte de mes parents. Parce que tes oncles étaient toujours pas loin, quoi. Et ça, ça les du courage. Parce que, oui, je peux plus. Je sens que je peux plus, en fait. C'est physique. Et donc, tu la vends. En général, ça va vite. La vente, c'est sage. D'être agent général. Oui, j'étais avec AXA. C'est vrai que les conditions de sortie sont claires. Tous les ans, on reçoit la valeur de notre boîte. Et quand on décide de démissionner, en tous les cas de rendre le mandat, on sait qu'ils reprennent et mettent un motrage en gagne. D'accord. J'ai quand même eu en tant que femme, parce que c'est un métier d'homme à l'époque. Oui, c'est un métier de femme, mais oui. Et je l'ai fait jeune femme. Et comme j'avais beaucoup de succès et des affaires rentrées, j'ai eu des remarques du style, vous êtes assistante de qui ? Il y a une réunion d'agent général. Et je disais, oui, assistante, voilà, de monsieur. Quand on arrive, on peut venir chercher un café, s'il vous plaît. Exactement. Ça, j'ai eu. J'ai eu aussi la difficulté de payer un invité à un client. à déjeuner. Ou alors dans les grands restaurants gastro, on ne te donne que la carte où il n'y a pas les payés des actes. Non, je dis ça, ou on me la paye ça. Oui, ça va être gênant les gars, parce que j'ai encore eu des remarques extrêmement sexistes, du style, est-ce que tu couches pour avoir des affaires comme ça ? Ah non, non, si, si, j'ai eu, parce que l'un de mes collègues, agent général, parce que je faisais de l'agence des assurances IRD, ce qu'on appelle IRD, c'est-à-dire locaux, assurances, voitures, et du placement. Et en fait, j'avais réussi, du coup enfin un de mes clients avait placé 10 millions de francs à l'époque d'accord ce qui est un très gros placement. Et j'ai gagné un concours à cette époque-là, chaque sapeur du plus gros placement. Et bah, j'ai eu cette remarque. Ça fait rêver. Tu couches ou bien ? J'étais heureuse. Et ça, la question de c'est bien sûr. Comme je suis canon, je couche. Est-ce que j'ai vu mon décolleté ? C'est après un jour, on voit de la frontière. Mais c'est pas une avance. Même si on a fait bien rire, c'est bien rire, mais c'est maintenant que... Ça a changé parce que le métier s'est beaucoup féminisé. Mais à l'époque, c'est qui est devenu le plus rigoureux du coup. Il est devenu différent, mais à l'époque, c'était vraiment les bonhommes qui faisaient trois heures de déjeuner avec le cigareillard. Ça avait l'air d'être une figure de pinais. Enfin, il a eu une image un peu caricatureuse. C'était vraiment le cas. Moi, j'arrivais toute jeune femme là-dedans. Plus j'ai dit succès avant que je ne vous dise cette histoire. J'avais plus cette signe d'être rue parce que je commence à faire une stratégie, à visiter ce plan, voir où je suis. Bref, etc. Et du coup, je démissionne en 2013. en temps. D'accord, t'es toujours indépendant financièrement Mais là tu te rends dans la vie J'ai la chance d'avoir mes locaux Dans lesquels il y a un nouvel agent général Il y a un loyer, nickel, c'est payé, il n'y a pas de frais Il y a des impôts, c'est tout ce qu'il y a J'ai ma maison et ça va Et pour une fois je me laisse un peu de temps Une fois encore, l'indépendance financière T'amènes le choix de dire je peux prendre du temps pour moi L'indépendance financière, une fois de plus Ça parait bien, je suis en 53 ans à l'époque Et je me dis ok, j'ai appris plein de choses je suis encore au CJD parce qu'il voulait que je reste en disant c'est pas parce que t'as plus de boîte que tu restes pas tu restes à 53 ans elle a plus de boîte mais on s'en fout parce qu'entre temps je suis devenue une sorte de figure parce que j'ai créé des formats et que j'ai accompagné des gens en fait je faisais du bien dans mon métier actuel mais des novellements et en fait je prends du temps et je me fais plaisir et donc il y avait un petit fantasme dans un coin de ma tête c'est de devenir cuisinière depuis le début je suis adulte j'adore cuisiner j'adore recevoir et ça fait des années que je fais des repas mais j'ai pas appris comme plein de femmes qui cuisinent d'ailleurs la plupart des femmes n'ont pas été femmes à l'école de demain sauf que moi j'ai un fantasme c'est d'apprendre et d'en faire peut-être un métier et puis me dire j'ai envie d'une pause de métier de la tête j'ai envie de démétrier mes mains comme c'est marrant histoire de pause de tête pendant un métier de la main ça t'empêche pas la tête de tourner et puis au moment où on a besoin de se prouver qu'on n'est pas que de la tête peut-être qu'on a besoin de se prouver que nos mains aussi ça veut dire que notre cerveau intellectuel n'est pas assez tangible c'est marrant ce que tu dis parce que ça fait écho depuis 4-5 mois moi qui fais aussi du travail intellectuel enfin avant j'ai aussi fait d'autres boulots à Manuel mais je me suis mise à dessiner en disant que les noix vont faire la peau de la destinée et au final, ça fait un bien. Il faut que je le marchais aussi parce que du coup, il faut que je choisisse entre je fais du dessin ou je le fais marcher. Et donc, je passe un CAP cuisine et pâtisserie. T'offres le top du top chez Ducasse. Je me dis, fais-toi un cadeau. Et du coup, tu fais les deux endroits, tu peux donner les revenants. D'abord, le CAP cuisine et après, je passe le CAT. En combien de temps c'est le CAP cuisine ? En fait, ils font des programmes pour adultes en relation qui dure 3 mois je crois, dans lequel on a un CPI. qui n'est pas le même CAP que les jeunes qui sont reconnus. Je pouvais aller dans n'importe quel resto bosser. Donc, tu fais d'abord cuisine et on se pâtisserie. Vous voyez, parce que je me rends compte que les desserts, c'est cool. Et que je ne sais pas faire des desserts. Je ne sais pas. Et donc, j'apprends. Et là, j'adore. J'adore. Je monte une autre boîte qui s'appelle Rhinacu. La sérielle en devant. Donc, tu montes Rhinacu. Tu vas être avec les gens, tu te mets chez les gens, tu vas chez les gens à la cuisine. Je suis plutôt en fait chef à demeure en fait. Comme j'ai un réseau de gens que je connais, de dirigeants, je signe des contrats de chef à demeure dans des boîtes où ils ont une cuisine pro et dans lesquelles, plutôt que de faire des déjeuners d'affaires dans des restos, dans des salles à manger privées. Donc je signe plusieurs contrats comme ça et puis je fais des repas chez moi. J'ai comme lui du chiffre d'affaires assez rapidement. Déjà parce qu'à l'époque, les chefs à domicile, ça démarrait. À cette époque-là, ça commençait à être un peu en vogue. Ça s'est un peu calmé, d'ailleurs. C'était très en vogue. Et puis, ça, la qualité des repas que tu fais. J'ai effectivement eu la chance de marrer un peu ce que tu fais. Je sais qu'entre-temps, on ne peut pas arrêter. Mais c'était très bon. Et surtout, tu avais pour ambition de faire voyager les gens. Je trouvais ça assez sympa. Ton menu était toujours avec un thème de voyage. J'ai toujours trouvé ça très intéressant. Tu ne fais pas que tomber dans la tasse. C'est un voyage un peu. Il y avait du sens. Moi, je cherchais à faire ça avec du sens. Je créerais une cuisine et je fais ça au moins trois ans. Alors il y a deux éléments ou trois éléments qui commencent à m'ennuyer. D'abord, je continue à me former au coaching. Donc le coaching continue de t'intéresser. Oui, bien sûr, en poitillé. Je me forme, j'ai mon diplôme. Et tu le fais en poitillé parce que tu n'y crois pas sur le fait de le faire toi-même ou parce que tu sais qu'il te faut du temps, il faut que ça m'attue. En fait, c'est une époque où j'ai décidé de guetter. J'adore me former. Et donc je me tourne tous azimuts et l'accompagnement, ça m'intéresse. Et mon compagnon, il est quand même coach à l'époque déjà. Il a créé la Société Idéale en 2008. Donc, je vois ce qu'il fait. Ça me plaît bien. Je veux passer par la case cuisine parce que c'est un fantasme. Il faut y aller. Je ne veux pas avoir de regrets. Ça n'est pas question. Je sais me mettre en action. Donc, il n'est pas question que j'ai des regrets. Donc, je continue à me former. J'ai mon diplôme de coach. Je coache des gens. Un tout petit peu, mais essentiellement, je suis cuisinier. Et dans le monde de la cuisine, est-ce que tu es reconnue ? comme un chef qui a son style et je ne m'en rends rien en fait ça ne m'intéresse pas t'es restée dans le MRF dans les urgences de retenir de l'amour par la cuisine et j'ai du raison 20 ans au CJD mes copains font appel à moi mais on fait plein de trucs je fais plein de trucs c'est à dire je ne suis pas assise dans mon salon à attendre que ça m'appelle surtout quand tu vas dans la cuisine et à l'époque quand tu réalises enfin ton fantasme alors déjà il y a l'école etc est-ce que du coup tu restes indépendante financièrement ou tu pioches dans tes économies j'ai fondu ma boîte et du coup tu me dis Vous avez plus qu'une mêloyer. En même temps, c'est bien, quand tu gagnes de l'argent, c'est bien de pouvoir en profiter pour faire un poste de sport. Ah non, j'ai aucun problème avec de l'argent. Je suis très saine vis-à-vis de l'argent. Ça m'angoisse pas, je n'ai pas peur. J'ai aussi mes loyers, ils sont conséquents. Du coup, j'ai arrêté de travailler, moi, t'es tranquille, quoi. Ah oui, je suis 30 ans. Tu sais que ce n'est pas un business très florissant, mais tu t'éclates. Une fois encore, l'indépendance financière que tu as su mettre en place, ça te permet de faire quelque chose qui te plaît. Même si ce n'est pas rémunératif. Alors que souvent, on commence par ça, on ne convient pas d'argent, on ferme la boîte, on retourne travailler. Donc là, tu as fait le contraire, c'est intéressant. Le contraire, en fait, le changement de vie doit se faire de façon écologique. On ne saute pas. Quand un client me dit, je veux que tu m'accompagnes, sauter dans l'indépendance, je dis non, mais je ne prends pas de risque avec toi. un petit pas et tu es en sécurité ou tu n'y vas pas on ne sauve pas dans le vide de l'entrepreneuriat. Si ça a l'air comme ça quand je raconte mon histoire, mais non, je n'ai jamais sauté. Non, non, non, on voit que c'est réfléchi, on voit déjà les formations, le poids des réservoirs. Je suis être raisonnable 20 ans. Pas ça que, avec mon divorce, les décès de mes parents, etc., j'ai été raisonnable un temps. C'est une fois que tu ne les as pas vus passer, moi, quoi, je ne les ai pas regardés en arrière, ce n'est pas le métier que j'avais choisi, mais sauf qu'ils me permettaient d'avoir. Et du temps, je dis toujours que l'argent, comme le temps, comme l'énergie sont des ressources. Donc, il faut faire des choix. Et 20 ans, quand on dit qu'on t'a fait pour être assurée au matin, ça me nourrissait le temps, puisque je travaillais trois jours par semaine et le reste du temps, je faisais ce qui me plaisait. J'allais au CJD, je m'éclatais de mes copains. Ça me rapportait beaucoup d'argent qui me permettait d'être indépendante financière. Donc, les deux ressources argent étant été nourries, mon énergie est ailleurs. C'est toujours une fois de plus, c'est le choix. On a le choix. Et d'être indépendante financièrement, ça paraît faire deux fois. Ce n'est pas une histoire de raison, c'est une histoire de choix. Pour moi, c'est adulte. Et donc, ça doit se réfléchir. Et ce n'est pas juste sauter en l'air au profond. Je me dis, ça arrive comme ça. Tu as monté une boîte. Oui, non, mais ce n'est pas juste comme ça. Et du coup, tu fermes la boîte, tu ris la cuisine. Oui, oui. C'est physique. J'ai quand même 50 fois allé. Oui, oui, c'est très bizarre. Je me dis, je ne vais pas faire ça longtemps. Et surtout, je suis indépendante. Et à aucun moment, tu t'es dit, je vais ouvrir un resto sympa, populaire, aldéman. Pas du tout. J'adore recevoir chez moi, aller chez Léon. j'ai un côté où je ne peux pas arriver avec les gens dans un restaurant tu aurais pu faire un truc sympa aussi j'aurais pu mais ça n'était pas dans ton fil donc pourtant c'était cuisiner cuisiner jusqu'une rainée donc j'ai cuisiné des tonnes j'ai nourri à la première année plus de 3000 repas à moi toute seule et aujourd'hui tu continues de cuisiner avec le même bonheur qu'avant ou à toi quand même non non Vincent il me dit c'est vachement injuste parce que tu cuisines pour tes clients à l'époque où je suis créée et puis à la maison tu ne cuisines plus du tout C'est à l'impression de travailler. Je ne cuisine plus du tout. Alors ça s'est fait et en fait ça a glissé très très tranquillement. En 2016 comme ça, Vincent me dit je vais arrêter. L'acteur est dans la cuisine, on dit bien, on s'associe. Wow, wow, wow, wow ! Si tu avais déjà subi une mauvaise expérience, on pose aussi la clé au temps de l'enjeu. On dit ouais, mais on s'appelle la société idéale. Si on n'arrive pas à prouver dans la complexité, ça peut durer. Donc vient un essai. Si on sort notre couple, ça l'abîme, on s'arrête. Et donc on se met en place énormément de protections. C'est-à-dire qu'on se fait accompagner. Nous, on se fait accompagner depuis 2016 par un thérapeute de couple pour ne pas que la boîte nous habite. Donc nous, ça fait depuis 2016 qu'on est accompagnés. Et donc ça, c'est une protection énorme qui nous permet de sortir tous les maudits dans sa qualité. Les truqueurs, tu m'édernes, mais là, il y a un tiers. Et donc ça ne se finit jamais en un bout d'âme. J'ai essayé de les amorcer rapidement. Donc ça, c'est une chose et on met en place une transparence, une clarté sur l'argent, qui apporte quoi. Par exemple, j'adore faire de la compta, ça me détonne. Donc quand je fais de la compta, par exemple, la sociétal me rémunère. Par exemple, ça, c'est incroyable. C'est pas genre, tu fais et puis tu fais pour la boîte, quoi. On a eu de clarté sur ces sujets-là, de façon extrêmement précise, pour justement ne pas avoir de non-dit. Mais en même temps, on s'applique ce qu'on enseigne à nous. Non mais c'est bien, vous vous êtes mis une rigueur qui vous convient. Et pour nous, être associé, c'est se dire le choix. Et en fait, quand on intervient auprès d'associés, en fait, il y a des sacs de non-dit, quoi. Il y a des reproches. des colères non exprimées. Puisque tu parles de ça, si on peut juste ouvrir un peu la discussion. On a parlé avec d'autres femmes chefs d'entreprise qui sont quasiment toutes pas associées avec des gens, la plupart. Est-ce que dans les gens que tu vois et qui sont associés, est-ce qu'il y en a qui, vraiment, ça se passe bien ? Est-ce qu'il y a des associations de gens qui ne sont pas frères et sœurs, des pères et mères, mais est-ce que ça se passe bien ? Et d'après toi, c'est quoi la graine de ce qui fait que ça se passe bien, comme dans un couple. La communication, c'est la même chose. Je constate, alors c'est mon expérience, il n'y a pas de statistique derrière, mais je constate assez souvent que les femmes n'osent pas se mettre dans l'entrepreneuriat, du coup vont chercher un avaloir que ce n'est souvent un homme, et ça se finit très souvent très mal. Elles vont chercher un père et elles ne vont pas chercher un vrai associé, elles le trouvent au-delà du nid, et ça c'est un vrai sujet. C'est difficile parce que vraiment ça me fait mal au cœur, je n'ai pas le droit d'entendre une femme, je me suis associée avec un homme, et il fait quoi ? Bah rien. Mais moi je fais tout, parce qu'en réalité je me dis plein de sens, etc. Du coup, aujourd'hui, si on parle d'indépendance financière, c'est revenu à son niveau d'un impôt. Tu es à nouveau indépendant financièrement. Au final, tu as fait toute ta vie professionnelle en étant indépendant financière. Je ne sens jamais le temps de poser de questions au final. Et quand tu es sortie de l'école, est-ce que tu as vu l'imaginaire de ce parcours ? Je savais que j'avais une nature qui allait avoir du mal à voir quelqu'un qui dise quoi. C'est une nature qu'on a de se dire... Je ne veux pas que quelqu'un me dise quoi. Je ne veux pas de patron. Ou est-ce que c'est des expériences malheureuses qui font ça ? Parce qu'il y a pas mal de gens qui, après l'expérience malheureuse en tant que salarié, des licenciements brutaux, il y en aura qui deviennent chef d'entreprise. Mais du coup, est-ce qu'elles avaient ça déjà avant ? Elles auraient pu l'expréter avant ? C'est une histoire d'autorisation. C'est-à-dire, ce que j'appelle les autorisations. À mon époque, il n'y avait pas cet engouement sur l'entrepreneuriat qu'il y a aujourd'hui. Oui, c'est vrai. Aujourd'hui, c'est les nouveaux héros, c'est vrai ? Avant, non, pas du tout. C'était, mais non, il faut que tu sois salarié. C'est la somme, c'est auto-barrier, c'est faire des enfants. Moi, je suis née dans cette époque-là. Quand j'étais jeune, on m'a dit, il faut que tu rentres à la sécurité sociale. Je me disais, peut-être que ça rentre à la sécurité sociale. Moi, j'ai la chance d'avoir des parents un peu hors normes qui étaient prêts à m'accompagner. Je n'étais pas tout à fait indépendante, mais ils étaient prêts. Et donc, vis tes rêves. Ça, c'est une chance. Et j'ai fait pareil avec mes enfants. Tes filles, elles sont grandes aujourd'hui ? Oui, elles ont 32 et 30 ans. Est-ce qu'elles sont chefs d'entreprise ? Moi, je trouve qu'elles sont chefs d'entreprise, mais elles, elles disent que non, elles sont artistes. Ma fille Amy, elle a créé une compagnie de théâtre. Ah oui, car elle est un dix comédiens, dont elle est associée. Et elles ne sont pas chefs d'entreprise. Non, elles sont comédiennes, artistes. Celle qui, je m'admets, bien sûr, elle gère un trou. Celle qui fait la compta, et qui est au-delà de tout ça, etc. Les paiements, l'intermittence. Et mon autre fille, elle est aussi dans le théâtre, mais elle est ingénieure lumière, et elle est indépendante. Elle vit en permettant du second à crise, c'est ça, permettant. Ah, elles sont toutes neufs. C'est bien ça qu'elles ont l'impression de ne pas être chef d'entreprise. C'est marrant ce statut, pourquoi qu'on en croit le nom. que Salomé, elle est chef d'entente, oui, elle va chercher des clients, elle répond à des appels à projets, elle rémunère, elle fait les salaires. C'est dans le domaine de la culture, c'est ça qui change. Et tu penses que c'est ton rôle modèle qui les a inspirés ou c'est autre chose ? Oui. Tu penses que ton modèle les a inspirés ? Oui. Donc ça veut dire que tout ce que tu as fait de haut le bas, j'aime pas mon métier, j'aime bien quand même, etc., elles en ont tiré le premier. Je crois vraiment que tant que femme, on a besoin d'être autorisée. Moi, je dis toujours que pour aller vers sa puissance, il faut associer protection et des permissions. C'est ce qu'on appelle ça. mon langage de coach. Et en fait, c'est avoir une structure intérieure. Moi, j'ai une structure intérieure qui fait que si j'ai peur, ça se casse la figure. Au Covid, par exemple, on s'est regardé, Vincent et moi, tous nos chiffres d'affaires. Ça s'est passé avec Proleu. On ne savait pas que tant ça allait durer et on n'avait pas de chômage puisqu'on est tous mecs. On l'avait. Et là, on se regarde, on se dit, oh, on regarde notre réseau et on se dit, bon, on peut tenir combien pour moi ? Et après, on s'est réunis. Il y a deux solutions à ce moment-là, ou la peur rentre, et si la peur rentre, c'est foutu, t'es paralysé, tu gouches mal au dos, ou on essaie de trouver... Alors, j'ai une technique que j'apprends Les gens que j'accompagne quand ils changent de vie professionnelle, ça s'appelle la mesorée. La mesorée, c'est la meilleure solution de repli. Si c'est la merde, j'ai deux bras de jongles. C'est ce que je disais tous les jours. Il y a des dark kitchens. J'ai un CAP de cuisinier. Et ça va être cuisson. C'est ça. Même si je gagne 1200 balles par mois, ça me permet de survivre. Et en fait, ça permet au cerveau de ne pas rentrer dans la peur. Et donc, en fait, derrière le fait qu'on ait les tarteurs, on a pu commencer à proposer à nos clients d'animer des ateliers en visio, etc. Moi je croyais que je ne savais pas coacher en visio, j'ai coacher en vidéo. Toi qui viens de faire la relation avec le monde, vous avez été au final de ne pas être un écran. Ça s'est bien passé. Je découvre que c'est génial. Au début, les enfants étaient chez eux et que même une relation visuelle, ça allait bien. Et ça allait très bien. Et donc, en fait, on a la créativité qui est revenue. On a nos clients qui nous ont suivis. Cette période du Covid, ça a été vraiment tout ou rien. Je pense qu'il y a des choses qui ressortent là maintenant, aujourd'hui. Il y a ceux qui ont vu une opportunité et qui se sont dit, bon, je suis au fond du trou, qu'est-ce que je fais ? Je le fais autrement. Il y a ceux qui sont restés au fond du trou en attendant qu'on vienne les chercher et qu'on les sorte de là C'est assez dommage d'ailleurs, mais il y a vraiment une mise en place de créativité, qu'il faut poursuivre ou pas d'ailleurs, ou la peur, mais ça permet de se dire, je peux être créatif. Quand on crée son revenu, son indépendance, la plaie, c'est la peur. Il y a des hauts débats, il ne faut pas avoir une agilité financière. Donc moi, je te mets compte, je suis extrêmement rigoureuse sur l'argent. Ce n'est pas rigoureux dans le sens où je ne dépense pas, pas du tout. On ne peut pas faire du déni quand on est indépendant. Oui, ça ne veut pas dire, je n'en sais rien. Ce n'est pas possible. Souvent, je me dis aussi que l'histoire de la peur de l'indépendance, moi, je me dis de toute façon, même si tout s'écroule, j'irais faire caissière chez Carrefour. Et vous, de si vous, je serais la directrice du Carrefour, vous êtes pour la sorte. Mais j'irais faire caissière chez Carrefour, ce n'est pas très grave. Donc là, c'est la mesurée qui permet au cerveau de ne pas entrer dans un circuit de peur. L'entrepreneur, quand il crée son revenu, son indépendance, il ne peut pas avoir peur. Parce que... comment créer notre chambre avec les mains. Si on se met à l'envers, en fait, c'est foutu. On est figé. D'ailleurs, c'est ce qui fait un peu le lot des entrepreneurs. C'est à ça qu'on se repère aussi. C'est qu'on a tous un petit brin de folie quelque part qui fait qu'on s'est lancé avec plus ou moins de cadre. C'est ce qui fait qu'un jour, on y est allé, qu'on a remis la peur de côté. C'est quoi ton ambition aujourd'hui ? Qu'est-ce que tu as envie de faire ? Est-ce que ce qu'il faut aujourd'hui, ça va bien ? Je n'arrête pas de dire aux gens, Quand on me dit « J'ai 40 ans, c'est trop tard pour changer de vie » , je dis « Pardon ! » J'ai vraiment commencé le métier de mérère. à 56. C'est le côté de mon métier de rêve. Je suis faite pour ça. Mais avant, tu n'aurais pas été faite pour ça. Non, parce que je n'avais pas la maturité. Donc, j'ai un métier et j'ai la chance de pouvoir l'exercer longtemps parce que plus je m'imature et plus je suis bonne dans mon métier. Donc, je vais l'exercer longtemps. Je peux appuyer sur les boutons retraite. Je vais bientôt avoir la virginité. Je l'appuierai peut-être pour avoir de l'argent ou pas. Mais bon. Oui, oui, en même temps, tu as déjà le loyer, la retraite. tu as trouvé ton socle et c'est le parcelling. Il n'est pas question pour moi. Tu te vois à la télé, tu appuies sur le bouton retraite et que tu te mets devant la télé, il n'y a pas de chance qu'il ne se passe pas. On a toujours plein de projets. Et aujourd'hui, comme ta famille te voit par rapport à ta réussite, tu as réussi tout au long de ta vie, tu as aidé à l'obligation familiale. Aujourd'hui, comment tu imagines que les gens te voient par rapport à ta indépendance financière ? Je ne sais pas s'ils me voient comme une femme indépendante. Je dis ça par rapport à mes oncles qui sont vieux messieurs. Je ne sais pas, comme j'ai toujours été d'abord avec mon mari et puis ensuite avec mon deuxième mari. Je ne sais pas s'ils imaginent que je sois si indépendante. C'est vrai. Non. Tu penses qu'ils voient en toi la jeune femme brillante, mais qui reste accompagnée, qui a besoin de... Oh tiens, bonjour, je suis un gars. Oh, ça c'est bon, c'est ton mari qui gagne de sa vie parce qu'elle a une belle maison. Ouais, Wolf, tout ça. Ouais. Je sais pas s'ils savent qu'en fait cette maison, je l'ai rachetée à mon ex-mari. Je sais pas s'ils savent ça. C'est vrai ? Et t'as jamais l'occasion de... Je suis sûre que tu ne savais que. Je sais pas, sans avoir besoin, mais au moins, se dire, bah, je suis arrivé quand même. J'ai plus la sensation d'être arrivée, j'ai l'impression d'avoir cheminé, en fait. Mieux que d'être arrivée quelque part. Et donc, la vision de ces messieurs dont tu dis, t'es pas sûre qu'ils savent, mais le reste de ta famille, comment ils te voient d'après toi ? Une femme fantasque. Elles ont vendu des soutiens-gards, elles ont fabriqué des soutiens-gards, puis après, elles ont fait de la cuisine, depuis maintenant. Hier, j'étais à une fête familiale, et j'ai un de mes vieux oncles, 92 ans, il m'a dit, mais qu'est-ce que tu fais dans la vie chez eux ? J'accompagne des gens. Qui a besoin d'être accompagné ? Je dis, nous sommes les nouveaux guides. J'en crois plus. Nous sommes les guides laïcs. Il y a des gens qui ont perdu du sens. Ah oui, c'est un beau métier. Et tes conférences avec ton mari, comment ils te voient ? Ta famille est très proche, comment tu penses qu'ils te voient ? Fantasque aussi. Suivant mes envies. J'ai appris à mes filles à ne pas avoir peur de manquer. Mes filles, elles sont incroyables. Elles ont l'impression d'être riches et elles gagnent 2000 euros. J'adore ça. Elles ont une façon de vivre qui est... Parce qu'elles sont écologiques, elles s'habillent en seconde main. Elles ont décidé de vivre à la campagne. Et en fait, elles... Mais j'arrive à mettre des sous de côté, par contre ! C'est ta prochaine voix ? Vivre avec 2 000 euros par mois ? Non, je ne sais pas. Qui sait, de façon ironique, parce que du coup, ça peut être un modèle à ce jour. Je la trouve incroyable, cette sensation d'être... Je t'envoie si, oui. Je trouve ça merveilleux. La sensation, ils ont une chance de dingue. Elles font un métier qu'elles adorent. Elles ne sont pas obligées de courir après l'argent pour se réaliser, en fait. Je trouve ça merveilleux d'avoir cette sensation d'abondance, alors que quand elles disent... La somme ? Si demain matin tu gagnes dix fois ce que t'as, une moitié scrompide mais 10 fois ce que tu as aujourd'hui Qu'est-ce que tu fais avec ça ? Qu'est-ce que tu fais de fou, que tu n'as jamais eu ou de raisonnable ? Je ne sais pas, qu'est-ce que tu en fais du coup ? Je fais un lieu pour les femmes. C'est quoi un lieu pour les femmes ? En fait, c'est un projet que j'avais créé avec des copains du CJD. On avait élaboré dessus, ça s'appelait Audassois. Oui, j'aime beaucoup ces mots qui finissent par O, c'est joli. Et en fait, l'idée c'était d'avoir un lieu, une maison pour les femmes, pour qu'elles puissent apprendre, avoir des espaces où elles peuvent déposer leurs enfants, vivre une conférence, des ateliers. Donc c'est une maison... Une maison d'hébergement, une maison d'animation de la journée en fait, d'apprentissage, de coopération, d'entraide, de cercle de femmes, d'échange. On avait tout élaboré, mais il fallait des millions d'euros, ça y est, bon stop, on s'arrête. C'est une époque où c'était un peu la crise, on s'apprêtait à aller chercher des fonds, on ne l'a pas fait. Oui, si j'avais des millions, je ferais ça. Tu ferais ça ? Oui. Tu ferais donc la communauté d'une belle invention en fait. Ça fait longtemps que je me dis un jour, je fais un truc avec des femmes. Il y a un esprit militant autour des femmes et tu ne sais pas où le mettre en fait. Je ne sais pas où le mettre, j'accompagne quand même beaucoup de femmes. mais de vivre cet espace de sororité, d'inviter les plus grands intervenants. Un APM pour les femmes, quoi. Mais au-delà de l'APM, un espace où il y aurait des ateliers en sous-groupe, où il y aurait des espaces de thérapie, thérapie manuelle, de massage, de bien-être. Tout ça mélangé. Si j'avais des millions d'euros, je ferais ça. Mais sauf qu'il faut du foncier, il faut tout ça, et puis... Juste le mot de la femme, dire un peu qu'est-ce que tu dirais aux femmes qui aimeraient se lancer ou qui se posent des questions, qui disent la dépendance financière c'est pas pour moi, qu'est-ce que tu leur dirais d'une manière générale ? Je crois qu'elles ne réalisent pas combien elles ont de talent et combien elles sont incroyables. Réaliser combien incroyable, c'est pas être un but de sa personne Les femmes que j'accomplais, j'ai dit mais ça m'amusait, ça m'amusait vis-à-vis du monde et c'est donc se sentir toute petite Non, elles sont grandes elles sont grandes d'une façon infinie elles ont toutes les possibilités le champ des possibles Merci. Mais sauf qu'elles s'aménuisent. Elles ne prennent pas la parole. Elles n'osent pas. Elles ne prennent pas de place. Je pensais que c'était passé avec ma génération et pas du tout. Ça continue. C'est assez étonnant. Cette constatation, tu l'as aussi avec les femmes chefs d'entreprise ? Qui sont à la tête de leurs entreprises ? Un peu moins quand même. Bah quand même ! Je me suis formée dans un outil qui s'appelle la fraise de la diversité. Parce que je suis intéressée de la place des femmes dans la société. Et que dans la diversité, les femmes en font partie. Et là, comme j'ai ce background entrepreneurial... J'ai été l'animé dans des grandes structures, avec des codires, parce que je suis à l'aise avec les codires. Les PDG, tout ça, ne nous font pas peur. Force est de constater que quand on grimpe dans les sociétés comme ça, il y a l'ADRH et puis 8 bedins. Est-ce que l'indépendance financière peut-on s'y libérer un peu ? Parce que toi, il y a l'indépendance financière qui nous permet de faire des choix, mais il y a effectivement ce que tu dis, cette espèce de poids social où il ne faut pas se vanter, etc. J'ai cette impression, c'est pour ça que je te demande si tu as plus d'expérience que moi. que quand tu deviens femme chef d'entreprise, tu te libères un peu de ça. Tu lâches un peu les chaînes sociales qui t'obligent à être humble, gentille, tout en calme, etc. Et ce qu'elle a appelé, ça se lâche un peu, ça. Pas tant que ça. Grandir, par exemple. Faire de la croissance externe. Les autorisations-là, quand les hommes, quand ils sont chefs d'entreprise, c'est plus dur. Mais quand il y a une femme, quand je les accompagne, même en tant que dirigeante, ça dépend des formes, des caractères. Mais quand même, il y a quelque chose de... Mais qu'est-ce qu'on va dire ? Et si je devenais puissante ? donc si tu as un conseil à leur dire c'est devenue puissante La puissance, ce n'est pas le pouvoir. Ne pas écraser les autres. Tu sais, tu as raison. C'est rayonner, en fait. Écoute, on va rester sur ce mot. Elle a fait se dire. Moi, je te remercie beaucoup de cette conversation que j'ai trouvée passionnante. J'ai découvert ton parcours. Très intéressant. Je pense que ça va inspirer plein de gens sur l'histoire. j'ai adoré il n'y a personne comme moi écoute je vais le fabriquer moi j'adore vraiment j'adore ce parcours puis ça ça donne plein d'idées aux gens c'est à dire que il y a quelque chose que t'as pas peut-être que d'autres en ont besoin c'est ça c'est un vrai début de parcours entrepris c'est un peu j'ai envie de mettre en avant donc merci beaucoup d'avoir permis ça et puis voilà bon courage c'était chouette merci merci