- Speaker #0
Bonjour, Karine Rouvier, je vous invite à venir passer un petit moment avec mon univers de femme chef d'entreprise. L'idée étant de vous partager les joies et les galères de l'indépendance financière des femmes. Je reste convaincue qu'à travers l'égalité homme-femme, pour moi c'est surtout l'indépendance financière qu'il faut absolument défendre. Et donc je vous emmène dans mon univers pour rencontrer des femmes indépendantes financièrement et peut-être un jour leur mari. Vous venez avec moi ?
- Speaker #1
Bonjour Virginie. Bonjour.
- Speaker #0
Merci d'être venue depuis la Normandie jusqu'à Léon.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
Donc je crois que c'est toi qui as fait le plus de route jusqu'ici.
- Speaker #1
C'est ce que j'ai rencontré, oui.
- Speaker #0
Voilà, donc merci beaucoup d'être ici, donc chez Léon. On te reçoit dans la salle secrète, il me semble. Ici on a la salle secrète. On a caché un petit truc, on va vous expliquer dans deux minutes. Qu'est-ce que c'est ? Parce que là on doit le voir dans le champ. Et là on va demander à l'hélicoptère. Donc l'idée de ce podcast, c'est de parler de l'indépendance financière des femmes. Alors pour le moment, surtout chef d'entreprise, que c'est comme un peu mon petit donneur, les chefs d'entreprise. Et puis l'idée, c'est de voir un peu à travers ta carrière, tes activités, etc. À quel moment tu es devenue indépendante financièrement ou pas ? Ou est-ce que ça a monté, descendu ? Est-ce que c'est un long fleuve tranquille ? Donc l'idée, c'est... Oui, c'est rarement un long fleuve tranquille.
- Speaker #1
C'est rarement, voilà.
- Speaker #0
Et donc l'idée, c'est d'avoir un peu... Un aperçu à travers peut-être ton socle familial, peut-être tes études, tes différents emplois, etc. On n'est pas obligé de tout dérouler comme ça, mais en fait, l'idée, c'est que tu m'expliques un peu, qu'on puisse tous se comprendre. Comment est-ce qu'on peut devenir indépendante financièrement ? Comment c'est possible ? L'idée, c'est de montrer aux femmes que c'est possible de devenir indépendante financièrement, quelle que soit la situation dans laquelle on est au départ. Parce qu'au fur et à mesure qu'il y a des femmes qui viennent, il n'y en a aucune qui a la même situation au départ et c'est très enrichissant. Donc voilà. Je te laisse la parole, mais juste avant, je vais te poser une question. Comment est-ce qu'on t'appelle ? et ce qu'on t'appelle entrepreneur, entrepreneuse, chef d'entreprise, DG, président, patronne, la bosse. Tu m'arrêtes pas, je continue.
- Speaker #1
Ben, j'ai dirigeante. Moi, souvent, c'est ce que je dis. Maintenant, comment on m'appelle ? Donc, dirigeante. Tu aimes ce que tu dis ? Ouais, ben, ça te va. Ouais, oui. Oui, parce que je suis en entreprise individuelle, déjà. Donc, je ne suis pas responsable non plus. Enfin, je suis plus que responsable parce que la responsabilité est un peu plus grande en entreprise individuelle.
- Speaker #0
J'ai quand même tant de patrons.
- Speaker #1
C'est quand même moi le patron. Je ne suis pas gérante, je ne suis pas queue. Si l'entreprise ne tourne pas et que ça va mal, j'ai aussi tout ce qu'il y a derrière. C'est bien, il y a beaucoup plus en jeu. Au niveau de l'entreprise, l'entreprise, elle a le bien pour me charrier, dire chef ou...
- Speaker #0
Ah, donc tu as le chef aussi, alors. Oui, mais ça, c'est vraiment pour me charrier.
- Speaker #1
On a un grand jardin, mais vous m'appelez Virginie. Pourquoi vous m'appelez chef devant les autres ?
- Speaker #0
Alors, on a Audrey qui est passée ici. Les gens l'appellent Lady Boss.
- Speaker #1
Ah, oui, c'est mignon. Ça,
- Speaker #0
c'est pour la petite histoire aussi, voilà. Donc ça, elle te l'offre.
- Speaker #1
Si tu veux l'utiliser, elle t'autorise. Elle te donne à tout le monde. Virginie, ça me va très bien. Donc Virginie, ça me va très bien. Voilà. Je trouve qu'au niveau de l'équipe, je pourrais faire ça beaucoup plus sympa. De toute façon, on passe toute la journée ensemble. Oui,
- Speaker #0
oui.
- Speaker #1
Là,
- Speaker #0
c'est plus pour le dire. C'est plus pour dire comment est-ce que toi, tu te sens. Donc toi, tu te sens dirigeante. Voilà. C'est bien.
- Speaker #1
Moi, je me mets comme ça. Maintenant, je me sens, comment dire, un peu plus salariée, vous faites, de mon entreprise. Étrangement. Je ne me suis jamais sentie vraiment... Débrouillée. La patronne, même si quelque part, il faut quand même diriger. Et puis, ça, c'est un petit peu dans mon ADN parce que j'aime bien organiser aussi des gilets, faire des choses à côté et toujours organiser. J'aime bien fédérer. Mais je n'aime pas être au-dessus. En fait, en gros.
- Speaker #0
Ça, c'est l'humilité qu'on nous a appris quand on était jeunes. Oui,
- Speaker #1
complètement. C'est ça. C'est ça. Mon parcours de vie, ça a été ça. Et voilà.
- Speaker #0
Et donc, du tout, à travers justement ton parcours, parce que tu parles de ton parcours de vie, que... entre ton socle familial, tes études, etc. Est-ce que tu peux nous expliquer un peu le fil rouge pour qu'on comprenne à quel moment...
- Speaker #1
C'est atypique.
- Speaker #0
Déjà, à quel âge tu es autonome financièrement ? Moi,
- Speaker #1
je suis partie très jeune de chez moi parce que j'avais une mère assez autoritaire. On le sait dans les détails. Il y aurait beaucoup à dire. pour le pourquoi, comment, de tout ça. Et donc, je partais régulièrement de chez moi parce que je n'aimais pas les contraintes, je n'aimais pas tout ça. Bon, j'ai été jusqu'à... Enfin, il fallait que je reste chez moi, il ne fallait pas que je sorte. C'était un peu compliqué. Et en gros, pour faire court, Aurélie a 17 ans, je suis partie. D'accord. Je suis partie avec rien. D'accord. Voilà. Je suis partie avec rien et donc, j'ai découvert un petit peu la rue.
- Speaker #0
À Caravane ?
- Speaker #1
Oui, carrément.
- Speaker #0
D'accord. Là, plus d'indépendance financière, on parle de...
- Speaker #1
Là, c'était l'indépendance.
- Speaker #0
Là, on parle de l'indépendance à l'état brut.
- Speaker #1
C'est ça. avec toutes les galères qui vont avec voilà mais c'est ça a permis de comprendre d'apprendre beaucoup de choses aussi de rencontrer des personnes aussi donc ça veut dire qu'à 17 ans tu arrêtes tes études du coup oui continue donc tu arrêtes tes études alors tu pars ouais vas-y pour la petite histoire en fait moi je voulais être styliste D'accord. Voilà, donc le dessin était déjà un peu présent. Parce que je m'ennuyais aussi beaucoup dans ma chambre. Et donc, l'ennui a du bien, a du bon de ce côté-là. L'ennui a des vertus. Mais oui. De révéler certaines passions un peu méconnues. Donc, j'ai toujours, je crétionnais, toujours, j'étais vraiment accélérée. Et puis, il ne fallait pas que je partais dedans. Il fallait que je continue, il fallait que je fasse des études, il fallait que je fasse ça.
- Speaker #0
Ça, c'est ton éducation française. Ça, c'était mon idée. On t'a dit que tu allais faire des études plus sérieuses.
- Speaker #1
Oui, parce que ma mère venait d'un milieu où, en tant que femme, il fallait aussi avoir des études si on voulait se faire entendre, si on voulait être respectée.
- Speaker #0
Donc, elle avait quand même déjà des valeurs féministes. Ah,
- Speaker #1
ben complètement.
- Speaker #0
Même si c'était au toit de l'effet, elle a quand même eu des valeurs féministes. C'est un peu compliqué. Parce qu'avec l'indépendance, sinon, on s'y arrive.
- Speaker #1
Moi, ma mère, elle apprenait le féminisme, l'indépendance. Même si pour moi, essayer de me couver, de faire en sorte de protéger ta petite fille, mais la petite fille, elle avait un petit peu ce caractère-là aussi. C'est ça. Et donc, à 17 ans, je suis partie. J'ai fait un petit parcours de vie, voilà, comme ça.
- Speaker #0
On peut en parler de la rue ou pas ? C'est très gênant. Tu peux nous expliquer un peu ? Tu as vraiment dormi dehors à 17 ans ? Oui. Tu étais à Drouet, tu as dormi dehors. Tout ça, les désapaises.
- Speaker #1
Oui. Alors, la manche, au fer.
- Speaker #0
Et tu étais sur Rouen ? Sur Rouen, oui.
- Speaker #1
J'étais punk.
- Speaker #0
D'accord. C'était pas une petite chute, ça. À 17 ans ? Non, mais c'est ça. C'est la plus belle crête d'or. C'est vrai. Déjà l'artiste. L'artiste, oui, c'est la plus belle crête. Parce que là, pour le coup, on part de la jeune fille à 17 ans dans la rue à la jeune femme, enfin, la femme qui tu es aujourd'hui, qui devient... Tant qu'il connaît,
- Speaker #1
tu me dis maintenant, t'es chef d'entreprise, tu vois. C'est merveilleux, c'est tout, mais les gens le savent.
- Speaker #0
Mais c'est très intéressant en termes de modèle, parce que là, ça veut dire que tu ouvres une porte indoroyale aux jeunes gens qui sont au fond du trou aujourd'hui. C'est pour ça que je me permets de parler de ce moment de ta vie. J'imagine que ce n'est pas forcément très facile, mais...
- Speaker #1
Non,
- Speaker #0
je ne parle jamais. C'est vrai.
- Speaker #1
C'est vrai que là-dessus, avec 100 000 entrepreneurs que tu connais, je suis souvent intervenue dans les écoles, parce qu'eux, ils vont prôner justement l'indépendance, l'entrepreneuriat. et surtout au niveau des femmes. Et moi, qui n'avais pas du tout ce parcours-là et qui ne m'estimais pas capable du tout, parce que je viens d'un milieu où aussi, je ne savais pas ce qu'il fallait, et puis le syndrome de l'imposteur qui était déjà très, très présent. Donc pour moi, acheter une entreprise, c'était... C'était inatteignable. Ah, mais oui, c'était inatteignable. Ça n'était pas possible. Et encore, moi, là, je me suis retrouvée dans la vente. Donc c'était encore moins possible. Moi, qui voulais être plutôt en retrait, laisser-moi tranquille dans ma chambre dessinée. Et là, il fallait que je sorte dehors. que j'aille voir des gens, que j'aille voir eux. Ah non, ce n'était pas possible.
- Speaker #0
Et du coup, là, j'ai avoué que tu as fait ça, du coup, j'imagine. Et de détecter les bonnes personnes et de détecter les mauvaises.
- Speaker #1
Ça m'a permis de casser un petit peu l'écorce.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
De dire, allez, on s'en fout. On est comme on est. Voilà. C'est de vraiment... On les excelle, du coup, avec le côté hip-hop. Parce que là, la visibilité, tu l'as compris. Allez, allez. mais en même temps ça te proteste et dans une communauté qui du coup fait peur oui il y a ce côté funny en fait c'est ce côté là et puis du coup oui ça permet de voir un petit peu le regard des autres de voir l'impact que ça a c'est aussi pour ça que j'ai fini par arrêter parce que je cherchais la tranquillité je voulais accorder la liberté et je me suis rendu compte qu'en étant énormément visible en fait on n'est pas libre du tout
- Speaker #0
C'est une bonne conclusion.
- Speaker #1
Oui, parce que du coup, on est limite de tous. Et donc, on se fait remarquer. Et voilà.
- Speaker #0
Comment tu sors de la rue ? Tu sors de la rue au bout de longtemps ou pas ?
- Speaker #1
Non, je suis restée un bon six mois. D'accord. Après, je suis tombée amoureuse.
- Speaker #0
Tu es tombée amoureuse. Et du coup, là, tu reviens un peu plus dans les clous ? Ou tu t'échilles ?
- Speaker #1
Je vais revenir un petit peu sur la rue. Parce qu'il y a quelque chose sur les a priori qu'on peut avoir. Ça m'a appris quelque chose. C'est qu'il y avait un clochard. Lui, il m'a marqué. Quand on n'allait pas bien et tout, on allait voir. Parce que c'était un médecin allemand. D'accord. Et il avait perdu dans un accident sa femme et ses deux filles. D'accord. Et du coup, il a été anéanti. Mais je crois qu'il n'avait pas pu justement se suicider. Mais du coup, il s'est retrouvé dans la rue parce qu'il était encore perdu. Donc là, j'ai vu les choses autrement. Ce n'était pas spécialement des personnes. Je me suis dit, ça peut arriver à tout le monde aussi. c'est la vie qui peut avoir des moments. Et de voir cet homme qui était médecin se retrouver dans la rue, être perdu, ce n'est pas spécialement des personnes qui ne savent rien faire.
- Speaker #0
Est-ce que ça t'a donné une meilleure vue de toi-même ? Le fait que ce médecin puisse être dans la rue, qu'il soit en égale, mais du coup...
- Speaker #1
Pour moi, c'était dans la rue. Dans la rue Touré 2,
- Speaker #0
par exemple. C'était dans la rue Touré 2. Est-ce que du coup, tu ne te dis pas au final, peut-être que je mérite quelque chose de mieux ? Je me suis dit, mais au final, de quoi je me plains ? Ah, de quoi tu fais le plat ? T'as raison, avec 17 ans, t'es dans la rue, tu peux pas boire rien. Attends, c'est normal.
- Speaker #1
En gros, ma vie est belle. C'est ça, ta vie est belle. Mais ta vie est belle. De quoi je me plains ? Je me plains parce que mes parents, mes machins, on est quelque part, j'ai tout à construire, tout va bien. Et puis, ça m'a permis de rencontrer des personnes qui étaient pires que moi. Qui avaient des histoires de vie qui étaient plus compliquées. Donc, quelque part, je me suis dit, bon, ma cocotte, voilà.
- Speaker #0
Donc, du coup, tu dois pas réhabiliter. Tu dis, je rentre dans ton destin en main.
- Speaker #1
Du coup, je rencontre un homme, donc un métier, voilà, on finit par sortir. Donc là, c'est encore une autre histoire, je ne veux pas rentrer là-dedans, mais...
- Speaker #0
Est-ce qu'entre-temps, tu bosses ou pas ? Est-ce qu'à quel moment tu commences à bosser ?
- Speaker #1
En parallèle, alors oui, j'ai vu que de toute façon, je ne pouvais pas continuer depuis l'hierbe normale, donc on a fini par dire à mes parents... Il faut qu'elle fasse une voie de styliste. Ma veille dans le dessin. Donc, je commence à faire un BEP, vêtements, mesures et créations, pour me préparer au styliste. Et là, j'étais sur Rouen. Et en fait, j'allais à l'école en stop. D'accord ? C'est où j'étais partie. Donc, voilà. J'ai fait... Donc, sur mes deux ans, j'ai fini par l'avoir. Mais j'ai mal une année au lieu de deux. Bon, ça n'a pas plu à certaines qui bossaient, qui bûchaient, qui... Et mon côté créatif... J'en garde un bon souvenir parce que les profs, la CPE, me pouveraient, disaient machin, le stop n'a pas marché. Bon allez, d'accord, signé. Donc je suis partie avec ça et puis à côté de ça, j'ai vendu. J'ai vendu des dessins. J'avais rentré 15 ans du stop, un mec qui avait une boutique de cuir qui m'avait dit, écoute, et je crois qu'à l'époque j'avais du léman. c'était 170 c'était énorme pour moi c'était Et donc, j'étais super contente. Ça m'a permis de me dire, ah, si lui croit en moi, il y a peut-être possibilité de faire quelque chose. J'ai travaillé un peu dans les chapeaux. Alors, j'ai rencontré une petite dame, elle était en Réunion Norte et tout. C'était vraiment un super moment. Et puis bon, après, j'étais avec cette dame-là. Mon père, passé 50 ans, qui lui était commercial, a décidé d'y être sa pote. D'accord, donc, ils vont à ses parents, mon père s'en va, il monte sa boîte, et puis, du coup, j'y allais pour essayer de lui donner un petit coup de main, comme ça, de temps en temps, pour me faire un peu d'argent. Donc, tu deviens commerciale ? Non, non, non, non, sérigraphie. Alors, lui, en fait, c'était dans les objets publicitaires.
- Speaker #0
Le coup de main, c'était que dans l'arrière-salle, pas ?
- Speaker #1
Donc, et il avait développé, parce qu'il s'était rendu compte que la partie marquage... Il y avait de quoi se faire un petit peu d'argent. Et que les entreprises avec qui il bossait avant, il se faisait pas mal de trucs. En gros, c'est ce qu'il s'est dit. C'est fini. Moi, j'ai mes clients. Je vais marquer aussi. Donc, on a commencé à faire le marquage. C'était dans son garage. Bref, au début, j'y allais. Moi, le côté artiste, tout ça, ça me plaisait. Faire de la sérigraphie, c'était génial. C'était super. J'ai été formée un petit peu comme ça.
- Speaker #0
Et là, tu as quel âge à ce moment-là ?
- Speaker #1
Là, c'était, oui, j'avais 18-19. Maintenant, quand je continue, j'avais 18-19. Je le faisais un petit peu, puis j'ai continué à le faire un peu plus. Mais là, est-ce que tu étais autonome financièrement ? Non, toujours pas. Non, toujours pas. Non, parce que je suis avec quelqu'un. Alors, je faisais mes études aussi à côté.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
J'ai essayé de trouver aussi après, de monter sur Paris, mais ça coûtait trop cher. Il n'y a pas beaucoup de gigotés, en fait, dans tout ça. Les parents n'avaient pas de moyens.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Je continuais toujours à aller dans l'entreprise de mon père. Et puis, après, à fin des années 21-22 ans, j'ai appouché d'une petite fille.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Et donc là, l'indépendance financière, elle s'est faite bien ressentir.
- Speaker #0
C'est ça. Donc là, à cette époque-là, tu n'es pas indépendante financièrement ?
- Speaker #1
Non.
- Speaker #0
Donc comment ça se passe, ta vie, à ce moment-là ? Quels sont les choix que tu as associés ? Pour mon compagnon. Donc à l'époque, ton conjoint, c'est toujours le même ou pas ? Oui. D'accord. Donc ton conjoint, tu l'apportes à cette époque-là, qui travaille, tombe enceinte. travaille pas tu as juste ce petit bout avec ton père c'est rien et du coup tu es totalement dépendante en fait. Est-ce que ça réduit tes choix possibles dans ta vie ou pas ?
- Speaker #1
Est-ce que tu as des regrets des remords à l'époque pas maintenant mais à cette époque là en fait ce que je cherchais c'était plus de la stabilité en fait je me cherchais aussi quoi mais que c'était je laissais on verra le lendemain je crois que ça s'est mis un petit peu tu vois c'était je me laissais porter et le fait et le c'est vrai que quand je suis tombée enceinte et quand là c'était un électrochap qu'on fait qui s'est passé enfin bon c'est je suis passée de bête il y a la lutte le temps de m'y remettre en fait ah oui oui il y a eu un truc qui s'est passé là une prise de conscience et donc du coup avec cette prise de conscience là bah j'ai pris recul sur un petit peu tout j'ai vu aussi avec le mari tout ça j'ai dû travailler un peu plus parce que je voulais être un peu plus indépendante et en tant que mère pour subvenir aux besoins de ma fille au cas où ou juste subvenir ? non pour moi c'était dans mon ADN en fait il y avait besoin de Merci. d'être un peu plus responsable, je ne pouvais pas dépendre de quelqu'un. D'accord. Même si c'était le père.
- Speaker #0
Mais ce n'était pas au cas où, c'était vraiment...
- Speaker #1
Non, tout de suite. C'était, ok, tout de suite. Oui, tout de suite. Et là, au fait, l'entreprise avait été reprise par un mot-faire. D'accord. Voilà. Parce que c'était les gars qui ont repris l'entreprise.
- Speaker #0
Ah, ça m'en parle ou pas de ça ?
- Speaker #1
À ce moment-là, si tu veux, on ne m'a pas proposé. Je pense que j'aurais dit non de toute façon, parce que pour moi, ce n'était pas possible. Mais j'ai été élevée aussi là-dedans. Oui, c'est ça en fait. Ma mère vient du monde de la culture. Et les terres, au départ, c'était Ausha qui devait reprendre. Avec l'âge, en grandissant,
- Speaker #0
tu te rends compte de beaucoup de choses. On a tous ça derrière nous, le fait qu'elle s'était de père en fils, qu'elle est fils, qu'elle est après. Et du coup, est-ce qu'on en parle ? D'abord, est-ce que ton père a su ? rendre la société profitable ?
- Speaker #1
Alors, mon pauvre frangin, en fait, est décédé d'un accident de moto en 98.
- Speaker #0
D'accord. Donc, du coup, on n'aura pas... Moi,
- Speaker #1
je ne faisais pas ça. Non. Mais du coup, mon super frangin, il y avait... C'était un déficit de 100 000 francs quand je l'ai repris. Si tu veux, donc, j'étais sérigrave dans l'entreprise. Je travaillais avec mon frère. Mais c'était au frère, oui. Et du jour où il est parti, du jour au lendemain, mon père m'a dit, mais quoi tu reprends ?
- Speaker #0
Ah, donc toi, tu étais plané ?
- Speaker #1
C'est sympa. Non, oui, je peux dire non, je ne sais pas.
- Speaker #0
Quand lui l'a repris, c'est combien de temps avant ?
- Speaker #1
Ça faisait deux ans. Oui, c'est ça, deux, trois ans, quelque chose comme ça.
- Speaker #0
Ça faisait deux, trois ans qu'il l'avait. Donc là, à ce moment-là, personne ne se dit que Virginie est capable de reprendre une boîte.
- Speaker #1
Non, ça vient que des personnes. Non, elle n'était pas. Même pas toi, d'ailleurs. Ah non, et même quand je l'ai reprise, je n'étais pas capable.
- Speaker #0
Ça, c'est ce qu'on se dit. J'ai dit que ça avait 25 ans. Elle m'est sortie. Mais d'accord, donc au final, tu étais capable.
- Speaker #1
Bien, ben oui.
- Speaker #0
Donc, tu vois bien que c'est des trucs qu'on a dans nos têtes quand même.
- Speaker #1
Exactement. C'est dans nos têtes seulement. Il y a un message à faire. Quand je vais dans les écoles, c'est ça. C'est de dire, mais allez-y. Je pense que c'est plus une question de valeur. C'est ce que je me suis dit après. C'est sur le fait de... Pour moi, je rends service, en fait.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Tu vois ?
- Speaker #0
Tu n'es pas chef d'entreprise, tu rends service.
- Speaker #1
Alors, c'est ma façon. Oui, attendez. Ma façon, alors, pas sur le côté chef d'entreprise, au niveau du... métier, de ce que je fais, soit que des commerciales. En fait, où j'avais des... Alors,
- Speaker #0
pour faire une pause, il faut que tu nous expliques ce que tu fais, là.
- Speaker #1
Oui. Donc, l'entreprise, comme je te disais, faisait de la sérigraphie, vendait des objets publicitaires et faisait de la sérigraphie. D'accord ? D'accord. Et donc... J'ai repris. Donc, on allait dans les entreprises pour les bouddhistes, comme on a pu faire ensemble. Alors, à cette époque-là, on ne faisait pas trop de t-shirts, on n'avait pas trop de textiles.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Mais c'était des portes-monnaies. Tu allais voir tous les commerçants. Tu avais des portes-carte-brise, des stylos. On avait des machines pour marquer avec des tampons, des trucs. On faisait tout ça. Et donc, il fallait vendre.
- Speaker #0
Est-ce qu'on peut faire juste une pause pour que tu nous dises ce que tu fais concrètement aujourd'hui ? Parce que là, j'ai compris ce que faisait l'entreprise. Mais ce qui est intéressant, c'est que tu puisses dire... Je vous en prie. Qu'est-ce que fait ton entreprise aujourd'hui pour qu'on puisse mesurer les progressions ?
- Speaker #1
Aujourd'hui, je fais de l'impression textile et je suis dans le conseil. Je vais proposer des objets du textile publicitaire. Et je suis beaucoup plus dans le conseil parce qu'il y a tellement de choses, il y a tellement de choix que je vais essayer de trouver l'objet approprié. Et après, au niveau du marquage, on a gardé un petit atelier de sérigraphie, principalement pour du textile et un petit peu de l'objet. Et après, j'ai des partenaires qui sont spécialisés dans différents domaines avec qui j'ai l'habitude de travailler.
- Speaker #0
Et donc, la référence à ce que tu nous dis, c'est qu'à l'époque, il y avait plus de choses dans l'atelier.
- Speaker #1
À l'époque, on dit tout.
- Speaker #0
Et en tout cas, c'est la Chine qui est repartie avec tout ça, c'est ça ?
- Speaker #1
Oui, un peu de ça. Exactement, c'est très bien. C'est ça. Et en tout été, en fait, on travaillait beaucoup avec les entreprises, les confrères de la région. D'accord. Ils étaient très formateurs parce que j'ai quelques requins qui voulaient travailler. Ça veut dire que dans le monde de la publicité, la petite Virginie qui est arrivée, « Mais t'inquiète pas, tu vas être payée. Mais t'inquiète pas. » « Tu vas me refaire ça, mais t'inquiète pas. » Donc, tout ça, et puis sur le côté…
- Speaker #0
Donc, tu as quel âge quand tu reprends la boîte à l'époque ? Parce que du coup, tu as pris violemment la boîte. Oui, j'avais 28 ans. À 28 ans, on m'avait dit « Tiens, au final, tu reprends la boîte. » Donc,
- Speaker #1
le décès de ton frère, tu le mets de côté, tu le claques et tu reprends. Et puis, le choix…
- Speaker #0
Est-ce que tu as eu le choix à l'époque ?
- Speaker #1
Non.
- Speaker #0
C'est toi qui t'as pas donné le choix ou vraiment on t'a dit t'as pas le choix ?
- Speaker #1
On m'a pas dit t'as pas le choix.
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
Mais si tu veux, au niveau d'une liste de doigts familiales, il y avait tout un... Enfin, je pouvais pas laisser tomber. Ouais. C'est ça.
- Speaker #0
Si par exemple, admettons à l'époque, t'avais déjà mis un boulot complètement ailleurs où tu finis très bien ta vie, est-ce que du coup tu te serais dit j'ai le choix ?
- Speaker #1
Avec des sites, je sais pas.
- Speaker #0
Ouais. Je sais pas. Parce que l'idée c'est vraiment de voir est-ce que l'indépendance financière ça crée des choix ou pas. Là t'étais pas indépendante financièrement, du coup tu t'es dit j'ai pas le choix.
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
Et en fait, c'est un peu ça l'idée. Ça ne veut pas dire que c'est bien ou que ce n'est pas non. Il n'y a pas de jugement, mais l'idée, c'est de se dire, je n'ai pas le choix, j'y vais.
- Speaker #1
Il faut y aller, on y va.
- Speaker #0
Tu n'as pas le choix,
- Speaker #1
tu vas là-bas. Donc, tu fonces la tête et tu viens à Chalais. Et tu viens à Chalais de Troc-Péz et puis on verra bien. On va aller à Chalais. Je suis assez bornée quand même de caractère. C'est-à-dire ? C'est tout le monde. J'aime pas trop les refus, j'aime pas trop les... Et en fait, j'étais un peu élevée, je crois, avec beaucoup de recul. Je me suis rendue compte que les interdictions, quand tu dis non, ça t'as pas le droit, ça t'as pas le droit. Si je suis partie il y a 17 ans, c'était un peu ça, quoi. Ah ben, j'ai pas le droit. Ah ben, tiens. Et donc, ce côté-là, et en fait, même si personne m'avait dit t'es pas capane, je le ressentais quand même.
- Speaker #0
Tu ressens le fait qu'on te donne une entreprise, on te dit... t'as pas le choix, tu prends l'entreprise familiale, t'es pas capable.
- Speaker #1
Et il y avait ce côté... Le côté, qu'est-ce que ça va donner ? Même si mon père croyait, voulait y croire, mais il y avait moi aussi qui ne sentais pas capable. Il y avait ce côté-là. Je pense que tu...
- Speaker #0
Tu t'étais pas donné l'autorisation, en fait ? Non. C'est vrai qu'on est nombreuses, moi je suis pas trop concernée, en tout cas j'ai pas besoin d'être concernée, mais il y a énormément de femmes qui ne se donnent pas l'autorisation. En fait, c'est personne d'autre autour de toi, c'est toi-même, c'est ça. Si tu te donnes l'autorisation, au fil du temps, tu te l'es donnée. Ben oui. Il y a 25 ans. Parce que moi, le challenge,
- Speaker #1
tu as un peu le droit. Je me suis dit, on va y aller. Et moi, j'étais maman à côté. Donc, il y a ta marche. J'étais un peu obligée.
- Speaker #0
Et donc, tu récupères la société en négatif, tu dis. Et toi, tu as réussi à la remonter depuis. Au bout de 25 ans, je l'ai vu. Il paraissait que les sangliers finis devaient...
- Speaker #1
Ben non, et en fait, j'ai dû aller voir, justement, il a fallu faire un peu du porte-à-porte. C'était à l'époque, alors le truc, il fallait qu'ils m'hérifient. Je me dis, mais non, je ne suis pas pour faire ça. J'ai pas ça du tout. Les gens, vous ne voulez pas acheter ? J'ai un petit peu... Je me dis, non, mais ce n'est pas possible. Ce n'est pas possible. Et je suis tombée sur des chefs d'entreprise, des hommes. Je me rappelle d'autres... Une femme aussi, d'ailleurs, alors que je continue à avoir... qui m'ont pris un peu sous leurs ailes.
- Speaker #0
Qui t'ont vu arriver avec la petite jeune femme de 25, 28 ans, c'est ça ?
- Speaker #1
Ouais. C'est paternel qui m'ont formée un peu à la vente parce que je ne savais pas. Moi, je me rappelle toujours du « Ah ben ça, prenez ça, c'est pas cher. » Non, c'est pas cher. C'est plus intéressant.
- Speaker #0
C'est plus productif.
- Speaker #1
Et je me rappelle de ce monsieur-là, il avait 24 agences intérimes en France.
- Speaker #0
Et le gars, il prend le temps de te former. il y avait le côté familial je crois c'est dur mais il y a surtout le monde magique des entrepreneurs que peu de gens connaissent en fait quand t'es entrepreneur tu t'en rends compte pour peu que tu poses des questions et quand t'es en dehors du monde de l'entreprise tu sais pas qu'en fait tu peux demander de l'aide aux autres entrepreneurs et qu'ils te le donnent assez facilement on sait qu'entre entrepreneurs même si on n'a pas alors il y a les syndicats il y a tout ça mais néanmoins il y a un vrai effet collectif et moi j'ai réellement je sais pas si c'est à ce point sur le leader parce que des fois on n'est pas toujours d'accord entre les uns mais il y a quand même un effet collectif Et moi, j'ai régulièrement été demandée à des chefs d'entreprise qui sont bien au-dessus de la taille de ma boîte. Est-ce que tu as un peu de temps ? Est-ce que tu peux m'expliquer comment ça marche ? On ne m'a jamais dit non. Quels que soient les gens auxquels j'ai demandé, même des choses qui sont très différentes de mon domaine, on ne m'a jamais dit non. Et c'est étonnant, tu vois, que quelqu'un ait pris le temps de t'expliquer comment on vend. Alors que le mec, il avait 21 ans, il vendait des choses, il vend. et t'expliquer comment le vendre c'est quand même incroyable les chefs d'entreprise donc tu vois que tes chefs d'entreprise avec une unité, une petite dirigeante t'es un vrai chef d'entreprise,
- Speaker #1
il t'a pris pour son égal c'est bon quand même il a peut-être vu un potentiel, j'en sais rien mais à ce moment-là c'était vraiment super simple et il y en a que je continue à voir d'ailleurs et souvent c'est ce qu'il me dit ça a bien changé, avant tu montrais presque tes prix d'achat et puis alors là maintenant tu discutes tu veux pas baisser les prix j'étais bien formée Je ne sais pas. et sur le côté de la vente il y a un moment alors je ne saurais pas tout dire comment c'est venu comment enfin si je sais c'est un jour je suis allée voir parce que je jordais j'avais du bal je ne voulais pas vendre même des personnes que je connaissais je ne leur disais pas ah tiens en fait si tu as besoin de stylo je m'en vais je ne me demandais qu'il l'avait fait je ne vous pourrais pas être là voilà oui j'attendais qu'il vienne vers moi et puis un jour je vois la personne ah bah sinon je t'ai fait des stylos bah oui je ne savais pas que je me disais ah bah c'est con tu aurais dû me le dire et là Là, c'est là que je me suis dit, non, je ne vais pas vendre, je vais répondre à un besoin.
- Speaker #0
C'est ça.
- Speaker #1
Ce n'est pas pareil.
- Speaker #0
Je vais répondre à un besoin. C'est ça,
- Speaker #1
du coup, quand je vais voir les gens maintenant, vous avez besoin, je peux vous aider. D'accord. Parce que je me dis, mais... Ils disaient, c'est mieux de passer avec moi, parce que moi, je vais me tout faire pour essayer d'être ensemble. Mais je veux que tout se passe bien. Je reste vraiment sur le côté local. Je veux essayer de l'essuyer jusqu'au bout. Et donc, du coup, je me dis, mais il faut quand même...
- Speaker #0
Tu t'es transformée, la dirigeante que tu es, ce que j'entends, c'est que tu t'es transformée en maman chaleureuse qui veut absolument que son petit soit bien couvert. C'est ça. donc tu vas m'attarder tu m'attardes tes clients t'es quand même chef d'entreprise c'est une vraie chef d'entreprise quand même ça change pas le problème c'est de la façon c'est ta méthode c'est ta méthode mais c'est quand même le principal c'est que t'obtiennes que ça fonctionne à ce que ta boîte soit rentable exactement voilà c'est ce qui est important aujourd'hui exactement donc aujourd'hui t'es à la tête de ton entreprise t'as combien de salariés aujourd'hui ?
- Speaker #1
on est trois donc vous êtes trois c'est déjà pas mal moi je vous le dis ça fait 25 ans qu'ils sont là je me rends compte que maintenant c'est très bien de dire que ça c'est longtemps c'est très très bien Ouais,
- Speaker #0
ouais, ouais, il est grand. Pas de temps de peur, ça veut dire qu'en plus, c'est un bon manager.
- Speaker #1
Ou alors,
- Speaker #0
tu les terroristes tellement qu'ils ne peuvent pas partir.
- Speaker #1
Mais le côté familial était important pour moi. Et par exemple, la secrétaire qui s'occupait de toute la partie administrative était notre voisine avant. D'accord. Alors, je dis on parce qu'il y a mon mari après qui est venu se greffer, mais pas à mon entreprise, mais au niveau des locaux parce que lui s'est mis aussi indépendant dans le courage. Donc, il en a voir. Au départ,
- Speaker #0
je me suis dit,
- Speaker #1
tiens, on enlève le bureau, comme ça, le bureau pourra prendre les appels, donner en tout de même. Et en fait, on a recherché plutôt des valeurs, plutôt que côté professionnel. Elle a une base, ça dit, tu apprendras. Et du coup, je suis tout traite, en fait. Parce qu'avec la Chine, c'est la généralité. Aujourd'hui, il faut bien faire ça. Faire du bétail,
- Speaker #0
ça revient quasiment à Chine. Parce qu'on a encore les savoir-faire locales. On a encore le savoir-faire des Chines.
- Speaker #1
C'est le déjeuner. Je travaille même avec une personne là, que je vais voir d'ailleurs demain, qui fait des sacs en lin, mais il est normandie. D'accord. C'est ce qui m'éclate parce que dans l'objet publicitaire, il faut avoir aussi, alors autre côté, chef d'entreprise. Ouais. Pour aimer ce que tu fais aussi. Et moi, c'est vrai, pendant un temps, tous les produits qui venaient de Chine, qui étaient au stylo, ou alors on en a marqué des produits. Oh tiens, je marque une pendule. Tiens, mais tombé. Oh, il y a un caillou dedans. Ils ont... Merci. Elle n'est pas si lourde, c'est pas... Il dit, non, je ne peux pas vendre ça aux clients. Ce n'est pas possible. Oui,
- Speaker #0
il y a un moment, tu as senti qu'il était arrivé aux limites de la qualité.
- Speaker #1
Je dirais que le Covid a eu du bon là-dessus.
- Speaker #0
Je sens depuis cinq ans un changement de paradigme là-dessus, toi. Oui,
- Speaker #1
oui. D'ailleurs, je pense que les... Enfin, tu me le diras aussi mieux parce qu'en tant qu'acheteuse, mais on fait beaucoup plus attention à ce qu'on achète maintenant, un peu plus attentif. Même si des fois, on va te poser des questions et puis on ne fait pas plus attention que ça, mais... Mais la provenance sur... Les gens sont plus sensibles. Oui, Nal. D'accord.
- Speaker #0
En parallèle de ton entreprise, donc, tu fais plein d'autres choses.
- Speaker #1
Et donc...
- Speaker #0
Tu as gardé ton esprit créatif. Oui. Alors, tu ne fais pas de robe. Non. Ton côté styliste a été transformé en entreprise.
- Speaker #1
Oui, c'est ça. Il n'y a rien de pas. Il n'y a rien de pas.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Et donc, j'ai toujours continué à faire des tableaux à côté. Donc, ce n'était plus des robes, mais bon, ça s'est terminé en tableau. Donc,
- Speaker #0
cette première œuvre que tu vends dans... D'autostop à 160 francs, depuis, tu as continué d'en vendre ou il s'est passé un grand moment avant que tu te remettes en vente ?
- Speaker #1
Ça va pas être un grand moment. Alors, autant pour vendre des produits, c'était pas facile, mais là, il fallait se vendre soi. Ouais, c'est pire. C'est pire, là. C'est voilà, là. Faut que je parle de moi, non, non. Les copains, ils voyaient ce que je faisais. C'était, ouais, ça va, ça va, bon, merci. Oui, tu dis ça parce que c'est moi. Voilà. C'est une tragédie, quoi. Allez, le banque, c'est carrément... C'est de la torture. Comment ça, tu pousses ça bien ? Et puis, un jour, on me dit, non mais attends, tu devrais essayer quand même. Tu commences à en avoir quelques-uns. Donc, ça commence comme ça. C'était en 2009, sur une petite maison de quartier.
- Speaker #0
Et puis, je fais une expo.
- Speaker #1
Et qui t'a décidé de parler avec eux ? Qu'est-ce que tu dis ? Les amis. C'est les amis qui t'ont dit qu'il faut que tu montes tes tablures, qu'il y ait une... Et qu'est-ce qui fait que d'un seul coup, tu t'es sentie...
- Speaker #0
À l'âge où j'ai été soutenue.
- Speaker #1
D'accord. C'est vraiment ton entourage qui te croit. C'est ton entourage qui te porte. C'est intéressant. Du coup, tu as un entourage solide.
- Speaker #0
Oui. Tu crois en toi. Oui.
- Speaker #1
oui bien plus que toi même d'ailleurs apparemment à bas complètement d'accord oui oui ah bah c
- Speaker #0
En fait, c'est... Notamment,
- Speaker #1
la calégemaras a monté.
- Speaker #0
Voilà, il n'y a pas eu que...
- Speaker #1
Il faut juste que tu montes au niveau des gens qui croient en toi. Juste que tu montes à leur niveau. Tu n'es pas obligé de les dépasser, mais au moins à leur niveau. Voilà,
- Speaker #0
voilà, c'est bien. Si j'arrive à faire plaisir, si ça fonctionne, bon, allez, tu me dis. Bon, allez, d'accord, j'y vais. Ok, d'accord, j'y vais.
- Speaker #1
Donc, cette maison de quartier, tu mets quelques tableaux ?
- Speaker #0
Je mets quelques tableaux, ça fonctionne. C'est un très bon retour. Les gens apprécient. Bon, aussi. Ils vont aussi. Pour exposer Aïeum. Ouais. alors pour faire court donc en fait c'est ça tu fais l'exposition et tu rebondis et ça j'adore et tu rêves d'autres personnes tu rêves tu rencontres un autre univers tu rencontres ta grande sacha pour la tuer et donc là j'en ai fait un j'en ai fait un autre j'en ai fait un autre je me suis retrouvée dans une petite ville de campagne aussi moi je fais court à chaque fois c'était original que t'avais du coup oui t'avais déjà ah bah non non non non c'était déjà original des fois vraiment là puis la sérigraphie ça coûtait super cher c'était des techniques mais compliqué quoi, il me fallait de l'argent, je dis pas il t'en faut pas.
- Speaker #1
Oui mais bon,
- Speaker #0
aujourd'hui c'est d'autres techniques mais là c'était des originaux des du monde et des petits genies. Enfin pour moi, on m'achetait déjà un tableau, c'était infaillible, c'était incroyable. Tu veux l'acheter, tu voulais que l'argent va se lecher ? Non, t'es sûre ? Et puis un jour, donc dans une petite, un petit village de Normandie, donc je fais une expo puis je mets un tableau. Et là c'était sur les femmes, c'est quand même un petit thème que je développe beaucoup. sur la violence faite aux femmes, pendant, bref. Et puis, il y a une dame qui était là, assez jeune, qui venait voir ça dans la mer, donc qui fait l'expo, tu vois, je connais, je vois, puis elle voit mon tableau, elle me dit, ah, je suis intéressée, et je lui vends 400 francs. Et elle me dit, je suis très contente, c'est génial, j'adore, c'est super, c'est machin, Vous auriez dû le vendre beaucoup plus cher. alors qu'elle avait des gouttes qui étaient des prix en plus les mots j'étais contente 400 francs et en fait cette fille là avait un atelier tout Paris alors là ils se disent wow donc je prends un peu plus confiance en moi de
- Speaker #1
cet atelier sur Paris elle te propose de venir travailler dans l'atelier d'exposer dans l'atelier elle avait un atelier qui faisait galerie en même temps à Paris Donc là,
- Speaker #0
on s'était posé à Paris. On était, voilà,
- Speaker #1
on devait se poser à Paris, quoi.
- Speaker #0
Me voilà là-bas pour une toile. Bon, elle m'a fait des reproductions cyniques, machin, je devais en avoir que Vidule, toi, que Jemaine ont vu. Bon, j'en ai encore gardé une petite. Mais au moins, ça m'a permis d'avoir cette aventure-là qui m'aura amenée jusqu'à Genève. D'accord. Notre exposition, parce qu'ils exposaient là-bas dans un salon et tout. Donc là, j'ai posé à Genève.
- Speaker #1
Et là, tu dis, peut-être que je suis artiste.
- Speaker #0
bon ok ouais super bah c'est quand je viens me nom du beaucoup tu viens j'ai mon étude rencontre puis on vient en famille tout le monde on va aller voilà découvrir je n'ai de tout ça va être super sympa là je revends encore ma fille dire ma dépression et tout ça avait des nils 5 des talents de portes c'était il était à 3000 on était pas sans drôle on pouvait pas en euros et en euros à 3000 et tout nouveau je n'en veux
- Speaker #1
Je me dis que ça fait partie du deal. J'étais au Récontent. Puis ils en vendent. Ils vendent tes tableaux ? Ils ont vendu.
- Speaker #0
Je me rappelle surtout parce qu'à cette époque-là, je l'ai collé. Il y avait du sport à l'école. qu'il ne faut pas faire du tout, surtout quand tu as du papier en son qui n'est pas super épais. Et c'est ce qu'on m'a raconté après. Alors, il y en a qui m'ont dit, mais attention, ceci, cela. Enfin bon, bref, quand la personne a reçu le tas de l'eau, quand il l'aurait livré, il aurait dit, ah ben, c'est sa condole et tout, je ne veux pas l'acheter ce prêt-là. Point. Au bout du compte, il y avait vraiment 1500 balles et puis j'ai récupéré 750 euros. Génial ! On me donnait même 500 euros ou même 250, j'étais super contente. Donc, du coup, là... Là, je me suis dit, ah, oui. Peut-être que tu crois un petit peu plus en toi. On va peut-être y aller. Et du coup, la vie peut être magique aussi, parfois. C'est que je me dis, le fait d'avoir appris à vendre un concept, mon métier, ça m'a donné des clés. pouvoir me vendre aussi, alors même si j'ai encore beaucoup à prendre, mais...
- Speaker #1
C'est un moment à expliquer la démarche. Là, ce n'est pas vraiment ce qu'on fait, ce qui est la démarche,
- Speaker #0
c'est parler. Parce qu'il faut vraiment essayer... J'essaye d'écouter un peu les conseils qu'on me donne, et j'ai un client, d'ailleurs, c'était un client qui m'en avait acheté un, et qui m'a dit, moi, tout ce qui m'intéresse, c'est de connaître l'artiste.
- Speaker #1
Oui, c'est ça.
- Speaker #0
Je veux savoir ce qu'il y a derrière, je veux savoir ce qu'il y a en masse.
- Speaker #1
Exactement. regarde je suis là Et l'idée, c'est que tu puisses nous expliquer. Alors, tu as choisi celui-là parmi une bonne trentaine que tu as ramené. Alors, quand tu nous expliques pourquoi celui-là ?
- Speaker #0
Alors, déjà, pour le format, déjà.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #0
Déjà. Les autres sont un petit peu plus grands, donc il était plus facile à expliquer. Et puis, il parle à tous.
- Speaker #1
Est-ce que celui-là parle à toi ? C'est ça la vraie question.
- Speaker #0
Ah ben oui. Alors, je l'ai fait pour moi. Ah, tu l'as fait par toi. Ben oui.
- Speaker #1
Tous les tableaux, je l'ai fait pour moi. Tu l'as fait pour moi. Il y avait la bâtisse en celui-là. On peut être fait à la commande. C'est fait pour mes lois.
- Speaker #0
Oui, oui, oui.
- Speaker #1
Tu l'as fait il y a combien de temps, celui-là ?
- Speaker #0
Celui-là, ça fait un petit moment. C'était un des premiers de la mémoire collective, comme j'expliquais.
- Speaker #1
Une dizaine d'années.
- Speaker #0
D'accord. Oui, donc une dizaine d'années.
- Speaker #1
Donc, il y a une dizaine d'années. Qu'est-ce qui t'a inspiré ce format ? La publicité.
- Speaker #0
La publicité. Bizarrement. Et puis, le côté aussi, il y a toujours... Alors, il y en a certains. Il y a un petit côté d'actualité. Il y a des trucs. Et puis, toujours avec une voix. J'aime bien aussi qu'un tableau... ramène du positif, qui est quelque chose de rigolo derrière. Et puis, la scène publicitaire, elle a été faite et refaite. Enfin, la scène publicitaire, je l'appelle la scène publicitaire, mais la scène, elle a été refaite. Et je trouvais qu'on était tous un petit peu, sur le côté mémoire collective, sur le côté mémoire collective, on avait tous, en fait, tous ces petits personnages-là déjà un petit peu présents. Et ça m'amusait, justement, de, quelque part, rester dans le collectif de tous. Donc le côté scène.
- Speaker #1
Quand tu démarres sur une feuille blanche, tu te dis j'ai attaqué la scène. Tu te dis ça.
- Speaker #0
Je le vois en fait, les trucs. J'ai des petits problèmes d'attention pour ça.
- Speaker #1
C'est vrai.
- Speaker #0
J'ai loupé la sortie tout à l'heure parce que j'étais sur un autre tableau. Non, non, non, il faut que tu te reconcentres.
- Speaker #1
D'accord, donc tu vois la scène. Et tu te dis, je m'attaque à un des tableaux de ce temps d'affaires aussi sur la Joponde, je précise. Donc tu t'attaques à des trucs qui sont archi, archi connus et refais, et tu dis, moi j'y vais. Moi, j'y vais. Je n'ai pas peur. Non, mais quand tu dis que tu ne mérites pas, que tu n'es pas sûre de toi, etc., les gens te portent.
- Speaker #0
Tu ne m'emportes pas à reproduire.
- Speaker #1
Non, mais justement, c'est pire encore.
- Speaker #0
C'est pire.
- Speaker #1
C'est que tu y vas sur des trucs qui sont archi connus, qui ont été refaits des centaines de fois, et tu dis, moi, je vais faire ma touche à moi. T'imagines quand même le niveau que tu as à faire. Non, mais quand même. Qui s'attaque à la joconde ?
- Speaker #0
C'est pas la scène quand même. Mais ce n'est pas la joconde. Non, mon Aliza, c'est l'artiste ici. Voilà,
- Speaker #1
mais néanmoins, tu t'attaques quand même à des vrais chefs d'oeuvre.
- Speaker #0
Des tendances.
- Speaker #1
Il faut être une artiste. Donc,
- Speaker #0
mon Aliza, il est là. Mais par exemple, mon Aliza, c'est un petit, c'est comment dire, un hommage aussi à Léonard de Vinci. Parce que tous ces tatouages, c'est les œuvres de Léonard de Vinci. D'accord. En fait, tous les tableaux que je fais, il y a un sens et il y a un message, il y a quelque chose. Il faut les lire, en fait, mes tableaux. D'accord,
- Speaker #1
il faut prendre le temps. Il faut prendre le temps de les éplucher.
- Speaker #0
tout ce qui est sur le tableau a un lien avec le thème. Et donc, mon Alisa, c'était reprendre justement toutes les œuvres de Léonard de Vinci. Et l'image qu'on voit derrière, c'est une image moderne, en fait, un paysage moderne, avec encore des œuvres qu'on utilise encore aujourd'hui. Donc, c'est un petit clin d'œil, en fait.
- Speaker #1
C'est l'arrière-arrière-petite-fille de Léonard de Vinci qui lui rend hommage.
- Speaker #0
C'est ça. c'est un petit côté ingénieur la Lisa je me dis tiens qu'est-ce qu'elle va dire aujourd'hui, comment elle serait la moderniser et donc la scène c'était tout le côté publicitaire tous les personnages de pub qu'on peut avoir et je trouvais ça rigolo de tous les mettre là parce que c'est des personnages qu'on connait et quelque part on est quand même bien alors si je veux avoir une deuxième lecture emblématique.
- Speaker #1
Oui,
- Speaker #0
la complète Noël, qui est très présente dans notre quotidien, qui va, je ne vais pas dire que c'est exactement pareil, mais il y a une deuxième lecture avec le Père Noël, avec le coca. Il fait de la bactose ensemble. Voilà, il y a un côté ludique et puis après on peut regarder. Il y a un côté un peu critique quand même. Un peu critique.
- Speaker #1
Est-ce que plus tard, on est toujours avec humour ? Je précise que ça, c'est un des sages. On arrive à voir la scène en une fois. Tu en as d'autres qui sont vraiment très... Oui, j'en ai d'autres. On avait plein de choses. Il faut les lire à plusieurs niveaux. Il y en a un peu là, il y en a un peu là.
- Speaker #0
Je vais prendre l'exemple du rock'n'roll. C'est parti du fait qu'on le faisait avant. Avant, il y avait des CD. Linda avait des CD et tu avais les pochettes d'albums qui venaient par elle. tu revois une pochette d'album, ça te ramène un souvenir, ça te ramène un moment et ça te ramène à des bons moments en fait. Et j'ai eu envie de m'amuser avec ça et c'est rigolo de voir parce que quand je leur parle, quand on me montre avec d'autres, on a l'impression qu'on était toutes dans les mêmes soirées. Non, c'est ce qu'on s'agit.
- Speaker #1
On était tous en un endroit. On les connaît tous en fait.
- Speaker #0
Là, comme je disais tout à l'heure, ce qui me fait rire, c'est la question que j'ai posée à Marjorie, c'est sur le côté collectif, tu vois, si je te montre Prosper, qu'est-ce qui vient à l'esprit ?
- Speaker #1
Alors. Je ne connais pas forcément. Prosper, c'était des gâteaux, je crois. C'est ça ?
- Speaker #0
Et Prosper, la musique, c'est ?
- Speaker #1
Je ne connais pas.
- Speaker #0
Tu ne l'as pas ?
- Speaker #1
Non, non, non. Je ne suis pas une grande fan de télé, moi, en fait.
- Speaker #0
Ah, tu ne l'as pas ?
- Speaker #1
Je ne regarde pas beaucoup. Marjorie l'a trouvée. C'est vrai, Marjorie l'a trouvée. La plupart, je les connais quand même. Bon, le Père Noël, ça me dit quelque chose. Oui, oui. Ça me dit quelque chose. Si ça, il y a Monsieur Propre, là, ça me dit quelque chose aussi.
- Speaker #0
Après,
- Speaker #1
McDo, j'ai donné 15 ans de ma vie quand même.
- Speaker #0
J'ai fait naître de l'ustucru, t'as dû, 20 heures, dans le camion. Mais en fait, c'est ça, c'est le petit truc.
- Speaker #1
Mais c'est sympa. Donc, quand tu prends une toile, tu sais exactement où tu vas. Tu prends ta toilerie, tu sais exactement où tu l'emmènes. D'accord.
- Speaker #0
En fait, il y a bien un travail avant.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #0
Parce qu'on est toutes doublées. Alors, quand tu verras, là, c'était à peu près placé. Mais sur les autres, en fait, je fais un travail d'assemblage.
- Speaker #1
Oui, je vois. Parce que là, on a pris une des plus sarides. Parce que je dis, oui.
- Speaker #0
Le domaine, ils sont plus sarides. Ceux avec le cinéma, j'ai fait période Covid, même s'ils travaillaient. pour ce qui nous mène, je vous advise à y avoir un peu de messe. Oui, bah oui, bah oui, il n'a pas vendu du gaz. Voilà, mais que ça lève, je sais quoi, bon bah, à trouver des choses, on va essayer de trouver quelque chose. Et donc, j'ai fait en fait tous les films cultes, et puis après, j'ai essayé de faire de façon à ce que ce soit à peu près joli. Donc, il y a tout un travail en amont.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #0
Je vois à peu près où ça va être placé. Alors, moi, je vois les extérieurs, parce que du coup, j'ai pas eu de formation en dessin. J'ai compris après que c'était en fait au milieu. Donc, là, quand on a eu 20 au milieu, moi, je commence par l'extérieur.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #0
et après je veux que l'oeil il dit ça titille ou tu promènes parce que quand on regarde tes théories tu montes tu redescends tu dis c'est ce que je veux d'accord et les personnes d'ailleurs qui ont mes tableaux me disent toujours mais je leur découle toujours si ça se la revoit je veux qu'à chaque fois ça étonne je veux toujours qu'on arrive à retrouver quelque chose je veux qu'il y ait voilà une lecture qui est plein de et ce qui est marrant ce qui est sympa c'est que même les plus jeunes en fait alors non ce sur celui sur le cinéma vont essayer de retrouver mais c'est des petits c'est fait par des codes des petites choses voilà c'est pas c'est pas les affiches de cinéma mais ouais je peux tu trouves toutes ces inspirations fait tu tu quoi d'abord à ni une idée en tête hier c'est gérer que c'est comme un puzzle en fait là en ce moment je suis en train d'en faire un sur les années 80 c'est ça ma question tu décides les années 80 du coup j'imagine que pendant deux semaines trois semaines tu vas que
- Speaker #1
Bah oui, tu vas être à la même époque. Mais du coup, ton cerveau créatif, il va être mobilisé sur les années 80. Du coup, tu ne fais pas trois... Ma question, c'est, tu ne fais pas trois œuvres en même temps ? Alors, j'en ai plein d'œuvres. Ah, voilà, tu en as d'autres qui sont aussi en attente aussi. Oui, parce que des fois,
- Speaker #0
il y a desquelles, on me dit, ah, je passe ça. Donc,
- Speaker #1
tu le démarres, mais... D'accord,
- Speaker #0
voilà, je note, des fois, je ne le développe pas. Mais par contre,
- Speaker #1
c'est toujours là. D'accord, pense toujours. D'accord, il est dans un tiroir. C'est ça, aller au banchier, à l'aéroport physique et puis par là. Et puis, tu ramènes des choses dedans, pour les assembler à ton appoint.
- Speaker #0
Question d'époque.
- Speaker #1
Oui, aussi.
- Speaker #0
À la joie, il y en avait un que j'avais fait sur la pollution. Je ne l'ai pas fini parce que... Je ne le sentais pas. Il sentait de l'eau. Oui, j'étais comme ça. Et puis, sur la route, je me dis,
- Speaker #1
c'est ça qu'il faut que je fasse. Je vais le rajouter.
- Speaker #0
C'est pour ça que je me dis qu'il ne pourrait peut-être pas faire que ça.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Parce qu'il me faut du temps quand même.
- Speaker #1
Oui, oui. de toute façon.
- Speaker #0
Et puis, ça me permet d'avoir, justement, de réfléchir, d'avoir le temps d'infection, de placer, de faire. Mais quand c'est en place, après, il faut que ça soit évité. Donc, du coup, je découpe, après, je place, je mets, j'envoie, puis j'apprends aussi.
- Speaker #1
Tu apprends les femmes ?
- Speaker #0
Oui. Sur Frida, Joséphine, Marilyn,
- Speaker #1
Coco. Oui, oui. Du coup, on apprend plein de choses. Oui, oui. C'est intéressant.
- Speaker #0
Et en fait, c'est... J'ai envie aussi de transmettre tout ce que j'ai appris. C'est que même les plus jeunes, en regardant, aussi un autre regard. Je repensais à Marilyn, comme j'en parlais tout à l'heure. Parce que moi, Marilyn, l'image que j'en avais quand j'étais beaucoup plus jeune, c'était la vidéo de la blante, la belle blande. Et en fait, tu te rends compte que pas du tout. Et puis, il y a tout un regard. Donc, c'est intéressant. Puis, il y a des petites phrases, il y a des petites choses qui sont dites. Comme il y en a une qu'elle a dit, par exemple, où elle dit que les femmes qui veulent être les gades de l'homme manquent d'ambition. Oui, c'est ça, c'est génial. C'est ça, c'est ça. Voilà, c'est ça la formule. Donc, c'est des petites phrases comme ça, des petites choses. Et donc, ça permet de connaître aussi la personne. C'est des petits hommages aussi. Et donc,
- Speaker #1
tu ne le fais pas sur commande, c'est que ce qu'il y a dans ta tête.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Une vraie créative.
- Speaker #0
Alors, sur comment j'ai essayé, j'ai fait pour des anniversaires, des choses comme ça. Là, je l'ai fait pour une amie où j'ai essayé de retracer sa vie. D'abord, il faut qu'elle ait les deux, c'est comme ça. Ce n'est pas facile d'interpréter parce que tu as quand même... Du coup,
- Speaker #1
ce n'est plus pour toi, c'est pour quelqu'un déjà. Du coup, ce qu'on enquête, ce n'est pas ce qu'il a eu.
- Speaker #0
Et quand, il ne faut pas se louper.
- Speaker #1
Il faut que ce soit aussi des bons souvenirs et puis il ne faut pas que tu plantes de souvenirs, il faut que tu l'interprètes
- Speaker #0
Donc,
- Speaker #1
c'est sympa comme hobby. En tout cas, on va en profiter quelques semaines. Je pense qu'on va garder l'expo plusieurs mois. Donc, merci. J'adore ce style que tu nous amènes. Ça va vraiment dans l'ambiance de Léo. C'est-à-dire les pots de tout, les trucs décalés, modernes en même temps. J'adore. Je suis contente qu'on puisse t'exposer. On finit l'entretien avec mes deux questions clés. La première, c'est si demain, je te donne un pactole, tu gagnes 100, 1000 fois plus que ce que tu as aujourd'hui, qu'est-ce que tu t'achètes que tu n'as pas osé acheter aujourd'hui ?
- Speaker #0
alors j'achète une grande maison je sais déjà laquelle un château qui est sur Saint-Jean que quand j'étais gamine avec les copies pour aller courir dans les gens qu'on n'avait pas le droit d'y aller Non mais j'aimerais bien Oui avoir une grosse structure Comme ça Faire quelque chose aussi Beaucoup plus pour les enfants Parce que quand j'étais Jeune maman Alors elle a refait ma vie aussi Entre deux Parce qu'il y a eu un épisode Ouais Et en fait je trouvais Que pour les enfants Il n'y avait pas assez de choses Qui étaient faites De pouvoir sortir les week-ends Donc j'aimerais bien Voir un domaine Avec un reblex Ouais Un reblex évoluant Avec des haches Des fermes Des choses comme ça
- Speaker #1
Et puis sympa du tout Si on peut t'hypniser Tu aimes beaucoup Tu l'auras réussi Dans le collectif quoi Ouais Ouais
- Speaker #0
Et puis, pour des enfants, faire des cabanes dans les arbres, voir dans les forêts, enfin, revenir vraiment développer un peu ça en famille. Alors, je n'ai pas l'argent encore, donc je ne vais pas travailler un peu plus. Mais ne travaille pas dessus, c'est un travail en voie de tableau. Le château, on va le voir dans le prochain tableau, qu'est-ce qu'il est d'aide, qu'est-ce qu'il est de mieux, qu'est-ce qu'il pourrait faire. Et puis, un super voyage aussi. Un super voyage, oui. Donc,
- Speaker #1
le chef d'entreprise est de retour. Ah,
- Speaker #0
ben oui. Oui, ça, au niveau des voyages, pouvoir barrer.
- Speaker #1
C'est sympa, ça. Et puis la dernière question, c'est qu'est-ce que tu donnerais comme conseil à une jeune, alors jeune pas par l'âge mais par l'expérience, chef d'entreprise ? Une femme, c'est possible, mais ça peut être les hommes aussi. Mais l'idée, qu'est-ce que tu dirais à une jeune chef d'entreprise ? Qu'est-ce que tu lui transmettrais comme message ? Pour qu'elle se lance et qu'elle ait envie de devenir autonome. J'ai même envie de te dire, les jeunes filles qui sont dans la rue aujourd'hui ou demain, qu'est-ce que tu leur dis pour qu'elles s'en sortent et qu'elles arrivent enfin à l'autonomie financière ?
- Speaker #0
Bon, alors comme je dis aux élèves que je vois quand je fais les... Je pense qu'à la base, c'est surtout avoir de bonnes valeurs. C'est si vous croyez dans votre projet, si vous aimez ce que vous faites, ne le faites pas pour l'argent au départ. Faites-le parce que vous y croyez, parce que vous avez envie de le faire. Et après, la reconnaissance arrivera et vous aurez de l'argent. Mais il ne faut pas le faire au départ.
- Speaker #1
Oui, mais si vous ne le faites pas au départ pour l'argent, comme dit le fait, tu ne retrouveras pas pour appeler ton loyer. Il faut quand même avoir un... Ah bah, tu es entouré,
- Speaker #0
essayé d'avoir des aides, essayé d'avoir tout ça. Mais à la base, il ne faut pas le faire parce que moi, j'en vois des jeunes qui me disent « Ah bon, gagnez combien ? » Mais tu ne gagnes pas au début.
- Speaker #1
Ah oui,
- Speaker #0
oui. C'est dans cet esprit-là. Si tu crois vraiment en ton projet, il marchera de toute façon. Il faut le faire avec passion. Il faut le faire avec passion. Parce que tu y crois, et que tu as des bonnes valeurs, et si tu as un beau relationnel avec tes clients et que tu as envie de leur transmettre et que c'est quelque chose que tu aimes et que la clientèle, ça reviendra.
- Speaker #1
Je vois que tu es très partageuse de bienveillance. Oui. On sent une chaleureuse ambiance autour de toi. C'est vraiment très sympa. C'est bien parce que c'est aussi... Alors, il n'y a pas de calcul froid de rentabilité, etc. Donc, c'est plutôt sympa. Mais il y a quand même effectivement vivre sa passion, ce qui est quand même intéressant. Et puis, tu as quand même reparlé de client. C'est-à-dire que ce qui est important dans une entreprise, c'est le client. Donc, effectivement, tu as raison. Faire ce qu'on veut, faire ce qu'on a envie de faire avec passion et... toujours avec le client en tête. Oui, parce que ça,
- Speaker #0
ça va être à avoir, rester avec le client.
- Speaker #1
S'il n'y a pas de clé, il n'y a pas d'argent. Donc, dans ce cas, on fait autre chose qu'une entreprise et là, il n'est pas dans ce tenancière et plus compliqué à se gagner. OK. Écoute, Virginie, merci beaucoup.
- Speaker #0
Merci à toi.
- Speaker #1
Merci pour le côté chef d'entreprise et le côté artiste. Oui. on va jouer sur les deux tableaux et puis voilà bah merci merci pour ce beau parcours et merci pour ce moment partagé c'est pas pareil très amusant merci