Speaker #0Hello, hello, je suis trop contente de te retrouver comme d'habitude pour cet épisode du jour, surtout qu'aujourd'hui on va vraiment parler d'un sujet controversé. Et pour moi c'est hyper important de remettre l'église au centre du village sur ce domaine de développement personnel, de spiritualité, qu'on entend dans tous les sens, où il y a des informations aussi loufoques les unes que les autres, et de revenir à ce qu'on connaît, à revenir à quelque chose de tangible. à savoir le rôle de notre système nerveux dans tout ça. Et donc c'est pour ça que cet épisode, je l'ai appelé sur ce que personne ne te dit sur le travail sur soi et le rôle de ton système nerveux. Parce que peut-être que tu travailles sur toi depuis un moment, le journaling, même les affirmations positives, la thérapie, les méditations, voilà, que sais-je, et pourtant tu sens bien que quelque chose résiste. Les mêmes schémas reviennent quand même, les bonnes choses ne rentrent pas. pas vraiment dans ta vie, tu sens que tu as du mal à installer vraiment un état de calme dans ta vie. Et dans cet épisode, on va venir décortiquer tout cet aspect-là. Et je vais t'expliquer pourquoi ton système nerveux a un lien énorme là-dedans et pourquoi, en fait, finalement, on essaye de complexifier tant de choses avec tous ces aspects maintenant de New Age, comme je disais, spirituel et développement personnel à deux francs six sous, alors que finalement, tout se trouve... Alors, une nouvelle phrase cliché à l'intérieur de toi. mais surtout dans ton système nerveux. Et donc c'est parti pour l'épisode du jour. Je m'appelle Charlotte Denoisy, je suis thérapeute énergétique, transgénérationnelle et life coach certifiée. Dans ce podcast, je t'invite à explorer ce qui façonne notre réalité, nos pensées, nos émotions et ces mécanismes invisibles qui influencent notre manière de vivre. Bienvenue dans Inner Self, le podcast qui met des mots sur notre monde intérieur. Il y a vraiment quelque chose qu'on ne te dit pas. sur le développement personnel, sur la spiritualité. Il y a vraiment quelque chose qu'on te cache simplement pour te vendre encore des programmes, simplement pour te montrer que tu as un problème, que tu es quelque chose à régler. C'est que tout ce que tu fais pour aller mieux, quel que soit ce que tu fais, parce que ça peut être aussi bien aller marcher en nature, faire des massages, j'en sais rien, vraiment, ça peut être tellement plein de choses. Mais tout ce que tu fais, même en passant par les pratiques spirituelles, toutes les pratiques que tu peux faire, même les thérapies vraiment courantes comme la psychologie, etc. Ça ne peut pas vraiment fonctionner sur toi, ça ne peut pas vraiment avoir un impact énorme, on va dire, sur toi, en tout cas l'impact que tu attends. Si ton système nerveux est encore en mode survie, tant que ton corps ne se sent pas en sécurité, rien ne pourra jamais s'intégrer. Et c'est pour ça en fait que notamment la thérapie classique marche si bien sur certaines personnes et tellement peu sur d'autres. C'est-à-dire que si tu as décidé consciemment ou inconsciemment que tu n'es pas en sécurité, que tu ne seras pas en sécurité, que quelqu'un doit venir te sauver, ton système nerveux n'intégra pas la sécurité et donc tout ce que tu feras ne servira à rien. Si tu te responsabilises dans ta guérison, et que tu prends conscience que tout part de toi, c'est là où la thérapie peut marcher. Et je parle de la thérapie, mais je parle aussi de toutes les autres pratiques que tu pourrais faire. Et c'est exactement ce dont j'avais envie de te parler aujourd'hui, de toute cette sécurité intérieure, parce que je l'ai vécu moi-même, de manière très concrète, les derniers mois, et parce que je le vois tous les jours dans mon travail avec les personnes que j'accompagne. Je vais t'expliquer dans cet épisode comment ça fonctionne, pourquoi ça se passe comme ça, et surtout ce qu'on peut faire. pour changer tout ça, pas en deux semaines, mais vraiment en profondeur, de manière durable, pour que tu puisses te responsabiliser par rapport à ton mieux-être. Alors c'est parti ! Donc commençons par poser quelque chose de fondamental, et pour ça il faut qu'on parle de ton système nerveux, comment il fonctionne, et on ne peut pas continuer cet épisode si on ne parle pas de ça fondamentalement. Donc ton système nerveux, il a une fonction primaire, te protéger. C'est aussi simple que ça, c'est aussi bête. Et pour ça, il a développé au cours de l'évolution trois réponses automatiques face au danger. Le combat, la fuite et la sidération. Le fight, flight or freeze. C'est le docteur Stephen Porges qui a développé la théorie polyvagale. Et ce qu'il montre, c'est que notre système nerveux scanne en permanence l'environnement pour détecter s'il est en sécurité ou en danger. Et ça, il le fait sans que notre cerveau conscient ait son mot à dire. Et c'est là où ça commence à toucher quelque chose d'intéressant déjà. C'est que du coup, ça veut dire que notre cerveau, il analyse soit la sécurité, soit le danger. Mais comme tu peux le voir, ça manque peut-être un petit peu de nuance parce qu'on est carrément sur deux choses totalement opposées. Donc la sécurité et le danger. Et c'est ça aussi qui est important de noter pour la suite. Quand ton système nerveux, il est en mode survie, et ça c'est vraiment important, je pense que ce sera le truc le plus important du podcast, il ne peut pas recevoir. Il ne peut pas intégrer, il ne peut pas changer parce que son seul objectif à ce moment-là, c'est de te maintenir en vie. Le reste, tout ce que tu fais, les affirmations positives, le journaling, n'importe quoi, mais même je te dis... La thérapie, n'importe quoi, tout ce que tu fais, ça passe vraiment comme de l'eau à travers une passoire. Faut te dire qu'à ce moment-là, ton système nerveux, c'est comme si t'étais en train d'être coursé par un ours. Tu crois vraiment que tu vas te demander quel est le sens de la vie ? Comment est-ce que tu vas faire pour résoudre cette blessure que t'avais quand t'avais 5 ans ? Quand t'es en train de te faire courser par un ours, je ne pense pas. Voilà, tu es juste en train de fuir, de courir le plus vite possible. Et là, ton système nerveux, du coup, il est juste en train de t'envoyer le... plus d'énergie possible pour que soit tu fight, donc la lutte, soit tu flight, tu fuis, soit tu freeze, donc l'obsidération. Et donc avec cet exemple de l'ours, parce que tu me diras, normalement de nos jours, on n'est pas censé se faire courser par un ours, mais notre système nerveux, vu qu'il est en perpétuelle adaptation par rapport à son environnement et en vigilance par rapport à son environnement, le problème, c'est que lui, il ne va pas faire la différence entre un danger illusoire et un danger réel. Donc entre un danger perçu, Comme par exemple, on va avoir peur de ne pas finir quelque chose à temps. Et un danger vraiment réel, vital. Il ne fait absolument aucune différence. Et c'est exactement pareil pour une menace présente ou une menace passée. Parce que dès l'instant où tu vas penser à un événement passé, tu vas générer les émotions et donc les hormones que tu avais ressenties à ce moment-là. Et donc ton système nerveux, il ne fera aucune différence entre cet événement passé et ton présent. Et c'est là justement où on rentre dans le piège, où on commence à reproduire les mêmes schémas. Ça veut dire en fait qu'en réalité, si ton système nerveux, il a appris à un moment de ta vie que la sécurité pouvait disparaître du jour au lendemain, il va continuer à fonctionner comme si ce danger était encore là. Tant que tu n'as pas intégré la sécurité dans ton corps, tant que tu n'as pas intégré ta sécurité même émotionnelle comme quoi cet événement est... passé et que tu n'as pas enlevé en fait cette épée de Damoclès qui est au-dessus de ta tête en mode ça pourrait revenir, comment je vais faire pour que ça passe etc. Ton système nerveux croit que c'est encore une menace permanente. Et donc il va continuer à fonctionner comme si ce danger était encore là, même si ta vie a complètement changé depuis et même si tout va bien. Et c'est exactement pour ça Merci. que tu peux faire des années de travail sur toi et avoir l'impression que quelque chose résiste encore, que les mêmes schémas reviennent, que les bonnes nouvelles ne soulagent pas vraiment, comme si tu t'attendais encore au pire, que même quand on a construit quelque chose de solide, on attend, en fait on a peur que ça s'effondre. Ce n'est pas un manque de volonté, ce n'est pas un manque de conscience, c'est ton système nerveux qui fait son travail de vigilance, mais avec des informations qui sont en réalité périmées. Et ça se voit dans plein de domaines. Tu ne peux pas. vraiment recevoir l'argent si une partie de toi a peur que l'argent disparaisse. Tu ne peux pas vraiment recevoir une relation stable si tu attends ou tu as peur qu'elle s'arrête. Tu ne peux pas vraiment recevoir le succès si tu anticipes déjà l'effondrement. Et ce n'est pas parce que tu ne mérites pas toutes ces choses, mais parce que ton corps ne se sent pas en sécurité pour les accueillir. Parce qu'il part du fait que si tu les as dans ta vie, elles peuvent disparaître. Et donc, il ne va pas te laisser les accueillir. Donc en réalité, tu ne peux pas penser plus fort que ce que ton corps ressent. Tant que le corps se sent en danger, aucune pensée positive ne peut vraiment s'infuser. Tant que le corps se sent en danger, je le répète, aucune pensée positive ne peut s'infuser. Et donc, avant de continuer, j'ai envie qu'on s'arrête sur toi, sur ta vie, parce que tu sais que j'aime bien poser des questions. C'est d'ailleurs pour ça que j'ai lancé mon app d'introspection. J'aime bien qu'on se pose des questions. Et donc, j'avais envie, là, de voir avec toi si déjà tu sentais qu'il y avait des choses sur lesquelles tu sentais que ça raisonnait. Parce qu'en identifiant les domaines touchés, et ils peuvent être global, j'ai envie de te dire, ça te permettra déjà d'avoir la conscience. Et la conscience, ça change quasiment tout. De toute façon, je te remettrai toutes les questions dans les notes de l'épisode, mais prends vraiment le temps. temps de te poser ces questions-là et prends vraiment le temps de ressentir même les questions à l'intérieur de toi. Donc la première question que tu pourrais te poser, ce serait dans quel domaine de ta vie tu peux sentir que ça bloque actuellement ? Est-ce que tu pourrais identifier le schéma précis ? Comment ça commence ? Quelles sont tes pensées à ce moment-là ? Et les ressentis physiques associés ? C'est-à-dire par exemple, quand je stresse par rapport à l'avenir, je sens que j'ai moins d'espace dans ma poitrine, par exemple. La deuxième question, ça pourrait être, est-ce que tu peux identifier un moment où la sécurité a disparu dans ce domaine du jour au lendemain ? Par exemple, si c'est le domaine sentimental et que tu fuis par exemple dès qu'une relation commence à s'installer, est-ce que dans ton roman familial, donc dans ce qui s'est passé dans ta famille, ou dans ton histoire personnelle, tu t'es déjà senti trahi à un moment où tu ne l'avais pas du tout vu venir ? Parce que tu te doutes bien que si tu as donné ta confiance, et donc que ton système nerveux se sentait en sécurité à ce moment-là et qu'il a été trahi, ton corps pourrait garder cette mémoire-là et justement faire en sorte que dès l'instant une relation... stable et donc dans laquelle tu pourrais éventuellement ressentir de la sécurité s'installe, ce soit la panique et qu'il faille que tu partes absolument. Alors là, je te donne l'exemple sentimental, mais c'est un petit peu pareil pour tout. S'il y a des problèmes financiers, par exemple, est-ce qu'il y a des moments où il y a eu la menace de tout perdre, dans ton roman familial, dans ton histoire personnelle ? Voilà, essaye vraiment d'aller jusqu'au bout du ressenti, jusqu'au bout en fait de ce que tu sais pour un petit peu faire la carte de tous les sujets concernés. Et la troisième question, ça serait quand une bonne nouvelle arrive, est-ce que tu arrives à la recevoir vraiment ? Ou est-ce que tu sens que quelque chose en toi cherche déjà la prochaine menace ? Donc voilà, prends le temps de noter tout ce qui remonte, parce que l'identification et donc la conscience, c'est toujours la première étape. Et c'est d'ailleurs pour ça, tu vois, que dans mon application Innate, les questions de journaling, elles sont là exactement pour ce type de travail intérieur. Observer ses patterns, nommer ce qui se passe, sans jugement. Et si tu veux la tester, tu as 7 jours offerts sur l'intégralité de l'application. Et je te mets le lien de téléchargement dans les notes de l'épisode. Alors, on arrive au moment de mon expérience personnelle, parce que je vais maintenant partager avec toi ce qui m'a amenée à cet épisode-là. C'est quelque chose de très récent, très concret, et qui m'a donné une prise de conscience, mais de fou, dans mon quotidien. Genre, littéralement, je pense que ça fait facile 8 ans que je travaille sur moi. Et là, j'ai évolué en... 3 mois, mais tellement plus que limite en 10 ans de thérapie et de questionnement, etc. Ce qui ne veut pas dire que les 10 ans que j'ai passés n'ont servi à rien, très très très loin de là. Mais c'est comme si tout devait me mener à ce moment-là que je suis en train de vivre. Donc ça a commencé parce que je me suis bloqué le dos. Tu me diras, bon, ça peut être un truc classique, mais moi normalement je ne me bloque jamais le dos. C'est-à-dire que je ne me suis jamais bloqué le dos, je n'ai pas de problème de dos, je n'ai jamais mal au dos. D'ailleurs, je me fais ajuster en chiropraxie depuis facile plus de 10 ans. Donc en fait, je n'ai pas de problème, je n'ai pas de pathologie au niveau du dos. Et donc quand ça m'arrive, c'est qu'il y a vraiment une énorme prise de conscience à avoir. Ce n'est pas quelque chose que j'ai laissé traîner, mais c'est vraiment mon corps qui me dit « Tu as un message, s'il te plaît, ouvre-moi et comprends-moi parce que là, il faut que ça s'arrête. » Et donc quand je me suis bloquée le dos, autant vous dire que j'ai tout de suite su pourquoi je m'étais bloquée le dos. Mon système nerveux avait somatisé, anticipé un événement. qui, une fois dans ma vie, s'était mal passée. Et là, vu que j'allais reproduire le même événement, par anticipation, mon corps a dit « Oula, ça s'est déjà très très mal passé une fois, parce que du coup, il y a eu une insécurité qui a été créée. Il ne faut pas que ça se passe mal. Donc, en fait, tu n'iras pas. » Et donc, il m'a bloqué le dos. Et donc, cet événement-là, il m'a amenée à me poser une question que je n'aurais pas pu me poser avant, vu qu'encore une fois, je ne me bloque jamais le dos. C'était comment ça se fait que l'anticipation de cet événement-là qui n'est objectivement pas du tout grave et qui en plus s'est super bien passé, viennent toucher directement mon dos. Et donc la zone aussi spécifique dans mon dos qui était littéralement le bas du dos. Et donc j'ai commencé à creuser. Et en énergétique, et c'est d'ailleurs l'une des choses sur lesquelles je vous accompagne, je sais que le bas du dos, donc vraiment la jonction entre les lombaires et le sacrum, c'est vraiment la sécurité. C'est la zone de la sécurité, mais totale. Financière, émotionnelle, intellectuelle, physique, c'est vraiment la totale de la sécurité. Et ce que j'ai réalisé, c'est que si je m'étais bloqué le dos, c'est qu'il y avait une tension qui devait y avoir, pas énorme parce que je ne me rendais pas dans le quotidien, mais une tension un petit peu comme une forme de plaie qui venait suinter de temps en temps parce que je ne passe pas de rien à je me bloque le dos, surtout quand je suis suivie du coup dans le domaine. Donc à savoir, je me fais ajuster en chiropraxie, donc au niveau de la colonne vertébrale et de mon système nerveux et que du coup, s'il y avait quelque chose qui n'allait pas, on l'aurait déjà vu depuis très très longtemps. Et donc logiquement, je me suis dit pour que cette zone-là, qui représente vraiment aussi la zone du bassin, du pouvoir intérieur et de la sécurité intérieure finalement, se bloque, pour quelque chose d'aussi anodin, parce que ce n'était pas un événement de fou, c'est que cette tension était déjà là depuis un moment. Et donc j'ai commencé à écrire dans mon journal et voilà ce que j'ai identifié. J'ai créé tout mon business à partir de 2019, l'année de ma renaissance, celle où j'ai tout perdu. Et dans ce moment-là, il n'y avait même pas le choix. mon business devait marcher parce que je devais garder mon appartement, parce que je devais être en vie, me tenir en vie, parce que pour la petite histoire, j'ai failli mourir d'une hémorragie. Donc en fait, finalement, et je le vois vraiment comme ça maintenant avec le recul, j'avais l'impression un peu d'être Monte Cristo qui venait de s'échapper de sa prison. Et il fallait absolument que je trouve une solution, mais en même temps que je ne me mette pas en danger parce que je sortais d'un truc déjà hyper dangereux. Et en fait, du coup, c'est dans cette crise, c'est dans ce moment totalement existentiel où j'ai... tout perdu ou j'ai failli mourir, donc il y a aussi perdre la vie, c'est vraiment la totale perte on va dire, que cette crise elle m'a donné les meilleures idées, mes plus belles décisions. Et c'est là où je me suis dit, donc quelque part mon système nerveux il a intégré ça. Que la crise peut donner quelque chose de magnifique et qui est capable de réagir vite et fort. Parce que mon business, mais autant vous dire que c'était Speedy Gonzales, trois semaines tout était réglé et je veux dire c'était un truc où je me sentais tellement vivante. que je savais en fait que j'étais au bon endroit. Et spoiler alert, je suis au bon endroit, parce que ça fait 7 ans, et je suis toujours au même endroit, et je kiffe toujours autant, et c'est toujours ma passion. Et donc en fait finalement, tout a été créé d'un espace de crise, et une crise intense. Et d'un autre côté. À travers tout ce que j'ai traversé, notamment en 2019 mais pas que, j'ai aussi appris en profondeur que malgré la sécurité que je m'étais créée, tout pouvait s'effondrer du jour au lendemain. Parce qu'avant d'avoir conscience que j'étais en prison, pour reprendre la comparaison avec Monte Cristo, j'avais l'impression que la prison dans laquelle j'étais était très très sécure. En fait, j'avais un truc où je m'étais créée une vie totalement illusoire et pour moi c'était ma sécurité. Je n'avais toujours pas compris que ce n'était pas ce que je voulais, etc. J'étais encore full dans les conditionnements. Foule vraiment aveuglée par mes peurs littéralement. Et donc cette sécurité, qui est totalement illusoire parce que mon système nerveux ne l'était pas, mais il avait l'impression d'y être, elle s'est effondrée du jour au lendemain. Et en plus elle s'est effondrée du jour au lendemain et j'ai failli mourir. Donc il y a vraiment eu la totale où tout s'est effondré du jour au lendemain. De vraiment tu peux tout perdre. Tu peux perdre la personne avec qui tu es, tu peux perdre tes amis, tu peux perdre ton appartement. Parce que forcément si tu n'es plus avec la même personne, tu peux aussi perdre ton appart. Tu peux perdre la vie. Et donc en fait... mon système nerveux avait intégré qu'être en sécurité ne veut pas dire être en sécurité permanente. C'est-à-dire, en gros, si je reprends la comparaison avec Montecristo, tu t'échappes de la prison, mais à tout moment, tu peux retourner en taule. Et donc, je me suis dit, mon système nerveux n'avait pas peur de la crise, il était même assez à l'aise avec la crise. C'est la sécurité qui lui faisait peur, parce que la sécurité, dans son expérience et donc dans mon expérience, c'était quelque chose qui pouvait disparaître. Donc à quoi bon essayer de créer quelque chose qui peut disparaître et qui peut te remettre en insécurité ? Autant rester en insécurité tout court sans faire les montagnes russes finalement. Et ce qui est dingue avec ça, c'est que j'ai quelque chose de mesurable pour venir tester tout ça, c'est que j'ai une bactérie... connectée, donc une Oura Ring. Et cette bague, elle me l'a confirmée parce que j'ai une heure et demie par jour de stress en moyenne en sachant que dans les stress moyens, il y a quand même celui du réveil, il y a celui de la digestion. Donc une heure et demie, ce n'est pas un truc de fou parce que ce n'est pas du stress intense en mode cortisol plus plus. Simplement une petite montée de cortisol qui est classique, comme je te dis, au réveil, quand tu digères, etc. En sachant aussi que je bois du café, donc je dois avoir des petites montées de cortisol aussi à ce moment-là. Et Merci. A chaque fois, ma bague me dit que mon stress est anodin parce que j'ai une résilience de malade mental. A chaque fois, il y a marqué résilience exceptionnelle, ce qui veut dire que je récupère vite, mais que je suis quand même dans une forme de vigilance. Donc finalement, mon système nerveux a appris que la sécurité pouvait disparaître du jour au lendemain. Il y a donc une forme de vigilance permanente, comme pour éviter une nouvelle catastrophe. Et il confond incertitude et danger. prudence et hyper-vigilance et sécurité et certitude. Et donc finalement, c'est là que c'est intéressant parce que je me suis dit, mon système nerveux, il ne cherche pas à me protéger du manque, il cherche à me protéger de l'effondrement que j'ai connu. Et c'est ça toute la différence. Je ne cherche pas en fait à régler du manque, je cherche à me protéger de l'effondrement. Et donc être en sécurité, c'est déjà un danger parce que possiblement je pourrais tout perdre de nouveau. Et en fait, ça se voit dans mon business parce que quand je double mon chiffre d'affaires, c'est jamais assez. Si je le triple, c'est jamais assez. Parce que je sais que tout peut s'effondrer, parce que tout pourrait s'arrêter du jour au lendemain. Et donc, en fait, au niveau de mon système nerveux, c'est jamais assez. Et pas parce que je suis insatiable, mais parce que rien ne prouve à mon système nerveux que cette fois, la sécurité va durer. Et donc, finalement, c'est comme si j'avais peur de la sécurité elle-même. Et c'est là où ça devient vraiment intéressant par rapport au travail sur soi, parce que moi, je travaille énormément sur moi. Comme je vous disais, je me fais ajuster en chiro depuis plus de 10 ans. Je fais de l'énergie, mais aussi, je veux dire, sur moi, en tant que cliente d'énergie, je me pose énormément de questions, d'introspection, du journaling. Je suis consciente de mes schémas. Et pourtant, mon système nerveux, il continue d'anticiper l'effondrement parce que le travail sur soi, aussi profond soit-il, ne peut pas bypasser un système nerveux qui n'a pas encore appris que le danger est passé. Et ce sont là, en fait, les deux niveaux différents. Et tant qu'on ne travaille pas sur la régulation du système nerveux, l'un ne peut pas vraiment nourrir l'autre. Donc là, tout ce que je vous partage, c'était un petit peu mes récits d'il y a à peu près 3 mois. Et donc depuis 3 mois, là je suis vraiment en mode, je me suis mis en mode intensif, mais intensif de régulation de mon système nerveux. C'est-à-dire que je mets tout en place pour que mon système nerveux se sente de nouveau en sécurité. Et en fait, je me suis rendu compte que... Cette résilience que j'avais eue suite à 2019 et en créant tout du chaos, finalement j'avais besoin aussi de l'intégrer, de prendre le temps de la célébrer comme une victoire pour que mon système nerveux puisse enfin intégrer que le danger est passé. Surtout qu'aujourd'hui je suis dans des relations extrêmement saines, j'ai jamais été autant en bonne santé, même mes analyses sanguines, j'ai toujours été en manque de fer depuis 2019, je ne suis plus du tout en manque de fer. Donc il y a des choses en fait finalement où je sais que mon corps va bien. Je sais que mon corps va mieux, je me sens bien, je me sens même... extrêmement bien, mais il y a ce truc de sécurité intérieure du système nerveux. Et ce qui est fou, c'est que depuis que je travaille sur mon système nerveux, à réguler mon système nerveux, il y a eu plein de changements que je n'aurais jamais anticipés. C'est-à-dire qu'il y a une forme d'insouciance qui est revenue, il y a une forme de joie qui est revenue. totalement dégonflé au niveau du corps. Je ne sais pas si c'est du poids que j'ai perdu parce que je ne me pèse pas, donc je n'en sais rien. Mais j'ai vraiment les membres qui sont plus dessinés. C'est-à-dire que je vois mes os à des endroits où je ne les voyais pas. Mes genoux, je ne voyais pas énormément l'ossature de mon genou. Maintenant, je vois totalement l'ossature de mon genou. Il y a vraiment un côté où je sens que j'ai dégonflé comme si toute l'eau que mon corps gardait pour me protéger, il avait enfin compris qu'il n'avait plus besoin de cette protection. À cela s'est rajouté du coup que je me suis remis à écrire, je me suis remis à faire des vision boards, des choses que je ne faisais plus du tout. Et je me suis remis aussi à savourer les moments où il ne se passe rien. C'est-à-dire que si je pouvais vraiment résumer la prise de conscience de ces derniers mois, c'est que ce n'est pas parce que ce n'est pas une journée exceptionnelle ni catastrophique que c'est une journée pourrie. Et moi j'avais vraiment ce truc au niveau de mon système nerveux mais profondément intégré, que si ce n'était pas une journée exceptionnelle ou catastrophique, En fait, ma journée n'avait servi à rien. C'est très bizarre à dire comme ça, mais c'était vraiment ça. Et là, ça fait plusieurs mois que je savoure les petites choses de la vie. Mais ça paraît bête, mais en fait, tout a changé. C'est-à-dire que ma vie n'a pas changé. Mais dans ma perception des choses, il y a juste l'absolument entièreté de ma réalité qui a changé. Alors, vous allez me dire, Charlotte, t'es sympa de nous avoir partagé tout ton récit, mais maintenant, on veut les tips. parce que moi aussi je veux réguler mon système nerveux et je comprends et crois-moi bien que je ne vais pas te laisser comme ça sur ta faim. Je vais te partager maintenant concrètement tout ce que tu peux faire. Si tu as besoin toi aussi de travailler sur cette sécurité intérieure, si tu as besoin de la ressentir, je vais te partager maintenant tout ce que j'ai mis en place et qui manifestement a marché et que je vais continuer de mettre en place. Alors déjà, je vais être honnête avec toi, c'est qu'il n'y a pas de solution miracle. Tu n'attends pas un truc en cinq étapes. en mode étape 1, je ne sais pas quoi dire, mais voilà, étape 1, machin, pas du tout. Là, pour réguler ton système nerveux, ça va être vraiment de revenir à de la présence. Donc c'est un travail de longue haleine, ce n'est pas un entraînement, et c'est quelque chose qui se fait dans le corps et pas du tout dans la tête. Donc c'est pour ça qu'il n'y a pas de ligne directrice parfaite, ça va vraiment être dans les ressentis. Donc la première chose, ça va être d'identifier ton schéma. Dans mon cas, le schéma, c'était clairement événement. qui crée un stress, qui crée une action, qui crée un soulagement, qui crée une recherche du prochain danger. Et jamais vraiment recevoir la sécurité que cette action vient de créer. Et le nouveau schéma vers lequel je travaille actuellement, ce serait événement qui est respirer, revenir dans le présent, je mène une action, je reçois la sécurité de cette action et le retour au calme. Ça paraît simple, mais dans les faits, le passage de l'un à l'autre demande de vraiment sentir dans le corps que la menace est passée. Pas juste le savoir, mais le ressentir. Et ça, ça peut passer par des ancrages sensoriels. C'est-à-dire que dans ton quotidien, quand tu sens que ton mental est en boucle, qu'il y a tout ce système d'autoréhumination qui se met en place, ça pourrait être de revenir à tes sens. Ça peut être simplement de sentir vraiment l'ancrage sensoriel. Ça va être de sentir les vêtements sur ta peau, les bijoux que tu portes, le poids justement de toutes ces choses-là, tes cheveux, peut-être qu'ils te caressent la nuque. Vraiment de revenir à un ancrage sensoriel et également quelque chose que je mets en place depuis quelques semaines, c'était dès que je sens aussi que mon mental commence à aller dans des projections, je trouve quelque chose dans mon environnement direct, donc quelque chose vraiment que j'ai sous les yeux, qui m'apporte de l'apaisement. Ça peut être n'importe quoi, une lampe, un rideau, mon chat quand je l'ai sous les yeux. mais n'importe quoi, même dehors, ça peut être un arbre, un banc, voilà. Mais dès l'instant, en fait, où quelque chose va m'apporter de la sécurité, ça peut m'apporter de la sécurité parce que simplement, je trouve cet objet beau. Et donc du coup, la beauté, personnellement, moi, ça apaise mon système nerveux. Enfin, si vraiment je ne vais pas bien, je vais dans un endroit que je trouve beau et tout de suite, ça va mieux. Genre ça, c'est vraiment un truc que j'ai remarqué. Mais ça va vraiment être, voilà, un ancrage sensoriel de qu'est-ce que là, actuellement, j'ai sous les yeux ou devant moi qui me met en sécurité et qui peut me permettre justement de ne pas retourner. dans le trauma du passé ou l'anticipation de l'après, parce qu'in fine, là actuellement, tout va bien. La deuxième chose que je mets en place, ça va être apprendre à recevoir les preuves de sécurité. Dans mon cas, j'ai des demandes de booking quasiment tous les jours, donc des clientes fidèles, une liste d'attente. Et pourtant, mon système nerveux, il ne prend pas ça comme une preuve de sécurité. À tout moment, à chaque fois dans mon business, je me dis, putain, ma plus grande peur, c'est que ça s'arrête du jour au lendemain. Parce que j'aime tellement mon business, j'aime tellement ce que je fais, j'aime tellement en fait la personne que je suis en train de devenir, que j'ai juste peur que ça s'arrête parce que simplement j'y tiens. Un petit peu comme tomber amoureuse, c'est limite le truc le pire parce qu'on a peur que la personne disparaisse dans notre vie, alors qu'avant, quand on n'était pas amoureux d'elle, bon en fait, on s'en fout. C'est un petit peu pareil. Donc on peut avoir cette peur en fait de tomber amoureuse, on peut avoir cette peur d'être heureuse, on peut avoir cette peur finalement que notre bonheur vienne nous échapper. Et donc là, mon travail personnel, là, des derniers mois, ça a vraiment été de m'arrêter sur toutes ces preuves, de les laisser entrer. C'est-à-dire, au lieu, en fait, de me dire à chaque fois que j'ai un booking, oh là là, faut que ça continue, de dire, ouais, putain, mais trop bien, j'ai un booking, mais trop bien, j'ai trop hâte d'accompagner cette personne, trop hâte de la rencontrer. Enfin, il va vraiment y avoir un truc de, ah, en fait, voilà, il y a quelqu'un qui juste, bah, me fait confiance. a pris un booking avec moi, j'ai hâte de rencontrer cette personne, j'ai hâte qu'on commence le travail ensemble. Et voilà, juste de savourer ça, j'ai pas besoin de penser à l'après, en fait, finalement. Et donc, en fait, finalement, c'est comme si je devais me dire que... Et c'est important en fait pour toutes les personnes qui ont un petit peu un besoin de contrôle sur leur vie, c'est qu'on n'a pas besoin de savoir ce qui va se passer tout à l'heure ou demain pour être en sécurité. On est déjà en sécurité. Et donc je n'ai pas besoin de savoir que tout ira bien demain pour avoir le droit de me sentir en sécurité aujourd'hui. Et ça, ça a été l'un des plus gros travails que j'ai fait ces derniers mois. La troisième chose que je mets en place, et donc je vous l'avais dit avec l'aspect vraiment de mon système nerveux qui cherchait soit la journée catastrophe, soit la journée exceptionnelle, ça va être de ne pas chercher la grande sensation de sécurité. Dire chercher juste 10 secondes de sécurité et franchement, en fait, ça suffit. Parce qu'il faut savoir que le système nerveux, il ne se rééduque pas d'un coup, loin de là, il se rééduque avec la répétition. Mais quand je vous dis la répétition, c'est une grosse répétition. Genre, on est vraiment à la limite d'apprendre nos tables de multiplication de nouveau. On est vraiment sur un truc où il faut que ça rentre, il faut que ça rentre. Et en fait, plus n'est jamais assez, on va dire, au niveau vraiment de l'intégration du système nerveux. Donc, il se rééduque par accumulation de petites expériences de sécurité. Et donc, ce que j'ai mis en place, c'est simplement 10 secondes où je remarque que je suis là, que rien ne s'effondre, que mon corps peut se détendre. Et puis, 10 secondes de plus demain. Ce n'est pas spectaculaire, mais ça change tout. Par exemple, rentrer et voir mon chat qui m'attend, qui me fait un gros miaou de bienvenue. rentrer voir le sourire de mon amoureux qui me met directement en sécurité à la maison. Rentrer, je ne sais pas, voir par exemple mon livre sur ma table et me dire « Ah bah tiens, je peux prendre cinq minutes pour lire et me faire plaisir. » Voilà, ça, ça peut être quand je rentre à la maison, mais j'ai mis ça en place absolument pour tout. Et donc finalement, ces petites répétitions qui peuvent paraître totalement anodines, par effet d'accumulation et de micro-expérience, elles apprennent à mon système nerveux qu'il est en sécurité et que cette sécurité peut devenir en fait la vie normale. Et la dernière chose, alors là, c'est un petit peu la plus objousse, mais celle qui peut arriver aussi à la fin, parce que je pense que pour faire un travail sur soi, il faut quand même être prêt, prête à faire un travail sur soi et donc se responsabiliser. Je pense vraiment qu'on ne peut pas avancer si on ne se fait pas accompagner, non pas qu'on n'est pas assez fort pour le faire tout seul, mais c'est juste qu'on est des êtres de lien, on a besoin d'être en lien, on est des êtres de... communauté et donc on a besoin de se sentir soutenu, on a besoin de se sentir accompagné et donc mon plus gros tip ça pourrait être de se faire accompagner simplement parce que ce travail là il est difficile à faire seul, non pas parce qu'on n'est pas capable mais parce qu'on ne peut pas se réguler soi-même de la même façon qu'on peut l'être avec quelqu'un c'est exactement en fait ce qu'on fait aussi ensemble en session d'énergie il y a plein de fois il y a des personnes qui me disent mais en fait je le savais mais en fait j'arrivais pas à mettre des mots dessus et là le fait que tu me le dises C'est hyper apaisant parce que je me sens moins seule. Évidemment, parce qu'en fait, tu as besoin de te sentir moins seule, tu as besoin de te sentir comprise. Ça ne veut pas dire que je serai toujours dans ton sens, parce que je suis là aussi dans les césures d'énergie qu'à te dire justement quand là, ce n'est pas le bon biais, faire en sorte d'avancer et que je ne suis pas là pour te donner raison. Mais ça va être vraiment de se sentir accompagnée et challengée, mais dans le bon sens, dans le sens de dire en fait, je peux être soutenue par quelqu'un pour continuer à faire ce travail-là sur moi. Et moi, personnellement, du coup, je le travaille en ce moment en somatic experiencing, donc une approche qui travaille vraiment par le corps, par le ressenti, pour traverser ça de l'intérieur. C'est quelque chose que je faisais inconsciemment, on va dire, pendant les sessions d'énergie, quand je vous accompagne en introspection, donc vraiment en introduction de la session, mais je ne m'en rendais pas compte et j'ai découvert du coup qu'il y avait une pratique à part, donc évidemment pas française, c'est pour ça que j'ai galéré à la trouver. Merci d'ailleurs Lya là-dessus parce qu'au même titre que certaines d'entre vous me trouvent grâce à l'intelligence artificielle, j'arrive à découvrir des techniques grâce à l'intelligence artificielle et ça pour ça franchement c'est juste une mine d'or. Et donc cette pratique elle vise vraiment à réintégrer l'information dans le corps et à venir travailler sur vraiment ce phénomène de pendulation donc entre les stress et les ressources. Donc c'est une thérapie que je suis en train de faire personnellement pour moi et aussi à laquelle je suis en train de me former. commencer à la distiller aussi dans mes pratiques parce que je trouve vraiment que réintégrer la sensation dans le corps et réintégrer la sécurité dans le corps et à quel point en fait le présent est une source et une ressource de sécurité c'est tellement important et c'est exactement ce qui me manquait personnellement pour pouvoir lâcher tous les traumas et intégrer à quel point oui j'ai construit ma vie sur de la crise mais à quel point maintenant elle est sécuritaire et que mon système nerveux peut intégrer pleinement cette information et j'ai envie de vous dire c'est un petit peu le cqfd finale c'est vraiment que en travaillant sur ça même physiquement mon corps a dégonflé. Donc ça veut dire que mon corps n'avait plus besoin de se protéger. Et c'est fou, parce que comme je vous disais, je ne suis pas en surpoids de base, donc je n'avais pas du poids à perdre, mais je pense que j'avais de la rétention d'eau, franchement j'en ai aucune idée, parce que même quand je faisais du drainage, ça ne partait pas. Mais il y a vraiment eu ce truc où mon corps a totalement dégonflé. Et je me sens tellement beaucoup plus en sécurité dans mon corps maintenant, et je pense que c'est le truc le plus flagrant, parce que le reste j'ai envie de vous dire, j'arrivais quand même à écrire de temps en temps, etc. Mais là, mon corps, c'est vraiment le truc où je me dis « Waouh ! » En fait, là, ça s'est vraiment régulé totalement. Et maintenant, c'est de ma responsabilité que ça continue. Et d'ailleurs, si tu veux commencer ce travail d'observation de tes patterns de manière toute douce, sans directement te faire accompagner en one-to-one, parce qu'on le sait tous à quel point ça peut être inconfortable de débuter une thérapie. Dans mon application Innate, il y a 12 portails d'introspection pour vraiment venir te poser justement ces questions-là, identifier tes patterns, te guider. Il y a énormément de questions aussi qui sont liées aux ressentis au niveau du corps. Et ça peut être une très bonne porte d'entrée si tu as envie d'y aller vraiment piano-piano. Alors, on arrive vers la fin de cet épisode. Et vraiment, avant de te laisser, j'avais envie de te dire quelque chose. C'est que si tu travailles sur toi depuis un moment, que tu as l'impression que quelque chose résiste, que quelque chose ne change pas vraiment en profondeur. Peut-être que ce n'est pas un problème de travail sur soi, de conscience, même de thérapeute, mais simplement peut-être que ton système nerveux n'a pas encore appris que le danger est passé et que tant qu'il ne le sait pas, rien ne peut vraiment rentrer. Et c'est pour ça qu'on dit qu'on doit être en sécurité pour recevoir. Et encore une fois, quand on parle de réception, je parle de toutes les réceptions. C'est-à-dire, évidemment, on pense tous à l'abondance financière, mais ça touche même tout ce qui va être l'abondance des relations, l'abondance de la vie, la réception en fait de la vie en soi. Et c'est d'ailleurs pour ça typiquement qu'en transgénérationnel, on sait que l'énergie de l'amour, de la nourriture et de l'argent, c'est exactement la même énergie. Et c'est pour ça que quand on a un problème de réception par rapport à l'un d'eux, tous les autres sujets sont touchés. Typiquement, si tu as peur de recevoir de l'argent, tu auras peur de recevoir une relation saine dans ta vie. Tu peux être dans l'autosabotage. Au niveau de la nourriture, ça peut être aussi soit je mange beaucoup trop, soit je me prive en relation. Du coup, soit je donne tout beaucoup trop, soit en fait je me ferme. Et en argent, ça va être soit je dépense tout, soit je garde tout. Voilà, il y a vraiment cet aspect-là. Et ça, ça part vraiment de la sécurité intérieure et donc de la régulation. Et donc, dans le cas d'une problématique, de la dérégulation de ton système nerveux. Et en fait, ce n'est pas une faiblesse, c'est une adaptation. Nous sommes des êtres d'adaptation. Ton système nerveux, il fait exactement ce pour quoi il est conçu, c'est-à-dire te protéger. Et maintenant, doucement, tu peux lui apprendre quelque chose de nouveau. La sécurité peut durer, ton corps peut la prendre, et pas en le convainquant, mais en lui donnant les preuves, seulement 10 secondes à la fois. Donc ça peut être, comme je vous le disais, mon exercice des 10 choses qui te mettent en sécurité, et donc ça prend 10 secondes. Donc ce n'est pas toi qui bloques, c'est ton système nerveux qui attend une preuve que le danger est passé. Et je pense qu'on peut terminer cet épisode sur cette phrase-là et passer aux tips de la semaine. Alors comme d'habitude, la citation qui m'a arrêtée par rapport à cet épisode, c'est celle de Gabor Maté qui dit que le trauma n'est pas ce qui vous est arrivé, c'est ce qui se passe à l'intérieur de vous en réponse à ce qui vous est arrivé. Et je la trouve, encore une fois, tellement juste par rapport à ce qu'on a exploré aujourd'hui, parce que souvent, on cherche à identifier l'événement. Qu'est-ce qui m'a traumatisé ? Qu'est-ce qui s'est passé ? Alors que ce qui compte vraiment, c'est la réponse intérieure à cet événement, ce que le corps a enregistré, ce qu'il a décidé de faire pour se protéger. Et c'est là, en fait, qu'on doit aller chercher. C'est exactement pareil que lors de vos visios de libération transgénérationnelle. Il y a plein de personnes qui me contactent en me disant Je ne connais pas énormément de choses de ma famille. Est-ce qu'on va pouvoir quand même travailler ? Mais en fait, moi, je n'ai pas besoin de savoir tout ce qui s'est passé dans votre famille. Vous n'avez pas non plus besoin de savoir tout ce qui s'est passé dans votre famille. Le principal, c'est aussi ce que vous avez observé. Rien que ce que vous avez observé et donc tous les mécanismes de défense que vous avez mis en place par rapport à ce que vous avez observé est suffisant pour travailler le transgénérationnel. En tout cas, avec ma pratique. Et avant de passer à la lecture, j'avais envie un peu de faire une réaction par rapport à une news que j'ai vue et qui me fait penser un petit peu au sujet du coup de la sécurité, alors une autre forme de sécurité. Mais je ne sais pas si vous connaissez Brian Johnson qui est un milliardaire qui dépense plusieurs milliers d'euros pour être en gros le premier homme à être un petit peu immortel. Et en fait ce qui est assez dingue c'est que ce mec-là en plus de s'infliger une hygiène de vie qui est juste limite inhumaine justement, on lui a découvert une maladie auto-immune. et en fait je me suis dit mais c'est assez dingue alors les rageux ont dit karma mais en fait moi j'ai vraiment une hypothèse après voilà je sais pas si Si j'ai raison, je ne sais pas si j'y tord, je ne sais pas, c'est mon hypothèse. Mais je me dis que vu qu'encore une fois, on est des aides d'adaptation, peut-être que justement, à force de vouloir trop contrôler tout être parfait, son système avait tellement plus de danger, dans le sens où vraiment, justement, il a été tellement plus sujet au danger, que finalement, il a pris ça comme une erreur un peu de logiciel, et donc il s'est retourné contre lui. Parce qu'une maladie auto-immune, c'est vraiment ça, c'est tout ton système. qui se retourne contre toi. C'est ton corps qui se retourne contre toi. Et donc, je me dis, vu que dans tous les cas, le corps, il est habitué à être soumis aux microbes. Par exemple, un enfant, il va se faire son système immunitaire en tombant malade quand il est petit, typiquement. Je me dis, en fait, ce mec-là, il a tellement tout coupé, il a tellement voulu avoir une vie limite de robot que finalement, c'est peut-être ça qu'il a mis en danger. Et c'est pour ça que moi, je pars du fait vraiment qu'on n'est pas des personnes à réparer. Il n'y a rien à réparer, on n'est pas cassé. c'est simplement de faire en sorte d'aller mieux, mais le mieux, il est aussi outre mesure. C'est-à-dire que si tu fais quelque chose qui, objectivement, te permettrait d'aller mieux, dans le sens où tu aurais une meilleure hygiène de vie, mais que ce truc-là, tu sens que tu ne l'aimes pas, justement, ça ne te met pas en sécurité, tu n'aimes pas ça, en fait, arrête. Typiquement, les Miracle Morning, si tu n'es pas du matin, ton système nerveux ne le mettra pas en sécurité que tu te lèves à 4h du mat et que tu écris dans ton journal. Tu n'es pas du matin. Donc, en fait, juste arrête, ça ne sert à rien. Le but, c'est vraiment de retrouver aussi ton propre rythme, ta propre sécurité. Et ta propre sécurité, elle peut aussi bien passer par te dire, je me fais mon petit gâteau du dimanche, parce qu'encore une fois, c'est avec modération, alors que ce n'est pas un truc ultra sain, à évidemment quelque chose, une pratique qui peut être la respiration, la méditation, qui sera sociétalement mieux vue, enfin remarque, quoi que, on s'entend. Mais voilà, un aspect un peu plus naturel, on va dire. Ce qu'il faut dire vraiment, c'est qu'on n'est pas là pour être dans l'outrance, On est là pour être dans la paix. présence. Et dans la présence, il y a la sécurité. Voilà, c'était la petite aparté news, mais sur laquelle je voulais réagir, parce que ça arrivait il n'y a pas si longtemps que ça. Et je me disais qu'après, je pense que je vais oublier, et je voulais parler quand même de mon hypothèse. Donc la lecture par rapport à cet épisode du jour, ce serait vraiment un livre que je vous recommande énormément. Mais alors, petite rigueur, par contre, la warning, c'est un livre qui est compliqué, dans le sens où c'est un livre qui, si vous êtes sujet d'un trauma, attention. Parce qu'il y a quand même énormément de plusieurs évocations de traumas, etc. Donc ça peut être un livre un petit peu trigger. C'est Le corps n'oublie rien de Bessel van der Kolk. J'espère que je le prononce bien. C'est un livre sur le trauma, mais c'est surtout un livre sur comment le corps garde en mémoire ce que l'esprit a mis de côté. Et si vous reconnaissez dans tout ce que j'ai décrit aujourd'hui, l'hypervigilance, l'attente de l'effondrement, la difficulté de recevoir la sécurité. Ce livre, il pourrait vraiment vous éclairer. Il est dans ma bibliothèque depuis longtemps. Je le relis de temps en temps et il est tellement mes pépites. Mais par contre, c'est une lecture un petit peu difficile parce qu'on explique des traumas, on explique comment le corps a réagi à ce trauma-là. Donc, ça peut être un petit peu trigger, un petit peu warning là-dessus. Et une pratique, ce que j'aime bien finir avec la petite pratique du jour, c'est un exercice en plus du coup en lien avec l'épisode du jour. En ce moment, une fois par jour, idéalement le matin ou le soir, je prends 30 secondes pour me poser cette question dans mon corps et pas dans ma tête, c'est important. C'est là maintenant, est-ce que je suis en sécurité ? Et souvent, du coup, la réponse est oui. Et je laisse cette réponse entrer vraiment dans mon corps. Vraiment, je la laisse. Alors parfois c'est 30 secondes, parfois c'est une minute, mais je me dis ok, là en fait, oui, je suis en sécurité, mais qu'est-ce que ça fait dans mon corps ? et généralement j'ai des sensations, je sens que ma gorge elle souffre, que ma poitrine elle s'ouvre, je sens que j'arrive à mieux respirer, que mon bassin il prend plus de place parce que je suis plus ancrée, donc plus présente du coup, il y a vraiment ce côté-là d'apprendre à ressentir et à faire pause, parce qu'en fait on peut se dire ouais ouais je suis bien, ouais non mais attends pousse, qu'est-ce que ça fait d'être bien dans ton corps là ? Et ça vraiment je m'efforce de le faire depuis, je crois que ça fait facile deux mois et demi que je le fais, et honnêtement ça me fait un bien fou en fait. et Tous les jours, justement, dans mon mood tracker, dans mon app, je mets « Ah bah aujourd'hui, l'exercice, c'était là. » Et donc, dans mon corps, c'était là. Et j'adore, en fait. J'adore vraiment voir à quel point la sécurité, du coup, est présente dans ma vie. Et je ne sais pas si ça nourrit ma sécurité directement. Mais en tout cas, c'est un petit peu une promesse que je me suis faite avec moi-même de, dans tous les cas, prends le temps de conscientiser, même si, en plus, tout ce que tu fais sur le corps, prends le temps de conscientiser chaque jour ce qui se passe en toi pour te permettre de sentir, en fait, que tu avances et que tu es sur le bon chemin. Voilà, c'est terminé pour l'épisode du jour. Si ce que j'ai partagé aujourd'hui t'a touché, inspiré, n'hésite pas à le partager avec quelqu'un d'autre qui en aurait peut-être besoin. En attendant le prochain épisode, prends bien soin de toi, écoute ton intuition et écoute ton inner self.