- Speaker #0
Ok, c'est parti ! Bon ben écoute, je suis ravie de lancer cet enregistrement de podcast. avec toi pour nos podcasts respectifs j'accueille aujourd'hui et on s'accueille mutuellement en fait
- Speaker #1
Fabien Bénédet c'est drôle c'est ça on a voulu faire ça qui est très sympa donc les auditeurs du podcast inspiré ils ont entendu une voix féminine pendant les 10 premières secondes ils vont se demander ce qui se passe si on s'est fait pirater la chaîne, pas du tout Donc, on fait ce podcast ensemble avec Marie. Et tu as aussi un podcast de ton côté, J'adore réseauter.
- Speaker #0
C'est ça. Et pour toi, du coup, c'est inspirer. On a décidé de faire cet épisode un peu particulier pour justement s'inspirer. Et aussi parce qu'on adore faire du réseau. Et donc, je te souhaite la bienvenue. Et je te propose peut-être, je pense qu'on va se renvoyer la balle tout au long de l'enregistrement, je te propose tout d'abord peut-être de te présenter, de dire qui tu es.
- Speaker #1
Oui, je m'appelle Fabien Bénédet, j'ai 36 ans, j'ai créé une société il y a 12 ans dans la production de visuels, on a démarré par tout ce qui est prisu par drone et depuis plusieurs années, On travaille sur la communication globale, ce que l'on appelle, à savoir la création de contenu, l'événementiel, la formation. Et à côté de ça, il y a aussi un autre projet sur la formation, à plus proprement dit. J'anime des conférences également, parce que je kiffe pouvoir mettre en avant les gens et le savoir-faire des gens. C'est un peu le leitmotiv de la communication, c'est mettre en avant le savoir-faire et le talent des gens. Et là, j'adore pouvoir mettre en avant les personnalités de par leur parcours, leur histoire ou ce qu'ils ont à raconter, en fait, leur retour d'expérience. Et pour compléter tout ça, j'ai lancé le podcast Inspiré, justement, toujours dans la même idée, de pouvoir donner la parole à des personnalités inspirantes que l'on ne voit pas tous les jours dans les médias et qui pourtant ont de superbes aventures à rencontrer, que ce soit des sportifs, que ce soit des chefs d'entreprise, que ce soit des auteurs, des conférenciers, des philosophes. C'est assez large, assez vaste. Et on a comme ça une heure à peu près d'échange comme on va avoir avec toi, où on retrace un petit peu le parcours de la personne et ses aspirations. Voilà, pour te donner tout un détail. Et pour que tu rebondisses, la question que j'ai l'habitude de poser à mes invités, c'est comment tu expliquerais ton métier dans un premier temps, de façon ludique, mais à un enfant de 5 ans ?
- Speaker #0
C'est une bonne question. Alors, moi, je suis... cofondatrice de l'agence de coaching et de formation qui fait sens parce qu'avec mon associé on part du principe que il n'y a rien de mieux que d'abord de s'amuser de prendre du plaisir dans nos activités du quotidien dans notre travail et d'avoir une activité qui a beaucoup de sens à la fois pour nous, pour notre entourage, notre environnement mais ton exercice de l'expliquer à un enfant de 5 ans, ce n'est pas forcément simple. En tout cas, identifier, trouver et aider les autres à kiffer leur vie pro. Je pense que c'est ça le cœur de l'activité de Kiffesens et de ce pourquoi je m'y suis engagée avec Lydie. Après, moi, j'ai de la particularité. Alors, j'essaye toujours de me dire, alors pour un enfant de 5 ans, d'aider les autres à être à l'aise sur le réseau social LinkedIn. Et mon autre particularité, c'est que j'aide mes clients à aller mieux ou à prendre confiance en eux. à prendre du recul par rapport à leur activité grâce au cheval. J'utilise le cheval et son effet miroir, son effet magique dans son comportement et son état d'être pour aider les autres. dans leur vie pro toujours.
- Speaker #1
Super. Tu vois, tu as réussi l'exercice.
- Speaker #0
Je ne sais pas. Il faudrait que je le teste vraiment sur un enfant de 5 ans. Peut-être que je n'utiliserai pas les mêmes mots et je serai peut-être plus imagée.
- Speaker #1
C'est important, la première strade de ton métier. C'est vrai que tu as découvert l'entrepreneuriat aussi, mais c'est le cas. On fait un projet pour le plaisir et pour avoir du kiff et du sens, mais quelquefois, on se fait aussi une prison dorée. C'est bien de se rappeler ce pourquoi on fait ça et quel est notre moteur initial.
- Speaker #0
C'est sûr. Il y a tellement de personnes, tellement de professionnels, d'entrepreneurs ou de salariés qui sont en perte de sens, en perte d'engagement. Il y a tellement de prises de conscience, en tout cas d'aide à la prise de conscience, à la prise de décision, qui sont nécessaires. aujourd'hui dans les entreprises, ça nous tient à cœur d'aller éveiller, d'aller aider à faire ses pas de côté pour avancer, pour être mieux dans sa vie.
- Speaker #1
Et en préparant cet échange, on a remarqué que l'on a tous les deux plusieurs casquettes, plusieurs activités, plusieurs projets. Et ce projet de podcast, notamment, pourquoi tu as lancé ce podcast et qu'est-ce qui a fait sens, justement ?
- Speaker #0
Alors en fait, l'idée du podcast, elle est née pendant le confinement, donc en 2020, le premier confinement. Je me suis rapidement formée, en fait, je voulais aller interroger des... C'est l'interview qui est tout de suite venue sur mon choix de podcast. Donc je me suis formée et j'ai mis un peu de temps. Je pense que ce n'était pas forcément le moment où il y avait aussi le symbole. syndrome de l'impostrice qui était présente. Et en fait, je voulais aller à la rencontre d'autres entrepreneurs inspirants sur la thématique notamment du réseau de contact. C'est une thématique qui me tient à cœur. Je trouve que quand on sait réseauter, quand on sait aller vers les autres, nouer des relations. Déjà, on apprend beaucoup sur soi, on apprend beaucoup sur les autres. Et puis, ça sert évidemment notre entreprise, notre vie en général d'ailleurs. Et donc, j'ai lancé ce podcast qui s'appelle donc J'adore réseauter l'été dernier, en 2023, pour aller à la rencontre d'entrepreneurs dont le réseau... est au cœur de leur activité, même si je pense que tout entrepreneur fait du réseau et a nécessairement le réseau au cœur de son activité, mais certains plus que d'autres. Et en tout cas, le mettre aussi en avant, ou en créer des entreprises autour de cette thématique, que ce soit des applications ou des clubs de réseau, tout simplement. C'était aussi, c'est toujours pour moi, une occasion d'aller creuser un peu autour de leur entreprise à eux, de savoir comment ils l'ont développée et éventuellement quelles difficultés ils ont rencontrées pour qu'ils nous partagent un peu leurs leçons, qu'ils nous partagent des anecdotes et leurs chemins pour inspirer les autres aussi. pour se sentir moins seule dans ce chemin de l'entreprenariat. Et toi, du coup, parce que toi aussi, effectivement, c'est un peu notre fil rouge. Toi aussi, tu as un podcast d'interview. Moi, je suis très curieuse de savoir qu'est-ce qui t'a donné envie d'aller réaliser ces interviews. Et ensuite, j'aurai d'autres questions.
- Speaker #1
J'allais dire un peu un préambule, c'est déjà mettre en avant les gens. En fait, je pense que c'est un peu le fil rouge qui m'anime. Et à travers ça, ce qui est génial, en fait, il y a une chose que je n'avais pas touché du doigt quand j'ai lancé l'idée, c'est que je passe à chaque fois une heure de kiff total à préparer, à discuter avec ces gens-là, avec ces personnalités-là. Et au final, ça permet aussi d'avoir des discussions assez profondes. Et le moteur initial, c'est que maintenant ça fait 12 ans que j'ai créé la société et j'ai la chance aujourd'hui, comme tout le monde, d'avoir un certain réseau et avec des personnes qui sont juste extraordinaires ou qui ont un parcours vraiment extraordinaire. Et je me suis dit, c'est quand même dommage de me dire que moi, il y a 12 ans, si j'avais lancé la boîte dans ces conditions-là, j'aurais aimé en fait avoir un peu ce retour d'expérience de ces chefs d'entreprise, cette vision des sportifs de haut niveau ou des conférenciers. Et au final, quand tu y réfléchis, quand on lance notre boîte, on est tous un peu, on passe tous par la même phase. On est un peu diminué, on n'a pas de réseau, on ne sait pas comment s'y prendre, etc. Et je me dis qu'avoir la possibilité… d'avoir des personnalités aussi inspirantes que ça et de pouvoir les écouter, d'avoir ce temps d'échange. Voilà, c'est ça aussi qui m'a animé au début. Et je me rends compte, tu vois, même avec des personnes qui me sont proches de mon cercle, quelquefois j'apprends des choses d'eux pendant le podcast, parce qu'on a vraiment ce moment un peu suspendu d'intimité pendant une heure et demie où on va quand même assez profondément dans les échanges et dans les discussions que l'on peut avoir dans d'autres types de sphères ou de contextes. Donc ça, c'est vrai que c'est génial. Et après, j'aime bien aussi provoquer des fois les rencontres. J'ai pu interviewer des personnes que je ne connaissais pas forcément et avec qui on a eu un super échange là-dessus et avec qui on est toujours en contact. Et là, j'ai d'autres idées de formats. Il y a le format interview dont tu as parlé. Il y a un format où c'est plutôt avec des formateurs notamment. Wow ! on ne retrace pas la vie. Le fil rouge, en fait, c'est de retracer la vie des personnes, de leur enfance à aujourd'hui, et après ce qu'ils sont, et leurs aspirations du moment, et leurs projets à venir, parce que généralement, ces gens-là ont toujours plein de projets. Et donc, avec les formateurs, on ne parle pas trop de leur jeunesse, parce que quand tu es formateur sur l'expérience client, à 5 ans, tu ne t'es pas dit, je veux faire en sorte que les gens aiment aller acheter quelque chose. Mais par contre, on va être plus sur une interview, en mode... tips, tu vois, pratico-pratique où on va donner le maximum de clés sur un minimum de temps pour aider les personnes et après le troisième format que j'aime bien, c'est le format table ronde où là j'ai trois personnes autour de moi et on est plus en mode échange de discussion et ça me permet, comme on le fait là, d'être plus actif dans le podcast. Moi j'aime à dire que aux personnes que j'interview, je leur dis si sur une heure tu parles 55 minutes moi, 5 minutes, et que je fais des questions courtes et toi, des réponses longues, ça me va très bien. Moi, le but, c'est de mettre un nom à des gens. Et là, sur le format table ronde, ça donne un peu plus de liberté, de possibilités, donc c'est chouette. Oui,
- Speaker #0
c'est plus un jeu de ping-pong, finalement, parce qu'il y a plus d'interactions. Du coup, je ne sais pas si tu as répondu à ma question. Est-ce que, du coup, je la repose différemment. Qu'est-ce qui t'a... Quel était ton déclic ? Parce que tu l'as dit, tu as une agence de communication depuis de nombreuses années. Quel a été ton déclic ou ton envie ? Qu'est-ce qui a fait que tu as lancé tes premières interviews ? Qu'est-ce qui fait la bascule ? Qu'est-ce qui fait le point de J'y vais ?
- Speaker #1
Il y a vraiment cette envie d'offrir une caisse de résonance et un média, tout en restant assez humble quand même, mais en offrant une caisse de résonance. à des personnes que l'on ne voit pas forcément sur les médias, sur les plateaux, sur les interviews, etc. Et qui sont des personnes qui, des fois, n'osent pas aussi y aller. Tu parlais du syndrome de l'imposteur. Tu l'as dans toutes les strates. Et certaines personnes se disent, je ne sais pas ce que je vais avoir d'intéressant à raconter. Mon parcours, c'est mon parcours. Il est tout à fait banal. Quand toi, tu regardes d'un œil extérieur, tu te dis, non, ce n'est pas du tout ça. Et donc, il y a vraiment cet esprit de caisse de résonance. Et je pense que ce qui a fini de me motiver, plutôt, j'ai le plaisir d'animer des conférences depuis deux ans. J'en ai donné une en 2015. Après, j'en ai fait d'autres. Et la posture à être plutôt là, un monsieur loyal ou un maître de cérémonie ou un animateur, enfin voilà, tu peux mettre le terme que tu veux, un speaker, si... encore plus intéressant, je trouve, d'être là en fil rouge et de mettre en avant les gens que de faire une conférence moi-même. Et j'ai trouvé cette posture-là hyper enrichissante. Et vraiment, tu te creuses à la tête, tu as des moments off avec ces gens-là qui sont super intéressants, tu as la préparation aussi, etc. Et je pense que ça, ça a fini de me convaincre, en fait, de pouvoir donner l'opportunité de s'exprimer. Mais bon, après, c'est toujours tout bête, mais les... Les éléments déclencheurs, c'est quand tu as des personnes qui sont de très bon niveau en conférencier, etc. et qui te disent, ça a été super, j'ai été mis à... j'ai été mis à l'aise, etc. Et je te dis, bon, peut-être qu'il y a quelque chose à faire. Et voilà, c'est ça qui a fini de me convaincre aussi.
- Speaker #0
Merci pour ton partage. Je te rejoins forcément sur... Enfin, ça n'a pas été obligé que ce soit forcément, mais je te rejoins sur la posture, le fait de vouloir valoriser, en fait, les personnes qu'on rencontre et qui ont... qui ont une humilité et qu'on a envie de partager l'histoire, donc on a envie de partager l'histoire, on a envie de mettre en avant parce qu'il y a de belles choses à montrer. Il y a un beau parcours à partager. Oui, je te rejoins complètement.
- Speaker #1
Je pense que c'est ce qui fait un pont aussi avec nos activités dans la communication. Toi, tu es consultante, moi j'ai... J'ai une agence de com et sur ces strates-là, si tu le fais pour les bonnes raisons, tu fais ça pour être au service des personnes et pour aider les gens. Et au final, ce n'est qu'une continuité, je pense, le podcast de nos activités, de nos aspirations respectives.
- Speaker #0
Oui, c'est vrai. T'as raison. On le fait déjà finalement. On le fait déjà dans nos activités respectives. En nous, je pense... cette envie d'aider les autres à être de meilleurs communicants ou à mieux communiquer, à être mieux mis en lumière dans leurs actions de communication. C'est tout à fait juste. Il n'y a pas forcément réfléchi à ce point commun un peu transverse, mais oui, c'est tout à fait juste.
- Speaker #1
En fait, tu te rends compte avec l'expérience que... Aujourd'hui, tous les chefs d'entreprise sont ancrés sur le fait qu'il faille communiquer, ce qui n'était pas forcément le cas il y a dix ans. Parce qu'il y a certaines activités où on te dit « moi je ne fais que des appels d'offres » ou « moi je n'ai pas besoin, j'ai mon carnet de commandes plein un an » , etc. Mais la vraie question, et maintenant ça a mûri, c'est aussi comment tu expliques que des sociétés, même des chefs de restaurant, on en parlait il y a quelques temps avec un client, qui ont leur table pleine pendant deux mois, sont à fond sur les réseaux sociaux, sont à fond dans l'image. Comment tu expliques ça ? Alors tu as ce postulat et ce questionnement là et c'est toujours enrichissant d'écouter les réponses des personnes. Et puis tu as aussi le fait qu'en dix ans ça a un peu changé. C'est à dire que la personne qui faisait qu'avec des appels d'offres, a peut-être aussi une remise en question de ce modèle économique. Et aussi sur d'autres stades. Tu te rends compte que faire des appels d'offres avec de bons supports de com, avec une bonne façon d'approcher les choses, d'avoir de belles images, un beau mémoire technique. Il ne s'est pas dit de façon directement à la note, mais ça aide quand même et puis ça donne de la crédibilité à la société. Et puis aussi les entreprises qui disaient, je n'ai pas besoin de communiquer, tu peux aussi le réfléchir de façon différente. C'est-à-dire qu'aujourd'hui dans les métiers comme dans le BTP, etc., travailler sur la marque employer, ce n'est pas idiot. travailler sur ce qu'est l'entreprise sans faire du greenwashing, mais vraiment expliquer ce qu'est l'entreprise, quelles sont ses aspirations, ses valeurs, ça a du sens aussi. Tu te rends compte qu'aujourd'hui, ça y est, c'est ancré dans les gens qu'il faut communiquer. Mais après, on vient à la deuxième étape, c'est comment et à quel moment, bien souvent, il manque de temps, il manque de ressources, il manque de moyens. Alors ça peut être moyen temporel, ça peut être moyen financier, etc. Et c'est là où je pense que c'est intéressant de réfléchir en position un peu plus haute et de se dire qu'en fait, la stratégie de communication c'est ni plus ni moins corrélé à ta stratégie d'entreprise et de pilotage d'entreprise. Encore faut-il en avoir une solide et qu'on remet en question régulièrement et c'est là où c'est intéressant de pouvoir se faire accompagner et appuyer par des personnes qui vont avoir cette vision un peu extérieure du métier et pour autant une idée assez large des différentes... typologie ou type communication et des différentes industries parce que vraiment ce que je trouve intéressant aussi c'est la pluralité de la clientèle quand on me pose la question pour qui tu travailles je dis on travaille pour l'artisan du coin et c'est pas péjoratif parce que nous aussi on est une petite équipe mais je travaille aussi bien pour l'artisan du coin que pour la société internationale et aussi bien dans le service que dans l'industrie ou la chimie ou le transport et c'est là où c'est intéressant parce que tu te rends compte que
- Speaker #0
tu as pioché des bonnes habitudes des uns des autres et ça offre une ouverture d'esprit qui est géniale je suis forcément entièrement d'accord je suis plus spécialisée sur sur l'accompagnement sur LinkedIn et je te rejoins aussi sur la prise de conscience des entreprises ou des dirigeants à communiquer sur ce canal-là. Après, effectivement, il y a souvent un manque de temps ou un manque de connaissances, un manque de connaissances des codes, de ce qu'on y dit, comment on s'y prend. Mais aujourd'hui, je crois que même quand on est sur un marché florissant, déjà on n'est pas à l'abri, on le voit bien ces derniers mois, de changements dans l'économie, de ralentissement, de changements dans des secteurs qui ne présageaient pas forcément de baisses d'activité. Et on voit bien que la communication… C'est un peu moins le parent pauvre, on va dire, qu'auparavant, où on se dit que de tout temps, il faut communiquer. C'est nécessaire.
- Speaker #1
Pour rejoindre ce que tu dis, tu te rends compte qu'il y a 10 ans, c'était le premier verrou et le premier budget qui sautaient, la communication, en temps de crise ou de restructuration, etc. Aujourd'hui, c'est beaucoup moins le cas, parce que maintenant, la communication, c'est l'investissement. C'est vraiment aperçu comme ça. Alors, il faut encore habituer certaines personnes, mais d'une manière générale, la communication, si c'est bien fait, si c'est fait dans une stratégie globale, c'est un pur investissement.
- Speaker #0
C'est vrai. C'est très vrai. On a beaucoup parlé de nos points de commun et on en a forcément d'autres. Mais il y a une différence. Une différence qu'on entend bien. Alors, j'ai peut-être un accent, mais toi, le tien, je l'entends très bien. Et il m'est un peu familier. Je ne vais pas dire que l'accent d'où tu es est le même que celui de Toulouse, mais quand même, je pense qu'il se rejoigne. Et ça, c'était aussi une... une réjouissance pour moi de partager un moment avec toi parce que tu viens du Sud-Ouest et que mon cœur est un peu aussi dans le Sud-Ouest, puisque j'y ai passé quelques années. Donc, est-ce que tu peux nous dire d'où tu viens et tu peux nous en dire plus ?
- Speaker #1
Oui, moi, je viens du Sud-Ouest. J'ai toujours habité ici. Aujourd'hui, la société est basée à Pau, dans le Berne. C'est une région magnifique. Alors, je ne travaille pas à l'Office du tourisme, mais comme tout le monde, je suis un peu chauvin. Mais c'est vrai qu'on a une région qui est très belle. Le sud-ouest, avec toutes ses qualités, avec la possibilité d'être à une heure de la mer, à une heure de la montagne. On est juste à côté de l'Espagne aussi. Donc, pour aller te dépayser pendant un week-end, c'est super accessible. Et aussi bien au niveau territoire qu'au niveau... culturel, qu'au niveau sportif. Pau est une ville quand même assez magnifique. Je n'aime pas de Pau, je viens de la Haute-Pyrénée. Mais j'ai créé la société à l'époque sur Pau et c'est vrai que c'est une ville magnifique. C'est une ville où au niveau sportif on a un zenith. Donc c'était jusqu'à il y a peu de temps le sol du sud-ouest, la seule grande salle du sud-ouest. Maintenant il y a l'Arca Arena qui est arrivée à Bordeaux. On a une équipe de foot qui est en Ligue 2, on a une équipe de rugby qui est en Top 14, on a une équipe de basket qui est en Pro B, le Hand également. Donc niveau sport co, c'est très représenté. Il y a une grande activité aussi sur la partie canon et kayak avec le stade Oviv où tous les hivers, sur cette période-là, tu vas avoir des équipes de toute l'Europe et même au-delà qui viennent s'entraîner à Pau. Tu as aussi un centre d'entraînement avec 500 chevaux et parmi les meilleurs entraîneurs de France qui sont basés ici à Pau. Et j'en oublie sûrement. Donc c'est vrai que c'est une ville très agréable à vivre au niveau culturel aussi. C'est une ville qui mélange l'ancien au niveau des bâtiments. Pour ceux qui connaissent le boulevard des Pyrénées, c'est toujours un peu cliché, mais c'est l'endroit où il faut aller quand on ne connaît pas Pau. Et puis, quoi te dire de plus ? Je sors ma casquette d'office du tourisme. Je n'ai jamais fait ça. Tu me le demandes, je le fais. Mais c'est une ville qui est vraiment agréable. Une région aussi, une région qui est très connue pour les... Pour le côté épicurien, pour les ferias, etc. C'est vrai qu'il y a ça aussi. Il y a tellement plus encore. C'est une région super agréable à vivre.
- Speaker #0
Merci. Je ne connais pas Pau. Ça devra faire l'objet d'une visite.
- Speaker #1
J'espère t'avoir donné envie. Oui,
- Speaker #0
oui. Je sais que je dois y aller.
- Speaker #1
Bon. Tu peux nous en dire plus sur ta région ?
- Speaker #0
Oui, écoute, moi je suis Brestoise, née à Brest. Je suis longtemps partie de Brest pour d'abord les études et puis après j'ai commencé à travailler. Je suis restée en région toulousaine, comme je le disais juste quelques minutes avant, à mon 17 ans. Donc oui, le sud-ouest, je le porte aussi dans le cœur forcément. Je suis revenue à mes sources, on va dire, il y a deux ans et demi, donc à côté de Brest. Et Brest est aussi une ville agréable à vivre. On parle souvent de, un peu moins maintenant, mais j'ai l'impression, peut-être que je l'entends moins, que Brest est une ville moche et... parce que c'est une ville qui a été complètement détruite pendant la seconde guerre mondiale, donc c'est une ville qui a été reconstruite à l'américaine, donc voilà, toutes les rues sont parallèles, perpendiculaires, c'est très carré et très gris, mais il y a eu plein d'efforts de fait ces dernières années pour à la fois remettre de la couleur dans certains pays, quartiers et puis il y a plein de choses qui sont faites au niveau réaménagement de la ville mais en tout cas moi je l'ai toujours trouvée belle. Ce qui est chouette à Brest c'est une ville portuaire donc on a plein de belles vues sur la mer et sur la rate de Brest à différents endroits, à différents quartiers de la ville et puis je te rejoins sur le fait que ici on y pratique aussi beaucoup beaucoup de sport. à la fois des sports d'équipe comme tu le disais surtout du foot du handball, du basket les équipes de haut niveau sont là pour le prouver Brest est en Ligue des Champions il faut le dire c'est important de victoire pour le moment il faut que ça continue Peut-être un jour, il y aura aussi du rugby. Le rugby, pour l'instant, c'est le stade de Vannes, qui est aux côtés des grandes équipes du Sud-Ouest. Et puis, évidemment, à Brest, on y pratique aussi beaucoup de sports nautiques, comme tu peux l'imaginer, et beaucoup de voiles. Je me réjouis d'être ici, en bord de mer, et de resaborer les plaisirs de ma région. Je suis très contente d'être ici, tout en gardant des liens évidemment avec Toulouse et avec Montauban. Et ouais, donc tu vois, on a quand même aussi des points communs par rapport à nos...
- Speaker #1
Par rapport au territoire.
- Speaker #0
Par rapport au territoire, ouais. Et moi non plus, je ne suis pas forcément... Moi aussi, j'ai sorti ma carte d'agent touristique, mais je le fais volontiers en fait, notamment... Mes amis qui me demandent des conseils et qui sont attirés par la Bretagne, je le fais volontiers de donner un peu mes coups de cœur ou de dire surtout ne manquez pas cet endroit.
- Speaker #1
C'est vrai que je le fais de façon indirecte. Le podcast est écouté partout en France, en Belgique, etc. Et rien que par l'accent, il voyage un peu. Je ne peux pas le cacher. Non,
- Speaker #0
tu ne peux pas le cacher. C'est chouette. Peut-être que tu peux repartir sur nos activités, peut-être que tu peux nous partager, si tu es d'accord, peut-être des difficultés que tu aurais rencontrées ou des moments pas forcément simples à gérer pour toi en tant qu'entrepreneur. Oui, j'essaie de chercher lesquels, tellement il y en a. On a l'habitude de se souvenir des réussites et de mettre en avant les réussites, mais l'entrepreneuriat, ce n'est pas que ça. Et je pense que beaucoup d'entrepreneurs seront d'accord avec ça. C'est un chemin de résilience permanent et d'adaptabilité. Et c'est vrai qu'il y a toujours plein d'aventures à raconter. Spontanément, je te dirais la... La première année qui a été chaotique, en fait, pour remettre dans le contexte, au départ, on a démarré par tout ce qui est prise de vue par drone. Je parle de l'époque en 2012, où le drone n'existait quasiment pas. On était 50 en France. La législation est sortie en avril 2012. On a commencé à travailler sur le projet en juin-juillet. avec un associé pour se lancer officiellement déposer les statuts en décembre et donc j'ai créé la société avec un associé à l'époque on ne pouvait pas, il n'existait pas en fait de drone, comme on dit sur étagère qu'on pouvait retrouver à FNAC ou quoi que ce soit comme c'est le cas aujourd'hui donc on avait fabriqué notre propre drone avec des pièces spécifiques qui venaient d'Italie, avec un châssis qui venait d'Allemagne ... avec des pièces qui venaient des États-Unis parce qu'ils étaient vachement en avance là-dessus à l'époque du moins. Et donc ça a été déjà assez galère de monter ça parce que tu ne trouvais pas des tutos aussi facilement que tu ne pourrais en trouver maintenant forcément. Et une fois que l'on a fait ça, on a eu... Du coup, je vais rester sur l'image. Po, c'est magnifique. N'écoutez pas ce que je vais dire, mais quand même. On a ouvert le 1er janvier 2013. Officiellement, on est rentré dans une technopole. Particularité du drone, c'est que toutes les vidéos que vous verrez de nous, on vend le Bern avec un grand beau temps. Et en 2013, il n'a fait que pleuvoir chez nous. Mais quand je dis que pleuvoir, ça a été un point où... de tout temps depuis que les stations météo sont dans les aéroports donc elle a été installée dans les années 50 ou 60 ici à Pau il n'avait jamais été enregistré autant de pluie sur une année que cette année là ça a été une année record à la fin de l'année 2013 quand il y a eu le classement tu sais des villes où il a le plus plu le plus pas facile à dire ça là on était premier devant l'île devant toutes les villes que l'on retrouve qui trust l'eau du classement généralement devant beaucoup de villes du Nord. On a été les premiers en termes de pluie, donc ça a été juste catastrophique, ce lancement. Donc première année, on a eu ça. J'ai lancé la société avec un associé assez vite, ça ne l'a pas fait, donc il a fallu gérer ça au bout de six mois. Sauf qu'en plus, comme tout lancement de société, il y a un prêt, et j'étais la seule caution sur un prêt pour des raisons qui lui appartiennent. Et à côté de ça, on a fait une année pris en chiffres. Véhicule de la société qui tombe en panne aussi. Donc pour la faire très courte, moteur qui pète. Renaud qui demande 5000 euros pour le moteur. Finalement, ça s'est arrangé. Bref, fin 2013. Beaucoup, beaucoup de raisons d'arrêter avec plus d'associés. peu de chiffres avec peu de clients etc et plus de voitures en fait plus rien et une seule raison enfin non deux raisons quand même si je suis honnête de vouloir continuer la première c'est que 50 mille euros de de près à devoir se coltiner derrière ça allait faire quand même assez chaud et puis la deuxième c'est un peu lego mais lego dans le bon sens du terme tu vas pas arrêter là enfin des embûches tout le monde en a eu et t'en connaîtras d'autres etc. et là c'est vrai que t'es un peu dans le dur surtout que Pau, donc moi j'étais pas de Pau au début je connaissais pas grand monde en 2013 donc voilà c'était vraiment pas simple et puis au final j'ai continué, j'ai une super personne qui m'a aidé à ce moment là et il a fallu continuer et la résilience elle est là aussi Et ce qui fait que, 4 mois après, on a signé notre premier reportage avec une chaîne de télé qui s'appelle « Des racines et des ailes » , qui est une émission qui passe sur France 3, pour ceux qui connaissent, c'est sur le territoire et c'est généralement des images très léchées, très qualitatives, où à l'époque ils faisaient à Paris-Licoux et au sol. Et depuis, la Strat, le drone est venu là-dessus. Et dès qu'on a signé ce contrat avec la télé, ça nous a offert une référence et une visibilité immense. Et après, c'est parti, quoi. C'est parti avec plein d'eau, plein de bain. Mais je ne sais pas tout ce que ça allait faire. Mais ça a ouvert des portes sur d'autres chaînes de télé. Donc aujourd'hui, on a travaillé pour TF1, pour France 2, pour France 3. On a travaillé avec ces gens-là. Donc avec des sociétés... des sociétés de plus en plus grosses. Qu'est-ce que je pourrais citer ? On travaille avec la Chimie à Carquemins, on travaille avec des concessionnaires auto, on travaille avec la SNCF, avec tous les boites de BTP. On en parlait tout à l'heure du BTP. Tous les gros constructeurs, on a déjà travaillé avec eux. Et voilà, on a le plus emblématique, on va dire récent, c'est le fait de... Je ne l'ai jamais dit, tu vois, je n'ai jamais communiqué encore dessus, mais on va le faire. Donc, tu n'en as pas l'exclus. C'est qu'on a travaillé pendant deux ans avec le Paris Saint-Germain à couvrir la construction du nouveau centre d'entraînement à Poissy. Donc, voilà. Il faut être résilient et ne jamais abandonner et persévérer. C'est facile à dire. Mais vraiment, c'est la culture de la remise en question et de l'agilité permanente, je pense, en entrepreneuriat. C'est vrai.
- Speaker #1
C'est une bonne manière d'apprendre à mieux se connaître. D'apprendre à retrouver des forces malgré les difficultés ou malgré les embûches qu'on peut rencontrer. Bravo pour...
- Speaker #0
Tu as dû en connaître quelques-unes toi aussi.
- Speaker #1
Écoute, oui, c'est vrai. Moi, je dirais que j'ai moins d'expérience que toi dans l'entrepreneuriat. Ça fait un peu plus de trois ans que je suis lancée. Moi, je dirais que c'est vraiment... Je vais partir sur des aspects plus psychologiques, peut-être. C'est le fait de se rendre visible et de passer à l'action, qui ont été difficiles pour moi au début. Je crois que je fais une bonne première année quand même, mais je pense que c'était plutôt ça. C'était des aspects plus... sont allées me chercher sur toujours ce syndrome, soit de l'impostrice, soit... Ouais, c'est... Ouais, elle était toujours par là. Et du coup, le fait que psychologiquement, ta petite voix qui te dit non, tu ne peux pas le faire, te bloque, ça te met dans des situations très embêtantes par rapport à tes interlocuteurs, à tes potentiels clients. Donc il faut renforcer son mindset, son état d'esprit d'entrepreneur. Et c'est quelque chose, je trouve, qu'on ne nous apprend pas forcément. On loue beaucoup le fait d'être entrepreneur, on en fait beaucoup la promotion. On montre souvent des côtés un peu dorés. mais on ne parle pas de tout enfin moi en tout cas j'aurais bien aimé peut-être que finalement ça s'est fait comme ça mais c'est bien aussi de dire la vérité que c'est pas tout rose et qu'il y a des aspects qu'il faut travailler et qu'on peut travailler dès qu'on se lance en fait ou même avant tu parlais de tu parlais d'ego tu parlais de Il y a le bon égo aussi, celui qui a envie de rebondir, celui qui ne peut pas laisser les choses se terminer comme ça et qui se dit non, non, je tiens bon, je persévère, j'y crois, je crois en mon idée. Et donc, après, on voit bien qu'il y a plein de groupes où... d'incubateur ou d'accompagnement qui existe pour justement accompagner les entrepreneurs dans leur développement et je pense que c'est essentiel et peut-être que j'en ai eu un peu plus besoin au début effectivement pour avoir ce type de structure qui m'accompagne dans mon état d'esprit en fait.
- Speaker #0
Oui complètement, moi j'ai eu la chance de rentrer dans une technopole, dans un incubateur qui s'appelle Helio Parc ici. où en fait, tu rentres sur dossier, il faut qu'il y ait un certain savoir-faire, etc. Et on a eu la chance d'y rentrer, ça a été une aide. Parce que tu as, on pourra en parler après, mais ce côté isolement des dirigeants, je pense que ça pèse sur beaucoup de personnes, surtout au début. Mais c'est vrai que l'ego jusqu'à il y a quelques temps, je n'avais pas ce discours-là, mais en fait, c'est important de le cultiver. Mais encore une fois, l'ego au sens noble du terme. Pourquoi ? Parce que ça permet justement de contrecarrer ces petites voix et adoucir, si je puis dire, ce syndrome de l'imposteur. parce que c'est un vaste sujet et j'ai souvent eu mais je pense que si je n'avais pas travaillé là-dessus je n'aurais pas lancé ce podcast Parce qu'en quoi je me serais senti légitime ? Et par rapport à ce syndrome de l'imposteur, c'est un travail à faire sur soi qui est important. Mais au final, derrière, tu as tout ce qui vient sur la légitimité. Qu'est-ce qui fait que je me sens légitime ? Et puis un jour, je me suis quand même posé la question, quel est le métier le plus difficile d'accès en France ? Quel est le job le plus dur d'accès ? sûrement tu n'en as qu'un, c'est président de la République, tu vois. Et sans faire politique aucune, mais qu'est-ce qui fait qu'un président de la République, qu'un candidat est légitime à ce poste-là ? C'est quoi ? C'est son expérience en tant que... dans le privé ? C'est le fait qu'il soit énarque ? C'est le fait qu'il ait déjà roulé sa bosse en politique et qu'on le voit depuis 30 ans en faire des promesses ? C'est quoi en fait qui fait qu'un président de la République est légitime ?
- Speaker #1
Pour moi, c'est aussi sa confiance dans tout ce qu'il est, dans tout ce qu'il va proposer. C'est sa manière d'être confiant et de nous embarquer avec lui.
- Speaker #0
Oui, c'est ça, l'estime de lui aussi. Et en fait, tu te rends compte qu'il y a plein de façons de définir la légitimité, ou du moins le portrait robo-idéal d'un président de la République. Donc déjà, chacun a sa définition, ce n'est pas forcément simple. Mais en plus de ça, quand tu regardes en face, quels sont les critères ? pour être président de la République ? Quelles sont les conditions ? La seule condition aujourd'hui qui est demandée, si je ne dis pas de bêtises, c'est le rapport avec l'âge. C'est qu'il faut avoir au moins 24-27 ans, je ne sais plus. Mais c'est tout. En fait, c'est-à-dire que demain, tout le monde peut être candidat, grosso modo. Donc, prime abord, après, il y a les signatures. On rentre justement dans la politique politicienne. Mais tu te rends compte que les critères pour être à la fonction la plus haute de l'État, sont au final très basiques et très simplistes. Et nous, des fois, on va se mettre des grilles à devoir cocher 15 critères avant d'accepter à pouvoir faire une action ou se sentir vraiment parfait au top avant d'oser se lancer. Sauf qu'en fait, c'est aussi le chemin qui fait l'expérience, donc c'est important. Oui,
- Speaker #1
c'est vrai. C'est vrai. Très juste. Je vais réfléchir à ce que tu viens de dire, là.
- Speaker #0
Ouais, ça m'a aidé.
- Speaker #1
Ouais, ouais, ça remet un peu les... Ça rabaisse un peu ton niveau de... Ok, bon. Je vais me calmer dans l'exigence que je peux me porter. Et je vais me concentrer sur ce que je sais faire de mieux, en fait. Et le transmettre.
- Speaker #0
Ouais. Et en fait, tu vois ça, l'effet inverse. C'est-à-dire qu'il y a des personnes... notamment dans les jeunes générations qui osent des choses de façon très... avec l'insouciance de la jeunesse, tu sais, et qui, au final, vont prendre des places qui ne leur sont pas destinées et qui ne sont pas forcément légitimes pour un sujet, tu vois. Tu as des personnes qui vont avoir lu... J'extrapole, mais j'ai déjà vu quand même. Qui vont avoir lu trois livres sur un sujet et qui te sortent une formation, tu vois. Tu vas avoir des personnes qui lancent un podcast et ça tourne autour de leur vie, de leur spirité, etc. Mais quelle valeur ajouter derrière ça, tu sais pas. Et donc en fait, t'as cette ambivalence entre les personnes qui, selon ta grille de référence à toi, et chacun la sienne, n'ont pas forcément légitimité à être, et ils sont, parce qu'ils ont accepté de se mettre à nager, parce que dans la insouciance aussi, c'est noble quand même d'accepter de se mettre à nager. Et de l'autre, tu as l'autre strat où pour avoir le métier le plus dur du monde, tu n'as aucun critère ou presque, si ce n'est le seul critère de l'âge. Et toi, il faut que tu réfléchisses entre ces deux. Et quelque part, ça te permet aussi de te foutre la paix avec cette légitimité. Parce que généralement, la légitimité, le syndrome d'imposteur vient avec le perfectionnisme. Je ne sais pas si ça fait écho en toi. Mais tu as aussi... là-dessus, pas mal de choses à travailler.
- Speaker #1
Oui, je suis entièrement d'accord. Après, quand tu dis, à partir du moment où tu te dis où la petite voix qui est toujours très positive et qui est le cœur de ta joie, on parlait de kiff au début, qui te fait dire que tu es pleinement à ta place, si celle-là, elle arrive à prendre le dessus un peu sur l'autre, en fait, C'est le moment où tu arrives à te foutre la paix, comme tu dis, et à te concentrer sur ce que tu aimes faire le plus. En fait, la petite voix qui dit non, tu n'es pas à ta place, non, tu n'as rien à faire là, ou tu n'es pas légitime. elle est plus... On l'entend moins. Et en plus, à ce moment-là, je trouve qu'on a vraiment laissé la place à cette petite voix positive parce qu'elle nous remplit de confiance, en fait. Et même si on a des peurs, cette confiance-là, elle permet d'être plus tranquille. Et d'être plus à l'aise, d'être plus confiant. Je trouve que c'est une vraie étape. Je ne sais pas quand c'était ce moment-là pour moi où il y en a forcément peut-être à plusieurs moments. Mais je pense que tout à l'heure, on parlait des difficultés rencontrées. Je pense que c'est vraiment ça, réussir à prendre le dessus. sur le sentiment d'illégitimité. Et puis après, je trouve que plus on fait, plus on prend confiance. Donc, c'est moins présent. Ce sentiment, il revient quand on fait quelque chose de nouveau. Le lancement du podcast, je l'ai lancé deux fois. Mais la première fois... n'a pas été la bonne. Je ne me sentais pas encore. Mais une fois que tu es lancé et que tu fais, tu prends confiance. Et à chaque fois qu'il y a une nouveauté, tu as un petit peu cette peur de te dire est-ce que c'est vraiment ma place ? Mais si tu te poses la question est-ce que ça me fait vraiment kiffer ? Est-ce que j'ai envie de le faire ? Et que c'est oui, il faut y aller.
- Speaker #0
Oui. C'est marrant parce qu'avec le podcast, pour te faire un retour d'expérience, moi, j'ai enregistré le premier épisode. en mai 2022, si je dis pas de bêtises. Non, pardon, mai 2023. Et on a lancé le podcast en avril 2024. Parce que je voulais avoir de l'avance, et puis je voulais me sentir légitime, et puis je voulais être à l'aise, et puis je voulais que le montage soit tip-top. Ce qui est important, selon moi aussi, parce que c'est indirectement, c'est notre image aussi. Et au final, sur la saison 1, j'ai quand même lâché prise sur pas mal de choses et j'ai laissé passer des choses qu'il y a deux ans, je n'aurais peut-être pas laissé passer, et qui ont permis à le lancer et surtout avoir les premiers retours positifs, comme tu disais, et qui après vont t'aider à cultiver cette légitimité-là. Et je pense que c'est important aussi cet apprentissage et ce côté chemin. Et là où je te rejoins, sur ce que tu as dit plus tôt, je trouve très enthousiasmant... l'écosystème de l'entreprise d'entrepreneuriat aujourd'hui plutôt qu'il y a 10-15 ans où aujourd'hui tu vois que certains verrous ont sauté que des gens qui n'osaient pas entreprendre le font les femmes aussi c'est important d'en parler mais les femmes chefs d'entreprise aujourd'hui il y en a et c'est très bien il n'y en a toujours pas assez mais il y en a beaucoup plus qu'il y a un certain temps parce que peut-être qu'elles n'osaient pas prendre la place etc mais là où je te rejoins c'est que On va peut-être dans la communication de certains dans le trop. Comme tu l'as dit, ce n'est pas fait pour tout le monde. Et malheureusement, tu as quand même de grosses déconvenues qui arrivent aussi. Et je pense qu'il faut être très vigilant là-dessus, à se dire, OK, j'ai envie d'entreprendre, c'est très bien. Franchement, c'est très bien. Mais il y a deux questions à se poser quand même pour moi. Est-ce que l'envie est suffisante ? Est-ce que tu fais ça pour les bonnes raisons ? Et quel est ton pourquoi ? Si ton pourquoi, c'est gagner de l'argent, ce n'est pas le bon leitmotiv. Et surtout, est-ce que tu es prêt à faire tous les efforts et tous les sacrifices pour ? J'ai l'impression qu'aujourd'hui, dans l'entrepreneuriat, parce qu'il y a quand même cette culture des réseaux sociaux où on montre les choses, mais bizarrement, on ne te montre que les victoires et pas les échecs. Par exemple, nous, on a démarré sur... Tu peux nous raconter un échec ? c'est pas commun mais on met surtout en avant les victoires, les réussites et pas les échecs et j'ai l'impression qu'aujourd'hui si je devais faire une analogie on cultive l'entrepreneuriat comme on cultivait le fait d'être acteur ou comédien il y a un certain temps tu vois, c'est à dire qu'on va ne voir que les belles facettes, on va voir les réussites, on va voir le film qui marche bien on va voir la promo télé etc mais on va pas se poser la question de toutes les galères qu'il y a eu avant. Tu as la même chose dans le sport avec les JO. Tu as des athlètes extraordinaires qui ont été mis en avant pendant les JO cet été. Donc je l'espère, on ne les oubliera pas dans six mois. Et en fait, tu dis que c'est génial et tout ça, et il a gagné presque avec la facilité et tout. Mais tu oublies juste les centaines d'heures d'entraînement, les sacrifices, et il n'y a pas 1% des gens qui accepterait ces sacrifices, et qui pourtant ont envie d'être athlètes de haut niveau. Pourquoi ? Parce que c'est ça aussi, c'est l'élite. Parce qu'on ne se rend pas compte de tous les sacrifices qu'il y a derrière. Et on voit souvent dans les activités, dans les métiers, la partie émerger de l'iceberg. Je ne sais pas si tu te souviens, Edouard Baer, c'était sur France 5. C'est une vidéo qui a été tournée. Et l'animatrice lui demandait... Il faisait la promo d'un théâtre, etc. Edouard Baer. Et l'animatrice lui a demandé... Elisabeth Lemoyne, ça y est, je cherchais en Elisabeth Lemoyne. C'était quoi votre dernier échec, Edouard Baer, pour justement parler un peu de ça ? Et là, ils sont... Oh, mais vous savez, moi... J'en sors, j'en viens, j'en ai tous les jours. Il a pris ça vraiment dans l'intrigue. Et après, il a fait du Édouard Baird pendant deux minutes et l'a expliqué avec toutes les phrases qu'on lui connaît et sa façon de jouer avec les mots. Et c'est exactement ça, en fait. C'est la vie, l'entreprenariat dans l'art, dans le sport, etc. C'est une succession d'échecs menés de réussites. Mais il faut vraiment aussi le voir comme ça. Et je pense que c'est là où je te rejoins. Tout le monde n'est pas fait pour ça, je pense.
- Speaker #1
Je suis d'accord. Je suis d'accord avec toi. Je suis d'accord. Je voulais ajouter quelque chose, mais l'idée m'est partie. Elle reviendra peut-être tout à l'heure. C'est ça que je voulais dire. Peut-être qu'avec un podcast, on peut aller... sur d'autres thématiques ou sujets qu'un média traditionnel qui va se concentrer en une minute ou en deux minutes ou les réseaux sociaux évidemment qui font plutôt la part belle au côté doré, réussite. Je pense qu'avec le podcast, on peut aller un peu plus loin et on peut justement aller creuser aussi sur des thématiques, des difficultés. Et je pense que c'est un peu ça la mission du podcast. Moi, j'en écoute de toutes sortes, autant sur l'entrepreneuriat que sur des aspects plus personnels, des intérêts plus personnels. Et comme ça peut être sur un temps plus long, on peut aller voir aussi des difficultés, aller s'inspirer de personnes qui ont résolu, qui ont rencontré ces difficultés et qui ont trouvé des solutions. Et je trouve que ce format permet aussi d'aller un peu plus loin que simplement le vernis qui paraît éclatant. Mais en fait, il faut aller un peu gratter. Et pour faire la boucle avec ce que tu viens de dire, peut-être aller gratter pour savoir si on est vraiment fait pour ça ou si on peut rejoindre un collectif ou s'associer ou ne pas être tout seul. Je pense que c'est une étape qui n'est pas forcément simple d'identifier, si on veut être entrepreneur, comment on souhaite l'être, le devenir, parce qu'il y a plein de manières de le faire. On peut rejoindre un collectif, on peut rentrer dans une coopérative. Il y a aussi plein de manières.
- Speaker #0
Aujourd'hui, il y a plein de manières. Il y a plein de manières et je pense que c'est important d'aller grappiller un peu partout. Il y a beaucoup de salons qui sont faits aussi aujourd'hui, tu as par institutionnel, tu as par échange avec des chefs d'entreprise. La plupart des chefs d'entreprise, ils sont OK pour prendre du temps, pour expliquer, pour essayer d'accompagner, etc. Pour avoir ce côté mentor, tu as des réseaux qui sont là pour ça, tu as plein de leviers, mais il faut aller grappiller, il faut aller ne pas idéaliser par rapport à un parcours ou par rapport à une personne et vraiment mixer une approche pluridisciplinaire, si je puis dire. et je pense que ça c'est important et après par rapport au podcast ouais je te rejoins parce que je fais attention à qui je demande des avis et à qui je tiens compte vraiment des avis et quand j'ai lancé le podcast j'ai envoyé le premier épisode avant qu'il soit sorti à un animateur radio que je connais depuis 10 ans et du coup on en a parlé et je lui ai dit qu'est-ce que ça m'a pensé et il m'a donné son avis et derrière il m'a dit mais En fait, c'est génial parce que moi, je trouve que vous avez une liberté énorme. Moi, quand je fais une interview, c'est 3-4 minutes et je dois tenir à 3 minutes 50 parce qu'à 3 minutes 51, il y a un jingle qui part et tout ça. En plus, j'ai fait un stage dans la radio dont ça me parlait complètement. Et c'est vrai qu'il y a cette liberté-là. Et je ne sais pas si ça te le fait à toi, mais j'ai remarqué quand même avec le temps que quelles que soient les personnes, il y a des personnes que… que j'ai interviewé, comme toi sûrement, qui sont habitués d'un média, qui ont déjà fait des plateaux télé, etc. Et tu sens que quand même, il y a une partie élément de langage au départ parce que voilà, la com' est verrouillée et tout. Mais par contre, sur la plupart des personnes, tu te rends compte qu'au bout de 25 minutes, ce slot entre 20-30 minutes, il y a une sorte de bascule qui est faite où la personne, tu peux aller plus creuser ou elle est plus ouverte ou elle est plus réceptive, etc. Tu sens qu'il se passe quelque chose. Alors peut-être que c'est aussi du fait... la pression des caméras ou quoi que ce soit parce que quand on enregistre nous les épisodes ils sont aussi sur Youtube et quand on le fait en studio on a un studio donc on a trois caméras, on a des éclairages de partout donc ça peut être intimidant même si tu ne les vois pas en direct et réussir à se relâcher de ça, se relâcher des questions où ils se rendent compte que tu ne vas pas poser des questions qui fâchent ou que vraiment le but c'est de mettre en avant la personne et pas pas faire de questions putaclic, tu vois, où on peut avoir ça, mais vraiment plutôt être dans le fond du sujet. Et tu te rends compte qu'au bout d'un certain temps, je ne sais pas si ça l'a fait, mais je serais curé d'avoir ton retour, en fait, il y a ce lâcher-prise qui arrive et tu peux être plus dans l'introspection et dans le vrai.
- Speaker #1
Oui, je suis entièrement d'accord. Effectivement, pour certaines personnes que j'ai interviewées, Il y a cette préparation, comme un exercice un peu officiel, un peu pour les journalistes, qui se met en place. Et puis, au fur et à mesure des questions, peut-être aussi parce que j'essaie de poser des questions sincères, des questions... J'ai sincèrement envie de connaître les réponses et d'aller un peu plus loin que juste une présentation d'entreprise, une présentation de l'entrepreneur. La personne se laisse un peu aller et partage à la fois son quotidien, à la fois des anecdotes ou des choses un peu plus personnelles ou plus du ressenti. Et oui, c'est vrai qu'il y a un moment dans l'interview où il y a une bascule généralement. et c'est là aussi que c'est intéressant parce que c'est inspirant et en même temps c'est très authentique très sincère avec la personne comme si c'était presque un ami c'est
- Speaker #0
là que c'est intéressant beaucoup plus loin en fait ouais complètement et si tu avais une personne que tu aimerais interviewer ce serait qui ?
- Speaker #1
Je n'ai pas forcément comme ça une personne que je veux absolument interviewer. Je n'ai pas forcément une personnalité connue non plus en tête. En fait, ce qui me donne envie d'interviewer une personne, c'est qu'il y a souvent plusieurs choses concomitantes. C'est souvent le fait de ressentir que la personne est passionnée par ce qu'elle fait, qu'elle a envie de partager aussi. Et puis, il y a forcément ma curiosité de savoir comment aller passer à l'action. Tout à l'heure, je te disais que c'était potentiellement quelque chose qui était difficile pour moi de passer. de passer à l'action, de passer de l'autre côté en tant qu'entrepreneur. Donc j'ai toujours cette curiosité de savoir comment un jour l'entrepreneur est passé à l'action, comment il a lancé son activité. Et ensuite, en lien avec mon sujet, avec le réseau, comment... Comment il développe son réseau, comment il noue des relations, comment il les entretient, comment l'idée, si son activité est en lien avec le réseau, comment l'idée a germé. J'aime bien comprendre en fait. C'est comprendre comment...
- Speaker #0
Je n'ai pas une personne en particulier. Forcément, je me fais quand même des petites listes de personnes qui entrent dans mon réseau à un moment, ou avec qui j'échange en vrai ou en visio. Avec qui je me dis, tiens, là, il y a une interview à organiser, il y a quelque chose à aller creuser. Le premier échange a attisé ma curiosité. Mais voilà, donc je ne te donnerai pas de nom. Pour toutes ces raisons-là, ma curiosité est trop vaste. Et après, je peux parfois être impressionnée par quelqu'un qui a une activité très développée ou qui a un peu plus de notoriété. Mais je pars du principe qu'on est tous... On est tous des êtres humains, que chacun, voilà, qu'on est tous égaux, enfin, même si on n'est pas tous égaux, mais en tout cas, sur le fond, on est tous les mêmes. Donc, voilà, aujourd'hui, je me lance. En tout cas, je pose la question, je propose. Après, j'avise. Merci d'avoir posé cette question. Moi, du coup, pour rebondir sur le côté réseau, j'ai bien entendu que tu n'es pas originaire de Pau, mais qu'aujourd'hui, après plus de dix ans à ton compte et à Pau, tu as développé un gros réseau. Est-ce que tu peux... M'en dire plus, peut-être me dire comment tu as fait et comment tu fais aujourd'hui.
- Speaker #1
C'est vrai que ce sujet de ton podcast, il faut quand même en parler. Alors, je n'ai pas préparé la question. Comment je l'ai fait ? Initialement, je suis rentré en 2013 dans un réseau d'affaires, comme il y a partout et de toutes sortes. ça a commencé à avoir un certain réseau. En 2016, j'ai été lauréat du réseau Entreprendre, donc pour ceux qui ne connaissent pas, c'est une association qui a été créée par la famille Muliez à l'époque, il y a un peu plus de 30 ans, et qui proposait à des salariés, dont la famille Muliez, Decathlon, Auchan, etc., Laurent Merlin, qui proposait à des salariés de se lancer dans l'entrepreneuriat. et pour les accompagner, avaient trouvé l'idée d'avoir un accompagnement financier via un prêt à taux zéro et surtout un accompagnement de chef d'entreprise, un mentor qui vient t'accompagner. Donc tu as trois strates d'accompagnement individuel avec un ou deux chefs d'entreprise qui sont là pour toi pendant deux ans et tu les vois tous les mois et demi à deux mois. Après tu as l'accompagnement collectif ou par promo tu as pareil tous les mois et demi, une demi-journée de formation et d'échange. et après tu as l'accompagnement financier. Donc ça, ça a été un grand tournant, je pense, dans le réseau. Et après, en 2016, je suis rentré aussi au CJD, qui est le Centre des Jeunes Dirigeants, et qui est une association aussi qui existe depuis plus de 80 ans, qui est plutôt une école de dirigeants, qui n'est pas un mouvement dans le sens syndicat. au niveau des chefs d'entreprise. Et c'est une école, en fait, pour devenir ou pour être chef d'entreprise. C'est plutôt adressé à des dirigeants ou des cadres salariés, des fois, qui sont jeunes, dirigeants de par l'expérience et pas de par l'âge. Et je pense que là où je fais très attention, c'est par rapport aux aspirations et aux valeurs, en fait. Je suis très vigilant à ça, de m'entourer des personnes qui ont les mêmes aspirations, les mêmes valeurs. Je fais attention aux différents cercles dans le réseau, aux cercles d'amis. Et dans le réseau, je pense que c'est pareil. Il faut être vigilant là-dessus. En fait, tu vas toujours avoir différentes postures. Je ne dis pas qu'il y en a une meilleure que l'autre. Tu vas avoir les personnes sur le réseau qui ont un peu les dents qui rayent le parquet. Tu vas avoir ceux qui cherchent à ce que la lumière soit attirée vers eux. Tu vas avoir les personnes un peu discrètes, mais qui méritent d'être creusées, etc. Tu as tout le temps différents profils, comme dans toutes les sphères de la vie. Je pense que ce qui m'a servi avec le temps, tu vois, si je vais réfléchir, c'est que des fois, tu sais, on parle de self, de masque, de faux self, etc. Où tu as une certaine image en fonction du statut ou du lieu où tu es. Et je pense que je dis ça de façon très humble, mais quand même, comme j'ai une bonne autocritique, d'une manière générale, des fois trop, je n'ai pas de faux self, en fait. Je n'ai jamais eu sur les réseaux d'affaires ou quoi que ce soit, à avoir un... avoir un faux self ou avoir l'image que je souhaiterais colonner de moi et pas forcément l'image dont je suis réellement alors il y a différentes routes, tu peux avoir le simple fait de s'habiller correctement de faire attention à ça jusqu'à jouer un personnage tu vois et t'en as vraiment tu te rends compte avec le temps qu'il joue un personnage et que quand tu quand tu discutes ici et là ça coince un peu et je pense qu'il faut Si j'avais un conseil à donner, c'est rester authentique et rester soi-même. Parce que dans les réseaux d'affaires comme ailleurs, j'ai l'habitude de dire, Pau est un village, c'est une agglomération, tu as 200 000 personnes. Mais tout se sait en fait. C'est incroyable à partir du moment où tu as un certain réseau, tout se sait. Sur la personne, ce qu'elle est, les bonnes valeurs, ou savoir si ce sont des valeurs de façade, etc. Et il vaut mieux être authentique et sincère dans toutes les situations. pour éviter d'avoir de mauvaises aventures dans les réseaux. Et après les réseaux, je dirais bien les choisir. En fait, certains vont être plus adaptés à vous que d'autres de par l'organisation, le fonctionnement, les personnes qui dirigent, etc. Je crois qu'il y en a 35 aujourd'hui réseaux. Donc tu as à boire et à manger, tu en as pour tout le monde. Et peut-être qu'il faut être vigilant là-dessus parce que aussi la personne qui crée le réseau, c'est important de... de se renseigner un peu des fois parce que est-ce que c'est toujours fait dans deux bandes de raison ou est-ce que c'est juste pour avoir 40 cotisations et que ça paye une partie d'activité d'une personne etc bien réfléchir à tout ça je ne
- Speaker #0
sais pas si ça répond à ta question si si bien sûr voilà un peu mon retour d'expérience là dessus merci pour ton passage c'est sûr que Mieux on se connaît, plus on connaît ses valeurs et plus on est à même de choisir le bon réseau, celui qui correspond aussi évidemment à notre activité. Mais ça, c'est une évidence. Quand on débute dans l'entrepreneuriat, on n'a pas trop ces notions.
- Speaker #1
Oui, et puis quand tu débutes, moi j'ai vu, comme je l'ai dit à la peau, je ne connaissais personne. J'étais venu deux, trois fois. Parce que je jouais au poker à l'époque, du moins j'avais le temps. Et du coup, j'étais venu deux ou trois fois pour ça. Mais sinon, je ne connaissais pas à Pau et je ne connaissais personne. Et c'est vrai que si je devais me mettre dans la posture de quand j'ai démarré, c'est être vigilant sur les portes qui s'ouvrent. Il y a des personnes qui le font dans la bonne intention et il y a des personnes qui font ça pour se servir eux-mêmes. Et ça, ce n'est pas forcément facile à faire au début. C'est peut-être un des points de vigilance.
- Speaker #0
Oui, c'est sûr. C'est sûr. On arrive aux dernières minutes de l'enregistrement du podcast. Moi, je voudrais te poser une dernière question. Peut-être que toi, tu en aurais une pour moi aussi, je ne sais pas. Est-ce que tu voudrais partager peut-être un rêve ? que tu aurais. C'était la journée mondiale du rêve il y a quelques jours. Alors après, le podcast, il va être diffusé plus tard, mais on tourne cet enregistrement fin septembre. Et donc, voilà, on a cette journée mondiale du rêve qui nous permet d'identifier nos rêves pour nous accomplir, pour grandir, pour aller plus loin, pour aider les autres aussi. donc je suis très attachée à cette notion que je porte en moi depuis très longtemps d'où ma question est-ce que tu voudrais oui en
- Speaker #1
fait t'as le rêve basique qu'on se souhaite tous et qu'on soit en bonne santé que notre famille aille bien rêve primaire on va dire et après t'as les rêves perso sinon dans l'accomplissement hum C'est une bonne question. Là, je suis sur une partie où... J'aimerais de plus en plus, après c'est le problème de temps aussi, se rendre compte que quand on est chef d'entreprise, la temporalité des sollicitations, il faut savoir les gérer. Mais ce que j'aimerais développer, c'est la partie animation de conférence et le rêve ce serait de pouvoir continuer avec cette partie animation de conférence, d'en faire plus et de pouvoir me nourrir et m'enrichir des rencontres. Ça ce serait un beau rêve. Et après dans l'accomplissement... En ce moment, je suis pas mal sur le truc à me dire qu'il faut qu'on retrouve cette insouciance que l'on avait enfant. C'est-à-dire que quand tu es avec des gamins, tu as toujours la banane parce qu'ils te font rire, parce qu'ils te font marrer, etc. Mais c'est aussi parce qu'ils ont ce regard neuf, ce regard, cette insouciance d'oser, d'essayer, de chuter 2 fois avant de savoir marcher, etc. Et je pense que ce serait chouette si on retrouvait un peu cette... cette légèreté et cette insouciance que quelquefois on a tendance à perdre et ce monde qui devient un peu trop sérieux, un peu trop bordé, cloisonné des fois. Je ne sais pas si c'est... Si tu me repasses la question dans un mois, j'en aurais peut-être une autre réponse. Mais en ayant réfléchi, spontanément, on vole un peu les aspirations que j'aurais.
- Speaker #0
Merci. qu'on soit un peu plus insouciants je suis d'accord et quel était ton rêve que tu as partagé il y a quelques jours pour clôturer alors moi mon rêve bon j'en ai plein j'en ai plusieurs mais je suis assez heureuse très heureuse d'avoir réalisé pas mal de rêves ces dernières années je l'ai dit en tout début de de notre enregistrement. Je suis revenue à Brest. Alors même si c'était difficile de quitter les amis, les cousins talbanais, je suis plus qu'heureuse d'être de retour ici à Brest. Et donc ça, c'était comme un rêve. Et puis après, j'ai la chance... D'adorer les chevaux, c'est vraiment une grande passion pour moi. Et j'ai réalisé aussi plusieurs rêves ces dernières années avec les chevaux. Et dernièrement, je me suis formée à l'équipe facilitation, donc au fait d'accompagner d'autres personnes en individu ou en collectif grâce au cheval. Et ça c'est un rêve qui se réalise, de faire rentrer le cheval dans ma vie professionnelle. C'était un aspect très perso jusqu'à présent. Et du coup, d'en faire bénéficier aussi des clients, mes clients, c'est un grand plaisir, une grande satisfaction, un grand kiff. Parce que ce qu'on parvient à voir, ce qu'on parvient à... à apprendre sur soi grâce au cheval, ça fait faire des pas de géant, et ça fait nous accepter, ça fait nous connaître mieux, et tout à l'heure tu parlais de se foutre la paix, et bien ça apprend aussi à se foutre la paix, parce que quand on se connaît mieux, on est plus tolérant aussi avec soi-même, et voilà, donc je suis ravie de partager aussi Cette partie de ma vie, c'est un rêve aussi qui se réalise. Je suis contente de le partager.
- Speaker #1
C'est cool, merci. Aussi, se foutre de la paix, c'est important pour clôturer par rapport au perfectionnisme, au syndrome d'imposteur, etc. C'est même se foutre de la paix et de se parler à soi-même comme on parle à son meilleur ami. On ne fait pas souvent ça. Ça peut être cool. En tous les cas, merci. C'est la première fois qu'on fait comme ça, ce cross promo, comme on dit. à faire cet échange commun sur les deux podcasts. Je ne sais pas toi, mais moi, j'ai adoré. J'ai trouvé l'expérience super pour une première.
- Speaker #0
Écoute, c'était partagé. J'ai trouvé l'exercice aussi très sympathique. Et puis, c'est toujours de toute façon un plaisir d'échanger avec toi. On a plein de points communs. On a essayé de partager nos fils rouges, nos inspirations et notre manière peut-être de réseauter, de tisser des liens. Je suis ravie pour ce moment.
- Speaker #1
En tous les cas, merci à toi, Marie. Donc, Marie Kankis, que vous pouvez retrouver sur le podcast J'adore Résauter, qui est disponible sur toutes les plateformes également. Ouais, c'est ça, exactement. On mettra le lien dans la description également. Ok,
- Speaker #0
super. Merci beaucoup Fabien.
- Speaker #1
Merci. Passe une bonne journée, à très bientôt et à très vite pour un prochain épisode.
- Speaker #0
Merci. Merci.