Speaker #0Bonjour et bienvenue sur ce nouvel épisode d'Insuline et moi. Aujourd'hui je vais vous parler de quelque chose qui a changé dans l'été pour moi, c'est-à-dire mon passage en boucle fermée. C'est comme ça que tout le monde dit, mais en fait en vrai c'est la boucle semi-fermée avec l'omnipode couplé avec le Dexcom G7. Et du coup, pour ceux qui ne savent pas ce que c'est les boucles semi-fermées ou fermées, c'est tout simplement la pompe qui va communiquer avec le capteur de glycémie et qui va ajuster en fonction des données du capteur pour pouvoir maintenir le plus possible la glycémie dans la cible. Il y a des pré-réglages qui se font pour définir la cible. Elle est mouvante, on peut la faire changer. Par exemple, si on fait du sport, on peut la remonter. On peut la changer en cours de route dans les paramètres. Normalement, le passage sous pompe en boucle fermée, je ne veux pas dire de bêtises, le passage sous pompe normalement nécessite une hospitalisation. Sauf dans certains cas, effectivement, je déroge à la règle parce que je suis suivie par... Un hôpital sur Marseille qui s'appelle L'Européen et qui n'a pas de chambre d'endocrinologie, donc pas de possibilité de dormir sur place. Du coup, ça se fait sur des demi-journées, un petit peu comme l'insulinothérapie fonctionnelle. C'est pareil, chez eux ça fonctionne soit avec un hébergement à l'extérieur de l'hôpital, donc dans des hôtels partenaires, soit en demi-journée, tout sur environ un mois. Et du coup, pour le passage en peau, c'est à peu près les mêmes règles. Et pour ce qui est de la boucle fermée, il y a eu à nouveau une hospitalisation de jour pour qu'on nous présente les fonctionnalités, pour qu'on mette en route, etc. Du coup, c'était mi-août à peu près que je suis passée en boucle fermée. Et en même temps, plus ou moins, que je suis passée en boucle fermée, il y a quelques jours près, j'ai démarré le traitement. contre l'obésité, des analogues GLP1, donc moi en l'occurrence c'est du Munjarro, c'est des piqûres, pour ceux qui connaissent pas, analogues du coup des hormones GLP1 si je dis pas de bêtises, qui sont plus ou moins les hormones de la satiété, entre autres choses, il y a aussi d'autres nuances, mais en gros le but du médicament c'est effectivement d'agir sur la satiété, donc cette sensation de faim qui peut être plus ou moins permanente, plus ou moins importante. Entre individus. Et en l'occurrence chez moi, je ne me rendais pas compte que ce qu'on appelle le food noise, donc c'est vraiment ce schéma de pensée qui tourne autour de la bouffe quasiment toute la journée, sans qu'on en ait vraiment plus conscience, c'est-à-dire qu'on ne va pas y penser sciemment, on ne va pas aller sciemment dans les placards pour voir ce qu'on peut manger, etc. Enfin, ça peut être totalement différent. de ce genre de comportement, en tout cas ça peut être de l'ordre de la pensée, et c'est vrai que quand j'ai pris ce traitement, c'est le fait de ne plus avoir ce genre de pensée qui m'a fait comprendre qu'effectivement ça prenait beaucoup beaucoup de place, parce que d'un coup il y a eu beaucoup beaucoup de vide, un petit peu comme un manque de quelqu'un, où on se dit ok là il y a une place à combler en fait, et c'est vraiment ce qui s'est passé chez moi, mais j'y reviendrai plus tard. Mais du coup, ce passage en boucle fermée, alors je vais dire boucle fermée, mais c'est semi-fermé, mais bon, c'est quand même plus simple le raccourci et c'est ce qui, comment dire, banalement entre diabétiques et entre endocrinos, etc. C'est quand même rare qu'on dise vraiment le terme boucle semi-fermée, même si effectivement, ce n'est pas encore une boucle fermée, parce qu'on est quand même obligé d'annoncer ses repas. et le jour où ça traîne boucle 100% fermée, techniquement... le capteur fera le job tout le temps, y compris au moment des prises alimentaires. Donc voilà, petite parenthèse. Pour ceux qui ne savent pas trop ce que c'est, mais on va rester sur le terme boucle fermée. Du coup, ce passage en boucle fermée couplé chez moi avec le Munjao, ça a été un succès incroyable. Je trouve vraiment zéro reproche au passage de pompe, alors que si vous écoutez ces podcasts, vous savez que mon premier passage en pompe, alors du coup en boucle ouverte Mais j'avais déjà fait un premier essai qui avait été un peu la cata sur plein de points. Et je ne sais pas si ça vaut le coup qu'on revienne sur pourquoi maintenant je le supporte mieux que la première fois. Mais c'est vrai que les points qui étaient négatifs, notamment, il y a eu toute la partie acceptation du dispositif médical sur le corps en plus du capteur. Je veux dire, à un moment donné, c'est bon quoi. On a des corps, c'est des... Vous savez, c'est des... Les tableaux en liège où on vient épingler plein de trucs, c'est bon quoi, on est assez épinglé comme ça. Et c'est vrai que c'est quand même difficile, c'est un peu volumineux, puis c'est pas naturel, c'est pas aussi petit qu'un piercing, donc forcément... Forcément, ça demande quand même un travail sur soi et sur l'acceptation que la maladie soit beaucoup plus visible que ce qu'elle est quand on est sous piqueur. Mais voilà, donc c'est vrai que ça, il a fallu faire un travail sur moi. Puis j'ai trouvé des petites coques avec des paillettes à mon côté enfantin. qu'on met en fait sur le dispositif et ça c'est les jardins d'aubépine qui fait ça donc si jamais vous la connaissez pas elle a un compte insta et puis directement sur internet elle a un site le coût des petites coques je trouve n'est pas exorbitant par rapport à des choses de confort qu'on pourrait s'acheter donc moi personnellement en tout cas je m'y suis retrouvée à 100% parce que depuis que j'ai accepté de mettre ça sur les appareils vraiment le rapport à mon corps et au dispositif sur mon corps a totalement changé Donc c'est vrai que depuis que j'ai ça, c'est quand même vachement plus simple. Et j'ai remarqué en plus que les gens à l'extérieur, quand ils voient du coup une petite coque avec plein de paillettes, avec des couleurs roses, dorées, argentées, enfin bref, hyper girly, ça pousse un petit peu à en parler. Et c'est vrai que du coup de libérer un petit peu la parole, en fait de permettre presque aux gens de pouvoir en parler librement. Parce que quand ils voient juste un dispositif médical, enfin en tout cas moi je me mets à leur place. Si je vois quelque chose que je ne connais pas, qui ressemble quand même à quelque chose de médical sur le corps de quelqu'un, je n'irais pas lui poser frontalement la question en lui disant ça c'est quoi. Je pense que passé 5-6 ans, on n'est plus censé poser les questions aussi franchement, même si des fois on en a très envie. Mais c'est vrai que du coup, dès que j'ai mis les coques, là de suite, que ce soit des gens du corps médical ou pas d'ailleurs, soit me demander ce que c'était, c'était quand même assez rare, la plupart savaient déjà. Il me disait, oh là là, elle est super chouette votre pompe, ou oh là là, elle est super beau votre capteur. Alors, il confondait un petit peu. Donc, dans ces cas-là, soit je prends le temps d'expliquer, soit pas. Mais bon, je trouve que c'est déjà hyper... Enfin, ouais, j'allais dire valorisant, mais c'est pas le terme. En tout cas, voilà, ça permet déjà de parler avec les gens, et ça, c'est cool. De parler de la maladie. Enfin, en tout cas, moi, j'en ai pas un tabou. Et à chaque fois, je peux en parler, je peux un peu expliquer, etc. Parce que vous avez bien compris que si je suis sous Munjao, c'est que j'ai quand même pas mal de kilos en trop parce que je rentre dans le dispositif où c'est remboursé. Donc pour ceux et celles qui ne connaissent pas, c'est quand même soumis à un IMC d'obésité comme les médecins aiment à l'appeler l'obésité morbide qui est hyper rassurant quand on est dans cette case. Maintenant, je crois que ça dégrade. Enfin bref, vous avez compris le délire. Et donc c'est vrai que quand on me voit physiquement avec les appareils, La plupart des personnes vont... assez facilement stigmatiser la morphologie avec la maladie, sous-entendu si elle est diabétique, c'est bien parce qu'elle est trop grosse. Et ça c'est une réalité que certains verbalisent, bien sûr, sans notre consentement, sinon c'est pas rigolo. Et d'autres qui ne le verbalisent pas mais en tout cas on sait que c'est quand même des préconçus enfin, vous avez compris le terme, j'arrive pas à trouver mes mots. Donc en tout cas ça, ça m'a permis d'enlever Merci. un des freins que j'avais au premier passage sous pompe. Après, j'avais tout ce qui était allergie à la colle, qui n'était pas une allergie. Enfin voilà, je ne m'arrachais pas la peau au sang, mais ce n'était déjà pas hyper agréable, même sur les capteurs. Genre à la moitié, donc un capteur c'est 10 jours, parce que sous Dexcom c'est 10 jours. Donc vers 5-6 jours, ça commençait déjà un petit peu à me gratter sous le capteur. Donc ce n'est pas hyper agréable. On gratte un peu autour. Et puis au fur et à mesure des jours, voilà, ce n'est pas top. Et quand on l'enlève, on a une espèce de marque invisible. Enfin pas invisible. Un genre de capteur en relief rouge qui en fait est juste la peau qui est en pleine crise d'allergie. Donc c'est pas super non plus parce que c'est des marques qui restent hyper longtemps sur le corps. Donc bref, à un moment donné, comme on est obligé de le changer assez souvent de place et que la pompe aussi, je vous laisse imaginer les traces sur le corps entre pompe et capteur. Et la pompe c'est trois jours pour ceux qui ne savent pas. Donc, enfin en tout cas celle que j'ai. Donc ça commençait à faire beaucoup de traces sur mon corps. Après, c'est toujours mieux que des piqûres, me direz-vous. Mais si on peut s'en passer, c'est bien. Et du coup, j'en avais parlé avec l'équipe médicale qui me suit. Et ils avaient deux solutions, dont un qui est un spray autocollant qui permet du coup d'augmenter le collant des appareils. Donc ça, c'est vraiment top sur tout l'été avec les piscines, etc. Et moi, j'allais me baigner tous les jours. Mes dispositifs ne sont jamais tombés, sauf une fois. J'avais mis la pompe au niveau de la cuisse. Et après trois jours de piscine, j'ai fini les trois jours, mais juste juste. Il y a aussi une autre technique qui est un genre de spray un petit peu corticoïde et qui permet quand vraiment la crise est un peu forte d'aller atténuer tout de suite. Et ça peut même se mettre avant. en même temps que le spray autocollant donc c'est vrai que c'était vraiment pas mal pour toute cette partie là après pour ce qui est des parties du corps, j'ai réessayé des zones qui me faisaient mal, genre typiquement le bas du dos enfin le haut de la fesse, le bas du dos moi j'ai pas de ligne qui me dit à quel moment s'arrête l'un, à quel moment commence l'autre, donc j'ai toujours du mal à identifier les deux mais ça c'est pareil, en réessayant finalement j'ai eu d'autres sensations et qui étaient beaucoup moins désagréables que ce que j'avais pu avoir Et du coup c'était quand même plus simple à gérer pour les nuits parce que moi je dors essentiellement sur les côtés. Et c'est vrai que les bras ou le ventre ça peut être sur le côté, ça peut être gênant quand on dort. Donc ça me rajoutait une petite zone de plus sur le corps. Et en fait j'ai réussi à faire un roulement que je n'avais pas forcément calculé la première fois que j'avais la pompe. Et comme on a une obligation avec la boucle fermée d'avoir le capteur relativement près de la pompe. En tout cas du même côté du corps et pas trop éloigné, genre on met pas le capteur en haut du bras et la pompe en bas de la cuisse bien que sincèrement ça m'est arrivé de le faire quand on était sur des croisements de changement de zone, genre je change mon capteur et deux jours après j'avais changé ma pompe, elles étaient quand même assez éloignées mais en les gardant du même côté du corps j'ai pas eu de problème de connexion donc ça c'était pas trop mal. Et voilà, après pareil pour les données etc. qui ne fonctionnaient pas, j'arrivais pas à télécharger sur Glucoo etc. Ah j'arrête avec etc. j'arrête pas de le dire c'est énervant. Ça aussi on a trouvé une solution, en fait tout simplement parce que le mode d'emploi qui explique comment faire le téléchargement de saisie était erroné sur les Mac. Donc si vous avez un Mac et qu'un jour vous buguez, pensez à moi et n'hésitez pas à me demander la solution. Mais en gros il faut faire les étapes à l'envers de ce qui est écrit. Et petit à petit, en fait, quand tous les freins se sont enlevés, c'est vrai que déjà, quand j'étais en boucle ouverte pour la deuxième fois, c'était vraiment hyper confortable. Ah oui, il y avait aussi les hyperglycémies qui étaient difficiles à gérer. Et ça aussi, c'est quand même très différent. L'hyperglycémie, la gestion de l'hyperglycémie, quand on est au stylo et quand on est en pompe, étant donné qu'on n'a pas l'effet de l'insuline lente comme on peut avoir avec les stylos. Les stylos, pour ceux qui ne savent pas, Vous avez... un stylo d'insuline lente qui agit sur 24, un peu plus des fois suivant les insulines. Et vous avez l'action d'une insuline rapide, elle qui va agir entre, alors on dit 4 heures mais en vrai elle agit un peu plus rapidement. Vous avez des super rapides et des rapides classiques. La différence c'est qu'il y en a une qui agit un peu plus vite, donc au bout de 15 minutes, l'autre un peu plus au bout d'une demi-heure à peu près. Et du coup, le fait d'avoir cette espèce de stabilité de la lente qui court tout le temps, Ça fait que quand il y a des hyperglycémies, mine de rien, ça corrige un peu mieux. Enfin en tout cas, les hyperglycémies s'emballent un peu moins que quand on est sous pompe et qu'on a que de l'insuline rapide en petite quantité et ensuite en injection de bolus. Donc c'est vrai qu'une fois que j'ai compris ça, j'ai évité de me laisser monter trop avant de corriger. C'est-à-dire qu'avant, je pouvais me mettre à me corriger à 1,80 par exemple. Et là, maintenant, j'ai un peu plus. L'œil on va dire, alors quand je regarde, je ne suis pas obnubilée par ça, je n'ai pas envie de me ruiner ma santé mentale pour la gestion de mon diabète, donc des fois il y a des loupés, mais c'est vrai que la plupart du temps dès que je voyais qu'il commençait à y avoir en tout cas une amorce d'hyperglycémie, c'est-à-dire qu'on commençait à 1,60, 1,70, à monter, on voyait bien que la flèche était bien vers le haut, là je pouvais commencer déjà un petit peu à corriger, tout en faisant attention à l'insuline active qui était en cours. parce que si on en met trop, à un moment donné, c'est des petits bonbons qu'il faut manger. Donc voilà, j'avais réussi un petit peu à mieux contrôler les hyperglycémies, en tout cas à ne pas les laisser s'emballer. Et ça avait un peu plus d'effet dessus. Et franchement, le passage en boucle fermée, ben... Pépite quoi, vraiment ça agit hyper bien, enfin en tout cas pour moi ça agit hyper bien sur les hyperglycémies. Après encore une fois à nuancer parce que je suis sous mon jarro, que c'est un médicament qui forcément m'empêche de manger beaucoup, en tout cas les quantités que je mangeais avant. Pour vous donner une idée, alors au tout début j'avais regardé un petit peu les calories que j'arrivais à manger sur la semaine. Parce que je voulais quand même être sûre d'avoir assez d'apport et de ne pas tomber sur des carences nutritionnelles. Maigrir c'est très bien quand on en a besoin, mais maigrir trop vite c'est complètement débile, ça abîme le corps. Et en plus l'impact est ultra mauvais pour après l'effet rebond, l'effet yo-yo, y compris avec les piqûres. Parce qu'à un moment donné les piqûres vont s'espacer, quand le poids perdu il va falloir passer en... En période de stabilisation, c'est un traitement qui est plus ou moins à vie. C'est-à-dire qu'on n'arrête jamais vraiment à 100% les piqûres, parce que ça permet de rester dans un tel état de sous-alimentation, sans avoir les effets de la faim. Et c'est en ça qu'il faut être hyper vigilant quand on est sous ce traitement-là, c'est que vraiment, on n'a plus faim. Voilà, c'était quelque chose que je ne connaissais pas. Moi, je pensais manger sans faim, donc je m'étais dit, ça ne sera pas très compliqué, mais non, en fait, quand vraiment on n'a plus faim, qu'on n'a pas envie de manger, Bah manger c'est difficile. Donc il y a vraiment après, c'est pas la facilité comme traitement. Il y a des personnes qui peuvent voir ça. Après c'est pas non plus la chose la plus difficile au monde, on va pas se mentir. En tout cas moi je le vis pas comme une contrainte. Parce que c'est quand même hyper agréable de plus être focalisé sur la bouche. bouffe et de ne pas avoir le ventre qui gargouille à fond quand on n'a pas assez mangé. Mais il ne faut pas partir dans l'inverse, c'est-à-dire faire exprès de ne pas assez manger pour maigrir vite. Maigrir, on maigrira à partir du moment où on est en déficit. caloric, qu'on fait du sport, en tout cas qu'on bouge le plus possible, qu'on boit beaucoup d'eau et qu'on n'est pas là à stresser son organisme inutilement, la perte elle arrive. Il y a dans les statistiques 5 à 10% des personnes qui ne réagissent pas aux analogues GLP1, mais dans ces cas-là quand on ne réagit pas, on n'a pas la faim qui se coupe. Si la faim se coupe, Si le sentiment de satiété arrive plus vite, si la digestion est plus lente, c'est qu'on répond aux analogues du GLP1. Donc dans ces cas-là, il faut être vigilant aussi sur la quantité de bol alimentaire qu'on a, encore plus quand on est diabétique de type 1, parce qu'on a besoin de glucides, on a besoin de protéines, on a bien sûr besoin de fibres pour lisser les pics de glycémie. mais je veux dire on est insulino-dépendant c'est à dire qu'on a de l'insuline en continu sous boucle fermée c'est vrai que c'est quand même beaucoup plus naturel que sous piqûre je sais pas comment ce serait passé vraiment mon traitement si j'avais été soit en boucle ouverte soit sous stylo ça aurait été à mon avis plus compliqué avec des hypoglycémies plus fortes là c'est vrai que la pompe ajuste d'elle-même les doses à délivrer. Et pour vous donner une idée, j'ai divisé par 3, pardon, j'ai divisé par 3, voire par 4, c'est énorme, mes besoins d'insuline quotidiens. Sachant que la boucle fermée les diminue aussi naturellement, parce que si on arrive, alors encore une fois, quand on arrive à rester plus ou moins dans la cible, parce que si on part vers le haut, on a besoin de plus d'insuline que si on était sous stylo pour redescendre. mais si on reste un petit peu dans cette cible, du coup on a quand même moins de besoin d'insuline que quand on est au stylo, où c'est pas du Jean-Michel à peu près, mais vous comprenez un peu le truc, que déjà cette basale qui en continue, ça ajoute de l'insuline, et c'est pour ça que les gens qui parlent de prise de poids, quand on passe sous pompe, il faut vraiment s'interroger, parce que concrètement, l'insuline ne fait pas grossir, vraiment, je veux dire, si on prend très récemment, Et rationnellement, ce que fait l'insuline, elle ne fait pas grossir. Par contre, trop d'insuline, comme c'est anabolisant, effectivement, ça va permettre le stockage des graisses. Donc, grossir. Du coup, ça va être, est-ce qu'en passant sous pompe, je fais plus d'hippo ? Est-ce que je n'ai pas trop d'insuline ? Est-ce que ce n'est pas trop confortable ? Et dans ces cas-là, je mange un peu plus qu'avant. Parce que quand on doit se piquer à chaque fois qu'on doit manger, forcément ça crée un petit peu un gagneur. garde-fous qu'on n'a plus quand on a la pompe sur le corps. Donc en fait, il faut se poser vraiment plein plein de questions et pas juste réduire la pompe à la prise de poids parce qu'en général, c'est pas vraiment... La réponse, elle n'est pas vraiment là. Après, je ne suis pas médecin, je ne suis pas diététicienne, je ne suis rien, je veux dire... Je suis courtière en assurance, donc je peux vous conseiller quand vous vous faites stopper par des assurances sur vos projets pro, sur vos emprunts, etc., que vous voulez vous assurer en prévoyance en emprunteur. Alors ça, je peux en parler en toute connaissance et en toute expertise. Effectivement, pour la santé, je n'ai pas de diplôme, je n'ai rien qui dit que ce que je dis est légitime à 110%. Voilà, c'est juste mon vécu, mes lectures, mais effectivement, gardez toujours votre libre arbitre. Et puis j'ai envie de dire quand bien même quand c'est un professionnel médical, gardez votre libre. Libre. Ah, il est dur ce mot. Gardez votre libre arbitre. Voilà, j'ai réussi. Et voilà, prenez toujours un, deux avis quand vous n'êtes pas sûr, quand ça ne vous convainc pas. Continuez à, en tout cas, à prendre d'autres sources. Bon, à un moment donné, si toutes les sources disent la même chose, il ne faut pas basculer non plus dans le complotisme à dire que tout le monde est contre vous. Il faut aussi... faire du travail mental tout seul avec un psy des fois je digresse mais vous avez compris un peu le truc donc l'insuline le passage sous pompe ne fait pas grossir à voir avec votre médecin qu'est-ce qui a pu changer aussi à votre passage sous pompe qui pourrait expliquer une prise de poids en l'occurrence chez moi j'ai maigri forcément ça fait un peu plus d'un mois que je suis sous mon jarro j'ai basculé donc j'ai commencé Commencer avec la dose de tolérance, la première, pour voir un petit peu comment le corps se comporte. C'est celle qui techniquement n'est pas censée avoir des effets exceptionnels sur la perte de poids. Et pourtant, c'est le moment où on met en place, quand on a une alimentation qui n'est pas forcément équilibrée, où on va mettre en place un régime alimentaire. Plus sain que ce qu'on avait par le passé. Moi, je n'ai pas changé grand-chose, à part qu'effectivement, sans les envies constantes de grignotage, d'aller vers le sucré, d'aller vers le gras, etc., j'ai quand même enlevé toute la partie. junk food, on va l'appeler comme ça, de mon alimentation. Donc déjà rien que ça, de plus goûter, de plus prendre de petits déjeuners avec des gâteaux, des fois des tartines de Nutella, des trucs qu'on kiffe tous je crois, mais qui n'est pas... pas forcément sain pour la santé, alors je le faisais pas tous les goûters et tous les petits déjeuners comme ça, mais là, il n'y en a plus du tout. Vraiment, ça ne m'attire pas, c'est même pas que je me force à ne pas y aller. Ça m'est arrivé depuis que je suis sous traitement de faire des petits goûters avec mes enfants à l'extérieur, d'aller dans un salon de thé, etc. Je me fais plaisir si j'en ai envie, je mange peut-être pas tout comme avant, je partage peut-être avec eux. un de mes enfants, mais à aucun moment je vais me priver de tout ça, c'est juste que j'en ai plus envie. Et ça, c'est quand même assez salvateur. Quand on a déjà des problèmes de poids, de ne plus avoir envie de se tourner vers ce genre d'alimentation, y compris quand on est dans des moments où psychologiquement on en a besoin, ça arrive. En tout cas chez moi c'était très conscient, très identifié, à force de travailler. Mais c'est vrai que pour autant, je ne me disais pas, non mais là tu manges tes émotions, donc ne va pas manger. Non, j'y allais quand même, je savais très bien ce que je faisais. Ça restait très à la marge, donc voilà. Mais tout ça, ça s'est arrêté. Plus la satiété qui arrive beaucoup plus tôt. Effectivement, autour des piqûres, donc on fait une piqûre par semaine, c'est quand même un comble de passer à la pompe et de devoir se piquer pour autre chose. Bref. Mais du coup autour de la piqûre, allez on va dire les bien 24 heures autour de la piqûre, là pour le coup moi j'ai des sensations, alors c'est vraiment très changeant par rapport aux gens, il y a des gens qui le supportent très très mal, il y a des gens qui le supportent très très bien. Moi je pense que je fais partie et je touche du bois pour que ça continue, mais des chanceux. Et c'est vrai qu'à part un peu un dégoût entre guillemets, vous voyez un petit début de gastro là où vous sentez que si vous avez un truc ça va pas passer, ça fait un peu cet effet là. Donc je me force quand même, je mange quand même en général à ce moment-là pas mal de protéines. La veille, comme j'ai l'appétit qui est un peu plus ouvert, puisque l'effet va s'estomper pendant la semaine jusqu'à la piqûre d'après. Donc c'est vrai que le jour avant la piqûre, on retrouve une satiété plus ou moins normale. Par contre, en tout cas pour moi, l'envie de sucre et tout, elle ne revient pas, jamais. Et c'est vrai que dans ces moments-là, je sais que la veille de la piqûre, je vais me faire des repas un peu plus conséquents. Manger un peu plus de protes, un peu plus de légumes, un peu plus de glucides parce que les 24 heures qui suivent, on est un peu en jeûne intermittent. Même si on ne le force pas, mais après si on mange trop, dans ces cas-là, c'est là où on peut être quand même assez malade avec ces traitements-là. Donc comme il y a un ralentissement de la vidange gastrique. C'est un peu comme si on ne digérait pas vite du tout. Donc on était plein. Vous voyez un peu cette sensation de fin de repas de famille où on a bouffé pendant 4 heures. Bon ben là, on n'a pas bouffé pendant 4 heures, mais on a un peu cette sensation de bouff. pendant quelques heures. C'est vrai que ça évite aussi d'avoir la faim, puisqu'on est toujours plus ou moins en train de digérer. Et voilà. Donc mettez tout ça bout à bout, forcément ça fait un déficit calorique, et forcément ça fait une perte de poids. Moi j'ai perdu 5-6 kilos à peu près en un mois. Donc ça reste par rapport à mon poids de départ. En gros pour qu'une perte soit saine. entre guillemets, il faut pas perdre plus de 5% de son poids le premier mois, je crois qu'il y a un truc comme ça. Et moi je suis dans les clous, donc voilà. Et c'est vrai que j'essaye de manger, je... Je pense, en dehors de la D24h où je ne peux quasiment rien manger, j'essaye de tourner autour de 1400-1500 calories par jour, ce qui n'est pas énorme. Ce n'est pas énorme du tout, mais aujourd'hui ça me permet de fonctionner normalement, de ne pas être fatiguée, de ne pas me sentir mal. Et sur ces 1500 calories, ça reste que des aliments sains, pas transformés. mais pas de mauvais gras. On garde bien sûr le gras nécessaire au cerveau, on garde les glucides, on garde même le sucre. Quand on prend un yaourt ou n'importe quoi et qu'on veut rajouter du sucre, on rajoute du sucre. En fait, on n'est pas au régime. juste c'est un peu comme si enfin en tout cas moi c'est comme ça que je l'ai vu c'est un peu comme si d'un coup j'avais l'impression d'être quelqu'un de normal c'est horrible de dire ça mais c'est vraiment la sensation que j'ai eu je me disais genre ah ouais c'est comme ça dans le cerveau des gens qui ont pas de problème avec la bouffe genre Vous pensez pas tout le temps à qu'est-ce que vous allez manger le midi, qu'est-ce que vous allez faire manger le soir, où est-ce que vous allez pouvoir goûter, attention, faudrait pas louper le goûter, qu'est-ce que je vais manger le matin pour me faire kiffer, enfin voilà, tout ça je me disais ok d'accord. Donc en fait les gens qui ont un rapport 5, la bouffe, bah leur vie c'est ça quoi, sympa. Sauf que bon, ça libère quand même beaucoup d'espace et moi j'étais même un peu en mode... Ok, j'aimais bien quand même quand je pensais un peu à la bouffe. Alors là, faire un drive pour faire mes courses, c'est un carcan quoi. J'ai absolument pas envie de me pencher dessus. Il y a des jours dans la semaine, suivant l'effet de la piqûre, où j'ai absolument pas envie de faire à manger pour tout le monde. Enfin limite, voilà quoi. Je dirais bon, moi je vais manger un yaourt et un morceau de jambon, ça ira très bien. Mais voilà, après il faut se forcer, il faut rester dans des habitudes alimentaires saines, normales et qui peuvent perdurer pendant Même quand on sera en phase de stabilisation, même quand on baissera le dosage, ou qu'on sera, alors après plus tard, il parle de cachet, qui équivaudrait à la piqûre. Donc voilà, on ne va pas se prendre la tête. Et il faut que ça reste le plus sain possible, le but n'étant pas d'aggraver les problèmes de santé qu'on aurait pu avoir en restant gros. En maigrissant, il y a un peu le truc. Donc voilà, et c'est vrai que, encore une fois, ce couplage fait que je pense, mon passage en boucle fermée est quand même exceptionnel, il n'y a rien de négatif à dire. Je n'ai pas de perte de connexion non plus, ça n'a aucun rapport avec le poids, mais en tout cas, moi je n'en ai pas. Et pour autant, vous voyez là par exemple, mon capteur il est derrière le bras, et ma pompe est devant le bras. Donc c'est vrai que le Bluetooth... entre la pompe et le capteur. On dit que quand il y a de l'eau, donc le corps qui est rempli d'eau, ça ne capte pas bien. C'est pour ça qu'il ne faut pas que ça s'éloigne trop. En fait, en gros, il ne faut pas qu'il traverse une trop grosse zone remplie d'eau. Franchement, ça marche plutôt bien. Hier, j'avais le capteur sur le bras et la pompe sur le ventre, à deux côtés en plus, le bras gauche et du côté du ventre droit. Et ça captait bien aussi. Donc franchement... à moins de tomber sur des mauvaises séries aussi attention ça existe, les capteurs ne sont pas tout le temps de la même qualité mais après quand ça arrive il faut contacter le prestataire et si ça n'a pas de sens par rapport à là où vous avez mis vos appareils, se questionner demander d'autres une autre série de capteurs Ne restez pas avec des trucs défaillants qui vous empoisonnent la vie. Voilà, je pense que la prochaine fois que je vous ferai un petit épisode, ce sera pour vous parler de tous les bouquins que j'ai lus sur le diabète de type 1. Et pas forcément que des livres explicatifs, il y en a, mais vraiment toutes les ressources pour tout âge. J'ai même des petits bouquins pour les enfants, ce qui existe aussi mais que je n'ai pas encore lu. En tout cas, je me fais mes petites wishlists que je mets la plupart du temps sur Vinted. Enfin, j'enregistre quand je tombe sur un bouquin que j'ai envie de lire. Mais voilà, je pense que je vous ferai ça au prochain épisode ou les comptes Instagram et les podcasts que j'aime bien, je ne sais pas encore. Oh là là, j'hésite. Quel choix cornelien. Mais en tout cas, les deux arriveront prochainement. Et voilà, comme je vous disais la dernière fois, on sera plus sur des épisodes avec des ressources, avec... avec des thématiques assez précises sur chaque épisode, plutôt que ce que vous avez eu l'habitude d'écouter au début, où c'était un peu plus mon histoire, comment est arrivé le diabète, etc. vu que il y a quand même certaines petites particularités on va dire qui font que c'est pas comme tout le monde, après attention je suis pas un cas isolé il y a quand même beaucoup beaucoup de monde qui ont un diabète tard, qui l'ont eu après une grossesse enfin voilà, c'est pas un cas isolé du tout, mais vous comprenez un peu le truc et puis voilà, je vous dis à bientôt et bonne continuation dans ce que vous êtes en train de faire