Speaker #0Ok, on est parti les amis, bonjour à toutes et à tous, bienvenue dans cet épisode d'Investia, j'espère que vous allez bien, j'espère que vous vous êtes fait à cette ambiance automne, à ce changement d'heure qui donne un mood, faut pas le contrer, faut aller dans cette direction. Moi mon shift c'est vraiment le genre... j'aime dans ces moments là tu mets des petites lumières le soir tu te mets une petite couverture petit casque et là tu joues à un jeu un peu soit tu lis un livre en ce moment je suis en train de lire Silo qui est une dystopie qui est trop cool à lire la série j'avais pas kiffé le livre est trop cool il y en a 3 en plus ou alors soit tu te mets une petite ambiance d'un jeu un peu solo tu vois Red Dead Redemption ou Cyberpunk ou ce genre de trucs et là tu kiffes tu kiffes, t'as la petite pluie là sur la vitre faut pas la subir faut le ça met une ambiance. C'est aussi le début du Winter Arc. J'aime bien aussi lire du Winter Arc. Le principe du Winter Arc, il est très simple. C'est que l'hiver, on s'enferme. La butte, on travaille sur du sport, nos vies, peu importe, du taf. Et du coup, il y a une ambiance un peu plus de tryhard dans cette période-là. Donc c'est bien. Faut réussir à switch, faut réussir à avoir les deux. Moi, j'aime bien avoir un petit peu l'ensemble. Dites-moi si vous avez des projets de Winter Arc, si vous avez des projets d'apprentissage. Moi, j'ai des projets de sport, de jujitsu, de me former sur d'autres secteurs d'investissement, de passer le diplôme de conseiller financier. Et c'est déjà pas mal, c'est déjà pas mal. J'aimerais sortir de Twitter arc conseiller financier et meilleur en jujitsu. Voilà, c'est parti, on y va les amis. Pour ce podcast, une première partie sur le côté investissement, une autre partie sur le côté un peu plus orienté sur d'autres sujets. qui nous permettent de naviguer le 21e siècle proprement, en tout cas le plus proprement possible. Bon, on commence avec Bitcoin. En 2019, 2020, 2021, quand on parlait d'investir en crypto, on disait achète un peu de Bitcoin, de l'Ethereum et tel ou tel altcoin. Bitcoin faisait partie de la stratégie d'investissement en crypto. Et je trouve que ça doit changer. Pourquoi ? Bitcoin... C'est un actif avec un mécanisme de prise de valeur qui est souvent comparé à l'or. Et il est considéré, à juste titre, pour un investissement long terme. Un altcoin, c'est un actif ultra spéculatif, un peu similaire à des startups de la tech qui ont très souvent rien de créé à part une idée. Et les altcoins ne peuvent pas, pour moi, être considérés comme un investissement. à long terme. Et ça, je trouve qu'il y a trop d'investisseurs cryptos qui n'en sont pas conscients. Et cette réflexion, elle m'est venue d'un commentaire sous une vidéo qui disait que, ok, je donne mes thèses, mais souvent, c'est difficile de connaître l'horizon de temps de ma thèse ou de mon analyse. Et j'ai trouvé ça hyper pertinent. Si je dis, par exemple, là, je vois ça, donc je pense que ça, on n'a pas trop d'indications sur l'horizon de temps et la temporalité de l'analyse. Et du coup, ça m'a amené cette réflexion que j'avais depuis quelques mois sur... la différence de rôle dans un portefeuille entre Bitcoin et les altcoins, parce que je sais que ça reste relativement flou. Donc j'avais envie de vous donner mon point de vue. C'est mon point de vue, livre à vous d'avoir le vôtre évidemment, et ce n'est pas un conseil en investissement, c'est bien de le rappeler parfois. Dans la structuration de ces investissements et sa stratégie crypto, Bitcoin pour moi doit être traité comme un actif à part. Bitcoin et les altcoins doivent être séparés. dans deux poches différentes si on veut une approche patrimoniale structurée et rigoureuse. Par approche patrimoniale, je parle de la construction de son patrimoine, la façon de le faire grossir dans le temps. Bitcoin a une fonction très différente dans un portefeuille qu'un actif très spéculatif comme une small cap ou une entreprise avec une petite capitalisation. Vous le savez, j'en regarde beaucoup la liquidité. Si on mesure la croissance exponentielle de la liquidité mondiale, donc l'argent qui est injecté et le collatéral liquide qui circule dans l'économie avec celle du prix de Bitcoin, on trouve statistiquement que 88% des variations hebdomadaires du prix de Bitcoin depuis 2015 s'expliquent par un seul facteur, l'évolution de la liquidité mondiale. Ça fait 11 ans que c'est comme ça. Investir sur Bitcoin, c'est investir sur l'actif qui capture le mieux la dévaluation globale des monnaies mondiales. Parce que vous le savez, quand on crée de l'argent, on en ajoute en circulation, donc il est moins rare. J'ai fait un podcast sur la création monétaire, très intéressant d'ailleurs. C'est fou de dire que son podcast est très intéressant. La création monétaire est un processus très intéressant. Je vous le mets en description. Et c'est un rôle qui est un peu similaire à l'or en fait. C'est un préservateur de capital et d'énergie. Évidemment, il y a des différences. Si vous regardez par exemple ce graphique, on le voit bien ici. Contrairement à l'or, on n'a aucun historique sur la capacité de Bitcoin à... contenir la volatilité du patrimoine dans les phases de stress sur la partie action du portefeuille. La seule itération qu'on a c'est 2020, la barre orange là que vous voyez si vous êtes en vidéo, et il a fait pire que le S&P. Donc on peut pas dire que Bitcoin est un rôle de réserve de valeur. On prend la valeur et on veut la mettre dans une espèce d'actif qui permet de la conserver dans les moments de fluctuation, c'est pas Bitcoin, c'est pas vrai, c'est faux. Donc pour le moment... en termes de stratégie de construction et d'allocation dans un portefeuille, Bitcoin ne peut avoir que deux rôles selon moi. S'exposer à la grande évaluation des monnaies mondiales ou parier sur une technologie révolutionnaire qui modernise l'infrastructure de la finance et du capital mondial avec un rôle similaire par exemple à du Nasdaq dans un portefeuille. La grosse différence avec les altcoins, c'est que les altcoins sont beaucoup, beaucoup, beaucoup plus volatiles. Les altcoins doivent avoir une pondération précise dans un portefeuille global. Avoir 100% de son capital en crypto, pour moi, est une erreur de gestion patrimoniale. Même si on n'en a pas beaucoup. Encore plus quand on n'en a pas beaucoup justement. Parce qu'au début c'est le capital qui est le plus important. Bitcoin peut et même devrait être holdé sur le long terme. Un altcoin c'est une startup qui est tradable 24h sur 24. J'ai investi sur les promesses et sur la croissance potentielle de cette startup. Et là, on se rend bien compte de la différence. Ces deux actifs ne peuvent pas être traités de la même manière. Est-ce que vous comparez les performances du Russell 2000, les petites entreprises américaines, avec l'or, qui est considéré comme un investissement long terme, l'investissement le plus long terme de l'histoire même ? Non, ce n'est pas les mêmes actifs. Ce n'est pas les mêmes raisons de les avoir dans un portefeuille. Et c'est pareil pour les altcoins et pour Bitcoin. En 2017, je... Je pouvais comprendre qu'on compare les performances des altes à Bitcoin pour avoir une référence. Et surtout, en fait, c'était biaisé parce que tout est simple dans un environnement où tu as argent limité, comme c'était le cas entre 2012 et 2020. Aujourd'hui, déjà, ce n'est plus le cas. Et surtout, je ne suis plus d'accord avec ce concept. Il doit changer. Le référentiel actuel des altcoins, c'est le Russell 2000. Ce n'est pas Bitcoin. Et ça change pour moi beaucoup de choses dans la manière d'aborder son investissement. Déjà, il y a bitcoin d'un côté, altcoin de l'autre ça sert à rien de se dire est-ce que j'achète du bitcoin ou des altcoins, ça n'a pas de sens on peut pas se dire ok j'ai investi dans les cryptos, est-ce que j'ai investi dans le bitcoin ou les altcoins, non, c'est plus dans mon portefeuille, j'ai un rôle à combler, par exemple un rôle d'investissement long terme, est-ce que j'ai investi dans le bitcoin ou dans l'or ou dans le S&P, éventuellement une lasac, ok je veux des actifs plus spéculatifs est-ce que je veux plutôt dans le Russell ou dans des entreprises à des actions low cap ou dans des altcoins. Ok, là ça fait du sens. Et ensuite quand on creuse à l'intérieur des altcoins, ok, à quoi ma poche altcoin doit avoir l'air ? Est-ce que je veux vraiment du gambling ? Et là je vais aller sur du low cap. Ou est-ce que je veux quand même un altcoin qui est structuré, qui est en place ? Alors on va regarder par exemple l'EUR1 qui représente 80% de la profondeur du marché crypto. Et à l'intérieur de l'EUR1, on va regarder quels sont les leaders. Vous voyez, c'est ça le travail à faire derrière. C'est pas juste, j'ai vu une vidéo et Chainlink, ça monte bien, je fais du Chainlink. Ça n'a pas de sens. Ça n'a pas de sens et on va se bouffer les doigts à faire ça dans le futur. Et je pense qu'on s'est déjà bouffé les doigts avec les performances qu'on a eues ces dernières années. Et pour bien scinder les deux stratégies, j'ai développé un indicateur exclusivement sur les altcoins et un indicateur exclusivement sur Bitcoin. Les zones bleues que vous voyez, c'est mon indicateur sur les altcoins. que j'utilise pour faire du DCA structuré, qui me donne des zones intéressantes à considérer pour lancer ou pour renforcer mon DCA sur les alcohoïnes que je surveille. Et c'est ultra puissant, parce qu'il me force à ne rien faire quand il ne s'allume pas. Juste, je patiente. C'est chiant. Oui, c'est chiant. Ce n'est pas un indicateur magique, mais c'est un indicateur qui est utile pour compléter une stratégie et qui me permet aussi d'avoir des points d'entrée qui sont très cohérents. Vous pouvez aussi avoir accès d'ailleurs à cet indicateur grâce à mon partenaire OKX, juste en vous créant un compte avec mon lien en description. Je vous le rappelle, OKX est un exchange régulier en français en Europe. Ils ont lancé OKX Shield qui protège vos fonds jusqu'à 100 000 euros minimum selon le compte que vous avez. Donc allez faire un tour sur tout ça. Et si vous êtes inscrit sur OKX, connectez-vous sur le second lien pour recevoir l'indicateur. Vous avez toutes les démarches en description. Mais attention à ne pas confondre Bitcoin et les altcoins dans un portefeuille. Pitié, c'est important. Ok, on a parlé de crypto. Maintenant, on sort. de notre caverne des crypto-monnaies là, qui est vraiment tout au fond, on est tout au fond dans une entre lugubre, lugubre de la finance mondiale, on essaie d'en sortir et de parler d'autre chose, on va parler d'un truc que les investisseurs aiment bien depuis longtemps, c'est le cuivre. Bah ouais, on comprend vite pourquoi le monde a besoin de cuivre, le cuivre on l'utilise dans les voitures. en l'utilisant dans les réseaux électriques, dans les bâtiments, dans les centres de données, ce genre de choses. Donc, en fait, dès qu'il y a besoin de faire circuler l'électricité, il y a besoin de cuivre. Et le truc avec le cuivre, c'est qu'augmenter la production, ça prend du temps. L'Agence Internationale de l'Énergie, elle parle d'à peu près 17 ans entre la découverte d'un gisement et sa mise en production. Il y a besoin d'explorer, d'avoir les autorisations, de financer, de construire, d'exploiter, etc. Et une hausse de la demande... ne se traduit pas immédiatement par une nouvelle mine qui est prête à livrer. Et dans des études qui ont été publiées en juillet 2026, l'agence de l'énergie estime que l'offre minière issue des projets recensés pourrait présenter un écart d'environ 25% avec les besoins projetés pour 2035. Vraiment, si je grossis le trait, il y a 25% de demandes en plus que d'offres, que de nouvelles offres. C'est beaucoup, mais ce chiffre, il décrit aussi un besoin d'investissement et un besoin d'adaptation. Parce que ça ne veut pas dire qu'un quart des clients va rester sans cuivre jusqu'en 2035. Il y a des nouveaux projets qui peuvent avancer, le recyclage qui va se développer, des nouveaux types d'usages si le métal devient trop cher, etc. Mais surtout, avec ce type d'histoire, on se dit, OK, il y a un déséquilibre entre l'offre et la demande. Bon, OK, je vais acheter des producteurs de cuivre. Et je vais attendre. Et je vais me mettre bien. Parce que ça va monter. Parce qu'il y a un déséquilibre. Sauf qu'entre le monde aura besoin d'avantage de cuivre et cette entreprise va enrichir ses actionnaires, à savoir moi, il y a une exploitation minière qui doit fonctionner. Il faut payer l'énergie. Il faut payer les salariés. Il faut payer les équipements, le traitement des minerais, etc. Et ensuite, il faut financer les travaux nécessaires pour maintenir ou pour augmenter la production. Et en 2025, le groupe Freeport McMoran, qui est l'un des principaux producteurs de cuivre et d'or aux Etats-Unis, dans le monde, mais je crois que c'est américain, je suis quasi sûr, a généré 5 milliards de dollars de trésor grâce à son activité. Ok. Sur la même année, les dépenses d'investissement, c'était 4,5 milliards. Donc une grande partie de l'argent généré est reparti dans les installations, et les projets sont à peu près à 10% de marge, ce qui n'est pas... catastrophique, mais ce qui est quand même considérable. Et il y a même un paradoxe assez intéressant chez les entreprises qui transforment le minerai, c'est que début 2026, la rémunération de référence pour traiter le concentré de cuivre, elle est tombée à 0$ par tonne. L'année précédente, c'était 21$. Et en fait, il y a trop d'usines qui se disputaient une quantité limitée de concentré. Et donc leur rémunération, elle est devenue sous pression, parce qu'il y avait beaucoup, beaucoup... de propositions de s'en occuper, alors que le cuivre, lui, il atteignait des records. Et ce n'est pas rentable, techniquement, de venir traiter le concentré de cuivre. Et il y a des entreprises qui restent rentables grâce aux autres produits qui sont récupérés, l'or, l'argent, l'acétulfurique, etc. Mais le cuivre peut devenir plus précieux pendant qu'une partie de son industrie gagne moins sur son travail, ce qui est hyper paradoxal, hyper intéressant. Il faut aussi garder les horizons en tête. Dans les prévisions d'octobre 2026, l'agence internationale du cuivre, elle anticipait un léger excédent de cuivre raffiné en 2026-2027. Et donc vous voyez qu'on n'est pas du tout sur le même discours que l'agence de l'énergie sur les besoins de 2035. On peut avoir un marché du métal raffiné qui est bien approvisionné à court terme et devoir investir beaucoup pour répondre aux besoins de la prochaine décennie. Donc il y a une tendance de fond, mais il y a aussi des cycles et des ralentissements. Et donc... pour investir dans le cuivre, si c'est quelque chose qui peut vous intéresser. Ce qui est vraiment important, c'est le choix du véhicule d'investissement qu'on va utiliser. Un produit qui va juste suivre le cuivre va exposer principalement l'évolution du métal avec ses frais et sa mécanique propre. Ok, il y en a qui utilisent des contrats à terme qu'il faut renouveler, ce qui peut éloigner leur performance de celle du prix. Spot, une action minière va ajouter les résultats d'une entreprise avec les coûts, les volumes qui s'adaptent, la qualité des projets, etc. Donc on peut avoir raison sur le pari du cuivre et on peut par contre choisir un producteur qui se fait démolir en termes d'action. Pour quand même vous donner une vision, le prix de règlement spot du cuivre, il est à peu près de 14 000 dollars contre 10 500 dollars le 20 octobre 2025, donc il y a un an. Environ 37% de hausse sur la période en dollars. Donc le marché est intéressé par le sujet, c'est intéressant pour un producteur qui est coté. Ce qu'il faut regarder ensuite, c'est le coût de production, les investissements quand nécessaire et la trésorerie qui pourrait dégager avec un cuivre moins cher. Et c'est là qu'on commence à vraiment voir quelle entreprise peut profiter de manière un peu plus durable de cette demande et à quel prix son action devient intéressante. Et c'est super intéressant, je trouve. Surtout pour une chose, c'est qu'en fait, les paris sur 10 ans, ils sont évidents et ils se matérialisent. Dans le sens où le nucléaire, l'IA, le cuivre, la cybersécurité, c'est devant nous. On sait qu'on en aura besoin dans 10 ans. Et il y a de fortes chances que quand même, si tu t'exposes au secteur, ton portefeuille soit beaucoup plus haut et que tu aies fait des bons profits. Et le truc, c'est que nous, humains, aussi... C'est quoi gridi en français ? Aussi... Non, pas avare... Merde, j'ai plus le mot. Pas espiègle. Bref, je sais plus. Aussi gridi que nous sommes, nous allons chercher les... plus gros rendement et on s'auto-sabote de cette façon-là. Et même d'un point de vue financier, ce qui est super intéressant, c'est que en fait, plus on dézoome, plus le trade est évident et se matérialise. Donc où est la barrière ? Elle est dans la patience et le temps. Parce qu'il y a toujours une barrière. Si c'est facile d'accès, c'est qu'il va y avoir d'autres choses qui vont t'empêcher de réussir dans ce secteur-là, parce qu'on est sur un jeu à somme nulle. Donc là... La cybersécurité, l'énergie, le cuivre sur 10 ans, c'est évident. Il y a de fortes chances que ça se matérialise. C'est facile d'accès. Où est la barrière ? La barrière, elle est dans le fait qu'il faut être patient. Il ne faut pas faire d'erreurs entre temps, de vouloir trader, de vouloir acheter, vendre, etc. Elle est là, la barrière. Et je trouve ça très intéressant. Voilà. Dites-moi si ça vous plaît, ces petits sujets un peu orientés finances. Je suis en train de bosser sur un rapport là, sur être rentier avec 2000 euros par mois. quels sont les plans, qu'est-ce qu'il faut posséder, parce que je pense que c'est un sujet important et pas si évident pour la semaine prochaine. Ok, on avance avec la deuxième partie du podcast, un peu plus orientée sur comment essayer de naviguer le XXIe siècle. Je préfère cette appellation que le développement personnel, parce que c'est une connotation que j'aime pas. C'est un peu comme le mot influenceur, tu vois, c'est un peu un fourre-tout. et ça a plus une connotation négative à proprement parler. D'ailleurs, c'est la première ligne de ce sujet. C'est qu'on parle souvent de développement personnel, sauf que ce terme, je ne l'aime pas. Je trouve qu'il sous-entend que pour se développer personnellement, on doit être le meilleur partout. On doit avoir une routine de fou qu'on tient 365 jours par an. On doit toujours être au top de sa forme. Et la réalité, c'est que ce n'est pas possible. Je sais pas si vous avez déjà vu quelqu'un qui se lève à 5h du mat, qui fait une heure de sport, qui lit 30 pages de son livre inspirant, qui fait de la gratitude, qui médite, qui prend une douche froide, ensuite qui bosse en deep work sur son projet, qui mange parfaitement bien, qui gère ses finances comme personne, et qui fait tout ça, tous les jours sans craquer ? Moi j'en connais pas. Et franchement, si quelqu'un vous dit qu'il fait ça, c'est un énorme mytho ou un psychopathe. Ou il est autiste. Et encore. Parce que ce schéma en fait... Il n'est pas tenable à long terme. Ça finit forcément en burn-out dans les mois qui suivent. Et il y a une grosse erreur ici. Pour moi, c'est l'erreur de catégorie. C'est exactement la même erreur que traiter Bitcoin comme un altcoin. D'ailleurs, c'est qu'on va trouver un système qui marche dans un domaine et on va vouloir l'appliquer partout. Même intensité, même fréquence, même rigueur. Sur le papier, c'est trop bien. C'est un cheat code pour tout réussir assez facilement. Je suis un mec. qui va être hyper hyper rigoureux sur ma nutrition, sur mon travail, sur mon sport et tout. Sauf qu'en fait, chaque domaine de nos vies, que ça soit sociale, famille, travail, a ses propres mécanismes, ses propres horizons de temps et ses propres règles, en plus du fait qu'il y a des éléments externes qui viennent perturber un peu cet équilibre-là. Et je ne sais pas si vous connaissez Anders Erikson, c'est le chercheur derrière le concept de pratique délibérée. Et il a passé 30 ans à étudier l'acquisition de l'expertise. En fait, sa conclusion, c'est que dans... les compétences qu'on acquiert, ces compétences sont profondément contextuelles. Ce qui nous rend expert dans un domaine ne se transfère pas automatiquement à un autre. Un chirurgien brillant ne devient pas un pilote de ligne brillant en appliquant la même logique de travail. Un athlète d'endurance ne devient pas un sprinter en s'entraînant pareil et en ayant la même vision. Les systèmes doivent être adaptés à ce qu'ils servent. Je vous donne un exemple assez simple, c'est que... en endurance, tu vas travailler beaucoup plus tout ce qui est zone 2, endurance fondamentale, etc. Et un mec qui va venir de la muscu, par exemple, justement, la muscu, tu vas aller chercher l'hypertrophie, donc tu vas aller chercher l'échec dans tes séries, où vraiment il y a une espèce de linéarité entre l'effort et le résultat, et que tu dois quand même aller chercher un certain niveau d'effort si tu veux un certain niveau de résultat. En endurance, c'est un peu plus contre-intuitif, mais c'est moins le cas. C'est moins le cas parce que tu vas aller chercher du volume, tu vas aller chercher de la progressivité. Et c'est une question de contexte. Tout est contextuel. Et sans contexte, une info n'a pas forcément de sens et ne peut pas être interprétée correctement. Ou en tout cas, comme on voudrait qu'elle soit interprétée. Et pourtant, on a ce réflexe de vouloir appliquer la même recette partout. En sport, par exemple, les meilleurs athlètes au monde ne s'entraînent pas à la même intensité tous les jours, sur tous les aspects de leur performance. Si on prend Eliud Kipchoge. meilleur marathonien de l'histoire, légende du marathon, la plus grande légende vivante du marathon sans aucun doute, même si c'est plus le recordman, il a dominé pendant des années, il a quel âge ? 38, 39 ans, il a changé des standards exceptionnels. Edouard Kipchoge passe 80% de ses sessions d'entraînement en zone 2. L'intensité qui est faite pour être simple. On peut avoir une conversation pendant le concours, lui sa zone 2, c'est notre zone 5. mais c'est sa zone 2. C'est facile pour lui. Et c'est pas un manque d'ambition. C'est pas une journée où la flemme, on n'est pas sur ce genre de profil. Son objectif, c'est de performer dans 6 mois, pas demain. Donc son système, il est calibré sur un horizon de temps précis, un objectif précis. Il court pas à 100 mètres comme il prépare un marathon. Et en science du sport, on appelle ça la périodisation. C'est l'idée que l'entraînement doit être structuré en phases avec des intensités, des volumes et des objectifs qui sont différents selon ce qu'on cherche à développer. C'est de l'intelligence de planification. Maintenant, dans la vie de tous les jours, comment ça se passe ? Si je prends mon cas, par exemple, je veux développer mon entreprise, mes chaînes YouTube, je veux progresser dans les sports que je fais, je veux continuer d'apprendre l'anglais, je veux entretenir mes relations sociales, je veux garder du temps pour ma santé mentale, etc. Ok. Si je fais tout ça en même temps, avec la même énergie, au même rythme, soit je vais être trop soft dans certains domaines, Si je me mets au standard, par exemple, d'apprendre l'anglais, moi je dois apprendre l'anglais, mais en continuant tranquillement d'évoluer mon niveau, si je mets ce standard pour tous les autres aspects, je vais être trop soft. Et si je mets le standard, par exemple, que je mets dans mon entreprise et tout, je vais devenir trop intense. Et ça ne marche pas. Et du coup, des fois j'ai des phases... en me disant ok vas-y là je vais tout casser partout, je suis à fond, je fais du sport, pareil, pour le travail, etc. et des phases où c'est presque l'opposé. J'ai plus trop de motivation, à la salle j'y vais mais je suis passif, tennis pareil. J'ai moins l'envie d'apprendre des choses pour écrire mes vidéos, etc. Et je pense que ça vient uniquement du fait que je cherche à me développer partout en même temps. Le fait de construire ses muscles, c'est pas la même logique que construire une compétence intellectuelle. Surtout que il y a le système nerveux qui vient relier l'ensemble, tu vois, quand tu vas à la salle tu stimules ton système nerveux. Mais quand tu as des appels compliqués ou que tu as une grosse journée de travail, tu stimules aussi ton système nerveux. Et à un moment, c'est quelque chose qui est limité. Tu n'as pas un système nerveux illimité. Donc vraiment, je pense que la constance à faible intensité est la clé dans beaucoup de choses. Décès à long terme, 10 ans sur Bitcoin chaque mois, même routine, sans regarder le prix. C'est tellement automatisé que j'arrive à être constant. sans que ça me demande un travail énorme intellectuel parce que ce travail j'ai fait en amont dans une phase de plus forte intensité Le plus dur dans tout ça, c'est de savoir quel système appliquer, à quel domaine, avec quel horizon de temps. A titre personnel, je sélectionne à peu près les 3-4 domaines principaux dans ma vie actuellement et sur lesquels je veux travailler. Et pour chacun d'entre eux, je me demande, ok, quel est mon horizon de temps sur ce domaine ? Quelle est l'intensité qui me permet de tenir sur cet horizon de temps ? Un projet entrepreneurial sur 3 ans, ça se pilote pas comme une préparation physique sur 8 semaines, qui se pilote pas comme une opération... de longévité d'endurance sur 10 ans. Et ça, vraiment, notre cerveau n'est pas fait pour trier, je pense, et sélectionner un petit peu les différents leviers d'intensité. Et je pense que ce qui fait échouer la plupart des systèmes de cette fameuse notion de développement personnel, c'est justement cette erreur de référentiel où on va appliquer la bonne intention au mauvais système, sauf que la simplicité et la cohérence sur le long terme battent presque toujours la complexité. et l'intensité qui sont mal calibrées. Ça s'applique à l'investissement et à tous les domaines. Oh, je suis désolé, je suis dégoûté, j'étais hyper fin de cette phrase, j'ai bégayé sur la fin. Ça s'applique à l'investissement, ça s'implique à tous les autres domaines. J'espère que vous avez passé un bon podcast. Je vous embrasse et on se voit très vite. Ciao.