Speaker #0Les amis, avant de commencer, j'ai lancé mon groupe de discussion Telegram sur lequel je publie plusieurs fois par semaine des réflexions et des points sur les marchés crypto et financiers. C'est dans la continuité de ce que je fais dans les vidéos et dans le podcast. Il est tout à fait gratuit, tout à fait accessible et je serai très heureux de voir des auditeurs d'Investia dessus. Et si ça vous intéresse, cette semaine j'ai créé un rapport complet de plus de 50 pages qui résume en détail les projets les plus intéressants des 10 secteurs les plus prometteurs des 10 prochaines années. avec dedans la façon de s'y exposer, les risques, les chiffres et les potentielles opportunités d'investissement. Donc si vous voulez le récupérer, vous avez juste à rejoindre le groupe, il est complètement gratuit, promis, je ne vous spammerai pas. Et sur ce, bon podcast à vous ! Ok, on est bon, tout marche, on y va les amis, bonjour à toutes et à tous et... Et bienvenue dans cet épisode d'Investia du jeudi ou vendredi 22-23 octobre 2026. J'espère que vous allez bien, il fait froid, il fait très froid chez moi, c'est le retour des ambiances du mois d'octobre-novembre. Pour réussir à switch, en fait soit tu subis, soit tu réussis à switch, t'allumes Red Dead, tu mets des petites lumières, tu bois des thés et tu te mets un peu dans l'ambiance. Ou alors, vraiment, tu subis et tu chouines, qui fait pas beau. Ce que j'ai fait beaucoup et ce que j'essaie de moins faire. Bon, les amis, je reviens de quelques jours dans ma fameuse cabane. Je vous en avais parlé la semaine dernière, en gros, pour ceux qui n'étaient pas là. J'ai traversé des périodes complexes. Je ne veux pas dire des périodes difficiles, parce que je n'ai pas eu d'événements dramatiques, mais avec beaucoup de choses à gérer, beaucoup de stress. et... ce qu'on fait dans ce podcast, j'essaie de l'appliquer quand même. Et là, je me suis dit, je sens que je ne suis pas bien, il faut que j'évite de pousser, et qu'au final, je me retrouve à faire un burn-out comme un con, alors que je savais exactement que je n'étais pas bien. Donc, on va changer de stratégie. Et du coup, j'ai pris une cabane dans les bois pendant trois jours où je suis parti tout seul, où j'ai éteint mon téléphone, où j'avais juste un livre, un cahier pour écrire. et du feu à faire et à couper. Et je suis passé trois jours là-bas. Pour la première fois, ça faisait longtemps que je me disais que j'avais besoin et que j'avais envie de faire ce type de, comment on pourrait appeler ça, retraite de réflexion, retraite spirituelle, retraite méditative, peu importe, vraiment de prendre trois jours tout seul, sans stimulation, sans sollicitation, rien que moi. Et franchement, ça m'a fait beaucoup de bien. Comment je peux vous le résumer ? En fait, les deux premiers jours, c'est comme si notre cerveau fonctionnait comme une espèce d'ordinateur et t'as des tâches en arrière-plan comme ça qui sont en train de fonctionner. Ah ouais, les vidéos, j'espère que la vidéo de cette semaine est sortie, je me demande comment elle a fait de vue, j'ai ça à gérer, il faut que je rappelle lui, j'ai un rendez-vous la semaine prochaine. des espèces de tâches comme ça. Et plus Le temps avance, mais ça ne prend pas si longtemps, c'est plus dur. Plus le temps avance sans qu'on rajoute des trucs en plus, donc sans que quelqu'un me parle, sans que j'y aille regarder une série qui me bloque un peu le process de clarification de ces tâches, plus tu vois que les tâches, poum, poum, poum, poum, poum, elles sont traitées. Un peu comme des toxines dans le cerveau, tu vois, qui, tu souffles dessus et ça s'élimine de plus en plus. Et ça s'en va dans la nature. Et au bout de 2-3 jours, je sentais que j'étais vraiment débarrassé de ça. C'était des sujets qui n'existaient plus dans ma tête. Et que, désolé, c'est pas une comparaison très geek, mais je récupérais de la mémoire vive un peu. Je pense vraiment que le cerveau fonctionne comme ça. Et c'est là que vraiment, je pense, je pouvais prendre du recul. Et ça allait beaucoup mieux. Et en fait, la conclusion que j'en ai fait de ça, c'est que... Déjà, je vous recommande vraiment de le faire si vous en avez la possibilité vraiment de partir ou même pas de partir, même si je trouve que c'est mieux. Mais en tout cas, si on peut, tu vois, d'avoir, allez, au moins deux jours prêts à s'ennuyer avec rien à faire, personne, aucune sollicitation extérieure et de laisser les tâches qu'on a en arrière-plan se processent. Parce que je pense qu'on est dans un monde où on n'a pas le temps de faire ça. Et ça permet de prendre beaucoup de recul. Et je me suis rendu compte au final qu'énormément de choses de ma vie étaient juste des espèces de toxines comme ça qui s'accumulaient. Tu vois, des mails, des gens à qui répondre, des trucs pas si importants, mais en fait, quand tu les accumules... Je pense que le cerveau a du mal à les traiter à la hauteur de leur non-importance. Et au final, que les choses sont relativement simples, mais qu'il faut réussir à les avoir process, à avoir process toutes ces tâches en arrière-plan pour pouvoir réaliser que les choses sont relativement simples. Mais bon ! Bref, je ne vais pas vous mettre un tunnel là-dessus, même si j'en ai déjà mis un. On avance sur ce podcast, on y va, on reparlera des différents sujets dans les podcasts qui viennent. On a trois ou quatre sujets en fonction du temps qu'on prend, avec deux sujets d'investissement, un sujet sur Bitcoin, un sujet sur une entreprise qui est hyper prometteuse et qui est très intéressante, et un sujet un peu plus développement, vous verrez, on commence avec le sujet. Bitcoin, n'oubliez pas, si ce n'est pas déjà fait les amis, 5 étoiles, abonnement. Je ne le dis pas à tous les podcasts parce que je n'ai pas envie de faire chier, mais faites-le quand même. C'est quand même cool de voir qu'il y a des gens qui s'abonnent, surtout dans cette période-là où on est quand même relativement beaucoup entre nous. Donc c'est important. On y va. Il n'y a pas longtemps, j'ai regardé une vidéo de Grand Angle Bitcoin, que vous connaissez sûrement, qui a analysé ce qui pourrait faire échouer Bitcoin. En gros, ils sont partis du principe que Bitcoin avait déjà échoué et ils montrent... Ce qui a pu le faire échouer. Et j'ai trouvé ça très intéressant comme manière de réfléchir. C'est un peu différent, donc j'ai sélectionné quelques éléments qu'ils donnent dans leur vidéo. Et je vous mets le lien dans la description si ça vous intéresse. Je vous parle souvent de Bitcoin comme un actif très intéressant, et c'est ce que je pense. Mais concrètement, qu'est-ce qui ferait que Bitcoin échoue ? D'un côté, on a les éléments qu'on entend très souvent. Le plus connu, c'est la fameuse menace qui... plane au-dessus de notre tête, on sait pas à quel point elle est vraiment importante, mais elle est là, de l'ordinateur quantique qui vient exploiter les lois de la physique quantique pour traiter l'information d'une manière totalement différente des ordinateurs traditionnels et qui menacerait Bitcoin. Pourquoi le quantique menacerait la cryptographie ? Parce qu'en fait, les systèmes de sécurité informatique actuels, y compris ceux qui protègent les clés privées de Bitcoin, reposent sur des problèmes mathématiques tellement complexes qu'un ordinateur classique mettrait des milliers d'années à les résoudre. Et le truc, c'est qu'ils sont pas impossibles à résoudre. Ils sont pas résolvables dans la limite du raisonnable, tu vois. Mais un ordinateur quantique très puissant pourrait théoriquement résoudre ces problèmes en quelques minutes ou quelques heures. C'est des estimations, mais oui, sur le papier, c'est un peu terrifiant. La réalité, c'est que... Même s'ils pouvaient théoriquement retrouver des clés privées à partir de clés publiques exposées et entraîner des ventes massives, des solutions de migration existent déjà et sont en cours de développement pour protéger le réseau. Donc c'est une menace, oui, on en a conscience que c'est une menace. Par contre, elle est déjà considérée et il y a des solutions qui arrivent. Ça c'est le quantique. Ensuite, on a l'IA. Avec son évolution... on arrive à un stade où des hacks et des arnaques qu'on n'aurait même pas imaginé commencent à voir le jour. Des toutes petites failles dans le code, même s'il est relu cent mille fois, qui peuvent passer à la trappe par les développeurs. C'est des choses qui arrivent, et ça m'étonnerait pas qu'on voit le nombre de hacks augmenter dans les prochaines années, malheureusement, et dans tous les domaines. Et encore plus dans les systèmes un peu vieillissants. Pour Bitcoin, c'est un risque. La réalité, c'est que ça coûterait beaucoup trop cher pour un hacker de venir pirater le système, parce que... la sécurité du réseau augmente à mesure qu'il prend de la valeur. Et aujourd'hui, on n'est plus tout seul. Les gros acteurs institutionnels comme BlackRock, les fonds d'investissement, les mineurs de Bitcoin, ont tous un intérêt financier à protéger le réseau. Et ça, c'est deux points qui sont assez connus. Et dans les faits, ce qui causerait la chute de Bitcoin, ce n'est pas ces deux points. C'est quelque chose de beaucoup plus simple. Comment ? se comporterait Bitcoin si dès aujourd'hui on n'en avait plus besoin. C'est ça le scénario le plus crédible. Si plus personne n'a besoin de Bitcoin pour conserver la valeur de son travail et pour l'échanger sans tirer de confiance, alors Bitcoin n'a plus de valeur. Et si on en arrive là, on entrerait dans une boucle avec la demande qui chute, donc le prix qui baisse, Les revenus des mineurs qui s'effondrent, donc ils débranchent les machines qui ne sont pas rentables. La puissance de calcul qui protège le réseau qui diminue, donc il est moins cher à attaquer. C'est plus atteignable de détruire la confiance envers le réseau. Et c'est là que ça devient très intéressant. Comment est-ce qu'on pourrait arriver dans un monde où on se dit, Ok Bitcoin en fait, pas besoin. Et il y a deux éléments de réponse possibles. Premier élément, l'IA est tellement développée qu'on entre dans un monde d'abondance où la notion de rareté ne fait plus aucun sens. Donc Bitcoin perdrait son utilité fondamentale. Et pas que Bitcoin d'ailleurs, tout ce qui est considéré comme rare aujourd'hui pourrait perdre sa valeur. Ou alors, on observe un retour d'un système monétaire qui est cohérent et équilibré. Et si les banques centrales adoptent une rigueur stricte, comme par exemple la Banque Nationale Suisse, et que les États maîtrisent leur déficit et leur dette, alors la monnaie fiduciaire conserve son pouvoir d'achat. Comme Bitcoin est perçu comme un actif pour se protéger de la dévaluation monétaire, le besoin pour cette couverture devient très faible si le système traditionnel devient sain. Et la question c'est, est-ce que ce scénario est déjà arrivé par le passé ou pas ? Entre 1980 et 1999, c'est arrivé avec l'or. La Fed a monté ses taux à 20% pour ralentir l'inflation, ce qui a été suivi par des années d'excédent budgétaire dans les années 1990. Pendant cette période, la confiance dans le dollar, elle était revenue. De l'autre côté, l'or a perdu environ 70% de sa valeur avec des banques centrales qui ont vendu une partie de leurs réserves. la perception de l'actif avait complètement changé. Et c'est hyper intéressant à observer. Et dans le cas de Bitcoin, c'est un peu relou parce qu'il perdrait sa valeur, on n'en aurait plus besoin, mais d'un point de vue de la société, ça serait plutôt positif parce que la monnaie traditionnelle tiendrait enfin ses promesses et protégerait les salaires, les retraites, l'immobilier, etc. C'est théorique, d'accord ? On va en discuter après. Dans les faits, ce qui peut tuer tout système, peu importe la forme, c'est ce qu'on appelle un black swan. Un black swan, c'est un événement qui, par nature, est imprévisible et qui n'est pas identifié par l'être humain. Un risque qui est identifié, comme par exemple le quantique, est un risque qu'on commence déjà à neutraliser. Ça ne veut pas dire qu'il est réglé, il peut se passer des choses. Genre, demain, je ne suis pas assez expert dans le quantique pour vous le dire, mais imaginons, je pense que ce n'est pas possible, mais imaginons, demain, il y a un ordinateur quantique... Ou un programme qui est accessible, qui permet d'avoir accès à un ordinateur quantique en open source, et tout le monde peut y avoir accès, et on se demande les problématiques que ça peut avoir pour Bitcoin. Bon, ça c'est un black swan, évidemment. Mais le fait de connaître le problème règle déjà une grande partie. Mettez-le en description si vous avez réfléchi à d'autres scénarios, et les raisonnements que ça vous apporte, je suis curieux d'avoir votre avis. Je trouve que c'est intéressant de réfléchir comme ça, parfois encore plus sur des actifs pour lesquels on a de grosses convictions. pour venir confronter ses thèses, pour les ajuster, pour avoir une vraie connaissance des risques, etc. Et une fois qu'on a construit ses thèses, sa stratégie et son plan, on peut commencer à investir. Pour les cryptos, vous connaissez mon partenaire, c'est ce bon vieux OKAX, je fais une petite parenthèse dessus. En fait, OKAX, c'est un truc qui est très très cool, c'est OKAX Shield. OKAX Shield vient protéger vos fonds jusqu'à un certain montant qui va jusqu'à 500 000 euros. Ça va de 100 000 de protection pour la plupart des comptes jusqu'à 500 000 pour les VIP. Donc en gros, si vous avez un problème, que vous faites hack, que vous avez, je sais pas, du phishing ou quoi, OKX a des fonds qui sont pas comme l'État, où oui, 100 000 euros garantis, mais on sait pas si on les a. Non, OKX est une entreprise privée qui a les fonds pour garantir que jusqu'à 500 000 euros sont couverts. Ce qui est intéressant, c'est qu'en fait, y'a pas eu d'exemple de OKX Shield du fait que ça marche, parce que OKX s'est pas fait hacker. Ce qui est une bonne nouvelle... Mais du coup, c'est une espèce de sécurité dans la sécurité qui donne un nouveau standard de protection aux exchanges. Donc vraiment, allez faire un tour sur OKX avec mon lien dans la description. Vous avez plein de bonus qui vous sont offerts et je vous donne accès à mon indicateur aussi d'Alcoin Winter qui me donne des zones d'achat intéressantes sur les altcoins. Vous avez toute la démarche dans la description. On est bon ? Je vérifie quand même. Ouais, le micro marche. J'ai déjà fait des podcasts entiers où tu te rends compte que le micro n'était pas allumé. Ah, c'est... C'est pas agréable. C'est pas agréable. Bon, deuxième sujet. On continue notre exploration de la finance en sortant un petit peu de notre cave des crypto-monnaies de manière progressive. On a parlé de pas mal d'industries ces dernières semaines et aujourd'hui, j'aimerais vous parler d'une entreprise que je trouve extrêmement intéressante parce qu'elle est positionnée comme un pilier absolument indispensable avec un monopole absolu dans sa technologie qui est extrêmement précise. et qui demande des milliards en recherche et développement. Est-ce que vous l'avez ? Si je vous parle de lithographie, est-ce que vous l'avez ? Est-ce que ça vous parle ? L'entreprise, c'est ASML. C'est une entreprise néerlandaise et c'est le seul fabricant, en tout cas à un certain niveau, mais c'est surtout le seul fabricant de machines de lithographie EUV. C'est quoi ces machines ? C'est des machines qui permettent de projeter des circuits minuscules sur des plaques de silicium. C'est le marchand de pelle ultime du secteur de l'IA. Ils sont très hauts dans la chaîne de l'IA et vraiment... C'est le marchand de paie ultime. Pourquoi ils sont si bien placés ? Ils sont si bien placés parce qu'ils ont la technologie la plus avancée du monde de très loin sur ce secteur. Et cette position, elle leur a demandé beaucoup d'années de travail et d'investissement. Dites-vous qu'à l'intérieur d'une machine EUV, il y a un laser qui va frapper des petites gouttelettes d'étain jusqu'à 50 000 fois par seconde pour produire la lumière nécessaire. à l'impression des circuits, 50 000 fois par seconde. ASML a investi plus de 6 milliards d'euros dans le développement de cette technologie pendant 17 ans. Donc comment vous dire que si tu es un concurrent d'ASML, tu dois te lever très très tôt et tu dois mettre beaucoup, beaucoup d'argent pour être compétitif ? De ce que j'avais vu, les concurrents chinois d'ASML, ils ont à peu près une technologie équivalente à ce qu'ASML savait faire dans les années 2010 à peu près. Et ce qui est super intéressant avec ASML, c'est que oui, ils ont le monopole de la technologie, c'est cool, mais ils ont aussi le monopole de tout ce qui entoure cette technologie. Par exemple, ils ont des partenaires spécialisés, comme ZEISS pour les composants optiques, ou TRUMPF pour la technologie des lasers. Donc, si tu veux reproduire une machine similaire, tu dois reconstruire tout l'écosystème. Toute la relation qu'ASML a avec ses entreprises, ses clients, c'est littéralement impossible. Et c'est pour ça que ASML est l'une des entreprises les plus intéressantes du monde actuellement, parce que ce contrôle, ce monopole des enfers, il est très très loin de s'arrêter, et évidemment, ils ont conscience que c'est le nerf de la guerre de leur business en fait. Et en 2025, ils ont réalisé 32 milliards... d'euros de chiffre d'affaires et 9 milliards de bénéfices nets. Ça fait 29 euros de marge, ce qui est très très bon. Et le tout en ayant consacré 4,7 milliards d'euros à la recherche et au développement. Et ce qui est super intéressant, c'est qu'une machine vendue peut également continuer à générer des revenus pendant son utilisation parce que ASML va assurer son entretien et va proposer des améliorations qui permettent aux fabricants de produire plus avec leur équipement qui est déjà existant. Et c'est des petites bricoles en plus ! qui leur apportent quand même un petit 8 milliards d'euros en 2025, donc un quart de leur chiffre d'affaires. Et ce qui est fou, c'est que chaque nouvelle installation agrandit leur parc, et elle leur permet d'intervenir au cours des années suivantes, et donc de continuer à générer des revenus. Donc c'est très cool. Là où il faut faire attention, c'est pas forcément sur le côté monopole, c'est que l'activité d'ASML, elle dépend de l'utilisation des machines et des améliorations qui sont commandées par les clients. Forcément, on est dans un boom de l'IA depuis 2-3 ans. Et donc ça soutient de manière massive les perspectives d'ASML. En 2026, il prévoit un chiffre d'affaires entre 44 et 45 milliards, contre 32 milliards en 2025, parce qu'il y a plus de besoins, parce qu'il y a plus de demandes. Et donc si on investit dans ASML, indirectement, on s'expose à la construction des capacités de production qui sont nécessaires au plus, avec une dépendance aussi au rythme auquel ces projets se concrétisent. Et ce qui est quand même intéressant à surveiller, c'est que cette dépendance, Elle est d'autant plus importante que les deux premiers clients représentent 38% des ventes en 2025. La Chine représente 29% du chiffre d'affaires. C'est pour ça notamment qu'il y a quelques semaines, il y avait une peur autour d'ASML, je ne sais pas si vous en avez entendu parler, parce que la Chine avait annoncé financer le développement de machines de lithographie avec des budgets gouvernementaux qui étaient alloués, et les investisseurs ont flippé parce qu'ils ont commencé à penser qu'ASML allait perdre une partie de ce... clients, en tout cas de cette zone géographique. Donc, il y a énormément de points positifs. Pour moi, à SML, c'est une entreprise générationnelle extrêmement intéressante. C'est pas générationnel le mot, mais c'est une entreprise qui a un potentiel qu'on voit une fois par génération, qui fait partie de cette entreprise-là. Un peu comme Apple et Nvidia l'ont été, pour moi, en tout cas. Et il faut quand même Notez les points de réflexion, notamment le fait que la position technologique d'ASML ne la protège pas des cycles industriels ni des décisions politiques. Et c'est là qu'en tant qu'investisseur, c'est super intéressant, parce que ASML possède une avance qui est difficile à reproduire, elle gagne beaucoup d'argent, elle bénéficie des besoins, on puisse avancer, mais le marché, le marché il connaît cette histoire. Et donc une partie de la croissance, elle peut déjà être pricée dans le cours de l'action. Le travail, c'est donc de regarder ce que l'entreprise devra réussir à faire pour justifier ce prix. Est-ce qu'elle va devoir vendre davantage de machines, développer des services, maintenir ses marges, conserver son avance ? Plus les attentes sont élevées au moment de l'achat, plus il faut que ça suive dans l'exécution. Et on arrive dans ces dimensions du côté de certaines entreprises IA où il y a une exécution qui est exceptionnelle, mais il y a des attentes qui sont mirobolantes. Et actuellement, par exemple, ASML traîne autour des 850 euros à la Bourse d'Amsterdam avec un magnifique 66% de hausse en un an hors dividende. Il faudrait que j'arrive de dire... En fait, vu que c'est en Europe... Je donne le prix en euros, mais je devrais le donner en dollars. Et on arrive sur une entreprise qui est considérée comme un mastodonte. On comprend sa pertinence et elle n'a plus du tout ce statut d'outsider ou d'investissement, entre guillemets, alternatif. Ça me démange. Je suis en train de réfléchir en ce moment. J'ai un projet plutôt sur 2027 de chaîne YouTube. Vous vous souvenez quand j'ai lancé ma chaîne YouTube crypto ? En fait, je prenais le projet et j'expliquais ce qu'il faisait. Je faisais une vidéo dessus. Je prenais un projet, boum, j'expliquais. Solana, boom, voilà comment ça fonctionne Injective, boom, voilà comment ça fonctionne Et je trouve qu'il y a un truc à faire sur ça Sur le côté action Et c'est hyper intéressant, là où sur la crypto ça m'excite moins en ce moment Parce que j'ai fait les projets en place Et il y a moins de Il y a moins Ce côté excitant en ce moment Dites moi dans les commentaires si vous aimeriez ce genre de chaîne Si ça vous intéresserait Qu'est-ce que vous aimeriez regarder, quelle chaîne vous regardez déjà sur le côté bourse Parce que j'ai remarqué, je ne sais plus où j'ai entendu ça, mais que la plupart des investisseurs cryptos sont... En fait, les cryptos et actions sont très cloisonnés. La plupart des investisseurs cryptos sont beaucoup dans les cryptos et très peu dans les actions et inversement. On pourrait croire qu'il y a un pont, mais c'est soit tu es dans les actions, soit tu es dans les cryptos. Ce qui est bête, en fait, parce que c'est intéressant d'être dans les deux. Mais ouais, ça pourrait être un truc assez stylé. Bon, on enchaîne avec... Un virage, parce que là on parlait d'ASML, on parlait de monopole, on va parler d'ambition. On va aborder la deuxième partie de ce podcast, à savoir parler un peu plus de développement, de nous-mêmes et moins du côté investissement. J'aime bien diviser ce podcast en deux parties, vous le savez très bien. On dit souvent que les gens extrêmes cachent un peu un mal-être. Un mal-être qu'ils essayent de dissimuler dans ce qu'il est drive, qu'il faut avoir une case en moins pour être quelqu'un d'extrêmement successful, comme un très grand sportif ou un très grand entrepreneur. Et si tu regardes dans le fond, c'est pas si faux. Elon Musk, je crois qu'il est sur le spectre de l'autisme, donc est-ce qu'il a une case en moins ou une case en plus, je sais pas, mais il est différent. Tu prends des grands champions, Serena Williams, Cristiano Ronaldo, tu sens que c'est des gens qui sont tourmentés. Vous voyez ce que je veux dire ? C'est des gens qui sont driveés, qui ont mis leur énergie dans la bonne direction et donc qui réussissent, mais c'est des gens qui sont tourmentés, il y a une espèce de rage en eux. Et ma réflexion, c'est est-ce que l'ambition ne serait pas une façon de fuir certaines choses ? Est-ce que l'ambition serait pas le bouclier qu'on utilise face à certaines névroses ou à certaines problématiques ? En se créant un peu l'illusion que quand j'aurai Make It, tous mes problèmes auront disparu. Quand j'aurai vendu ma boîte, je pourrai enfin prendre le temps de me consacrer à ma famille, à mes relations sociales. Quand je deviendrai champion de France de ce sport-là, j'aurai enfin la vie que je veux. Et je pense que c'est un vrai sujet. Parce qu'en fait, il parle à tout le monde dans plein de domaines, que ce soit professionnel ou personnel. Il me parle aussi à moi, personnellement, de manière très proche. Je pense que pendant très longtemps, le fait d'entreprendre a été motivé. de mon côté par une volonté d'être indépendant et de ne dépendre absolument de personne, qui elle-même, cette volonté-là, vient de certains traumatismes que j'aborderai pas dans ce podcast, mais qui sont bien là. Et ça a été une espèce de mauvais carburant, tu vois, une espèce de mauvaise essence qui pollue, qui te fait avancer. Elle te fait avancer, elle pollue, c'est pas bon, ça crée des névroses, mais t'avances. C'est une espèce de rage, comme dans les films où... Ah, tu veux te venger, la vengeance, c'est pas la vengeance, il y a plein d'autres carburants, mais par exemple, la vengeance, c'est un argument, c'est un carburant qui est puissant, qui te fait faire les choses en plus. Et pour moi, c'est le cas de beaucoup de beaucoup de personnes. Et je pense que l'un des gros problèmes, c'est que l'ambition, l'accomplissement, ce sont des choses qui sont extrêmement valorisées et qui permettent de se créer une identité. Et si on imagine deux personnes différentes qui sont en train de développer leur entreprise, d'un côté, tu as la première personne, elle adore son métier, elle veut développer un produit, elle veut aussi améliorer sa situation financière, on n'est pas dans une utopie. Et il y a une espèce d'énergie saine qui s'en dégage. Je veux faire quelque chose de bien. je veux gagner ma vie comme ça, je veux me développer, quand je vais au travail, je suis content, voilà, il y a de la bonne énergie. Et t'as l'autre personne qui, on peut dire qu'elle fait la même chose, ça peut être la même ambition, qui a à peu près les mêmes envies, elle aime son métier, elle veut développer un produit, elle veut améliorer sa situation financière, mais il y a des trucs en plus. Il y a des trucs en plus. Chaque ralentissement, par exemple, c'est une remise en question de sa valeur. Toute son énergie est dirigée vers son entreprise, au point que... Elle met de côté ses relations sociales, son développement personnel, en venant s'auto-perçoiver que « Non mais c'est parce que là, je fais ce sacrifice parce que j'ai de l'ambition. » Ces deux personnes, elles peuvent travailler autant, elles peuvent atteindre les mêmes résultats, mais pourtant, leur quotidien sera très différent. Parce que pour la deuxième personne, au moment où tu fermes ton ordinateur, que t'arrêtes de travailler, il y a des questions qui remontent. Si je ne suis pas en train de réussir quelque chose, qu'est-ce que je vaux ? Si je ne suis pas en train de travailler, parce que forcément mon entourage a remarqué que je travaillais, qu'est-ce que je vaux ? Donc je suis cette personne, c'est ma valeur. En plus du fait que, du coup, j'ai rempli cette jauge, et c'est quelque chose qui est profond pour moi, qui est puissant pour moi, les gens voient que je travaille, c'est que c'est valorisant, mais par contre, il y a des jauges que j'ai négligées. Peut-être mes relations, peut-être mon corps, peu importe. Et j'ai trouvé un truc qui est super intéressant. qui vient de psychologue, qui parle de motivation. En fait, il y a deux types de motivation. D'un côté, tu as la motivation autonome, qui vient de très profond en soi, parce qu'on adhère personnellement à ce qu'on fait. J'aime courir, je suis motivé à aller courir parce que j'aime courir, c'est tout. Que les gens me voient ou me voient pas, juste ça me fait kiffer. Donc je suis motivé à le faire. J'aime manger, je suis motivé à manger. Vous voyez ce que je veux dire ? La motivation, c'est pas forcément quelque chose dont tu te forces. Et de l'autre côté, il y a ce qu'on appelle la motivation introjectée. C'est une motivation, j'aime bien ce mot introjectée, qui vient d'une pression intérieure. Introjectée, donc injectée mais de l'intérieur, qu'on s'est nous-mêmes injecté. Par exemple, qui permet d'éviter la culpabilité, qui permet de prouver sa valeur, qui permet d'avoir de l'approbation. C'est une espèce de fuite en fait. Je ne vais pas courir parce que j'aime courir. Je vais courir parce que je sais que les gens vont voir que je suis allé courir, et ça m'ajoute des points de valeur qui me permettent de combler un manque de confiance, par exemple. Et on fait tout ça, c'est pas un jugement. Tout le monde fait ça, dans une certaine mesure. La fuite, elle est réelle, et elle peut avoir aussi une forme beaucoup plus quotidienne. C'est qu'on choisit les problèmes. On choisit les projets sur lesquels on va agir, et on sait agir dessus. Par exemple, dans une entreprise, tu vas regarder les stats, les ventes, tu vas modifier ton offre, tu es en contrôle, tu vas améliorer ton indicateur, ça te donne des repères, boum, tu vas le vendre. Et ça te permet de boucher le trou d'une potentielle névreuse, d'une potentielle solitude, peu importe, des problèmes qu'on a tous. Et ça nous permet de progresser extrêmement vite dans un domaine tout en laissant les autres parties de notre vie en attente et d'utiliser cette ambition qui, à la base, est censée être quelque chose de positif, de sain. d'utiliser cette ambition comme un bouclier, ou en tout cas une manière de prendre la fuite. Et c'est très fin comme sujet, parce que concrètement, la haine, la frustration, la volonté d'être vu, c'est, on l'a dit, c'est un carburant qui peut être extrêmement puissant. Et si on regarde, il y a énormément de personnes qui ont réussi, qui ont utilisé ces traumatismes pour avoir ce supplément de motivation. Et je pense qu'au final, ce qu'il faut questionner... C'est plutôt le carburant qu'on veut utiliser. Oui, un mauvais carburant peut nous faire aller à un certain endroit, et je pense que c'est ok d'utiliser la haine, la frustration, la vengeance, la volonté de prouver au monde quelque chose comme carburant pendant une certaine période, parce que ça peut nous faire avancer. Quand j'étais étudiant, et que je galérais, et que je montais mes trucs à côté, j'avais cette haine, cette frustration de « Putain, j'aime pas ce que je fais là, mais je pourrais y arriver. » Et les gens autour de moi, et ça a été le cas pour le coup, me disent que... mec, tu rêves, c'est utopiste, je vais lui reprouver un mauvais carburant. Mais au moins, c'est un carburant qui fait avancer. Parce que quand tu taffes, quand t'es un peu fatigué, hé, je vais le reprouver. Mais au bout d'un moment, ce carburant, il faut le changer. Il faut ouvrir le capot. Il faut avoir des raisons qui sont beaucoup plus pures et beaucoup plus rationnelles. Sinon, tu ne tiens pas avec du mauvais carburant. Ta voiture peut avancer, ta voiture peut aller vite. Mais au bout d'un moment, ta voiture, elle va casser. Donc, à un moment, il faut... Réussir ce moment, et je parle pas que d'entrepreneuriat, où tu ouvres le capot et tu te dis, ok, bon, ça, ça, ça, c'était des mauvais carburants, boum, je les dégage. Ça, je le règle, ça, je le règle. Je fais en sorte que ma voiture soit beaucoup plus durable. Tu vois que le vol de ligne y puisse tenir. Et surtout, je pense qu'il faut réussir à faire du travail et de l'argent une sphère de notre vie et pas l'entièreté de notre vie, ce qui est extrêmement dur. J'ai jamais entendu de gens qui ont travaillé dans un taf toute leur vie et qui, à la retraite, disent « je ne regrette pas du tout d'avoir travaillé, d'avoir négligé ma famille, mes relations, etc. » Pourquoi ? Parce que c'est prouvé. Ce qui est le plus gros facteur d'amélioration de l'espérance de vie, c'est la sociabilité. Et par nature, quand tu fais des sacrifices sur le travail, tu passes du temps dans ton... travail, tu négliges cette sociabilité, tu négliges plein d'autres choses. Et pour essayer de rendre cette réflexion un peu actionnable, on peut prendre un objectif qu'on a et se poser à les trois questions. J'ai cet objectif, imaginons, allez, je vous donne atteindre 100 000 abonnés sur YouTube. Bon, qu'est-ce que la réussite de ces objectifs changerait concrètement dans ma vie ? Est-ce que ça me libérerait du temps ? Est-ce que ça me libérerait une sécurité financière, une compétence ? Ou est-ce que c'est plus pour combler mon égo ? Ce qui peut être aussi... Une bonne chose. Ensuite, qu'est-ce que j'espère ressentir grâce à cette réussite ? De la fierté, du soulagement ? Qu'est-ce que je reporte en attendant de l'atteindre ? Est-ce que je reporte une discussion ? Du repos ? Une relation ? Une décision qui n'a pas besoin d'attendre ce résultat ? Et souvent, on prend des choses tellement pour acquises qu'on oublie qu'elles le sont uniquement dans notre tête et pas dans la réalité. Et qu'on peut se reposer avant d'avoir... 50 millions sur un compte. Ou on prend aussi des vérités qui sont fausses. Genre, je serais mieux quand j'aurais une nouvelle maison achetée grâce à l'entreprise que j'aurais vendue. Non, tu pars du principe que c'est le cas, mais non, c'est pas forcément vrai. Donc je pense, et en tout cas c'est la réflexion au stade de vie auquel j'en suis, qui n'est pas la vérité absolue, rien de ce que je dis sur ces sujets-là n'est la vérité absolue évidemment. Je pense que, peu importe... dans quel stade on est. Oui, on peut essayer de déséquilibrer partiellement, ou en tout cas pendant une certaine période, l'équilibre qu'on met en place, la balance dans notre vie. On peut mettre un peu plus d'énergie pendant une certaine période dans le travail, parce qu'actuellement c'est nécessaire. Mais il faut tendre vers un équilibre et il faut aussi réussir à remplir toutes les jauges. Pas forcément de manière uniforme, mais à ne... pas laisser certaines choses ou certains sauts, comme vous voulez, vides, parce qu'on a sacrifié l'énergie qu'on avait pour d'autres tâches, pour d'autres sauts qui, parfois, sont en plus motivés par des carburants néfastes. Voilà, c'est une réflexion un peu plus spirituelle, un peu plus autour de réflexions introspectives. J'espère qu'elle vous a fait réfléchir, que vous l'avez aimé. C'est la fin de ce podcast. Je vous embrasse. N'oubliez pas de rejoindre le petit groupe Telegram si ça peut vous intéresser. Lien dans la description. Tout est gratuit. Je vous fais des bisous. On se voit très vite. Ciao.