Speaker #0Ok les amis, bienvenue à tous dans cet épisode du 23 janvier 2026. Est-ce qu'on commencerait pas à être un peu régulier ? Est-ce qu'on commencerait pas à être un peu régulier ? Ça fait trois podcasts de suite. Je vise le grand chlème sur janvier, je n'ai pas peur de le dire. Est-ce que ça sera la première fois que ça arrive ? Peut-être. Je vous informe que je poste, enfin je tourne ce podcast en avance. Je le tourne le 14 janvier, donc s'il s'est passé une folie entre le 14 janvier et le 23 janvier... Je ne l'ai pas vu parce que je ne le vois pas dans le futur. D'où... Parce qu'on m'a déjà dit, des fois j'arrive, je tourne le podcast la veille, il y a un crash dans la nuit. Moi j'arrive, je dis bon, il ne se passe rien, et tout le monde est en mode mais qu'est-ce que tu racontes gros ? Donc voilà, je préfère ça. J'essaie de tourner un peu certains épisodes en avance. J'espère que vous allez bien. J'espère que tout se passe bien pour vous. Que vous ayez passé une bonne semaine. On va y aller pour ce petit podcast qui va être assez court. Je pense qu'il devrait faire entre 20 et 30 minutes. sur quatre sujets différents, un sujet investissement, enfin vous allez voir, à chaque fois j'essaie de les dire un par un, puis après je me dis, on verra au fur et à mesure. Laissez-vous porter, je vous rappelle le principe de ce podcast Investa, c'est la première fois que vous êtes là, j'ai plein de petits sujets, pas uniquement sur le côté investissement, vous me connaissez peut-être avec la sphère crypto, on parle de crypto de temps en temps, mais on ne parle pas que de ça, on parle de plusieurs petits sujets qui peuvent tourner autour de l'entrepreneuriat, du bien-être, de la santé, de la science, euh... sur plein de sujets, donc si un sujet vous intéresse moins, vous pouvez avancer au prochain, ils sont tous répertoriés dans la petite barre de la timeline, et voilà, si vous êtes en train de cuisiner, si vous êtes en train de faire du sport, si vous êtes en voiture, bon courage à vous, et on y va pour ce petit podcast. Steve Jobs, je pense que c'est pas se mouiller si on dit que ce mec est... l'un des meilleurs entrepreneurs de l'histoire. Est-ce que vous savez là où, selon ses collaborateurs, il était le plus fort ? Steve Jobs, je vous le rappelle, créateur de Apple. Est-ce qu'il était le plus fort dans le développement, dans les idées, dans les produits ? Non, il était fort dans un domaine qu'il a développé grâce à une notion. Ce domaine, c'est le ratio signal... sur bruit. On appelle en anglais signal to noise ratio. Dans nos journées, toutes les activités qu'on fait, elles peuvent être rangées dans deux cases. Première case, le signal. Le signal, ce sont les activités qui font drastiquement avancer les choses qui sont les plus importantes. Deuxième case, le bruit. Le bruit, c'est toutes les activités inutiles ou faussement utiles. Je vous donne un exemple. J'arrive dans une journée de travail, c'est uniquement pour moi. quels sont mes signaux de la journée ? Quelles sont les choses qui font drastiquement avancer les choses ? L'entraînement que je dois faire à 18h, la vidéo que je dois tourner, les recherches que je dois faire pour le script, et peut-être un mouvement ou deux, un petit trade, un petit mouvement d'investissement. Ça, ce sont les activités qui font avancer les choses, ok ? Quelles sont maintenant les activités inutiles, ce qu'on peut appeler le bruit ? Ça peut être le call que j'ai dit oui avec ce mec, mais je sais que ça donnera pas grand-chose et je vais juste perdre 30 minutes. Ça peut être les 30 minutes que je vais passer à regarder les stats pour rien. Ça peut être les 30 minutes que je vais regarder, que je vais passer à lire les mails alors que c'est pas moi qui m'en occupe. Ça, c'est le bruit. Toutes les activités, sans aucune exception, rentrent dans l'une de ces deux cases, le signal ou le bruit. L'obsession de Steve Jobs était de maximiser le signal tout en détruisant le bruit. Que ça soit dans ses journées, dans ses créations. dans la façon dont il gère les choses, dans la façon dont il travaille avec les gens, dans, et en vrai, c'est la base de la marque Apple. Apple, c'est le moins de boutons possible, pas de blabla, rien de superflu. Il faut que la barrière entre l'utilisation et le produit soit la plus faible possible. Steve Jobs, quand il est revenu chez Apple en 1997, j'ai pas lu sa biographie, je connais pas exactement l'histoire, mais je crois qu'il a été viré de chez Apple et qu'il est revenu ensuite. Quand il est revenu chez Apple... L'entreprise produisait des dizaines de modèles d'ordi différents. C'était un bruit stratégique qui était absolument immense. Et c'était le cas pour toutes les entreprises. Que ce soit HP, que ce soit Lenovo, etc. C'était plein, plein, plein, plein de produits différents. Et donc c'était du bruit et forcément ça diluait les ressources. Steve Jobs il est arrivé. Il a réduit la gamme de produits de 350 produits à 10 produits. Il est arrivé sur le tableau de la Réunion, il a fait un tableau très simple, grand public professionnel et portable versus bureau, c'est tout. On se concentrait sur les produits grand public, portable ou bureau, et les produits professionnels, portable ou bureau. Et c'est encore utilisé aujourd'hui. Apple, c'est le Mac ou l'iMac ou l'iPhone. Mais d'un point de vue ordinateur, c'est le Mac ou l'iMac, c'est tout. Et selon Steve Jobs, ça c'est sa phrase, Le focus ne consiste pas à dire oui à la chose sur laquelle vous vous concentrez. Le focus consiste à dire non aux 100 autres bonnes idées qui existent. Et si vous faites partie de ces gens, dont je fais partie, qui ont la fâcheuse tendance à avoir des idées en permanence et se dire « Ah, je pourrais faire ça, je pourrais faire ci, je pourrais faire ça » , l'une des choses les plus dures, c'est de réussir à dire non aux bonnes choses qui existent et vraiment se concentrer sur « Ok, je travaille sur ça et uniquement sur ça » . La question, c'est... comment est-ce qu'on maximise le signal et on minimise le bruit ? Je ne suis pas un expert là-dedans. C'est des choses que j'essaie encore de développer. Je suis très très loin d'être expert, ok ? Je vais juste vous donner, moi, ma façon de travailler là-dessus. Je divise les choses en plusieurs intervalles de temps, plusieurs échelles de temps. Ma journée, ma semaine, mon mois, mon année, mes dix prochaines années. Et ensuite, je me demande, ok, Quelles sont, sur chaque échelle de temps, les 5 activités, les 5 tâches à faire les plus importantes ? Quelles sont les 5 tâches, voire même les 3 tâches, que je dois faire dans ma journée, dans ma semaine, dans mon mois, dans mon année, dans les 10 prochaines années ? Tout ce qui n'est pas là-dedans, ou en tout cas le maximum, devrait être éliminé. Sur ma journée, ok, je dois tourner la vidéo, je dois aller faire du sport. Et je dois faire des recherches pour ce projet. Je suis censé, si j'optimise le ratio signal-bruit, ne faire que ça. On me demande, ah ouais, t'es chaud pour un call de 20 minutes ? Non. Ah ouais, j'ai cette idée-là, ça te dit qu'on travaille dessus cet après-midi ? Non. Bon, l'équilibre est dur. L'équilibre est dur, commencez pas à dire non à votre femme ou à votre mari parce qu'en fait vous devez vous concentrer sur votre business. ou à devenir hyper antipathique et à ne plus avoir de potes, ou à ne plus faire la vaisselle parce que c'est du bruit. Donc je ne vais pas faire la vaisselle, c'est du bruit. En fait, je ne vais pas faire le ménage, qu'est-ce que je branle ? Donc en vrai, dans l'idée, c'est pour ça que c'est un ratio. C'est que dans votre intervalle de temps, votre journée, votre année, votre semaine, etc. Steve Jobs, par exemple, visait 80% de son temps destiné au signal, 20% au bruit. Parce que le bruit est quand même important. Faire la vaisselle, c'est important. Et demandez de vous, sur mon année, quelles sont les trois activités que je dois faire qui me feront drastiquement avancer. Faire progresser mon business. Travailler plus pour monter dans mon entreprise. Développer mon physique en allant à l'entraînement tous les... Quel est le bruit ? Qu'est-ce que je pourrais faire à trop de Netflix ? À des sorties avec des gens à qui je n'ai pas forcément envie ? trop TikTok, le bruit est souvent autour de ces sujets-là. Demandez-vous ça et essayez d'optimiser le ratio signal-bruit qui est très important à prendre en compte. Deuxième sujet, le cycle économique versus le cycle crédit. On part dans une dimension un peu plus investissement. Beaucoup d'investisseurs regardent le cycle économique, le PIB, la consommation, le chômage, c'est normal. C'est des chiffres qui sont scrutés depuis des dizaines d'années par des analystes qui vont regarder comment est l'emploi, comment est la consommation des différents biens, l'inflation, etc. Mais il s'avère que ces chiffres sont de moins en moins efficaces. En fait, le monde a changé. On est dans un monde qui n'est plus vraiment drivé par la production, mais qui est drivé par la dette. et le cycle économie. C'est une sorte de thermomètre. Tu sais ce qui se passe à l'instant T. Le cycle de crédit, comment je peux faire une métaphore ? Oh je l'ai. Le cycle de crédit, c'est la chaudière. C'est ce qui permet de savoir quelle sera la température le temps que la chaleur générée se dégage. Si tu vois que la chaudière est très chaude, tu sais que ta maison va chauffer, que le thermomètre va monter, tu peux anticiper ça. Si tu vois que le thermomètre est à ce niveau-là, c'est que, bah oui, il s'est passé quelque chose dans le passé, mais comment ça sera dans le futur, je n'en ai aucune idée. Le cycle de crédit, c'est la disponibilité de l'argent. La monnaie est créée par la dette. Ça c'est vraiment, j'insiste sur ça parce que c'est vraiment la base de la connaissance financière. L'argent est créé via la dette, c'est ce qu'on appelle la création monétaire ex nihilo. C'est plus ou moins compliqué en termes de fonctionnement interne. Je vous conseille vraiment le livre « Tout comprendre sur l'économie » de Eureka, qui est un ancien banquier, je crois, qui fait des vidéos YouTube, qui est très bon, un grand livre orange pour comprendre ça. Mais globalement, si je dois résumer en une phrase, on fait des crédits à la banque. Bonjour, je voudrais 100 000 euros de crédit. Les 100 000 euros sont créés de zéro et l'argent est créé grâce au crédit. Ok ? Donc la monnaie est créée par la dette. Donc ce qu'il faut surveiller, c'est la liquidité, et ce sont les vannes d'ouverture des crédits, c'est la capacité de crédit. La question devient concrètement, pourquoi le crédit c'est important ? On va rentrer un peu dans les détails. En phase d'expansion, les actifs montent. Ok, l'immobilier, les actions crypto, etc. Ces actifs, on peut les utiliser sous forme de collatéral pour faire des nouveaux prêts. Plus les prix montent, plus on peut emprunter. C'est une sorte de boucle positive. Là, mon investissement est haut, donc mon collatéral sera plus haut, donc l'argent que je peux emprunter dépend de ce que je peux mettre en caution en collatéral. Une boucle positive, c'est une boucle positive jusqu'à ce qu'on arrive au Minsky Moment, qui vient de l'économie du même nom. Je ne sais pas si ça se dit Minsky ou Minsky. C'est le point de bascule, c'est le moment où la dette accumulée est tellement grande que les flux de trésorerie des gens qui ont emprunté ne suffisent plus à rembourser ses intérêts. Donc... ils doivent vendre des actifs pour financer leur dette. Ça crée une contraction, les ventes forcées font baisser le prix, ça réduit la valeur du collatéral des autres et le cycle de crédit s'effondre. En général, ça prend six mois avant que le PIB s'en répercute et ne baisse. Voilà pourquoi le cycle de crédit, c'est très important. Et si vous voulez un outil concret pour mesurer ça, il y a la notion de credit impulse qui est souvent un indicateur valorisable que j'utilise beaucoup, qui représente l'impulsion de crédit. C'est la variation de la croissance du crédit. Donc en gros, c'est l'accélération, la diminution. Je me suis fait la réflexion en l'écrivant, l'accélération est la variation de la croissance. C'est, ok, je vais à un rythme, si la croissance varie, elle augmente, boum, j'accélère. Donc l'accélération, bref, ça n'a rien à voir. Mais le crédit impulse la variation de la croissance du crédit, l'accélération ou la décélération du crédit est très importante. C'est pas la quantité de dette qui est importante, c'est pas la quantité de dette en circulation, c'est si cette dette accélère ou diminue. La Chine est le plus gros contributeur à l'impulsion du crédit mondial. Quand la banque de Chine décide d'injecter, ça se fait ressentir sur les marchés mondiaux environ 6 à 9 mois plus tard à peu près. C'est le cas actuellement d'ailleurs, l'un des indicateurs massifs de ça c'est le cuivre. Le prix du cuivre monte quasiment toujours dès que le crédit accélère en Chine et aux Etats-Unis. Donc suivre le cuivre et les crédits impulsent. C'est très important, mes amis. Et là, par exemple, si on regarde, la Chine injecte depuis un moment, le cuivre vient de faire un nouvel ATH aujourd'hui, enfin aujourd'hui, quand je tourne cette vidéo, donc le 14 janvier. Et donc, il y a cette relation que vous avez faite qui fait que la liquidité découle de cette impulsion de crédit, impulsion de crédit, liquidité, liquidité qui se déverse sur les marchés, les marchés qui montent. Et donc, quand on se positionne sur des altcoins, sur des crypto-monnaies, Les alcools ne performent que dans des conditions d'insuction de liquidité suffisantes. Et donc, pour avoir un oeil sur ce qui se passe, allez voir le Credit Impulse, allez voir un petit peu les mouvements. Troisième sujet, on ne peut contrôler que deux choses, nos actions et nos réactions. Récemment, j'ai entendu le bon vieux... Ah ben je crois que c'était dans le film de Pierre Ninet, dans l'abandonnement du film de Pierre Ninet qui s'appelle Gourou, le fameux « il faut prendre le contrôle de sa vie » . Et du coup, il m'a fait rire parce que c'est vraiment la phrase la plus cliché que tu puisses entendre. Il faut prendre le contrôle de sa vie. Mais j'ai un peu réfléchi à ça. Ça veut dire quoi concrètement prendre le contrôle de sa vie ? Et en creusant un peu, je me suis rendu compte qu'on ne peut contrôler que deux choses dans notre vie. Ce sont nos actions et ce sont nos réactions. Tout le reste, c'est du bruit. Et réussir, on parlait du bruit, du signal bruit, ça c'est vraiment quel est le signal, mes actions, ma réaction, et réussir à mettre de côté le bruit est l'une des choses les plus importantes. Le marché qui monte ou qui baisse, on ne contrôle pas. Le comportement des gens, on ne contrôle pas. Le hasard, la chance, le timing, on ne contrôle pas non plus. et vous vous souvenez il y a 3-4 semaines on parlait justement de ce psychologue juif qui avait été enfermé dans les camps de concentration et qui avait remarqué que ok parmi les gens enfermés dans des concentrations, ils sont tous dans des conditions horribles, mais il y en a qui vont avoir des réactions différentes, il y en a qui vont le vivre extrêmement mal, ce qui se comprend, il y en a qui vont le vivre différemment, il y en a qui vont s'accrocher à l'espoir, les réactions restent l'une des seules formes de contrôle que l'on puisse avoir. Et contrôler ces réactions, contrôler ces actions, et réussir à dégager ce qui se passe est extrêmement important. Pourtant, on passe une énorme partie de notre énergie à se battre contre des choses qui ne dépendent pas directement de nous, et à long terme ça nous épuise forcément mentalement, et c'est notamment la base du stoïcisme. C'est... ne contrôler que ce qu'on peut contrôler, nos réactions et le reste n'existent pas. C'est comme si tous les jours, attention à cette métaphore, elle arrive, tous les jours, je me donnais un fond pour influencer le mercato au foot. C'est pas parce que je vais voir des matchs que je vais avoir un impact sur quelle équipe rachète qui. Et il y a une nuance que j'ai trouvée intéressante, c'est qu'on ne contrôle pas ce qui nous arrive, mais on contrôle comment on réagit. On ne contrôle pas l'état du monde, mais on contrôle comment on se comporte dans ce monde. On ne contrôle pas les résultats, mais on contrôle le travail qu'on met en face. Ça paraît évident dit comme ça, mais je pense que c'est vraiment l'une des compétences mentales les plus difficiles à développer. Quand tu bosses sur un projet, tu peux travailler parfaitement. Tu peux mettre toute ton énergie dedans et tu ne peux ne pas avoir le résultat que tu veux. Encore plus dans le côté crypto. Ça ne veut pas dire que tes actions ne comptent pas. Au contraire, ce sont les seules choses qui comptent à long terme. Ça veut dire qu'à court terme, il y a énormément de bruit. Les gens qui avancent dans la vie, dans l'investissement, dans le reproche et dans leur mental, c'est ceux qui ont appris à concentrer leur énergie sur les zones qu'ils contrôlent et à laisser tomber ce qui est un peu hors de contrée. Quand j'ai des décisions à prendre ou des choix à faire, j'essaye de tracer un peu deux colonnes en me disant « Ok, ça je contrôle, ça je ne contrôle pas. » Dans la colonne A, ce que je contrôle, je mets ce qui dépend de moi. Emploi du temps, effort, sommeil, discipline, alimentation, concentration, attitude, réaction. Dans la colonne B, je mets le reste. Le marché, les critiques, la météo, les délais, les imprévus, etc. Et quand t'arrives à ne plus mettre d'énergie dans la colonne B, t'as beaucoup plus de disponibilité aussi dans les autres aspects. Tu vois ce que je veux dire ? Exemple vraiment banal. Il y a des gens qui s'énervent quand il pleut. Tu goûtes tes dég' quand il pleut. Putain, il pleut, fais chier. Si t'arrives à te dire, ok, de toute façon, je ne contrôle pas. Ah, il pleut. Bon, comment je m'ajuste ? Ok, bon, je vais... Ma métaphore, il va falloir que je trouve une solution là. Ok, il pleut, bon. Bon, ça fait un petit mood de courir sous la pluie. Je suis allé courir sous la pluie. Il ne va pas falloir que j'oublie ça. Il va falloir que je prenne une douche après. Ok, je me suis préparé à quelque chose. Et du coup, quand je fais les choses, je ne les subis pas parce que je les ai planifiées. Et si j'avais mis mon énergie dans, putain, fait chier, il pleut. Ben, je suis sorti, je suis allé courir dehors parce que je devais aller courir. et je rentre et j'ai pas d'affaires et je suis pas prêt et du coup je suis dégoûté parce que je suis trempé, là je sais pas où je vais, parce que du coup je suis trempé, et j'ai mis trop d'énergie dans quelque chose que je pouvais pas contrôler, alors que j'aurais pu l'anticiper. Contrôlez, concentrez-vous que sur ce que vous pouvez contrôler, et le reste, mettez-le de côté, parce que ça n'a pas d'impact. Ça n'existe pas. Littéralement, ça n'existe pas. On finit avec le dernier sujet. de cet épisode. L'effet cumulé appliqué à la vie. Bon, on connaît tous la notion d'effet cumulé, on en a déjà parlé. Le 1% de progression par jour, si tu le mets tous les jours sur une année, ça fait x37 à la fin de l'année. Et si tu fais moins 1% de, du coup, d'égression tous les jours, ça fait moins 99%. Et du coup, l'idée de base de l'effet cumulé, c'est que ce sont les petits efforts cumulés qui font la différence. Ok. C'est mignon, c'est super, mais dans la vraie vie, est-ce que ça marche ? Ben on va regarder ce que disent les études dans trois sujets différents. Le sport, les relations, et je crois que c'est l'investissement ? Le troisième, je ne sais plus, on verra. Dans le sport, il y a de plus en plus d'études qui parlent de la zone 2. Si vous courez, tout le monde nous fait chier avec cette putain de zone 2. C'est la mode du moment, il y a des modes dans la course, dans les sports, là c'est la mode de la zone 2. La zone 2, c'est une zone où globalement ton corps est à peu près autour des 130 bpm. Donc à un niveau d'effort où tu dois pouvoir parler tranquillement en courant, t'es pas en train de te tuer, c'est pas hardcore. Pourtant, des études viennent de montrer que de passer entre 150 à 180 minutes par semaine en zone 2 modifie la structure de nos mitochondries. Mitochondries qui, si mes cours sont à jour, sont responsables de la respiration cellulaire. Peut-être que vous connaissez le mème de The Mitochondria is the Powerhouse of the Cell. La mitochondrie est la centrale nucléaire de la cellule. Donc, ça veut dire quoi ? Ça veut dire que, ok, si je passe 150 à 180 minutes, donc entre 2 et 3 heures par semaine, à un niveau pas forcément très hardcore de niveau physique, d'intensité physique, bah je vais progresser. Et donc, se tuer au sport deux fois par semaine, par exemple, si je fais deux séances de 30 minutes, faire des séances où vraiment t'as envie de crever, tu t'es donné un fond, tu t'es arraché. est techniquement moins efficace sur cet aspect-là que d'accumuler du volume en zone 2. C'est le volume accumulé qui fait la différence. Et il y a une étude en 2024 qui a montré que les gens qui ont maintenu une activité modérée constante ont un âge biologique qui est inférieur entre 7 et 9 ans par rapport à ceux qui font des efforts très intenses mais très sporadiques. Donc par exemple, celui qui va aller courir 30 minutes par jour, détente tous les jours, va être... largement avancé en termes de ce qu'on appelle l'horloge épigénétique, l'âge biologique, que celui qui va se buter trois fois par semaine pendant 30 minutes et il va s'arracher. Ça c'est l'effet cumulé. L'effet cumulé fonctionne dans notre corps. Ensuite, il y a le côté relationnel. C'est là que je le trouve incroyable. John Gottman, c'est un psychologue qui regarde des couples. Bon ça, ça peut être bizarre dit comme ça. Il regarde des couples, peut-être précisé, dans un environnement scientifique pour... analyser les interactions. Et John Gottman, il prédit si, en fonction de ce qu'il a vu, oui ou non, ils vont divorcer dans les prochaines semaines. Donc il prend des couples et il les met dans un environnement, donc par exemple un appartement qu'il va observer, les couples sont consentants, tout va bien, et il regarde juste les interactions entre les couples. Et John Gottman, à la fin, il prédit. Ils vont divorcer, ils vont pas divorcer. Il a un taux de réussite de 90%. Comment il fait ça ? Il fait ça en étudiant ce qu'il appelle les micro-interactions. En gros, il va observer les interactions entre les couples. Il va regarder quand l'un des deux partenaires va faire une petite remarque, genre « Waouh, regarde, il y a un bel oiseau dehors. » Et ça, ce « Waouh, regarde l'oiseau qui est dehors, il est trop beau. » « Waouh, regarde le coucher de soleil. » Ça, c'est ce qu'il appelle un « bid » , une offre de connexion. Et il regarde la réaction de l'autre. Sa conclusion, c'est que les couples qui restent ensemble répondent positivement à ces... t'offre à cette proposition d'interaction 86% du temps. Ceux qui divorcent, 33% du temps. Et donc, quand le partenaire va dire, oh regarde, il y a un beau coucher de soleil, simplement le fait de regarder, d'interagir, d'accepter l'interaction, parce qu'en fait, c'est une proposition d'interaction sur un sujet, on s'en fout, tu as du coucher de soleil, ah ouais, ouais, c'est trop beau, renforce ça, et les couples qui restent ensemble... 86% de ce type de propositions les acceptent, contrairement à ceux qui divorcent. Et ça, c'est l'effet cumulé. Parce que chaque réponse positive stimule la relation. Que tu regardes l'oiseau dehors et que tu dises « Ah ouais, putain, il est trop beau cet oiseau » , ou pas, sur la journée, il ne va rien changer à la relation. Par contre, sur 10 000 propositions, sur 100 000 interactions, ça fait toute la différence. Autre notion qui s'appelle le plateau latent. Le plateau de potentiel latent, qu'on appelle aussi Pourquoi on abandonne ? En fait, au début de l'effet cumulé, les résultats sont invisibles. C'est ce que James Clear, qui est l'un des fondateurs, si je peux dire ça comme ça, de cette notion d'effet cumulé, appelle la vallée de la déception. Tu veux faire prendre un glaçon. Il fait 7°C dans la pièce. Ok. Tu descends la température. Il fait... Il fait moins 7°C, pardon. Il fait... Tu veux descendre la température, il fait moins 6°C, moins 5°C, moins 4°C, moins 3°C. On fait des efforts pour diminuer la température, mais le glaçon... ne fond pas. Ensuite, on arrive à moins 1°, 0°, 1°, et là le glaçon se met à fondre. Est-ce que le glaçon fond de 0 à 1 parce que le changement était plus puissant que les autres ? Non. Non, c'est le même degré. C'est plutôt parce qu'il a libéré toute l'énergie qui était accumulée. Et tout le travail qu'on a fait de passer de moins 7° à moins 1°, c'est du travail invisible. Mais sans ça, on n'aurait pas pu faire fondre le glace. Et la plupart des gens arrêtent les choses avant ce point de fusion parce qu'ils estiment que le résultat se mesure sur une base qui est linéaire et pas exponentielle. Et ça, c'est faux. L'intérêt composé fonctionne dans les deux sens. Fumer une cigarette ne te tue pas. Sauter un entraînement ne te rend pas gras. Mais c'est ce qu'on peut appeler des micro-dettes. Elles sont invisibles parce que le coût marginal est proche de zéro. Que tu fumes une clope maintenant, trop fou. Mais accumuler avec ce taux d'intérêt de 1% par jour mène vers... Une faillite catastrophique. Une crise cardiaque, un divorce, un isolement. Conclusion de tout ça, les détails sont importants. Et l'effet cumulé existe dans toutes les facettes de notre vie. Alors attention, je mets quand même des nuances. C'est pas parce que tu sautes un entraînement que tu vas mourir d'une crise cardiaque. C'est pas parce que ton partenaire, toi t'es en train de faire un truc et qu'il te dit « Oh regarde dehors comme c'est beau » que tu regardes pas sur ce coup-là que vous allez divorcer. C'est plus subtil que ça. Mais... L'effet cumulé, c'est réussir à, sur l'intervalle de temps le plus long possible, améliorer une petite chose tous les jours pour qu'au final, il y ait ce cumul qui se fasse qui est beaucoup plus puissant que simplement se baser sur l'intensité de manière moins régulière ou la motivation. Et j'ai trouvé ces études très intéressantes. Encore une fois, ce que je dis est toujours appuyé de recherche, d'études scientifiques. J'essaie de... ne pas vous donner des fake news. Voilà les amis, c'est la fin de ce podcast. J'avais dit entre 20 et 30 minutes, ça fait 28 minutes. J'espère qu'il vous a plu. Dites-moi si vous avez des sujets que vous préférez. Dites-moi si vous avez des... Ouais, ce que vous préférez, ce que vous aimez moins, pour qu'on voit un peu ce qu'on accentue, s'il y a des sujets sur lesquels vous aimeriez qu'on parle. Et je lis tous les commentaires, ça me fait vraiment plaisir. Donc n'hésitez pas, prenez soin de vous, passez une bonne semaine et on se voit la semaine prochaine ciao