Speaker #0Ok, nous y voilà les amis, bonjour à toutes et à tous, bienvenue dans cet épisode Investia du samedi 31 janvier 2025. J'espère que vous allez bien, j'espère que votre vie se déroule bien, que le début de votre année 2026... se déroule bien, dites-moi que vous tenez les résolutions et les plans que vous étiez faits. C'est un peu le moment fatidique, la fin de janvier. Est-ce que, vraiment, j'avais une discipline absolument négative, et du coup, c'est le moment où ça fait un mois, donc j'ai arrêté ce que je voulais faire, ou est-ce que j'arrive à tenir ça ? Je vous rappelle une chose, les résolutions que vous vous étiez données en début d'année sont souvent des... plan que vous êtes fait dans des moments importants d'introspection. Donc même si vous ne vous souvenez plus exactement de pourquoi vous vous étiez dit qu'il fallait le faire, la personne que vous étiez il y a un mois et qui se posait cette question parce que c'est une nouvelle année trouvée, c'est une bonne idée. Donc faites confiance à cette période, cette personne, pardon, du passé et soyez une bonne personne pour votre personne de l'année d'après. Ça fait beaucoup de fois le mot personne, c'est le début du podcast, on est vendredi, c'était pas très clair mais vous avez compris. J'espère que vous allez bien, on y va pour ce podcast. Si vous entendez un petit bruit de plastique, c'est les petits poids que j'ai sur les genoux, petits poids froids, enfin un peu de la glace parce que j'ai un putain de problème aux genoux depuis quelques temps, un syndrome rotulien, un syndrome fémoropatélaire, un truc qui... En gros, j'ai fait trop de courses et de tennis en même temps, du coup, ça a mis des chocs sur mon genou, sur mes genoux. Je mets plus le droit que le gauche. Et du coup, mes deux os du genou se frottent entre eux et ça fait une sorte d'inflammation permanente. C'est très chiant. Et je mets de la glace pour ça. Donc voilà pourquoi j'ai ça. Je suis en mode kiné, IRM, ce genre de conneries-là, parce que ça fait un moment que ça traîne. Si jamais vous avez des tips, n'hésitez pas. Mais voilà pourquoi... si vous entendez ce petit bruit. On y va les amis, j'ai plein de sujets, on va voir combien de temps on met. Pour tout ça, on va parler, comme d'habitude, de plein de sujets différents, du marché, de certaines histoires, d'IA, qu'est-ce que j'ai d'autre, d'une notion que je trouve intéressante, d'inconfort, etc. On va commencer par l'inconfort d'ailleurs. Depuis le 2 janvier 2025, il y a deux cocos qui ont le vent dans le dos. Je pense qu'on peut le dire comme ça. C'est l'or et l'argent. L'argent est en phase absolument parabolique actuellement. L'or a franchi pour la première fois de son histoire les 5000 dollars l'once. Un niveau qui n'avait jamais été atteint apparemment. Auparavant. Pas apparemment, auparavant. Après l'une des montées les plus fortes depuis plusieurs dizaines d'années. Et l'argent, pareil, un range de 10 ans. Et si on dézoome la charte, on le voit, c'est colossal. L'argent fait une sorte de tasse et ans, de dix ans, c'est complètement lunaire. Première question, pourquoi est-ce qu'il performe autant ? Bonne question. Il y a plusieurs facteurs qui peuvent l'expliquer. Déjà, ce n'est pas nouveau, il y a toujours eu des incertitudes géopolitiques et économiques, les tensions commerciales avec les tarifs, les incertitudes sur les politiques monétaires, le risque d'inflation, le Groenland en ce moment. Et tout ça va pousser les investisseurs vers des actifs qui sont considérés comme des valeurs refuge, comme l'or. En parallèle de ça, il y a certaines banques centrales qui ont continué à acheter des réserves. Donc ça soutient le prix. Sur le papier, les métaux précieux augmentent quand il y a de l'incertitude. Et Bitcoin augmente un peu dans les situations inverses. Ne commencez pas à dire que Bitcoin est une valeur refuge contre l'inflation, comme l'or, c'est faux. Bitcoin augmente dans les situations inverses, c'est-à-dire quand il y a de la liquidité. Et quand les investisseurs sont risk-on, sont beaucoup plus averses. au risque. Avec ça, je me suis du coup demandé si Bitcoin et les crypto-monnaies pouvaient monter quand on est dans une période comme ça, avec tous ces facteurs où l'or et l'argent augmentent fortement. Et, en réalité, au-delà de toutes les analyses que je peux faire chaque semaine avec la liquidité, la macro, etc., l'un des facteurs principaux qui fait que Bitcoin ne performe pas actuellement, c'est la perception que les investisseurs ont de lui. Pendant le Covid en 2020, c'était la panique avec le confinement, les incertitudes, etc. C'est la première fois qu'on vivait ça, donc on avait peur. Pendant ce temps-là, Bitcoin passe de 10K à 3K, de 10 000 à 3 000. Est-ce que la proposition de valeur avait changé ? Le code, non. La blockchain a fonctionné correctement, l'actif est remonté petit à petit vers 10K et a atteint les sommets qu'on a connus ensuite. Les investisseurs, ils ont fait quoi ? Ils ont juste dérisqué leur position parce que c'était une énorme période d'incertitude et Bitcoin a perdu 70%, 63% à peu près de sa valeur. Pourquoi ? Parce que Bitcoin est perçu comme un actif à risque, très volatile. Pourtant, en tant qu'investisseur raisonné, il y avait une grosse décorrélation à ce moment-là entre le prix et les fondamentaux de Bitcoin. Et du coup, à cette période-là, c'était plus le moment d'en acheter. Pareil en 2022. C'était le moment où Bitcoin était à 16 000 dollars, je crois que c'est le bottom 16 000 dollars. J'y étais et on avait l'impression que c'était fini. Mais genre c'était fini. Bitcoin allait à zéro, c'était terminado. Il y avait des threads de gens quand même sérieux, tu vois, qui expliquaient pourquoi d'un point de vue économique ça pouvait pas tenir, Bitcoin allait finir à zéro, etc. C'était vraiment très très inconfortable. Et pareil pour le silver. Là, je vois beaucoup de gens qui me disent est-ce qu'il faut acheter de l'or, est-ce qu'il faut acheter de l'argent ? La réponse, c'est que non. Il fallait acheter de l'argent quand il était dans son range absolument interminable, et c'est là qu'il fallait construire sa position. C'était en 2023-2024 pour l'or, quand le système profitait de l'impression massive de liquidité du Covid. Évidemment, quand on y est, on ne peut pas prédire tout ça. Mais là où je veux en venir dans cette réflexion, c'est qu'en ce moment... Il y a beaucoup d'incertitudes sur Bitcoin et sur les crypto-monnaies. Beaucoup, beaucoup, beaucoup. Parce qu'on n'a pas eu de bullrun. En tout cas, pas de bullrun comme on en avait la définition depuis le début de la création, c'est-à-dire des trucs qui font x50 dans tous les sens. Et la temporalité est passée, et Bitcoin dump, et donc est-ce qu'on est en bear market, potentiellement ? Mais la réalité, c'est que les actifs de qualité... A long terme, on les connaît. On sait construire un portefeuille qui est cohérent, qui fait sens avec notre stratégie. Le plus dur dans tout ça, et on y revient toujours sur cet aspect-là, c'est de construire une position quand c'est inconfortable. Donc dites-vous régulièrement, est-ce que si j'achète ça maintenant, est-ce que c'est inconfortable ? Est-ce qu'acheter de l'or maintenant, c'est inconfortable ? Non. C'est un soulagement. Oh putain, je suis rentré. Heureusement. Est-ce qu'acheter du bitcoin maintenant c'est inconfortable ? Oui. Est-ce que ça veut dire que si j'achète du bitcoin maintenant et de l'or maintenant, je vais faire plus de cash avec bitcoin dans les 6 prochains mois ? Pas du tout. Pas forcément. Par contre, si on mélange cet inconfort avec de la patience, qu'on cumule les deux, ça paraît simple. Mais pourtant, je suis de plus en plus convaincu que c'est ce qui marche en investissement. C'est de construire des positions dans les moments inconfortables. sur des actifs dans lesquels on a des convictions, avec une diversification qui permet que si jamais on n'a pas raison, parce que peut-être que les cryptos étaient juste une passe dans l'histoire, je ne pense pas du tout, mais peut-être, on n'en sait rien, et finalement nos croyances sur Bitcoin, sur Ethereum, sur Solana, etc. sont effacées. Donc la diversification est intéressante pour ça, mais les bons actifs, on les connaît, la question c'est qui va être capable d'en accumuler le plus dans les moments les plus inconfortables. Et j'insiste vraiment sur ça. C'est pour ça que je dis depuis longtemps maintenant, dans beaucoup de vidéos, dans beaucoup de podcasts, etc. que si vous avez un portefeuille, vous prenez les différentes lignes. Et si vous avez une ligne, un altcoin souvent, ou une action, et vous vous dites, là je ne suis pas du tout à l'aise avec le fait de garder cette crypto ou cette action pendant potentiellement les cinq prochaines années, alors que ça dump, c'est que cet actif n'a pas sa place dans votre portefeuille. Et c'est vraiment, vraiment très important, parce que si on ne raisonne pas de cette façon, on va arriver dans des périodes comme maintenant, on va avoir des tokens, des altcoins, des low cap, etc. Et se dire, en fait, là, j'y crois plus, il n'y a aucun monde. Et, désolé pour la notif, hop, et c'est ça qui est vraiment à prendre en compte et à garder. Et à l'inverse... J'ai des positions, j'ai du Solana, j'ai de l'Ether, j'ai du Bitcoin, j'ai pas de problème avec le fait que j'en rachète, j'en rachète, j'en rachète. Ça veut pas dire que j'aurai forcément raison, ça veut dire que ça reste dans ma conviction. Et prenez un conseil que je peux vous donner, ce n'est pas un conseil d'investissement, mais c'est un, comment on pourrait appeler un conseil sans dire que c'est un conseil, c'est une recommandation, c'est de prendre chacune des lignes de son portefeuille et de se dire, ok, là ma position, est-ce que actuellement, là maintenant, j'en achèterais ? Si actuellement, là maintenant, on n'en achèterait pas, c'est un actif qui n'a rien à faire dans mon portefeuille. Et ça fait très mal de couper la perte, si jamais elle existe. Et je sais qu'il y a beaucoup de gens, pour avoir fait des accompagnements, des consultings, etc. Il y a beaucoup de gens qui ont des portefeuilles très très pondérés en altcoins. C'est comme ça, il y avait la promesse des altcoins, il y avait cette envie, le niveau de risque avait été mis de manière très très haute. On prend un risque, et dans le risque, il y a x100, mais il y a aussi x0. Et voilà, ça arrive, c'est pas très grave. Mais, il faut savoir se dire, ok, ma position est comme elle est, voilà ce qui se passe. Et je pense vraiment dans le futur que le marché des cryptos sera toujours largement existant. Ça sera plus une classe d'actifs comme les actions, dans une certaine mesure, parce qu'on a vraiment des grosses infrastructures qui se construisent. Les réels Wanda7, c'est réel. Tout ce qui se passe sur Ethereum ou sur Solana, c'est réel. Bitcoin, c'est réel. Par contre, il y a aussi énormément d'actifs qui vont à zéro. Et je pense que dans le futur, ma stratégie, ça va être de me positionner en grande partie. En fait, c'est déjà le cas. mais même encore plus, c'est de se positionner en grande partie sur les top cryptos. Là, je peux vous le dire, mon portefeuille est à 70% pondéré en Bitcoin et en Solana. Et le reste, c'est des altcoins, c'est des positions, c'est un peu de cash aussi de côté. Mais je pense que même dans le futur, ça va être Bitcoin, Solana, éventuellement quelques altcoins. Et je vais aussi avoir une part dédiée pour shorter des altcoins qui sont voués à la zéro, soit parce qu'ils ont une économie qui est pourrie. Soit parce qu'ils sont dans un narratif qui est pourri, soit parce que c'est un projet qui est mort-vivant. Il y a plein de raisons pour ça. Mais j'ouvre une porte, parce que je sais que ce n'est pas adapté à tout le monde, mais dans un marché où il y a beaucoup plus d'actifs qui vont à 0 que d'actifs qui vont à x100, réfléchir sur une partie de son portefeuille qui permet de parier à la baisse peut être intéressant. Voilà, c'est une porte ouverte. L'inconfort, l'inconfort, l'inconfort. Important. Je rajoute mes petits poids et on va au prochain cycle. Ah putain, j'ai une crampe du coup, vu que j'ai la jambe tendue. C'est terrible. On enchaîne avec un point sur l'IA. La question n'a jamais été de savoir si ChatGPT était intelligent. La question est de savoir si nous, on veut encore le rester. C'est une phrase que j'ai prise dans la dernière vidéo de Micode, qui s'appelle la Fabrica Idiot. Si vous ne connaissez pas Micode, son travail est excellent. Allez voir ses vidéos. La question n'a jamais été de savoir si chaque GPT était intelligent, la question est de savoir si nous, on veut encore le rester. Quand j'ai entendu cette phrase, ça m'a rappelé un questionnement que j'avais déjà eu en utilisant l'IA, c'est est-ce que si, et je pense qu'on l'a tous déjà eu en fait ce questionnement, est-ce que si je donne pas trop d'éléments à faire à une IA pour me décharger d'un maximum de charges de travail, est-ce que je vais pas au final perdre les connaissances que j'ai accumulées jusqu'à maintenant ? L'exemple le plus concret que je peux vous donner, c'est la réaction des scripts de vidéos. Depuis que je fais ça, j'ai publié plus de 200 vidéos et 60 podcasts. Même plus en fait. Mais beaucoup. J'ai beaucoup écrit. Je sais écrire. 20 au bac de français, c'est vrai, c'est vrai. Mais voilà, je pense que c'est l'une de mes qualités principales. Et du coup avec cet échantillon, je pourrais entraîner une IA à réfléchir comme moi, parler comme moi, structurer le travail comme moi. Je pourrais vraiment presque prendre des vacances et revenir quand le script est prêt pour tourner. Et croyez-moi, il y a beaucoup de gens qui font ça, beaucoup plus qu'on ne le croit. Et grand bien leur face. finalement je peux aussi entraîner une IA en lui donnant mon visage, en lui donnant mes mimiques, en lui donnant ma gestuelle pour qu'elle tourne elle-même la vidéo, au final, une fois que le script est prêt. Il y a encore des progrès, pour que vous remarquiez pas la différence, mais je pense que ça se réduit de plus en plus. A première vue c'est positif, je pourrais déléguer mon travail à l'IA et partir en vacances et rien faire. Ou si c'est pas mon objectif, faire d'autres tâches, faire d'autres choses, bref. Mais en l'occurrence, ma passion, c'est d'écrire des choses. C'est d'écrire des choses que je vais présenter aux gens et de faire des vidéos. Faites l'exercice en même temps que moi et imaginez-vous tout déléguer à ChatGPT. Tout. Vos tâches au travail, vos tâches quotidiennes, vos tâches créatives, etc. Si vous faites des choses manuelles, imaginez lui déléguer aussi toutes les tâches de réflexion, d'imagination, de prise de décision. Tout. Il y a sûrement des gens pour qui ça serait libérateur de se dire qu'ils n'auront plus rien à faire à telle ou telle chose. Pourtant, ça nous rend forcément moins intelligents. Pourquoi ? Parce qu'on n'apprendra plus rien. On va simplement donner la tâche qu'on aurait dû apprendre et ChatGPT va le faire pour nous. Pire encore, on va oublier ce qu'on a appris et ce qu'on maîtrise à l'heure actuelle parce qu'on ne fera plus l'effort de faire le travail mental qui consiste à réaliser une tâche. Et ça, ce n'est pas une intuition d'un mec qui compte la technologie. C'est quelque chose qu'on commence à mesurer concrètement. Quand on apprend, il se passe un truc très précis dans notre cerveau. Il y a deux zones qui travaillent ensemble, le cortex préfrontal, qui gère la concentration, le raisonnement, la prise de décision, c'est l'un des endroits les plus techniques de nos cerveaux, si je peux parler comme ça, et l'hippocampe. L'hippocampe, il est chargé d'encoder les nouvelles informations, de les mémoriser, ok ? Quand on réfléchit... Quand on cherche nos mots, quand on galère sur un problème, le cerveau est en train de se reconfigurer. Il y a des connexions qui se créent et d'autres qui se renforcent. Globalement, c'est comme ça qu'on apprend. C'est pour ça que plus on pratique, plus on est bon, par exemple. Parce que les connexions se renforcent. Mais si à chaque fois qu'une tâche demande un effort, on la délègue à une IA, ce mécanisme ne s'active plus. Donc on ne fait pas d'effort, il n'y a pas de signal dans le cerveau, donc pas d'apprentissage. Pour vous éviter une nouvelle métaphore un peu bancale, je vais reprendre l'exemple de Micode avec le GPS. Avant, quand on allait quelque part, on construisait une... carte mentale du chemin pour savoir quelle route prendre. C'est pour ça que nos parents, par exemple, moi je suis de cette génération, mes parents, quand ils allaient à un repas de famille, la première discussion c'était, ah vous êtes passé par où ? Ah vous êtes passé par où pour venir ? Ah ouais t'as pris cette route ? Ah putain t'aurais pu prendre celle-là ? Je pense que ça vous dit quelque chose. Maintenant nous on fait plus ça. Parce qu'on a les GPS, bah j'ai pris Waze, fais pas chier. Donc avant ça sortait l'énorme carte en papier là, ok on est là, on se repère, on mémorise, boum. Aujourd'hui, Waze, Plan, Google Maps, voilà. Résultat, c'est que le jour où on n'a pas de GPS, on est dans la merde. On est incapable de faire le trajet qu'on a potentiellement l'habitude de faire régulièrement. Et ça, je l'ai vraiment ressenti ces derniers temps. J'ai déménagé en fin d'année dans une nouvelle zone que je connais moins et tous mes trajets, je les fais avec le GPS. Et c'est récemment que je me suis dit, c'est bien de prendre le GPS, mais sans lui, je ne connais rien. Il faudrait peut-être que je mémorise certains trajets réguliers. Et avec l'IA, on est en train de faire la même chose, mais avec la pensée. Et le problème, c'est pas juste qu'on apprend moins, c'est qu'on accumule ce que certains chercheurs appellent une dette cognitive. Qu'est-ce qu'une dette cognitive ? Sur le moment, ça va plus vite, ça marche, mais à long terme, tout devient beaucoup plus fragile, incompréhensible, beaucoup plus dur à maintenir. En gros, on va construire des choses qu'on n'a pas comprises, parce que l'IA le fait à notre place, et quand il faut entretenir ces choses qui peuvent devenir complexes, il n'y a plus personne. C'est le cas avec le fait de coder par IA, par exemple, de construire des fichiers Excel complexes avec l'IA. Ça peut devenir tellement complexe à terme qu'on n'y comprend plus rien. Il y a des études qui montrent que plus on est assisté à faire une tâche, moins l'activité cérébrale est élevée. Et souvent, quand on utilise ChatGPT, on est incapable de réexpliquer correctement ce qu'il a écrit. On obtient le résultat sans avoir la compétence d'obtenir ce travail. Donc le vrai danger, il n'est pas dans le fait que l'IA contrôle le monde ou qu'on devienne ses esclaves. Le danger, il est dans le fait que l'humanité devienne dépendante à l'IA. qu'elle ne puisse plus du tout s'en passer. Si on arrête de penser par nous-mêmes, on arrête de stocker des connaissances, on arrête de stocker des références, des intuitions, des raccourcis que le cerveau pourrait faire. On ne fait plus l'effort d'apprendre, et du coup on n'apprend plus. Évidemment, ce n'est pas noir ou blanc. Et le fait de passer à côté de l'IA aujourd'hui est sûrement l'une des pires erreurs à faire. Le vrai sujet, c'est plus comment on utilise l'IA. Parce que quand on demande directement une réponse ou un raisonnement, le cerveau est en mode spectateur. Et ça... Je veux l'éviter personnellement parce que j'aime apprendre des trucs, j'aime faire des choses, je veux me sentir accompli et je pense que l'être humain aime faire ça. Je me suis noté de trois règles que j'applique quand j'utilise ChatGPT, surtout dans le cadre où je veux apprendre quelque chose. Déjà, je demande à l'IA de ne pas répondre à ma place. Je demande plutôt de me poser des questions, de proposer des exercices, de me corriger si il y a besoin. Pour apprendre un exemple de rédaction de script, on peut le dire « écris-moi un script sur ce sujet » , ce que je ne fais jamais parce que l'IA n'est pas encore assez bon pour écrire des scripts, c'est un fait. Je lui dis « aide-moi à structurer ma réflexion » . Pose-moi des questions et ne valide mes réponses qu'après, parce qu'il y a une fausse tendance à te dire oui. Et du coup, lui dire résoudre ce problème, je lui dis guide-moi étape par étape. Avec ce type de raisonnement, on garde les étapes nécessaires à notre cerveau pour apprendre des choses. On a la théorie, la pratique et la métacognition, la capacité à réfléchir sur sa propre manière de penser, d'apprendre, de se tromper, pour ajuster et améliorer sa compréhension de ce qu'on apprend. C'est... l'étape de la correction d'un exercice. L'IA, c'est plus un support, c'est plus comme une sorte d'extension de nous-mêmes qui va accélérer notre apprentissage. On discute avec chaque GPT d'une idée et il nous pousse à réfléchir par nous-mêmes, un peu comme un prof, ce qui va créer une mécanique de réflexion nouvelle. Le but, c'est que l'IA amplifie ce qu'on est déjà. On a des bases sur un domaine, elle nous rend plus efficaces. Et si on a les bases, on lui demande de nous les donner en respectant les étapes de l'apprentissage pour acquérir vraiment des compétences. Et la ligne est fine, parce qu'en fait, C'est soit on s'est posé les bonnes questions, vérifié, comprendre, apprendre avec l'IA, soit on s'est seulement lui demandé. Et la différence entre les deux, c'est la manière dont on choisit de l'utiliser. Donc la question n'a jamais été de savoir si chat GPT était intelligent, c'est de savoir si nous, on veut encore le rester. Et faites le choix, demandez-vous si vous voulez la faciliter maintenant, et demandez tout à l'IA en... partant du principe qu'il va nous donner les réponses le plus rapidement possible, mais que nous on va être très très lent, ou si on veut investir sur nous-mêmes et garder nos capacités d'apprentissage. C'est très important. Sujet suivant, les amis. On enchaîne. Ça fait combien de temps ? 21 minutes. Parfait. J'ai écouté, il n'y a pas longtemps, un podcast dans l'avion. J'avais téléchargé ça de Alex Hormozy avec Tony Robbins. Pour ceux qui ne connaissent pas Alex Hormozy, entrepreneur américain qui fait des vidéos sur le business, un mec avec des gros bras, une grosse barbe, qui t'explique comment tu dois faire pour mieux vendre. Et Tony Robbins qui est le... coach de développement personnel le plus connu du monde, un grand brin qui fait ça depuis genre 40 ans, qui a vraiment démocratisé ça. Bon, j'ai vu, je me suis dit ok, pourquoi pas, j'ai téléchargé ça parce que j'avais du temps dans l'avion et au final, je me suis envoyé le podcast en entier de genre 2 à 3 heures du matin dans l'avion comme ça, alors j'étais fatigué, mais le truc m'avait happé un peu. Et il y a plein de notions hyper intéressantes. Mais Tony Robbins, on pense ce qu'on veut de lui, c'est pas la question. Dans le podcast, il a parlé d'une notion que je trouve vraiment très cool. Pour lui, l'argent qu'on gagne, Tony Robbins, il pèse genre 75 milliards, je crois, un truc comme ça, il est très très riche. L'argent qu'on gagne, c'est dépendant de combien de personnes on aide et à quel point. L'argent qu'on gagne, c'est dépendant de combien de personnes on aide et à quel point. Donc pour réussir sa vie d'un point de vue financier, la meilleure réflexion à avoir, c'est comment j'aide le maximum de monde avec le maximum de valeur. Et ça, ça vient d'une loi qui s'appelle la loi de compensation, qui n'a pas été inventée par Tony Robbins, mais par Earl Nightingale, que je ne connais pas pour être tout à fait honnête avec vous, qui est un auteur conférencier, consultant américain. Cette notion se base sur une équation très simple. Richesse égale valeur fois échelle. Essayez de vous l'écrire dans un coin de votre tête si vous êtes en train juste d'écouter le podcast. Richesse égale valeur fois échelle. échelle. La richesse, c'est la puissance de la valeur que tu apportes au monde, l'amplitude de la valeur que tu apportes au monde, à quel point tu aides les gens, multipliée par le nombre de personnes que tu aides. Ok, on va décortiquer. On commence par le côté valeur, à quel point tu aides. Plus le problème que tu résous est problématique pour une personne, plus tu lui apportes de la valeur. Un chirurgien qui sauve la vie de quelqu'un, il a apporté une valeur à... absolument énorme à cette personne. Tu peux pas faire plus, en fait. Il lui a sauvé la vie, le truc le plus important qu'on ait. Donc sa valeur, elle est énorme. Un consultant qui fait gagner des millions à une boîte apporte énormément de valeur, parce que là, c'est une valeur financière. Bon, le chirurgien est pas aussi bien payé qu'il devrait l'être pour la valeur qu'il ajoute. En France, c'est principalement dû à la mauvaise répartition de certaines richesses, mais c'est un autre sujet. Ok ? La valeur apportée est colossale. Donc, tu peux aider peu de personnes, mais si ton aide est extrêmement valorisable, tu vas attirer la richesse. Si normalement tu fais gagner un milliard à quelqu'un, tu vas normalement en toucher une petite partie de ce milliard qui représente plusieurs millions. Donc ça représente de l'argent. La cause de la valeur que tu as amenée à cette personne. Ok, de l'autre côté de notre équation richesse égale valeur fois échelle, il y a échelle. Echelle, c'est le nombre de personnes que tu vas aider. Tu résous un petit problème et tu le résous pour des millions de personnes. Mark Zuckerberg, par exemple, il n'a pas sauvé d'humains. T'es pas chien ou chien, il n'a jamais sauvé la vie de qui que ce soit. Mais, par contre, pour des millions, voire des milliards de gens, il a inventé un système qui leur a légèrement amélioré la vie. Donc, concrètement, si on réfléchit à « Ok, je veux gagner de l'argent » , la meilleure façon de se le demander, c'est plutôt sur cette équation richesse égale valeur fois échelle, où est-ce que je me positionne ? Par exemple, je suis extrêmement admiratif du métier de boulanger. Genre, j'adore les boulangeries, j'adore l'ambiance, je sais pas, rien n'est cher, ça sent bon, il y a un mood qui me plaît, l'odeur et tout, ça donne envie, j'aime passer dans la boulangerie, c'est vraiment un bel endroit. Et je suis aussi très admiratif du métier de boulanger, je trouve ça fou de se lever à 2h du matin, juste pour apporter un petit... un petit niveau de bonheur aux gens, leur vendre des croissants, des trucs comme ça. Je trouve ça hyper honorable. Un boulanger n'est pas connu pour gagner extrêmement bien sa vie. Pourquoi ? Est-ce que la valeur qu'il apporte à chaque individu est haute ? Ben, pas trop, en vrai. Je suis hyper content d'avoir ma baguette, encore plus quand elle est chaude et tout, c'est cool, t'as ton petit jus d'orange, trop bien. Mais c'est pas la valeur ajoutée d'un médecin, par exemple. Est-ce qu'un boulanger touche beaucoup de monde ? Bah non. Il touche les gens de son village au maximum, ou de son quartier dans une grande ville. L'expertise qu'il met, le cœur qu'il met, le fait qu'il se lève tôt, qu'il soit pas cher et tout, bah ça compte pas. L'équation de la richesse ne va pas dans son sens. L'équation de la richesse, c'est valeur fois échelle. Valeur pas énorme, on s'entend, j'adore la boulangerie, je l'ai dit, la valeur ajoutée à un humain de lui donner des croissants, des sandwiches, c'est cool, mais c'est pas énorme, en tout cas c'est pas à l'amplitude de certaines autres plus-values, et l'échelle n'est pas énorme parce que t'es trop restreint, tu vois. C'est pour ça que les boulangers qui sont riches, c'est les boulangers qui ont plein de boulangerie. C'est pour ça aussi que, par exemple, il y a une nouvelle mode qui est exceptionnelle, c'est les artisans qui créent du contenu sur Internet et qui voient leur vie changer. Il y a, je ne sais plus comment il s'appelle, le boucher qui fait des vidéos avec son fils, qui est adorable, qui a un boucher passionné, c'est son fils qui le filme et lui dit « Papa, j'ai une commande de 100 euros pour un barbecue » et le mec « Ah ouais, trop bien, je vais te montrer » . je sais plus comment il s'appelle mais c'est génial et ben le gars qui faisait ça qui fait ça, je crois qu'il le fait encore c'est un boucher je crois que c'est du sud-ouest qui fait ça depuis des dizaines d'années qui a eu sa petite boucherie et il a dit sa vie a changé à partir du moment où ils ont créé des contenus parce qu'il a eu des commandes partout dans le monde et parce que c'est devenu exceptionnel, pourquoi ? Parce qu'il a augmenté son échelle et donc sur l'équation richesse égale valeur fois échelle il a explosé le côté échelle Merci. Les footballeurs touchent des millions de personnes, pourquoi ? Non, c'est pas ma question. Les footballeurs gagnent des millions d'euros parce qu'ils touchent des millions de personnes et qu'ils rendent heureux les gens. Tu vas dans des grosses villes de foot, Dortmund, Liverpool, etc. Le lundi, les gens au travail sont contents ou font la gueule si leur équipe a gagné ou perdu. La valeur est grosse. Est-ce que c'est juste ? Bah je sais pas. Mais c'est le monde dans lequel on vit, et ça c'est un fait. C'est pour ça qu'une bonne façon de procéder, c'est vraiment de voir l'argent comme une sorte de certificat de dépôt de valeur. Si on veut gagner plus, ça sert à rien de se demander comment je fais pour avoir plus d'argent. Il vaut mieux se demander comment servir plus de monde, ou alors comment les servir mieux. Ok, nous continuons avec ce dernier sujet. Hop, hop, hop. J'ai soit une histoire... Soit les performances du marché bancaire. Bon, le marché crypto se comporte pas bien, on va faire un peu de good vibe, faire un point sur les performances du marché bancaire. D'ailleurs, je réfléchissais. Dites-moi si ça vous intéresse, des petits sujets, un peu d'optimisation financière. Genre, de temps en temps, des petits sujets sur une optimisation fiscale, légale, évidemment. Tout ce qui est holding, PEA. quelques petits tips comme ça, des trucs un peu plus pratiques qui peuvent être mis en place. Dites-moi si ça vous intéresserait qu'on mette ce genre de sujet au point. Ok, on finit notre dernier sujet avec un cycliste. Est-ce que ça vous parle, Gino Bartali ? Je ne pense pas. Si vous avez la chance d'avoir un grand-parent ou même un arrière-grand-parent, il le connaît forcément. Gino Bartali, c'est un cycliste italien qui a gagné le Tour de France en 1938 et qui est peut-être le cycliste le plus connu du monde à cette époque. C'est une fierté en Italie. Sauf qu'en Italie, dans les années 35-40, c'est l'arrivée au pouvoir d'un certain Benito Mussolini. Mussolini veut faire de Gino un symbole de la supériorité du mouvement fasciste. Le problème, c'est que ce n'est pas du tout dans les valeurs de Bartali. Lui déteste le régime fasciste. Et il va même refuser de dédicacer sa victoire de 1938 à Mussolini. Ce qui est un énorme affront. Quelques années plus tard, en 1943, l'Italie est occupée par l'Allemagne nazie. C'est globalement le même régime qu'en France. Les juifs sont exportés dans des camps et le pays doit collaborer, ok ? Mais, comme en France, dans l'idée, il y a un réseau clandestin qui s'appelle la DELASEM, D-E-L-A-S-E-M, je sais pas trop comment ça se dit, qui donne aux familles juives des faux papiers pour les sauver. Et ce réseau clandestin, ils ont une idée de génie. Ok, toutes les frontières sont bloquées, on a besoin de quelqu'un pour transporter ces faux papiers entre Florence et Assise en Italie. On a besoin de quelqu'un de rapide, quelqu'un de fiable, quelqu'un qui déteste le système actuel. Attendez les mecs, et si on appelait le cycliste Gino Bartali ? Gino Bartali, il bénéficie d'un régime exceptionnel, vu qu'il est cycliste professionnel. Et il est italien. et c'est une fierté en Italie, c'est un symbole, il a une accréditation pour s'entraîner sur de très longues distances. Donc les patrouilles allemandes le reconnaissent, il a peut-être un papier, je sais pas, et ils ont peur de le laisser passer, parce qu'il est juste en train de préparer la nouvelle saison. C'est le prospect parfait. Et Gino accepte. Il accepte de transférer les papiers, de les cacher sur lui, ce qui, s'il se fait prendre, peut lui valoir des trucs vraiment, vraiment pas marrants, allant de la prison à la mort. Passons par des trucs de torture un peu... Un peu terrifiant. Donc il prend des risques absolument énormes. Mais Bartali a une idée de génie. Il ne va pas cacher les papiers dans son sac. Il les roulait très très très finement. Et il les mettait à l'intérieur des tubes de son cadre. Et sous sa selle. Quand il se faisait arrêter, il demandait aux gardes de ne surtout pas toucher son vélo. Parce qu'il était réglé de manière millimétrée. Pour qu'il performe. Là vous vous dites peut-être, mais les gardes ils n'ont rien à foutre. Ils veulent le fouiller. Gardez en tête que Gino Bartali, c'est une superstar mondiale. Si Hamilton te dit de ne surtout pas toucher la voiture, tu ne touches pas la voiture. Ce qui est une espèce de Dora autour de ces personnages. Gino a réussi à transférer les papiers, il a sauvé des dizaines de familles, il a risqué sa vie à chaque kilomètre. En 1944, il est même convoqué pour être interrogé à la Villatrice, qui est le lieu de torture de la milice fasciste. Donc vraiment pas un lieu sur lequel tu as envie d'être interrogé. Mais Gino, il reste calme. et répond aux questions avec beaucoup de sang froid. Il a parcouru des milliers de kilomètres, il a sauvé plus de 800 personnes de la déportation. La guerre se finit, et en 1948, Gino a 34 ans. C'est vieux pour un cycliste, il est considéré comme fini par beaucoup de monde, mais à cette période, c'est aussi le début de la guerre civile en Italie. Et en plein milieu d'une course du Tour de France, Gino Bartali reçoit un appel du premier ministre italien, qui lui dit... que la seule façon d'éviter la guerre civile est de calmer les esprits. Ce serait qu'il gagne le Tour de France. Et écoutez-moi bien, Gino Bartali était plutôt bien classé, mais il n'était pas en tête du Tour de France. Il a, après cet appel, gagné trois étapes de montagne d'affilée, gagné le Tour de France, et l'Italie, au lieu de se faire la guerre, a célébré la victoire de leur héros. Bartali est un héros qui a sauvé Merci. des centaines de personnes, grâce au risque qu'il a pris pendant la guerre, et qui a sauvé des milliers, je pense, de personnes, grâce à sa victoire, qui a unifié toute l'Italie. Bartali n'a jamais raconté publiquement ses actes de résistance, même pas à sa femme. C'est juste après sa mort en 2000, grâce aux recherches d'historiens, aux témoignages, etc., que le monde entier a découvert le secret très bien caché de l'un des plus grands sportifs oubliés de tous les temps. Merci. Monsieur Gino Bartali, on finit ce podcast sur ces beaux mots. Prenez soin de vous, passez une bonne semaine.